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Chroniques d'Irydaë
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 Haute voltige [Terminé]

Gwen Feien
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Ven 28 Juil - 15:22
Irys : 825901
Profession : Voleuse
Daënar 0
Me voilà de retour dans le Veirest. Je ne peux pas dire que cette région ne m’a laissée que des bons souvenirs. Bon, pour être juste cela aurait été difficile en allant à Klumpen. Au moins avais-je fait la connaissance de contacts intéressants et surtout Arabella avait contracté une dette envers-moi ! Certes, elle m’a filée plusieurs tuyaux dernièrement, elle a même accepté de jouer les intermédiaires pour moi. Mais tout cela n’est pas gratuit, je lui reverse une petite commission. J’ai gardé le service qu’elle me devait pour une occasion spéciale, un coup qui rapporterait gros. Je ne compte pas l’utiliser pour moins surtout pas dans une ville aussi coincée que Skingrad.

Naturellement quand j’ai entendu parlé par Arabella de ces contrebandiers qui allaient repartir de leur « visite » en ville les poches bien pleines, je ne pouvais que sauter sur l’occasion. Surtout que je n’étais pas loin quand je l’avais appris, moins de cinq jours de la ville et je ne pouvais pas dire non à recommencer un coup comme à Cerka avec la mercenaire mais en mieux et en solo.

Plusieurs options s’offrent à moi : les voler avant qu’ils décollent, plutôt risqué étant donné la milice efficace du coin et la difficulté pour se déplacer dans cette ville et fuir prestement,  ou les dépouiller en vol en m’échappant en deltaplane en sabotant leur aéronef pour être sûr que personne ne me suive. Inutile de dire que c’est ce dernier plan que je comptais mettre en place. Sans Cinder, sa capacité à attirer les ennuis augmentait trop les risque pour ce coup. Il n’aurait qu’à visiter la ville pendant que je travaillais. Tant que je n’ai pas à le sortir de prison qu’importe.

La première chose que j’ai fait après qu’on soit arrivé et avoir déposé mes affaires dans une chambre, c’est aller voir un ingénieur pour récupérer les plans de l’aéronef, une frégate. Un sabotage, ça ne s’improvise pas. Surtout que mon point d’entrée est le poste de maître des machines. Même si Arabella n’était pas trop enchantée pour me recommander avec un sabotage à la clef. Ou plutôt, par la possibilité d’échec de celui-ci qui laisserait une chance aux contrebandiers de remonter au final jusqu’à elle.

Quels ne furent pas ma surprise et mon soulagement lorsque je me présentais ce matin au capitaine pour prendre ma mission et mes consignes et que j’appris qu’un gredin s’était fait prendre à fouiner près de l’aéronef. Un parfait bouc-émissaire pour mon méfait. Je n’envie absolument pas son sort : le chef des contrebandiers m’avait confié vouloir le passer par dessus bord après s’être éloigné de la ville, histoire de discrétion tout ça. Une fois acté que j’étais prise à bord, j’étais retournée prévenir Cinder de mes projets et du plan de repli en cas de pépin.

Maintenant je suis à bord dans ladite salle des machines. J’ai pu faire passer mon sac de deltaplane comme mon sac d’affaire, n’ayant pas prévu de voyager plusieurs jours je n’ai que ce que j’ai sur moi. J’attends donc sagement que nous décollions pour me mettre à l’œuvre.



Gwen parle en #0033ff



Dernière édition par Gwen Feien le Mar 22 Aoû - 19:27, édité 1 fois
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Hex Hekmatyar
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Dim 30 Juil - 16:45
Irys : 677744
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Évidement que ça paraissait trop beau pour être vrai, cet homme m'avait juste tendu un piège et c'était peut-être la chose qui m'énervait le plus. Se faire capturer par des contrebandiers…
Quelle honte… J'avais été abordé dans un bar par un type louche qui se disait propriétaire d'armes volées par ces mêmes hommes, selon lui la cargaison d'arme en question était un pistolet quasiment unique qu'il tenait absolument à récupéré intact. Mieux que ça il payait bien, très bien même !
J'étais donc partis à la recherche de ce pistolet, trouvant sans grande difficulté le navire en question
Très honnêtement je n'avais pas vraiment apprécié l'équipage du peu que j'en avais vu. J'avais vu bien des marins, mais ceux la ressemblaient plus à des pirates qu'autre chose.

Pire que ça, je m'étais fait prendre sans arme. Simplement parce que j'avais trébuché sur le cadavre d'une bouteille. Une dizaine d'hommes s'était alors jetés sur moi, me traînant sur le vaisseau sans ménagement. Bon j'avoue ne pas forcément leur avoir facilité la tache, cassant le nez d'un des contrebandiers alors qu'ils tentaient de me maîtriser.
Ils m'avaient enfermés dans une petite cabine, voulant sûrement se débarrasser de moi le plus rapidement possible. Le seul petit détail était que ces idiots avaient voulu me tabasser avant. Ils avaient juste eu le malheur de me faire saigner une gencive…

D'accord la crise m'avait légèrement énervée, et l'état de la cabine devait expliquer pourquoi ils n'avaient pas réessayé.
Un cadavre de contrebandier était encore allongé à même le sol, sa gorge encore ouverte et répandant une bonne quantité d'hémoglobine sur le parquet le visage de ce dernier avait encore une expression apeurée, pour tout dire, je ne me rappelais absolument pas de ce qui s'était passé, mais le goût de sang dans ma bouche devait en partis expliquer tout ça. Et comme j'avais cette mauvaise manie d'oublier mes crises, je supposais que c'était ma faute.
Le visage encore souillé, j’essayais vainement de défaire les liens qui entravaient mes poignets, ces bâtards savaient décidément y faire, et les cordes me laissaient à peine bouger les mains.

Fort heureusement le cadavre près de la porte était mort avec son couteau en main, il me suffisait juste de réussir à l'atteindre, et à couper cette saleté de corde.
Alors que je commençais à me lever, je sentis le pont bouger sous mes pieds, signe que le bateau décollait… C'était décidément une sale journée sous tous les points de vue, par contre le point positif restait que personne n'allait se risquer ici pendant un petit moment, à moins d'être sacrément stupide ou sacrément pas au courant de ce que j'avais fait.

Je me mis donc à tenter de ramasser le couteau, mes mains liées tachant de trouver la lame à taton, tachant de ne pas deviner ce qu'étaient ces petits morceaux humides que je sentais sous mes doigts.
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Gwen Feien
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Mar 1 Aoû - 22:47
Irys : 825901
Profession : Voleuse
Daënar 0
Le haut-parleur a grésillé pour signifier le départ. Un simple « Moteur en marche ». Cela fait, je suis libre de partir. Bien que techniquement, je sois censée rester dans les parages en cas de pépin. Mais comme ça va être moi le problème au final… Je laisse mon deltaplane ici, calé hors de vu. Il m’encombrerait et comme je dois repasser par là, autant ne pas m’embêter.

Le couloir est vide alors que je sors de la salle des machines. Ils sont tous sur le pont occupés avec les voiles et d’autres choses je suppose. Les cabines sont sans surveillance. Logique, après tout personne ne va se téléporter à bord. Je comptais sur ça, bien qu’un clampin traînant n’aurait pas été un gros problème.

