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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
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 Braquage Pourpre [PV : Luciole Aldevarra et Nätchakar la Gâchette]

Luciole Aldebarra
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Dim 13 Aoû - 16:32
Irys : 96212
Profession : Croc-Mort
Pérégrin 0
Cela faisait plus d'une moitié d'année que j'avais quitté ma terre de Blumar, dans les lointaines et verdoyantes plaines du Tyorum, couverte de vergers rafraîchissants, de champs bourgeonnants de mile et une fleurs boutonnées, ma contrée d'une autre décennie, mon foyer, là où s'accumulent en silence les milliers de souvenirs dont j'étais l'hôte durant mon enfance, il y a de cela huit mois, ça fait un moment quand j'y repense...

Cela me faisait quelque chose, revenir à Skingrad, ville de mon enfance, mon premier crime, mon premier vole... A croire qu'il faut une première fois à tout. Mais cette fois-ci, il n'était pas question de vole à l'arraché, je vitrine brisée, je passais au stade supérieur, le grand spectacle ! Les cris de douleurs et d'agonie, les entrailles se renversants sur le sol pavé de pierres grisâtres et de sables volatiles, une vraie boucherie en perspective, c'est tellement excitant, j'en salive d'avance !

Mais mes délires sanguinaires devaient attendre, mon annonce avait visiblement porté ses fruits ! Postée dans un bar mal famé de la basse ville, un homme à l'apparence désapé y avait répondu présent, et visiblement, il avait de l'expérience... Pseudonyme révélateur, tenue désapée, il avait l'image parfaite que je me faisais des brigands connus et dont on entend parlé dans les journaux, mon aîné en quelques sortes. Ainsi, c'est dans cette cave faisant office de taverne pour ivrognes confirmés que je lui avais donné rendez-vous, afin de discuter, entre autre, et surtout plus tranquillement, de notre plan d'attaque et de nos futurs agissements. Notre cible... Une cargaison de billet en provenance de Alexandria, à destination de la non moins imposante banque de Skingrad, une cible de choix vous m'en conviendrez, mais je suis quelqu'un d'ambitieux, c’est comme ça.

Ainsi, je faisais vriller mon verre de liqueur de menthe du bouts de mes habiles doigts, attendant avec impatience l'arrivée de mon acolyte d'une journée, un futur allié en perspective, car ce n'était pas mon seul projet... Mais chaque choses en son temps ! Nous en reparlerons plus tard, je l'espère...

"Entraînez... Par la foudre ! Qui me draine et m'entraîne... Tel un éternel rouage, une magilithe, entre nos bras !", tels étaient les mots de cette chanteuse à la voix singulière qui faisait office de distraction de soirée.

Confortablement adossé à ma chaise de bois noir visiblement pourrit, je dégustais avec intérêt les étranges mets qui m'étaient proposés en ce début de soirée. Attendant, encore plus encore, les yeux fixés sur la chanteuse, l'arrivé de mon coéquipier.



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Nätchakar la Gâchette
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Dim 13 Aoû - 17:22
Irys : 59991
Profession : Bandit
Daënar -1
Parfois on faisait le coup de trop. Celui qui poussait les milices à se sortir les doigts pour vous retrouver et qui poussait même les flics les plus flemmards à se retrousser les manches pour vous traquer.
La pression des forces officielles et des seconds couteaux avait poussé La Gâchette à fuir son foyer de Vereist pour quelques temps, histoire de se faire oublier. Habituellement il s'enfuyait un mois, revenait ensuite et reprenait ses activités dans une relative tranquillité. Cette fois-ci, cependant, il faudrait partir un peu plus: deux mois sans doute. Il fallait dire que ce tabassage d'un notable qui avait osé lui cracher son mépris au visage avait foncièrement agacé les représentants de Zuhause.

Heureusement, il pouvais toujours compter sur des vieilles connaissances du crime pour se trouver une occupation respectable pendant ses petites "permissions". Aujourd'hui, on lui avait conseillé de rejoindre un grand coup, un de ceux qui pouvait mettre à l'abri du besoin un homme. Par contre, les dits-contacts l'avaient aussi prévenus que l'organisateur était quelque peu... Jeune. Nät avait haussé un sourcil. "Jeune" ? Certes, le banditisme était un domaine d'activité qui laissait relativement peu de vieillards, mais qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir signifier?
En rentrant dans ce pseudo-restaurant miteux et en se faisant indiquer la personne ressemblant à la description sommaire qu'on lui en avait faite, Nätchakar compris. Il comprit et n'apprécia pas.

