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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Kharaal Gazar
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 [Capitale] ~ Busad

Bolgokh
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Ven 13 Mai - 22:13
Irys : 100027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Busad


Devise

« Le véritable bien se trouve dans le repos de la conscience. »


Histoire

La ville de Busad est, sans nul doute, l’une des premières bâties par les disciples de Delkhii dans les Kharaal Gazar. La raison est simple, il fallait un relais entre le nord et le sud du pays pour stocker les marchandises des clans pastoraux qui s’entassaient, toujours plus nombreux, sur le dos de leurs montures épuisées. En outre, c’était l’époque où le pays commençait doucement à se doter d’une organisation plus complète, et où tout le monde travaillait ensemble pour unifier les peuples du continent. Sous la directive des hommes de foi, le clan le plus influent de l’époque, les Makarios, bâtit cette ville à force d’efforts et de prières, bénissant tous ceux qui viendraient, dans le futur, y trouver repos et sérénité.

Le puissant chef de guerre et ses sujets firent sortir de terre de véritables quartiers entiers, toujours secondés par les prêtres qui apposaient le sceau des Architectes sur ces constructions fantastiques. Mais le projet le plus fou, le plus titanesque, le plus prometteur, était sans conteste la Tour du Désert. Plus de trente mètres de haut, des fondations circulaires impossibles à reproduire sans la magie et la foi des peuples Kharaaliens. Tous les membres du vaste clan travaillèrent de concert, en parfaite harmonie, pour faire naître ce chef d’œuvre visible même depuis les Tsagaan Oi. Elle était destinée à servir le peuple de la région de plusieurs manières : d’abord, elle était une preuve incontestable de la puissance de cette civilisation qui commençait à peine à devenir unie, sur les solides fondations construites par les disciples de Delkhii le Grand Bâtisseur ; ensuite, elle devait servir de véritable phare pour les clans des Kharaal Gazar, guidant leurs pas lourds de fatigue vers cette oasis prometteuse ; enfin, elle permettait au clergé de surveiller et protéger ses ouailles plus facilement.

Après des semaines, des mois de travail acharné, les Makarios purent enfin contempler le fruit de leurs efforts. Ils avaient gagné le droit suprême de veiller à jamais, eux et leurs descendants, sur cette immense sculpture animée d’une vie nouvelle. On raconte que, aujourd’hui encore, les protecteurs de la Cité de Pierre seraient tous issus de la filiation de ces hommes tenaces et travailleurs. Ces deux traits de caractère sont d’ailleurs devenus des valeurs respectées dans toute la société Kharaalienne.

Mais une ombre vint entacher, aux yeux du clergé, la majesté de la capitale des Terres de Maladie. Les hérétiques, ceux qui allaient devenir les futurs Daënars, se regroupaient de plus en plus souvent à l’intérieur de Busad, préparant leur fuite imminente du continent. Tyrésias, alors Khorog siégeant à la Tour du Désert, constatait avec horreur que de plus en plus de ses fidèles venaient en aide aux parjures. En effet, leur caractère doux et affable les poussait à secourir les persécutés de l’Inquisition. Le pieux vieillard intensifia le pouvoir de ses hommes, qui arrêtaient quiconque s’adonnait à des activités suspectes. Mais cela ne suffisait pas à endiguer ce mouvement de compassion. Pire que cela, lorsque finalement les « Peuples Libres » tentèrent leur ultime fuite, des mages tout droit venus des Kharaal Gazar s’interposèrent entre l’armée des Élus et les exilés en dressant une immense muraille le temps de leur fuite. Tous furent anéantis par la puissance dévastatrice des têtes pensantes du clergé, mais le mal était fait. Tyrésias le Traître fut exécuté pour ne pas avoir empêché à temps ce revirement de situation, et tous oublièrent son nom, comme il était naturel de faire.