Je remonte rapidement les cabines des membres de l’équipage, ce qui m’intéresse c’est celle du capitaine. Un bruit presque imperceptible me fait me figer. Il y a quelqu’un ?! J’écoute pour voir si le bruit recommence et d’où il provient. De la plus petite, de celle qui pue. Le type qui c’est fait prendre la main dans le sac ou un gros rat ? J’hésite : je n’ai rien a gagné à aider les contrebandiers à garder leur victime au placard mais je n’en ai pas plus à libérer mon potentiel bouc-émissaire. À moins qu’il ne soit assez conciliant pour aller faire diversion. Je n’aime pas vraiment l’idée d’un inconnu dans mon dos. La dague en main, je décide de voir de quoi il retourne. J’ouvre la porte brusquement, chaque seconde compte.

-Je ne crois pas que ce soit sage.

La scène sous mes yeux est peu ragoutante : un homme vautré dans le sang de l’autre, mort vu sa plaie au cou, en train de se rouler dedans à des fins obscures. Le reste : les traces de sang aux murs la chaise au pied cassée, le drap traînant au sol devenu rose, ne me frappe pas immédiatement. Mon regard est obnubilé par le prisonnier dont je ne peux déterminer s’il est blessé ou non.



Gwen parle en #0033ff

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Hex Hekmatyar
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Sam 5 Aoû - 11:18
Irys : 677744
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Je finis par sentir quelque chose de froid : le couteau que je cherchais ! Il fallut réussir à retourner l'arme pour commencer à doucement scier les cordes qui enserraient mes poignets. C'était une opération délicate qui supposait de ne jamais échapper l'arme.
Le pont grinçait lentement à mesure que la corde était découpée mais finalement elle finis par céder.
J'avais enfin les mains libre et alors même que je m'attaquais aux cordages qui entravaient mes chevilles j'entendis des pas dans le couloir.
Il y aurait difficilement pu y avoir pire moment. S'ils venaient juste pour contrôler que je n'avais pas bougé, ils risquaient fatalement de voir que j'avais les mains libres, et avec les deux pieds attachés, je me voyais mal leur sauter dessus.
D'un coup sec je tranchais la corde sans pour autant la retirer, donnant au moins l'illusion que je n'étais pas totalement libre.

Dans un grincement la porte s'ouvrit, laissant entrevoir une jeune femme que je n'avais pas encore remarquée. Elle ne devais probablement pas être au courant de ce qui se tramait dans cette cabine sinon elle n'aurai peut être pas eu cet air aussi…. Étonné ?
J'avais encore trop de sang sur le visage pour paraître sain d'esprit et nul doute que la scène aurait manquée de faire vomir quelques estomac sensibles.

Je fis donc mine de ne pas bouger, cherchant du regard l'arme que portait le contrebandier avant que je ne le tue.
Cette dernière était encore enfouie sous sa veste, et je fis de mon mieux pour ne pas la regarder avec trop d'insistance.
J'eus néanmoins un petit réflexe qui me fit dire.

-Je crois que votre collègue est tombé de sa chaise, c'est dangereux vos trucs !

Bon qui y croirait ? Pas moi, ni même la jeune femme mais je n'aimais décidément pas les scènes trop dramatiques. Dans le pire des cas elle sortirais pour prévenir le reste de l'équipage que j'étais en train d'essayer de m'échapper.
Je pourrais peut être lancer le couteau que j'avais en main ? Mais au vu de mes compétences avec cette arme, je risquais plus d'embrocher le cadavre à mes pieds que de toucher quoi que ce soit.
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Gwen Feien
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Lun 7 Aoû - 9:29
Irys : 825901
Profession : Voleuse
Daënar 0
Sa répartie est tout autant décalée que la mienne. Il cache donc quelque chose, forcément. Son regard trop vite détourné du macabé n’est pas emprunt de culpabilité. Encore une fois, ça ne sent pas bon. Pas le temps de tergiverser, je fais un vague signe de la main libre alors que je rétablie la nature de mes liens avec le mort, sans le quitter des yeux bien sûr.

-Ce n’est pas mon collègue. Et je crois que c’est toi qui est dangereux, même si ça m’étonnerait que ça t’aide à quoique ce soit pour te libérer de ces pirates en plein air.

Je range ma dague, l’auteur d’un tel carnage n’aurait pas de mal à l’éviter dans une attaque frontal. De toute façon, nous n’avons pas d’intérêt conflictuel. À priori…

-Tu es libre de faire ce que tu veux : tu ne te mets pas dans mes pattes, je ne me mettrais pas dans les tiennes.

Deal équitable, même si j’omets la partie où je fais chavirer tout le monde à bord pendant que je prends la poudre d’escampette. Mais je n’ai aucun intérêt à le dire à un inconnu assez mauvais pour se faire prendre au piège.

-Tu peux cesser la comédie et te lever si tu veux. Je doute que baigner dans le sang de l’autre soit un plaisir.

Je ne dirais pas que je l’ai vu au premier coup d’œil. Ce n’est pas la première chose à laquelle j’ai prêté attention. Bizarrement, hein. Cependant, la corde un peu trop lâche aux pieds est un signe qu’il a défait ses liens d’une façon ou d’une autre, plutôt évident quand on le regarde avec attention. Surtout quand on a déjà fait le coup soit même.



Gwen parle en #0033ff

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Hex Hekmatyar
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Lun 7 Aoû - 19:24
Irys : 677744
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)

Bon si ce n'était pas son collègue, ça voulait dire que j'avais peut être un peu de chance, je pris le temps de la regarder des pieds à la tête pour éviter toute mauvaise surprise. Mais elle semblait ne pas avoir de mauvaise intention envers moi.

-Je ne vois pas de quoi tu parle, je suis un innocent citoyens de Daenastre qui n'as rien à faire avec des contrebandiers !

Bon c'était surjoué mais comme j'étais lancé autant continuer. Je lui fit un petit signe de tête pour lui signifier que notre accord tacite était passé. Je n'avais de toute façon pas de raison de lui mettre des bâtons dans les roues pour le moment je devais juste retrouver cette arme.

-Bof questions d'habitude, le soucis c'est plus de se laver du sang plutôt que de se baigner dedans

Je lui fit un petit clin d’œil avant de jeter la corde que j'avais aux pieds, me mettant à fouiller le corps du contrebandier. Mes mains fouillèrent ses poches pour y trouver quelques Irys que je mis dans ma veste. Il n'y avais pas de petit profit après tout.
Mais ce qui m’intéressait plus était son arme de poing qu'il avait rangé.
C'était un petit pistolet automatique de conception récente, rien de très glorieux mais c'était toujours mieux qu'un canif.

Je sortis l'arme de son rangement vérifiant en tirant la glissière qu'il était armé. Pas de chance cet idiot n'avait mis aucuns chargeur dedans… Je dus donc passer une minute en plus à fouillez à la recherche de balles. Je trouvais quatre chargeurs pleins et j'en fis glisser un dans l'arme avec expertise.
La culasse fit remonter une balle en chambre, satisfait de ma trouvaille je m'avançait près d'un plan du navire.

