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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Vereist
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 La Chasseresse, la Voleuse et le Truand [Nät, Gwen, Saka]

Nätchakar la Gâchette
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Mer 16 Aoû - 20:26
Irys : 144977
Profession : Bandit
Daënar -1
Il faisait moins froid que d'habitude, en plein mois d'août. Même si "chaud" aurait été une exagération flagrante. C'était la belle saison, où les plantes sortaient enfin du givre et où les bonnes gens pouvaient travailler sans risquer de voir leurs doigts tomber. Evidemment, parmi ces artisans avides de travail bien fait, on ne comptait pas que des honnêtes qui rentraient chez eux le soir, embrassaient leur femme et leurs enfants avant d'aller se coucher, dormant du sommeil du juste.
Les pires racailles trouvaient cette saison bien pratique pour faire de menus trafics. Les routes étaient plus facilement praticables, plus sûres, on pouvait voyager sans véritable problème. Bien sûr, les milices se faisaient plus nombreuses et sortaient plus facilement de leur trou, mais pour qui savait les esquiver, elles n'étaient qu'un problème mineur.

En l'occurrence, Nätchakar avait reçu la veille au soir une cargaison d'un de ces hommes qui s'aventurait dans les plaines de Vereist comme dans un salon de thé. Il avait récupéré quelques caisses de lourd matériel qu'il avait confié à La Gâchette en attendant un transfert qui aurait lieu le surlendemain de l'arrivée. Après quoi, le petit homme était parti, prévenant qu'il reviendrait vite avec le commanditaire et une substantielle récompense.
Pour l'occasion, suspectant un mauvais coup, le bandit avait ramené trois connaissances, trois pillards de sinistre réputation qu'il avait déjà eu l'occasion de fréquenter lors de précédentes missions. Evidemment, la première chose qu'ils firent en arrivant fût d'ouvrir les caisses pour admirer ce qu'elles contenaient. Après tout, personne n'avait précisé qu'on ne pouvait pas regarder...

Il y avait là diverses armes, des petits calibres, des fusils et des outils de destruction qu'aucune des brutes présentes n'avait jamais vu. Curieux, les brigands sortirent l'engin de son lit de paille, constatant qu'une autre caisse contenait des munitions possédant les mêmes gravures que le bijou technologique.

L'engin se montait sur trépied et était composé de huit petits canons soudés ensembles par un assemblage de disques. Il semblait y avoir une manivelle au derrière des chambres qui, quand on la faisait tourner, les faisait pivoter. Les gredins se grattèrent la tête. Ils l'auraient bien essayée, mais dans cette petite planque à côté de la place du marché de Zuhause, ç'aurait été inutilement risqué. Ne voulant pas en démordre, ils s'amusèrent à démonter visuellement l'arme pour comprendre son fonctionnement. Quand on passait autant de temps en cavale, on en obtenait une passion pour les flingues, surtout les gros. Autant un réflexe de survie qu'un moyen de passer le temps et de se cultiver.

Enfin, la journée serait longue et déjà, entre deux commentaires sur un fusil qui leur plaisait, on préparait des parties de dés et de cartes...


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Sakari Naasoqineq
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Lun 21 Aoû - 16:44
Irys : 199964
Pérégrin 0
« Salut Sakari.
 J'espère que ça ce passe bien, tes petites vacances. Parce que je vais devoir les écourter. Enfin, te connaissant, tu y trouverais encore le moyen de t'amuser. D'autant plus que Gwen Feien, ton ancienne partenaire, est à Zulhause. Trouve-là, transmets-lui mes amitiés et les 130 irys d'arrhes que je glisse dans cette lettre. Vous ne serez pas trop de deux.
 Je t'explique. Tu sais que, depuis mars, je cherche à récupérer autant de chargements que possible des contrebandiers que vous deux avez volé. Il semblerait qu'un chargement d'armes m'ait échappé. Je pensais pouvoir tous les tracer, mais l'un d'entre eux a dévié de sa route. Je crois qu'il est à Zulhause.
 Ta mission, enfin la tienne et celle de Gwen, est simple. Trouvez, récupérez. Et évitez de mettre la pagaille, par pitié. Je pense que ladite cargaison est protégée, et que nos amis contrebandiers doivent l'avoir planquée quelque part en attendant de trouver un acheteur. Donc fais attention, et ne prends pas dix ans pour la récupérer, car lesdits acheteurs pourraient venir, avec des renforts. Ce qui serait embêtant.
 Prends soin de toi.