Aujourd’hui, Busad est l’El-Dorado des caravanes commerciales et des clans du désert, mais du point de vue des autres régions, et surtout des Élus, elle jouit d’une mauvaise réputation due à son passé controversé. Il faudra fournir bien des efforts pour améliorer l’estime des My’tran pour cette merveille nichée au cœur des steppes Kharaaliennes.


Description

image proposée:
 

La ville de Busad fut construite comme un cercle pratiquement parfait. Parfois surnommée « L’œil Malade » à cause de la sinistre réputation de la région, elle supporte néanmoins très bien ce point de vue péjoratif en offrant aux voyageurs et aux clans une vision presque utopique de ce que l’être humain peut réaliser avec l’aide des Architectes.

Concrètement, la première partie de la ville est au niveau du sol. D’innombrables maisons, aux formes géométriques simplistes, s’élèvent du sol pour former un carambolage de pavés couleur de sable. Lorsque les Makarios bâtirent la Cité de Pierre, ils eurent besoin de faire sortir de terre, rapidement, de nombreuses constructions. Aucune fioriture n’était tolérée, la priorité était à la simplicité et à l’efficacité. Les maisons sont ainsi d’aspect semblable, presque austère, c’est bien suffisant pour leurs locataires. En effet, ces huttes de roche sont réservées aux marchands, aux voyageurs, aux bergers et à leur bétail. Il n’y a pas de murs entourant Busad, tout ce joyeux monde peut donc circuler librement dans les larges avenues, éclairées par un soleil de plomb tout au long de la journée.

Mais ce qui frappe l’œil plus que tout autre chose dans la Cité de Pierre, c’est sans conteste la Tour du Désert. Ce monument gigantesque à la gloire de l’unification entre hommes et divins, ce défi magnifiquement relevé par les descendants des protecteurs de Busad, ce flambeau de roche calcaire se dressant au centre exact de la ville pour guider tous les hommes, à des kilomètres alentours, jusqu’à lui. Voilà le véritable joyau des Kharaal Gazar.

Construit sur plus de dix niveaux, un long escalier en colimaçon s’enroule autour de l’édifice pour accéder aux différents étages. Les murs sont, comme tout le reste de la ville, faits de roche extrêmement épaisse et solide. De multiples ouvertures sont creusées à intervalle régulier, et permettent d’éclairer l’intérieur de l’immense monument. Le vent et le sable ne pénètrent jamais dans les murs de la tour, malgré les larges fenêtres. D’aucun raconte que c’est là une bénédiction d’Amisgal en personne pour saluer le courage des Makarios lors de la construction de Busad.

Les différents niveaux de la tour se divisent comme suit : Les deux étages au sommet sont le siège du diocèse de la région, c’est ici que le Khorog de Kharaal Gazar, ainsi que le Souverain de Busad vivent, ils sont bien évidemment entourés de leur famille, amis, concubins, scribes etc...; l’étage inférieur est la bibliothèque, modeste mais essentielle à tous les membres de la haute sphère ecclésiastique ; Les trois étages du dessous sont les résidences réservées aux protecteurs ancestraux de la cité, ils vivent confortablement en considération de leurs responsabilités. Enfin, les quatre étages les plus bas sont ceux mis à disposition des clans de passage afin qu’ils puissent se reposer avant leur prochain départ. Les bergers, cependant, restent pour la plupart dans les faubourgs pour s’occuper de leurs bêtes. On retrouve donc plus souvent le chef de guerre et sa famille, les guérisseurs, les prêtres, ... etc, dans ces résidences assez modestes.

Évidemment, si Busad est aussi vaste et fréquentée, c’est bien parce que c’est une oasis salutaire dans ces immenses plaines arides. Depuis l’aube de sa création, c’est son immense source d’eau qui a entretenu sa popularité. Actuellement, elle se trouve sous la Tour du Désert, à l’abri du lourd soleil Kharaalien. Des protecteurs spécifiques, les distributeurs, approvisionnent la ville en eau durant toute la journée, notamment pour ravitailler le bétail parqué dans les faubourgs.  

