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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] La légendaire hospitalité de Busad

Adela Nyström
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Jeu 10 Aoû - 23:10
Irys : 265105
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
« Pourquoi avez-vous construit Ariun ? C’est un hommage à notre Architecte, un défi de construction, un guide pour les vagabonds et âmes perdus, un refuge pour mon peuple, un lien qui nous uni tous.»

C'était une réponse qui allait de soit. Pourquoi créer de tels monuments si ce n'était en hommage aux créateurs dans une perspective d'unir un même peuple ? Voilà quelque chose que les Daenars ne pourraient jamais comprendre. Eux qui ne croyaient en rien si ce n'est qu'eux-même, comment pourraient-ils envisager d'entreprendre des actions qui dépasse leur simple existence ?

« La volonté d’exister et de le montrer dans ces terres dites Malades »

Tout ceci, elle ne le comprenait que trop bien. Faire face au monde et aux autres peuples, accomplir des prouesses, que ce doit dans l'architecture, la guerre ou n'importe quel autre domaine, les Zagash comme les Khaaraliens ne cherchaient qu'à affirmer leur existence. Encore un point commun avec les disciples de la terre...

« Je ne pense pas qu’il y ait qu’une réponse seule à cette question. Ce n’est pas l’œuvre d’un seul homme ou d’une seule femme, mais d’une communauté. »

Adela ne pouvait que hocher la tête avec approbation face à la sagesse du mage de la terre.

« De tels monuments ont bien plus de valeur que la simple prouesse architecturale. Nous nous devons de les protéger envers et contre tout. »

C'était davantage une pensée à voix haute qu'une réponse adressée à son guide. Plus elle échangeait avec Zaël, plus elle voyait les My'träns comme un seul et même peuple. La culture de chaque région, malgré de nombreuses différences, avait les même bases. Mais plus important encore que la culture, le point commun entre tous les peuples du continent était l'esprit de collectivité. Les peuples des autres continent prônaient tous l'individualisme, créant des générations obsédées par leur intérêt personnel.

Elle vit son compagnon reproduire un geste qu'elle l'avait déjà vu faire à plusieurs reprises. Elle ne put s'empêcher de faire une remarque avec un sourire taquin.

« Pourquoi t'embêtes-tu à élaborer une coiffure aussi complexe si c'est pour finir par la ruiner de toute façon ?  »

Elle repris la montée avec énergie avant que l'intéressé n'ait répondu. Montée qui se révélait d'ailleurs bien plus laborieuse qu'elle ne l'aurait cru. Ils ne devaient même pas avoir fait la moitié du chemin ! La jeune femme commençait à se demander s'ils arriveraient au sommet avant la nuit.


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Zaël
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Ven 11 Aoû - 17:28
Irys : 396348
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Les rôles s’étaient inversés, c’était au tour de la disciple de Dalai de hocher la tête devant les propos de celui de Delkhii. Amusant, certainement, pour un observateur extérieur mais Zaël ne s’en rendit même pas compte. Il était simplement content que ses propos trouve un échos chez la jeune femme. Son avis, son approbation lui importait. Plus que d’ordinaire. Il ne comprenait pas pourquoi et ce fut sans doute le déclencheur de son mouvement machinal.  

« Pourquoi t'embêtes-tu à élaborer une coiffure aussi complexe si c'est pour finir par la ruiner de toute façon ?  »

Il ne sut que répondre devant cette boutade amicale si ce n’était la regarder avec de grand yeux mi-surpris mi pentois et laisser retomber sa main. Son cerveau n’eut pas le temps d’émettre une suggestion de réponse que déjà elle reprenait l’ascension de la tour. Il ne put donc que suivre ses pas. Pensif, il observa sa chevelure à elle, laissée indomptée. Ça sied bien à son caractère ou ce qu’il en avait vu. Étrange comme la proximité s’était réduite en l’espace de quelques heures à peine et pourtant que connaissait-il d’Adela ? Le silence s’installa encore une fois et plus d’un étage passa avant que le Gharyn s’exprima à nouveau.

« Tu dois bien avoir des gestes un peu machinaux toi aussi ? »

Ce n’était nullement une réplique défensive ou agressive. C’était juste sa manière maladroite de lui demander de parler d’elle-même, d’assouvir un brin sa curiosité génuine qui perçait dans sa voix. Il la regardait prêtant peu attention à ses pas, son environnement.



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Adela Nyström
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Ven 11 Aoû - 22:24
Irys : 265105
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
« Tu dois bien avoir des gestes un peu machinaux toi aussi ? »

Marchant depuis un moment dans le silence, l'esprit de la jeune femme s'était remis à vagabonder, et la question de Zaël la tira de ses pensées.

