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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Als'kholyn :: Khashin
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 Khashin

Bolgokh
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Mar 10 Mai - 1:13
Irys : 170027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Khashin

Signifiant "L'étrange" en ancien langage, Khashin fait partie de ces terres que l'on ne saurait appréhender sans un brin de méfiance, mais également un soupçon de curiosité. Ce territoire perdu au sommet du monde inquiète et fascine de par les nombreuses histoires que l'on raconte à son sujet ! Tantôt renommé comme "Le refuge des Architectes" par les clans My'träns, parfois appelé "Le pôle aux milles promesses" par les gouverneurs Daënars, en passant par l'indécent "Piège à cons" par ceux qui en sont rentrés les mains vides, Khashin recèle pourtant bon nombre de secrets et d'énigmes que peu d'hommes peuvent se vanter d'avoir vus, et surtout, d'y avoir survécu.


Topographie

Carte de Khashin:
 

Khashin est un glacier comme l'on en connait peu, composé d'une partie du Nord d'Als'kholyn, lui-même morcelé en deux îles principales plus au Nord, qui viennent à eux trois former plusieurs détroits qui protègent en leur sein la mer de Thösol (qui signifie "l'insondable").

Bien que ces îles soient composées pour leur grande majorité de rocheuses s'élevant à quelques 4000 mètres d'altitude, il est néanmoins possible, au détour d'une énième montagne, de tomber sur des vallées. Mais gare à leur apparence, car si la planitude de ces plateaux laisse penser que vous avez enfin déniché le havre de paix au milieu de ce paysage décharné, il n'en est rien. Les nombreuses couches de neige, pour la plupart tassées jusqu'à former un parfait parterre de glace, ne laissent pas entrevoir les immenses failles qui jonchent le sol et dont la chute provoquerait inexorablement votre mort. Vous êtes inquiets ? Vous souhaitez rebrousser chemin ? Laissez-moi vous conforter dans votre décision en vous parlant des lacs de Khashin. Car si les vallées sont rares, les points d'eau le sont encore plus, et sont d'autant plus dangereux. La chute est peu probable dans ce cas de figure, mais chaque pas que vous ferez sur cette eau gelée sera peut-être le dernier, et si la mort par noyade vous effraie, les ombres colossales qui passent sous vos pieds, suivies d'un râle inquiétant que l'écho des montagnes saura vous rappeler, devraient vous convaincre de faire demi-tour. Au fond, entre tomber du haut d'une falaise, mourir noyé ou dévoré, il n'y a qu'un pas ! C'est dommage, car beaucoup aimeraient savoir quels sont ces étranges monolithes au milieu de ces étendues !

Les plus "sages" préféreront alors le confort des sommets et la beauté des pics enneigés à perte de vue, balayés par un vent glacial qui saurait enrhumer le plus croyant des Élus de Dalai. Mais par chance, de nombreuses grottes de glace parsèment les flancs des montagnes qui vous protégeront le temps qu'il faut des interminables tempêtes de neige, pourvu que vous soyez en mesure d'en déloger les prédateurs qui y ont élu domicile. Et alors que vous pensiez n'avoir trouvé qu'une simple grotte, il est possible -si vous êtes chanceux- que ce simple trou se révèle être en fait un vaste réseau de galeries qui sauront vous mener jusqu'à de précieux filons qui feraient rougir de jalousie les plus hauts investisseurs Daënars. Vous n'êtes pas friands de cailloux brillants ? Qu'à cela ne tienne ! Les antiques gravures qui ornent les murs et les vestiges d'anciens campements devraient ravir les férus d'histoire. Attention toutefois. S'il est facile de s'aventurer dans ces cavernes, prenez le temps de cartographier le tout car en sortir ne sera pas une mince affaire !

Vous en désirez toujours plus ? Soit, alors dirigeons-nous toujours plus loin au Nord, aux confins du monde là où votre adresse, qui vous aura jusqu'alors sauvé des pièges naturels de Khashin, ne saura vous défendre des essences de magilithe. Car vous arrivez là où la toile du monde n'est encore qu'une esquisse, là où les montagnes, parsemées ici et là d'arbres et de cours d'eau ne sont encore que des bribes de ce qu'elles seront ! Pour le moment, tout n'est que magilithe, avec tous ses avantages et ses inconvénients. Il est donc fortement conseillé de s'y aventurer avec les protections adéquates, au risque de se retrouver irradié par les cristaux issus du pouvoir des divins, et d'en garder de lourdes séquelles, et le funeste destin que d'être traqué par les Régisseurs à votre retour.