-La cargaison est prêt de la salle des machines… mais je n'y connais rien à cet engins, tu sais ou elle se trouve ?
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Gwen Feien
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Mar 8 Aoû - 9:50
Irys : 825901
Profession : Voleuse
Daënar 0
-Je ne vois pas de quoi tu parles, je suis un innocent citoyens de Daenastre qui n'as rien à faire avec des contrebandiers !

Mais oui, bien sûr ! Et moi aussi, je ne suis qu’une innocente passante ! Va faire gober ça à d’autre ! Mon regard sceptique transmet très bien le fond de ma pensée et je ne m’embête pas à commenter ce mensonge éhonté. Au moins donne-t-il son approbation pour l’accord de non-agression.  

-Bof questions d'habitude, le soucis c'est plus de se laver du sang plutôt que de se baigner dedans

Certes. Je réponds à son clin d’œil par une grimace. Les petits malins dans son genre ont tendance à m’agacer. Au moins a-t-il un poil de jugeote et ne joue pas vraiment « l’honnête » citoyen ou alors un avec une conception de la bienséance très laxiste puisqu’il fait les poches du mort. Des pièces perdues pour moi, mais je compte en récolter bien plus donc qu’importe. Il récupère également une arme dont je ne saurais me servir. Si on continue de ne pas marcher sur le territoire de l’autre ainsi le deal pourrait tenir.

-La cargaison est prêt de la salle des machines… mais je n'y connais rien à cet engins, tu sais où elle se trouve ?

-Bien sûr, j’en viens. Mais la cargaison n’est plus à bord si c’est ce qui t’intéresse. Elle a été vendue.

Sinon, je ne serais pas là pour en récolter les fruits. Il me semble bien mal informé, mais est-ce vraiment étonnant pour un type qui se fait prendre de façon lamentable ?!

-L’équipage est sur le pont, si tu restes dans le coin tu devrais être tranquille un moment.

Bref, j’ai assez perdu de temps avec lui. Après cette info gratuite, je décide de continuer mon chemin.

-Fais ce que tu veux, pour ma part j’ai à faire.

Je laisse la porte ouverte et je reprends ma marche d’un pas vif. La porte du capitaine occupe la paroi du font, sa cabine est directement en dessous du poste de pilotage et correspond bien évidement à la plus grande pièce allouée aux quartiers des membres de l’équipage. Évidemment, elle est fermée. Je sors mes outils de crochetage et je m’accroupis devant la porte pour travailler au bon niveau.



Gwen parle en #0033ff

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Hex Hekmatyar
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Mer 9 Aoû - 12:27
Irys : 677744
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Comment ça débarquée ? Mais merde ce n'était pas du tout ce que j'avais prévu ça ! Normalement l'objet en question devait être embarqué le jour même.
Il devait forcément y avoir autre chose.
Voyons...un pistolet de collection...ou pouvait on le ranger la dedans…
Peut être la cabine du capitaine… Je ne risquais pas de descendre pour le moment donc je n'avais rien à perdre.

-Ok merci je tacherai de pas tous les rameuter.

Je partis dans la directions opposées décidé à chercher cette fameuse cabine seul. J'avais perdu suffisamment de temps à rester ici. Et puis des fois que ma chère camarade décide de retourner sa veste.
Très franchement je ne savais pas du tout ou j'allais me contentant d'examiner les cabines unes à une volant parfois une arme et des munitions jusqu'à me retrouver avec deux pistolets, un long couteau de chasse et suffisamment de munitions pour tenir un siège

Mais rien à faire, impossible de trouver la cabine du capitaine.
En fouillant au hasard des tiroirs je finis par trouver un paquet de cigarette, paquet que j'éventrais sans attendre pour en tirer un petit soulagement.
Je finis par revenir sur mes pas, un peu plus détendu.
En parcourant les couloirs aux hasards je finis par retomber sur ma bienfaitrice visiblement occupée à crocheter une porte.

A mieux y regarder cette porte avait un petit panneau avec marqué dessus « capitaine »
Ah enfin une bonne nouvelle.

Je lâchai un gros nuage de fumée avant de m'adresser à la jeune femme

-Tu en as pour longtemps ? Non parce que j'aimerai récupérer un truc la dedans.

Rien de bien utile pour une voleuse mais j'étais tout de même venu rien que pour ça. Je l'observais crocheter la serrure m’agaçant du temps que ça prenait…
Je fis cependant de mon mieux pour ne rien montrer, feignant l'indifférence totale.

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Gwen Feien
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Mer 9 Aoû - 16:46
Irys : 825901
Profession : Voleuse
Daënar 0
Parfait, le type ne m’a pas suivie. Je n’ai n’y l’envie ni le temps de le baby-sitter. La serrure face à moi me donne assez de file à retordre. Elle n’est pourtant pas très sécurisée, ou renforcée. Juste usée. Ça pouvait être le pire ennemi quand même la clef n’ouvrait pas.

Tout à ma concentration, je ne remarque l’importun que lorsqu’il m’enfume avec sa cigarette. Génial. Il s’est perdu dans ce navire de poche ?!

-Tu en as pour longtemps ? Non parce que j'aimerai récupérer un truc la dedans.

Pour toute réponse, je claque de la langue. Il y aurait tellement de chose à redire à sa réplique mais encore une fois, je n’en vois pas l’intérêt. Monsieur le petit malin ne pouvait pas passer cette porte sans ameuter les membres de l’équipage sans mon aide. Au bout de quelques minutes supplémentaires à peine, ça y est, le déclic se produit. Certainement pas grâce au type qui me scrutait tout en m’inondant de mauvaises odeurs. Je range calmement mes outils et ouvre la porte pour pénétrer dans la cabine. Je passe en première évidemment.

-Tant que c’est pas l’argent, prends ce que tu veux.

Mon regard est déjà en train de fouiller du regard la pièce. Plutôt chargée avec des tapisseries du sol au mur, des rideaux tout aussi lourds, en velours certainement, dissimulent ce que je suppose être le couchage. Le bureau en bois massif est quant à lui bien visible ainsi que la commode à droite de l’entrée. Très peu d’étagères mais étant donné où nous nous trouvions, rien d’étonnant. Commençons par l’évident : le bureau. Je me place du côté de l’assise pour ouvrir les placards et tiroirs le ceignant. Cette fois, je n’y vais pas dans la délicatesse : ma dague est là pour forcer le passage. Premier tiroir au milieu du meuble rien, si ce n’est du papier, de l’encre, des plumes, divers tampons. Évidemment ouvert. Je passe à la partie droite du meuble et rencontre la première difficulté. Rien de bien méchant qu’un peu de force ne peut résoudre. Encore une fois de la paperasse mais avec des choses écrites. Toujours pas ce que je veux ! Quand au placard juste dessous, il est ouvert mais contient un coffre. La dague ne fera rien là, je la pose sur le bureau pour me mettre au boulot, l’oreille collée contre la boite.

-Tu peux surveiller l’entrée le temps que je l’ouvre.