« J'espère que non ! Quand j'ai commencé mon entrainement à Nalan, notre cité militaire, j'avais la manie de me ronger les ongles quand je me sentais angoissée. Mes instructeurs y voyait un signe de faiblesse, or  une de leurs phrases favorite était "montrer ta faiblesse, c'est hurler à l'ennemi où frapper" ! Il faut dire que la discipline était de mise, nous devions paraître constamment droits et impassibles, être l'idéal du guerrier. Quand ils me surprenaient à le faire, au mieux j'écopais d'une heure à courir dans le froid, au pire je prenais des coups. Autant dire que j'ai vite perdu cette habitude. »

Elle avait répondu avec entrain et détachement. Cela pouvait paraître triste ou aberrant, mais ces souvenirs n'étaient pas mauvais aux yeux d'Adela. Durant ses années de formation, elle avait subit bien pire que cela, c'était ce qui lui avait permit de s'endurcir. Pour autant, c'était d'ordinaire le genre d'anecdote qu'elle passait sous silence. Mais bien qu'elle ne connaissait Zaël que depuis quelques heures, elle se sentait suffisamment en confiance pour partager cette histoire avec lui.

« S'ils me surprenaient à avoir une autre manie du genre, je les imagine déjà me toiser en croisant les bras avec leur mine réprobatrice. »

Elle ressentit un brin de nostalgie en repensant à ses entrainements. Cela ne faisait même pas un an qu'elle avait quitté Nalan pour parcourir le monde, et pourtant cette époque lui paraissait déjà si loin... comme appartenant à une autre vie. Peut-être qu'un jour, quand elle-même serait pleine d'expérience mais trop vieille pour se battre, elle jouerait le rôle d'instructrice tyrannique pour de pauvres gamins impressionnables. Elle rit intérieurement à cette pensée.


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Zaël
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Sam 12 Aoû - 18:28
Irys : 396348
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Apprendre qu’elle avait suivi un entraînement militaire n’avait rien d’étonnement vêtue comme elle l’était. Sa réaction pleine d’entrain le fit même sourire. Même s’il se demandait si s’était possible de se défaire totalement de tous ses petits gestes. Ou de l’utilité in fine. Sur un champ de bataille ou dans un combat personne n’avait tendance à se mettre à se ronger les ongles. Pas vraiment le temps pour ça. Bien qu’il faille considérer le temps avant l’affrontement et surtout la rigueur que les soldats étaient censés en retirer.

Alors qu’Adela lui exposait cette anecdote, il y réfléchissait. Nullement attristé ou choqué comme il aurait pu l’être. Elle ne l’était pas, elle lui semblait plus nostalgique de ce temps.

« S'ils me surprenaient à avoir une autre manie du genre, je les imagine déjà me toiser en croisant les bras avec leur mine réprobatrice. »

« Mais comment tu expulses le stress alors ? »

Au final, c’était peut-être ça qui le gênait le plus dans son histoire. Pourquoi pas ne pas montrer de signes extérieurs de la peur, de ses faiblesses, si tu enseignais aussi une manière de le gérer, de garder ton équilibre intérieur. C’était primordial pour les adeptes de Delkhii mais peut-être pas pour ceux de Dalai ? Ses entraînements à lui n’avaient jamais impliqué de violence. Oh, bien sûr, il avait aussi fait des tours de terrain et recommencé des exercices à ne plus savoir quand ça allait s’arrêter. Mais pas de violence. Et pas de camarade non plus, il avait été seul comme il l’était à porter sa charge maintenant.

À force de monter, ils arrivaient vers les quartiers des Protecteurs qui, à l’instar des habitations déjà dépassées, semblaient désertes. Mais au contraire de ces dernières, on voyait des finitions sur les habitations qui laissaient sous-entendre un meilleur standing, peut-être même un meilleur confort intérieur. Que ce soit le bois de la porte orné d’un heurtoir stylisé ou  des petites ornementations comme sculptées dans la pierre autour des portes et des fenêtres. Zaël en était totalement oublieux, lui qui vivait là. Il était beaucoup plus intéressé par sa compagne.



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Adela Nyström
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Dim 13 Aoû - 11:38
Irys : 265105
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
« Mais comment tu expulses le stress alors ? »

Expulser le stress... c'était quelque chose que les gens semblaient avoir à cœur. Adela ne comprenait pas pourquoi. Pour elle le stress était une bonne chose. Le stress pouvait la maintenir éveillée même après une nuit de marche, lui permettait de rester sur ses gardes même après des heures à attendre, en somme il contribuait grandement à nous maintenir en vie. Alors pourquoi vouloir s'en débarrasser dans la mesure où il restait supportable ?

« Eh bien...je le refoule. Mais il est vrai qu'au bout d'un moment l'accumulation de stress peut devenir insoutenable. Dans ces cas là, je frappe sur quelque chose, je médite sur ma maîtrise de l'eau, je me laisse aller dans un torrent glacial, je râle sur mon frère si je l'ai sous la main, ou encore un compagnon d'arme ou quelqu'un en qui j'ai pleinement confiance. Bref je me détend sur des choses simple ou j'agis de manière impulsive, sans réfléchir aux conséquences. J'imagine que c'est un peu le cas de tout le monde. »

Elle n'avait jamais vraiment réfléchi à cela, elle avait sans doute d'autres manières de faire également, comme aller boire un verre dans une taverne et s'embrouiller avec un habitué sous l'effet de l'alcool, mais la liste serait probablement trop longue.

Adela avait noté que plus ils montaient les étages, plus l'architecture des habitations semblait fine et travaillée, de beaux ornements commençaient à apparaître sur les portes.

