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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Vereist
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 Amour, gloire & beauté dans le Vereist [Terminé ]

Gwen Feien
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Mer 16 Aoû - 18:56
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
C’est bien plutôt que prévu que mes pas foulent de nouveaux le sol du Vereist. Le train n’avait pas eu de retard même s’il était bondé -suite aux explosions les gens cherchaient à s’éloigner de Cerka- je n’avais tout simplement pas prévu de revenir dans le coin de si-tôt. Disons que cette région ne m’inspire guère de bons souvenirs. Au moins, ne suis-je pas connue pour quelques méfaits dans la Capitale, j’aurais été dans l’obligation de renoncer au contrat.

Première étape, comme toujours, se renseigner. Je décide d’aller directement faire un tour à l’adresse indiquée sur la photo. D’un, ça me dégourdira les jambes après vingt heures dans le train dont quelques unes passées à dormir. Et de deux, si je voulais réussir cette mission il ne fallait pas traîner. La « dame » pouvait décider à tout instant de relâcher des informations pour clouer le claper à son mari.

Enfin, avant la première étape, je suis obligée de me racheter un manteau bien épais, simple et passe partout et déposer mon sac à dos dans une auberge quelconque, il m’aurait gêné pour la suite. Une fois cela fait, je prends une calèche pour m’amener non loin de ma destination, pour la dépasser et non pas au pas de la porte. Un minimum de discrétion s’impose. Je ne regrette nullement mon choix : là où la voiture munie de glisseurs met qu’une quinzaine de minute, j’aurais mis une ou deux heures. Encore une raison pour laquelle cette ville n’était pas dans mon cœur. Au moins la configuration des rues, le rapprochement des maisons pourrait-il me servir.

Le quartier est riche, aucune façade décrépie, des dandys dans la rue et des calèches de haut standing nous dépassent régulièrement. Rien d’étonnant. Je dirais même, plus que prévisible. Ma cible est une demeure de plusieurs étages, plus grande que ses voisines avec le même petit portillon en fer forgé qui protège la maisonnée des intrus. En théorie du moins.

La calèche s’arrête et j’en descends.

« Merci pour votre indication, tenez pour vous ».

Avec la somme que je vais récolter à la fin je peux me permettre de me montrer généreuse avec les gens qui m’aident, de façon raisonnable. Le cocher suite à ma demande m’avait amené à une adresse où les serviteurs du coin se réunissaient. Un salon un peu chic, mais moins que celui de leur maître, hiérarchie oblige. Et étant bien moins oisifs qu’eux, c’était rarement les mêmes têtes que l’on croisait tous les jours.

La porte s’ouvre seulement quelques instants après que j’ai toqué. J’espère qu’il y aura déjà du monde, il n’est que dix-huit heures...




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Dernière édition par Gwen Feien le Lun 1 Jan - 20:41, édité 1 fois
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Buyriqa & Tentsel
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Ven 18 Aoû - 14:26
Irys : 24995
Réponse de Santhae à Cerka:
 

La famille Jaraq était une éminente famille de Zuhause et leur manoir était la première vitrine de leur puissance et de leur richesse dans la région. Autrefois inventeurs de talent, ils ont conçus à l’époque pour le début de l’UNE certains prototypes d’armes dont le brevet avait été racheté très cher par l’armée. Depuis, ils vivent des rentes et de certains investissements prolifiques tout en gardant une main sur la politique dans la région de Vereist. Une famille riche et puissante. Leur faiblesse ? Probablement le fait que Monsieur Gardicc, de Cerka, est un compagnon “d’affaires” et possède des preuves accablantes sur les mystérieux investissements de la famille Jaraq.

