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Chroniques d'Irydaë
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 Un sauvetage héroïque

Lizzie Seavey
avatar
Lun 7 Aoû - 14:45
Irys : 66834
Profession : Chasseuse de primes - Pirate
Pérégrin 0
Suite à leur échange de lettres, Lizzie et Hex s'étaient rencontrés à Roceam comme prévu, et avait un peu échangé au sujet de leur petit accord. Lizzie aurait voulu jouer plus longtemps le rôle de la femme mystérieuse de l'ombre, mais elle savait bien que si elle voulait gagner la confiance de l'ancien soldat, il lui faudrait se montrer au grand jour. Elle ne savait pas ce qu'il avait pu penser d'elle, mais de son côté elle avait rencontré un jeune homme assez intéressant. Très calme et renfermé, avec une certaine impatience démontrée par son corps qui ne demandait qu'à sortir et partir chasser. Néanmoins il était suffisamment intéressé lui-même par la proposition de Lizzie pour rester à ses côtés, et elle prit soin de ne pas trop lui prendre de temps. Néanmoins, quelque chose dérangeait Lizzie dans ce visage immaculé. Comment un soldat pouvait-il n'avoir aucune cicatrice après tant de combats ? C'était injuste pour une femme comme elle, qui avait vécu moult combats et en gardait les traces sur son corps...

Elle lui expliqua en détails ce qu'elle avait pensé faire et la façon dont il allait intervenir dans cette histoire. Cela leur prendrait quelques temps, et il faudrait faire preuve d'un peu de patience. Elle commencerait à faire enlever la fille du gouverneur de Aunës par ses propres moyens, payant des petites frappes pour faire le sale boulot à sa place. Il faudrait ensuite attendre que le gouverneur promette une prime à celui qui ramènerait sa fille, et ensuite ils orchestreraient le coup d'éclat de Hex sur une place publique, pour qu'un maximum de gens le voient battre les malfrats en héros. Lizzie elle-même devrait se montrer au dernier moment pour montrer qu'elle était la personne derrière l'enlèvement. Son nom de famille, assimilé à une famille de pirates, servirait à donner plus de crédit au soldat. Elle ne s'échapperait qu'au dernier moment, alors que Hex serait obligé de protéger la fille du gouverneur.

Lizzie et Hex se quittèrent avec la promesse de se revoir rapidement. Ils ne communiqueraient plus dans l'immédiat. Ce serait à Hex de faire savoir à Lizzie, après l'enlèvement, que la récompense avait été annoncée, pour que celle-ci puisse lui communiquer l'endroit où se déroulerait l'étape finale de leur plan. Mais en attendant, silence radio.

Quelques jours plus tard, Lizzie avait réuni ses gangters et ils attendaient la balade journalière de la jeune Raina avec ses deux gardes du corps dans un petit parc de la ville. Ils étaient planqués dans une partie peu illuminée et fréquentée. Ils avaient déjà fait fuir un couple d'amants qui recherchaient le côté discret de cet endroit. Quand Raina arriva enfin, ce fut facile de neutraliser les deux gardes du corps et emporter la jeune fille, qui devait avoir environ quatorze ans. En la voyant, Lizzie se revit à son âge. Elle demanda à ses gars de la lâcher et la prit en charge elle-même. Elle savait ce que les hommes étaient capables de faire à une jeune fille sans défense...

Ils se réunirent ensuite dans l'entrepôt abandonné qu'ils squattaient depuis quelques jours. Lizzie enleva son bâillon à Raina en lui mettant un doigt sur la bouche. La jeune fille comprit que crier ne servirait à rien et écouta ce qu'avait à lui dire la charismatique pirate.

- Ecoute Raina, je ne te veux aucun mal. C'est l'argent de ton père qui m'intéresse, et je suis désolée d'avoir à t'utiliser pour ça. Tu vas rester sage et surtout ne pas provoquer les gars dehors, ils sont bien assez bêtes pour te faire du mal malgré la valeur que tu as. Tu vas rester avec moi jusqu'à ce que ton père nous donne une belle rançon pour toi, et alors tu rentreras avec lui. Je t'ai amené quelques livres pour que tu ne t'ennuies pas pendant ta captivité, et je m'occuperai de tes repas.

