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Chroniques d'Irydaë
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 La bête et le bête

Joël Neara
avatar
Lun 7 Aoû 2017 - 17:38
Irys : 152390
Profession : Ex-Commandant d'aéronef de marchandises
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
*halète*

- Poussez-vous ! Dégagez de là !

Alternant entre d'habiles esquives et de lamentables gamèles en essayant de sauter par-dessus la multitude d'obstacles qui se dressaient devant lui, la fatigue de ses dernières longues minutes de course poursuite finirent malgré tout par venir à bout de l'endurance du gamin Neara, qui se retrouva plaqué au sol par l'une des énergumènes de Jeff. Perdant par la même occasion toute son expérience au combat, l'homme dont la tête avait été mis à prix essayait de ramper misérablement pour se dégager du corps du mastodonte, mais il en fallait plus pour lui échapper. Le garçon eut à peine le temps de sentir qu'on lui attrapait la tignasse qu'une demi-seconde plus tard, le chasseur de prime lui éclata la tête contre le sol. L'effroyable craquement qui s'échappa de ce son nez réduit en morceau eut l'effet d'un électrochoc. S'il ne faisait rien, il allait mourir, et comme n'importe quel animal acculé, l'adrénaline lui offrit la force nécessaire pour se retourner, saisir l'arme à feu à la ceinture de la montagne de muscle et lui éclata la cervelle d'une balle dans la tempe.

Lâchant sans réfléchir l'arme de poing, il se dégagea du cadavre, dégaina sans tarder son fusil et mis en joue le second agresseur qui lui courrait après, l'alignant comme son collègue du balle entre les deux yeux. Malheureusement, il ne savait que trop bien qu'il n'était pas encore tiré d'affaire puisqu'il entendait déjà dans les ruelles d'à-côté les insultes des passants qui se faisaient bousculé par les sbires des Brownsea.


- Putain ... *snif* ... ça n'arrive qu'à moi ce genre de conneries *snif*

Des larmes d'effrois et de douleur coulaient le long de ses joues. Joël était désemparé, son esprit était embrumé et ne parvenait plus à lui dire quoi faire pour se sortir de la situation désastreuse dans laquelle il s'était fourré. Il ne tiendrait pas bien longtemps à ce rythme-là, aussi devait-il parvenir à les semer et à fuir Aildor avant qu'ils ne le retrouvent. Il reprit donc sa course, s'élançant dans des ruelles qu'il ne connaissait que trop bien, suivant un itinéraire instinctif qui le mènerait là où plus personne ne se rendait. Ce fut donc après des minutes qui lui semblèrent être des heures et le souffle court qu'il arriva à destination. Un cul-de-sac, vestige d'une ancienne ruelle menant sur les prémices d'Aildor à sa fondation.
L'architecture de la ville souterraine avait permis à la cité de se protéger du froid comme personne d'autre, mais bâtir ce genre de prouesses n'auraient put être possible sans son lot d'échecs et de sacrifices. Les effondrements avaient emporté la vie d'une quantité bien trop importante d'honnêtes gens, si bien qu'une fois les bases fiables et solides d'Aildor posées, les accès aux anciens quartiers de la ville avaient été condamné par des monticules de débris afin d'éviter d'autres drames. Plus personne ne s'aventurait dans ces ruelles en raison du risque d'accident, mais l'ex-commandant de bord n'avait plus vraiment le choix. S’immisçant tant bien que mal entre les étroits passages naturellement formés par les débris, il déboula dans un vacarme retentissant dans la suite de la ruelle.

Finit les chaudes lumières de la ville et l'activité bourdonnante des marchands ameutant les touristes un peu trop naïfs. Ici tout était gris, désert ... mort. Le froid qui s'infiltrait par les morceaux de plafonds écroulés avait fini par recouvrir de manière épars des monticules de neige et des plaques de verglas qui promettait au trentenaire une progression difficile. Mais ce qui le serait pour lui le serait aussi pour ses bourreaux. Du bruit lui parvenait encore aux oreilles, et à la vue du sang qu'il avait laissé derrière lui, il comprit qu'il n'était qu'une question de temps avant qu'ils le retrouvent. Il s'aventura alors dans les ruines de la vieille ville d'Aildor, se cacha derrière un pan de mur encore debout et prit le temps de recharger son fusil, pestant par la même occasion sur ce modèle bien trop vieux et encombrant.


- Allons petit oisillon, sors de ton nid. Tu sais bien que t'es foutu, alors ne rends pas les choses plus compliquées quelles ne le sont.

- Jojo, viens-là mon grand. Si tu te rends de ton plein gré, peut-être que Jeff te laissera la vie sauve.

- Là, derrière ce mur chef ... murmura sans trop de discrétion l'une des sbires à celui qui semblait être le meneur.

