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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Vereist
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 Amour, gloire & beauté dans le Vereist

Gwen Feien
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Mer 16 Aoû - 18:56
Irys : 840898
Profession : Voleuse
Daënar 0
C’est bien plutôt que prévu que mes pas foulent de nouveaux le sol du Vereist. Le train n’avait pas eu de retard même s’il était bondé -suite aux explosions les gens cherchaient à s’éloigner de Cerka- je n’avais tout simplement pas prévu de revenir dans le coin de si-tôt. Disons que cette région ne m’inspire guère de bons souvenirs. Au moins, ne suis-je pas connue pour quelques méfaits dans la Capitale, j’aurais été dans l’obligation de renoncer au contrat.

Première étape, comme toujours, se renseigner. Je décide d’aller directement faire un tour à l’adresse indiquée sur la photo. D’un, ça me dégourdira les jambes après vingt heures dans le train dont quelques unes passées à dormir. Et de deux, si je voulais réussir cette mission il ne fallait pas traîner. La « dame » pouvait décider à tout instant de relâcher des informations pour clouer le claper à son mari.

Enfin, avant la première étape, je suis obligée de me racheter un manteau bien épais, simple et passe partout et déposer mon sac à dos dans une auberge quelconque, il m’aurait gêné pour la suite. Une fois cela fait, je prends une calèche pour m’amener non loin de ma destination, pour la dépasser et non pas au pas de la porte. Un minimum de discrétion s’impose. Je ne regrette nullement mon choix : là où la voiture munie de glisseurs met qu’une quinzaine de minute, j’aurais mis une ou deux heures. Encore une raison pour laquelle cette ville n’était pas dans mon cœur. Au moins la configuration des rues, le rapprochement des maisons pourrait-il me servir.

Le quartier est riche, aucune façade décrépie, des dandys dans la rue et des calèches de haut standing nous dépassent régulièrement. Rien d’étonnant. Je dirais même, plus que prévisible. Ma cible est une demeure de plusieurs étages, plus grande que ses voisines avec le même petit portillon en fer forgé qui protège la maisonnée des intrus. En théorie du moins.

La calèche s’arrête et j’en descends.

« Merci pour votre indication, tenez pour vous ».

Avec la somme que je vais récolter à la fin je peux me permettre de me montrer généreuse avec les gens qui m’aident, de façon raisonnable. Le cocher suite à ma demande m’avait amené à une adresse où les serviteurs du coin se réunissaient. Un salon un peu chic, mais moins que celui de leur maître, hiérarchie oblige. Et étant bien moins oisifs qu’eux, c’était rarement les mêmes têtes que l’on croisait tous les jours.

La porte s’ouvre seulement quelques instants après que j’ai toqué. J’espère qu’il y aura déjà du monde, il n’est que dix-huit heures...



Gwen parle en #0033ff

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Buyriqa & Tentsel
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Ven 18 Aoû - 14:26
Irys : 24995
Réponse de Santhae à Cerka:
 

La famille Jaraq était une éminente famille de Zuhause et leur manoir était la première vitrine de leur puissance et de leur richesse dans la région. Autrefois inventeurs de talent, ils ont conçus à l’époque pour le début de l’UNE certains prototypes d’armes dont le brevet avait été racheté très cher par l’armée. Depuis, ils vivent des rentes et de certains investissements prolifiques tout en gardant une main sur la politique dans la région de Vereist. Une famille riche et puissante. Leur faiblesse ? Probablement le fait que Monsieur Gardicc, de Cerka, est un compagnon “d’affaires” et possède des preuves accablantes sur les mystérieux investissements de la famille Jaraq.

Toute la famille avait été prévenue du retour en catastrophe de l’unique héritier de la famille, Alfred, accompagnée de sa dangereuse conquête, Hélène. Dangereuse de bien des façons vu qu’elle venait de partir avec une bonne partie des économies, du mobilier et globalement de tout le domicile qu’elle partageait avec Monsieur Garicc. Dangereuse également parce qu’à cause d’elle, une crise majeure entre Rathram et Vereist se profilait. C’est ce qu’il se passait lorsque les puissants commençaient à se battre entre eux plutôt que de profiter de l’honnête travail des gens du petit peuple.

