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Chroniques d'Irydaë
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 Faye Toen

Faye Toen
avatar
Sam 5 Aoû - 2:05
Irys : 44995
Profession : Chasseuse d'artefacts - Aventurière
My'trän +2 ~ Zolios
FAYE TOEN



Passeport


Nom : Toen
Prénom : Faye
Surnom : Aucun, du moins pas à sa connaissance
Sexe : Féminin
Âge : 36 ans, maintenue physiquement à 23 ans (anomalie)
Métier : Chasseuse d'artefacts - aventurière
Communauté : My'trä - Kharaal Gazar / Busad  
Lieu de naissance : Zochlom



Aptitudes & possessions

  • Armes et habiletés :
    Faye est une Adepte de Süns et Novice dans la magie d'invocation. Elle possède ainsi la capacité de faire naître la flamme et la dompter, utiliser le feu pour se propulser sur de courtes distances ou bien encore enflammer des parties de son corps sans que celles-ci ne subissent les effets néfastes de la chaleur... Concernant les dons d'Orshin, elle est capable de communiquer avec les animaux et dompter la plupart d'entre eux, mais ses compétences sont encore assez faibles et elle ne se distingue pas particulièrement dans ce domaine.

    Farouche combattante, elle possède de grandes habiletés au combat grâce aux enseignements de son grand-père et son expérience de chasseuse d'artefact. Ainsi, elle ne ressent aucune difficulté à se mouvoir, esquiver des attaques et se défendre au corps à corps mais là ou belle se distingue, c'est dans la maîtrise de son élément qui semble tout aussi naturelle pour elle que le fait de marcher, manger, dormir... Cette véritable symbiose fait d'elle une redoutable adversaire qui, même si elle possède ses propres points faibles, n'est surtout pas à prendre à la légère.

    Etant une anomalie, son vieillissement est actuellement figé à l'âge de 23 ans. Toutefois, elle a jusqu'à présent vécu 36 années et possède ainsi une expérience de vie et de combat bien plus importante que son physique ne laisse transparaître.

  • Croyance (si Anomalie my'trän) : Süns et Orshin

  • Magies affiliées (si Anomalie my'trän ou Pérégrin) :

    Süns / Adepte : Symbiose avec l'élément du feu (hérité de sa mère biologique). Elle peut faire apparaître une flamme sans source proche. Son corps est parfaitement ignifugé jusqu'à la température de ses propres flammes. Elle est capable d'utiliser cette magie pour se propulser sur quelques mètres, réduire l'impact d'une chute ou briser un objet à très courte portée. Faye possède de nombreuses capacités au combat, mais la plus impressionnante est son talent pour embraser des parties de son corps, rendant ces zones plus difficile d'accès pour les combattants au corps à corps.

    Orshin / Novice : Connaissances de cette magie assez limitées. Faye peut communiquer avec les animaux mais ne possède la capacité que de dompter certains d'entre eux - généralement les moins agressifs ou les plus modestes.

  • Familiers/montures : Un Erveekhei anomalie, nommé Tim. Son anomalie physique est caractérisé par la présence de magilithe sur ses plumes et une partie de ses poils urticants.

  • Autres possessions : Aucune




Profil psychologique

Faye est une femme passionnée, forte et fermement attachée à sa liberté. Autrefois très sensible aux bouleversements et facilement irritable, la mort de son maître et grand-père fut une épreuve qui modifia drastiquement son comportement et sa façon de penser, faisant de la fille jadis passionnelle et à fleur de peau une demoiselle capable d'un grand contrôle de ses sentiments - ce qui ne l'empêche pas d'être victime de peurs, stress ou autres émotions négatives.

L'anomalie n'est pas une guerrière née : entendez par là qu'elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour éviter une confrontation directe avec un adversaire potentiel et qu'elle n'usera de ses compétences qu'en dernier recours. Si le combat est loin d'être une passion, ce n'est pas le cas de la recherche d'artefact - dont elle a fait sa profession officieuse - et de son goût prononcé pour l'aventure sous toute ses formes. Son courage est sa plus grande force et si elle peut bien souvent s'apparenter à de la folie, on ne peut que la reconnaître lorsqu'elle utilise celle-ci pour faire le "bien" - de son point de vue, bien évidemment.

On peut également relever chez elle un sens de la loyauté très marqué, caractéristique qui causera d'ailleurs son statut d'anomalie suite à son incapacité de revenir sur une promesse faite à une amie. Elle n'abandonnera également jamais son animal de compagnie bien que celui-ci fut chassé par les régisseurs bien avant qu'elle même ne le devienne.  Elle considère la trahison et le mensonge comme impardonnables, bien qu'elle admette le second comme un mal parfois nécessaire.