Toute la famille avait été prévenue du retour en catastrophe de l’unique héritier de la famille, Alfred, accompagnée de sa dangereuse conquête, Hélène. Dangereuse de bien des façons vu qu’elle venait de partir avec une bonne partie des économies, du mobilier et globalement de tout le domicile qu’elle partageait avec Monsieur Garicc. Dangereuse également parce qu’à cause d’elle, une crise majeure entre Rathram et Vereist se profilait. C’est ce qu’il se passait lorsque les puissants commençaient à se battre entre eux plutôt que de profiter de l’honnête travail des gens du petit peuple.

La sécurité du manoir Jaraq avait été renforcée suite au retour du couple. On ne savait quel coup tordu Monsieur Garicc pourrait inventer contre eux. Attentat, assassinat ? On pouvait s’attendre à tout de quelqu’un qui est réputé pour ne pas savoir contenir ses humeurs. Le manoir était typiquement victorien, un grand porche surélevé accueillait les visiteurs, recouvert d’un toit en tuile qu’on pouvait deviner comme grise sous la neige. La grande bâtisse surélevée possédait deux imposants étages et probablement un de plus sous le toit. De petites tours donnaient par endroits lieu à un troisième étage. La majeure partie de la façade possédait des balcons, ce qui semblait assez bizarre pour une région aussi polaire. Mais d’une, ça permettait de fumer sans empester la maison, de deux l’exhibition de la richesse n’a pas nécessairement à être utile. En bref, la demeure transpirait la richesse et la prétention de le montrer au reste du monde.

Un peu en retrait dans cette rue pleine de demeures semblables à celle des Jaraqs se tenait un petit salon, modeste, bâtit ici pour que les domestiques, femmes de ménage, gouvernantes... puissent se reposer et apprécier un bon thé ou une autre boisson qui réchauffe en compagnie de leurs semblables. Cela évitait aussi de faire des annexes trop importantes aux domiciles eux-mêmes, faisant ainsi des économies pour pouvoir mettre plus d'argent dans les pièces importantes, qui se soucie vraiment des domestiques ? La jeune voleuse toqua à cette porte et peu après une jeune femme aux cheveux noirs charbon, une robe bleue et un petit cardigan blanc par dessus ouvrit la porte.

« Bonjour mademoiselle ! Vous êtes une nouvelle domestique ? A quelle famille appartenez-vous ? »

Ces derniers mots concernant l'appartenance d'un être humain à une famille étrangère avaient été prononcés avec un naturel très particulier, comme si c'était une norme pour absolument tout le monde et que personne ici ne pouvait penser le contraire. Derrière la jeune femme se tenait un véritable salon, avec quelques domestiques qui discutaient et se prenaient pour les mondains qu'ils servaient. On pouvait également entendre quelqu'un jouer du piano et l'ambiance semblait chaleureuse.
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Gwen Feien
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Dim 20 Aoû - 20:44
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
Dissimuler un mensonge sous la vérité était souvent le moyen le plus simple de le faire gober. Je réponds à l’image de la servante parfaite avec le ton le plus aimable dont je suis capable, donc pas aussi bien que mon interlocutrice mais mieux que mon ton au saut du lit. Cela agrémenté d’un petit sourire.

« Bonjour Mademoiselle. Effectivement, je rejoins Madame Garicc. Bien que je n’entre pas en fonction tout de suite, d’où ma présence ici pour apprendre de vos lumières. Il semblerait que je sois bien tombée ! »

Un peu de flatterie pour parvenir à ses fins n’a jamais fait de mal non plus. Toutefois, je ne comptais pas en rester là, au littéral comme au figuré.