L'adolescente sembla étonnée mais coopéra, comme Lizzie s'y attendait. La pirate l'enferma dans la chambre qu'elle avait prévu pour elle et partit voir ses hommes de main. Ils ne savaient rien du plan de Lizzie, ils pensaient comme Raina qu'ils recevraient une rançon pour la gamine, mais ne s'attendaient pas à se faire tabasser par Hex. Elle les avait payé par avance et était un peu sur la paille, mais attendait avec impatience le moment où le pactole arriverait pour rembourser le prix de ces petites frappes. Ceux qui survivraient à l'attaque d'Hex auraient certainement droit à un bonus... C'est pourquoi elle espérait secrètement qu'il en tue un maximum.


Code couleur: #33ccff


Dernière édition par Lizzie Seavey le Mar 8 Aoû - 23:05, édité 1 fois
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Hex Hekmatyar
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Lun 7 Aoû - 20:26
Irys : 469318
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Soyons très clair… me retrouver embarqué la dedans ne me plaisais pas du tout, j'avais accepté pour une unique raison : si ce n'était pas moi, ça aurait été un autre avec peut être moins de scrupule ?
C'était le genre de chose auxquelles on se faisait vite : certaines choses étaient inévitables et l'enlèvement de cette fillette allait avoir lieu. Alors autant que ce soit moi qui en « profite » non ?
J'avais rencontrée Lizzie dans une ville proche, cette dernière m'avait longuement expliquée son plan. Il fallait lui accorder une chose : il était parfaitement au point, tant et si bien que cet enlèvement simulé n'en était pas réellement un. Disons que la seule chose qui différait d'un enlèvement ordinaire était que le cerveau de l'affaire avait même prévu comment obtenir la rançon « légalement » redoutable donc…

L'opération allait être menée par des hommes de mains qui n'étaient pas au courant de l'affaire. Pour eux c'était un véritable enlèvement, c'était là tout le génie de l'affaire… En somme je ne venais pas vraiment résoudre un enlèvement je servais juste de coursier entre celui qui promettait la récompense et celle qui l'avait enlevée.

Je devais juste lui faire savoir que la traque était lancée. Ce n'était pas très compliqué. La jeune femme m'avais donnée l'adresse à laquelle elle gardait la jeune fille. Je n'avais eu qu'à lui laisser un petit mot en lançant ce dernier vers une fenêtre ouverte.
« La traque est lancée »

A partir de là c'était tout simplement à moi de jouer : rentrer dans l’entrepôt, tuer tout les ravisseurs et ressortir avec l'otage.
Et oui j'insistais sur « tout » les hommes de mains. Je lui faisais suffisamment confiance pour ne pas les en avoir informé mais un survivant un peu trop bavard pouvait vite tout faire tomber à l'eau. Il fallait donc être efficace.
Fort heureusement l'unité 666 m'avait bien formée la dessus.

Je fis quelques petits tour de repérages tachant d'analyser le bâtiment avec attention. Pas question de laisser quoi que ce soit au hasard. C'était la meilleur façon de ressortir les pieds devants.
C'était tout ce qu'il y avait de plus standard : un entrepôt de taille moyenne assez isolée des autres. Le mauvais point était sa proximité avec le reste de la ville. Le moindre coup de fusil ne manquerait pas d'attirer les autorités.

Je dus donc laisser mon fusil à sa place, les cartouches auraient de toute façon pu me trahir bien trop facilement. Je me contentais donc de ma lame de combat de l'unité.
L'arme était assez étrange en soit : c'était un couteau à la taille démesurée, c'était un couteau pour une armure assistée mais ressemblait plus à une épée courte sans.
La lame faisait une trentaine de centimètres, et le fil était aussi tranchant qu'un rasoir. Beaucoup de lame avaient un côté dentelé, mais toute l'unité avait fait retirer ces artifices, les dents avaient la fâcheuse manie de se coincer dans les corps et pouvaient faire perdre un temps fou au corps à corps.