Physiologie

Faye, au naturel, fait tourner les têtes et attire le regard. C'est une femme flamboyante qui, si elle n'est pas physiquement au goût de tous, possède en revanche un charme capable d'intimider la plupart des individus du sexe opposé. Sa longue chevelure rousse est, dans ce but, sa plus fidèle alliée mais ne soyons pas dupes : ses formes agréables jouent également un rôle très important...

Si la jeune femme n'est pas très grande, elle sait pourtant se distinguer parmi la foule. Son corps est élancé et bien qu'elle ne soit pas maigre, quelques kilos supplémentaires ne pourraient que jouer en sa faveur... Son visage semble éclairé en permanence, décoré d'un sourire très léger et naturel qu'elle ne peut s'empêcher d'arborer, à moins qu'elle ne soit en proie à d'autres grimaces. Ses yeux hazels sont majoritairement colorés de vert et pourtant, si l'on se risque à plonger notre regard dans le sien, on observera la présence d'une couche rougeâtre entourant sa pupille symbolisant la flamme qui l'anime.

Son code vestimentaire est varié mais possède un point commun : tout ce qu'elle porte dissimule ses omoplates, ou ne fait que laisser deviner celles-ci. En effet, l'anomalie physique qu'elle a développé est la présence de magilithe dans cette zone très précise, elle évite donc d'attirer l'attention en la recouvrant au maximum. En revanche, elle n'a aucune gêne à dévoiler le reste de son dos.



Biographie

« La Promesse », Fable Ju'äm, clan d'adeptes d'Orshin

Un orphelin rencontre une louve.
Animal, s'écrie-t-il, je ne te veux point de mal
Es-tu seule ? T'es-tu éloignée de ta couve ?
On m'a abandonnée, répond-elle, la mort m'emportera ce soir
Je m'en vais mourir dans ce bois, bovin voué à l'abattoir.
L'orphelin est confiant et s'approche de la bête
La maline révèle alors sa vraie facette
Et d'un coup de mâchoire aux crocs aiguisés
Fait du naïf enfant son gibier malchanceux.
La proie vante son cœur bon, tente le lâcher prise
Mais l'animal malicieux la considère comme acquise.
Pour toutes excuses elle avoue son besoin
D'un peu de nourriture au terrier ramener.
Mes petits louveteaux, confie-elle, n'ont désormais plus rien
Sous la dent ces jours-ci à ronger.
Tes enfants mangeront goulument, dit l'orphelin,
Mais pourras-tu en dire autant au lendemain ?
Que se passera-t-il lorsque la faim à nouveau se montrera ?
La venue d'un autre comme moi est-ce que tu escompteras ?
Je trouverai nourriture à partager, propose-t-il au prédateur,
Relâche-moi maintenant et dans à peine quelques heures
Ta famille et moi des repas à jamais partagerons
Et de cette mésaventure plus rien nous ne retiendrons.
L'animal s'exécute et lui rend sa liberté,
L'enfant s'engage et la laisse le guider
En direction de jeunes loups, elle n'avait pas menti.
Là dessus, l'humain agrippe son couteau
Et d'un coup vif abat la créature,
Aucune promesse ne faisait mention
Que la survie de celle-ci était une condition
Et en mal cela lui fut doublement fatal
Car en nourriture son corps il transforma
Et de sa tendre chair ses enfants il régala.

Toutefois, sa promesse fut respectée et à jamais accomplie
Car de la joyeuse troupe pour toujours il s'éprit,
A travers les âges et ce durant toute sa vie.



La Naissance d'une Flamme

C'était l'un de ces nombreux soirs d'été, quelques instants après que le ciel ne se soit paré de ses plus belles couleurs ; un soir parmi tant d'autres, pour vous et moi... Celui-ci marqua pourtant à tout jamais la destinée d'une petite fille dont la naissance représenta un véritable fardeau pour ses géniteurs.

Oh, elle n'était pas indésirable, tout le contraire ! On pouvait aisément deviner dans les yeux de ses parents à quel point cet enfant était une véritable merveille : le fruit d'un amour absolu et indéfectible, tout comme celui qu'ils lui portaient... Cependant, une liaison entre une My'Trän et un Daënar ainsi que tout ce qui en résulte n'est que rarement bien vu par son entourage, et même si la famille maternelle était un cas à part, le coté paternel ne faisait pas exception à la règle.