« Et vous-même ? Auriez-vous l’amabilité de me présenter à des gens de sa maisonnée ? »

C’est un pari risqué mais qui vaut le coup : que je sois prise ou non dans mon mensonge, j’ai moyen d’exploiter les conséquences. Et comme le temps est un facteur ici, mieux vaut provoquer des événements que de rester passive. Je jette un coup d’œil curieux vers les gens en arrière plan comme pour inciter la servante à acquiescer à ma demande tout en restant respectueusement sur le palier.
Il est amusant d’entendre du piano ici, ce n’est certainement pas un serviteur lambda qui en est à l’origine. Je doute que ce soit un musicien payé pour amuser la compagnie…




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Gwen parle en #0033ff
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Buyriqa & Tentsel
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Jeu 24 Aoû - 13:54
Irys : 24995
La jeune voleuse tenta un mensonge éhonté pour essayer de convaincre la servante distinguée. Celle-ci parut méfiante lorsqu’elle entendit le nom de Garicc, peu de gens étaient au courant de l’arrivée récente de madame Garicc aux côtés de monsieur Jaraq fils. Elle souleva un sourcil, plissa les yeux et analysa la jeune femme blonde qui se tenait devant elle de haut en bas et de bas en haut. Gwen ne le savait pas encore, mais la mademoiselle-je-suis-parfaite qui se tenait devant elle était la femme de chambre en chef de la demeure Jaraq, on lui avait justement dit de faire attention. Mais en jaugeant la voleuse elle se dit que quelqu’un comme ça ne devait pas être bien dangereux, et ils n’étaient pas au domicile des Jaraqs.

« Oh ! Quel est votre nom ? Elle baissa la voix ensuite. Nous ne sommes pas censés parler de madame Garicc, vous devez être au courant de la situation… »

Elle indiqua à Gwen de la suivre. L’intérieur de la bâtisse sentait une douce odeur d’épices, les murs étaient décorés de papiers peints aux dessins originaux, le sol était recouvert d’un parquet bien entretenu et des tapis divers rajoutait une touche colorée au plancher. L’ensemble du salon semblait assez bien tenu et ne ressemblait pas du tout aux bistrots que l’on pouvait trouver un peu partout dans des quartiers un peu hupés. Il y avait six personnes en tout en plus de la servante qui avait ouvert la porte. Trois jouait à faire la conversation comme leurs maîtres, deux autres prenaient le thé et la dernière jouait du piano. Dans les trois qui conversaient, deux femmes blondes habillées en rose avec des robes qui semblaient de couture acceptable, un homme roux avec une chemise à carreaux et une salopette marron. Ceux qui buvaient le thé semblaient légèrement plus distingués, l’homme était brun et avait une chemise et une veste de costume, sûrement un majordome alors que la femme était vêtue d’une robe blanche et avait de longs cheveux blonds. Le musicien quant à lui avait un haut de forme, une moustache et semblait absorbé par son morceau.

« Je m’appelle Gwendolyne, je travaille pour la famille Jaraq, voici Ginette et Alicia, deux femmes de chambre travaillant dans la maison en face de chez nous. Bob qui est avec elles est le jardinier de Monsieur, mais en cette saison il n’est pas débordé. Là-bas, ceux qui prennent le thé ce sont Josianne et Otto. Elle se mit à chuchoter pour la fin de la phrase. Ils sont en couple mais jouent la comédie, donc évitez de leur dire que vous savez. Elle reprit ensuite normalement. Le pianiste c’est Andrew, il part bientôt animer la réception en l’honneur de maître Alfred. Je vais d’ailleurs prévenir de ce pas Madame que vous êtes bien arrivés. »

Gwendolyne tourna les talons et commença à repartir vers la porte.
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Gwen Feien
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Sam 26 Aoû - 10:33
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
Je subis un petit examen avant d’avoir le droit à une réponse. Évidemment, je reste impassible, donner l’impression d’être nerveuse sans raison ne serait pas bon.

« Oh ! Quel est votre nom ?

-Je m’appelle Gwenaëlle Fawkes. »

Changer le nom de famille évitera qu’elle remonte directement à mon passif si jamais elle s’avisait de poser des questions. Du moins le temps que je serais dans les parages. Après peu m’importait.