En prenant place à la table La Gâchette observa de haut en bas son nouvel associé. Un gamin, ni plus ni moins. S'asseyant, il soupira et plaça son fusil sur ses genoux, gardant ses pistolets à la ceinture.


-"Salut."

Autant prendre son temps. Utilisant son tire-flamme de poche, le bandit s'alluma un cigarillo, il adorait ces petites cochonneries. Le serveur, au moins aussi brutal que sa clientèle, vint prendre une éventuelle commande. Il choisit sans hésiter une omelette et une bière, de préférence moins pourrie que la table.
Une fois l'interlocuteur partit, Nätchakar planta ses yeux noirs dans le regard de son acolyte. Il fallait le jauger, le tester. Les jeunes étaient impulsifs, ils pensaient pouvoir rentrer dans un magasin et tirer sur tout le monde jusqu'à ce qu'on leur file la caisse. En bref, ils voulaient tuer sans être tués.

Pas de chance, ça marchait pas comme ça, pas dans le milieu.


-"T'sais à quoi t'attaques? Les indic' m'ont donné la cible, j'en croyais pas mes esgourdes... C'toi qu'a eu l'idée où on t'la soufflée?"

Avec avidité, Nät' tira une large bouffée de son objet de plaisir, transformant momentanément La table en un vaste fumoir. Le serveur lui apporta la commande. Rajustant sa veste de lin brun, le criminel commença, parlant la bouche pleine.

-"Fachile quat' ou cinq gardes, avec des gros flingues. L'cadenas du fourgon estch chans doute blindé... T'espècheres faire quoi, pour battre tout cha?"

La Gâchette déglutit et noya sa portion avalée sous une rasade de bière.

-"J'ai l'habitude des coups durs, petit, et je connais les ficelles du métier. Un coup comme ça, c'possible, mais faut d'l'expérience ou d'foie de cador. Alors dis-moi, p'tite graine de guillotine. Est-ce que t'as l'un ou l'autre?"


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Luciole Aldebarra
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Dim 13 Aoû - 18:42
Irys : 96212
Profession : Croc-Mort
Pérégrin 0
"Salut."

Il prenait place sur la table, un vieux croûton, ni plus ni moins... Je m'attendais à un gars d'expérience, mais certainement pas à ça, entre négligence et oublie des bonnes manières, cet homme représentait tout ce dont j'essayai de m'éloigner, et puis, sérieusement, à quoi s'attend-il ? Un vieux comme lui... Ah ! La bonne blague, l’arthrose aura raison de ses mains avant même qu'il ne dégaine ses armes d'appoints, mais ainsi soit-il.

"Salut...", disais-je d'une voix calme et interrogée, tout en posant mon verre de liqueur verdâtre sur la table de crasse tapissée, certainement avait-elle été oublié par les serveurs à l'entrée, ou tout simplement était-ce l'idée de la maison ! En même temps, ça donne un certain charme, le charme de l'ancien, un charme qui s’accommodait très bien à mon interlocuteur, un véritable crasseux.

"T'sais à quoi t'attaques? Les indic' m'ont donné la cible, j'en croyais pas mes esgourdes... C'toi qu'a eu l'idée où on t'la soufflée?", disait-il d'une voix intéressée, tout en dévorant son omelette et sa choppe de bière, m'envoyant par la même occasion la moitié des morceaux de cette première dans la tête, il parlait la bouche ouverte, une véritable catapulte ce type là, ça me dégoûte.

A ces mots, un énorme nuage de fumée engloutit notre tablée, nous faisant disparaître partiellement du paysage de la cave. Une occasion en or pour discuter des choses qui fâche, notre plan d'attaque.

"Fachile quat' ou cinq gardes, avec des gros flingues. L'cadenas du fourgon estch chans doute blindé... T'espècheres faire quoi, pour battre tout cha?", me rétorqua-il d'une voix dont le ton ne me plaisait guère, son image de la jeunesse était visiblement brouillée, et je voyais pertinemment qu'il me sous-estimait. Mais attention à mon orgueil, je serai prêt à tout pour le surprendre.

"J'ai l'habitude des coups durs, petit, et je connais les ficelles du métier. Un coup comme ça, c'possible, mais faut d'l'expérience ou d'foie de cador. Alors dis-moi, p'tite graine de guillotine. Est-ce que t'as l'un ou l'autre?", ajouta-il dans un élan de parole étouffant, visiblement, il aimait se faire remarquer, ou peut-être essayait-il de m'impressionner.

