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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Ünellia
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 Parlons donc affaires.[Terminé]

Ludwig Strauss
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Mer 2 Aoû - 22:50
Irys : 358095
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
La voiture à vapeur se fraya lentement un chemin à travers les silencieuses ruelles nocturnes, les phares perçant le voile obscur de la nuit pour éclairer le monde qu’était Alexandria de nuit. Si la capitale était réputée être très animée au point que certains la surnommaient « la ville qui ne dort jamais », il est clair que certains secteurs échappaient à la fiévreuse animation de la cité. Ainsi seuls quelques passants et le regard des chats de gouttières accueillaient le passage du véhicule qui laissait un fin filet de vapeur derrière lui.

La capitale était très belle, comme on le disait. Cependant derrière les jardins luxuriants, les monuments grandioses et l’architecture de génie se trouvait les entrailles obscures et malfamées que toute ville de grande ampleur cachait. Un brouillard chimique produit par les nombreuses usines et formant une ambiance sordide digne des romans d’épouvante, des trottoirs où des liquides peu ragoûtants formaient des flaques aux couleurs incertaines et une vermine qui sortait soudainement d’un tas d’ordures éventrées. Et pourtant la voiture poursuivait son chemin à travers ces quartiers moins recommandables.

Il semblerait que la personne en déplacement désirait passer par des chemins discrets, mais pourquoi ? Mystère.

Le véhicule, après une longue traversée à travers un labyrinthe de quartiers et ruelles sinueuses, finit par s’arrêter devant ce qui semblait être des quais. La brume, l’odeur marine salée et les nombreuses grues et petits navires ne trompaient pas. Des mouettes constituaient les seuls visiteurs de cet endroit désert, profitant paisiblement des restes d’arrêtes de poissons abandonnés par les pêcheurs plus-tôt.

Le conducteur sortit en premier du véhicule, vêtu d’un lourd manteau et d’une fédora sur sa tête. Le grand gaillard était larges d’épaules et avait un regard perçant. Il scruta les alentours avec le regard d’un loup guettant dans la brume son territoire, puis vint ouvrir la portière de la voiture.

Et un homme sortit. Lentement, avec une prestance naturelle. Un haut-de-forme couvrait sa chevelure finement taillée qui lui arrivait jusqu’aux épaules. Un sur-mesure de belle qualité était recouvert d’un chic manteau noir, aussi noir que ses gants couleur de jais. Ajustant d’un coup de main son accoutrement, l’individu s’empara de sa canne sculptée par une main de maître avant de s’éloigner de quelques pas de sa voiture. Son pas semblait être calculé, comme dans une pièce de théâtre, tout en restant parfaitement ordinaire. L’homme avait une manière souple et élégante dans ses déplacements sans pour autant avoir l’air de le faire exprès. Tout était naturel et pourtant si noble et coordonné. Un intrigant personnage.


Ludwig attendait patiemment la venue de son invitée, Laura, à qui il avait envoyé une lettre écrite dans le style le plus courtois possible ainsi qu’une petite fleur envoyée avec comme gage de sympathie. L’homme pouvait se montrer très romanesque, même quand il était question de parler d’affaires. Et des affaires, il en avait conclut avec la jeune demoiselle. Des accords assez fructueux et intéressants, mais surtout des choses qui seraient très mal vus par la Loi. Voilà pourquoi la discrétion restait essentielle dans leur relation.

Cependant aujourd’hui était une toute autre affaire. Si jusqu’à présent il avait communiqué avec miss Grayson par le biais de lettres et hommes de confiance, elle avait assez traité avec lui pour qu’elle gagne le privilège de rencontrer en personne le fameux homme d’affaires, qui se faisait aussi connaître dans le monde criminel sous le surnom pompeux de Baron. Et il avait tout organisé pour que la rencontre en tête-à-tête soit des plus agréables, quand-bien même le lieu de rencontre n’était pas des plus engageants.

L’homme glissa sa main dans la poche de son manteau afin d’inspecter sa montre de poche d’un geste fluide. Il était en avance de quelques minutes. Refermant sa montre, il caressa d’un air distrait la pointe de sa moustache, attendant patiemment l’arrivée de son invitée.



Chibi Ludwig
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Dernière édition par Ludwig Strauss le Ven 6 Oct - 22:33, édité 1 fois
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Laura L. Greyson
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Ven 18 Aoû - 16:30
Irys : 287549
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria
ϑϑϑϑ Difficile de savoir ce qui avait le plus appaté Laura ce soir. Les relations avec le Baron ne dataient pas exactement d'hier et si elle n'aimait d'ordinaire pas les commérages, Laura avait toujours été, en réalité, intriguée par cet homme dont le visage public et celui qu'elle connaissait de par ses manigances étaient si différents. Il y avait eu la lettre aussi. Presque courtisane qui lui était parvenue directement chez elle, et non sur son lieu de travail. Accompagnée d'une fleur simple mais délicate. L'ingénieure savait qu'il y avait un langage caché dans chaque variété de ces choses à pétales mais n'avait jamais cherché à l'apprendre. Et avait refusé de le vérifier en cette occasion. Pour ne pas gacher l'instant simplement.

ϑϑϑϑ Pour la première fois, elle n'avait pas hésité à rencontrer ce milieu qu'elle ne touchait qu'à travers les Yris qu'on lui versait. La curiosité. Encore. Elle se le permettait surement beaucoup trop en ce moment. Mais l'ennui s'était installé au hangar c'était indéniable. Et du coup... un peu de danger, de goût d'interdit était trop tentant pour laisser passer l'occasion. L'ingénieure avait tout minuteusement préparer dès lors. Elle avait passé le début de la soirée dans un établissement du quartier animée. S'amusant dans la liesse générale, ingurgitant une quantité d'alcool tout à fait honorable pour amuser la galerie. Tout le monde l'avait vu sortir, et personne ne remarqua sa disparition discrète par la petite porte proche du bar.

ϑϑϑϑ De là, tout était déjà organisé. La voiture qui allait l'attendre dans une ruelle. Les transporteurs qui n'étaient pas les mêmes à l'aller qu'au retour et qui n'avaient pas eu connaissance de son nom. Une escapade dans les ruelles de la ville durant laquelle la scientifique s'était entouré d'un long manteau noir pour dissimuler sa robe de soirée et avait refait son maquillage. Un geste idiot. La plupart du temps, mais le Baron s'était montré tellement avenant qu'elle se devait d'avoir la même distinction.

ϑϑϑϑ Elle arriva à peine deux minutes  avant l'heure indiquée. Mais c'était amplement suffisant pour descendre de voiture et marché les quelques deux cents mêtres qui la séparaient réellement du lieu de rendez-vous. Etrangement, elle se sentait totalement sereine. Cette partie de la grande capitale était totalement déserte à cette heure. Seul les cris de deux chats errants résonnaient autour d'elle. Un léger sourire flottait sur ses lèvres, mélange d'excitation et d'impatience. Peut être aussi aidé par les verres qu'elle avait bu avant de venir, seul son haleine légèrement sucrée aurait pu vendre la mèche, Laura n'aurait certainement pas l'air ne serait-ce que pompette avec si peu d'alcool. Elle distingua enfin la silhouette de son rendez vous dans le noir. Ne ralentissant pas le pas, elle se rapprocha de la voiture jusqu'à n'être plus qu'à un mêtre de lui. Pas de signe de main, un simple hochement de tête et un sourire calme étaient plus à propos.
    ϑϑϑϑ Ravie de vous rencontrer enfin Monsieur. J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre...

ϑϑϑϑ Intuile de se présenter n'est-ce pas ? Il n'y avait qu'eux à plusieurs centaines de mêtres à la ronde. Ca aurait été une erreur de toute façon. Elle ne bougea pas plus. Il avait surement prévu quelque chose d'autre, mais elle n'allait pas brusqué les choses. Elle se contenta seulement de continuait une conversation polie et ambigüe comme souvent dans ce genre de cas.
    ϑϑϑϑJ'espère que votre visite dans notre belle capitale tient ses promesses. Au moins, au niveau de vos affaires ? J'essayerais surement de ne pas vous décevoir ce soir...



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Ludwig Strauss
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Sam 26 Aoû - 20:12
Irys : 358095
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Au contraire, vous êtes arrivée pile à l’heure, très cher. »

Son visage était un masque de cordialité et de sympathie ; sourire élégant, yeux bienveillants et mine paisible. Son accoutrement très soigné et chic ajoutaient d’autant à cet aspect amical et serein. L’homme d’affaires aurait volontiers saisit la main de Laura pour un salut des plus courtois, mais cette dernière avait un petit air excité. Ce n’était pas très perceptible, mais Ludwig avait été autrefois un docteur qui s’était intéressé à la psychologie humaine de très près. Certains signes et détails ne lui échappaient, malgré les années. Il avait quelques théories quant à l’impatience joyeuse de la jeune ingénieure mais préféra garder ses pensées dans un des coffres de l’antichambre de son esprit.

Retirant son chapeau, il pencha légèrement la tête comme salut. Ludwig était quelqu’un qui attachait une grande importance aux manières et aux règles de courtoisie. Il était donc naturel qu’il lui adresse ses « respects » même si la belle brune en face de lui était sa complice de crimes qui auraient scandalisé le gouvernement.

« Les affaires se déroulent à merveille. Quant à vous, Miss Greyson, je n’ai aucun doute que vous ne me décevrez point. Car après tout, c’est à un diner que je vous invite et non à une épreuve ! Mais permettez-moi de vous offrir d’abord un gage d’amitié. »

Glissant sa main sous les plans de son manteau, il en retira ensuite un objet métallique. Entre deux doigts, il lui montrait ce qui était, à première vue, un anneau ordinaire à la couleur argentée. Sans s’exprimer, il retira un de ses gants et le porta à son doigt, puis frotta avec insistance contre la partie de l’anneau qui faisait face à sa paume. Aussitôt une fine lame en dent de scie en glissa dans un silence absolu.

« Une petite invention de mon crû qui, j’espère, vous plaira. C’est un joli anneau qui a la particularité de vous être très utile si jamais la nécessité de vous libérer de certains liens encombrants venait à arriver. La lame a été conçue pour être apte à couper facilement les cordes les plus solides. En espérant que vous n’aurez jamais l’occasion de l’utiliser. »

Il retira l’anneau et le tendit à Laura, la laissant à sa guise le porter ou tout simplement le mettre dans sa poche. Elle remarquera que la surface extérieure était recouverte de fines arabesques représentant des fleurs entrelacées. Un joli travail d’orfèvre.

Souriant joyeusement devant la jeune femme, il ouvrit la portière de son véhicule. Un signe élégant de la main vers l’intérieur, il souffla de sa voix mielleuse :

« Je vous en prie, installez-vous. Ne retardons pas d’avantage notre petit tête-à-tête. »



Chibi Ludwig
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Laura L. Greyson
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Mar 29 Aoû - 16:41
Irys : 287549
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria
ϑϑϑϑ Pas en retard, c'était une bonne chose. Mais Laura le savait. Elle le fixa discrètement sans changer d'attitude. Elégant, distingué, calme. Il était évident qu'il savait plus qu'elle ce qu'il faisait, ce qui la rassurait en réalité. Elle n'était pas dépaysée. Elle avait, après tout, était élevée dans ce monde de bourgeoisie courtoise, de politiques respectueuses. Le monde des affaires douteuse, elle ne le connaissait pas totalement, mais elle allait s'appuyer sur ce qu'elle servait pour le suivre alors qu'il lui montrerait les ficelles. Il ne serait pas ennuyé, elle apprenait vite et ne demanderait pas d'explication plus que nécessaire.

    ϑϑϑϑ Les affaires se déroulent à merveille. Quant à vous, Miss Greyson, je n’ai aucun doute que vous ne me décevrez point. Car après tout, c’est à un diner que je vous invite et non à une épreuve ! Mais permettez-moi de vous offrir d’abord un gage d’amitié.