« J'imagine que la richesse et l'importance des habitants grandissent au fur et à mesure que l'on grimpe les étages ? »

L'ascension commençait vraiment à se faire longue et pourtant il semblait rester encore un bout de chemin. Ils étaient pourtant déjà haut, leur vue sur Busad était dégagée, lui permettant de se faire une meilleure idée de l'organisation des quartier et des rues. L'ombre de la tour se détachait sur la ville, de plus en plus allongée au fur et à mesure que le soleil descendait.


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Zaël
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Dim 13 Aoû - 22:36
Irys : 396348
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Sa dernière phrase retint particulièrement son attention « J'imagine que c'est un peu le cas de tout le monde. ». Peut-être, il ne savait pas. Il n’agissait pas ainsi. Mais il n’était pas exactement comme tout le monde et il n’avait pas de frère ou sœur, ou même un égal sur lequel s’appuyer. Bien sûr Darim était toujours à son écoute s’il avait des problèmes, des dilemmes. Cependant le Khorog n’était pas là pour éponger le stress de son Gharyn, pas comme ça. C’était le même problème parmi les Commandants des Protecteurs même s’il y en avait certain plus proche de lui que d’autre, Ryvia par exemple pour n’en citer qu’une. Même ses parents ne lui étaient plus accessibles de cette façon et ce depuis longtemps. Au final, peut-être était-ce elle qui avait un fonctionnement plus sain…

« Ça doit-être agréable d’avoir un frère. »

Il avait dit ça rêveusement, presque plus pour lui même que pour sa compagne. La réflexion d’Adela le tira de ses songes.

« J'imagine que la richesse et l'importance des habitants grandissent au fur et à mesure que l'on grimpe les étages ? »

« Oui et non. Les premiers étages que nous avons passés sont alloués au clan de passage c’est pour ça qu’ils sont moins décorés et sont plus simples. C’est aussi pour ça qu’ils sont dans les premiers étages. Nous nous trouvons en ce moment dans les étages des Protecteurs, des résidents permanents de la Tour. Ensuite vient celui réservé à la bibliothèque, mon endroit préféré de la tour avec le toit et sa vue imprenable. Et au sommet comme tu l’as deviné, il y a les appartements et bureaux du Khorog et du primo-Gharyn en fonction. »

Il aurait pu dire ses appartements et s’il ne le fit pas ce n’était nullement par duplicité, seulement ça correspondait à sa description plutôt impersonnelle de la tour, si ce n’était la petite digression.

« Je suis désolé de te faire monter aussi haut avec ton amure, ce ne doit pas être de tout repos »

Sa mine déconfite montrait bien qu’il était peiné de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il recommença même à attaquer ses cheveux sans y prêter attention.



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Adela Nyström
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Dim 13 Aoû - 23:49
Irys : 265105
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
La voix de Zaël transpirait d'un poignant sentiment de solitude dans sa remarque pensive sur le fait d'avoir un frère. Adela compatit. Elle n'avait connu la véritable solitude que durant son année passée dans la forêt glacée qui entourait Nalan. C'était un fardeau qu'elle ne souhaitait à personne. Elle aurait voulu lui dire quelque chose mais se ravisa, ne sachant trouver les mots. Elle préféra énoncer une question banale.

« [...] Ensuite vient celui réservé à la bibliothèque, mon endroit préféré de la tour avec le toit et sa vue imprenable. Et au sommet comme tu l’as deviné, il y a les appartements et bureaux du Khorog et du primo-Gharyn en fonction. »

Durant la pause que marqua son interlocuteur, la jeune femme resta pensive, essayant d'imaginer à quoi ressemblait l'intérieur de la bibliothèque.

« Je suis désolé de te faire monter aussi haut avec ton amure, ce ne doit pas être de tout repos »

Cette remarque lui fit pousser un petit rire.

« Oh ça ! C'est à peine si j'y prête attention. Elle est presque une deuxième peau pour moi, je peux marcher avec en montagne des jours durant. Et puis elle n'est pas si lourde qu'il n'y parait. En vérité les plaques sont très fines pour éviter au maximum de restreindre mes mouvements et ma vitesse. Ça ne protège pas autant que les grosses carapaces que certains portent, mais à quoi bon être protégé si on ne peut plus bouger ? »

Elle replongea dans ses pensées après cette question rhétorique. S'il ne restait plus qu'un étage à gravir, l'ascension devait être presque terminée. Elle se surpris à penser tout haut.

« J'imagine qu'il doit y avoir des livres à ne plus savoir qu'en faire... »

Elle jeta un coup d’œil à son compagnon, elle venait de revenir sur quelque chose qu'il avait dit il y a un moment déjà, et elle prit sur elle de clarifier.

« Je n'ai jamais vu de bibliothèque. J'ai du mal à me représenter la quantité de livres qu'il peut y avoir. L'académie de Nalan a bien une dizaine de livres sur la stratégie militaire qui remplissent une étagère qui me semblait déjà bien fournie quand je l'ai vue pour la première fois. Je présume que ça n'a rien de comparable. »

Adela se sentit un peu penaude, Zaël devait être infiniment plus érudit qu'elle s'il avait pu passer autant de temps qu'elle le supposait dans cette bibliothèque. Les seuls livres qui ne parlaient pas de manœuvres militaires qu'elle avait pu lire, c'était son Carnet de nom et un vieil ouvrage sur les mythes de Zagash que lui avait un jour prêté sa Khorog.