Maiza et Franz Toen prirent la lourde décision de confier leur nourrisson à un couple d'ami appartenant au clan Ju'äms - mages vouant un culte à Orshin, mais ne vivants pas en nomades comme la majorité de leurs confrères - afin de garder son existence secrète : l'homme était stérile et n'avait su apporter à son ménage l'heureux événement qu'était la naissance d'un premier enfant. Longtemps déjà, ils confiaient à leurs compagnons ce sentiment de vide qui accompagnait de longues nuits de silence, ne demandant qu'à être comblées. Cet argument et la confiance mutuelle qu'avaient les Toen pour leurs amis en firent leur premier choix et ce fut avec surprise que ces derniers écoutèrent le couple proposer de prendre l'enfant sous leurs ailes.

Ils acceptèrent sans poser de questions.

« Ne lui dites rien. Vous, ses parents, serez son unique vérité. » avait tenu à ajouter Maiza, les yeux noyés de larmes qu'elle s'efforçait de retenir.

Ils lui firent la promesse, eux leurs adieux.

De paisibles années s'écoulèrent alors parmi le clan des Ju'äms. Faye - comme sa mère biologique l'avait nommée - était une enfant débordante d'énergie qu'on s'amusait parfois à comparer à une flamme naissante. Derrière ses iris brulait un foyer inextinguible, et ses cheveux couleur feu s’agitaient pareil à la danse d’une flammèche. Reine dans son imaginaire, elle était inépuisable du haut de ses trois ans mais jamais à aucun moment ses parents ne s’en plaignirent. Oh, bien entendu, elle ne fut pas épargnée par les remontrances et punitions, mais la fillette était chérie comme le sont bien des enfants uniques ; et encore plus dans son cas, pour cause : elle était inespérée, un cadeau inestimable. Malgré cela, Faye réussit un jour l'exploit de les décevoir une première fois lorsqu'elle embrasa par mégarde un tapis proche de la cheminée de leur habitation, manquant de détruire toutes les possessions de la famille.

Plusieurs fois ils se demandèrent si la faute ne venait pas d'eux, s'ils n'avaient pas laissé l'enfant s'émerveiller un peu trop devant le spectacle qu'offre une flamme qui se régale d'une bûche de bois sec. Les deux adultes ne pouvaient s'imaginer qu'en réalité l'impétuosité des Süns coulait dans ses veines, héritage transmit par son grand-père à sa mère et qu'elle venait d'acquérir à son tour. Bien que trop petite pour ne serait-ce que comprendre la signification du mot "vénérer", ses parents décidèrent malgré tout de l'orienter vers le culte d'Orshin, seul et véritable architecte jugé digne du respect du clan Ju'äm. Pour beaucoup, il était inacceptable qu'un de leur fils ou fille se détourne de cette voie, et les parents n'ayant pas réussit à faire de leurs progénitures de parfaits adeptes de la magie d'invocation n'étaient pas vus d'un bon œil. C'est ainsi que le « don » de Faye fut passé sous silence, remplacé peu à peu par une forte affinité avec les animaux qui lui valut la capacité de communiquer avec la plupart d'entre eux. Dès ce moment, elle jura de croire et respecter l'architecte arachnide sans se douter qu'une autre force s'animait vivement en elle.


La Découverte d'une Flamme

La coutume veut, parmi les Ju'äms, que l’on soit considéré comme un véritable croyant lorsque l'on devient capable de contrôler un animal grâce aux capacités offertes par le bienveillant dieu Orshin. Faye fut jugée capable de cette prouesse à l'âge de sept ans, et c'est avec brio qu'elle montra sa capacité à contrôler un novsh sauvage et ce sans la moindre difficulté. Emerveillée par ce pouvoir et mise en confiance par les applaudissements de son entourage, elle sentit en elle grandir cette volonté de prouver sa valeur et le soir même, poussée par cette incroyable naïveté commune aux enfants, elle se rendit en cachette dans un lieu connu pour son abondance de nokhois dans l'espoir d'en dompter un.

Lorsque l'animal la fixa de ses yeux reptiliens, presque contrarié qu'une proie si facile se présente à lui, Faye se douta que la tâche ne serait pas aussi aisée que le matin même. La fillette fut tentée pendant quelques secondes de prendre la fuite, mais malgré son jeune âge, elle comprit rapidement qu'elle serait rattrapée et dévorée si elle agissait ainsi.

De fait, la seule option restante était la raison initiale de sa venue : apprivoiser la créature.

Elle ne montra aucun signe de faiblesse, se conforta dans sa position et fixa de ses yeux hazels le reptile immobile.

Elle allait réussir.

Elle devait réussir.