ϑϑϑϑ Elle le laissa sortir un anneau de sa poche. Un diner seulement ? Il avait beau être distingué, elle était tout de même capable de lire entre les lignes. Un dîner pour se mettre d'accord sur le futur était bien plus agréable qu'un dîner de recrutement, mais il n'en resterait pas moins que l'impression qu'elle laisserait serait décisif. C'est également pour cela qu'elle se concentra sur ce cadeau inattendu. Charmeur de serpent en plus ?

    ϑϑϑϑ Une petite invention de mon crû qui, j’espère, vous plaira. C’est un joli anneau qui a la particularité de vous être très utile si jamais la nécessité de vous libérer de certains liens encombrants venait à arriver. La lame a été conçue pour être apte à couper facilement les cordes les plus solides. En espérant que vous n’aurez jamais l’occasion de l’utiliser.
    ϑϑϑϑ Bien que j'évite de me retrouver dans les liens de quiconque, je dois vraiment admettre que vous savez allier l'utile à l'agréable. Je n'oserais plus m'en séparer.

ϑϑϑϑ Elle sourit tout en prenant l'objet qu'elle mit à son majeur droit. C'était là que ce serait le plus utile, et elle devait s'habituer à porter une bague. Elle ne pourrait pas la porter lors de ses expériences. Trop dangereux. Le métal pourrait s'imprégner de magie ou le courant pourrait passer vers elle. Sans compter la lame qui aurait pu abîmer une pièce sur laquelle, elle aurait été en train de traviller, mais elle était déjà presque sûre que ce serait els seuls moments où ce présent quitterait son doigt. Elle le regarda pivota dans sa cape pour ouvrir la portière.

    ϑϑϑϑ Je vous en prie, installez-vous. Ne retardons pas d’avantage notre petit tête-à-tête.
    ϑϑϑϑ Merci beaucoup.

ϑϑϑϑ Elle se laissa glisser dans la voiture avec une certaine grâce avant de se débarrasser de sa cape pour laisser apparaître la robe de soirée. Après tout, personne n'allait l'agresser à l'intérieur de la voiture de cet homme, et elle commençait à avoir chaud. Il y avait même deux verres de vin d'Hinaüs à disposition qu'elle n'hésita pas à prendre pour partager avec son vis à vis. Elle prit le temps de trinquer avant de tremper ses lèvres dans le liquide et de le laisser couler le long de sa gorge. Etonnament cela fit disparaitre l'hésitation de son regard. Tout allait... beaucoup mieux avec un verre à la main pour Laura, finalement.

    ϑϑϑϑ J'avoue que je suis impressionnée, je ne me rappelle pas avoir fait nos... genres d'affaires avec un partenaire aussi... raffiné depuis que j'ai commencé. Mais je suis certaine que vous le savez. Alors ne perdons pas notre temps à tous les deux. Je serais ravie d'entendre ce que nous avons à discuter. Et je vous assure que je suis capable d'apprécier le dîner tout à la fois.

ϑϑϑϑ Ce n'était pas difficile de voir qu'il y avait d'autres choses dont il voulait parler. Et honnêtement, les civilités trop longues l'ennuyait parfois. Elle voulait juste savoir dans quelle pomme empoisonnée, elle était en train de croquer pour être sûre de pouvoir en apprécier le goût.



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Ludwig Strauss
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Mar 29 Aoû - 18:43
Irys : 358095
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Le vin était disposé à l’intention de Laura et non pour son propre usage, et ce pour une simple raison : Le Baron du crime ne buvait pas d’alcool. Aussi surprenant que cela puisse paraître, cet homme fortuné méprisait les liqueurs, voyant en elles un liquide néfaste pour la santé et l’esprit. Il se remémorait si aisément les nombreux accidents au sein de la caserne militaire entre quelques groupes de soldats ivres. De plus en tant qu’ancien docteur, il avait eu l’occasion de vérifier l’état des corps de certaines personnes amatrices des bonnes bières locales ou des boissons plus raffinées. Autant de facteurs qui le poussèrent à réprouver la consommation d’alcool. Il préférait garder une santé et une forme impeccables à défaut de pouvoir s’entraîner en vue de son emplois du temps si chargé.

S’il trinqua gracieusement avec la charmante ingénieure, il ne porta nullement le verre à ses lèvres, se contentant de le déposer à ses côtés puis de croiser ses doigts gantés d’un air pensif. Déjà son esprit calculait, complotait, se remémorait ses plans, ses projets et ses ambitions comme autant de pièces métalliques d’une seule machine, travaillant dans un ordre mécanique parfait. Être présent physiquement tandis que votre esprit se portait vers d’autres avenirs, voir els possibilités et tenter de calculer les probabilités pour déjouer l’emprise impitoyable du destin, réel maître du jeu.

Lui adressant un charmant sourire quand elle le qualifia de raffiné, il hocha lentement la tête comme remerciement avant de répondre afin de satisfaire la curiosité de cette demoiselle débordante d’énergie :

« Miss Greyson, nous allons parler d’une étape nouvelle de notre collaboration. Une nouvelle page au sein de nos relations qui, jusqu’à présent, étaient fructueuses. J’ai eu la grande satisfaction de voir en vous, depuis nos premières affaires, une collaboratrice très sérieuse et efficace tout en agissant dans la discrétion que je chéris tant. Aussi ce soir nous allons parler de sujets beaucoup plus alléchants pour nous. Finit les petites manigances, passons aux choses sérieuses. »

La voiture se déplaçait à un rythme correct entre les ruelles obscures, quittant les quartiers silencieux et brumeux pour se diriger vers des rues beaucoup plus animées en cette soirée. Les lampadaires étaient plus nombreux, les gens sortaient plus souvent et certaines boutiques et bars étaient encore ouverts à cette heure. Le cœur palpitant du continent technologique ne dormait jamais.

« Vous savez bien que je possède une des plus grandes compagnies industrielles de l’armement de Daënastre. Mais être un des plus grands ne signifie en rien être puissant financièrement, oh non. Pour cela il faut avoir le dessus sur vos concurrents, devenir la puissance monopolistique de la nation. Et qui dit monopole dit puissance dans bien des domaines. Cependant pour accéder au sommet du piédestal et charmer les militaires, il faut des armes toujours plus belles, efficaces, innovantes et surtout mortelles. La quantité ne fait pas tout, il faut aussi de la qualité, la meilleure qui soit. Hors il n’existe qu’une chose qui peut faire saliver les généraux et politiciens. »

Son regard d’acier croisa les prunelles de sa partenaire. Elle put y voir, un bref instant, un éclat presque surnaturel, une flamme glacée. La lueur de l’ambition et le scintillement d’une intelligence impitoyable. Quelque chose dans son regard laissaient croire, pour les plus attentifs, qu’il était quelqu’un qui ne reculait devant rien pour servir ses intérêts, aussi extravagants soient-ils.

Elle a due sans doute deviner de quoi il parlait, mais il tenait à accentuer ce petit effet théâtral dans leur conversation. Les échanges de mots entre personnes civilisées et intelligentes était un plaisir bien rare en ces temps-ci, ce n’était pas souvent qu’il pouvait papoter un peu avec un esprit fluide et rusé.

« La pierre aux mille pouvoirs, la nouvelle fondation de notre progrès. La magilithe. Si nous parvenons à développer l’armement magithèque, alors le succès sera immédiat, le gouvernement viendra nous faire des faveurs pour obtenir nos précieuses technologies. Le marché nous appartiendra. C’est là que vous, ma chère amie, allez prouver que votre aide sera capitale pour mon plan. »



Chibi Ludwig
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Laura L. Greyson
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Dim 3 Sep - 7:03
Irys : 287549
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria
ϑϑϑϑ S'il était bien une chose que Laura n'aurait pas pu comprendre c'était l'aversion de son vis à vis pour l'alcool. Oh, bien sur elle ne le retiendrait pas contre lui. A ce sujet, la jeune femme avait toujours trouvé que chacun faisait comme il le souhaitait. Surtout quand cela voulait dire qu'il y en avait plus pour elle ! Mais de là à le délaisser totalement, la sensation de flottement, d'invincibilité que lui procuré les breuvages fermentés était ancrée en elle depuis bien trop longtemps maintenant. Une vérité sur Laura était que, même quand elle avait bu comme un puit sans fond, son éducation et sa force de caractère naturelle lui permettait d'avoir une tenue tout à fait acceptable en public.  Buste toujours droit, mouvement de tête plus fluide, geste plus ample et plus voluptueux que quand elle était sobre. Il n'y avait que les petits coins tranquilles des différents bars qu'elle fréquentait et les domestiques de sa maison qui pouvait témoigner des ravages que l'alcool finissait malgré tout par faire à son estomac.

ϑϑϑϑ Enfin, de toute façon cela n'arriverait pas ce soir. Pas devant un homme si important, et, qui plus est, allait lui faire une proposition tout à fait alléchante. Laura n'avait jamais eu pour autre ambition que de travailler sur les aéronefs, car c'était le moyen pour elle de perpetrer le pouvoir des Greyson, ombre rempante de la république depuis des générations. Mais il était toujours alléchant d'élargir son chant de compétence, surtout avec un maître qui semblait si doué pour dédoubler son image. C'est pourquoi l'attention de Laura avait même délaissé le vin raffiné qui lui était offert pour se concentrer sur chaque mot qui sortait des lèvres du Baron.

    ϑϑϑϑ Miss Greyson, nous allons parler d’une étape nouvelle de notre collaboration. Une nouvelle page au sein de nos relations qui, jusqu’à présent, étaient fructueuses. J’ai eu la grande satisfaction de voir en vous, depuis nos premières affaires, une collaboratrice très sérieuse et efficace tout en agissant dans la discrétion que je chéris tant. Aussi ce soir nous allons parler de sujets beaucoup plus alléchants pour nous. Finit les petites manigances, passons aux choses sérieuses.

ϑϑϑϑ Même pour se donner contenance, elle ne toucha pas à son verre. SSa bouche rouge avait laissé une légère trace sur le rebord transparent, tranchant avec la robe plus profonde de sa boisson. Ses yeux étaient maintenant légèrement plissé, le cercle d'or qui entouré son iris légèrement brillant à cause de l'enthousiasme qu'elle n'avait pas su caché plus tôt. L'esprit de cet homme semblait être un mécanisme où elle aurait envie de plonger toute entière si la possibilité lui en était donné. Complexe, visionnaire, avec de petits rouages plus vilains mais qui le rendait différents de ceux des simples politiques ou des scientifiques comme elle.

    ϑϑϑϑ Vous savez bien que je possède une des plus grandes compagnies industrielles de l’armement de Daënastre. Mais être un des plus grands ne signifie en rien être puissant financièrement, oh non. Pour cela il faut avoir le dessus sur vos concurrents, devenir la puissance monopolistique de la nation. Et qui dit monopole dit puissance dans bien des domaines. Cependant pour accéder au sommet du piédestal et charmer les militaires, il faut des armes toujours plus belles, efficaces, innovantes et surtout mortelles. La quantité ne fait pas tout, il faut aussi de la qualité, la meilleure qui soit. Hors il n’existe qu’une chose qui peut faire saliver les généraux et politiciens. La pause marquée était un peu théatrale, mais elle tira tout de même un sourire ambitieux à la scientifique qui ne quittait pas l'homme des yeux, tout en se laissant aller dans le dossier de la voiture.ϑϑϑϑ La pierre aux mille pouvoirs, la nouvelle fondation de notre progrès. La magilithe. Si nous parvenons à développer l’armement magithèque, alors le succès sera immédiat, le gouvernement viendra nous faire des faveurs pour obtenir nos précieuses technologies. Le marché nous appartiendra. C’est là que vous, ma chère amie, allez prouver que votre aide sera capitale pour mon plan.
    ϑϑϑϑ Je ne pense pas que j'ai besoin de vous le prouver. Vous savez déjà que ma famille gère et dirige les mines que vous convoitez, sinon je n'aurai pas eu droit à cette rencontre. En revanche, ce que vous voulez que je vous prouve c'est que je suis prête à faire ce qu'il faudra pour faire partie de votre plan. Et je ne vous ferai pas attendre, vous offrir les ressources de mon Père n'est pas un problème. Je n'ai aucun scrupule à le faire même à prix bas, du moment que ma récompense me semble suffisante.