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Zaël
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Lun 14 Aoû - 9:38
Irys : 396348
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Son rire ne dissipa pas entièrement son inquiétude. Ce fut seulement lorsqu’il entendit ses paroles pleines de bon sens qu’il fut soulagé. Il ne pouvait qu’acquiescer à sa question rhétorique.

« J'imagine qu'il doit y avoir des livres à ne plus savoir qu'en faire... »

Cette remarque venant du fond du cœur amena un sourire sur ses lèvres. Il avait été impressionné du nombre de manuscrit présent dans cette tour la première fois qu’il avait pénétré dans cette bibliothèque. Bien loin de la petit collection personnelle qu’il avait eu dans son clan.

« Je n'ai jamais vu de bibliothèque. J'ai du mal à me représenter la quantité de livres qu'il peut y avoir. L'académie de Nalan a bien une dizaine de livres sur la stratégie militaire qui remplissent une étagère qui me semblait déjà bien fournie quand je l'ai vue pour la première fois. Je présume que ça n'a rien de comparable. »

« Non effectivement même si il ne faut pas croire que nous possédions un exemplaire de tous les livres du continent. L’étage y est consacré mais tout l’espace n’est pas occupé par des livres. Les pièces sont aménagées pour que les membres de la sphère ecclésiastique puisse y travailler en toute quiétude. C’est pour ça aussi que je ne peux pas te la faire visiter maintenant. »

Il aurait vraiment aimé lui montrer, lui faire découvrir d’autre ouvrage que ce de la stratégie militaire,. partager un peu de sa passion.

« Mais peut-être une autre fois, à une autre heure ? »

Indéniablement, il aimerait la revoir avant qu’elle ne poursuivit son voyage. Mais il ne pouvait lui imposer... Surtout qu’il ne pouvait pas dire quand il aurait de nouveau du temps libre pour lui. Il était déjà heureux que personne ne soit venu l’alpaguer alors qu’il traversait ces deux derniers étages.  

« Il est possible que nous rencontrions Raskhal sur le toit, c’est mon ovchin. »

Impossible d’aller au sommet de la tour sans penser à son fidèle compagnon. Heureusement, sinon il n’aurait probablement pas pensé à en parler à Adela. Il ne voulait pas qu’elle soit effrayée par cet être si paisible. Dans tous les cas, ils seraient bientôt fixés, plus qu’un tournant et ils arriveraient au bout du chemin.



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Adela Nyström
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Lun 14 Aoû - 12:50
Irys : 265105
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
« Mais peut-être une autre fois, à une autre heure ? »

Cette proposition était une chance à ne pas manquer. Elle n'avait aucune idée de quand elle aurait une autre occasion de pouvoir mettre les pieds dans une bibliothèque. En outre, cela serait un bon prétexte pour revoir Zaël. C'est avec empressement qu'elle accepta.

« J'aimerais beaucoup oui, si une occasion se présente. »

Alors qu'ils ne semblaient plus qu'à un pas du sommet, son compagnon la mis en garde.


« Il est possible que nous rencontrions Raskhal sur le toit, c’est mon ovchin. »

De stupeur, Adela s'arrêta. Un ovchin ? Il avait un ovchin ? Combien de personne dans le monde possédaient de telles créatures ? Il était peut-être un genre de maître dresseur de la cité comme on en voyait à Dyen ? La surprise se lisait sur son visage, heureusement qu'il l'avait prévenue avant d'arriver ! Néanmoins elle aimait bien ces créatures. Durant son enfance dans le clan Nyström, elle avait appris à chérir Amisgal et tous ses enfants, même les charognards géants porte-malheur. Se reprenant, elle formula sa réponse.

« Voilà un compagnon pour le moins... atypique. Peut-être daignera-t-il nous faire grâce de sa présence ? »

Ils terminèrent de gravir les quelques mètres qui les séparaient du sommet. Le soleil se couchait, inondant le ciel d'une lueur orange. Étrange, le temps passé à gravir la tour n'avait pourtant pas semblé si long à Adela.

Enfin, la jeune femme posa son pied au sommet de la tour. Malgré la réponse qu'elle avait donné plus tôt à son compagnon au sujet de son armure, elle n'était pas mécontente d'en avoir fini. Un vent frais soufflait sur son visage tandis qu'avant même d'examiner les lieux elle se rapprochait du bord pour contempler la ville en contrebas. Le soleil couchant créait un magnifique jeu d'ombre entre les bâtisse. Elle avait une vue sur l'entièreté de l'immense cité, et même au delà. Le silence de l'endroit n'était troublé que par le faible souffle du vent, générant une ambiance paisible similaire à celle qu'elle ressentait au sommet d'une montagne. Un sourire en coin naquit sur ses lèvres.

« Peut-on un jour se lasser d'une telle vue ? »


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Zaël
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Lun 14 Aoû - 20:28
Irys : 396348
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
« J'aimerais beaucoup oui, si une occasion se présente. »

De façon étrange cette réponse et son enthousiasme lui firent chaud au cœur. Sa question avait pourtant été anodine. Mais encore une fois, il ne s’appesantit pas sur ses émotions, préférant prévenir la jeune femme de la possible rencontre avec son Ovchin. Il fit un ou deux pas de plus qu’elle avant de se rendre compte que son annonce l’avait fait s’arrêter. Il se tourna vers elle, anxieux, voulait-elle tourner les talons maintenant ? Effrayée, dégoûtée ?

