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Chroniques d'Irydaë
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 La bête et le bête

Joël Neara
avatar
Lun 7 Aoû - 17:38
Irys : 119644
Profession : Ex-Commandant d'aéronef de marchandises
Daënar +2 ~ Alexandria
*halète*

- Poussez-vous ! Dégagez de là !

Alternant entre d'habiles esquives et de lamentables gamèles en essayant de sauter par-dessus la multitude d'obstacles qui se dressaient devant lui, la fatigue de ses dernières longues minutes de course poursuite finirent malgré tout par venir à bout de l'endurance du gamin Neara, qui se retrouva plaqué au sol par l'une des énergumènes de Jeff. Perdant par la même occasion toute son expérience au combat, l'homme dont la tête avait été mis à prix essayait de ramper misérablement pour se dégager du corps du mastodonte, mais il en fallait plus pour lui échapper. Le garçon eut à peine le temps de sentir qu'on lui attrapait la tignasse qu'une demi-seconde plus tard, le chasseur de prime lui éclata la tête contre le sol. L'effroyable craquement qui s'échappa de ce son nez réduit en morceau eut l'effet d'un électrochoc. S'il ne faisait rien, il allait mourir, et comme n'importe quel animal acculé, l'adrénaline lui offrit la force nécessaire pour se retourner, saisir l'arme à feu à la ceinture de la montagne de muscle et lui éclata la cervelle d'une balle dans la tempe.

Lâchant sans réfléchir l'arme de poing, il se dégagea du cadavre, dégaina sans tarder son fusil et mis en joue le second agresseur qui lui courrait après, l'alignant comme son collègue du balle entre les deux yeux. Malheureusement, il ne savait que trop bien qu'il n'était pas encore tiré d'affaire puisqu'il entendait déjà dans les ruelles d'à-côté les insultes des passants qui se faisaient bousculé par les sbires des Brownsea.


- Putain ... *snif* ... ça n'arrive qu'à moi ce genre de conneries *snif*

Des larmes d'effrois et de douleur coulaient le long de ses joues. Joël était désemparé, son esprit était embrumé et ne parvenait plus à lui dire quoi faire pour se sortir de la situation désastreuse dans laquelle il s'était fourré. Il ne tiendrait pas bien longtemps à ce rythme-là, aussi devait-il parvenir à les semer et à fuir Aildor avant qu'ils ne le retrouvent. Il reprit donc sa course, s'élançant dans des ruelles qu'il ne connaissait que trop bien, suivant un itinéraire instinctif qui le mènerait là où plus personne ne se rendait. Ce fut donc après des minutes qui lui semblèrent être des heures et le souffle court qu'il arriva à destination. Un cul-de-sac, vestige d'une ancienne ruelle menant sur les prémices d'Aildor à sa fondation.
L'architecture de la ville souterraine avait permis à la cité de se protéger du froid comme personne d'autre, mais bâtir ce genre de prouesses n'auraient put être possible sans son lot d'échecs et de sacrifices. Les effondrements avaient emporté la vie d'une quantité bien trop importante d'honnêtes gens, si bien qu'une fois les bases fiables et solides d'Aildor posées, les accès aux anciens quartiers de la ville avaient été condamné par des monticules de débris afin d'éviter d'autres drames. Plus personne ne s'aventurait dans ces ruelles en raison du risque d'accident, mais l'ex-commandant de bord n'avait plus vraiment le choix. S’immisçant tant bien que mal entre les étroits passages naturellement formés par les débris, il déboula dans un vacarme retentissant dans la suite de la ruelle.

Finit les chaudes lumières de la ville et l'activité bourdonnante des marchands ameutant les touristes un peu trop naïfs. Ici tout était gris, désert ... mort. Le froid qui s'infiltrait par les morceaux de plafonds écroulés avait fini par recouvrir de manière épars des monticules de neige et des plaques de verglas qui promettait au trentenaire une progression difficile. Mais ce qui le serait pour lui le serait aussi pour ses bourreaux. Du bruit lui parvenait encore aux oreilles, et à la vue du sang qu'il avait laissé derrière lui, il comprit qu'il n'était qu'une question de temps avant qu'ils le retrouvent. Il s'aventura alors dans les ruines de la vieille ville d'Aildor, se cacha derrière un pan de mur encore debout et prit le temps de recharger son fusil, pestant par la même occasion sur ce modèle bien trop vieux et encombrant.