ϑϑϑϑ Il pouvait voir dans ses gestes qu'elle était sur d'elle. Le verre fut délaissé sur un support avec habileté, rapidement posé sans aucun tintemant. Elle s'était légèrement tourné pour observé la rue. Les lèvres entrouvertes par la réflexion muette. La question n'était pas de savoir comment les industries Strauss allaient avoir accès à une grande quantité de magilithes. Mais plutôt quand et comment. Laura savait que son père n'avait pas ralentit l'excavation malgré les relations qui se tendaient avec l'état des mages. Mais elle connaissait aussi cet homme qui ne voudrait pas délaisser ses clients habituels juste sur une demande de sa fille. Et elle n'allait certainement pas lui laisser une partie de gâteau juste pour le décider. Mais elle allait devoir faire attention à ses mouvements pour le manipuler à sa guise et arriver à leur objectif.

    ϑϑϑϑ Connaissant votre réputation, et d'expérience de notre collaboration, j'ai besoin de savoir à quel stade de développement ces armes en sont ? Si vos hommes en sont encore aux tests pour trouver quelles seront les armes qui paraitront les plus alléchantes pour l'UNE, je pourrais m'arranger pour que vous ayez tout de suite ce dont vous avez besoin. En revanche, s'il s'agit de produire tout de suite, j'ai peur que le directeur des mines Greyson ne soit plus difficiles à convaincre à distance. Il ne me fera pas de faveur, et je sais qu'il a déjà) du mal à trouver de la main d'oeuvre à cause de l'idéologie stupide de l'autre continent. Mais je ne pense pas que cela soit impossible pour autant avec votre soutient.

ϑϑϑϑ Autant ne pas se mentir, elle avait envie de réussir. Peut être simplement pour faire regretter à ses parents d'être restés là bas sans elle. De ne pas l'avoir inclue eux-mêmes dans leur machination. Il n'y avait pour Laura pas de meilleur moteur que l'ambition et la vengeance. Elle caressa de la pulpe de son pouce  la peau blanche, juste sous le pli de ses lèvres tout en réfléchissant. Le prochain chargement était important, il lui suffisait de trouver un homme peu scrupuleux pour en détourner une partie. Personne ne verrait la différence, mais elle devait être prudente et ne pas laisser de trâce pour laisser le Baron travailler en paix de son côté.

    ϑϑϑϑ J'ai également une question plus pratique. Bien que je ne doute pas de votre influence, avez-vous les entrer qui suffiront pour faire la démonstration de vos armes aux officiels nécessaires ? Après tout, ce n'est pas n'importe quel fonctionnaire qui aura le pouvoir de faire les commandes que vous attendez. Et ce serait perdre du temps, d'attendre que l'information de votre puissance ne remonte les rouages de notre gouvernement. Mais, il me semble que certais membres du service de transport ont quelques... faveurs à me renvoyer. Auquel cas... je vous serais encore plus indispensables que vous n'y songiez. ajouta la jeune femme en se retournant vers le directeur d'usine avec un sourire presque carnassier.



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Ludwig Strauss
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Mer 6 Sep - 16:43
Irys : 358095
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Nous en discuterons plus tranquillement autour de la table, ma chère. Nous sommes arrivés. »

Effectivement leur véhicule venait de s’arrêter près d’un trottoir, à deux pas du fameux restaurant tant promis. Et quel établissement ! Le Lacrimosa, un élégant repaire de bourgeois et autres personnes amatrices de raffinement et de luxe. Ici se rencontrent les grands de la ville, les personnes influentes, les paons de la société. Le restaurant était la lumière de ce quartier, un bijou resplendissant avec son tapis rouge, ses lumières éclatantes et son décor des plus raffinés.

Il allait de paire avec l’ambiance urbaine d’Ünellia, si vibrante d’énergie et de vie. Les gens étaient encore réveillés, vaguant à de nombreuses activités nocturnes. Les nombreuses boutiques étaient encore ouvertes, que ce soit la bijouterie de luxe au petit mécano du quartier reconnaissable avec sa pancarte en forme de ressort hélicoïdal pour la suspension de certains véhicules. On pouvait même voir une herboristerie exotique qui se targue de vendre des ingrédients venant d’au-delà du continent Daënar. On sentait d’ici la forte odeur d’épices, d’herbes médicinales, de pommades et de cataplasmes.

Sortant en premier, Ludwig tendit la main à sa jeune partenaire pour l’aider à sortir du véhicule à vapeur. Refermant la porte derrière elle, il fit un signe de tête à son chauffeur et homme de main qui acquiesça à son tour. Il attendra sagement dans la voiture et surveillera les lieux au-cas où quelques personnes indésirables feraient leur apparition.

Le couple traversa dans l’autoroute les séparant du restaurant, passant à côté d’un groupe de musiciens jouant avec des tambours et des bigophones dans l’optique d’amuser quelques âmes charitables prêtes à jeter une poignée d’Irys devant eux. Rapidement ils purent entrer dans le somptueux établissement après que Ludwig ait rapidement donné son laisser-passé au maître des lieux. La salle était large, couleur blanc et or, des piliers soutenaient le plafond étincelant sous la lumière de lampes éclatantes de couleurs. Un peu partout se trouvaient des statues de marbre et des vases portant des fleurs aux divins parfums. Plus loin se trouvait, sur une estrade, un groupe de musiciens en tenues de soirée jouant quelques mélodies aptes à caresser l’oreille.

Voilà leur table à eux, bien placée à l’écart du reste des convives pour garder un soupçon d’intimité, surtout par le fait qu’ils étaient séparés du reste des gens par un petit mur soutenant des sculptures exotiques. En bon gentleman il tira la chaise de Laura afin qu’elle s’installe à son aise avant de prendre sa propre place. Très vite un jeune homme vint demander leur commande. Il laissa Laura choisir en premier selon ce qui lui faisait envie dans le large menu du Lacrimosa puis déclara :

« Pour moi mon cher ami ce sera une légère salade, un poulet rustique et une tasse de thé. »

Une fois que leur serveur les quitta, Ludwig décida de reprendre leur discussion de tout-à-l’heure :

« Nous sommes déjà au stade de tests de certains appareils innovants, notamment des prototypes qui serviront à développer les premières armes à magilithe industrialisées. Nous en sommes donc encore au stade de test surtout à cause du fait que l’obtention de magilithe reste coûteuse, d’autant que la qualité n’est pas toujours au niveau de nos attentes. Voilà donc pourquoi je préfèrerais m’accaparer ma propre production de magilithe par le biais de vos parents. Je pourrais alors surveiller la production à la source, son raffinement et son déplacement jusqu’à mes usines aux quatre-coins de Daënastre. Il sera aisé par la suite de faire des démonstrations aux hauts fonctionnaires de notre nation, j’ai des connaissances dans le domaine bien que je serais tout autant intéressé de connaître les vôtres, miss Greyson. »

Retirant lentement ses gants couleur de jais, il massa doucement ses doigts l’un après l’autre en attente de l’arrivée du repas, puis ajouta doucement :

« Je pense, par ailleurs, que le meilleur moyen de convaincre vos parents de collaborer avec nous serait que nous discutions avec eux. Les lettres prennent beaucoup trop de temps à circuler entre les deux continents et le télégraphe reste bien peu pratique et surtout rare à My’Trä. Que diriez-vous si nous allions rendre une petite visite à monsieur et madame Greyson, hm ? »



Chibi Ludwig
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Laura L. Greyson
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Jeu 7 Sep - 15:36
Irys : 287549
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria
ϑϑϑϑ Elle sentit l'allure de la voiture ralentir, au moment où le Baron mettait habillement leur discussion en suspens. Impossible de longer les rues et d'avoir une discussion si compormettante en criant pour couvrir le brouhaha des nuits de la capitale, elle en était parfaitement consciente: aussi Laura acquiesça t elle avec un charmant sourire tout en laissant Ludwig descendre de voiture. Elle en profita d'ailleurs pour jeter un oeil au dehors et évaluer dans quel sorte de quartier, il avait bien pu la mener. Si le voisinage n'était pas le meilleur, ce restaurant en revanche était très clairement à la mode et Laura n'aurait pas pu oublié son nom même si elle l'avait voulu, vu le nombre de minauderies inutiles qu'on avait tenté de lui glisser pour qu'elle s'y rende. Comme quoi, il était beaucoup mieux de simplement l'inviter et de choisir le restaurant si l'on voulait l'avis de la jeune femme, même si ce n'était certainement pas le voeu de Monsieur Strauss en cet instant.

ϑϑϑϑ Une fois la rue passée, Laura se laissa guider par son hôte vers la table réservée pour la soirée. Les domestiques et la décoration un peu guindée de l'endroit lui plaisait. L'ensemble donnait une impression de légèreté et d'oisiveté qui ne collait tellement pas à l'idée qu'elle s'était faite de cette soirée qu'elle en aurait presque rit toute seule avant de se concentrer sur le menu. Rapidement ses prunelles délaissèrent les plats de viandes trop lourds à son goût pour se concentrer sur un plat de poisson et surtout... sur la carte des desserts.

    ϑϑϑϑ Une sole pour moi, accompagnée de légume. Et je vous prendrai un mignonnerie aux fruits rouges à la fin. déclara l'ingénieure qui comme toujours était plus intéressée par le mystère qui se cachait derrière l’appellation que par la saveur finale.

ϑϑϑϑ Mais l'heure n'était certainement pas à se laisser aller à sa passion pour cette science aussi exacte que l'aéronautique qu'était la pâtisserie. Laura n'était pas de celle qui donner à un homme tel ou tel trait en fonction de son assiette et honnêtement, pour elle, la seule raison de manger était de subsisté et de profiter du ravissement de vos papilles. Non, elle attendit simplement que l'homme d'affaire ait terminé sa commande pour laisser filer le serveur et reprendre cette conversation qui n'avait que trop attendu maintenant. Tout en restant attentive aux gestes de Ludwig, elle but une gorgée d'eau regardant le gentleman par dessus le verre de cristal.
    ϑϑϑϑ Nous sommes déjà au stade de tests de certains appareils innovants, notamment des prototypes qui serviront à développer les premières armes à magilithe industrialisées. Nous en sommes donc encore au stade de test surtout à cause du fait que l’obtention de magilithe reste coûteuse, d’autant que la qualité n’est pas toujours au niveau de nos attentes. Voilà donc pourquoi je préfèrerais m’accaparer ma propre production de magilithe par le biais de vos parents. Je pourrais alors surveiller la production à la source, son raffinement et son déplacement jusqu’à mes usines aux quatre-coins de Daënastre. Il sera aisé par la suite de faire des démonstrations aux hauts fonctionnaires de notre nation, j’ai des connaissances dans le domaine bien que je serais tout autant intéressé de connaître les vôtres, miss Greyson.

ϑϑϑϑ Il nous faudra les deux...pensa Laura instantanément. Parce que c'était tout de même beaucoup plus sécurisant de ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier. Elle savait que les représentants du gouvernement était parfois retissant à l'utilisation rapide des magilithes. Même dans les aéronefs, alors que c'était la seule source de propulsion viable, et tout le monde s'accordait à dire que les aéronefs étaient indispensables. Donc les aéronefs oui mais la mégalithes surtout pas. Vous imaginez la tête de Laura quand il arrivait qu'un idiot lui tienne ce genre de discours. Je vous la décrirez bien, mais cela n'avait rien à voir avec le discours de Monsieur Strauss.