Ce n’est pas vraiment une question ni une suggestion. S’il a un peu de jugeote, il mettra de côté son ego, et espérons le ses remarques, pour s’exécuter.



Gwen parle en #0033ff

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Hex Hekmatyar
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Ven 11 Aoû - 10:35
Irys : 677744
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
De l'argent ? Non je me foutais de l'argent, j'avais dépouillé le cadavre par habitude mais présentement l'argent était le dernier de mes soucis. Non je voulais juste cette foutu arme et me tirer d'ici le plus vite possible et ce avant que l'appareil ne s'éloigne trop de la ville.
Car je n'avais que ma lame et un revolver, difficile de survivre dans le climat froid de Vereist simplement avec ça.
Je jetais un regard curieux dans la cabine une fois cette dernière ouverte. A peine avais-je embrassé l'ensemble de l'habitation que je détestais déjà son propriétaire.
Trop luxueux, bien trop pompeux à mon goût. Lorsque nous étions sur nos navires nous avions des chambres sobres et fonctionnelles, ici tout n'était que décoration superflues mais au delà de ça je pus surtout dire qu'il n'y avait pas ce que je cherchais.
Mais pourquoi ces idiots ne gardaient t-ils pas tout au même endroit ? Ce n'était pas compliqué si ?

Peu désireux de déranger la jeune femme dans ses activités, je pris le partis d'attendre gentiment à la porte laissant Gwen se charger de la fouille. Au vu de ses mouvements, elle savait parfaitement ce qu'elle faisait et ne devait pas en être à son coup d'essais. Génial... une voleuse, voleuse qui en plus de ça s'amusait à me donner des ordres.
Bon ce n'était pas des ordres à proprement parler mais je les percevais comme tel. Je m’exécutais de mauvaise grâce m’installant derrière la porte pour surveiller les alentours.
Sans trop grosse surprise, un bruit parvint du bout du couloir, et un gros bonhomme s'approchait de notre cabine.

-Tiens je crois que le propriétaire des lieux reviens

Dis-je avec un sourire amusé. Mon regard se reporta sur le capitaine ventru qui marchait vers nous. C'est alors que je vis ce que j'étais venu chercher: une dague ornementée qui disposait d'une belle incrustation de maghilite tout le long de la lame.
Un joli petit trésor en soit qui justifiait à elle seul tout ce bordel
Je fis signe à la jeune femme de continuer son travail, préparant déjà mon couteau pour ce qui allait suivre.
L'homme s'engouffra dans la pièce découvrant avec stupeur Gwen fouiller ses affaires. Fort heureusement il n'eu pas le temps de l'exprimer car un couteau s'enfonça profondément entre les plis de son cou, tranchant les cordes vocales.
C'était un geste mille fois répété, qui fut suivis d'une nuée d'autre coup vicieux.
La victime s’effondra sur le sol, rependant du sang partout dans la pièce.
Sans vraiment attendre que ce dernier se vide, j'écartais les plis de sa tenue pour en dénicher la dague que je convoitais avant de dire.

-Bon j'ai ce que je suis venu chercher, maintenant que le capitaine est mort je pense que tu as tout le temps de faire ce que tu voudra
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Gwen Feien
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Ven 11 Aoû - 21:20
Irys : 825901
Profession : Voleuse
Daënar 0
Je ne prête aucune attention à sa réponse, je reste concentrée sur mon œuvre. Je ne suis pas ici pour papoter et encore moins discuter. Son interruption me fait donc claquer la langue. À moins d’avoir besoin d’aide pour le gérer à quoi ça sert de m’en parler ?! Juste pour faire un petit signe je gère le gars ! Ça se voit qu’il a jamais dû ouvrir un coffre lui. Être coupé au milieu de l’opération, il n’y a rien de pire.

J’arrive à faire abstraction du bonhomme qui entre et de son exécution mais voilà que le type se remet à me parler ! Pour me balancer des évidences en plus. Il ferez mieux de réfléchir à comment il va s’en sortir sur aéronef sans capitaine…

Bon, malgré cette gêne, le coffre finit par me céder. Je ne pourrais dire combien de temps ça m’a pris, en tout cas je l’ai ouvert ! À l’intérieur des papiers sur l’aéronef sans intérêt pour moi et des petits lingots d’or en plus des irys. Je grimace, je ne pourrais pas tout prendre, trop lourd. C’est avec un déchirement que je ne prend que deux lingots en plus des rouleaux d’irys pour les fourrer dans mes poches à la taille. Dommage de laisser tant derrière. Enfin, il le serait plus encore de ne pas arriver vivante au sol parce que je me suis trop chargée. À moins que je ne jette le tout par la fenêtre en essayant de trouver le point de chute ? Ou pas…

Il est temps de partir, je me relève et constate que l’autre est toujours là. Flûte. Je m’avance en contournant au mieux la flaque de sang pour sortir de la pièce.

-Et maintenant que tu as ce que tu veux, c’est quoi ton plan ?

Le mien est tout tracé mais ne l’inclus pas, je ne peux donc pas raisonnablement lui présenter. En plus, si je l’ai dans les pattes pour monter mon deltaplane il va forcément se poser des questions, aussi peu prévoyant soit-il.

-Pour ma part, je vais retourner à mon poste avant que l’on remarque mon absence et je n’ai pas envie d’expliquer celle du capitaine.




Gwen parle en #0033ff

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Hex Hekmatyar
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Ven 11 Aoû - 22:38
Irys : 677744
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Mon plan... mon plan... merde c'était quoi mon plan déjà ? Sachant que ce dernier était partis en couille depuis que j'avais été capturé. Je suppose que sauter du bateau n'était pas vraiment d'actualité sans compter de forcer un équipages bien plus nombreux que moi à atterrir.
Non très clairement j'étais dans une sacré merde et je n'avais pas moyen de m'en sortir. Peut être simplement attendre dans ma cabine en espérant qu'ils m'oublient.
Je regardais la jeune femme essayant de trouver quelque chose à dire mais rien ne me vînt. Je finis donc simplement par hausser les épaules.

-Aucuns pour le moment. Mais je finirais bien par trouver... un peu d'optimisme ne fait jamais de mal.


Enfin j'avais vu beaucoup de gens trop optimiste finir leurs carrière une balle dans le front. Mieux valait faire profil bas donc.
Je rangeais donc mes armes, essuyant le sang qui me maculait pour dissimuler quelque peu tout ce rouge. Je me servis d'une petite coupelle pour me nettoyer le visage

-Fait donc comme tu veux. On se revoit en bas, ou pas si je meurs avant.


Ce qui avait de forte chance d'arriver si ce voyage se déroulait sans accroc mais j'avais comme le pressentiment que cela ne se terminerait pas bien... Mon regard se posa sur Gwen l'observant longuement avant de passer à autre chose.
Bah foutu pour foutu mieux valait penser à autre chose.
Sans plus de mot je mis le cadavre du capitaine dans son lit mettant les lourdes couvertures sur le cadavre avant de retourner le tapis pour camoufler le meurtre. Je refis un passage pour ficeler le cadavre du premier homme que j'avais tué l’installant dans le coin de la pièce pour gagner du temps.