- Allons petit oisillon, sors de ton nid. Tu sais bien que t'es foutu, alors ne rends pas les choses plus compliquées quelles ne le sont.

- Jojo, viens-là mon grand. Si tu te rends de ton plein gré, peut-être que Jeff te laissera la vie sauve.

- Là, derrière ce mur chef ... murmura sans trop de discrétion l'une des sbires à celui qui semblait être le meneur.

Utilisant un morceau de verre brisé à ses pieds, la proie l'utilisa comme un miroir pour déterminer la position de ses adversaires. Ils étaient au nombre de cinq, trois hommes et deux femmes. Lentement mais surement trois d'entre eux commencèrent à contourner la cachette de l'Anomalie. Joël soupira, laissant sa tête frapper le mur qui lui servait de bouclier.


- J'crois bien que la partie est finie ...

- Allez espèce d'enfoiré, on sait que t'es planqué derrière ce mur ! Fais pas ta tafiole et ose au moins nous regarder en face ! s'énerva l'une des chasseuse de prime.

Il reconnut la voix de celle avec qui il avait eu plusieurs fois l'occasion de partager son lit.


- Cynthia ! Je suis vraiment content de t'entendre ! Qu'est-ce que tu dirais qu'on oublie tout ça et qu'on baise comme on l'a si souvent fait ? T'as quand même pas oublié que je t'ai fait grimper au rideau plus que n'importe qui ici !

- Tsss, laisse-tomber Joël ! T'as fait le con, on a plus le choix maint...

- Hey Cynthia, je croyais que c'était moi ton meilleur coup ?

- Euh ... bah disons que t'es pas mal non plus mais pour le coup, Joël est vraiment au-dessus.

- Quoi !? Tu m'avais dis que t'avais jamais autant prit ton pied qu'avec moi ?

- Cherche pas Aurora, t'es une femme on ne peut même pas comparer !

- Franchement tu me déçois Cyn', je croyais que t'étais une fe....

Fier d'être parvenu à détourner leur attention, Joël s'était mit à ramper jusqu'au croisement d'une autre ruelle avant de se remettre à courir, alors même que le groupe venait de s'apercevoir que leur cible prenait la poudre d'escampette. Malheureusement, il ignorait tout des lieux dans lesquels il vagabondait et à sa plus grande stupeur, il se retrouva dans un cul-de-sac. Il voulut faire machine arrière aussitôt, mais les cinq lascars étaient là, un sourire triomphal sur chaque lèvre.

- T'as perdu petit oiseau. L'heure est venue de te couper les ailes.

Il leva immédiatement son fusil.

- N'app ... n'approchez pas !


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Kerrah
avatar
Lun 7 Aoû - 21:33
Irys : 20890
Profession : Légionnaire disgraciée
Daënar +2 ~ Cerka (femme)
" Le meilleurs coup de tout Daënastre, quel dommage que ça ne dure jamais plus de cinq minutes cependant ... "

Une voix claire résonna dans le sous-terrain, semblant venir de tous les côtés à la fois à cause de la réverbération.

Les chasseurs de primes sursautèrent, et certains se tournèrent pour chercher d'où venait le bruit.

Kerrah sourit.

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Et sourire n'avait pas été exactement sa réaction première quand on lui avait refilé le bébé. Deux mois ! Deux mois qu'elle était en campagne par monts et pas vaux. Quand elle était rentrée au QG et qu'on lui avait promis une mission tranquille elle avait pensée à un truc sympa comme un poste d'escorte d'un gouverneur quelconque. Nan ! Il avait fallu qu'on l'envoi au putain de pôle nord ... Et encore, si ce n'était que ça, mais en plus c'était pour aller gérer un fils à papa fugueur. Soit disant que l'UNE ne pouvait pas autorisé qu'un héritier d'une industrie clé de la nation soit aussi exposé et qu'il représentait un risque pour l'intégrité bla bla bla bla ...

Bon, la combinaison de Aildor plus fils à papa avait au moins légèrement attiré son attention sur le caractère original de sa mission.

Ce n'est que quand elle s'était finalement plongée dans le dossier de sa mission, lors du vol, qu'elle avait finalement commencée à reprendre intérêt.

L'héritier de la famille Neara.

" Mais qu'est-ce ce con est aller foutre à Aildor ... " Lacha-t-elle avec un sourire.

Repenser à son enfance avec Joël était l'une des rares situations où son visage se décontractait finalement, rendant à son visage froid un charme qui avait longtemps quitté la beauté naturelle de ses traits.