Chyluun Bydassan. »


Sakari se demandait, alors qu'elle posait la lettre et levait sa tasse, ce que son patron voulait exactement lui signifier dans les quatre derniers mots. Qu'importe.


Zulhause était, du point de vue de la Marnakane, d'un climat très tempéré. Il y faisait bon. Il n'y avait pas de quoi se plaindre. Et du reste, elle commençait sérieusement à en avoir plus qu'assez de ce pays. Cerka assumait pleinement qu'il faisait chaud. Alors qu'ici, à en croire les habitants, les conditions de vies étaient dures... les hivers rigoureux... la météo impardonnable...
Mes fesses. Chochotes va.

Mais qu'importe. Le travail avant tout. Sakari n'avait aucune idée de comment retrouver Gwen, mais à force de chercher dans les tavernes, elle finirait bien soit par la voir, soit par voir quelqu'un qui la connaissait.
« Excusez-moi monsieur, je vous ai entendu râler dans votre barbe pleine de mousse de bière sur la hausse de la criminalité en ville, et justement, vous ne connaîtriez pas cette personne ? Et elle montrait un petit dessin, assez ressemblant.

Il faut croire que cela finit par payer. Vers la fin de la journée, elle trouva quelqu'un, qui l'avait vu dans une auberge quelconque, s'y dirigea, s'attabla au bar et attendit qu'elle arrive.
C'est fou, en y repensant, ce quelqu'un, une fille appellée Arabella, avait exactement le même nom que la fille dont Gwen avait laissé le nom à Chyluun s'il voulait la contacter. Les coïncidences, des fois.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Gwen Feien
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Mer 23 Aoû - 9:07
Irys : 770909
Profession : Voleuse
Daënar 0
J’arrive à la taverne où je crèche pour mon séjour au Vereist passablement énervée. Les gens m’avaient à plusieurs reprises lancés des regards curieux et des paroles plus ou moins murmurées, particulièrement aux alentours des tavernes. Apparemment quelqu’un me cherchait et trouvait que c’était une bonne idée de m’associer à la hausse de la criminalité ! Comme si j’avais besoin de ça dans une ville sur les dos de même les plus petits voleurs.

À peine un pas dans la pièce centrale et je trouve le fauteur de trouble, ou plutôt, la fauteuse de trouble. J’aurai dû m’en douter, Sakari ! En même temps, ça faisait quelque mois que je ne l’avais pas vu et la dernière fois, c’était à Cerka. Ville où j’avais d’ailleurs dû me faire oublier quelque temps vu nos déboires. Un soupir s’échappa de mes lèvres, au moins ça avait valu le coup. Maintenant que mon delta’ était partie en miette j’allais de nouveau devoir amasser des sous. Quitte à le changer, autant prendre la gamme supérieure.

« Tu sais, si tu voulais me trouver, suffisait de demander à Arabella. Pas la peine de me faire de la publicité de part en part. »

Je me suis assise à côté d’elle sans lui serrer la main ou quoi. Pas besoin de jouer les retrouvailles. Mon manteau se retrouva bien vite à traîner sur le siège à côté de moi et une choppe devant moi, le barman n’avait pas eu besoin de l’affiche pour me reconnaître : ça faisait déjà plusieurs jours que j’étais ici.

« Je suppose que c’est pas pour ma compagnie que tu me cherchais ? »

Je ne suis pas d’humeur à tourner en rond, même si je ne le suis jamais vraiment.