« Voilà un compagnon pour le moins... atypique. Peut-être daignera-t-il nous faire grâce de sa présence ? »

Il eut envie de rire, autant de soulagement que d’amusement. C’était sa réponse qui était atypique, plutôt rare et précieuse à ses yeux.

« Je ne peux rien te promettre, il est libre de ses mouvements. Rien n’est plus triste qu’un oiseau en cage. »

L’ovchin était effectivement là. Cependant, son immobilité total et sa position en surplomb par rapport à l’endroit où débouchait l’escalier ne le rendait pas repérable immédiatement. Et il fallait dire que la vue constituait une magnifique distraction pour l’œil humain. Tout comme l’émerveillement de la jeune femme pour Zaël.

« Peut-on un jour se lasser d'une telle vue ? »

« Non, je ne crois pas non. »

Il avait répondu doucement ne voulant pas biser ce moment. Son sourire faisait écho à celui d’Adela, regardant cette dernière plutôt que la ville à leur pied. La voir des étoiles dans les yeux n’avait pas de prix.

Raskhal était le seul témoin silencieux de cette scène au couché du soleil.



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Adela Nyström
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Lun 14 Aoû - 21:57
Irys : 265105
Profession : Guerrière Zagash
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Adela prit le temps de contempler la vue magnifique quelques instants, puis tourna les yeux vers Zaël, voyant que celui-ci la regardait. Que pensait-il d'elle en cet instant ? Et surtout, pourquoi s'en souciait-elle ? Elle qui d'ordinaire prêtait bien peu d'intérêt à ce qu'il pouvait bien se passer dans la tête d'autrui. La disciple de Dalai dévisageait son compagnon, examinant ses traits dans les moindres détails. Quand elle se rendit compte que cela pouvait le gêner, elle détourna prestement le regard, en profitant pour examiner les alentours.

L'endroit était paisible, très paisible, un refuge pour ceux qui aspiraient à la solitude et à la tranquilité. Ses yeux s'arrêtèrent sur une créature tranquillement installée à une certaine distance, tel le gardien des lieux. Voilà donc l'ovchin. Ces créations d'Orshin n'était ni belles, ni gracieuses, mais il exhalait de leur être une certaine une prestance. Quoique l'on puisse en dire, les ovchins avait hérité d'une partie de la noblesse d'Amisgal. Raskhal, puisque tel était son nom, les observait, trônant calmement depuis sa position. Elle fit un geste de la main pour le saluer, puis se mordilla la lèvre inférieure face à sa propre stupidité. Ce geste n'avait évidemment pas le moindre intérêt pour l'ovchin. Elle aurait apprécié de le voir de plus près, mais il ne semblait pas particulièrement décidé à quitter le confort de son installation.

Elle recentra son attention sur Zaël et fit deux pas dans sa direction, réduisant le peu de distance qu'il y avait entre eux. Le silence qui régnait lui convenait. La paix de cet instant était une douce caresse pour son âme, souvent secouée par sa vie tumultueuse. Elle décida pourtant de rompre ce silence d'une voix proche du murmure.

« Je m'étonne que nous soyons seuls ici. »

Elle s'était contenté d'exprimer tout haut sa pensée, n'attendant pas forcément de réponse. Si elle avait été une habitante de la tour, elle aurait assurément passé bon nombre de ses soirées en ce lieu. D'un autre côté, c'était l'absence de vie qui faisait une grande partie de son charme, peut-être les gens rechignaient-ils à rompre la sérénité de l'endroit par leur présence ? Où encore avaient-ils peur de Raskhal ? Adela secoua légèrement la tête pour balayer ces questions futiles de son esprit. Il fallait toujours que son esprit dévie sur des interrogations sans intérêt. Cela lui avait beaucoup désservi quand elle dû apprendre l'art de la méditation. Elle tâcha de se concentrer sur le moment présent. Elle posa ses yeux sur Zaël, dont le visage était illuminé par le soleil couchant, faisant briller ses yeux gris et mettant en valeur sa peau matte parsemée de tatouages. Pour Adela, son aspect était exotique, singulier même, elle qui était habituée à voir des hommes à la peau blanche immaculée et à la barbe fournie. Mais cela lui plaisait.


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Zaël
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Lun 14 Aoû - 22:56
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Elle n’avait vraiment pas peur de Raskhal perché là comme une statue. Elle tenta de le saluer spontanément même si elle eut l’air de regretter son geste ensuite. Zaël eut envie de lui dire que ça lui arrivait tout le temps, que c’était une créature intelligente. Mais que savait-il vraiment ? Il n’avait encore jamais eu l’occasion de lui parler, même indirectement. Il préféra se taire, son cœur battant plus fort alors que la jeune femme se rapprochait. Et pourtant, il était bien, il n’avait aucunement envie de s’écarter.

« Je m'étonne que nous soyons seuls ici. »

Cette remarque le poussa à regarder autour de lui comme par réflexe. Quand son regard revint vers sa compagne, celle-ci était en train de le détailler du sien. Étrange et agréable comme sensation. Peut-être pouvait-il rester muet encore un peu, profiter du moment ? Laisser le vent jouer avec ses cheveux, se perdre dans ses yeux aussi gris que les siens.