" Ah ouai ... Il a pas fait semblant cet abruti ... "


Désertion, homicide involontaire ... Sauf pour l'importance de sa famille sa mission aurait été toute autre si elle avait été envoyée le chercher.

Elle jeta un oeil mélancolique a ses prothèses :

" Qui a dit que l'argent ne faisait pas le bonheur ? ... "


Plusieurs disparitions de la circulation. Il avait vraiment cru qu'un civil lambda sans entraînement pouvait VRAIMENT disparaître des cartes ?

Quand elle mis enfin le pied à Aildor, elle n'eut à vrai dire aucun mal à le trouver, mais elle se contenta de le prendre en filature. Une gonzesse encapuchonnée portant un masque qui lui couvrait la moitié supérieure du visage n'était pas une vision commune dans la capitale, mais encore une fois trop banale au milieux de la pègre et autres bizarrerie pour vraiment attirer l'attention.

Bien sûr, jusqu'à aujourd'hui.

Kerrah était tranquillement, certes dans un coin sordide mais on parle d'Aildor, en train de profiter d'un thé bien chaud (Interdit de juger, on se les pèle, et l'alcool Aildorien tient plus du dégrippant pour prothèse que d'une eau de vie de qualité), quand soudainement la porte du bar fut enfoncée d'un grand coup de pied.

Elle leva les yeux seulement pour voir Joël décampé par la porte de derrière, rapidement pris en filature par plusieurs gros bras.

Kerrah soupira : Techniquement, ses ordres étaient qu'il ne représente pas une faiblesse pour l'UNE. C'était vague comme description. Elle considéra ses options, presque tentée, en terminant son thé, avant de soupire et de se lancer à leur poursuite non sans avoir laissé le prix de sa consommation sur la table.

" Putain ça caille, ils pouvaient pas attendre qu'il fasse jour pour les courses poursuites? ... "


Kerrah n'eut aucun mal à tenir le rythme avec ses prothèse, et aucun mal à les repérer avec les grands cris d'animaux qu'ils poussaient tous. Atterrant, quitte à tuer quelqu'un autant le faire avec classe et dignité ! Quel manque de professionnalisme ...

La course poursuite les avait traîné jusque dans les sous-terrain en ruine, où Kerrah se trouvait aussi, juste niveau au-dessus de cette termitière pleine de trous.

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" Le meilleurs coup de tout Daënastre, quel dommage que ça ne dure jamais plus de cinq minutes cependant ... "

- Hein ? Qui va là? Montre ta trogne connasse, qu'on te vide dans le sens de la hauteur !

Kerrah fronça le nez, estimant l'origine des voix, avant d'ajouter, sans se redresser :

" Oups ... "


Puis d'un coup de pied sec elle frappa dans le reste d'une poutre.

Le plafond quelques mètres devant Kerrah s'affaissa, entraînant par la même occasion le plancher devant elle, juste sur la trogne de pus qui venait de l'ouvrir.

Kerrah sauta dans le nuage de poussière.

Tous les chasseurs de prime restant étaient aux aguets, prêt à tirer à la moindre menace, cependant ils ne s'attendaient pas à ce qui allait se passer.

Surgissant à la vitesse de l'éclair, Kerrah sectionna le bras d'un ennemis, le rattrapant en plein vol et le lançant à la tronche de la fameuse Cynthia qui chuta au sol sous l'impact du plus gros membre qu'on lui a jamais offert.

Sans perdre une seule seconde, Kerrah attrapa le bras restant du sbire, le tordit dans son dos, et le pressa devant elle, s'en servant comme bouclier contre les tirs qu'elle essuyait des deux chasseurs restant pendant qu'elle faisait les trois pas qui les séparait.

Au clic indicatif que leurs armes étaient déchargée, elle balança le corps plein de trou d'une main, directement sur Cynthia qui se retrouva de écrasée sous l'autre moitié du premier projectile, proprement assommée cette fois-ci.

Avec une adresse et une brutalité hors du commun, les lames de Kerrah décrièrent deux arabesques sanglants, aspergeant les mur de quelques gouttes de sang seulement, mais sectionnant proprement les deux chasseurs de primes en deux parties inégales.

Le plus sinistre, c'est l'impression "machinale" que donnait Kerrah, et non pas ses prothèses, non, l'aspect froid et détaché, presque blasé alors qu'elle tailladait dans un groupe d'être humain.