Ce fut un échec. Le quadrupède s'élança farouchement dans sa direction après avoir observé longuement sa proie. Lorsqu'il arriva à proximité, la seule chose qui sauva Faye fut sa surprise qui lui valu une perte d'équilibre suivie d'une chute au sol, brisant la lanterne qui lui servait jusqu'alors d'éclairage. Le nokhoi ne réussit pas à atteindre sa cible et s'arrêta plus loin, prêt à lancer un nouvel assaut. Tremblante et effrayée, la jeune Ju'äm parvint tout de même à se relever et fit face à la créature, se persuadant qu'il fallait renouveler la tentative. Les larmes naissantes dans ses yeux floutaient sa vision, rendant l'opération bien plus difficile qu'elle ne l'était déjà, et ses jambes semblaient refuser d'obéir à ses ordres. Oui, elle en était certaine désormais : cette expérience n'avait que peu de chance de se terminer d'une bonne manière... La bête se remit à courir avec frénésie. Faye ferma les yeux et hurla.  

Lorsqu'elle les ouvrit à nouveau, un voile jaune et rouge la recouvrait. La chaleur qui se dégageait de cet étrange phénomène était agréable, douce : comparable à l'étreinte d'une mère. Le prédateur se tenait à quelques mètres d'elle, perturbé, et il fallut quelques instants pour que la jeune fille comprenne qu'elle était en réalité entourée de flammes dont la source provenait de la lanterne brisée un peu plus tôt. Incapable de comprendre la situation, elle se contenta de profiter de l'étonnement du reptile pour s'enfuir à toutes jambes en direction du campement. Bien que cette "armure" improvisée ait réussi à décontenancer son poursuivant, elle savait que les nokhois étaient ignifugés. Si la créature décidait de la prendre en chasse, sa carapace flamboyante ne la protègerait aucunement .

Elle courra comme jamais elle n'avait couru.

Ses petites jambes, animées par sa volonté de survivre et aiguillonnées par sa peur, avaient retrouvé la force de supporter son poids. Mais malgré tout ses efforts, ses oreilles distinguaient de plus en plus nettement la course effrénée du nokhoi qui semblait bien déterminé à ne pas laisser échapper son futur repas. A bout de souffle, elle fut contrainte de ralentir le rythme, sa respiration devenant douloureuse et difficile.

Elle ne pu alors s'empêcher de chuter à genou.

A ce moment précis, quand l'espoir semblait s'être totalement volatilisé, elle fut surprise de constater que l'animal repartait sur ses pas sans demander son reste. Quel nouveau pouvoir avait bien pu mettre en déroute le prédateur ? Elle releva alors la tête et ne fut jamais aussi heureuse d'apercevoir le visage de ses parents...

Le couple ne la blâma pas pour cet incident. Trop inquiets d'avoir cru perdre l'essence même de leur existence et trop heureux de l'avoir retrouvé quelques instants après. Ils se contentèrent de lui expliquer que c'était une erreur de surestimer ses capacités. Selon eux, la magie d'invocation était une discipline qui nécessitait de la patience et beaucoup de pratique, l'imprudence et l'excès de confiance ne faisant pas partie de l'équation. Mais en cet instant, Faye n'avait que faire des dons qu'Orshin lui avait confié. Elle n'avait de cesse de se remémorer cet épisode, où une simple flamme s'était transformée en une barrière brulante et sans que cela ne lui ai demandé ne serait-ce que le moindre effort.

Cela lui trottait dans la tête, occupait tout son esprit, si bien que lorsque les deux adultes le lui permirent, elle prit la parole et exprima le plus simplement possible le fond de sa pensée :

« Je veux maitriser la magie du feu.».


L'Apprentissage d'une Flamme

Douze ans s'étaient écoulés. Faye évoluait au sein du clan Ju'äm comme la plupart des enfants de son âge, sans aucune distinction. C'est en secret qu'elle s'entraînait à manipuler le feu, ayant eu l'approbation de ses parents de vénérer Süns - ces derniers comprirent que rien ne la détournerait de cette voie. Elle n'avait pas pour autant abandonné sa croyance envers le dieu arachnide, bercée dans le culte de celui-ci depuis sa plus tendre enfance, mais quelque chose l'entrainait inexorablement vers la manipulation des flammes et la rendait incapable de s'en détacher. Quelque chose d'inexplicable, de profondément ancré dans ses tripes. Les deux Ju'äms ne pouvaient qu'observer, impuissants, le basculement de Faye dans cet élément indésirable. Bien pire encore, ils se révélaient incapables de former ou de conseiller la jeune fille qui demeurait un bien piètre mage de feu...