    ϑϑϑϑ Je pense, par ailleurs, que le meilleur moyen de convaincre vos parents de collaborer avec nous serait que nous discutions avec eux. Les lettres prennent beaucoup trop de temps à circuler entre les deux continents et le télégraphe reste bien peu pratique et surtout rare à My’Trä. Que diriez-vous si nous allions rendre une petite visite à monsieur et madame Greyson, hm ?
    ϑϑϑϑ Je suis surprise vous n'attendez même pas la fin du repas pour proposer un voyage Monsieur Strauss. J'avoue ne pas être retournée en My'trä depuis mes cinq ans. Mais je crois que mes employeurs me doivent au moins des mois de congés, et qu'il est temps de ... réunir ma famille dans un intérêt commun.

ϑϑϑϑ La dernière phrase si elle n'en avait pas totalement le ton était pourtant tout à fait sarcastique. Mais le serveur était en train de faire son retour aussi Laura mis le reste de ses pensées en attente, le temps que la table ne se garnisse des différents mets commandés. Il faudrait quelques coups de fourchette pour savoir si la saveur serait au rendez vous, mais pour ce qui était de l'odeur, l'ingénieur devait avouer que même son estomac hésitait à prendre lui même la parole pour couper court aux élucubrations du cerveaux de sa propriétaires. Pourtant,
Laura avait encore une question. Et elle était tellement importante qu'elle aurait pu mourir de faim et de soif qu'elle aurait encore attendu pour la poser avant de se saisir de ses couverts.


    ϑϑϑϑ Je comprends... très bien où vous voulez menez votre entreprise. C'est une belle ambition, et il est certain que tout ceux qui y participeront seront d'heureux nouveaux riches, ou simplement encore plus riches. Cependant, si mon rôle est si cruciale... je me demande encore ce que j'ai de spéciale à gagner à vous prêter main forte en m'impliquant plus que les autres?.



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Ludwig Strauss
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Mar 12 Sep - 21:58
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Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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« Heureux de savoir que vous êtes partante pour notre petite expédition vers le continent de la magie, miss Greyson. Nous pourrons voir de nouveaux paysages, loin des vapeurs nocives des industries urbaines. J’ai hâte de faire connaissance avec vos parents et encore plus hâte de les convaincre de collaborer avec nous … d’une manière ou d’une autre. »

Il avait prononcé ces derniers mots avec la plus parfaite insouciance, comme si cela semblait être d’une commune banalité. Pourtant, Laura ne se fourvoierait pas quant au sens de sa phrase. D’une façon ou d’une autre, il allait arriver à ses fins. Il n’hésiterait pas à utiliser les méthodes les plus discutables pour rentrer à Daënastre avec des cargaisons entières de magilithe.

Il déploya élégamment une serviette d’une blancheur de neige et l’étala soigneusement sur ses jambes avant de s’emparer d’une des trois fourchettes disposées sur la table, puis du couteau d’argent.

« Bon appétit. »

Lentement, il mangea, savourant avec délicatesse et panache chaque bouchée somptueusement portée à ses lèvres. Mais il écoutait attentivement la question de Laura, question qu’il avait anticipée tout naturellement et à laquelle il avait déjà préparé une réponse adéquate. Reposant ses ustensiles sur la nappe, ses prunelles couleur de gel rencontrèrent le regard de la belle brune. Un sourire paternel se traça sur son visage avenant.

« L’ambition, voilà ce que j’aime chez ceux qui collaborent avec moi. C’est l’ambition qui nous pousse à toujours repousser nos limites et aller de l’avant, à grimper des sommets pour être récompensé à la hauteur de ses efforts. Sachez donc que j’ai longuement médité sur comment vous récompenser pour votre abnégation, votre motivation et votre efficacité exemplaire. »

Prenant un court instant de réflexion, il en profita pour prendre une gorgée du thé fumant qu’on venait de lui servir, laissant la boisson légèrement brûlante caresser chaleureusement le bout de sa langue et y laisser son emprunte parfumée qui charmait tellement ses papilles gustatives. Un fin soupir d’aise s’échappa d’entre ses lèvres.

« Vous êtes une passionnée de l’ingénierie aéronautique, vous voulez pousser plus loin vos connaissances et vos compétences dans ce domaine et mettre au point des vaisseaux qui révolutionneront le domaine du transport technologique. Ma contribution sera celle-ci : je vous aiderais financièrement pour vos vaisseaux, je jouerais de mes relations pour vous faire connaître parmi les plus grands dans le domaine de l’aéronautique, je vous aiderais à faire votre petite pub auprès de certains investisseurs ambitieux et, enfin, si jamais vous avez des concurrents un peu trop encombrants je veillerais à ce qu’ils ne représentent plus aucune menace pour vos ambitions. »

Se redressant légèrement sur son siège, il leva lentement sa main droite pour caresser d’un air songeur le bout de sa barbe d’ébène finement taillée. Il repoussa avec grâce une mèche rebelle qui s’était glissé impétueusement hors de son ordre naturel pour caresser la herse de ses cils noirs. Une lueur mystérieuse éclaircissait son regard d’acier.

« Ou peut-être avez-vous une autre envie particulière ? Je vous en prie, exprimez-vous, je me ferais un plaisir de considérer votre demande et y accéder si j’en ai les moyens. »

C’était l’occasion pour la maniaque de la mécanique de faire part de ses envies. On était toujours plus ouverts aux propositions quand on festoie tranquillement autour d’une table.



Chibi Ludwig
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Laura L. Greyson
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Sam 16 Sep - 8:35
Irys : 287549
Profession : Ingénieure aéronautique
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    ϑϑϑϑ Heureux de savoir que vous êtes partante pour notre petite expédition vers le continent de la magie, miss Greyson. Nous pourrons voir de nouveaux paysages, loin des vapeurs nocives des industries urbaines. J’ai hâte de faire connaissance avec vos parents et encore plus hâte de les convaincre de collaborer avec nous … d’une manière ou d’une autre.

ϑϑϑϑ Laura hocha de la tête sans ciller une seconde. Comme il l'avait supposé, Laura avait compris et n'avait aucune objection. Après tout, le dernier membre de sa famille auquel elle tenait était mort il y avait quelques années. Elle n'était relié aux autres que par un lien biologique. Une autre façon de dire rien à ses yeux. Elle n'affirmait pas qu'elle pourrait le faire elle même si cela devenait nécessaire, mais elle n'aiderait pas non plus des gens qui s'était débarrassée d'elle aussi facilement que d'une cargaison de marchandises. Elle répondit évidemment à la politesse de Ludwig avant de manger et de continuer la conversation. A peine eut elle terminée que Ludwig mit un mot sur cette soif qu'elle n'avait pas ressentie si forte depuis longtemps.

    ϑϑϑϑ L’ambition, voilà ce que j’aime chez ceux qui collaborent avec moi. C’est l’ambition qui nous pousse à toujours repousser nos limites et aller de l’avant, à grimper des sommets pour être récompensé à la hauteur de ses efforts. Sachez donc que j’ai longuement médité sur comment vous récompenser pour votre abnégation, votre motivation et votre efficacité exemplaire.

ϑϑϑϑ C'était la vérité, elle ne le nierais pas. C'était toujours ce qui l'avait fait avancer et qui l'avait aidé à se débarrasser des obstacles sans état d'âme. A quoi bon s'encombrer pour être tiré vers le bas. Elle prit une nouvelle gorgée d'eau, trop concentrée sur cette conversation pour remarquer l'étrangeté de son geste. Elle avait une idée de ce qu'elle voulait de lui. Elle y avait songé depuis le début. Qu'est ce que cela pouvait lui apporter? Que pouvait il faire pour elle ? Que pouvait-il lui acheter avec son argent et son pouvoir; Cela l'avait même à sa propre surprise détourné quelques heures de son travail.

    ϑϑϑϑ Vous êtes une passionnée de l’ingénierie aéronautique, vous voulez pousser plus loin vos connaissances et vos compétences dans ce domaine et mettre au point des vaisseaux qui révolutionneront le domaine du transport technologique. Ma contribution sera celle-ci : je vous aiderais financièrement pour vos vaisseaux, je jouerais de mes relations pour vous faire connaître parmi les plus grands dans le domaine de l’aéronautique, je vous aiderais à faire votre petite pub auprès de certains investisseurs ambitieux et, enfin, si jamais vous avez des concurrents un peu trop encombrants je veillerais à ce qu’ils ne représentent plus aucune menace pour vos ambitions.

ϑϑϑϑ L'ingénieure posa son verre et sa fourchette pour se redressée dans le fond de sa chaise. Elle considérait la proposition avec toute l'attention qu'elle méritait. Ses prunelles dorées posaient sur Ludwig un regard étrangement neutre tandis que derrière les rouages de son esprits s'activaient. Elle laissa le silence planait au dessus de la table, presque trop absorbée par sa réflexion pour entendre la question suivante, qu'elle rattrapa de justesse avant que le son n'en disparaisse tout à fait.

    ϑϑϑϑ Ou peut-être avez-vous une autre envie particulière ? Je vous en prie, exprimez-vous, je me ferais un plaisir de considérer votre demande et y accéder si j’en ai les moyens.
    ϑϑϑϑ Votre offre est... je ne trouve pas de mot qui convienne à part... honnête, ironiquement. Mais à par une certaine renommée et plus de moyens très appréciables, j'arrivais à peu près à me faufiler jusqu'à cet objectif par moi-même. fit remarquer la jeune femme avec un fin sourire emprunt d'une certaine fierté.

ϑϑϑϑ Qu'on ne se méprenne pas, elle était loin de rejettée l'aide apportée par le Baron. Elle était simplement fière de s'être hissée si haut toute seule. Elle voulait qu'il le reconnaisse d'une certaine façon. Mais quelque chose de plus avait attirée l'attention de la jeune fille depuis quelques mois et bien qu'elle ne soit pas prête à délaisser sa passion, ajoutée une couleur à la palette de ses talents, étaient exactement ce qu'elle voulait retirer de cet échange. Elle se rapprocha de la table, posant ses coudes devant elle, les mains jointes. Son pouce joua quelques secondes avec l'ongle impeccable de son homologue avant que la jeune fille ne formule son voeu d'une voix calme.

    ϑϑϑϑ En réalité, je ne veux pas seulement être utilisée pour mes parents. Je pense avoir plus à ma disposition qu'un nom de famille et des compétences d'ingénieure. Et vous, vous avez besoin que votre approvisionnement passant par la capitale devienne bien plus sûre. Bien plus... centralisée, je devrais dire. Parce que même si c'est la première fois que nous nous voyons, je crois deviner que vos voyages ici ne sont pas monnaie courante.

ϑϑϑϑ Avait elle vraiment besoin d'en préciser plus ? Elle ne le pensait pas et repris ses couverts d'un geste avant d'avaler une nouvelle bouchée du succulent repas. Elle ne lui demanderais pas une réponse immédiate, simplement d'y réfléchir. Et sur le ton d'une conversation banale, elle continua comme si de rien était une fois que tout aliment eut quitter son palais.

    ϑϑϑϑ Je suis une terrible navigatrice. Mon seul regret. Par contre, j'ai prouvée mon organisation et mon sens de la ressource. Je ne pense pas qu'une entreprise comme la vôtre soit sans risque. Mais avec moi, les pertes seront stratégiques et calculées. Il faut bien laissé quelqu'un s'occupait des marchandises encombrantes après tout. Et le gouvernement pourra parader autant qu'il veut sur une prise sans aucune piste. Tandis que vous lui présenterait les armes les plus puissantes pour qu'il vienne les réclamer à vos pieds.