D'un geste rapide et précis, sa lame siffla, et créa une fine coupure horizontale sur le visage de la fameuse Cynthia, détruisant efficacement ses deux yeux sans ruiner son visage. Une jolie jeune femme, surtout une s'étant fait pleins d'ennemis, avec une belle valeur marchande auprès de la pègre.

Pas que l'UNE ne lui verse pas un salaire hein ! Mais Kerrah avait connu plus jeune le manque d'argent, et c'est uniquement quand on a été pauvre qu'on devient très sensible à éviter tout gaspillage.

Un coup de feu retentit.

Kerrah eut tout juste le temps d'interposer sa prothèse, faisant ricocher la balle dans le plafond dont une petite partie s'effondra droit sur sa captive, la réduisant à l'état de pulpe.

" NOOOOOON "


D'un bon puissant que seul ses prothèse de jambe autorisaient Kerrah couvri la distance la séparant de Joël. Celui-ci tenta de réarmer mais la jambe de Kerrah jailli selon un angle impossible à l'être humain et vint bloquer son coude contre le mur, alors qu'elle approchait son visage contre le sien, en relevant son masque, et en ajoutant avec un ton à la voix froid, moqueur, et amusé.


" C'est comme ça qu'on accueil les vieilles connaissances dans ce pays? ... "





Pourquoi critiquer l'arrogance d'Icare ? Se moquer de son corps brisé ?
Si nos nefs percent aujourd'hui les cieux, est-ce grâce à l'arrogance, ou à la moquerie?
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Joël Neara
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Ven 11 Aoû - 12:40
Irys : 119644
Profession : Ex-Commandant d'aéronef de marchandises
Daënar +2 ~ Alexandria
- Com ... comment ça seulement cinq minutes ?

Aussi interloqué que ses assaillants, Joël ne savait plus qui tenir en joue. Un fin filet de poussière qui s'écrasa sur le canon de son fusil lui fit cependant relever la tête, apercevant l'espace d'une demi-seconde une ombre dans les hauteurs de la vieille-Aildor avant que cette dernière ne fasse s'écrouler une énième structure. Le bruit de des planches de bois qui éclatent avec fracas résonna dans tout les sous-sols de la ville, soulevant à l'occasion un énorme nuage de poussière qui prit au dépourvu les mercenaires. Puis des ordres lancés dans le vent, un cri immonde qui lui rappela que trop bien ce jour où lui-même avait perdu son bras, suivi d'une salve de tir qui obligea Joël à se coucher par terre pour éviter de prendre une balle perdue. Le spectacle qui se déroulait devant lui était horrifique, il ne voyait rien et pourtant, il en apercevait déjà trop.

Les cris de rages des hommes de Brownsea furent suivi de cris d'effrois pour certains, de cris de douleurs pour d'autres, et c'est alors qu'une vision fit surface dans l'esprit de l'Anomalie : et si cette ombre qu'il avait vu ... si ce psychopathe qui était en train d'éliminer ses agresseurs n'étaient autre que son Régisseur venu le débusquer et le tuer de ses propres mains ? Cette supposition se transforma en quelques seconde en une absolue vérité, à laquelle il devait mettre fin tant qu'il en avait l'occasion. Un genou à terre, la crosse de son arme rigoureusement plaquée contre son épaule solide, les yeux rivés sur sa cible, Joël fit son possible pour garder son sang-froid. Il commença par calmer sa respiration, puis retint son souffle le temps de viser.


* Maintenant ! *

Son doigt pressa la détente, la balle fusa droit sur son adversaire, qui par un coup de chance ou une habilité divine, parvint à dévier la balle avec son bras ou sa jambe, il ne réalisa pas tout de suite. Il pesta mais ne perdit pas de temps, rechargeant aussi vite que possible son arme en vu d'un dernier tir, sa dernière chance. Mais il était trop tard, le saut que fit la monstruosité suffit à lui faire franchir la distance qui les séparait. Son pied bloqua son bras, son visage se rapprocha bien trop près du sien si bien que Joël cru qu'une nouvelle atrocité créée par les dieux allait jaillir de ce masque pour le bouffer. Lorsque ce qui semblait être une femme releva le-dit masque, le garçon ne fit pas tout de suite le rapprochement. Sa mort lui semblait inévitable aussi ne songeait-il plus qu'à sa survie.

- Lâche-moi sale fille de my'trän !