Ils craignaient que leur secret ne soit éventé et que Faye, ainsi qu’eux, ne deviennent une véritable honte au sein du clan. Ils prirent alors la décision qui s'avéra à a fois la plus difficile de leur vie et la plus représentative de l'amour qu'ils portaient à leur enfant et, moins d'un an plus tard, Faye prit la direction de Zochlom sous les recommandations de ses parents pour y rencontrer Georges Toen, maître de la magie de Feu et ami de la famille.

Lorsqu'elle aperçut le vieil homme pour la première fois, un frisson parcourut son échine et elle se mordit instinctivement la lèvre inférieure, comme si son corps tout entier réagissait à la présence de cet individu pourtant parfait étranger pour elle... Les premiers instants de leur rencontre consistèrent en un échange de regards gênés accompagné d'un silence du même acabit, et s'il fut embarrassant de prime abord, cela permit à Georges d'examiner le bout de femme qui l'interpellait avec la plus grande minutie :

Tout dans cette fille lui rappelait sa propre enfant !

Une vague d'émotions le parcourut alors : un air familier réconfortant, l'impression de rajeunir de plusieurs années, des doutes et un bon millier de questions... Et bien qu'elle ne fut pas la plus originale, une seule sembla vraiment importante à ce moment là : « Qui es-tu ? ».

Faye s'installa aux Cercles de l'Aube. On la compara très rapidement à la mascotte locale - une dénommée Luka -, les bruits de couloir propageant une rumeur selon laquelle elle aurait été choisie par le vieux Toen en raison de ses ressemblances avec Maiza, ce qu'il ne contestait pas lorsque la question lui était posée. Cela ne demeura pourtant qu'une moitié de vérité : ce qui donnait réellement l'envie à Georges de faire progresser cette jeune fille, c'était son incroyable symbiose avec un élément qui l'avait bercée, qu'elle avait apprit à maîtriser par ses propres moyens, sans enseignements, malgré des conditions difficiles qui l'obligeaient à se cacher aux yeux de tous et à se limiter...  Il ne regretta jamais son choix et permit au talent de Faye de s'exprimer, jusqu'à faire progresser les compétences de là Ju'äm au delà de toutes ses espérances ! Le maître prenait un plaisir non dissimulé à assister à chaque session d'entraînement, faisant se demander plus d'une fois à Faye s'il n'y prenait pas plus goût qu'elle même. Une spectatrice occasionnelle se fit également remarquer en la personne de Luka, l'enfant que le "vieillard" - comme la rouquine aimait à le surnommer - avait recueillie et qui semblait absorbée par le spectacle qu'offrait les deux mages de feu : deux âmes plongées dans un autre monde où chaque instants n'appartenaient qu'à elles seules...


Le Départ d'une Flamme

Faye partagea la célébration de ses 16 ans - dont les festivités n'auraient pas eu à rougir d'un banquet royal - avec l'événement que fut l'arrêt des fonctions de Georges au sein des Cercles. A la fois fondateur et membre connu et reconnu de la Guilde, la légende se prédestinait autrefois à une carrière si longue que seule la mort l'aurait démit de ses engagements, mais la réalité le rattrapa bien vite : l'âge et la fatigue qui en découlait lui firent comprendre que sa lubie ne ferait que lui voler les dernières précieuses années de son existence...

Le choix de la retraite provoqua un changement drastique dans sa vie, lui qui s'était toujours engagé à la mettre au service des autres. Désormais, il ne fut plus sous la contrainte de personne et c'est d'un pas soulagé de toute sujétion qu'il déambulait dans les couloirs du Quartier Général, redécouvrant ce qu'il avait créé avec le même enjouement qu'un adulte visionnant ses souvenirs d'enfant. Son emploi du temps aussi vide que le cerveau d'un Paat Kyai, il s'empressa de reprendre l'entraînement de sa disciple, multipliant les cours et s'autorisant même quelques sorties à ses cotés. Sans s'en rendre compte, ce rapprochement soudain et leur complicité développèrent ses sentiments à l'égard de la jeune femme, l'éloignant de cette simple relation de maître à élève... Ne nous emportons pas : le vieil homme aimait profondément Faye, autant qu'un parent aime sa progéniture... Si Luka était sa petite-fille, la chair de sa chair, la My'trän n'en fut pas très éloignée à ses yeux et il n'aurait pu se résoudre à lui faire du mal, ne souhaitait que son bonheur et n'exigeait strictement rien d'elle malgré son investissement dans son éducation.