Une mèche rebelle vint se mettre en travers du visage d’Adela et avant d’y avoir réfléchi Zaël l’écarta d’un geste doux. Comme pour détourner son attention de ce qu’il venait de faire, il lui répondit dans un murmure.

« Je crois que c’est mon compagnon qui leur fait peur. »

Il n’y avait jamais vraiment pensé avant qu’elle en parle, mais ça tombait sous le sens. Pour une fois, il ne se plaindrait pas des préjugé des gens envers les ovchins. C’étaient eux qui lui permettait d’avoir cet instant de tranquillité ici avec elle. S'il n'avait pas tout gâché évidemment.



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Adela Nyström
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Mar 15 Aoû - 2:12
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Quand du bout des doigts Zaël frôla le visage d'Adela, le cœur de cette dernière s'emballa dans sa poitrine. Comment interpréter ce geste ? Comment interpréter sa propre réaction ? Son sang n'avait fait qu'un tour, rosissant ses joues au passage. Pourtant l'homme ne lui inspirait nul danger, bien au contraire. Était-ce normal ? Que lui arrivait-il ?

Adela fit alors ce qu'elle faisait toujours lorsque le stress devenait insurmontable : elle agit avec impulsion, sans réfléchir aux possibles conséquences. Elle se rapprocha encore de Zaël, jusqu'à presque le toucher, et prit sa main dans la sienne.

Durant la seconde qui suivit, le temps semblait s'être arrêté. Cette sensation était proche de celle qu'elle avait avant le début d'un combat, sauf qu'elle n'avait nullement envie de se battre. Elle sentait son odeur et la douceur du dos de sa main entre ses doigts. Le vent qui caressait son visage semblait jouer une sourde mélodie. Ses maîtres d'armes n'auraient pas approuvé qu'elle laisse ainsi ses émotions altérer son discernement, mais pour une fois elle n'en avait cure, qu'Amisgal les emporte.

La seconde hors du temps avait fini par s'écouler. La lumière du soleil s'amenuisait, assombrissant peu à peu la scène. Elle prit une lente inspiration tandis qu'elle soutenait avec peine le regard traversant de Zaël. Elle ouvrit la bouche comme pour parler, mais aucun mot ne lui vint. Elle se ravisa donc et resta immobile et muette.


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Zaël
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Mar 15 Aoû - 10:34
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Profession : Gharyn de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Ses mots se perdirent dans le souffle de la nuit plongeante. Les avaient-ils bien dit ? Tout ce qu’il pouvait voir c’était Adela, sa réaction de s’approcher et non de fuir. Ressentir sa main enserrer la sienne de façon naturelle. Une prise qu’il ne céderait pas au vent même si ce dernier, complice, était à l’origine de ce rapprochement. Totalement subjugué par ce moment, il ne pouvait ni ne voulait parler. D’ailleurs cette volonté, cette incapacité, semblait se refléter chez la jeune femme aussi immobile et muette que lui.

Délicatement, il vint de nouveau repousser ses cheveux avec sa main libre, parce que c’était plus facile de refaire un geste déjà fait et parce qu’il avait aimé sentir sa peau sous ses doigts, de jouer avec ses cheveux. Cette fois, il alla jusqu’à les mettre derrière son oreille pour pouvoir prolonger ce contact ou pour dégager son visage, il ne savait pas ou ne voulait l’admettre ? Aucune ambiguïté n’était présente alors qu’il glissa sa main dans le haut sa nuque et la laissa posée là, son pouce venant caresser son beau visage.

À aucun moment ses yeux n’avait quitté ceux de la jeune femme. Encore une fois, il ne pouvait ni ne voulait s’y soustraire.

« Tu es magnifique »

Sa voix, pleine de sincérité et d’émerveillement. s’était faite plus profonde alors qu’il lui murmurait ses mots. Tout dans son comportement le charmait. Et si la lumière fuyait le ciel, il lui restait celles de ses mirettes argentées pour le guider.

Là le doute vint s’insinuer à nouveau : et si elle le trouvait repoussant ? Totalement illogique et si humain à la fois. Il commença par immobiliser son mouvent puis par éloigner sa main de son visage ne voulant prolonger un contact qu’elle répugnerait. Totalement oublieux de son autre main.



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Adela Nyström
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Mar 15 Aoû - 12:57
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Tous ses sens étaient à vif alors que Zaël caressait son visage. Cette nouvelle sensation était à la fois étrange et plaisante. Pour elle plus rien n'existait en dehors d'eux, leur environnement n'étant plus qu'un vague décors flou.

« Tu es magnifique »

Bien qu'elle n'y fut guère habituée, la sincérité qui résonnait dans sa voix rendit le compliment fort agréable à ses oreilles. C'est alors que la lueur du doute s’immisça dans les yeux de Zaël, sa main se raidit puis s'éloigna de son visage. Il parvenait encore à douter à ce stade ? C'était vraiment un homme étrange ! Un petit sourire attendrit naquit sur ses lèvres. Elle n'avait rien contre l'étrangeté. Peut-être devait-elle se montrer plus expressive ? Ce fut à son tour de porter sa main au visage du Khaaralien, effleurant ses tatouages du bout des doigts. Elle se rapprocha encore pour murmurer des mots à son oreille, son armure touchant le torse de Zaël.