C'est donc ici que s'achève le voyage aux confins d'Irydaë... A moins que ?

A moins qu'il existe quelque chose au-delà du monde. C'est en tout cas ce que laisse suggérer l'étrange continent flottant au Nord-Ouest d'Als'kholyn. Si sa position est connue grâce aux nombreux cavaliers célestes qui ont essayé de cartographier la région, sa topographie reste encore pour le moment bien mystérieuse. Le parterre d'un blanc immaculé ne laisse aucun doute sur la nature divine de cet endroit, de même que les bâtiments colossaux et les immenses statues qui y siègent.


Climat

"Bid khalisalj baina" furent les premiers mots prononcés par Lenora Boleyn, lointaine descendante de feu Alexandre Ünen, lorsqu'elle posa les pieds sur Khashin. Signifiant littéralement "On se les pèle" dans le langage des dieux, l'histoire démontra que la jeune femme n'était pas seulement mégalomane, mais aussi une fine observatrice.

Car il va sans dire que les températures qui y règnent son polaire. Le climat, particulièrement sec et venteux font de cette région l'une des plus froides d'Irydaë, et justifie à lui seul qu'aucune civilisation humaine n'ait pu s'y installer durablement. C'est en tout cas une certitude si l'on s'aventure dans les Rocheuses, car si l'on ne possède pas le courage de s'aventurer jusque-là, la frontière Sud-Est offre un climat un peu plus clément en vous épargnant les effroyables tempêtes de neige. Les paysages que vous y trouverez seront d'ailleurs la principale source de nombreux mythes et légendes qui planent autour de Khashin. Alors que l'on arrive en découvrant des vallons figés, enneigés comme si le temps s'était ralenti pour se préparer aux épreuves à venir, s'aventurer plus au Nord et gravir les montagnes nous confrontent à des vents phénoménaux, comme si les dieux essayaient d'en protéger leur contenu.

Enfin, si l'on parvient à franchir ce labyrinthe venteux pour découvrir les confins du monde et les prémices des terres à venir, on y découvre un climat étrange, comme si lui aussi n'était encore qu'au stade d'ébauche. Prenant la forme d'aurores boréales, la tempête laisse la place à une douce brise, et les rares rayons de soleil qui parviennent jusqu'ici suffisent à réchauffer les cœurs. Les flocons de magilithe virevoltent langoureusement, jusqu'à se poser contre un arbre dont ils feront partie dans dieu sait combien de temps. Parfois même, il est possible de les voir se figer dans les airs quelques instants, venir faire le tour de votre auguste personne avant de continuer sa route. En revanche, si celui-ci se pose sur vous, c'est que vous n'étiez pas considéré comme terminé, désolé.


Villes, villages

Il y a bien des villages. Oui, je sais, j'ai dit plus haut qu'aucune civilisation humaine n'était parvenue à s'y établir durablement, et c'est vrai pour une grosse partie de Khashin ! Si les maigres ressources trouvables en montagne ne permettent pas d'y ouvrir une taverne, elles suffisent néanmoins à monter régulièrement des expéditions et d'établir des campements réutilisables pourvu que l'on soit capable de les retrouver. Parmi ces points de repos, trois sont bien connus des aventuriers.

« Le cap de lady Amelia », situé sur le détroit occidental, doit son nom à la tristement célèbre exploratrice Amelia Wray, qui en essayant d'atteindre la mer de Thösol par le sud a vu son galion se faire emprisonner par la glace, perdant de ce fait tout espoir de retour. Si cette histoire ne vous donne pas envie d'aller passer des vacances dans les vestiges du GENA 1 Régalia, soyez rassuré, la coque épaisse et intacte saura vous protéger efficacement des rafales de vent qui sillonnent le détroit gelé, tandis que les trois mâts vous garantiront une visibilité optimale sur des lieux à la ronde. Et comme si cela ne suffisait pas, le mobilier de luxe que s'était permis cette chère Wray a particulièrement bien résisté aux ravages du temps grâce au froid polaire qui envahit le navire lorsqu'il est inoccupé.
1 Galion d'espoir de la nouvelle Alexandria