ϑϑϑϑ Flatteuse. C'était une des cartes dont elle avait l'habitude. Mais se présenter comme l'outils indispensable était bien sa stratégie. Elle voulait entrer chez Ludwig par la grande porte. Et s'il fallait pousser tout les boutons de Monsieur Strauss pour cela, elle le ferait sans hésitation.



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Ludwig Strauss
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Mar 19 Sep - 12:47
Irys : 358095
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Un sourire vint lentement éclairer ses moustaches de jais à mesure qu’il écoutait la réponse de mademoiselle Greyson, hochant lentement la tête afin de lui montrer qu’il était particulièrement attentif à chaque mot qui s’échappait de la commissure de ses lèvres écarlates. Se faisant il caressa doucement le bout de sa barbe finement taillée dans l’attitude d’un penseur qui traitait les informations de façon méticuleuse.

Son regard n’avait exprimé aucune surprise, de même que le masque paternel de son visage où pas un muscle n’avait réagit. Il semblait s’être attendu aux paroles de Laura. Cela pouvait expliquer comment il répondit rapidement :

« Vous choisissez les bons mots, miss Greyson. Droit au but, sans jamais tourner autour du pot. Une qualité très prisée dans le domaine des affaires où chaque seconde compte pour faire des bénéfices ou étouffer des pertes. »

Ludwig était-il sensible à la flatterie. Probablement pas, il restait quelqu’un de pragmatique qui préférait les résultats, aussi il ignorait parfaitement les jolis mots qui cacheraient ce qui l’intéressait le plus, à savoir l’intérêt. Cela dit il savait que parfois la flatterie était nécessaire comme une peinture qui recouvre une maison qu’on souhaite rendre plus attrayante au regard de la clientèle. Mais bon, nous nous éloignons un peu du sujet principal.

Croisant ses doigts sur la table, il garda le silence en plongeant son regard dans les prunelles d’or de sa partenaire, comme s’il tentait de la lire, la déchiffrer et sonder les secrets de son âme. Le regard en-soi n’avait rien d’indécent ! Mais il avait une certaine intensité naturelle qui aurait put inquiéter certaines personnes assez superstitieuses.

« Il est vrai que j’aurai besoin d’une personne compétente, capable et disciplinée afin de gérer la logistique délicate de la magilithe, veiller sur son extraction, son raffinement et enfin son transport jusqu’à notre domaine en veillant à ce que qualité, délais et prix soient équilibrés pour former un parfait triangle d’équilibre sans contraintes. »

Un instant, il se contenta de boire une légère gorgée d’eau afin de soulager sa gorge sèche et humecter doucement ses lèvres, puis il reprit avec le même ton de voix :

« Je serais très soulagé de savoir que cette lourde responsabilité repose entre les mains d’une personne extrêmement organisée, une personne dont le regard se porte au loin pour évaluer les risques et saisir les opportunités. Je vois en vous, miss Greyson, le candidat idéal et parfait pour cette tâche colossale. »

Claquant des doigts, il attira l’attention d’un des serveurs auquel il lui chuchota discrètement à l’oreille quelques mots. Le jeune homme hocha vivement la tête avant de se diriger vers le pianiste au cœur du groupe musical et lui chuchoter, à son tour, quelque chose. Ce dernier feuilleta rapidement son livre de musique avant de commencer à jouer une douce et envoûtante musique qui eut tôt fait de s’attirer les exclamations agréablement surprises de certains clients dans la salle.


Sourire aux lèvres, l’élégant homme d’affaires se pencha légèrement vers l’ingénieuse et souffla d’une voix virilement mielleuse :

« J’espère que la musique vous plaira, c’est l’un de mes morceaux favoris dans ce restaurant. Il a un certain charme … féerique. On oublie facilement la morne noirceur de notre monde quand on se laisser guider par la musique. »

La musique adoucit les mœurs. On avait beau dire que l’homme était quelqu’un de froid et d’insensible, Ludwig avait des goûts raffinés et éprouvait comme tout humain certains plaisirs que l’existence lui offrait. Un bon goût musical faisait partie de ses petites gâteries qu’il se permettait lors de ses rares temps libres, entre deux affaires éprouvantes.

« Je crois qu’à ce stade, nous pouvons nous tutoyer … Laura. »

Un moment très particulier en cette soirée. Ceux qui connaissaient Ludwig savaient qu’il était très à cheval sur les règles de courtoisie et de beau-parler. Inviter une personne à le tutoyer signifiait qu’elle avait gagné son estime ou son respect. Mais plus puissant encore était le fait qu’il appela la belle ingénieuse par son prénom, chose qu’il ne faisait que très, très rarement avec ses plus proches collaborateurs. Le sens caché de ce changement de ton pourrait échapper à la plupart des gens, mais une chose était sûre : Laura allait sans doute rentrer dans le cercle rapproché du Baron.

« Si vous le souhaitez donc, je me ferais un plaisir de vous nommer aux commandes de la logistique de la magilithe à My’Trä jusqu’à Daënastre. Vous allez hériter des mines de vos parents et vous saurez les exploiter convenablement. Ce n’est pas un simple recrutement, c’est la meilleure offre que je puisse donner à un de mes collaborateurs, Laura. Ainsi nous deviendrons de très proches alliés et, ensembles, nous dominerons les marchés. »



Chibi Ludwig
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Laura L. Greyson
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Mer 20 Sep - 7:50
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Profession : Ingénieure aéronautique
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ϑϑϑϑ Elle a lancé sa proposition sans se retenir. De toute façon, il n'y aura pas meilleure façon de l'obtenir. Ceux qui attendent que les retomber de leur travaux leur tombe tout cuit dans la bouche seront toujours ceux qui se feront piétiner par ceux qui auront eu l'audace de demander. C'est la vision du monde qui pousse Laura à placer un mot calculer sur chacune de ses ambitions. Et si elle n'est pas tout de suite certaine de sa réponse, elle voit bien qu'elle a obtenu plus que l'attention, l’intérêt de l'homme d'affaire. Dans ses gestes un léger détail presque imperceptible à changer. Il n'hoche plus la tête uniquement par politesse. Elle a l'impression d'être entendue et écoutée. Ca la change de ne devoir cela qu'à sa verbe et ses intentions plutôt qu'à une menace voilée. Et sans qu'il le sache, le Baron devient encore plus appréciable pour cette simple ouverture d'esprit. Elle le laisse donc construire sa réponse sans intervenir. Le temps est un peu suspendue tandis qu'il la mène où il veut jusqu'à accepter sa requête.

    ϑϑϑϑ Je serais très soulagé de savoir que cette lourde responsabilité repose entre les mains d’une personne extrêmement organisée, une personne dont le regard se porte au loin pour évaluer les risques et saisir les opportunités. Je vois en vous, miss Greyson, le candidat idéal et parfait pour cette tâche colossale.

ϑϑϑϑ Un poids se soulève de sa poitrine comme si elle venait de réussir quelque chose de nouveau. Durant tout son discours, elle s'est contenue mais cette fois son sourire se fait bien plus franc, bien plus grand. Elle sait pourtant qu'elle devra encore prouver son efficacité dans cette nouvelle tâche. Mais à ce moment précis, les diffiultés à venir ne lui paraissent absolument rien en comparaison de sa demande. Elle se permet de reprendre une gorgée d'eau et de laisser passer un soupir tandis que Monsieur Strauss souffle une demande à l'oreille d'un serveur. Elle ne le suit pas des yeux. Pour une fois, elle aimerait avoir la surprise, elle qui est d'habitude si curieuse de tout.

ϑϑϑϑ Quand la musique s'élève de l'orchestre, son sourire se fait un peu plus contemplatif. Est-ce qu'elle aime la musique ? Au départ pas plus que cela, mais elle a l'habitude d'en écouter pour travailler, comme son grand père, ce qui force un peu les choses. Et la voix de Ludwig lui parvint un peu plus grave, se mêlant naturellement à la mélodie qui emplie la pièce.

    ϑϑϑϑ J’espère que la musique vous plaira, c’est l’un de mes morceaux favoris dans ce restaurant. Il a un certain charme … féerique. On oublie facilement la morne noirceur de notre monde quand on se laisser guider par la musique.

ϑϑϑϑ Elle a un léger rire. Le gentleman ne savait décidément que trop bien ce qu'il faisait. En retournant sa tête vers la salle, elle se rendit compte qu'effectivement, elle l'appréciait bien plus emplie de cette douce mélodie. On avait l'impression que les fleurs vibraient au rythme de la musique et que lentement les lampes et les bougies oscillaient sur le même ton.

    ϑϑϑϑ Je ne vous apprendrai rien en vous disant que c'est magnifique... J'ai l'habitude d'écouter de la musique pour profiter d'une bulle et oublier tout le reste. Mais finalement, une bulle à deux est aussi agréable.
    ϑϑϑϑ Je crois qu’à ce stade, nous pouvons nous tutoyer … Laura.

ϑϑϑϑ Le prénom qui s'échappe de sous la moustache de l'homme aux affaires douteuses la surprit presque. Comme une identité qu'on retrouve et qu'on n'a pas utilisée depuis longtemps. Elle releva sur lui des yeux curieux. Un peu comme si elle s'était attendu à un coup fourré après cette appellation si saugrenue. Mais au lieu d'une embuscade, il revient seulement à la discussion précédente. Une offre directe cette fois. Il sait très bien que ce n'est qu'une formalité et qu'elle va dire oui. Mais Laura suppose qu'en bon homme d'affaire il a besoin qu'elle signe vraiment en bas du contrat.

    ϑϑϑϑ Si vous le souhaitez donc, je me ferais un plaisir de vous nommer aux commandes de la logistique de la magilithe à My’Trä jusqu’à Daënastre. Vous allez hériter des mines de vos parents et vous saurez les exploiter convenablement. Ce n’est pas un simple recrutement, c’est la meilleure offre que je puisse donner à un de mes collaborateurs, Laura. Ainsi nous deviendrons de très proches alliés et, ensembles, nous dominerons les marchés.
    ϑϑϑϑ C'est exactement ce que je souhaite. Et je suis ravie et pressée de me mettre au travail. dit l'ingénieure en levant son verre dans un geste convenu.

ϑϑϑϑ Elle attend que leur verres s'entrechoquent pour porter le liquide verre ses lèvres rouges. Lentement, la musique s'évanouit tandis qu'elle mange un peu. Quelques instants plus tard, un serveur avisé vient débarrasser les assiettes terminées et on lui apporte son dessert. Le plat est élégant, une coque en sucre translucide rouge recouvre le gâteau aux fraises et framboises qu'on devine à travers. D'un coup sec de sa cuillère, Laura casse la coque et en prend un bout entre son pousse et son index pour l'observer.

    ϑϑϑϑ Puisque nous en sommes à dévoiler nos passions pour les arts... sais-tu que ce genre de coque ne peut pas être obtenue si l'on dépasse les 150° de cuisson? Le sucre jaunirait et on n'aurait pas du tout cet aspect transparent qui garantie l'esthétique de la composition. Bien plus impressionnant que le travail d'un orfèvre à mon goût et aussi éphémère qu'un morceau de piano joué au centre d'un décor parfait. dit elle en tendant dans un geste l'objet décrit pour lui proposer de goûter.



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Ludwig Strauss
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Jeu 21 Sep - 19:59
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Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Ainsi donc elle accepta avec le plus grand plaisir la dernière offre du maître de l’armement, scellant ainsi le début d’une prometteuse collaboration et la première pierre du pont vers le succès, la fortune et le pouvoir. Formidable, tout se déroulait comme prévu et on pouvait dire que cette rencontre a porté ses fruits de la plus belle des manières. Une conversation fluide et courtoise, un repas des plus excellents et une ambiance fort agréable. Si on demandait l’avis de Ludwig, il vous dira que cette discussion d’affaires était l’une des meilleurs qu’il eut a organisé, sachant pertinemment que la majorité de ses meetings consistaient à forcer la main à des gangsters d’Aildor ou à intimider des concurrents bien trop gênants, souvent par une démonstration de force apte à leur clouer le bec et leur intimer le respect.