Utilisant un morceau de verre brisé à ses pieds, la proie l'utilisa comme un miroir pour déterminer la position de ses adversaires. Ils étaient au nombre de cinq, trois hommes et deux femmes. Lentement mais surement trois d'entre eux commencèrent à contourner la cachette de l'Anomalie. Joël soupira, laissant sa tête frapper le mur qui lui servait de bouclier.


- J'crois bien que la partie est finie ...

- Allez espèce d'enfoiré, on sait que t'es planqué derrière ce mur ! Fais pas ta tafiole et ose au moins nous regarder en face ! s'énerva l'une des chasseuse de prime.

Il reconnut la voix de celle avec qui il avait eu plusieurs fois l'occasion de partager son lit.


- Cynthia ! Je suis vraiment content de t'entendre ! Qu'est-ce que tu dirais qu'on oublie tout ça et qu'on baise comme on l'a si souvent fait ? T'as quand même pas oublié que je t'ai fait grimper au rideau plus que n'importe qui ici !

- Tsss, laisse-tomber Joël ! T'as fait le con, on a plus le choix maint...

- Hey Cynthia, je croyais que c'était moi ton meilleur coup ?

- Euh ... bah disons que t'es pas mal non plus mais pour le coup, Joël est vraiment au-dessus.

- Quoi !? Tu m'avais dis que t'avais jamais autant prit ton pied qu'avec moi ?

- Cherche pas Aurora, t'es une femme on ne peut même pas comparer !

- Franchement tu me déçois Cyn', je croyais que t'étais une fe....

Fier d'être parvenu à détourner leur attention, Joël s'était mit à ramper jusqu'au croisement d'une autre ruelle avant de se remettre à courir, alors même que le groupe venait de s'apercevoir que leur cible prenait la poudre d'escampette. Malheureusement, il ignorait tout des lieux dans lesquels il vagabondait et à sa plus grande stupeur, il se retrouva dans un cul-de-sac. Il voulut faire machine arrière aussitôt, mais les cinq lascars étaient là, un sourire triomphal sur chaque lèvre.

- T'as perdu petit oiseau. L'heure est venue de te couper les ailes.

Il leva immédiatement son fusil.

- N'app ... n'approchez pas !


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Kerrah
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Lun 7 Aoû 2017 - 21:33
Irys : 123833
Profession : Légionnaire disgraciée
Daënar +2 ~ Cerka (femme)
" Le meilleurs coup de tout Daënastre, quel dommage que ça ne dure jamais plus de cinq minutes cependant ... "

Une voix claire résonna dans le sous-terrain, semblant venir de tous les côtés à la fois à cause de la réverbération.

Les chasseurs de primes sursautèrent, et certains se tournèrent pour chercher d'où venait le bruit.

Kerrah sourit.

-----------------------------------------------------------------------------------

Et sourire n'avait pas été exactement sa réaction première quand on lui avait refilé le bébé. Deux mois ! Deux mois qu'elle était en campagne par monts et pas vaux. Quand elle était rentrée au QG et qu'on lui avait promis une mission tranquille elle avait pensée à un truc sympa comme un poste d'escorte d'un gouverneur quelconque. Nan ! Il avait fallu qu'on l'envoi au putain de pôle nord ... Et encore, si ce n'était que ça, mais en plus c'était pour aller gérer un fils à papa fugueur. Soit disant que l'UNE ne pouvait pas autorisé qu'un héritier d'une industrie clé de la nation soit aussi exposé et qu'il représentait un risque pour l'intégrité bla bla bla bla ...

Bon, la combinaison de Aildor plus fils à papa avait au moins légèrement attiré son attention sur le caractère original de sa mission.

Ce n'est que quand elle s'était finalement plongée dans le dossier de sa mission, lors du vol, qu'elle avait finalement commencée à reprendre intérêt.

L'héritier de la famille Neara.

" Mais qu'est-ce ce con est aller foutre à Aildor ... " Lacha-t-elle avec un sourire.

Repenser à son enfance avec Joël était l'une des rares situations où son visage se décontractait finalement, rendant à son visage froid un charme qui avait longtemps quitté la beauté naturelle de ses traits.

" Ah ouai ... Il a pas fait semblant cet abruti ... "


Désertion, homicide involontaire ... Sauf pour l'importance de sa famille sa mission aurait été toute autre si elle avait été envoyée le chercher.

Elle jeta un oeil mélancolique a ses prothèses :

" Qui a dit que l'argent ne faisait pas le bonheur ? ... "


Plusieurs disparitions de la circulation. Il avait vraiment cru qu'un civil lambda sans entraînement pouvait VRAIMENT disparaître des cartes ?