La sécurité du manoir Jaraq avait été renforcée suite au retour du couple. On ne savait quel coup tordu Monsieur Garicc pourrait inventer contre eux. Attentat, assassinat ? On pouvait s’attendre à tout de quelqu’un qui est réputé pour ne pas savoir contenir ses humeurs. Le manoir était typiquement victorien, un grand porche surélevé accueillait les visiteurs, recouvert d’un toit en tuile qu’on pouvait deviner comme grise sous la neige. La grande bâtisse surélevée possédait deux imposants étages et probablement un de plus sous le toit. De petites tours donnaient par endroits lieu à un troisième étage. La majeure partie de la façade possédait des balcons, ce qui semblait assez bizarre pour une région aussi polaire. Mais d’une, ça permettait de fumer sans empester la maison, de deux l’exhibition de la richesse n’a pas nécessairement à être utile. En bref, la demeure transpirait la richesse et la prétention de le montrer au reste du monde.

Un peu en retrait dans cette rue pleine de demeures semblables à celle des Jaraqs se tenait un petit salon, modeste, bâtit ici pour que les domestiques, femmes de ménage, gouvernantes... puissent se reposer et apprécier un bon thé ou une autre boisson qui réchauffe en compagnie de leurs semblables. Cela évitait aussi de faire des annexes trop importantes aux domiciles eux-mêmes, faisant ainsi des économies pour pouvoir mettre plus d'argent dans les pièces importantes, qui se soucie vraiment des domestiques ? La jeune voleuse toqua à cette porte et peu après une jeune femme aux cheveux noirs charbon, une robe bleue et un petit cardigan blanc par dessus ouvrit la porte.

« Bonjour mademoiselle ! Vous êtes une nouvelle domestique ? A quelle famille appartenez-vous ? »

Ces derniers mots concernant l'appartenance d'un être humain à une famille étrangère avaient été prononcés avec un naturel très particulier, comme si c'était une norme pour absolument tout le monde et que personne ici ne pouvait penser le contraire. Derrière la jeune femme se tenait un véritable salon, avec quelques domestiques qui discutaient et se prenaient pour les mondains qu'ils servaient. On pouvait également entendre quelqu'un jouer du piano et l'ambiance semblait chaleureuse.
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Gwen Feien
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Dim 20 Aoû - 20:44
Irys : 840898
Profession : Voleuse
Daënar 0
Dissimuler un mensonge sous la vérité était souvent le moyen le plus simple de le faire gober. Je réponds à l’image de la servante parfaite avec le ton le plus aimable dont je suis capable, donc pas aussi bien que mon interlocutrice mais mieux que mon ton au saut du lit. Cela agrémenté d’un petit sourire.

« Bonjour Mademoiselle. Effectivement, je rejoins Madame Garicc. Bien que je n’entre pas en fonction tout de suite, d’où ma présence ici pour apprendre de vos lumières. Il semblerait que je sois bien tombée ! »

Un peu de flatterie pour parvenir à ses fins n’a jamais fait de mal non plus. Toutefois, je ne comptais pas en rester là, au littéral comme au figuré.

« Et vous-même ? Auriez-vous l’amabilité de me présenter à des gens de sa maisonnée ? »

C’est un pari risqué mais qui vaut le coup : que je sois prise ou non dans mon mensonge, j’ai moyen d’exploiter les conséquences. Et comme le temps est un facteur ici, mieux vaut provoquer des événements que de rester passive. Je jette un coup d’œil curieux vers les gens en arrière plan comme pour inciter la servante à acquiescer à ma demande tout en restant respectueusement sur le palier.
Il est amusant d’entendre du piano ici, ce n’est certainement pas un serviteur lambda qui en est à l’origine. Je doute que ce soit un musicien payé pour amuser la compagnie…



Gwen parle en #0033ff

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Buyriqa & Tentsel
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Jeu 24 Aoû - 13:54
Irys : 24995
La jeune voleuse tenta un mensonge éhonté pour essayer de convaincre la servante distinguée. Celle-ci parut méfiante lorsqu’elle entendit le nom de Garicc, peu de gens étaient au courant de l’arrivée récente de madame Garicc aux côtés de monsieur Jaraq fils. Elle souleva un sourcil, plissa les yeux et analysa la jeune femme blonde qui se tenait devant elle de haut en bas et de bas en haut. Gwen ne le savait pas encore, mais la mademoiselle-je-suis-parfaite qui se tenait devant elle était la femme de chambre en chef de la demeure Jaraq, on lui avait justement dit de faire attention. Mais en jaugeant la voleuse elle se dit que quelqu’un comme ça ne devait pas être bien dangereux, et ils n’étaient pas au domicile des Jaraqs.