Gwen parle en #0033ff

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Sakari Naasoqineq
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Jeu 24 Aoû - 13:37
Irys : 199964
Pérégrin 0
En voyant son ancienne coéquipière, Sakari fit un coucou de la main, qui resta sans réponse. Toujours aussi professionnelle. Elle lui présenta la lettre de Chyluun. Mieux valait ça que d'expliquer elle-même, ce qu'elle ferait sans doutes moins bien que son patron. Quoique, pour être exact, elle lui donna l'enveloppe avec la lettre et les irys.
« En gros le paiement est similaire à la fois précédente, au prorata de la valeur de revente des prises. Vu le coût de ces armes, ça devrait être intéressant. Pour la tactique, on fait simple : tu m'aides à les repérer, on les tue tous et voilà. »

Petit blanc. Sakari sentit à la gêne manifeste de son interlocutrice qu'elle allait devoir détailler.
« Bon en fait, tu dois connaître Zulhause plus que moi. Donc tu m'aides à les repérer, si possible on les attire hors de la ville, pour éviter les ennuis, et on les tue. »

Non, décidément, ce n'était pas encore ça. Mais même en creusant plus, Sakari n'arrivait pas à trouver un plan plus détaillé. Déjà, quand elle était à la chasse à Nunaqortoq, ça ressemblait à ça : on les trouve et on les tue. Il faut dire aussi qu'elle avait bien plus tendance à improviser sur le moment. Les plans, il y a toujours un truc qui les fait foirer si on les planifie trop et du coup plus personne sait quoi faire vu qu'on a vidé son cerveau à la conception.

D'ailleurs, bien qu'elle parlait quand-même assez peu fort, elle ne faisait aucun effort pour dissimuler ses intentions. Vu que dans cette ville, il semblerait qu'il suffise de demander à voir un truand pour qu'il nous trouve, il suffirait aussi sans doutes de laisser entendre que deux jeunes femmes cherchaient à massacrer des contrebandiers gardant un gros tas de fusils pour que ce soient eux qui les trouve, et non l'inverse, ce qui serait bien plus aisé pour les tuer.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Gwen Feien
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Dim 27 Aoû - 10:21
Irys : 770909
Profession : Voleuse
Daënar 0
Pour toute réponse, elle me file une lettre de Chyluun. Je la parcours donc rapidement des yeux. Hmm, ils veulent s’acharner sur les contrebandiers, pourquoi pas. Ce n’est pas eux qui iront se plaindre aux autorités pour une cargaison volée par contre ils sont plutôt rancunier. Donc soit on ne se fait pas prendre soit on laisse personne de vivant avec notre image en tête. En tout cas, les irys pourront servir à graisser quelques pattes. C’est pas une énorme avance mais ça devrait faire l’affaire.

« En gros le paiement est similaire à la fois précédente, au prorata de la valeur de revente des prises. Vu le coût de ces armes, ça devrait être intéressant. Pour la tactique, on fait simple : tu m'aides à les repérer, on les tue tous et voilà. »

« On » les tue, vu comment ça c’est passé la dernière fois, il est plus probable que la mercenaires les massacres tous. Ma mine est quelque peu dubitative fasse à sa stratégie : c’est simplifié au maximum ! Et c’est quoi cette discrétion nulle ?! Elle veut qu’on se fasse arrêter ?! Je lui réponds d’une voix beaucoup plus basse après qu'elle eut rajouté un peu de bon sens à son idée.

« Bon en fait, tu dois connaître Zuhause plus que moi. Donc tu m'aides à les repérer, si possible on les attire hors de la ville, pour éviter les ennuis, et on les tue.

-Pas tant que ça. Mais comme tu le sais j’ai un contact ici. Il y a moyen qu’elle nous fasse passer pour les acheteurs si on laisse personne de vivant derrière. Après on pourra choisir l’emplacement. Si tu en as un en tête qu’on prépare le terrain, s’ils acceptent de nous laisser choisir le lieu... »

Évidement Arebella prélèvera sa part. Mais si on veut les trouver vite, je ne vois pas d’autres solutions. Je l’abandonne là pour partir voir mon « entremetteuse » dans ce type d’affaire. Il me faut bien trois heures avant de revenir dans l’auberge. Le temps de mettre la main sur mon ainée, de la convaincre et de négocier le prix. Une fois de retour, j’annonce le résultat à ma partenaire.