Voici comment est agencée la mystérieuse cité de Busad. Comme la majorité des villes de My’trä, elle n’a pas vraiment d’autres fonctions que celle de point de passage pour les clans nomades des Kharaal Gazar. Néanmoins, étant la capitale religieuse et politique de la région, ses différents habitants prennent un soin tout particulier à la maintenir en ordre et prospère.


Politique

Comme toutes les capitales du monde des mages, Busad ne fait pas exception à la sempiternelle compétition pour devenir le chef de la majestueuse cité. A la mort du Gharyn en fonction, tous les chefs de tous les clans des Kharaal Gazar se réunissent pour choisir le prochain roi au travers d’une épreuve propre aux peuples adeptes de Delkhii. Les concurrents étant tous, forcément, de puissants adeptes de la magie, ils doivent montrer leurs talents dans ce domaine, et surpasser les autres, afin d’accéder au prestigieux titre de Gharyn de Busad. L’épreuve se déroule comme ceci :

Tous alignés sur une falaise devant l’océan, que l’on surnomme le Promontoire Royal, chaque chef souhaitant se présenter passe l’un après l’autre devant ses pairs. Le concurrent se place face à la mer, au bord du précipice qui surmonte les vagues. Sa concentration doit être au maximum, car il doit parvenir à cristalliser toute sa foi en Delkhii, tout son pouvoir, toutes ses convictions dans un seul sort, dans un seul objet.  En effet, l’épreuve consiste à matérialiser une bille, une simple bille de pierre. Seulement cet avatar de la magie du détenteur doit être lourd, infiniment lourd. Il doit être le symbole de tout ce en quoi le chef qui se présente croit, il doit représenter tous les engagements que ce dernier fait à tous les clans des Kharaal Gazar, pour lesquels il participe à cette épreuve. La petite bille doit être la plus lourde possible, c’est un exercice qui demande une grande réserve magique, une grande patience et une infinie concentration. Une fois que la pierre est matérialisée, le candidat doit la lâcher dans l’océan. Le gagnant est celui qui est jugé, par le Khorog, comme ayant causé le plus de grabuge avec sa bille. Cette épreuve symbolise la patience, la foi et la puissance que se doit d’avoir le roi de Busad. Elle permet également de montrer la domination de ce dernier sur les disciples de Dalai, en fracassant toute sa puissance à la surface de l’océan. Choisir le Gharyn de Busad n’est pas plus compliqué que cela.

Une fois cette captivante épreuve accomplie, le nouveau roi est couronné directement sur le bord de l’océan. Il y a, là encore, tout une symbolique de domination sur la déesse des océans et ses fidèles. Le nouveau souverain est coiffé d’une couronne de fer, ornée de pierres blanches, que ses prédécesseurs ont tous portés depuis la création de Busad. Fraîchement nommé, il doit ensuite rentrer à la capitale, seul, pour démontrer son courage et sa détermination. Une fois rentré au pays, il est fêté comme il se doit par les Protecteurs de la cité et les voyageurs de passage. C’est ainsi que commence sa véritable nouvelle vie de roi. Mais attention, vie de roi ne veut pas dire vie de château. En tant que chef symbolique de tous les clans des Kharaal Gazar, le Gharyn a d’immenses responsabilités qu’il ne faut pas négliger. Les plus notables sont :


  • Lors d’une agression massive sur son territoire, il va de son devoir d’unifier, et de mener, les tribus pour la combattre.

  • Il est le représentant de la région gouvernée dans les réunions avec les autres souverains, qu’elles soient officielles ou privées.

  • Lors d’un litige majeur au sein de Busad, ou des Terres de Maladie toutes entières (par exemple deux chefs de guerre qui sont sur le point d’en venir au combat) il est l’arbitre du conflit et doit tout faire pour le régler sans violence.