Levant lentement son verre, il le fit tinter contre celui de Laura, la gratifiant de son sourire le plus charmant. Même si les années commençaient à se voir sur son visage mature, il n’en gardait pas moins l’éclat d’une jeunesse énergique qui se lisait dans la lueur passionnée de son regard de givre. Il avait beau avoir la quarantaine, il semblait encore apte à vivre une existence des plus mouvementées. Le fardeau considérable de ses nombreuses responsabilités ainsi que les contraintes imposées par ses multiples ambitions ne semblaient guère venir à bout de cet homme de fer au mental d’acier qui se dressait bien droit et fier.

Le dessert fut servit pour miss Greyson. Quant à lui, on lui déposa comme demandé sa tasse de thé, boisson favorite du gentleman qui ne put s’empêcher d’humer le délicat parfum vaporeux qui dessinait des arabesques sensuelles en l’air. Ah, l’essence de la vie, l’eau qui balayait fatigue physique et mental comme on balaye d’un mouvement de bras tous nos ennuis. Un des rares plaisirs dont il ne pouvait se passer.

Son regard se porta vers sa partenaire de table qui le surprit en lui dévoilant une passion qu’il ne suspectait pas chez l’ingénieure de talent : la pâtisserie. Voilà qui était ravissant, il avait toujours aimé consulter des petits carnets de cuisine afin de satisfaire sa curiosité des plus voraces. Savoir que mademoiselle Greyson s’y connaissait dans cet art culinaire le surprit agréablement et il se montra encore d’avantage intéressé par son interlocutrice qui avait déjà gagné l’estime du baron.

De même il fut amusé de voir comment la maîtresse des aéronefs lui tendit un morceau des plus exquis dans le but de l’inviter à y goûter. Voilà qui sortait définitivement des normes des discussions mondaines ! Mais n’avait-il pas invité Laura à le tutoyer et donc par la même occasion à s’exprimer plus librement et franchement avec lui ? Quoi qu’il en soit, il ne s’en offusqua guère, bien au contraire. Se penchant avec la lenteur d’un fauve s’approchant de sa proie pour lui bondir dessus, il ouvrit délicatement ses lèvres quand il s’approcha du trésor de pâtisserie. Son regard, lui, ne quittait guère celui de la belle brune, ses prunelles brillant d’une intensité mystérieuse. Puis il porta le morceau à sa bouche en mordant légèrement dessus, veillant à ne pas refermer la limaille immaculée de sa dentition entour des doigts de sa charmante collègue.

« Hm … absolument exquis. Il est vrai que la pâtisserie est un art tout aussi délicat que la peinture, la sculpture et la musique. Là où ces derniers nourrissent l’esprit, les gâteaux apaisent la faim, enchantent nos goûts et nous font rêver. Je serais ravis, sincèrement, de t’entendre me dévoiler encore plus de secrets pour donner naissance à pareils trésors gustatifs. »

L’intonation de sa voix indiquait qu’il s’exprimait avec sincérité mêlée à une malice qu’on qualifierait de joueuse. Ils avaient bien terminé la discussion sur les affaires sérieuses, rien ne les empêchaient désormais de profiter pleinement de la soirée et apprendre à mieux se connaître. C’était la première fois effectivement qu’il parlait longuement avec l’ingénieure de génie, s’étant exprimer avec elle généralement par le biais de lettres et hommes de mains. La confiance qui s’était petit à petit battît finalement entre eux avait donné naissance à cette rencontre en tête-à-tête qui se déroula le plus parfaitement possible. Pour son plus grand plaisir.

« D’ailleurs, j’espère que tu me feras plaisir un jour en m’invitant chez toi pour déguster un délice de ton crû ?  L’idée de partager une sucrerie après une dure journée de travail me semble être un bien doux rêve. La dernière tarte que j’ai dégustée lors d’une entrevue entre mes collègues m’a laissé un terrible goût de cendre au fond de la gorge. »

Il se prit à rire légèrement, ce qu’il faisait rarement, lui homme de sérieux qui affichait modestement ses sourires amicaux. Il était de bonne humeur, ce qui était rare sachant que son esprit était toujours enfermé dans ses machinations obscures. Quitter l’espace d’un instant son cocon de glace était un phénomène rare qui lui permettait de profiter un peu de la vie, ce qu’on pouvait deviner à travers sa position moins rigide et ses traits moins tendus par la perpétuelle méditation.

« Je remarque je me suis invité moi-même, navré ! Il semblerait que t’entendre parler pâtisserie m’a charmé aussi surement qu’un poème d’amour charmerait une princesse. »



Chibi Ludwig
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Laura L. Greyson
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Ven 22 Sep - 16:51
Irys : 287549
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria
ϑϑϑϑ Laura vit l'homme se rapprocher d'elle dans un geste qu'elle aurait pu imaginer d'un autre mais qu'elle n'avait pas anticipé de sa part. La façon dont il prit délicatement possession de ce qu'elle tenait entre ses doigts était un symbole bien plus évocateur de leur complicité de la soirée que n'importe quel autre. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, attendant sa réaction comme on attend la critique d'un grand capitaine qui monte pour la première fois sur le batîment qui lui est spécialement destiné.

    ϑϑϑϑ Hm … absolument exquis. Il est vrai que la pâtisserie est un art tout aussi délicat que la peinture, la sculpture et la musique. Là où ces derniers nourrissent l’esprit, les gâteaux apaisent la faim, enchantent nos goûts et nous font rêver. Je serais ravis, sincèrement, de t’entendre me dévoiler encore plus de secrets pour donner naissance à pareils trésors gustatifs..

ϑϑϑϑ Un art pour lui, une science exacte pour elle. Elle aimait cette précision qui donnait à la fois le résultat attendu et une forme presque totalement aléatoire. Il avait raison la soirée était délicieuse. Laura n'avait pas souvent l'occasion de parler de sa passion et encore moins d'avoir une réaction si appropriée et élégante à ses propos. Un intérêt du Baron qui néavti pas l'air feint et qu'il confirma par les propos suivants. Peut être encore plus attendu que n'importe quelle autre réaction. Tout cela pendant que du bout de sa cuillère elle goûtait l'équilibre délicat entre l'acidité des fruits, l'amertume du chocolat et le sucre de son dessert. C'était fort bien choisi. Mais pour l'impressionner encore un peu, elle pourrait en arriver à la même chose.

    ϑϑϑϑ D’ailleurs, j’espère que tu me feras plaisir un jour en m’invitant chez toi pour déguster un délice de ton crû ?  L’idée de partager une sucrerie après une dure journée de travail me semble être un bien doux rêve. La dernière tarte que j’ai dégustée lors d’une entrevue entre mes collègues m’a laissé un terrible goût de cendre au fond de la gorge. Je remarque je me suis invité moi-même, navré ! Il semblerait que t’entendre parler pâtisserie m’a charmé aussi surement qu’un poème d’amour charmerait une princesse.
    ϑϑϑϑ J'ai vraiment du mal à vous imaginer en jeune fille enfermée dans une tour gardée par un dragon, pourtant. Mais si j'avais su qu'il suffisait de sucre pour te mettre dans cet état, j'en aurais parlé avant la magilithe ... Mais je serai ravie de vous recevoir, même si je dois avouer que ce n'est qu'un hobby. Je ne prends pas de risque  en pariant que cela vous ravira plus que votre dernière expérience.

ϑϑϑϑ S'il n'avait pas été aussi tard, elle l'aurait peut être même invité tout de suite. Mais elle n'allait pas le faire attendre à travers la nuit pour simplement douter des douceurs. Ce n'était que partie remise Monsieur le Baron. Laura reposa son couvert avec un sourire tout en buvant un peu d'eau pour faire glisser le gâteau dans son estomac. Elle regarda à nouveau Ludwig laissant la musique du petit orchestre meubler encore un peu le silence, puis comme si elle s'était décidée, elle lanca une véritable invitation.

    ϑϑϑϑ Tu restes longtemps à Unellia? Je pense que je devrai profiter de ta présence pour une fois que quelqu'un a l'air de vouloir jouer les cobayes au point de s'inviter lui-même...

ϑϑϑϑ Le ton était enjôleur, joueur. Elle mordit sa lèvre inférieure carmin l'espèce d'une demi seconde. Allait il prendre le risque de se montrer en plein jour avec elle. C'était aussi une chose intéressante après tout.



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Ludwig Strauss
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Sam 23 Sep - 18:41
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Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Croisant les mains, il joignit chaque index contre ses lèvres dans une attitude pensive, levant brièvement le regard vers le plafond lustré. Allait-il rester longtemps à Ünellia ? Ps besoin de vérifier son carnet pour répondre, sa mémoire était un vrai coffre-fort. Qu’avait-il comme programme au cœur de Däenastre ?

Un schéma invisible se dessina devant son regard. Dates et heures flottaient sur un tableau transparent et affichaient les nombreuses informations élaborées par le baron du crime. Parmi les banalités affichées se trouvait une date en gras et soulignée, avec pour seule indication : La Ruche. Il sourit intérieurement. Un projet des plus importants l’attendait en compagnie de la talentueuse chanteuse Dolores Rossetto. Cet événement seul le retiendra pendant quelques semaines ici. Il devait aussi organiser quelques autres manigances de moindre importance mais nécessaires.

Conclusion : Oui, il n’est pas prêt de quitter Ünellia si vite.

Chassant d’un battement de cils son planning spirituel, il abaissa son regard vers la scientifique qu’il gratifia d’un charmant sourire. Elle aussi souriait, mais de manière plus enjouée. Le mordillement de lèvre ne lui échappa pas et il en fut à la fois amusé et charmé. Comment pouvait-on rester de marbre face à un sourire aussi exquis ?

« Effectivement des affaires me retiennent ici. Je me ferais une joie de me sacrifier pour la science et la découverte en servant de cobaye. Je penserais aussi à t’acheter un livre de recettes de pâtisserie. Rien qu’on trouve dans les villes de Daënastre, il faut enrichir ton inspiration culinaire en découvrant des recettes inédites venues d’au-delà de notre mère-patrie.»

Tapotant du doigt contre la table, il prit une gorgée de thé qu’il savoura pleinement avant d’ajouter.

« Je pense savoir où trouver pareille perle. Mais ce sera une surprise alors, sois patiente. »

Un clin d’œil complice compléta sa sentence malicieuse, puis il la laissa déguster tranquillement son exquis dessert tandis qu’il terminait lentement sa boisson parfumée. Son regard ne la quittait pas, non pas d’une façon indécente et affamée à la manière d’un loup guettant l’agneau solitaire, mais plutôt avec une mystérieuse lueur difficilement descriptible. Il avait troqué l’attitude professionnelle et courtoise pour quelque chose de plus … social ? Non, bien plus. Il y’avait dans ce silence contemplatif quelque chose de bien plus profond et qui valait bien plus que mille mots. Une complicité toute particulière semblait s’être créée.

Se relevant à l’approche d’un des serveurs, il veilla à payer le jeune homme pour eux deux et à l’inviter à faire part de leurs compliments au chef pour ses talents de cuisine. Il rejoignit ensuite Laura et l’aida à se relever en tirant sur sa chaise. Tendant son bras avec prestance, il la guida vers la sortie du Lacrimosa. Une entrevue très satisfaisante dans un restaurant des plus chics, voilà bien longtemps qu’il n’avait éprouvé du plaisir dans le business.