« Oh ! Quel est votre nom ? Elle baissa la voix ensuite. Nous ne sommes pas censés parler de madame Garicc, vous devez être au courant de la situation… »

Elle indiqua à Gwen de la suivre. L’intérieur de la bâtisse sentait une douce odeur d’épices, les murs étaient décorés de papiers peints aux dessins originaux, le sol était recouvert d’un parquet bien entretenu et des tapis divers rajoutait une touche colorée au plancher. L’ensemble du salon semblait assez bien tenu et ne ressemblait pas du tout aux bistrots que l’on pouvait trouver un peu partout dans des quartiers un peu hupés. Il y avait six personnes en tout en plus de la servante qui avait ouvert la porte. Trois jouait à faire la conversation comme leurs maîtres, deux autres prenaient le thé et la dernière jouait du piano. Dans les trois qui conversaient, deux femmes blondes habillées en rose avec des robes qui semblaient de couture acceptable, un homme roux avec une chemise à carreaux et une salopette marron. Ceux qui buvaient le thé semblaient légèrement plus distingués, l’homme était brun et avait une chemise et une veste de costume, sûrement un majordome alors que la femme était vêtue d’une robe blanche et avait de longs cheveux blonds. Le musicien quant à lui avait un haut de forme, une moustache et semblait absorbé par son morceau.

« Je m’appelle Gwendolyne, je travaille pour la famille Jaraq, voici Ginette et Alicia, deux femmes de chambre travaillant dans la maison en face de chez nous. Bob qui est avec elles est le jardinier de Monsieur, mais en cette saison il n’est pas débordé. Là-bas, ceux qui prennent le thé ce sont Josianne et Otto. Elle se mit à chuchoter pour la fin de la phrase. Ils sont en couple mais jouent la comédie, donc évitez de leur dire que vous savez. Elle reprit ensuite normalement. Le pianiste c’est Andrew, il part bientôt animer la réception en l’honneur de maître Alfred. Je vais d’ailleurs prévenir de ce pas Madame que vous êtes bien arrivés. »

Gwendolyne tourna les talons et commença à repartir vers la porte.
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Gwen Feien
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Sam 26 Aoû - 10:33
Irys : 840898
Profession : Voleuse
Daënar 0
Je subis un petit examen avant d’avoir le droit à une réponse. Évidemment, je reste impassible, donner l’impression d’être nerveuse sans raison ne serait pas bon.

« Oh ! Quel est votre nom ?

-Je m’appelle Gwenaëlle Fawkes. »

Changer le nom de famille évitera qu’elle remonte directement à mon passif si jamais elle s’avisait de poser des questions. Du moins le temps que je serais dans les parages. Après peu m’importait.

« Nous ne sommes pas censés parler de madame Garicc, vous devez être au courant de la situation… 

-Oui, évidemment. Excusez-moi. »

J’ai répondu sur le même ton qu’elle. Indubitablement, elle est de la maisonnée si elle me dit ça. D’ailleurs, elle ne tarde pas à le confirmer alors qu’elle se charge des présentations. Celui qui attire mon attention c’est le pianiste. Cette réception pour le maître de la maisonnée pourrait être une belle opportunité. Mais je n’ai pas le temps de faire des plans que l’autre annonce son départ et pire, veux annoncer mon arrivée. Je n’ai pas le temps de tergiverser : soit je la suis soit je tente ma chance ici avant de disparaître.

« Merci »

Alors qu’elle s’éloigne, je me dirige vers le piano. Je me positionne à côté comme pour écouter et je profite d’une pause dans son entraînement pour me présenter.

« Enchantée, je suis Gwenaëlle, une nouvelle par ici. Gwendolyne m’a dit que vous vous prépariez pour une réception. C’est impressionnant, je suppose qu’elle est pour bientôt vu votre maîtrise »

Tout cela dit avec un beau sourire. Je ne laisse pas transparaître que mon temps est compté et que je suis pressée de partir. Il ne faudrait pas que je sois là au retour de miss parfaite.



Gwen parle en #0033ff

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