Pour résumer, le Gharyn de Busad est le garant de la paix et de l’ordre dans toute la région, pour ce qui est de la vie spirituelle des Kharaaliens, c’est le Khorog qui s’en occupe. Il est le chef religieux de toute la région. Généralement haut placé au sein du clergé, il préside les cérémonies les plus importantes de la capitale, gère la justice, est le conseiller du chef de guerre etc… Il possède un pouvoir non négligeable. En règle générale, le Khorog de Busad est le parfait reflet du caractère calme et réfléchi de Delkhii. Il est peu bavard, mais ses conseils avisés font que son avis est infiniment respecté par tous ses fidèles. Obtenir une audience avec ce genre de personnage est compliqué, étant donné que sa piété l’oblige à s’isoler pour prier une grande partie de la journée.

Busad <-> Humains – Hostilité [Ennemi]

Busad <-> Magiciens- Dépendance [Alliés]


Économie

La ville de Busad est considérée comme le repère favori de tous les marchands du pays. Tout d’abord parce que c’est l’une des plus vastes capitales de My’trä. Ses larges avenues sont idéales pour organiser les transactions les plus diverses sans être dérangé par le bruit ou la fureur des passants ; ensuite parce que les autorités de Busad sont les moins regardantes sur la sécurité. La ville recelant de mages capables de dresser une barrière impénétrable en peu de temps, les Protecteurs négligent donc les menaces internes, une aubaine pour les roublards au passé peu glorieux. Les traditionnelles violences infligées aux marchands ne sont, ici, que peu fréquentes. Ainsi, la Cité de Pierre a la réputation d’être la ville la plus cosmopolite du continent. On trouve tous les peuples, et tous les produits sur les différentes places.

C’est de cette manière que la ville se maintient debout. Protecteurs et autres habitants permanents ayant leur propre réserve de marchandises à échanger afin de se procurer ce dont ils ont besoins. C’est, bien souvent, des butins récupérés lors de saisies par les gardes de la ville. En effet, si un délit vient à être commis dans les murs de Busad, les Protecteurs sont chargés de capturer le contrevenant et de l’enfermer dans une cage sur le toit de la Tour du Désert, à la merci des vents et des tempêtes. Tous ses biens sont également automatiquement saisis, et si la personne n’est pas censée sortir de prison ils sont conservés par le peuple de Busad. Dans le cas contraire, ce dernier en prélève tout de même une partie en guise de sanction supplémentaire.

Les clans séjournant dans la cité participent également à y maintenir une vie économique enviable. Grands producteurs de textiles, produits alimentaires et fourrures, ils ont à leur disposition des entrepôts où stocker leurs denrées en attendant de trouver un marchand intéressé, ce qui ne manque pas à Busad. Ainsi, tout le monde y trouve son compte, et la ville reste d’un dynamisme étonnant tout au long de l’année. Malheureusement, tous ces échanges favorisent également le développement d’un marché noir qui œuvrerait dans les bas-fonds de Busad. Enfin, ce ne sont que des suppositions.


Force armée


A l’instar de toutes les villes de My’trä, l’immuable Cité de Pierre est protégée, depuis l’aube de sa construction, par de nombreuses familles de mages expérimentés que l’on nomme les Protecteurs. Résidents permanents de Busad, fervents croyants de Delkhii, d’une grande puissance magique, ils sont aux ordres du Gharyn dirigeant la ville. On peut les diviser à travers une pyramide parfaitement claire. Depuis le bas de l’échelle, nous avons :


  • Les apprentis : ce sont des mages en formation, majoritairement des adolescents entre seize et vingt-et-cinq ans qui cherchent à faire leurs preuves dans leurs familles respectives. Une compétition farouche les oppose les uns avec les autres, car celui qui ne convainc pas ses ainées restera plus longtemps à ce misérable rang social qui ne leur confère, disons-le clairement, aucun avantage. Ils occupent, le plus souvent, le rang de garde ; sont menés à coup de trique avec obligation de corvées, et bien d’autres joyeusetés. C’est le socle de la pyramide, en conséquence il est le plus peuplé, entre 50 et 60% des effectifs.