Faisant tournoyer avec une certaine allégresse sa cane entre ses doigts agiles, il déclara avec un air joueur :

« Une excellente soirée. On devrait parler affaires plus souvent si on peut joindre l’utile à l’agréable ainsi. »

Se faisant, il pencha légèrement son visage vers l’oreille de Laura et lui souffla avec un ton si complice qu’il en ferait frissonner plus d’un, tel le souffle d’une brise fraîche et inattendue par une sereine soirée d’automne :

« Si le repas de ce soir m’a agréablement rassasié et que la musique tout comme notre conversation a nourrit mon âme, il y’a un autre appétit qui s’est éveillé récemment. Parler de douceurs semble être une activité très divertissante. »

Qui a dit qu’un homme de fer au cœur de glace ne pouvait jouer de temps à autre le rôle du playboy, hm ? Ce n’est pas comme s’il en avait souvent l’occasion toujours prit qu’il était dans son travail éprouvant et ses plans secrets qu’il élaborait en sacrifiant des heures de sommeil.



Chibi Ludwig
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Laura L. Greyson
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Mer 27 Sep - 8:46
Irys : 287549
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria
ϑϑϑϑ Il semblait être légèrement parti dans sa réflexion. Pourtant Laura si impatiente d'habitude, attendait avec un calme innocent. Elle ferma même les yeux un instant dans l'expectative de la réponse qui viendrait au moment opportun. Mais la promesse qui vint avec piqua bien plus sa curiosité qu'elle ne l'aurait d'abord cru..

    ϑϑϑϑ Effectivement des affaires me retiennent ici. Je me ferais une joie de me sacrifier pour la science et la découverte en servant de cobaye. Je penserais aussi à t’acheter un livre de recettes de pâtisserie. Rien qu’on trouve dans les villes de Daënastre, il faut enrichir ton inspiration culinaire en découvrant des recettes inédites venues d’au-delà de notre mère-patrie. Je pense savoir où trouver pareille perle. Mais ce sera une surprise alors, sois patiente.
    ϑϑϑϑ Ne me faites pas languir trop longtemps tout de même...

ϑϑϑϑ Elle bouillait. A cause du vin de la soirée, à cause de l'ambiance, de son ambition satisfaite et de la curiosité, tout participait et elle dû faire un bien plus grand effort que d'habitude pour que sa jambe ne se mette pas à s'aminer, tremblante dans ce geste que tout le monde attribut heureusement au stress de sa profession. En réalité elle croise les jambes, le temps de profiter d'un grand verre d'eau alors que Ludwig s'est galamment levé pour régler les affaires courantes avec un des serveurs. Elle entend au loin les compliments de son nouveau patron pour le cuisinier. C'est vrai, il le mérite. Sur son nuage actuel, tout le restaurant le mérite. Même ces pantins figuratifs qu'étaient les autres convives.

ϑϑϑϑ Quand il revient, elle décroise les jambes et se lève sous l'impulsion de la chaise qu'il retire. Le gentleman lui propose son bras qu'elle accepte avec grâce avant de sortir de leur alcôve pour se diriger vers la sortie, non sans un regard vers la salle et particulièrement le groupe de musicien. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle sent qu'il pourrait être utile de retenir leur nom, affiché en gros sur un bout de carton sur le côté de la scène. L'attention de Laura revient ensuite vers Ludwig juste au moment où celui-ci commente la soirée.

    ϑϑϑϑ Une excellente soirée. On devrait parler affaires plus souvent si on peut joindre l’utile à l’agréable ainsi.
    ϑϑϑϑ Pour ça il suffit de choisir ses invités.

ϑϑϑϑ Elle le dit sur le ton de la plaisanterie, mais ce n'en est pas vraiment une. Laura fait toujours attention à bien séparer les dîners plaisants, les entrevues de courtoisie, et les affaires disons moins... diplomatiques. L'avantage d'être une personnalité si ... fragile de première abord, c'est qu'on se méfie moins d'une femme. Mais d'un autre côté, il devient bien plus simple d'impressionner un concurrent ou un mauvais payeur. Et si vraiment il ne cède pas. Elle préférait jusqu'ici déléguer pour quelques Irys cette tâche peu gracieuse. Elle est consciente qu'en tant que représentante de l'industriel, elle va peut-être devoir changer sa manière de fonctionner. Mais au diable, les précautions, elle aurait maintenant les moyens de vraiment entrer dans ce monde sombre qu'elle avait tant apprécié toucher du doigt toutes ces années.

    ϑϑϑϑ Si le repas de ce soir m’a agréablement rassasié et que la musique tout comme notre conversation a nourrit mon âme, il y’a un autre appétit qui s’est éveillé récemment. Parler de douceurs semble être une activité très divertissante.

ϑϑϑϑ Le murmure la tire agréablement de sa rêverie. Le ton chaleureux et plein de sous entendu dénote avec ses manières de la soirée. Sans pour autant qu'elle pense une seconde à le lui reprocher. Que voila une note agréable pour sceller leur accord comme le reste de la soirée. Elle se rapproche imperceptiblement de lui pour lui répondre, sa main glisse discrètement sur la sienne alors qu'elle lui tient le bras pour électriser leurs peaux d'un doux toucher.

    ϑϑϑϑ Je m'en voudrais de ne pas satisfaire totalement te satisfaire ce soir. dit elle tout d'abord à voix basse avant de se pencher à son tour proche de l'oreille du mafieux. J'espère que tu as confiance en ton chauffeur, au moins le temps du trajet...  

ϑϑϑϑ Elle se recule ensuite le temps qu'on lui amène sa cape, qu'elle a donné en entrant. Son regard fuit celui de Ludwig le temps de remercier le vestiaire. Et elle reprend son bras sans un mot supplémentaire et se laisse guider à l'extérieur. Ils retraversent la rue moyenne d'Alexandria sans un véritable regard pour ce qui les entoure. La voiture est là pour les attendre, comme Laura s'en doutait. Le chauffeur ouvre la porte et Laura en profite pour lui murmurer une adresse à l'oreille. Elle se doute que l'homme demandera l'approbation de son patron. Après elle saura vite si Ludwig a vraiment si faim que cela. Elle finit de s'installer dans la voiture et retire une nouvelle fois sa cape de ses épaules après avoir retrouver le confort de l'engin à moteur.

    ϑϑϑϑ J'espère que tu ne m'en voudras pas de déranger les convenances et de ne pas tout de suite te remercier pour le repas. Je ne préfères pas séparer les appétits et être trop obséquieuse. se moqua t elle doucement, tout en se tournant sur son siège, pour être de trois quarts vers lui et planter ses yeux dans les siens, comme une invitation.



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Ludwig Strauss
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Ven 29 Sep - 22:28
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Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Ludwig fut fort satisfait de la réponse affirmative de la scientifique, affichant un sourire enjoué. Décidément cette soirée se déroulait aussi parfaitement qu’un rêve bleu. Voilà qui changeait agréablement des longues soirées enfermé dans son bureau, penché sur des plans multiples avec pour seule compagnie sa lanterne et son gramophone. Aujourd’hui, le Baron allait laisser ses manigances de côté pour se « ressourcer ».

Arrivés devant la voiture de Ludwig, Laura s’installa gracieusement dedans après avoir murmuré quelques mots à Yuri, son chauffeur attitré. Ce dernier semblait par ailleurs vouloir discuter avec son patron et l’homme d’affaires le rejoignit, s’appuyant sur sa canne.

« Monsieur, j’ai reçu tout à l’heure un message de la part de Brad. »

L’industriel se contenta d’hocher la tête, semblant s’attendre à cette nouvelle.

« Son rapport ? »

« Il a réussit à mâter Fortuna. Le vieux est convaincu que sa femme est à notre merci et obtempère sagement à tous nos ordres. »

« Excellent … et son épouse ? »

« Au fond de la mer, comme vous l’avez ordonné monsieur. »

« Regrettable. » murmura le marchand d’armes avec un ton qui était tout sauf compatissant ou navré, ce qui fit sourire Yuri.

Se débarrassant de son haut-de-forme, il rejoignit Laura à l’intérieur de son véhicule et d’un hochement de tête, ordonna à son homme de main de les conduire vers la destination donnée par miss Greyson. La dernière nouvelle avait rajouté un peu plus d’entrain chez Ludwig. Ses plans se déroulaient comme prévu comme le résultat de complexes équations dont la finalité était certaine.

Reportant son attention vers l’ingénieure à ses cotés, il prit soin de focaliser entièrement sa concentration vers elle et d’oublier ses projets futurs. Le destin lui avait offert la compagnie de la plus charmante des scientifiques Daënars, il n’allait quand-même pas se perdre dans les chemins tordus de ses machinations !

Se sentant d’humeur malicieuse, il répondit à la remarque de la maîtresse de l’aéronautique sur un ton sulfureux :

« Oh mais je suis sûr que tu auras tout le loisir de me remercier plus tard, ma chère. » Un clin d’œil complice accentue l’agréable allusion du gentleman qui prouvait ainsi qu’il n’était pas dénué d’un certain humour.

Glissant sa main gantée le long de ses longues mèches noires, il se permit enfin, après leur longue entrevue, de fixer autrement l’ingénieure. De collègue intéressante et prometteuse, il la voyait désormais en femme épanouie au charme certain. Maintenant qu’ils avaient crée une complicité mutuelle et agréable entre eux, il pouvait passer les règles de galanterie et de respect afin de contempler avec plus d’intérêt Laura. Rien d’indécent, oh non, bien au contraire. Le quarantenaire la contemplait comme on prend plaisir à regarder une œuvre d’art dans un musée, à en apprécier les subtils détails qu’une personne lambda aurait juste survolé du regard pour s’attarder à des atouts plus évidents. Ludwig s’intéressait surtout aux prunelles de Laura. Son regard de givre semblait sonder les profondeurs envoutantes de ses yeux comme s’il apercevait un horizon invisible au-delà. L’intensité de sa contemplation dura le long du trajet, le gentilhomme ne gâchant nullement ce doux silence qui s’était installé, cet instant de flottement ou chacun se dévorait du regard. Loin des regards indiscrets, loin des sempiternels complots, loin de la lutte pour le pouvoir et la fortune. Ils n’étaient plus que deux humains, un homme et une femme … et un intérêt mutuel naissant.

Yuri les avait conduit à travers divers routes et acheminements afin de brouiller les pistes, par mesure de précaution. La vie de mafieux était si riche en risques qu’il était toujours probable de se faire traquer par quelques gangsters assoiffés de vengeance et bien désireux de faucher la tête du serpent. Cependant il s’approchait rapidement de la destination indiquée par Laura.

Ludwig ignorait où elle comptait le mener, mais lui offrait volontiers la denrée la plus rare en ces temps troublés : sa confiance.



Chibi Ludwig
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Laura L. Greyson
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Sam 30 Sep - 11:41
Irys : 287549
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria
ϑϑϑϑ Laura se laissa totalement glissé dans cette contemplation qui n'avait plus rien de respectueuse ou d'innocente. Même si leurs yeux ne glissaient pas des prunelles l'un de l'autre, elle savait que chacun se détailler à la fois l'âme et le corps, prélude d'une fin de soirée non planifiée ? Elle ne remarqua même plus les efforts du chauffeur qui enchaînait les tournants et les ruelles pour conserver discrétion et anonymat. Quelque chose de bien plus intéressant se passait à l'intérieur de la voiture. Une alchimie qu'elle n'avait pas connue aussi intense depuis quelques temps et qu'elle s'étonnait de trouver ce soir. C'était parfait, rafraîchissant, enivrant, bien plus que les boissons qu'elle aimait consommer. Les manières et le danger du Baron n'y était certainement pas étrangères.

ϑϑϑϑ Enfin la voiture ralentit. Elle ne prit pas la peine de remettre sa cape avant de laisser Ludwig sortir et de prendre à nouveau son bras. Ils étaient dans un quartier différent de ceux qu'ils avaient traversés jusqu'à présent. La rue était calme, presque trop pour Alexandria. On entendait pourtant le brouhaha des rues voisines beaucoup plus animées que celle-ci. Les maisons étaient propres, et les bougies déjà éteintes à cette heure avancée. Ils se trouvaient devant un bâtiment assez haut, plutôt anodins dans cette rue résidentielle qui n'avait pas grand intérêt si on ne connaissait pas cette maison particulière.