« Nous ne sommes pas censés parler de madame Garicc, vous devez être au courant de la situation… 

-Oui, évidemment. Excusez-moi. »

J’ai répondu sur le même ton qu’elle. Indubitablement, elle est de la maisonnée si elle me dit ça. D’ailleurs, elle ne tarde pas à le confirmer alors qu’elle se charge des présentations. Celui qui attire mon attention c’est le pianiste. Cette réception pour le maître de la maisonnée pourrait être une belle opportunité. Mais je n’ai pas le temps de faire des plans que l’autre annonce son départ et pire, veux annoncer mon arrivée. Je n’ai pas le temps de tergiverser : soit je la suis soit je tente ma chance ici avant de disparaître.

« Merci »

Alors qu’elle s’éloigne, je me dirige vers le piano. Je me positionne à côté comme pour écouter et je profite d’une pause dans son entraînement pour me présenter.

« Enchantée, je suis Gwenaëlle, une nouvelle par ici. Gwendolyne m’a dit que vous vous prépariez pour une réception. C’est impressionnant, je suppose qu’elle est pour bientôt vu votre maîtrise »

Tout cela dit avec un beau sourire. Je ne laisse pas transparaître que mon temps est compté et que je suis pressée de partir. Il ne faudrait pas que je sois là au retour de miss parfaite.




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Gwen parle en #0033ff
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Möchlog
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Sam 25 Nov - 15:52
Irys : 164968
Administrateur
Andrew n’était pas le domestique le plus ancien de la famille, mais il était incontestablement l’un des plus âgés. Toutes les maisons n’ont pas les finances suffisantes pour s’offrir un pianiste attitré, c’est la raison pour laquelle le musicien n’était entré au service des Jaraq que depuis une petite dizaine d’années, mais il avait déjà gagné le cœur de Monsieur et de son épouse par son talent inouï et sa bonne humeur contagieuse. Plutôt petit, le front large et dégarni, il arborait une épaisse moustache grise qui épousait ses innombrables sourires lorsqu’il se mettait à jouer du piano. Lorsque la nouvelle servante s’approcha pour le saluer elle fut d’ailleurs accueillie par son visage jovial alors qu’il peaufinait l’une des dernières pages de partition composée à l’occasion de la réception de son maître.

- Oh ! Bonjour, jeune fille ! S’exclama Andrew. Effectivement, j’ai bientôt terminé ! Vu que le printemps s’est bien installé par ici, j’ai pour projet de faire vibrer le cœur des convives avec une musique entrainante et joyeuse… Ça va être superbe !

Véritablement passionné par son métier, Andrew aurait pu en raconter beaucoup plus que ça à la nouvelle domestique, mais déjà l’arrivée d’une collègue inconnue attira les esprits curieux des autres servantes et servants. Ginette, Alicia et Bob s’approchèrent de la dénommée Gwenaëlle pour lui souhaiter la bienvenue. Ce furent d’abord les deux jeunes femmes habillées de rose qui s’avancèrent.

- Bonjour à toi ! Moi c’est Alicia et elle c’est Ginette. On travaille pour le compte de Monsieur Forch, c’est la maison juste en face. Précisa-t-elle, le visage lumineux.

Ce fut ensuite au tour du jardinier, qui se permit de repousser un peu les deux domestiques, qui s’écartèrent volontiers, pour faire face à la jeune femme. Il n’était pas des plus séduisants, avec sa tignasse rousse en bataille, mais sa carrure vigoureuse savait tout de même attirer les regards, surtout quand il était en plein effort. Une corde autour de son cou permettait à un chapeau de paille de se laisser tomber dans son dos.

- Hey ! J’te souhaite la bienvenue aussi, j’espère que tu vas t’plaire ici ! Moi c’est Bob. Oh et fais pas attention aux deux zouaves là-bas, ils te diront bonjour plus tard je pense.

Toute cette joyeuse bande semblait bien s’entendre, toutefois il était peut-être temps d’en prendre rapidement congé pour Gwenaëlle. Le manoir, bien qu’élégant, n’était pas non plus très grand et la servante de Madame reparaitrait sûrement très vite.