  • Les confirmés : ce sont les vétérans de la branche des apprentis, ceux qui se sont distingués pour atteindre le palier supérieur. Leur niveau de puissance magique est estimable, et estimé, parmi les autres Protecteurs. Ils sont en général  ceux qui s’occupent des gradés inférieurs en élaborant leurs missions, leurs sanctions et leur formation. Parfois, lorsque la situation l’exige, ils se déplacent en personne pour calmer une violente rixe populaire, par exemple. Ils représentent 39% des effectifs totaux, le dernier pourcent étant réservé aux deux derniers étages, l’élite.

  • Les commandants : Pour accéder à ce palier, ce n’est pas compliqué : il faut vaincre un autre commandant en duel. Il y a, en tout, dix hommes et femmes de ce grade dans toute la capitale. Ce sont les seconds du Gharyn, ceux qui gèrent tous les aspects de la ville sous leur forme la plus large. Ils se concertent ensemble sur les décisions à prendre et, lorsqu’ils sont d’accord, en font part au roi de Busad. Ils sont également les « juges » de la cité, ceux qui décident d’une peine à infliger aux criminels importants, comme les meurtriers, en corrélation avec le Khorog et ses acolytes.

  • Le Gharyn : Outre toutes ses autres responsabilités, le chef de guerre élu roi est à la tête de toutes les forces armées de la capitale. C’est lui qui prendra toujours la décision finale lorsqu’une grande mesure militaire est votée, et les commandants se chargeront ensuite d’appliquer la volonté du Gharyn. C’est l’une des nombreuses tâches qui incombent à ce puissant chef, secondé du Khorog.



Peuple et densité

La réputation des tribus de Busad n’est plus à faire. Réputés comme étant les plus bienveillants hommes et femmes nés sur Irydaë. Ils aspirent à la paix, à la tranquillité et à l’exercice complet de leurs talents, qu’ils soient magiques ou non. Et même les Protecteurs de Busad, bien qu’entièrement voués à la pérennisation de la ville et de ses valeurs, n’échappent pas à cet idéal de paix et d’hospitalité.

Les gardes de la ville, bien qu’étant des apprentis malmenés au quotidien par la hiérarchie, demeurent amicaux avec les nombreux étrangers qui foulent le sol de la Cité de Pierre. Ils sont à l’écoute des réclamations, essayent de régler les litiges par la voie des mots plutôt que par celle des armes. En somme, on pourrait dire qu’il n’y a pas grand-chose à craindre d’eux, mais c’est sans compter sur le zèle à la tâche que se doit de posséder tout Kharaalien et, à plus forte raison, lorsqu’il prétend au titre de Protecteur de la capitale. Les apprentis sont, comme tous leurs compatriotes, des travailleurs acharnés qui maintiennent efficacement la paix dans les rues qu’ils protègent.

Les membres plus haut de la pyramide hiérarchique ne sont pas non plus réputés comme étant les plus agressifs. Même le plus humble marchand peut aller à leur rencontre sans risquer de mal finir, ce qui est rarement le cas si l’on traîne vers les clans de Dalai. En parlant d’eux, il ne faut pas oublier de mentionner qu’un Kharaalien qui se bat est un Kharaalien qui vainc son ennemi. Leur instinct protecteur les pousse à donner le meilleur d’eux-mêmes, non pas pour eux, mais pour les autres, et c’est sans doute cette motivation altruiste qui fait d’eux de grands combattants.

Faites attention cependant, si les Protecteurs de Busad sont d’affables personnages, n’oubliez pas qu’ils ne sont qu’une petite partie de cette gigantesque fourmilière. Marchands et autres voyageurs mystérieux sont aussi au rendez-vous, et qui sait de quelle pâte ils sont faits ?


Traditions

La vie de Busad est rarement bouleversée, mais lorsque le présent Gharyn meurt, c’est là que l’on reconnaît vraiment l’attachement des habitants pour leurs traditions ancestrales. Bien souvent, le chef de guerre laisse, derrière lui, une famille, une femme, des enfants. Ces derniers ont le choix, soit de rester dans la ville comme Protecteurs, soit de partir essayer de retrouver le clan qu’ils ont quitté.