L'affection est un sentiment positif mais elle ne fait pas toujours le bonheur de tous, et dans cette situation, elle n'apporta que du malheur aux deux partis. Georges vit le poids des années le rattraper et un écrasant ressentit s'empara de son esprit... Avait-il échoué en temps que père durant toute son existence ? La disparition de Maiza, tout d'abord, précédée par son conjoint, puis son incapacité à conserver Luka à ses cotés - celle-ci ayant choisie une autre voie que celle qu'on lui avait destiné. Devait-il voir une fois de plus son enfant partir au loin, ne laissant derrière lui que la promesse d'un retour ? Des semaines durant, il s'obstina à ralentir le rythme qu'ils s'étaient, à l'époque, imposés sans même en discuter au préalable. Ses conseils devinrent flous, ses compliments rares, ses critiques incessantes... L'homme qu'il était autrefois semblait s'être métamorphosé en un individu âpre et désintéressé, loin de tout ce qu'il véhiculait quelques mois plus tôt. Le paroxysme fut atteint lorsqu'il refusa de faire combattre la jeune femme, prétextant qu'elle n'était pas capable de se maîtriser et provoquerait des blessures irrémédiables à un probable spectateur voir pire : à elle même !

Faye ne fut pas dupe. La Ju'äm ressentait un profond respect pour le médecin et voyait en lui une figure paternelle au même titre que son père, mais malgré toutes les qualités qu'elle ne pouvait que lui concéder, la jeune femme ne pu tolérer ce soudain basculement. Plus encore, elle ne supporta pas qu'un homme qui l'avait tant mis en avant la traite encore comme une enfant. Jugeant qu'elle en avait assez apprit, elle fit ses bagages et franchit les portes du Quartier Général, remerciant l'homme se tenant derrière elle de par son plus beau sourire. Malgré sa reconnaissance, elle n'avait pas souhaité s'égarer dans d'éternels remerciements. Georges quant à lui, muet, l'observa s'éloigner tout comme elles, que jamais plus il ne revit...


La Promesse d'une Flamme

S'aventurer dans Zochlom, pourtant réputée pour sa dangerosité, ne perturba aucunement Faye. Elle marcha continuellement par demi-journées sans laisser la fatigue l'emporter, forgée par des années d'entraînements intenses et guidée par une volonté immuable. Quand ses muscles se firent mutins,  la lune pointait le bout de son nez et elle s'imposa un répits autours d'un feu de camp. Vint alors le moment de se remémorer cette mésaventure d'autrefois : fillette crédule qu'elle était, persuadée de sa capacité à tenir tête à un animal sauvage, hargneux, guidé par nul autre instinct que celui de la survie. C'était un souvenir à la fois gênant et vital, l'instant même ou elle abandonna tout espoir et le vit resurgir presque aussitôt sous la forme d'une flamme. Une flamme... Identique à celle qui animait ce qui fut autrefois devant elle un fagot de bois. Une flamme dont elle était incapable de saisir la profondeur, la composition. Une flamme sauvage, indomptable. Les disciplines d'Orshin et de Süns lui offraient une expérience si similaire...

Le craquement d'une branche la sortit de ses songes et un réflexe défensif lui permit d'utiliser le feu devant elle pour mettre hors d'état de nuire un brigand sortit précipitamment des fourrées. Un manque de concentration engendré par le stress et l'effet de surprise l'empêcha cependant de remarquer la présence de deux autres individus, derrière elle. Les agresseurs saisirent l'occasion pour agripper leur victime, l'empêchant de se mouvoir et de réutiliser sa magie, mettant ainsi un terme à sa faible résistance. L'un des hommes s'empressa alors de s'équiper d'une lame qu'il dirigea vers la poitrine couverte de la demoiselle, et bien que leur objectif ne lui fut jamais annoncé, elle n'eut pas beaucoup de difficultés à en saisir d'elle même les grandes lignes...

Un silence venait soudainement de s'installer et quelques secondes plus tard, une flèche fusa en direction du genou du brigand, le transperçant sans grande difficulté. La douleur le fit lâcher son arme et la panique s'empara du second qui profita de l'occasion pour prendre ses jambes à son cou. Le blessé, voyant la lâcheté de son ami, fit preuve d'un instinct de survie incroyable lorsqu'il réussit à se remettre sur pied et à parcourir une centaine de mètres en une instant, non sans perdre l'équilibre une demi-douzaine de fois... Un rire nerveux s'empara de Faye tandis que la silhouette proche - à qui elle devait la vie - se dévoilait : c'était une vieille femme, étrangement bien bâtie, dont le corps ne laissait rien transparaître de son âge. Un jeune erveekhei était niché sur ses épaules et son arc confirmait qu'elle était bien l'auteure du tir - ce dont la My'trän lui fut reconnaissante... Les deux femmes pouvaient-elles seulement deviner, à cet instant, que cet événement marquerait leur vie à jamais ?