« Tu réfléchis trop. »

Elle fit suivre sa déclaration d'un petit baiser sur sa joue. Elle-même avait décidé d'arrêter de ne plus réfléchir à ce qu'elle faisait, laissant ses envies guider ses actes. C'était une sensation des plus douces. La main chaude de Zaël toujours dans la sienne, son cœur battait bruyamment alors qu'elle ne pouvait être plus proche de lui.


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Zaël
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Mar 15 Aoû - 13:59
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My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Adela n’en profita pas pour s’en aller ou l’admonester, au contraire elle sourit sans moquerie devant son hésitation. Il ne pouvait que répondre par un plus pantois vite illuminé au contact de sa main. Avait-elle ressenti la même chose que lui quand la situation était inversée ? Comme si elle avait perçu ses pensées, elle lui murmura à ce moment :

« Tu réfléchis trop. »

C’était vrai, indéniablement vrai. Il ne méritait pas ce baisé accompagnant cette déclaration et pourtant, il le savoura tout en voulant plus, souhaitant qu’elle ne porta pas cette armure qui faisait barrière entre leur deux corps. Il porta sa main menue dans la sienne jusqu’à ses lèvres et y déposa un baiser. Pour ensuite ouvrir la bouche tout en se détestant de ce qu’il allait dire.

« Je crois que c’est dû à ma fonction. »

Depuis tout petit, on le poussait à réfléchir à tout, l’y encourageant, ne laissant pas l’esprit curieux de l’enfant disparaître. Mais peut-être que cela venait de sa personnalité aussi...
Il divaguait pour ne pas avoir à finir sa pensée, lui dire qu’il n’avait pas été tout à fait honnête avec elle. Il l’avait laissée dans l’ignorance quand il avait constaté qu’elle ne le reconnaissait pas. C’était si rare qu’il n’avait pas pu ne pas profiter de cette situation. S’il avait su que ça aboutirait là… Non, il ne lui aurait pas dit. Cependant, il ne pouvait lui cacher plus longtemps.

« Je suis primo-Gharyn vois-tu... »

Ce n’était pas annoncé de façon grandiloquente avec une voix forte bien au contraire, sa voix n’avait été à peine plus qu’un murmure tant il redoutait sa réaction.



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Dernière édition par Zaël le Mer 16 Aoû - 9:29, édité 1 fois
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Adela Nyström
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Mar 15 Aoû - 15:48
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Profession : Guerrière Zagash
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« Je crois que c’est dû à ma fonction. »

Comment cela pouvait-il avoir la moindre importance dans un moment pareil ?

« Je suis primo-Gharyn vois-tu... »

Elle se raidit sous le choc. Bon, d'accord, peut-être que c'était important finalement. Adela n'aurait pas été plus surprise s'il lui avait dit qu'il était Delkhii en personne tant c'était invraisemblable. Que devait-elle faire de cette information ? Fallait-il s'offusquer ? Se mettre à hurler ? En tout cas, il savait choisir son moment pour faire des révélations. Mais quelle sotte elle était de ne pas l'avoir vu avant ! Son premier réflexe fut de lui en vouloir, se sentant abusée. Il aurait pu éviter de passer sous silence quelque chose de cette ampleur !  Espérait-il qu'elle le devine ? Comment aurait-elle pu ? Il n'avait aucunement l'allure d'un des hommes les plus importants du continent ! Elle s'était toujours imaginé le Primo-Gharyn des Khaaral Gazar comme un vieillard trapu et tout en muscle pourvu d'un regard sévère. L'opposé de Zaël en somme.

Mais sa colère retomba aussi vite qu'elle était apparue. Elle fut bien forcée d'admettre qu'elle avait sa part de responsabilité dans sa propre ignorance. Les indices avaient pourtant été légions : les Protecteurs qui lui obéissaient, leur attitude respectueuse, les gens qui le saluaient dans la rue, le sommet du monument le plus important de la cité qui servait de domicile pour son compagnon ailé, la connaissance qu'il avait des évènements récents. Tout prenait subitement du sens. Ce n'est pas comme si elle avait manqué d'occasions pour lui poser la question. Quelque part, ne rien savoir l'arrangeait bien. Elle se doutait qu'il occupait une position d'importance même si elle n'avait pas vu si grand, et l'entendre dire tout haut n'aurait pu que changer l'attitude de la jeune femme à son encontre. Elle comprenait pourquoi il ne lui avait pas dit avant, s'il lui avait révélé son statut dès leur rencontre, jamais elle ne l'aurait vu du même oeil. Indubitablement elle aurait été plus méfiante, voire méprisante. Finalement, comment aurait-elle réagi à sa place ? Elle ne saurait dire.

La mine déconfite de Zaël suffisait à la rassurer sur ses intentions, cela crevait les yeux que nulle malice ne l'animait. En outre, force était d'admettre qu'il fallait du courage pour faire une telle révélation en cet instant. Il aurait tout à fait pu attendre que les choses aillent plus loin ou même garder le silence.