"C'est bien moi qui l'ai remarqué, sur le trajet menant de Prorig à ici, deux abrutis parlant à voix hautes et titubants, visiblement saouls, m'apportant telle nouvelle entre deux gorgées de rhum pur, oui... Quant à mes atouts, disons que j'ai un peu d'foie de cador !", disais-alors d'un ton ironiquement marqué, avançant alors ma tête vers la sienne, plongeant mon regard émeraude dans le siens, un signe de provocation ? Je ne le pense pas, mais un message témoignant de ma détermination à en finir avec la milice de Skingrad, pauvres incapables...

"Au fait, je me nomme Luciole... Je suis spécialisé dans le combat à courte distance. Appelle-moi ainsi, et toi, c'est la gâchette, c'est ça, tu sais faire quoi ?", disais-je d'un ton énigmatique, après tout, il fallait bien que je fasse connaissance avec lui, une grande aventure nous attendait.



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Nätchakar la Gâchette
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Lun 14 Aoû - 1:22
Irys : 59991
Profession : Bandit
Daënar -1
L'omelette fût des plus satisfaisantes et, alors qu'il se laissait retomber sur le dossier de sa chaise, Nätchakar pensa qu'il n'avait plus fait un si bon repas depuis fort longtemps. D'un geste et n'écoutant que d'une oreille le gamin en face de lui, il envoya quelques irys au patron, histoire de payer tout ça. Dans la foulée, il commanda deux whiskies: un double pour lui, un simple pour le gosse. Le bandit garda le silence jusqu'à ce que les deux verres sales soient amenés. Le liquide ambré promettait une descente infernale...

-"La première qualité d'un bon bandit, c'est la descente, souviens-t-en."

Invitant son compète à trinquer avec lui, Nät' vida d'un trait son godet et le reposa bruyamment sur la table, ragaillardie.

-"Descendre le verre ou descendre un homme. Faut savoir faire les deux... La première qualité d'un bon bandit, c'est la descente..."

Tout ça paraissait être une blague de mauvais goût. "Spécialiste du combat à courte distance", c'était quoi la prochaine étape? "Spécialiste du combat dans les ruelles au couteau, bi-classé marronnage de gniouf"? Non, non, on voyait que c'était qu'un gosse qui se donnait des airs féroces. Si ce gamin continuait comme ça, il finirait avec deux balles calibre .10 dans le dos et on en parlerait plus. Le pillard tira une autre bouffée et soupira.

-"J'suis la Gâchette, t'as raison, j'suis le flingueur. Pas de distance avec moi. J'abats tout. J'fais des veuves avec mon six-coups ou mon fusil et on m'paie pour ça. Point."

Son visage grimaça sous la douleur d'une vieille cicatrice. Ses yeux noirs se fixèrent ensuite sur Luciole, d'un air un rien hautain, celui de l'aîné sur l'enfant.

-"S'tu veux survivre p'tit, souviens-toi aussi: dans la rue, au feu, y'a pas de "spécialiste". Y'a le Dédé qui peut survivre aux balles et y'a celui qui peut pas. Courte, moyenne, longue distance... Tous pareils. Tu les connais, les mecs qui font la garde ton fourgon? Parce qu'moi j'crois les connaître. On r'çoit souvent des offres de patrons qui veulent casser les grèves, surveiller les transports, protéger les usines... En bref, ces gars là sont comme moi. Des types qui égorgeraient leur meilleur ami pour une bonne bière."

Cette pensée le fit sourire. Bien sûr, il exagérait, il exagérait toujours... Il n'avait égorgé son meilleur ami que contre un bon whisky. C'était se moquer du monde de le tuer pour une bière! Y'avait pas de respect, et pourtant... C'était ça l'important: le respect.

-"Heureusement, les types comme ça, j'les connais. Ils sont habiles, bons tireurs et ils vendent chèrement leur peau... La leur, pas celle des autres... J'connais pas le coin où tu comptes attaquer, mais y'a pas d'doute: faut pas tenter l'affrontement direct. Faut les éliminer, un par un, les piéger comme des saloperies de rat. Ca s'ra dur et ils se laisseront pas faire. On y passera si on s'gourre... T'en es conscient de ça, foie d'cador?"


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