Tout ceci fait je partis pour le pont supérieur, me trouvant un petit coin tranquille ou me cacher sans éveiller les soupçons. Il ne restait qu'une chose à faire: attendre...
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Gwen Feien
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Sam 12 Aoû - 19:11
Irys : 825901
Profession : Voleuse
Daënar 0
Sans surprise, il m’annonce qu’il n’a aucun plan. J’espère que son optimisme lui porte chance parce que là il est vraiment mal barré !

-Fait donc comme tu veux. On se revoit en bas, ou pas si je meurs avant.

Je hausse les épaules alors que je me dirige vers la salle des machines. Ça m’étonnerait que je le revois en un seul morceau. Mais je ne suis pas cruelle, je ne vais pas lui miner ses dernières minutes de vie. Tant pis s’il a fait les mauvais choix de vie toute la journée… Pour ma part, je compte bien décoller d’ici une vingtaine de minutes.

Arrivée dans la salle des machines, je constate que rien n’a bougé et que la pièce est silencieuse. Je commence par sortir dans le couloir avec mon matériel, les ouvertures sur l’extérieur étant plus large à cet endroit, et commence à monter mon deltaplane.

-Eh, t’es sourde la dedans ! On entame une descente ! Bouge ton fion !

Génial, il ne pouvait pas y avoir pire comme timing ! D’un fallait que je réponde et de deux que je m’occupe de ralentir les moteurs, rien de bien compliqué en soit, juste un contretemps malvenu.

-On se calme là-haut, c’est fait.

Et d’abord, pourquoi diable descendre ici ?! Ça ne fait pas si longtemps que nous sommes partis... Je secoue la tête, laissons ça de côté. Évidemment, je n’ai pas que fait ralentir les moteurs, je les ai totalement mis en panne. Bloquant la rotation du moteur d’un côté, perçant des tuyaux de refroidissement d’un autre. Ils n’allaient pas tarder à sentir le problème. Il était temps de décoller, littéralement.

Après une petite acrobatie où je sors le deltaplane en le faisant passer de côté tout en étant en équilibre sur le bord de fenêtre, je saute. Je m’éloigne et passe rapidement au-dessus de l’aéronef en perte de vitesse. Amusant de voir ça depuis le ciel, portée par le vent et par le calme alors que la scène sous moi semblait si chaotique. Je vois l’engin se diriger de plus en plus vite vers le lac des Jumaux Dormants. Ça allait être intéressant à n’en pas douter ! Il serait certainement plus sage de m’éloigner de l’accident que je suis en train de provoquer mais la curiosité est trop forte. Qu’allait-il se passer quand l’aéronef entrerait en collision avec la surface givrée ?



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Amisgal
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Sam 12 Aoû - 21:32
Irys : 144971
Profession : Façonneuse de climats
Administrateur
Comme un lent reflux de vague, l’équipage tout entier tarda une poignée de secondes de trop à réaliser la catastrophe en devenir. Qu’auraient-ils pu faire de toute façon… ? Les rares pirates qui eurent l’occasion de s’aventurer jusqu’à la salle des machines sur ce sol en chute libre ne purent que constater leur impuissance : on avait saboté tout espoir pour eux. Alors, la panique se répandit comme une traînée de poudre, le temps d’hurlements avalés par la furie du vent qui s’engouffrait dans le bastingage, et le nez de la frégate percuta de plein fouet la surface perpétuellement givrée des Jumeaux Dormants. Il y eut un craquement terrible, l’armature métallique crissant contre la glace avec la violence d’un mur, sans que l’un ou l’autre élément ne semblât prendre le dessus sur l’autre l’espace d’une interminable seconde.

Et puis, tout explosa. La banquise se rompit dans un fracassant mugissement, réverbéré par l’aéro-magilithe de l’aile droite dont la résistance n’eut aucune chance contre la brutalité du choc. Des trombes de mistral jaillirent de la pierre brisée, soulevant d’un seul souffle la moitié de la carcasse qui s’arracha sans mot dire, parachutée à des dizaines de mètres de hauteur pour mieux retomber dans un terrible fracas sur la banquise. Heureusement pour la vie fragile d’Hex à cet instant, l’impact de la seconde aéro-magilithe qui aurait dû lui coûter la vie fut immédiatement amorti par l’eau qui absorbait l’aéronef dans une irrémédiable succion. La torpille phénoménale d’air libéré frôla sa silhouette et partit briser la glace des centaines de mètres plus loin.

Alors, parmi les rares survivants du crash immédiat, un monde aquatique entier vint faire barrage entre eux et l’oxygène qui aurait pu leur sauver la vie. Il fallait nager, et vite, car l’horrible siphon provoqué par la frégate entraînée par son propre poids dans les tréfonds du lac vint plaquer les corps et malmener tout espoir de lutte. Deux ou trois pirates parvinrent néanmoins à s’extraire de cet enfer, un fourmillement de bulles entourant leurs corps désespérés jusqu’à la fine surface. L’un d’entre eux, plus aventureux que les autres, eut le temps de s’interroger sur l’étrange tiédeur de l’eau une fois passée une certaine profondeur… Son regard décrivit une courbe, et effleura l’infiniment lointaine lueur bleutée qui pulsait à des mètres et des mètres de profondeur, là où la frontière de la conscience ne savait plus distinguer la réalité de l’illusion… Rêvait-il ? Comment était-ce possible ?

Cette pensée unique et absurde dans un crash d’aéronef n’eut pas le temps de lui traverser l’esprit qu’une douleur indescriptible se fraya un chemin éclair vers son cerveau. Il se courba soudainement dans l’eau, plaqua les mains sur ses oreilles, Ô pitié, que quelqu’un fasse seulement taire ce cri ! Un hurlement arraché, inhumain et plus ancien que le monde lui-même lui renversa les sens, crissant jusqu’au sang dans ses veines comme un océan en furie. Et puis… Plus rien. Cela n’avait duré que l’espace d’un battement de cœur, assez pour qu’il ne puisse jamais remonter à la surface, lui qui demeura trop muet de stupeur pour reprendre son chemin vers la survie. Autour de lui, aucun des autres nageurs ne parut entendre ni voir ce qu’il se passait, trop absorbé par leur propre lutte pour oser fouiller des yeux les abysses.


[Hrp : A toi de voir Hex comment ton personnage parvient à survivre dans tout ce fatras ! De même s'il regarde vers le bas ou non... Je précise que la "vision" ne se déclenche et ne se ressent que pour la personne qui regarde la lueur. Par ailleurs, considérez qu'une partie de la carcasse de l'aéronef réside toujours sur la glace, l'autre ayant coulé. Ce sera là ma seule intervention du RP à priori. =)]




~ N'hésitez pas à m'envoyer un mp si vous avez le moindre soucis ou une question, j'y répondrai avec plaisir ! ~
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Nätchakar la Gâchette
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Sam 12 Aoû - 22:17
Irys : 219963
Profession : Bandit
Daënar -1
Il faisait froid.