Quand elle mis enfin le pied à Aildor, elle n'eut à vrai dire aucun mal à le trouver, mais elle se contenta de le prendre en filature. Une gonzesse encapuchonnée portant un masque qui lui couvrait la moitié supérieure du visage n'était pas une vision commune dans la capitale, mais encore une fois trop banale au milieux de la pègre et autres bizarrerie pour vraiment attirer l'attention.

Bien sûr, jusqu'à aujourd'hui.

Kerrah était tranquillement, certes dans un coin sordide mais on parle d'Aildor, en train de profiter d'un thé bien chaud (Interdit de juger, on se les pèle, et l'alcool Aildorien tient plus du dégrippant pour prothèse que d'une eau de vie de qualité), quand soudainement la porte du bar fut enfoncée d'un grand coup de pied.

Elle leva les yeux seulement pour voir Joël décampé par la porte de derrière, rapidement pris en filature par plusieurs gros bras.

Kerrah soupira : Techniquement, ses ordres étaient qu'il ne représente pas une faiblesse pour l'UNE. C'était vague comme description. Elle considéra ses options, presque tentée, en terminant son thé, avant de soupire et de se lancer à leur poursuite non sans avoir laissé le prix de sa consommation sur la table.

" Putain ça caille, ils pouvaient pas attendre qu'il fasse jour pour les courses poursuites? ... "


Kerrah n'eut aucun mal à tenir le rythme avec ses prothèse, et aucun mal à les repérer avec les grands cris d'animaux qu'ils poussaient tous. Atterrant, quitte à tuer quelqu'un autant le faire avec classe et dignité ! Quel manque de professionnalisme ...

La course poursuite les avait traîné jusque dans les sous-terrain en ruine, où Kerrah se trouvait aussi, juste niveau au-dessus de cette termitière pleine de trous.

----------------------------------------------------------------------------------

" Le meilleurs coup de tout Daënastre, quel dommage que ça ne dure jamais plus de cinq minutes cependant ... "

- Hein ? Qui va là? Montre ta trogne connasse, qu'on te vide dans le sens de la hauteur !

Kerrah fronça le nez, estimant l'origine des voix, avant d'ajouter, sans se redresser :

" Oups ... "


Puis d'un coup de pied sec elle frappa dans le reste d'une poutre.

Le plafond quelques mètres devant Kerrah s'affaissa, entraînant par la même occasion le plancher devant elle, juste sur la trogne de pus qui venait de l'ouvrir.

Kerrah sauta dans le nuage de poussière.

Tous les chasseurs de prime restant étaient aux aguets, prêt à tirer à la moindre menace, cependant ils ne s'attendaient pas à ce qui allait se passer.

Surgissant à la vitesse de l'éclair, Kerrah sectionna le bras d'un ennemis, le rattrapant en plein vol et le lançant à la tronche de la fameuse Cynthia qui chuta au sol sous l'impact du plus gros membre qu'on lui a jamais offert.

Sans perdre une seule seconde, Kerrah attrapa le bras restant du sbire, le tordit dans son dos, et le pressa devant elle, s'en servant comme bouclier contre les tirs qu'elle essuyait des deux chasseurs restant pendant qu'elle faisait les trois pas qui les séparait.

Au clic indicatif que leurs armes étaient déchargée, elle balança le corps plein de trou d'une main, directement sur Cynthia qui se retrouva de écrasée sous l'autre moitié du premier projectile, proprement assommée cette fois-ci.

Avec une adresse et une brutalité hors du commun, les lames de Kerrah décrièrent deux arabesques sanglants, aspergeant les mur de quelques gouttes de sang seulement, mais sectionnant proprement les deux chasseurs de primes en deux parties inégales.

Le plus sinistre, c'est l'impression "machinale" que donnait Kerrah, et non pas ses prothèses, non, l'aspect froid et détaché, presque blasé alors qu'elle tailladait dans un groupe d'être humain.

D'un geste rapide et précis, sa lame siffla, et créa une fine coupure horizontale sur le visage de la fameuse Cynthia, détruisant efficacement ses deux yeux sans ruiner son visage. Une jolie jeune femme, surtout une s'étant fait pleins d'ennemis, avec une belle valeur marchande auprès de la pègre.

Pas que l'UNE ne lui verse pas un salaire hein ! Mais Kerrah avait connu plus jeune le manque d'argent, et c'est uniquement quand on a été pauvre qu'on devient très sensible à éviter tout gaspillage.

Un coup de feu retentit.

Kerrah eut tout juste le temps d'interposer sa prothèse, faisant ricocher la balle dans le plafond dont une petite partie s'effondra droit sur sa captive, la réduisant à l'état de pulpe.

" NOOOOOON "


D'un bon puissant que seul ses prothèse de jambe autorisaient Kerrah couvri la distance la séparant de Joël. Celui-ci tenta de réarmer mais la jambe de Kerrah jailli selon un angle impossible à l'être humain et vint bloquer son coude contre le mur, alors qu'elle approchait son visage contre le sien, en relevant son masque, et en ajoutant avec un ton à la voix froid, moqueur, et amusé.