    ϑϑϑϑ Excuse moi un instant. dit Laura d'une voix douce en quittant le bras de son cavalier pour aller soulever de deux coups secs le lourd heurtoir de métal qui orne la porte de bois.

ϑϑϑϑ L'attente n'est pas longue. C'est une vieille femme replète, un bonnet de nuit sur la tête ouvre la porte. Elle ne jette pas un seul regard à la voiture ou à Ludwig, armée de son chandelier. Son front est plissé, sa mine légèrement ensommeillée, les gestes lents de ceux qui ont trop d'âge, mais encore exact. Elle lève l'objet dans un geste rendu inutile par l'éclairage électrique de la ville vers le visage de Laura en plissant les yeux. Elle a de toute évidence une mauvaise vue et met quelques secondes à reconnaître l'ingénieure, avant de se fendre d'un sourire de bienvenue. Ses traits se transforment étonnamment en ceux d'une grand mère bienveillante, plutôt que d'une vieille femme grincheuse.

    ϑϑϑϑ Miss Greyson. Votre visite est inattendue !
    ϑϑϑϑJe sais Charlotte, mais je souhaiterais utiliser le laboratoire, si cela n'est pas trop gênant.
    ϑϑϑϑ Oh bien sur Mademoiselle. Le docteur n'est pas là de toute façon, vous pouvez faire ce qu'il vous plait. Je laisserait le thé dans le couloir.

ϑϑϑϑ Elle disparaît aussitôt de l'entrée sans demander son reste. Charlotte ne pose jamais de question, ne demande jamais s'il y a des invités, même si elle sait qu'ils sont là. C'est l'un des avantages de cet endroit. Laura se retourne vers Ludwig avec un sourire évocateur. Elle lui tend la main pour lui faire signe de monter les quelques marches qui les séparent. Puis elle prend une des grosses clefs accrochaient juste à côté de la porte et monte un étage. La maison est belle, classique, bien meublé. Le chandelier a été laisse à côté des escaliers à la discrétion du couple. Elle s'en saisit et ouvre au bout de quelques marches une des portes du premier étage.

ϑϑϑϑ Laura se glisse en première lâchant la main du gentleman, pour allumer les différentes bougies qu'on trouve tout autour de la pièce agréable à l'oeil. Elle est grande, au moins quarante mètres carré, décorée avec goùt sans être trop opulant. Un mur entier est consacré à une collection de livres, et au fond il peut voir un lit. Mais Laura revient rapidement vers la table du centre, entourée de deux fauteuils moelleux et confortables, pour déposer le chandelier. Le reste explique effectivement le nom de l'endroit. Contre le mur adjacent à la porte et une partie du mur de droite, trois tables ploient sous le poids de différentes plantes en pots, certaines par terre, d'autres encore sur les étagères du mur. Et au centre des assiettes sales, des notes éparses et des appareils de distillation. Laura soupira agacée en regardant le coin de la pièce.

    ϑϑϑϑJe t'en prie entre et tu peux refermer la porte. J'espère que tu me pardonneras le désordre, l'amie qui possède cette endroit a... un problème avec l’organisation et le ménage. Mais au moins, nous serons tranquilles. Et ... je pourrais jouer avec tes différents appétits. dit elle mystérieuse.


ϑϑϑϑ Un simplement coup sur la porte annonça que le plateau de thé avait été déposé devant la porte. Laura laissa le gentleman prendre ses aises, tout en ramenant le plateau vers la table centrale. Elle se mit à servir deux tasses tout en expliquant.

    ϑϑϑϑToutes les plantes ici sont comestibles, et l'endroit est agréable. On peut en mettre pour parfumer le thé, en goûter, discuter d'un gout ou d'un autre... tout ce que tu peux imaginer, nous pourrons le faire tranquillement et confortablement ici.



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Ludwig Strauss
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Lun 2 Oct - 19:54
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Arrivés à destination, ils quittèrent la voiture personnelle de l’industriel pour se diriger à travers une calme ruelle vers un grand bâtiment qui se distinguait des autres résidences plus petites et étroites. Regardant brièvement derrière lui, il vit Yuri conduire la voiture dans les ombres complices d’un cul-de-sac. Le conducteur allait veiller patiemment dans son coin discret. Ludwig ne put s’empêcher de penser que son chauffeur allait dévorer les dernières réserves de café qu’il gardait précieusement.

Il hocha élégamment la tête quand sa cavalière alla toquer à la porte. Quant à lui, il surveillait chaque recoin du quartier dans sa prudence naturelle, toujours aux aguets. Paranoïaque ? Oh non, on ne pouvait être trop prudent, Als’Kholyn est le meilleur professeur pour vous apprendre que chaque fenêtre pouvait cacher un spadassin, chaque coin de rue un coupe-jarret. Trop de prudence ne fut jamais regrettable, vous dira le baron du crime habitué à ces environnements peu recommandables, mais Ô combien palpitants.

Après une brève discussion avec une vieille dame, Laura l’invita à la suivre, ce qu’il fit sans hésiter, s’emparant de la main tendue avec grâce. Monsieur Strauss remarque que la demeure est agréable et bien décorée, accueillante et plaisante à la vue. Voilà un bien agréable laboratoire. Cela lui faisait penser à l’un des asiles de la ville, tout aussi bien décoré mais qui perdait toujours de son charme à cause des hurlements angoissants des lunatiques enfermés dans leurs cellules froides. La sensation de la chaleureuse main de la demoiselle contre la sienne lui fit oublier cette morbide pensée.

En entrant dans la pièce spacieuse et chaleureuse, l’homme d’affaires ôta son haut-de-forme qu’il accrocha à un porte-manteau disposé près de la porte. Se débarrassant par la suite de ses gants il les glissa dans ses poches avant de se libérer de son manteau, ne gardant plus que son gilet et sa chemise blanche ornée de la cravate rouge-sang. Se frottant doucement les mains, il admira un bref moment la décoration de l’appartement avant de rejoindre son hôte.

« Ce n’est pas un problème, je suis au contraire habitué avec les lieux de travail croulants sous les papiers. Je me sens comme chez moi. »

Si elle se retournait pour le regarder, elle pourrait voir qu’il portait une ceinture lui passant autour du torse et qui possédait une poche spéciale renfermant ni plus ni moins qu’un revolver de facture militaire, un joli modèle alliant ergonomie et efficacité. Outre cela sa ceinture spéciale avait un fourreau disposé derrière le dos de Ludwig et portant un poignard d’une taille respectable. Autant dire que le gentleman ne serait pas totalement vulnérable s’il tombait dans une situation dramatique. Détachant sa ceinture armée, il l’accrocha en compagnie de son manteau avant de s’installer sur l’un des fauteuils moelleux.

Comble du bonheur, le thé était arrivé, encore brûlant et fumant délicieusement. Ah, voilà qui était parfait. Laura parlait de plantes, de goûts, de thé. Tant de choses intéressantes sur lesquelles ils pourraient discuter comme tout à l’heure. Ils pouvaient aussi parler de pâtisseries, ou des dernières avancées scientifiques dans l’aéronautique. Peut-être que l’homme à la chevelure de jais lui ferait part de certaines de ses aventures ou de ses coups les plus réussis et elle de ses aventures les plus passionnantes. Ils parleraient de jeux, de littérature, se moqueraient doucement du gouvernement et feraient des blagues parfois salaces sur la police. Que de choses à partager, en somme ! Mais notre loup des rues avait un tout autre projet à satisfaire, un jeu qu’il comptait bien partager avec la scientifique. Quelque chose s’était éveillée, une chose qu’il taisait trop souvent pour garder son professionnalisme parfait. Mais cette nuit était particulière, spéciale. Elle avait agréablement bien démarrée et il était d’assez bonne humeur pour pousser le divertissement et le plaisir plus loin, surtout en compagnie d’une personne qu’il jugeait bien au-dessus du commun de la plèbe.

Saisissant la main de la jeune Greyson, il la tira doucement mais fermement de sorte à l’attirer vers lui dans une proximité pour le moins électrique. Son visage proche du sien, son regard ne la quittait point, brillant d’une lueur prédatrice tandis que son sourire se faisait malicieux et séducteur.

« L’endroit est effectivement confortable et agréable, propice aux douces conversations. Mais avant qu’on entre dans de longs sujets philosophiques j’aimerais d’abord qu’on fasse un peu plus connaissance. J’aimerais te connaître … »

Approchant lentement ses lèvres de l’oreille de l’ingénieure, il lui murmura la suite de la phrase comme dans un souffle à en faire frissonner la plus frigide adepte de Dalaï.

« … dans les moindres détails. »



Chibi Ludwig
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Laura L. Greyson
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Mar 3 Oct - 17:45
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Profession : Ingénieure aéronautique
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ϑϑϑϑ Le gentleman prit le temps de se mettre à l'aise tandis qu'elle mettait tout en place pour sécuriser le reste de leur nuit. C'est soulagée qu'elle entendie son commentaire sur ces environnements pleins de papiers et de notes. Un instant, elle se surpris à imaginer le bureau du mafieux. Un grand tableau avec des photos et des documents, un gros grimoire avec toutes ses manigances, d'autre dossiers sur ses ennemis, ses amis, ses alliés, ses sbires. Elle le voyait ainsi, ployant sous une paperasse presque superflus. Et cet homme si sérieux, si calme et calculateur au creux de cette salle valant des millions d'Irys.

ϑϑϑϑ Elle savait ce qu'il allait se passer, mais elle ne savait pas à quelle vitesse il passerait aux plaisirs charnels plutôt qu'au plaisir de l'esprit. Elle ne fit pas plus attention que nécessaire aux armes du Baron. Elles étaient bien dissimulées, et suffisamment efficace pour assurer la protection d'un mafieux. Elle ne se faisait pas d'illusion sur le fait que Ludwig sache se servir de chacune de ses armes à la perfection. Elle fut ravie de le sentir se rapprocher d'elle. Toujours avec cette prestance qui l'avait séduite en début de soirée.

ϑϑϑϑ Elle reposa la théière avant de sentir sa prise se refermer sur son poignet. Elle ne résista pas. Cela aurait été inutile et elle voulait la même chose que lui. Elle inspira profondément pour respirer le léger parfum du Baron. Une fragrance masculine, discrète mais très agréable alors qu'il se penchait vers elle. Elle sourit en écoutant ses mots. Et malgré elle, elle sentit un frisson la parcourir lorsqu'il finit sa phrase au creux de son oreille.

    ϑϑϑϑ L’endroit est effectivement confortable et agréable, propice aux douces conversations. Mais avant qu’on entre dans de longs sujets philosophiques j’aimerais d’abord qu’on fasse un peu plus connaissance. J’aimerais te connaître … dans les moindres détails.

ϑϑϑϑ Elle soutint un moment son regard avant de retirer son poignet de la pince du baron du crime. Elle ne lâcha pas son regard un seul instant alors que ses doigts tiraient sur les attaches de sa robe de soirée. Un léger sourire flottait sur ses lèvres. Au bout de quelques secondes, le tissu glissa sur le corps de l'ingénieure. Un corset et des bas noirs apparaissent sans qu'elle bouge. D'aussi près, il ne ratait pas grand chose. Un médaillon doré était posé sur sa peau blanche décorant le décolleté de la jeune femme.

    ϑϑϑϑ Quel genre de ... détails t'intéressent... Ludwig ?

ϑϑϑϑ La question n'était pas innocente. Elle vint doucement posait ses lèvres dans le cou de l'industriel, caressant sa peau sans y déposer aucun baiser. Elle attendait qu'il commence tout en défaisant son veston et cette agaçante cravate.



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