-Alors voyons ça…

J'étais à proximité de l’entrepôt, ayant laissé ma cape pour une tenue de camouflage urbain. J'avais appliqué de la poudre de charbon sur le tranchant de mon arme pour éviter le moindre reflet de la lune.
Mon visage était couvert par mon demi masque, ne laissant voir que mes yeux et mes cheveux soigneusement attachés.
La maison était plutôt bien gardée si on supposait que chaque homme de main était un professionnel. Manque de chance ils n'en étaient pas… On pouvait le voir à la façon négligente qu'ils avaient de tenir leurs armes.

Un mince sourire vint s'afficher sur mon visage. Comme prévu la fenêtre de la chambre dans laquelle était retenue l'otage était allumée.
Si tout continuais comme prévu, Lizzie devait être dans la pièce d'à côté, je ne voulais pas vraiment la tuer par erreur.

-Alors… si tout est comme prévu…

Je comptais une dizaine d'homme de main, armés de façon plutôt aléatoire, allant du pistolet à silex jusqu'au pistolet automatique de qualité.
Voilà qui allait se révéler intéréssant.



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Khugatsaa
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Mer 16 Aoû - 14:24
Irys : 59988
Administrateur
~ Dis Karl, tu te souviens du montant de la rançon pour la gamine ? ~
~ La boss avait exigé quelque chose de l'ordre de 30.000 irys il me semble. ~
~ C'est pas fou ...  ~
~ C'est Aünes ici, pas Änkar ma grosse. L'idée c'est quand même de proposer une somme accessible pour un pisseux comme Wilfried. ~
~ Tss, j'arrive pas à croire qu'on ai put élire un gouverneur aussi incompétent. ~

La discussion et la nonchalance battait son plein dans l’entrepôt, si bien que très peu des hommes de main de Lizzie ne montait réellement la garde. La cabine du contremaître dans laquelle était enfermée Raina, située au fond de l'entrepôt était gardée par deux gaillard de presque deux mètres de haut, armés d'une hache de bonne facture et d'un revolver. Malgré l'absence de protection efficace, les deux gardes étaient tout de même équipés de rondache en cuivre suffisamment solides et de bonne qualité pour parer ou dévier des lames de bonnes factures.
Sur les passerelles qui sillonnaient le plafond de l'entrepôt se "promenaient" un homme et une femme. Se "promenaient" car leur regards qui aurait dut être perçant et attentif ne témoignaient que d'un ennui profond et une déconcentration totale. Cependant, leur fusils à verrou respectif suffisaient à rendre relativement intimidant les deux flemmards.
Enfin, six autres mercenaires effectuaient des tours de ronde entre les différents containers rouillés, protégeant ainsi les angles morts des tireurs embusqués. Armés d'arme de poing rudimentaire ou parfois de fusil vieux comme le monde, le véritable danger pour le courageux chevalier résidé dans leur protection relativement efficace. Armes blanche et boucliers venaient renforcer des armures de cuir recouvertes par endroit de plaques de métal, mettant ainsi hors de portée la plupart des organes vitaux.

Malheureusement, l'obscurité ambiante ne leur rendait pas la tâche facile. Beaucoup de zones d'ombre demeuraient ici et là, sans que l'éclairage artificiel de l'entrepôt ne suffise à les couvrir. L'architecture du bâtiment faisait également raisonner le moindre bruit, si bien que même les chuchotements des malfrats étaient audible partout dans l'entrepôt. L'entreprise serait périlleuse pour l'ex-soldat, mais pas impossible.
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Hex Hekmatyar
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Hier à 22:35
Irys : 469318
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Il fallait faire attention, le toits était plutôt traître, mais heureusement la plupart des gardes semblaient aussi passionnés par leur travaille que les politiciens se souciaient du peuple. Je rampais donc en direction d'une petite ouverture qui devait donner sur la passerelle. Cette dernière était bien évidement laissée sans surveillance, et les deux gardes y passaient régulièrement en file indienne.
J'eu un petit sourire en les apercevant. Ils ne se souciaient absolument pas de leurs alentours, se contentant de marcher à pas lourd sur la rambarde.
Les autres gardes étaient très occupés à regarder ailleurs si bien que j'eus simplement à attendre que l'homme passe pour saisir la femme qui le suivait.
Le couteau se planta entre les cervicales, la tuant instantanément. La phase la plus difficile fut cependant de la hisser jusqu'au toit sans bruit et avant qu'elle n'échappe son fusil. Mais l'homme était tant ennuyé qu'il ne remarqua même pas la petite manœuvre.
J'installais le cadavre bien allongé sur le toit, récupérant au passage le fusil à verrou et les munitions il serait plutôt mal avisé de ne pas s'en équiper même si j'espérait sincèrement ne pas avoir à m'en servir.
L'homme sembla remarquer l'absence de sa camarade et refit exactement le même chemin, cette fois un peu plus rapidement. Conscient que le tuer maintenant serait inutile, je n'avais qu'à attendre qu'il en vienne à la conclusion de toute bonne bidasse.