" C'est comme ça qu'on accueil les vieilles connaissances dans ce pays? ... "





Pourquoi critiquer l'arrogance d'Icare ? Se moquer de son corps brisé ?
Si nos nefs percent aujourd'hui les cieux, est-ce grâce à l'arrogance, ou à la moquerie?
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Joël Neara
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Ven 11 Aoû 2017 - 12:40
Irys : 152390
Profession : Ex-Commandant d'aéronef de marchandises
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
- Com ... comment ça seulement cinq minutes ?

Aussi interloqué que ses assaillants, Joël ne savait plus qui tenir en joue. Un fin filet de poussière qui s'écrasa sur le canon de son fusil lui fit cependant relever la tête, apercevant l'espace d'une demi-seconde une ombre dans les hauteurs de la vieille-Aildor avant que cette dernière ne fasse s'écrouler une énième structure. Le bruit de des planches de bois qui éclatent avec fracas résonna dans tout les sous-sols de la ville, soulevant à l'occasion un énorme nuage de poussière qui prit au dépourvu les mercenaires. Puis des ordres lancés dans le vent, un cri immonde qui lui rappela que trop bien ce jour où lui-même avait perdu son bras, suivi d'une salve de tir qui obligea Joël à se coucher par terre pour éviter de prendre une balle perdue. Le spectacle qui se déroulait devant lui était horrifique, il ne voyait rien et pourtant, il en apercevait déjà trop.

Les cris de rages des hommes de Brownsea furent suivi de cris d'effrois pour certains, de cris de douleurs pour d'autres, et c'est alors qu'une vision fit surface dans l'esprit de l'Anomalie : et si cette ombre qu'il avait vu ... si ce psychopathe qui était en train d'éliminer ses agresseurs n'étaient autre que son Régisseur venu le débusquer et le tuer de ses propres mains ? Cette supposition se transforma en quelques seconde en une absolue vérité, à laquelle il devait mettre fin tant qu'il en avait l'occasion. Un genou à terre, la crosse de son arme rigoureusement plaquée contre son épaule solide, les yeux rivés sur sa cible, Joël fit son possible pour garder son sang-froid. Il commença par calmer sa respiration, puis retint son souffle le temps de viser.


* Maintenant ! *

Son doigt pressa la détente, la balle fusa droit sur son adversaire, qui par un coup de chance ou une habilité divine, parvint à dévier la balle avec son bras ou sa jambe, il ne réalisa pas tout de suite. Il pesta mais ne perdit pas de temps, rechargeant aussi vite que possible son arme en vu d'un dernier tir, sa dernière chance. Mais il était trop tard, le saut que fit la monstruosité suffit à lui faire franchir la distance qui les séparait. Son pied bloqua son bras, son visage se rapprocha bien trop près du sien si bien que Joël cru qu'une nouvelle atrocité créée par les dieux allait jaillir de ce masque pour le bouffer. Lorsque ce qui semblait être une femme releva le-dit masque, le garçon ne fit pas tout de suite le rapprochement. Sa mort lui semblait inévitable aussi ne songeait-il plus qu'à sa survie.

- Lâche-moi sale fille de my'trän !

Il profita de la position de la meurtrière -qui suggérait un équilibre précaire- pour tenter un balayage, mais le bruit ignoble de ses guiboles contre celles de la femme et le stoïcisme absolu dont elle fit preuve témoigna de l'évidente inutilité de cette action.

- A ... Aïïïïïïïïe ! Mais c'est quoi ça !

Et c'est à ce moment-là que son visage interpella le daënar.

- Je ... je te ... enfin on se ... je t'ai déjà vu quelques part non ?

Il dut plonger très loin dans ses souvenirs pour parvenir à associer un prénom à la tronche de la folle-dingue.

- Kerrah ?

Elle dégagea son bras dans la foulée, lui laissant l'opportunité de le masser un peu machinalement pour calmer la douleur. Il se releva, recula de quelques mètres pour l'observer plus en détail. Il détourna finalement le regard vers le nuage de poussière qui se dissipait peu à peu et constata l'étendue du carnage. une vraie boucherie comme il en avait peu connu.

- Bordel, c'est vraiment toi qui a fait ça ? Tu n'y es pas allé de main morte ... dit-il en finissant de recharger son arme.

Puis, sans crier gare, il pointa son canon dans la direction de la jeune femme.


- Ne bouge plus salope ! Tu m'as eu une fois, pas deux. La Kerrah que j'ai connu étaient aussi souple qu'une Khippogin estropiée et avait un corps de lâche, pas moyen quelle butte cinq gars comme ça !

Il reculait prudemment vers son échappatoire, gardant en joue l'individu tout en faisant attention au moindre mouvement pour ne plus se faire immobiliser.