Quelque part dans les plaines glacées de Vereist, dans un coin sombre, oublié des hommes et des architectes, un homme seul demeurait, auprès d'un feu de bois faiblard, faiblissant à vue d'œil sous l'effort titanesque d'exister en cette nuit glacée.
Enveloppé dans un manteau de cuir usé, un homme mangeait. Son visage dévoré par une barbe sale s'agitait au rythme de mâchoires s'appliquant à mordre sans remord dans la chair de ce qui avait été un jour sa monture. Du cheval il restait peu, juste quelques morceaux de viande rougis au brasier mourant. Ses dents usaient s'acharnaient à tirer de la bête les derniers nutriments, se détruisant en tirant des morceaux durs d'un animal mort trop terrifié pour être mangeable.

L'homme repoussa du pied un lourd poids qui était son compagnon. Ils avaient vécus les derniers jours ensemble, cinq hommes regroupés pour attaquer un convoi de ravitaillement, ils étaient repartis à deux et avec un cheval comme seul butin. Nätchakar, légèrement blessé par un coup de canif, était monté à cru sur la bête pour récupérer, son ami Velin acceptant de bonne grâce de le laisser récupérer. Il n'avait fallu que trois jours pour que la faim soit si intense qu'ils se décident à abattre l'animal et en partager les restes mortels. Et tout ce temps, le froid, ce maudit froid... Tel la salope échaudée, il se collait aux déserteurs pour leur offrir l'extase de la détresse...

Pourtant, quatre jours plus tard, alors qu'ils étaient perdus dans des contrées quasiment civilisées, un chasseur de primes aux abords d'un village avait reconnu les fugitifs. Une nouvelle fuite s'était imposée pour s'épargner un long séjour en prison voire une exécution sommaire. Pour autant, Velin restait d'une certaine bonne humeur qui frisait l'insouciance. Sans doute n'avait-il connu que cela depuis toujours, voyant ces événements comme un ordre naturel. Le sourire qu'il offrit à Nätchakar lui réchauffa l'âme. Et les voilà revenu dans la neige et la poudreuse. Deux jours plus tard, Velin sortait de son barda quelques morceaux de chairs conservés par la glace. Il offrit un visage amical à son interlocuteur.

La Gâchette honora alors sa réputation et, dans un geste vif, toucha son frère d'arme d'un tir de six-coups.

Velin tomba lourdement au sol et, paralysé par la douleur et l'angoisse de la mort, il gratifia Nätchakar d'un dernier regard suppliant. Dans l'euphorie de l'appétit enfin rassasié, le criminel haussa les épaules et planta son poignard dans la nuque de celui qu'il appelait autrefois "ami".
Les environs laissaient paraître quelques arbres, aussi notre héros ramassa-t-il des branches auxquelles il mit le feu avec son briquet. Pendant que la viande cuisait dans le brasier, le pillard entreprit de dépouiller le cadavre de tous ses objets de valeurs ou même utiles.

La nourriture ne tenait guère au corps et la chair était bien trop dure pour être davantage qu'un calvaire à avaler. Quand il eut finit son semblant de repas, Nätchakar s'étendit sur les vêtements dérobés du défunt et entrepris de passer une nuit de repos réparatrice. La neige tombait et le feu avait bien du mal à la contrer. Pendant son sommeil, il se laissa mourir, renonçant à réchauffer le corps et l'âme d'un homme qui n'en avait plus...
Le soleil était déjà haut quand La Gâchette se réveilla de son tombeau hivernal. Une mince pellicule de poudreuse l'avait recouvert et il sentait ses membres lutter contre les engelures. Avec l'habileté des condamnés, il parvient à faire ré-enflammer un petit tas de bois, se sauvant un doigt ou deux au passage.

Son ventre grogna. Le repas d'hier n'avait pas suffit, loin de là. La famine tiraillait à force de rationnement et son corps réclamait un encas consistant. Dépité, le bandit regarda autour de lui à la recherche d'une proie à chasser: il n'y avait rien. Alors ses yeux tombèrent sur le corps de Velin. Un instant, ses doigts parurent des apéritifs digne des plus beaux salons d'Alexandria, son torse une pièce de choix qu'on aurait servi à la table d'un gouverneur, ses jambes des délices en sauce que les tables des gros banquiers n'auraient pas refusées...
Nätchakar laissa sa langue s'égarer autour de ses lèvres gercées. Ses mains, rendues blanches de gel, se posèrent sur celles du cadavre, comme pour une étreinte amoureuse. Seulement, cette fois ce fût un couteau qui se logea sur les poignets et entreprit de les découper soigneusement. La salive lui coulait aux lèvres alors qu'il regardait ces doigts parfaitement conservés. Son ventre hurla une fois de plus. Nätchakar amena une phalange glacée à sa langue...

Un bruit déchira le ciel.

Interloqué, le bandit regarda en direction du bruit. Un aéronef semblait fumer et se diriger à toute vitesse vers le sol. Il s'écrasa, pathétique astre artificiel, non-loin du pillard, mais caché par une petite forêt. Ce genre d'événement était plein d'opportunités: certaines pièces valaient cher et il en restait toujours même après le plus terrible accident... Il fallait pourtant se dépêcher! Les loups à deux pattes s'y attrouperaient dans peu de temps.Ramassant ce qu'il pouvait, La Gâchette laissa là les mains de son ami et exécuta les restes de brasier.

Cette journée était décidément chanceuse.


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Hex Hekmatyar
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Dim 13 Aoû - 16:20
Irys : 677744
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Tout commença par un horrible crissement, celui de la coque d'un vaisseau heurtant le sol avec tant de violence que tout l'équipage fut projeté à l'avant.
Je ne pourrais tout décrire du crash car je dus perdre connaissance un bon moment. Je revint à moi alors que la carcasse de l'appareil s'enfonçait dans l'eau m’entraînant à sa suite, la jambe coincé par une des ancres de l’aéronef.
La portion du vaisseau dans laquelle je me trouvais possédait un immense creux encore épargné par l'eau et je dus ma survie à ce simple petit détails.
Je sentais lentement la pression de l'eau de faire de plus en plus pressante et avant même d'y penser, je me mettais à nager vers une des issues de l'appareil.
Nous étions bien trop profond pour que je puisse rejoindre la surface seul, fort heureusement il restait quelques tonneaux intacts, retenus par un filet. Je me saisis du couteau que j'avais récupéré sur l'un des pirates attaquant les maillons avec l'énergie du désespoir. Lentement, l'eau montait dans mon petit abris vidant les dernières poches d'air.
Finalement, le filet finit par céder, libérant les barils retenus sur les restes du ponts.