Le couronnement d’un nouveau Gharyn est toujours une grande fête chez les habitants de Busad. C’est plus d’une semaine entière de cérémonies religieuses, orchestrées par le grand Khorog en personne. Durant tout ce temps, les Protecteurs entonnent des prières pour protéger le nouveau roi, de la musique est jouée dans toute la ville, et le mot d’ordre de tous devient « partage ». Bien plus que d’ordinaire, on donne son repas à l’étranger affamé, on fabrique des vêtements pour ses amis en prévision des nuits glacées etc… Une atmosphère à la fois solennelle et bon enfant, qui contraste fortement avec le dynamisme bourdonnant des jours ordinaires à Busad.

Hormis cette fête, disons-le, très occasionnelle, les Protecteurs de Busad sont très pieux. Il y a de nombreux prêtres séculaires partout dans la cité qui viennent à l’encontre des clans de passage pour leur répandre le culte pacifique de Delkhii. Les fêtes religieuses tout au long de l’année sont célébrées avec le plus grand respect.

En dernier point, vous pourrez trouver à Busad une fontaine étrange, à l’extrémité sud de la ville, donc très éloignée de l’oasis qui alimente la cité en eau potable. Comme le raconte le mythe d’Ethan (ICI), il s’agirait de l’âme du jeune homme qui serait la source de cette fontaine. On ne sera jamais sûr de la véracité de ce récit, mais aujourd’hui ce lieu est très respecté par toutes les personnes de passage et il est devenu un lieu de rendez-vous amoureux fréquents.
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Bolgokh
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Ven 8 Sep - 23:23
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Auberge: Le Dos de la Fourchette

Ancienneté: 40 ans (créé en 888 par Franz Ghilbert)

Description:

L'auberge Le dos de la Fourchette est au départ une maison familiale située dans les beaux quartiers de Busad et transformée par son propriétaire de l'époque, Franz Ghilbert en auberge chic et familiale afin d'offrir à son fils Johan, 12 ans à l'époque et passionné de cuisine, un avenir tout tracé. Creusée à même la roche, l'auberge a deux entrées visibles, l'une face à la route, qui est l'entrée pour les clients, l'autre, côté droit, qui est l'entrée des fournisseurs.L'auberge dispose de deux entrées.

entrée du restaurant:
 

Celle donnant sur la rue est l'entrée officielle de l'auberge et donne directement sur le restaurant. Celle sur la gauche est l'entrée du personnel et le lieu où les denrées sont livrées.

entrée du personnel et livraisons:
 

Franz Ghilbert, artisan ébéniste réputé, a souhaité que son art soit présent dans son auberge et en faire un lieu différent de ceux qu'on croise habituellement à Busad. Le bois est omniprésent et en harmonie avec la pierre blanchie qu'il a laissé transparaître sur certains murs, offrant au lieu un cachet autant personnel qu'intemporel. L'éclairage est à la bougie et léger, offrant un cadre intimiste et chaleureux et les décorations rappellent l'art de l'agriculture, de la chasse, de la pêche mais proposent aussi des créations fantaisistes d'artisans ferronniers particulièrement doués. Le reste, pour ne pas dénoter trop non plus avec Busad et ses mages de terre, est fait de terre cuite, parmi lesquels les plats et assiettes, permettant à l'auberge de conserver son cachet busadien. A noter, le bar qui fait également office de lieu de réservation et où sont exposées les récentes créations d'artisans, disponibles à la vente.

le bar:
 

Restons au rez-de-chaussée : La cuisine, séparée du restaurant par un mur et une porte battante en bois, est aussi grande et spacieuse que le restaurant. Diverses tables font office de plan de travail pour les employés de la cuisine. Le coin cuisson est composé d'un four à bois et d'un âtre sur lequel poser les chaudrons. Ici, pas d'éléments décoratifs, tout y est fonctionnel et étudier pour que les gens qui y travaillent évitent de se marcher dessus. Seul le four a une statuette en décoration, placée là à titre de porte-bonheur.

vue d'ensemble de la cuisine:
 

le four:
 

Une cave, disposant d'un air rafraîchi, sert au stockage des denrées qui ne seront pas exploitées le jour-même en cuisine.