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Möchlog
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Gwen Feien
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Dim 3 Déc - 11:35
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
Tss, il ne m’apprend pas ce que je veux : l’heure de cette réception ! Va falloir que j’attende dehors dans le froid ! Et voilà que tous les autres, ou presque, se ramènent. Bien sûr, je suis obligée de faire bonne figure. Je les salue tous les deux avec un petit sourire. Et je profite de la dernière réplique du grand gaillard pour prendre congé.

« Ou une autre fois. Je vais devoir partir malheureusement. Je ne passais que pour tous vous saluer avant de prendre mes fonctions, merci de votre accueil ! »

Je me tourne vers le pianiste pour le complimenter et partir sur une bonne note.

« Si vous jouez aussi bien que maintenant, nul doute que la réception sera un succès ! Dommage que je ne puisse y assister. »

Sait-on jamais quelqu’un pourrait se proposer pour m’y faire entrer en douce ? Mais je n’y crois pas trop et il ne faut pas oublier Miss Parfaite qui va sûrement y mettre son grain de sel. Il n’est plus temps pour tout ça, je sors par la même porte que je suis entrée et je me dirige vers la gauche pour faire le tour du pâté de maison et prendre mes marques. Si je veux pénétrer dans la maison pendant la-dite réception, il ne faut pas traîner. L’avantage du coin, c’est que les maisons sont collées les unes aux autres. Si j’arrive à m’introduire dans l’une d’elle, je pourrais sûrement passer d’un balcon à l’autre grâce à ma corde. Seul problème : faudra que j’aille la chercher à l’auberge. Sinon je peux passer par les toits mais la neige et le verglas rendent cette entreprise plus que périlleuse.

Je dois donc de nouveau emprunter une calèche, chercher le nécessaire pour le vol et revenir sur place. Ça ne me prend pas plus d’une heure mais c’est déjà bien trop long à mon goût ! Le temps que je revienne, des calèches commencent à faire la file devant la maison Jaraq : sûrement les premiers invités. Évidemment, je me suis arrêté avant cette rue et après avoir jeter un coup d’œil à l’avant du bâtiment, je me dirige vers l’arrière : un jardin avec une haie épaisse bloque la vue au vis à vis. Je choisis de pénétrer dans le jardin de la maison de droite non illuminée au contraire de l’autre voisine.

La petite porte du jardin n’oppose guère de résistance à mes crochets, je ne reste donc pas assez longtemps pour éveiller les soupçons normalement. Une fois à l’intérieur, je rase les murs et je me dirige sous un balcon. Une fois en position je sors un grappin pour monter au premier balcon pour ensuite procéder de même pour arriver au second. Après ça, cela se corse : je vais devoir passer à la maison d’à côté : personne sur les balcons encore. J’ai ma chance : ils ne sont pas éclairés non plus. Selon toute apparence, ça s’annonce bien. J’accroche un bout de la corde à un pilier du balcon où je me trouve pour lancer l’autre extrémité avec le grappin sur ma cible. Je n’entreprends de traverser qu’après avoir vérifier la solidité de l’accroche. Une fois sur place, je prends une courte pause pour sonder discrètement la pièce et écouter.




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Gwen parle en #0033ff
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Möchlog
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Jeu 21 Déc - 21:02
Irys : 164968
Administrateur
La sécurité du manoir avait été renforcée depuis que les Jaraq avaient appris au sujet de la « relative » puissance du mari de mademoiselle Hélène. Comment cela se traduisait-il concrètement ? Des gardes armés devant la porte, quelques-uns éparpillés dans les pièces les plus fréquentées de la bâtisse, un affrété spécialement à la sécurité du jeune couple et, évidemment, un sur le balcon de la chambre de Monsieur. Enfin, il était censé être sur le balcon, mais le bougre avait été appelé à l’intérieur par les besoins d’une nature que les Daënars ne pourraient jamais complètement dominer.