- Je sais ce que tu es ... et tu ne m'auras pas ... pas aujourd'hui. Montre-moi ta vraie gueule que je sache qui je vais butter quand j'aurai appuyer sur cette détente !


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Kerrah
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Ven 11 Aoû 2017 - 22:58
Irys : 123833
Profession : Légionnaire disgraciée
Daënar +2 ~ Cerka (femme)
Ca y est. C'était définitif, Joël Neara était complètement barjot. Alors après me direz vous, y'avait des indices, ça c'était profilé petit à petit les années, mais ça y est, son esprit malade était partie en vrille.

Kerrah se mise à sourire, son expression faciale changeant complètement :

" Ah ah ... Tu m'as eus ... Comment as-tu deviné que je te traquais depuis des années? ... Après tout ... Je suis le père fouettard ! "

Revenant soudainement à une expression sérieuse et plutôt énervée, Kerrah ajouta :

" C'est ça que tu t'attendais à ce que je dise trou du cul ? Mais qu'est-ce que tu as sniffé pour autant partir en couille ! "

Profitant de l'instant de doute et d'hésitation dans les yeux de Joël, le poignet de Kerrah se déplia avec un bruit de ressort alors que son masque en fer vola s'écraser dans la face de l'anomalie, le renversant contre le mur.

Par un réflexe du au stress, le coup de feu parti cependant, frôlant l'épaule de Kerrah et lui sectionnant quelques cheveux.

La balle néanmoins frappa le plafond derrière eux, déclenchant cette fois-ci un éboulement plus sérieux.

Kerrah serrant les dents et plongea en avant, plaquant Joël au sol sous elle pour lui faire bouclier alors qu'ils se faisaient bombardés de décombres. Kerrah planta ses prothèses dans le sol sous le bombardement de débris.

Heureusement pour eux, ils n'étaient pas à l'épicentre de la chute, sinon ils étaient bon pour passer de 3 à 2D.

L'éboulement ne dura que quelques secondes, mais cela paru une éternité pour Kerrah alors que son corps se faisait lacéré par les débris. L'un des désavantage de ne pas entièrement être fait d'acier.

Quand tout s'arrêta, Joël rouvrit les yeux pour croiser le regard rouge et doré de Kerrah qui le fixait.

Celle-ci poussa sur ses quatre membre pour les dégager de sous les débris :

" Tout le monde n'a pas eut la chance de se faire tirer d'affaire à chaque tournant par papa ... "

Furent les derniers mots qu'elle prononça avant de perdre conscience à cause de la perte de sang et de s’effondrer sur Joël, le corps meurtri de part en part.

HRP : J'en profite pour rappeler que le sang de Kerrah est noir ! Pas rouge.


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Joël Neara
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Lun 28 Aoû 2017 - 17:09
Irys : 152390
Profession : Ex-Commandant d'aéronef de marchandises
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
Un masque dans la gueule et un effondrement plus tard, le fils à papa se retrouva sans trop comprendre comment coincé sous le corps de l'étrange donzelle, mais ce fut avec une force qu'il ne pouvais décemment pas lui soupçonner qu'elle souleva les nombreux débris qui leur été tombés dessus.

- Tout le monde n'a pas eut la chance de se faire tirer d'affaire à chaque tournant par papa ...

Puis elle perdit connaissance, s'effondrant de tout son poids sur le trentenaire.

- Ouch ... lâcha-t-il en "accueillant" le corps de sa sauveuse. T'as bouffé quoi pour être aussi lourde ?

Il parvint malgré tout à la repousser en ne faisant preuve d'aucune douceur sur le côté avant de se relever en chancelant.

- Ce bordel qu'on a foutu ... il jeta un regard dédaigneux à l'infortunée. Si j'me barre maintenant j'ai encore une chance de ne pas me faire gauler. Démerdes-toi !

Il chercha prestement son fusil du regard, en vain, puis jugea que ce serait là l'occasion de s'en procurer un de bien meilleure qualité. Il chevaucha les monticules de gravas comme il le pouvait et chercha une sortie différente que celle par laquelle il était arrivé. Sur le chemin, il repensait au visage de cette jeune femme, de Kerrah, et des milles conneries qu'ils avaient fait ensemble. A l'époque ils étaient peut-être des déchets de la société, mais au moins il s'amusaient, vivaient et étrangement, la médiocrité de sa collègue qui avait été au moins aussi significative que la sienne lui avait permis de relativiser et de se surpasser par-moment. Était-ce par fierté mal placée, ou simplement leur façon à eux de se tirer vers le haut ? Il n'en savait pas grand chose.
Le brouhaha de la nouvelle Aildor commençait finalement à se faire entendre et les chaudes lumières de la ville transperçaient les barrages qui devaient bloquer les ruelles. Il s’accroupit, retint par précaution une poutre par peur que la structure ne lui tombe dessus, et avança.