-Boah elle est partis fumer une clope...

Gagné ! Le garde partit vers une porte de service qui devait mener pile dans l'axe du toit. Cette partie était bétonnée et d'après mes observations avaient souvent été utilisée pour les pauses cigarettes. D'un geste, je me propulsais doucement, me mettant à glisser sur la pente métallique. La porte s'ouvrit, et le garde se mit en plein milieu de la surface bétonnée. Il eu à peine le temps de se retourner que je lui tombait dessus, mon coude écrasant sa gorge pour l'empêcher de crier. Le couteau de combat s'enfonça cinq ou si fois dans son œil générant quelques petits soubresauts que je réussis à maîtriser en appliquant tout mon poids  sur l'homme.
Cela n'avait duré que quelques battements de cœur et le peu de bruit que le meurtre avait généré était bien trop loin pour inquiéter les autres gardes.
Je pris le cadavres, le dépouillant de ses armes et de ses munitions avant de le traîner jusqu'au toit, l'accrochant là ou il ne pourrait pas tomber.
Au moins ils nourriraient les corbeaux quand le jour se lèverait. Je mit le fusil supplémentaire sur le toit, là ou je pourrais venir les chercher quand tout serait finis. Après tout il n'y à pas de petit profit.
Les autres étaient à la hauteur du sol, et très honnêtement je préférais garder les gros balaises pour la fin.

Les autres patrouillaient près des containers, cette fois seuls , ce qui rendait les choses plus faciles. Je pris une nouvelle porte, m’engouffrant dans le labyrinthe de container rouillés, me dissimulant dans les ombres pour les attendre. L'un deux passa devant moi, inconscient de ma présence, ma lame de combat se fraya un chemin directement dans sa gorge rendant inutile les protections qu'il avait revêtu.
Je déposais doucement son corps au sol récupérant son revolver au passage: un modèle double action plutôt vieux.
De là je me glissais dans l'ombre suivante répétant l'opération avec un second homme qui possédait le même équipement.

Il n'en restais que quatre et la encore ils étaient trop lourdement équipé pour tenter une attaque frontale. Mais la discrétion avait assez durée, il fallait se salir les mains.
Les deux suivant se reposaient tranquillement au coin du feu, ignorant les ombres qui se trouvaient derrière eux. Je marchais tranquillement vers eux, un revolver dans chaque mains. Aucun des deux n'eu la bonne idée de vérifier si c'était bien un de leurs collègue qui venais les rejoindre. Par conséquent ils eurent le droit au canon froid d'un revolver posé sur leurs tempes.

-Faites moi plaisir, hurlez une dernière fois.

Ils tentèrent de le faire, mais malheureusement pas assez vite. Les deux balles partirent en même temps, et les deux cadavres s'effondrèrent au même moment sur le sol.
Je partis d'un petit rire avant de replonger dans les ombres, faisant résonner celui-ci peu après les coups de feu dans tout l’entrepôt.
Rapidement ils se mirent en alerte, courant dans tout les sens, l'un deux eu même l'intelligence d'armer son tromblon en courant. Ça aurait presque pu sauver son collègue qui reçut une pleine volée de plomb alors que les deux revolvers furent déchargés à bout portant dans sa tête.
J'eu à peine le temps de le repousser avant qu'il reçoive une grosse volée de plomb à ma place.
Je battis en retraite dans le labyrinthe en riant. Plus que trois
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