Mais comme indiqué, le lieu n'est pas une taverne, mais une auberge, cela signifie qu'elle dispose de chambres. Celles-ci sont au premier, accessible via un escalier présent dans le restaurant:

escalier:
 

A l'étage, 4 chambres sont présentes pour les clients. L'envie d'offrir une décoration originale et rustique que pour le restaurant a poussé Franz a fournir un travail de qualité. Mais s'il a misé sur l'originalité, le confort n'est pas oublié, la literie étant d'une qualité exceptionnelle.

chambre:
 

Une cinquième pièce fait office de conciergerie et abrite la concierge, chargée du ménage et de répondre aux demandes des clients. C'est le seul membre du personnel autorisé à dormir sur place, une semaine sur deux.

Un escalier mène au dernier étage, où se trouvent la chambre de l'aubergiste et son épouse et la chambre de leur unique enfant, Jolène, 7 ans.


Histoire:

L'ère de Franz (de 888 à 900)

Sous l'égide de Franz Ghilbert, l'auberge a rapidement acquis une excellente renommée. La raison en est simple. Voulant offrir à son fils prodige la meilleure formation possible, Franz a débauché à prix fort les meilleurs éléments à chaque poste et a recherché les meilleurs fournisseurs. La qualité était forcément au rendez-vous, la rentabilité moins. Faire partie des meilleurs sans être le meilleur ne permet pas ces prix prohibitifs qu'il aurait fallu sortir pour faire des bénéfices, mais pour Franz, il s'agissait d'un investissement sur l'avenir et il avait des fonds. Johan passera par tous les postes de l'auberge, évoluant dès qu'un poste était parfaitement maîtrisé, ce qui prend du temps. Une nouvelle équipe sera recrutée tous les deux ans pour offrir au fiston la formation la plus éclectique possible.

L'ère de Johan (de 900 à aujourd'hui)

A l'âge de 22 ans, Johan, second de cuisine depuis deux ans, s'estime prêt à diriger, obtient de son père les clés de l'auberge et congédie le personnel en place pour choisir ses seconds. D'une exigence qui frise la paranoia, il épuise rapidement ses équipes à qui il ne pardonne rien, mais c'est à ce prix que la cuisine qu'il sert est considérée comme la meilleure de la capitale. Il ne se limite pas à reproduire les recettes apprises ou à les améliorer, il devient créateur de recettes, surprenant hôtes et convives. Sa table est rapidement la plus recherchée du continent et le simple fait d'être fournisseur de son auberge offre une excellente publicité, ce qui lui permet de négocier ses prix au plus juste. Désormais, la rentabilité est au rendez-vous. Mais le personnel tourne rapidement, car la pression qu'il exerce est aux dires de beaucoup intenable. La seule consolation du personnel de cuisine est que chacun sait qu'en tenant une année à l'auberge "Le dos de la Fourchette", il sera engagé les yeux fermés dans les autres auberges de Busad ou d'ailleurs et que Johan Ghilbert, aussi dur soit-il, fournira une lettre de recommandation en remerciement des services rendus. Malgré de nombreuses sollicitations, Johan Ghilbert a refusé de quitter Busad pour s'installer dans une autre capitale ou devenir mentor pour d'autres cuisiniers-aubergistes, mais il ne désespère pas de trouver un apprenti qui sera digne de le représenter avant que Jolène, sa fille, ne prenne sa succession.

Le Dos de la Fourchette est aujourd'hui un temple de la gastronomie où l'on peut croiser de riches notables, des personnalités de haut rang et les hauts dignitaires invités dans la Capitale.

Description de Dorian Wanderst, merci à lui !


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