Le second havre de paix, communément appelé "La pitié du Chotgor", fait partie de ces endroits où l'on est jamais certain d'en sortir vivant, et pour cause. Celui-ci n'est autre qu'un campement irrespectueusement installé dans les entrailles d'un Chotgor gelé, ce pauvre bougre ayant dû s'échouer sur les rives Est de la mer de Thösol il y a des millénaires de cela. L'entrée, pour le moins macabre, n'est autre que la gueule de l'animal, qui est d'ailleurs la seule partie du corps à être hors de l'eau. Pour le reste, si l'on fait abstraction de l'odeur, les colossales couches de graisse encore en parfait état offrent un confort étonnant à ses occupants, qui préféreront pour la plupart se passer de leur bon vieux sac de couchage pour se laisser aller sur la mollesse des parois de l'estomac. Le cadavre de la bête séduit non pas seulement pour son confort sauvage, mais également par l'aspect pratique de celui-ci. En effet, les deux filaments qui s'échappent du crâne s'illuminent toujours de leur inquiétant halo bleuté malgré la mort de leur propriétaire, permettant ainsi aux voyageurs de se repérer même de nuit.

Pour terminer, éloignons-nous quelques instant de toute cette bestialité pour vous présenter le refuge préféré des chasseurs de trésors, j'ai nommé l'envoutant « Cocon de feu », situé sur l'île Est du continent. Si l'entrée de cette grotte est relativement bien dissimulée sur Khashin, l'intérêt ancestral qu'ont porté les voyageurs à ces galeries a permis au fil du temps de tracer un chemin parfaitement visible et praticable malgré les intempéries qui sévissent dans les montagnes. Mais si ces réseaux souterrains ont déjà de quoi émerveiller grâce aux nombreux cristaux qui ornent les parois, le clou du spectacle n'est autre que le bout du tunnel, qui débouche sur une véritable bulle d'Opale de feu, prisonnière sous un des lacs voisins. Il est d'ailleurs à noter que ce miracle de la nature est visible de l'extérieur, irradiant le fond du lac si bien que certains adeptes My'träns le renomment communément « Le cœur de Süns ».
Les rayons de lumière qui parviennent à percer l'épaisse couche d'eau glaciale pénètrent le minerai pour créer un spectacle hors norme, dispersant la lumière aux quatre coins de ce cul-de-sac afin de lui donner une allure surnaturelle, intimiste et certains même diront... Érotique. Si la température n'a pourtant pas bougé d'un iota, ces couleurs chaudes suffisent à relativiser. Ce n'est pas pour rien que cet endroit est particulièrement apprécié des aventuriers, en témoignent les nombreuses literies qui, autrefois de vulgaires tapis de paille, ont profité du savoir-faire des uns et des autres jusqu'à égaler le confort de certaines auberges reconnues. Tables, chaises, enclume,  meules à aiguiser et autres joyeusetés sont également de la partie, même si l'éternelle question demeure : qui a été assez idiot pour s'amuser à porter une enclume jusqu'ici ?


Il n'est question ici que de refuge, ainsi il est relativement rare d'y croiser des aventuriers. Il existe bien d'irréductibles communautés nomades qui sont parvenues à s'établir en Khashin, mais les conditions de vie abominables n'ont pas rendu ces populations très accueillantes, voire même inhospitalières. Les voyageurs étant source de malheur dans leur culture, il est contre leur nature d'offrir le gîte et le couvert au risque d'en payer le prix lors des prochaines saisons. C'est pourquoi les tribus Kashans sont à éviter autant que faire se peut car pour eux, tout se mange, même l'humain...


Architecture

Si tant est que l'on puisse parler d'architecture, les tribus qui peuplent Khashin ont toujours su utiliser leur environnement à leur avantage. Le cuir des bêtes est systématiquement réutilisé pour la construction et l'isolation des yourtes, qui offrent aux résidents une protection à toute épreuve contre le froid. Chacune de ces habitations pouvant abriter une famille de cinq personnes pour les plus petites et jusqu'à vingt cinq adultes pour la yourte du chef de tribu, la toile qui sert de toit est astucieusement percée en son milieu afin de permettre l'évacuation de la fumée lorsqu'un feu de camp siège au milieu. Pour les plus pointilleux et les plus chanceux (car parvenir à rentrer dans le lieu de vie d'un Khashan n'est pas chose aisée), on peut observer que sur chacune des quatre vingt une perches formant la charpente est gravée au couteau l'histoire d'un membre de la famille, source de fierté et de souvenirs pour tous ces hommes et toutes ces femmes.