La demoiselle ne su jamais vraiment pour quelle raison la dénommée Lydia l'accepta à ses cotés, depuis cet incident. Ou plutôt faisait-elle en sorte de ne pas le découvrir, trop effrayée et trop honteuse de l'insistance dont elle avait fait preuve lorsqu'elle s'était proposée de l'accompagner... Infiniment redevable, Faye s'était montrée une partenaire très efficace, s'occupant des tâches les plus ingrates pour soulager sa sauveuse ou au moins rendre sa présence plus appréciable. Malgré la différence d'âge des deux femmes, une amitié très forte se noua lors des premiers mois de leurs péripéties. Elles apprirent à se connaître, se respecter, une confiance mutuelle s'instaura entre elles et même Tim, son animal de compagnie, finit par s'éprendre de la belle rousse. Plusieurs années passèrent, à vivre de leurs chasses aux artefacts et des récompenses d'aventures, toutes plus fantastiques les unes que les autres...

Il est bien des choses inévitables, la mort en fait partie... Gardant des années durant la fougue et la vivacité d'une jeune fille, l'âge, la fatigue, une vie instable constituée d'aventures, de combats et de blessures rattrapèrent finalement Lydia au galop. Faye observait son amie couverte de tout les tissus qu'elles avaient en leur possession et pourtant tremblotante, nimbée de sueur et en proie à d'horribles maux. En quelques semaines, sa condition s'était détériorée de manière irréversible, passant d'une véritable guerrière forte et farouche à une frêle et fragile vieille femme. « Sa mort sera une délivrance. » se persuadait la Ju'äm, mais cet argument ne pouvait en rien soulager l'inquiétude et la tristesse qui s'emparaient de Faye à chaque seconde qui défilait.

Désormais une ravissante jeune femme, elle avait vécu plus de trois années aux cotés de celle dont elle n'avait su rembourser la dette. Si ce n'était plus la première de ses préoccupations à l'heure actuelle, la magicienne aurait toutefois accepté à n'importe quel prix une occasion de remercier son amie et elle ne se doutait pas qu'en réalité, la possibilité allait s'offrir à elle. Puisant dans ses dernières forces, Lydia tendit une main squelettique en direction de sa partenaire que celle-ci s'empressa de cramponner. Malgré son incapacité à se mouvoir, elle fit attendre la faucheuse quelques instants de plus en réussissant l'exploit de se hisser vers son amie pour lui offrir l'opportunité qu'elle avait tant désiré. Une dernière faveur, avant que son corps ne retombe et que ses yeux se perdent dans le lointain. Tim, ayant sentit l'esprit de sa maîtresse s'envoler, s'était recroquevillé auprès de son corps, réussissant à voler un maigre sourire à Faye par delà ses innombrables larmes...

... Pourquoi pleurait-elle une inconnue ?


Une Flamme

Seuls persistaient des souvenirs concernant Tim et la promesse solennelle de veiller sur lui en toutes circonstances. Dés le lendemain, Faye offrit le corps de la vieille femme à Süns, ne pouvant se résoudre à abandonner un cadavre derrière elle. Qui fut-elle ? Quels étaient leurs liens ? Quelle importance lui avait-elle attaché ? Elle n'était désormais rien de plus qu'un lointain souvenir emporté par le vent...

Deux ans s'écoulèrent.

Faye, dissimulée derrière l'établit d'un commerçant, observait le régisseur déambuler dans les rues de la ville désormais désertes. Si la tombée de la nuit était la principale coupable de cette chute démographique, la créature avait également sa part de responsabilité... Lorsqu'elle fut assez éloignée, la femme sortit de sa cachette et se faufila de ruelles en ruelles. Elle rejoignit sa monture et chevaucha en direction du village Ju'äm, sa terre natale, à la recherche de ce dont elle avait le plus besoin en cet instant : un soutien. Elle fut d'abord rassurée de voir que son ancienne demeure tenait toujours sur ses quatres murs, mais elle fut soudain prise de panique alors que son poing se tenait à quelques centimètres de la porte de bois, inquiète qu'ils puissent...

Un grincement accompagna l'ouverture de la porte : ses deux parents se tenaient devant elle, silencieux, et Faye ne sut les saluer autrement que par un simple « C'est moi » qui eut l'effet d'une bombe. Sa mère, méconnaissable, se jeta en sanglots dans ses bras. Son père éclata de rire, nerveusement, et des larmes similaires vinrent bientôt recouvrir son visage... Les retrouvailles, fortes en émotions pour ses parents, furent interrompues sans grands regrets par la jeune femme - chaque seconde de répit était un luxe qu'elle ne pouvait se permettre de gaspiller. Elle espérait obtenir d'eux les conseils qu'elle désirait.