- ...

Il ralenti.

- Tsss ...

Il s'arrêta.

- Fais chier ...

Il se retourna.

- Va bien te faire foutre Kerrah !

Et fini par faire demi-tour. Qu'il s'agisse d'un Régisseur ou bien de son ancienne camarade, cette femme lui avait sauvé la mise et il lui était insurmontable de la laisser crever là-bas, ou pire encore, quelle prenne tarif à sa place si d'aventure les écumeurs décidaient de s'aventurer jusqu'ici. Il retrouva le corps inerte là où il l'avait laissé, et s'évertua à la hisser jusque sur ses épaules, non sans mal.

- Des que t'auras fini de faire la morte ... il grinça des dents en essayant de passer par-dessus un obstacle ... il faudra vraiment que tu songes à perdre du poids !

Il se dirigea vers une apothicairerie délabrée qu'il avait repéré quelques minutes plus tôt, débarrassa le comptoir et allongea la rouquine sur le ventre. Il passa derrière et fouilla les nombreux tiroirs en quête d'ustensiles et de produits susceptible de l'aider à soigner la blessée, et en sorti divers bandages, bouteilles d'alcool, pinces et scalpels, des seringues et mêmes des flacons de morphine. Il se retourna et dégrafa les multiples apparat en cuir, découpa les vêtements dessous pour accéder au dos de sa "patiente". Le spectacle n'était pas beau à voir, pas du tout. Une multitude d'éclats s'étaient fichés profondément dans la peau et il ne comptait plus les hématomes, si bien que le travail promettait d'être long et fastidieux pour un novice comme lui. Mais ce qui attira bien plus son attention fut l'étonnante couleur de son sang. Noir comme la nuit, au début il avait cru que ce n'était là que le résultat du mélange de l'hémoglobine et de la poussière qui avait séché. Mais au cours de "l'opération charcutage" comme il s'amusait à l'appeler, il constata que cela venait bien de son propre corps.

- Joël ... tu fais une putain de connerie ... se répétait-il machinalement.

Malgré son appréhension il se montra consciencieux, désinfectant systématiquement avant et après chaque actions. A un moment, son "morceau de viande" commença a reprendre conscience, aussi il se saisit d'un seringue qu'il avait au préalable chargée de drogue et voulu planter l'aiguille dans le bras ... mais celle-ci plia.


- Qu'est-ce que ?

Il releva les manches de la jeune femme et finit enfin par comprendre que chacun de ses membres n'étaient autre que des prothèses. Il prit donc une nouvelle seringue et piqua dans la fesse, tout en se rassurant petit à petit sur le fait que des Régisseurs n'iraient surement pas jusqu'à porter ces machins juste pour tuer un pauvre type comme lui.

Presque deux heures plus tard, il avait enfin terminé. Il déshabilla la jeune femme pour mieux lui bander l'ensemble du tronc et la couvrit d'une couverture pas trop poussiéreuse. Il s'essuya le front, pas peu fier du travail accompli et se posta près d'une fenêtre brisée, scrutant "l'extérieur" en attendant le réveil de l'estropié. Lorsqu'il senti du mouvement derrière lui, il lança :


- Évite de trop t'agiter. T'as déjà fait s'écrouler deux toits, je me passerai bien d'un troisième.




PS : Comme tu n'as pas de couleur de dialogue, je me suis permis d'en mettre une qui me semble tout à fait appropriée à ton personnage =D


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Kerrah
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Mar 29 Aoû 2017 - 23:54
Irys : 123833
Profession : Légionnaire disgraciée
Daënar +2 ~ Cerka (femme)
Kerrah ouvrit lentement les yeux, dissipants les ténèbres qui l'entourait.

La bonne nouvelle c'est que je suis vivante.

La mauvaise c'est que ça fait un mal de chien d'être vivant ...

Kerrah jeta un coup d'oeil à sa situation alentour : Apothicaire, un lit, et Joël. Kerrah avait connu mieux comme réveil, mais au moins pas de danger immédiat, c'était déjà bon à prendre.

Remarquant que son cors était nu, et bandé, elle se lova doucement dans sa couverture en souriant :

" Oh, je vois quelqu'un a profité de mon état de faiblesse ~ "


Kerrah s'étira. Ses prothèses commençaient à devenir lourde, il faudra qu'elle mette une recharge d'air comprimé dedans avant de retenter de retenir un bâtiment entier avec son corps.

" Et si je me souviens bien, ce n'est pas exactement moi qui ai fait s'écrouler le deuxième toit ... Je déduis du fait que je sois en vie que tu as finalement repris tes esprits? "


Kerrah s'assit, et attrapa une cigarette. Les bandages couvraient à peine son corps, mais elle s'en foutait royalement. La période de "formation" de la légion avait compris une paire de fois d'être battue nue comme un ver.