Il profita de la position de la meurtrière -qui suggérait un équilibre précaire- pour tenter un balayage, mais le bruit ignoble de ses guiboles contre celles de la femme et le stoïcisme absolu dont elle fit preuve témoigna de l'évidente inutilité de cette action.

- A ... Aïïïïïïïïe ! Mais c'est quoi ça !

Et c'est à ce moment-là que son visage interpella le daënar.

- Je ... je te ... enfin on se ... je t'ai déjà vu quelques part non ?

Il dut plonger très loin dans ses souvenirs pour parvenir à associer un prénom à la tronche de la folle-dingue.

- Kerrah ?

Elle dégagea son bras dans la foulée, lui laissant l'opportunité de le masser un peu machinalement pour calmer la douleur. Il se releva, recula de quelques mètres pour l'observer plus en détail. Il détourna finalement le regard vers le nuage de poussière qui se dissipait peu à peu et constata l'étendue du carnage. une vraie boucherie comme il en avait peu connu.

- Bordel, c'est vraiment toi qui a fait ça ? Tu n'y es pas allé de main morte ... dit-il en finissant de recharger son arme.

Puis, sans crier gare, il pointa son canon dans la direction de la jeune femme.


- Ne bouge plus salope ! Tu m'as eu une fois, pas deux. La Kerrah que j'ai connu étaient aussi souple qu'une Khippogin estropiée et avait un corps de lâche, pas moyen quelle butte cinq gars comme ça !

Il reculait prudemment vers son échappatoire, gardant en joue l'individu tout en faisant attention au moindre mouvement pour ne plus se faire immobiliser.

- Je sais ce que tu es ... et tu ne m'auras pas ... pas aujourd'hui. Montre-moi ta vraie gueule que je sache qui je vais butter quand j'aurai appuyer sur cette détente !


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Kerrah
avatar
Ven 11 Aoû - 22:58
Irys : 20890
Profession : Légionnaire disgraciée
Daënar +2 ~ Cerka (femme)
Ca y est. C'était définitif, Joël Neara était complètement barjot. Alors après me direz vous, y'avait des indices, ça c'était profilé petit à petit les années, mais ça y est, son esprit malade était partie en vrille.

Kerrah se mise à sourire, son expression faciale changeant complètement :

" Ah ah ... Tu m'as eus ... Comment as-tu deviné que je te traquais depuis des années? ... Après tout ... Je suis le père fouettard ! "

Revenant soudainement à une expression sérieuse et plutôt énervée, Kerrah ajouta :

" C'est ça que tu t'attendais à ce que je dise trou du cul ? Mais qu'est-ce que tu as sniffé pour autant partir en couille ! "

Profitant de l'instant de doute et d'hésitation dans les yeux de Joël, le poignet de Kerrah se déplia avec un bruit de ressort alors que son masque en fer vola s'écraser dans la face de l'anomalie, le renversant contre le mur.

Par un réflexe du au stress, le coup de feu parti cependant, frôlant l'épaule de Kerrah et lui sectionnant quelques cheveux.

La balle néanmoins frappa le plafond derrière eux, déclenchant cette fois-ci un éboulement plus sérieux.

Kerrah serrant les dents et plongea en avant, plaquant Joël au sol sous elle pour lui faire bouclier alors qu'ils se faisaient bombardés de décombres. Kerrah planta ses prothèses dans le sol sous le bombardement de débris.

Heureusement pour eux, ils n'étaient pas à l'épicentre de la chute, sinon ils étaient bon pour passer de 3 à 2D.

L'éboulement ne dura que quelques secondes, mais cela paru une éternité pour Kerrah alors que son corps se faisait lacéré par les débris. L'un des désavantage de ne pas entièrement être fait d'acier.

Quand tout s'arrêta, Joël rouvrit les yeux pour croiser le regard rouge et doré de Kerrah qui le fixait.

Celle-ci poussa sur ses quatre membre pour les dégager de sous les débris :

" Tout le monde n'a pas eut la chance de se faire tirer d'affaire à chaque tournant par papa ... "

Furent les derniers mots qu'elle prononça avant de perdre conscience à cause de la perte de sang et de s’effondrer sur Joël, le corps meurtri de part en part.

HRP : J'en profite pour rappeler que le sang de Kerrah est noir ! Pas rouge.


Pourquoi critiquer l'arrogance d'Icare ? Se moquer de son corps brisé ?
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