Comment échapper aux régisseurs ? Les deux adultes sursautèrent lorsqu'elle prononça ces mots, puis elle tenta de les rassurer en affirmant que la cible n'était autre que son animal de compagnie et pas elle même. Cela n'aida en rien et le duo échangea un regard qui n'augurait rien de bon. « Débarrasse-t-en, Faye. », « Ce n'est qu'un animal. ».  La Ju'äm sentit son estomac se nouer et elle refreina une soudaine envie de vomir. D'autres arguments fusèrent bientôt, tous plus horribles les uns que les autres. Instinctivement, elle recula et serra son animal contre elle, ne sachant si ses parents auraient l'audace de prendre eux même la décision qu'elle ne pourrait choisir... Au fond d'elle, elle reconnaissait la logique de leur réaction mais ne pouvait tolérer la froideur de leurs propos. Lorsque son cœur ne pu endurer la situation plus longtemps, elle leur avoua - dans une méchanceté assumée - avoir vu en Georges un parent bien plus dévoué qu'eux ne le furent jamais ; elle ne cachait pas son intention de les blesser et cette révélation ne pouvait être que la plus difficile à entendre pour eux. Elle n'eut cependant pas l'effet escompté...

Son esprit sembla s'égarer aux frontières de la pensée... Le choc n'aurait pas été plus violent si on lui avait annoncé sa mort prochaine ! Son existence même lui paraissait à présent artificielle, repoussante et abominable : Faye était l'identité d'une autre personne à qui on l'avait sauvagement soustrait. Sa vie, ses aventures, ses rencontres... Tout reposait sur un mensonge ! « Il est ton grand père. ». lui avaient-ils simplement dit. Elle ne rajouta rien et le couple ne la retint pas lorsqu'elle tourna le dos pour disparaître dans les ténèbres. Jamais plus ils ne la revirent.

Les portes du Quartier général des Cercles de l'Aube lui parurent bien plus petites que dans ses souvenirs. Elle aurait souhaité rester indéfiniment à les contempler, mais le temps lui manquait : la My'tran avait apprit sur le chemin pour Zochlom que l'ancien chef de la guilde de médecins était souffrant: une maladie incurable l'emporterait bientôt, ce n'était plus qu'une question de jours... L'information l'avait pressé et il n'était pas envisageable de traîner plus longtemps, si prêt du but. Elle interpella une infirmière qui lui indiqua la chambre qu'elle recherchait puis elle se précipita dans celle-ci, apercevant l'homme qu'elle était venue rencontrer. Georges tourna lentement la tête et son rythme cardiaque s'accéléra à la vue de la personne venue le visiter. Luka, Luka, n'avait-il de cesse de répéter ! Faye s'avanca et le supplia de s'arrêter mais il semblait futile de lui demander de faire preuve de raison au vu de son état... Il ne supporta pas le choc de ses retrouvailles et décéda sous les yeux de son ancienne protégée.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, comme sortie d'un coma de quelques minutes, tout autours d'elle n'était plus que cendres et fumées à l'exception d'un lit, devant elle, sur lequel reposait un corps. Aucune flamme n'était visible, était-elle la source de ce sinistre ? Mais plus important : pourquoi diable revivait-elle une situation similaire à celle qu'elle avait connue quelques années plus tôt ? Une fois de plus, un inconnu gisait devant-elle et ne lui laissait pour seul indice de leur lien qu'un vague souvenir, celui d'un prénom : Luka. Elle ne fut pas triste. Comment aurait-elle pu l'être ? Elle se contenta de partir rapidement, se faufilant entre les membres du personnels qui accouraient en direction de la chambre.

Elle fut incapable de trouver le moyen de remédier au problème de Tim mais une promesse la liait toujours à l'animal. Consciente que son choix défiait toutes logiques, elle se vit progressivement sombrer dans le statut d'anomalie et c'est à 23 ans qu'elle remarqua une fréquence d'apparition des régisseurs bien plus importante. Avec le temps, ses omoplates finirent par se recouvrir de magilithe, l'obligeant à cacher cette malformation pour ne pas être victime de jugements.

Elle échappa 13 années aux régisseurs, mais jamais elle ne rompit sa promesse.





Dans la vraie vie ?


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Comment avez-vous découvert le forum ? Le lien m'a été donné par une amie =)
La création de votre fiche a-t-elle été fastidieuse ? Oui, mais par ma faute uniquement !
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Faye Toen
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