Même déroutée par ce qu'elle venait d'entendre, Adela n'avait pas envie de s'offusquer contre son compagnon, ni d'ajouter à la culpabilité évidente qu'il semblait ressentir. Néanmoins, elle allait devoir donner une réponse. Elle soupira et haussa les épaules. Pourquoi se laissait-elle toujours entrainer dans des situations aussi délirantes ?

« D'accord. »

Réponse incongrue, mais que pouvait-elle dire d'autre ? Il était Primo-Gharyn de Busad, voilà les faits. Pouvait-elle faire autre chose que l'accepter ? Ils avaient trop partagés pour qu'elle se mette à lui faire des révérences maintenant, et pas assez pour qu'elle s'enfuit en courant.  Elle éclata d'un rire nerveux face au ridicule de la situation. Durant cet échange la main d'Adela n'avait pas lâché celle de Zaël.


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Zaël
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Mar 15 Aoû - 17:05
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Profession : Gharyn de Busad
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Un instant, infiniment long pour lui, il crut qu’elle allait le lâcher et partir. Et honnêtement, il n’aurait pu lui en vouloir. Elle aurait eu raison : c’était de sa faute, il avait profité de la situation. Pourtant il ne regrettait pas la journée, comment il avait pu être proche d’elle et laisser un peu de côté les barrières qui l’entouraient.

« D'accord. »

Quand le verdict tomba, Zaël ne sut comment réagir, trop surpris et déconcerté. Que signifiait ce « d’accord » ?! Elle l’acceptait, le pardonnait ? Ou juste accusait réception de son annonce ? Que signifiait son rire ? Par tous les Architectes !  Voilà que son cerveau repartait en surchauffe. Il avait mille questions en tête mais ne se sentait pas le droit de les poser. Pourtant, ne pas le faire serait bien pire, non ? Être lâche après cette révélation n’aurait pas de sens. Que dire si ce n’était la vérité ? Ou alors ne rien dire et agir. Il attira la jeune femme un peu plus vers lui pour l’enlacer contre son cœur dans une étreinte qui se voulait brève, lui susurrant un simple mot :

« Merci »

Aucun discours n’aurait pu mieux transmettre ce qu’il ressentait. Il aurait simplement était de trop, noyé son message. Ça paraissait étrange, décalé, mais toute cette situation ne l’était-elle pas ? Il savait qu’il devait la laisser partir mais il n’en avait aucunement envie. Pourquoi ne pourraient-ils restaient là comme un homme et une femme ordinaires s’enlaçant ?
Leur main toujours liées se tenaient lovées contre leur torse.



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Adela Nyström
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Mar 15 Aoû - 18:57
Irys : 265105
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
Alors que Zaël la pressait contre lui, ce fut l'une des rares fois où Adela regretta de porter son armure qui limitait le contact entre eux. Malgré tout, elle se sentait bien lors de cette étreinte. Une main dans celle du Gharyn et l'autre posée sur sa taille, elle prit un instant pour contempler les ultimes lueurs vacillantes du soleil à l'horizon qui cédaient la place à la lumière plus ténue d'un ciel étoilé et d'une lune à moitié pleine.

La mage de l'eau n'en revenait toujours pas de ce qu'elle venait d'apprendre. Zaël aurait droit à une pléthore de question sur le sujet, mais pour l'instant elle décida de lui épargner cela, prenant son mal en patience pour ne pas ruiner ce moment. Quittant l'horizon des yeux, elle chercha le regard de son partenaire. Elle avait envie de plus que ce simple contact. Elle sépara sa main de la sienne pour la poser sur sa nuque. Ce faisant elle l'attira à elle et osa poser ses lèvres sur les siennes dans un baiser enflammé. Allait-elle trop vite en besogne ? Peut importait,  elle était lassée de réfléchir et de se poser des questions. Se laisser aller à ses envies et ses impulsions était bien plus grisant que de se montrer prude et mesuré. Elle ne savait pas dans quelle direction tout cela la menait, mais elle s'y jetait tête baissée.


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Zaël
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Mer 16 Aoû - 9:17
Irys : 396348
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Pris totalement au dépourvu, il se laissa faire. Mais il fut bien vite plus que passif, lui rendant sa fougue. Tous ses tracas, problèmes et autres éclipsés l’espace d’un instant par cet échange charnel. Il avait envie de plus, de tellement plus. Pour commencer, de sentir autre chose sous ses mains, posées sur ses hanches, que le froid de l’armure. S’il pouvait y palier en posant une de ses mains sur sa nuque, ça ne lui suffisait pas.

Il s’arracha de l’étreinte l’espace d’un instant pour lui demander de façon maladroite :

« Tu crois que tu peux te délaisser de ton armure ? »

Et encore, c’était la façon la moins alambiquée qui lui était venu à l’esprit. Il aurait pu s’y attaquer lui-même mais n’ayant jamais porté une amure, il aurait été bien en peine de savoir par où commencer. Si c’était pour lui faire mal ou la gêner dans le processus mieux valait lui laisser faire. Si elle avait envie de quitter ce qu’elle avait appelé sa seconde peau bien sûr. Dans un cas comme dans l’autre, il l’enlacerait de nouveau dans ses bras, ou elle dans les siens, tout dépendait du point de vue. Une chose était certaine : il n’était pas prêt à la quitter.



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