Je plantais profondément mon couteau dans l'un d'eux espérant survire à la remontée qui allait suivre. La bouée de fortune se mit à remonter assez rapidement et ce fut avec beaucoup d'effort que je parvins à me hisser dessus ayant pendant quelques instant la vue d'une lueur bleuté au fond de l'eau. C'est au même moment qu'un cri inhumain parvint à mes oreilles, manquant de me déchirer les tympans. Qu'était-ce censé être bordel ?
Ce cris ne ressemblait à rien de ce que l'homme pouvait connaitre et ne dura qu'une fraction de seconde. Cette dernière aurait pu m'être fatale si je m'étais retrouvé seul. Fort heureusement le baril n'était pas affecté par ce phénomène et continua de me faire remonter malgré mon ébahissement. Je ne pus manquer de fixer cette lueur tout le long de la remontée, espérant simplement que j'aurai assez d'air pour survivre jusqu'à la surface.
La lueur était hypnotisante, pulsant à intervalles réguliers. Mais je fus tiré de ma torpeur par la température de l'eau qui se faisait plus froide à mesure que je remontais etc'est finalement avec un soulagement étrange que la lumière disparut remplacée par la blancheur éclatante de la neige.
Mon embarcation avait crevée la surface me propulsant sur la glace sans ménagement.
Je me mis à tousser bruyamment avant d'inspirer de grandes bouffées d'air... J'étais vivant !
Je fouillais mes poches pour trouver la lame qu'on m'avait envoyé chercher je ne pouvais pas en dire autant d'une bonne partie des contrebandiers dont les cadavres commençaient à remonter à la surface.
Rangeant l'arme dans une poche dissimulée, je vérifiait le pistolet que j'avais emprunté plus tôt découvrant avec bonheur que la chambre était pleine.

Il ne me restait qu'à trouver des vêtements secs avant de mourir de froid.
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Nätchakar la Gâchette
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Dim 13 Aoû - 23:32
Irys : 219963
Profession : Bandit
Daënar -1
Il faisait toujours froid. Même dans cette maudite forêt de sapins, le gel trouvait le moyen de s'incruster entre les épines pour venir lécher les plaies du criminel. Nätchakar lâcha un juron alors qu'il levait les yeux au ciel pour repérer la fumée du crash, prenant quelques flocons dans les yeux au passage. Il arrivait bientôt. Pour autant, le bandit accéléra le pas: les fortes volutes qui s'échappaient allaient immanquablement attirer tout ce que la région comptait de curieux, brutes et autres pilleurs d'épaves, comme lui. Certes, il était armé, dangereux et sa réputation le précédait, mais on ne savait jamais;

On ne survivait pas à un coup de revolver dans le dos, que l'on soit anonyme ou héros national.

En tout cas, il déboucha sur les rives de ce qui semblait être un lac. L'endroit lui disait quelque chose, les locaux en parlaient quelquefois. Pas moyen de se souvenir de son nom, cela dit. Le spectacle autour était désastreux: le vaisseau semblait avoir éclaté au sol. Une moitié était sur la glace, l'autre n'apparaissait nulle part et partout autour des débris et des morceaux de corps découpés. Saloperie.
Bon, vu la quantité de glace brisée, il n'était pas difficile de deviner où était passé le reste. Quelques débris de bois remontaient à la surface et certains membres d'équipages les accompagnaient. Dommage, il aurait mieux valu qu'aucun ne survive, ça aurait évité des complications.

Observant la rive, Nätchakar constata qu'il n'y avait personne de vivant, ou en un seul morceau, hors du lac. Pas étonnant, après une chute pareille on se retrouvait plus volontiers en puzzle qu'en entier et c'était sans compter les débris de métal et de bois qui volaient à toute vitesse, tranchant tout sur leur passage. Il avait déjà vécu une situation similaire, une fois. La chaudière d'une épave qu'il visitait avait explosé de façon tardive, manquant de le couper en deux aussi sec. Il n'avait dû sa survie qu'à sa chance d'être sorti de la salle une seconde plus tôt.
Prudent, il dégaina son six-coups et se dirigea vers le lac. Il était couvert d'une couche de glace d'une épaisseur certaine qui permettait de tenir le poids de la carasse restante. Il faudrait faire vite, on ne savait pas combien de temps le gel tiendrait.

Des bruits de pas retentirent derrière le bandit. Il se retourna vivement et manqua de tirer un coup de feu. Il vit une ombre. Pas de doute, c'était un collègue qui venait faire son marché sur les cadavres organiques et mécaniques.
Le prenant de court, La Gâchette marcha d'un bon pas sur le givre verglacé. Cherchant des yeux quelque chose à détrousser. Sortant des décombres, un homme, le visage partiellement brûlé, comme les habits. Ses jambes semblaient brisées et il avançait à la force de ses bras. Il tenta d'articuler, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Il tendit une main suppliante vers le bandit. Nätchakar lui trancha la gorge d'un coup de sa dague et dépouilla son corps de ses richesses matérielles.

Ce n'était pas de la cruauté, pas cette fois. Ce pauvre hère n'aurait pas été loin, il aurait juste souffert davantage avant de rendre l'âme. L'acte de tuer n'avait pas été de la cruauté, mais de la pitié. Un geste qu'aucun des bourgeois de tout Daënastre ne saurait comprendre.
Toutefois, un autre gredin sortit des flots, s'accrochant désespérant à la glace pour se sortir de là. Le bandit lui décocha un coup de talon dans le front et le regarda couler en riant à gorge déployée. Enfin une bonne occasion de rigoler depuis un moment! Comme quoi, les sages disaient vrai: il fallait profiter de chaque instant.

Rentrer dans l'épave serait sans doute trop dangereux. Si des membres d'équipages avaient survécus ils risquaient de s'en prendre à lui dans cet endroit exigüe et on ne savait pas ce qui pouvait exploser. Il ramassa encore quelques irys sur les corps écrasé d'infortunés marins du ciel. Quelques uns, cela-dit, commençaient à se réveiller. La Gâchette, fidèle à sa réputation, tint son revolver et un pistolet à percussion prêts à l'utilisation. Si l'un d'eux s'avéraient agressifs...

Il avait décidément trop bon cœur. Il se ramollissait avec l'âge. Fût un temps, il les aurait tous abattus dans le dos...


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Hex Hekmatyar
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Lun 14 Aoû - 0:43
Irys : 677744
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Je restais allongé sur la glace pendant un petit moment camouflé derrière un petit tas de débris. J'entendais distinctement le crépitement des flammes. Le crépitement des flammes mais aussi celui de bandits qui venaient déjà piller l'épave.
Ça ne m'étonnais qu'à moitié... les rapaces n'étaient jamais loin.
Fort heureusement pour moi j'étais suffisamment bien placé pour qu'ils ne me voient pas tout de suite. Je rampais dans l'épave remerciant pendant un court moment le brasier qui me réchauffait. J'étais entouré par les cadavres, et le sang commençait déjà sa répandre dans la neige. J'étais déjà trempé, alors un peu de sang n'allait pas forcément m’incommoder plus que ça.
Des rires vinrent de l’extérieur... Ces bâtards achevaient les survivant il n'y avait donc rien à sauver...