« Ça roule, le plan est lancé. Elle nous enverra une note dès que les vendeurs auront acceptés et que le rendez-vous sera fixé ! Bien sûr, ce n’est pas un service gratuit… »

Le sous-entendu est clair, le prélèvement ne se fera pas que sur ma part. Après tout, ça nous aide toutes les deux.

«Si il y a besoin de matos, c'est le moment de l'acheter du coup.»

Je n'ai pas d'idée spécifique en tête mais c'est pas moi l'experte en élimination de vermines. Mieux on sera préparé, mieux se déroulera l'action par la suite dans tous les cas. C'est au tour de Sakari de prendre les choses en main.



Gwen parle en #0033ff

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Sakari Naasoqineq
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Lun 28 Aoû - 21:38
Irys : 199964
Pérégrin 0
Quelle efficacité. Impressionnant. Vraiment, Sakari avait encore une fois de la chance d'avoir une telle coéquipière. Elle qui appréciait le professionnalisme, elle était servie.
Avant qu'elle parte, Sakari lui donna quelques indications :
« Idéalement... Il faudrait un coin paumé dans les bois. Pour étouffer le bruit des pistolets, pouvoir préparer le terrain tranquillement, et être éloigné de la ville. Si je me souviens, à vingt minutes de marche de la porte sud, vers l'est, il y a un coin pas trop mal, dans un bosquet. Bon, il est pas très touffu, mais c'est déjà pas trop mal. »


Pendant l'absence de Gwen, elle partit acheter deux bâtons de dynamite et un briquet. Juste au cas-où. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Ce ne fut pas aisé de trouver un magasin en proposant, mais en se promenant en ville l'autre jour, Sakari était tombée par hasard sur une échoppe de bricolage et de revente de surplus utilisés dans les mines qui en proposaient. Certes, il est un peu ridicule de proposer de la dynamite en surplus, car c'est exactement le genre de marchandises qu'on a jamais en trop, et quand bien-même, qu'on peut utiliser rapidement. C'est le cas de le dire. Mais celles-ci, ce qui expliquait leur prix modique, avaient un défaut de conception : la mèche était trop courte. Et il coûtait plus cher de les réparer que d'en fabriquer d'autres. Elle prit aussi du fil et un flacon de pétrole. Ça brûlerait bien moins bien que la mèche de base, mais justement, comme ça les bâtons ne lui péteraient pas au visage.

Quand Gwen revint et annonça qu'il y aurait des frais, Sakari répondit le plus naturellement du monde :
« J'enverrais la note à Chyluun. »
Et quand il fut question du matériel, une nouvelle idée lui vint à l'esprit :
« Tu connais un endroit où ils vendent des pièges à loup ? Ou à ours ? Et il te faudrait un pistolet. Et à moi aussi, un second ne sera pas de trop, hihihi. »

Ces quelques emplettes faites - et placées sur la note de Chyluun -, elles purent commencer à penser à un plan.
« On leur dit de venir ici, on mine le terrain, tu attends au sol, moi en haut d'un sapin, je leur tombe dessus, et on les tue. Tu en penses quoi ? »
Il va sans dire qu'elle avait mis toute sa sophistication dans ce plan.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Nätchakar la Gâchette
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Mer 30 Aoû - 22:14
Irys : 144977
Profession : Bandit
Daënar -1
Quelqu'un frappait à la porte par petits coups. Dans le code de Zuhause, cela signifiait la venue d'un indicateur ou d'un renseignement quelconque, pourtant, autour de la table de poker, les regards se firent plus sévères. Le code était partiellement connu des forces de l'ordre et on soupçonnait toujours que ça soit un mauvais coup de la maison Poulaga.

Doucement, Nät' sortit son revolver, imité par ses compères, puis il se dirigea lentement de l'entrée, une simple porte en bois renforcé pourvue d'un œil de bœuf. En un sens, une descente de milice ne lui aurait pas déplu, il avait déjà perdu 1500 irys en seulement deux parties et l'arrêt des frais ferait plaisir. A la place, son regard se posa sur ce genre de petits être fourbes, ceux dont on sentait que la vie honnête n'était pas fait pour eux. D'un autre côté, leur apparence simplette et passe-partout ne leur donnait que peu de passe-droit pour les plus hautes fonctions du crime. Alors on les utilisait comme mouchards, indicateurs, espions, traîtres. Un métier assez dangereux, mais généralement suffisamment bien payé pour pouvoir se permettre une retraite dorée au bout de quelques années... S'ils survivaient jusque là.