Habitants

Généralement tapis sous leurs nombreuses et épaisses couches de vêtement, la première impression que l'on a en voyant un Khashan est terriblement trompeuse. Leurs dos voutés et leurs têtes affaissées ne laissent en rien présager les colossales musculatures qui se cachent sous ces haillons. Ah, quelle étrange sensation que de voir un homme d'apparence petit et menu, se relever pour se présenter à vous comme une montagne de deux mètres de haut. Vous êtes jaloux Messieurs ? Ce n'est pas terminé, car si les pectoraux saillants de ces hommes du nord sauront vous remettre à votre place, il est bon de savoir que c'est tout autant le cas chez les femmes.
Et pour cause, la lutte faisant office de divertissement, les joutes se révèlent violentes et très souvent sanglantes. Si l'objectif initial et de faire écrouler l'adversaire de fatigue -lorsqu'il n'y a aucun enjeux-, la donne change du tout au tout lorsqu'il s'agit de récompenses. Vous pensez que le vainqueur obtient les vivres de l'autre ? Vous pensez que le vainqueur obtient le droit de réclamer la place du chef ? Que neni ! Jamais un Khashan ne prendrait le risque de mettre en péril la pérennité d'une famille de son clan. En vérité, la récompense est beaucoup plus charnelle, puisque le vainqueur obtient simplement le droit d'assouvir ses pulsions animales avec la conjointe ou le conjoint du ou de la vaincue. Car oui, les femmes participent de bon cœur à ce genre de combat, peu leur importe que leurs adversaires soient un homme, au contraire. Il est de coutume que la victorieuse arrache de ses dents un doigt à l'homme vaincu afin de prouver au clan qu'elle aussi est un pilier de leur survie.
Malgré cela, la défaite de l'homme n'est pas vue comme une source de honte par la communauté. Il n'aura simplement pour autre choix que de devoir contempler les restes de ses phalanges comme collier autour du cou de la gagnante jusqu'à la fin de ses jours.  

Nous vous avions prévenus que les Khashans n'étaient pas des rigolos, et encore qu'il ne s'agit-là que de "divertissement" au sein de leur communauté. Leur caractère brutaux et violent possède l'étrange capacité de se décupler lorsque vous portez atteinte à la sécurité ou à l'honneur de l'un des leurs. Si le meurtre est plutôt bien accepté, le vol est en revanche sévèrement puni puisqu'il entraîne irrévocablement votre mort. Mais là n'est pas le pire châtiment, puisque ce dernier vous attend si vous brûlez malencontreusement -ou pas- la yourte d'une famille. Réduire en cendre l'héritage d'un Khashan vous expose au savoir-faire du chef en terme de torture sans que jamais mort s'en suive. Pourquoi est-ce si grave me direz-vous ? Car les traditions Khashan obligent l'expulsion de la famille qui voit son foyer retourner au néant, la condamnant ainsi à l'exil et très souvent, la mort.  

Commerce

Le troc est la seule et unique monnaie des clans Khashans, qui se montrent particulièrement méfiants envers les autres clans compte-tenu que chacun d'eux souhaite la même chose : des vivres et de quoi se protéger du froid. Et étonnamment, l'échange avec les gens de l'extérieur est beaucoup plus prisé des nomades. Comme ces habitants parlent une langue propre à leur culture, et donc incompréhensible du commun des mortels, il vous sera au préalable conseillé d'apprendre un certain nombre de signes simples, afin de permettre un échange basique mais courtois entre les deux interlocuteurs, et le premier signe qu'il vous sera nécessaire de connaître est celui du poing fermé, tranche de la main posée contre le cœur. Si la signification exacte de ce geste est encore inconnue, il semble être régulièrement utilisé par les aventuriers venus échanger leurs vivres contre des choses lourdes et inutiles aux yeux des nomades : les pierres précieuses. Car si les humains en détresse venus demander l'hospitalité sont vus comme une source de nourriture alléchante aux yeux des Khashans, le troc de nourriture contre le minerai est extrêmement bien vu de la population, qui se donnera corps et âme pour mériter ces vivres en vous offrant plus de pierres que vous ne pourrez en transporter. Bon, vous n'aurez toujours ni le gîte, ni le couvert en plus de ne plus avoir de nourriture (car non content d'être violents, les Khashans sont également voleurs), mais au moins vous aurez un bon pactole, si tant est que vous parveniez à rentrer.
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