" Maintenant que tu n'as plus envie de me percer des trous en plus, c'est le moment des retrouvailles ! Tu sais, les questions du genre "Mais qu'est-ce que tu as fais de tes bras de tes jambes", ou "Comment ça se fait que tu sois au milieux du cercle polaire à te faire courser par de la racaille ... présentement de la bouilli mais bon ... au lieu de tranquillement profiter à la maison? " ... Tu sais, des ce genre de de discussion mondaine. "
Kerrah ironisa.

" Ou alors tu peux m'expliquer pourquoi tu a rempli ton froc en me voyant. "


Pourquoi critiquer l'arrogance d'Icare ? Se moquer de son corps brisé ?
Si nos nefs percent aujourd'hui les cieux, est-ce grâce à l'arrogance, ou à la moquerie?
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Joël Neara
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Mer 30 Aoû 2017 - 14:10
Irys : 152390
Profession : Ex-Commandant d'aéronef de marchandises
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
L'héritier de l'empire Neara ne put s'empêcher de sourire à la remarque de son ancienne sœur d'arme. Lui, profiter de son corps ? Il était vrai que Joël avait cette réputation de coureur de jupon, mais de là à devenir charognard, très peu pour lui ! D'autant plus que l'étrange couleur du sang de Kerrah continuait de l'intriguer, aussi il préférait rester un maximum à l'écart, au cas où cette chose serait contagieuse.

- Et si je me souviens bien, ce n'est pas exactement moi qui ai fait s'écrouler le deuxième toit ... Je déduis du fait que je sois en vie que tu as finalement repris tes esprits ?

- Humpf, pas certains que ce soit moi le barjo de cette histoire ... dit-il en haussant les épaules. Puis dans les faits, si tu m'avais laissé te tirer dessus on aurait pas foutu autant de bordel.

Il profita du regain d'énergie de sa collègue de fortune pour lui réclamer une cigarette, avant d'attraper un paquet d'allumette qu'il avait trouvé derrière le comptoir quelques minutes plus tôt. Il aimait fumer, pas pour la nicotine ou le plaisir du geste machinal, mais plus pour la symbolique qu'il s'imaginait lorsqu'il recrachait cette atroce fumée, cette impression qu'à chaque fois qu'il expulsait ce tabac, il expulsait ses problèmes, qu'il réduisait "en fumée" les lourds fardeaux qu'il croyait porter. Une belle ironie bien sur pour celui qui pensait être l'homme le plus malheureux du monde, un pauvre garçon dont les fortunes du père lui reviendrait à coup sur, un pauvre garçon dont l'importance est suffisamment grande pour que l'UNE engage l'un de ses soldats d'élite pour le protéger même si à ce moment-là, il ne s'en doutait pas.

- Maintenant que tu n'as plus envie de me percer des trous en plus, c'est le moment des retrouvailles ! Tu sais, les questions du genre "Mais qu'est-ce que tu as fais de tes bras de tes jambes", ou "Comment ça se fait que tu sois au milieux du cercle polaire à te faire courser par de la racaille ... présentement de la bouilli mais bon ... au lieu de tranquillement profiter à la maison ? " ... Tu sais, ce genre de de discussion mondaine. Ou alors tu peux m'expliquer pourquoi tu a rempli ton froc en me voyant.

Le trentenaire observait la ruelle à l'extérieur de la boutique et sur le très haut plafond de la ville, il devina des lumières qui commençait à s'aventurer dans la vieille Aildor. Ils avaient encore un peu de temps pour blablater, mais ils ne devraient pas pour autant s'éterniser. Il leva alors sa fausse prothèse vers la légionnaire, et ironisa à son tour :

- Connaître mon propre accident m'ennuie déjà bien assez, alors je n'ai aucune envie ne serait-ce que de m'imaginer le tiens.

Bien entendu, il était hors de question qu'elle apprenne qu'il ne s'agissait-là que d'un subterfuge pour dissimuler la raison pour laquelle 'il s'était fait dessus" comme elle se plaisait à l'imaginer. Il remit la manche de son manteau et s'enfouit dedans, espérant se réchauffer un peu plus.

- Ces gars étaient des hommes de Jeff Brownsea, le parrain d'une famille locale pour qui j'ai bossé il y a une demi-douzaine d'année. Une mission a ... "mal tournée" ... du coup je me suis barré, mais pour des raisons qui me regardent j'ai du revenir à Aildor, et malgré mes efforts j'ai pas réussi à passer inaperçu. La suite ... tu la connais. Il se retourna, faisant désormais face à son interlocutrice. Et c'est bien ça qui m'intrigue. Qu'est-ce que toi tu fou-là. J'ai du mal à croire que "Bolgokh le bienveillant" ait bien voulu faire "converger nos destins" manière d'organiser d'émouvantes retrouvailles. Comment savais-tu que j'étais ici ? Si c'était vraiment pour passer me dire bonjour, pourquoi avoir attendu que je me retrouve dans la merde ?