J'attendis un petit moment, profitant du temps pour récupérer des vêtements secs sur les cadavres encore entiers. La chasse n'était pas fameuse, à peine si je réussis à trouver une tenue complète. Mais au final je réussis à récupérer ce qu'il me fallait serrant contre moi le six-coup que j'avais dérobé au capitaine.
Je glissais le reste de mes affaire trempées dans un sac à dos, me cachant dans les débris en attendant une proie.
Cette proie mis son temps à venir, délaissant la prudence de son camarade, il s'enfonça parmi les débris se faufilant dans l'épave dans le but de récupérer d'avantage de richesses que son collègues.
Sans doute espérait t-il trouver un quelconque coffre ayant échappé au crash. Manque de chance il ne trouva que la lame d'un poignard qui s'enfonça dans son ventre plusieurs fois d'affilé.
Oh il ne mourrait pas avec ça, non j'avais besoin de faire sortir toute la frustration qui s'était accumulée, l'homme hurla pendant de longues minutes alors que ma lame passait sur ses nerfs avec une expertise qui trahissait l'habitude.
Il finit par mourir à bout de souffle, me laissant tout le loisir de le fouiller pour en tirer une deuxième arme à feu et de quoi m'aventurer dehors.
Mais au delà de ces petits détails j'avais surtout gagné un superbe bouclier-humain.

-Allez fils de pute tu vas servir au moins une fois dans ta pathétique existence.

Je sortis à l'opposée de là ou se trouvait le deuxième pillard gardant le cadavre entre lui et moi. Pas question de se prendre une balle maintenant !
Je gardais le revolver pointé vers lui gardant le deuxième pistolet caché dans un holster de hanche juste au cas où.
Je me mis alors à marcher vers le bord du lac traînant mon bouclier le plus loin possible en espérant que le pillard continue son affaire. En temps normal j'aurai essayé de le tuer mais privé de mon équipement et un peu engourdi par le froid, ça aurait été trop risqué.

Et puis mieux valait éviter de plomber mon bouclier, je n'étais dans la théorie pas très loin de la ville la plus proche, mais en cas de coup dur mieux valait avoir de quoi manger... au cas où
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Gwen Feien
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Lun 14 Aoû - 19:41
Irys : 825901
Profession : Voleuse
Daënar 0
Je ne devrais pas rester là, j’ai eu ce que je voulais. Mais d’abord la curiosité m’y pousse : les habitants parle toujours à mi-mots de ce lac alors forcément j’ai envie de voir s’il se passe quelque chose à la suite du crash. Mais rien, à part faire sortir des charognards, rien de plus banal. Je tourne en rond me rapprochant de plus en plus. Ils n’ont pas l’air de s’ennuyer en bas. Je vois des petits points se rencontrer puis l’un deux se figer, devenir immobile. Bientôt il ne reste presque plus de point mouvant. Je pourrais donc atterrir, voir s’il y a quelque chose de plus à retirer de cette carcasse ? Mon passage ne se remarquerait même pas parmi tout ce beau monde.

La vrai descente s’entame. Je ne vais évidemment pas me poser à côté de l’aéronef où sur le lac. Ni frôler la carcasse. Cependant, je suis obligée de faire une boucle au-dessus pour ensuite me diriger vers la Terre ferme. Je prête particulièrement attention aux ailes du deltaplane, pas question de me cracher. Je ne refais pas la bêtise de regarder mes pieds mais bien l’horizon pour pourvoir estimer quand faire le cabré final et ne pas compter uniquement sur le vent sur ma figure. C’est plus facile ainsi pour moi. Et j’arrive sur mes deux pieds ! Bien mieux que mes premiers essaies au deltaplane où je me suis fait des vrais frayeurs. Je me déséquipe et regarde où je suis par rapport aux abords du lac. Une bonne quinzaine de mètre j’estime. La forêt se tient devant moi. Je vois bien deux -ou trois ?- types immobiles aux abords de la carcasse de l’engin, mais ils sont debout donc sûrement vivants.

De toute façon maintenant que je suis là, je dois ranger mon matériel. Il sera toujours temps de s’enfoncer dans le bois s’ils s’avéraient hostiles envers moi. Aucune chance que je laisse mon deltaplane s’abîmer ou à la merci des charognards. Il m’a coûté assez cher comme ça ! Et puis, je l’aime bien…



Gwen parle en #0033ff

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Nätchakar la Gâchette
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Mar 15 Aoû - 14:09
Irys : 219963
Profession : Bandit
Daënar -1
Ces gars n'avaient décidément plus rien de valeur. Tout était parti dans le crash et le peu d'objets qui avaient atteint la terre ferme étaient en mille morceaux. Eventuellement, en revendant à un ferrailleur... Nätchakar soupira.
Son concurrent, passé derrière lui quelques minutes plus tôt, avait peut-être eu plus de chance... Evidemment, l'idée de l'abattre à la sortie était tentante, mais même dans le crime on possédait un certain honneur. Prendre le butin d'un collègue, non, ça ne se faisait pas... Et c'était surtout le meilleur moyen de se mettre à dos le reste de ce que la contrée possédait en dangers publics.

Il ne restait plus rien. Les irys récoltés suffiraient à s'offrir un repos dans un endroit décent et peut-être une fille accompagnée d'un bon repas, ou l'inverse, il ne savait jamais... Sa rêverie fût interrompue par les longues plaintes qui s'échappaient de la carcasse. Saisissant son arme, Nätchakar se positionna pour faire feu sur l'entrée. Il n'y eut pas d'appels à l'aide, les cris s'arrêtèrent net. Une seule explication possible: un mort. Etait-ce son collègue ou un membre d'équipage survivant? Non, personne n'avait pu décemment survivre à ça et il doutait que le pillard qu'il avait vu rentrer soit un fou.

Sa cervelle s'agita durant quelques secondes pour tenter de déterminer ce qui avait bien pu se passer, mais aucune théorie plausible ne lui vint. Tout ce qu'il savait c'est que quelqu'un était mort, sans doute pas de façon accidentelle, sinon il aurait entendu des appels à l'aide. Il y avait sans doute quelqu'un d'encore bien vivant dans ce tas de débris...
La Gâchette fût tenté de retourner sur le rivage. D'ici moins d'une demi-heure l'endroit serait infesté par une douzaine de cloportes pire que lui et les risques que ça dégénère n'étaient pas nuls, loin de là. Pour se détendre, le bandit s'alluma un cigarillo avec difficulté, arme toujours au poing.

Une ombre passa près de lui et il constata qu'un engin étrange partait se posait un peu plus loin près de la forêt. Qu'est-ce que c'était que ce truc? C'était à cent mètre mais on distinguait une forme humaine qui le tenait. Le sang de Nät ne fit qu'un tour: si quelqu'un avait pu s'échapper, il y aurait moyen de récupérer quelque chose de valeur!
Préférant cette fois la longue distance à la courte, il rengaina son revolver et tira son fusil calibre .12 de son dos. Avec une arme pareil, un tir suffirait pour clouer le bec de n'importe qui...

Surveillant les environs tout en se dirigeant vers le deltaplana, Gâchette eut la très désagréable surprise de voir sur l'autre rive un gars transportant un lourd paquet, un corps. Alors c'était lui la cause des cris? La longue traînée de sang qui le suivait semblait l'indiquer... Ici, Nät était à découvert, il fallait qu'il se mette en sécurité.
Prenant son souffle, il se mit alors à courir comme un dératé vers le deltaplane: s'il parvenait à éliminer l'occupant suffisamment vite et à prendre parti des arbres, il pourrait encore gagner la partie...


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