Tandis qu’une telle faille de sécurité avait été ouverte, le reste de la soirée se passait pour le mieux chez les Jaraq. Monsieur s’enorgueillait de faire se pavaner sa nouvelle conquête auprès de tous ses amis, se gardant pourtant de trop ébruiter le caractère peu orthodoxe de leurs relations. Le passionné Andrew faisait danser damoiselles et damoiseaux au son d’une symphonie joyeuse et printanière dont il avait fignolé les notes seulement quelques heures plus tôt. Mais aucune marque sur son visage, aucun tremblement des mains, ne pouvait laisser penser qu’il s’était imposé une telle pression. Les convives voyaient seulement un artiste évoluer avec aisance sur ces touches d’ivoire et d’ébène entremêlées.

Le reste des domestiques de la maisonnée ne chômaient pas non plus, courant en tous sens pour apporter petits fours, suppléments de petits fours, et enfin desserts au format petits fours à ces ventres à la fois si gonflés, mais qui semblait tout de même bien vide vu la quantité de nourriture que chacun était capable d’ingurgiter. Le repos n’était pas permis, malheureusement, et même le maître de maison se demandait si la fatigue n’allait pas l’assaillir trop tôt, alors qu’il savourait un champagne des plus grands crus au bras de Madame.

Le temps de ce petit tour d’horizon, et voilà que le veilleur avait déjà terminé son urgente affaire. Mais il a pourtant mis un peu de temps, suffisamment pour que la cambrioleuse puisse avoir le temps, tout juste le temps, de se faufiler à l’intérieur pour récupérer l’objet de ses convoitises depuis son arrivée en ville. Mais, y parviendra-t-elle à temps ?

[HRP : On va s’amuser un peu au lancer de dés ! Je vais lancer un dé 10 via le logiciel de Forumactif. Si ça tombe sur 5 ou en dessous, tu pourras faire ton affaire tranquillement, si c’est plus c’est que le garde te surprend. ^^ Alea jacta est !]


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Möchlog
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Bolgokh
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Jeu 21 Déc - 21:02
Irys : 175027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
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'Dé 10' : 1


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Gwen Feien
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Lun 1 Jan - 13:05
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
Comme tout à l’air silencieux, je me glisse par la porte du balcon. Non verrouillée, quelle négligence ! Une fois dans la pièce je n’allume évidemment pas les lampes, la lumière filtrant par la porte entrebâillée me suffit. Je ne mets guère de temps pour trouver le coffre, pas très original ce M. Jaquar, ni pour le dépouiller. Dans le tas il y a sûrement des documents non nécessaires ou en tout cas dont ma commanditaire n’a que faire. Mais je n’ai ni le temps ni l’envie de faire le tri. Dans le pire des cas, s’ils ne trouvent pas preneur je les brûlerai. Il y a quelques irys mais pas tant que ça au vu de la demeure : il doit mener un bon train de vie !

Mon affaire finie, je ferme le coffre vide et je repositionne le tableau correctement devant. Sans un regard en arrière, je m’en vais. La chance étant rarement illimité et ma paie assez conséquente, je n’ai aucune raison de m’aventurer plus loin dans la villa. Une fois dehors je repasse par le même chemin tout en récupérant mon matériel, corde et grappin.

Mon sac bien rempli, je peux prendre la direction de ma chambre. En prenant le premier train demain matin, je serais aux aurores à la porte de Santhae. Tant pis si je la tire des vapes. Inutile de vous raconter ma nuit ou mon trajet en train, c’est totalement inintéressant. J’ai d’ailleurs passé une partie du train à somnoler mon sac dans les bras, pas en première classe évidemment. Maintenant, à quatre heure et quelques le onze avril, je suis donc en train de toquer à la porte de l’adresse que m’a donné la gouvernante. Au vue de ma rapidité, je devrais lui demander une prime !




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Gwen parle en #0033ff
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