Il marqua une courte pause. Inconsciemment il avait ressorti des expressions perdues dans un passé lointain, un passé ou sa mère my'trän était encore en vie et où elle essayait de lui inculquer que daënar ou my'trän, ça ne faisait aucune différence. Il inhala une grosse bouffée de fumée qu'il laissa refroidir dans sa bouche, avant de l'expulser aussi loin qu'il le pouvait.

- Et ton sang noir on en parle ? Parce qu'autant les prothèses ça ne me surprend pas, autant ça il faut avouer qu'on ne le voit pas tout les jours ... Il se leva et s'approcha d'une autre fenêtre. Je pense vraiment que tu n'es pas là par hasard, qu'est-ce que tu me veux Kerrah ?


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Kerrah
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Ven 1 Sep 2017 - 22:14
Irys : 123833
Profession : Légionnaire disgraciée
Daënar +2 ~ Cerka (femme)
Kerrah inspira longuement, avant de reposé son bras tenant la cigarette sur son genou.

" Tu te souviens quand tu étais gamin, et que tu faisais des conneries un peu plus costaud que d'habitude ? Ton père envoyait en général quelqu'un te sortir de la merde. Et bien voilà ce qui arrive quand on ne dispose pas de ce privilège "

Dit Kerrah en levant son bras gauche en évidence et en faisant jouer les articulations mécaniques.

" Quand au fait que tu ne sache pas ce que c'est, tu as vraiment vécu dans une putain de grotte ces dix dernières années ? Jamais entendu parlé du projet LEGION ? La grosse idée des archontes de fer et de sang de créer une toute nouvelle armée, mais sur plan de coup-ci.

Ils ont pris tous les trous du cul du continent, les paumés, les mecs condamnés au billots, bref toute la viande qu'il pouvaient acheter au poids et pas trop cher sur le marché noir. A priori je devais être en réduction, la consommation excessive c'est pas terrible pour le prix des organes vendus au détail. "


Kerrah tapota lentement sa cendre, la laissant doucement volé au léger courant d'air de la boutique miteuse.

" Bien sur ça a déraillé. Déjà que si tu prends le pire du pire que l'humanité a à offrir dans des conditions normales, c'est pas jojo, mais là on parle de transformer des mecs à la conscience déjà douteuse en machine à tuer dénuées d'humanité, puis de les pomper remplis de stéroïdes et de magilithe pour que ça tienne. Putain avec du recule je suis contente que les prothèses coutent aussi chère à fabriquer car sinon ils nous auraient attaché des gilets explosif en rab. Pratique quand tu dois trucider quelques My'Trans qui te bombardent de feu après, mais cette bande de cons en aurait été capable. "

Kerrah semblait perdue dans ses pensée, se souvenant d'une époque tumultueuse.

" On ne valait rien pour eux, tout juste le prix des travaux de réaménagement. Quand le projet est finalement parti en couille dans un usage militaire, ils nous ont regardé mourir. Pas face à l'ennemi, non, en cage, alors qu'on crevait les un avec les autres du manque de ça "



Kerrah fit apparaître une petite fiole contenant un liquide rouge et brillant, puis se l'injecta. Elle était, après tout, dut pour sa dose. Elle grimaça, puis frissonna quelques secondes, avant de se ressaisirent. Ses blessures commencèrent à se refermer plus vite, presque à vu d'oeil, même si l'effet post injection ne dura que quelques secondes.

" Après, j'ai fais parti des chanceuses, ceux qui sont parvenus à conserver leur esprit malgré le manque. Ce qui nous a valu une libération, et une promotion. Maintenant, au lieux d'être la chair à canon de l'UNE, on sort le conseil, on fait leur sale boulot, les missions suicides pour les humains, c'est notre quotidien. Ceux qui ont survécu jusqu'aujourd'hui, nous sommes même devenus en quelque sorte des gradés, surtout ceux qui se sont démarqués par des prouesses hors du commun. Moi, comme tu le vois, on m'a un peu sorti du système, le fait que j'arrive à me contrôler et à poser les questions avant de commencer à prélever les parties non nécessaire de l'anatomie. "

Kerrah soupira. Préférant repousser les souvenirs qui l'assaillaient, puis elle ajouta avec un ton cynique :

" Et toi "Golden boy", quelle terrible tragédie t'amène ici. Tu as mis la gonzesse d'un archonte en cloque ? "


Pourquoi critiquer l'arrogance d'Icare ? Se moquer de son corps brisé ?
Si nos nefs percent aujourd'hui les cieux, est-ce grâce à l'arrogance, ou à la moquerie?
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