En l'occurrence, il s'agissait de Discret. Un nom de code qu'il s'offrait à lui-même, sans vraiment le démériter d'ailleurs. Son corps moyen, son visage moyen, ses habits moyens, sa démarche moyenne, sa voix moyenne, son habileté moyenne... Tout en lui était si commun qu'on l'aurait confondu avec n'importe qui d'autre. Ainsi il était une fois parvenu à espionner pendant deux heures une patrouille de miliciens sans que personne ne s'aperçoive de sa présence. A vrai dire, dans le milieu, on craignait qu'il nous suive, tant nos chances de le repérer étaient minces.
Enfin! Rassuré, le bandit lui ouvrit la porte, accueillant la voix par trop sérieuse de son interlocuteur.


-"Salut Didi. Qu'est-ce qui t'amène?"

L'individu épousseta son vieux veston ainsi que son chapeau, nonchalant alors que la porte se refermait derrière lui.

-"C'est pour la transaction, Gâch'."

-"Parc'que c'toi qui t'en occupes maint'nant?"

Le petit homme laissa s'échapper un soupir et passa un regard blasé sur les caisses ouvertes et les armes sorties. Il devait y en avoir pour équiper un petit régiment sans compter la mitrailleuse lourde. Fronçant les sourcils, il se tourna vers son interlocuteur. Son ton se voulait dur mais il n'y arrivait qu'avec peine.

-"Devriez avoir tout rangé avant demain matin. Ca se casse à la première heure. Et vous accompagnerez."

Nätchakar leva une arcade. On l'avait prévenu qu'il faudrait veiller sur la cargaison jusqu'au lendemain, mais pas aider à l'escorter ensuite...

-"Ca part à la gare direction plein Sud. Les papiers sont d'jà fait d'après le chef. On viendra les chercher vers sept heures. Le train part à huit heures trente, à un buck près hein, les trains c'pas une science exacte."

-"Et j'suppose qu'il y a gros risque d'attaque hein?"

Discret se pinça l'arête du nez et posa sa main sur l'épaule de La Gâchette.

-"Gâch, Gâch, Gâch... Malgré ton nom de scène t'es un peu long à la détente. Tu vois ce tas de ferrailles? Avec ça tu peux mettre le feu à la plus grande banque du Tyorium. Tu peux tenir tête à la milice de Zuhause, tu peux te pointer chez les mages et faire tellement de victimes qu'ils se chieront dessus en racontant ta légende. Tu te doutes bien qu'on doit avoir la moitié des collègues de la ville qui vont vouloir notre peau, hein? Allez, sois gentil et remballe-moi ce bordel. On viendra te voir demain matin, promis. Si t'es encore vivant à midi, tu pourrais te payer toutes les putes de Zuhause rubis sur ongle, et vous autres pareil!"

Saluant rapidement sous les regards d'un Nätchakar qui changeait de couleur pour taper dans le rouge vif, Discret s'en retira, fier de son petit discours. Le pied propulsé par son notre héros le frappa direct dans le popotin, l'envoyant voler dans la neige avant que le bandit ne claque la porte. Ses acolytes déglutirent: quand Gâch' se mettait dans un état pareil...

Poliment, un d'entre eux lui rempli et tendis un vert d'eau-de-vie, Nät le remercia puis attrapa la bouteille, laissant son collègue coi.

La nuit allait être longue.



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Gwen Feien
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Dim 3 Sep - 12:12
Irys : 770909
Profession : Voleuse
Daënar 0
La réponse ne se fait pas attendre et est évidement positive. Guère surprenant connaissant les méthodes de la mercenaire.

« Tu connais un endroit où ils vendent des pièges à loup ? Ou à ours ? Et il te faudrait un pistolet. Et à moi aussi, un second ne sera pas de trop, hihihi. »

« Les pièges ce n’est pas trop difficile d’en trouver, des chasseurs de grosses bestioles ça ne manque pas dans le coin. Par contre, ils ont plus des gros calibres. Si tu en veux un ne te gène pas mais à moins que tu veuilles que je me tire dans le pied, je m’en passerais. Je n’ai pas le temps d’apprendre à m’en servir. Et t’inquiètes pas je serais efficace avec mes dagues, c’est tout aussi mortel et bien plus silencieux ! »

Une fois cela dit, je l’entraîne dans les rues glacées de Vereist. Comme prévu, le vendeur ne pose pas de question devant nos emplettes. Il n’y a pas que les hommes qui chassent dans le coin et si ma silhouette peut paraître bien fine pour une traqueuse, Sakari est là pour donner le change. Les pistolets par contre c’est moins évident, il fait ces manières le type, insistant sur la beauté d’un fusil et des améliorations disponibles. Rien qu’un peu d’insistance ne parvienne à lui faire comprendre. Sympathique, le bonhomme nous vend même le sac permettant de transporter les quatre pièges bien ficelés pour éviter tout incident. Une fois cela « en poche », nous voilà de retour dans le froid, la discussion peut reprendre :

« On leur dit de venir ici, on mine le terrain, tu attends au sol, moi en haut d'un sapin, je leur tombe dessus, et on les tue. Tu en penses quoi ? »

Son idée même si elle n’est pas très élaborée peut fonctionner, faire simple à ses avantages et vu qu’il est probable qu’on soit en sous-nombre, il faut absolument les piéger et les prendre en embuscade. Malheureusement je n’ai ni le temps d’élaborer ma réponse ni n’avons nous le temps d’atteindre l’endroit dont à parler Sakari, ou même sortir de la ville, qu’on se fait accoster pas un gars tout pantelant.

« Ah, vous voilà ! Je dois vous remettre ça ! »

Il me file une mince note avant de repartir toujours en courant. J’ouvre et reconnaît sans surprise l’écriture d’Arabella. Son message quant-à lui m’étonne :

Ses mufles on REFUSÉS ! Je compte sur toi pour le faire regretter. Je n’ai pas mis longtemps pour apprendre qui m’a doublé et ou va le chargement. Il doit partir par le train du matin vers le sud
Si je suis au courant d’autres le sont probablement, soit prudente !


Évidemment ce n’est pas signé. Il n’y en pas besoin et laisser son nom sur des papiers incriminant n’est jamais une bonne idée. Je passe sans dire un mot la note à ma partenaire. Changement de plan. C’est le train qui va être piégé. La question est : détourne ton le train en chemin ou faisons nous le travail à quai ? La seconde option serait plus discrète et à ce moment là les charognards se seront sûrement taper les uns sur les autres…

« Je te propose qu’on embarque dans le train et qu’on détache le wagon où sera chargée la marchandise en cours de route. Va falloir faire un tour à la gare pour cuisiner un des cheminots et récupérer un max d’infos pour demain ! »

Savoir où piéger pour faire ça de façon efficace quoi ! Et aussi pour embarquer discrètement… Si ma collègue en est capable.



Gwen parle en #0033ff

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Sakari Naasoqineq
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Lun 11 Sep - 14:39
Irys : 199964
Pérégrin 0
L'achat du pistolet avait été difficile. Sakari avait une petite expérience des armes à feu, existence passée à Aildor oblige, mais choisir un outil qui allait faire la différence entre sa vie et sa mort mettait une certaine pression. Elle finit par opter pour un fusil de chasse au canon scié aimablement par le vendeur. Il serait plus utile à courte portée. Elle en profita au passage pour l'enrober dans une étoffe de laine grossière, moins pour le dissimuler que pour masquer le bruit qu'il ferait, et cela moins par souci de discrétion que par souci de protection de ses oreilles. Le bruit que ça faisait, cette saleté.

Pour ce qui fut des pièges, après un examen très minutieux de sa part, qui importuna presque le vendeur, elle envoya le sac les contenant sur ses épaules.

Par contre, quand on lui apprit que le combat se déroulerait finalement dans un train, Sakari se décomposa sur place. Un combat en intérieur passait encore. Un combat en intérieur sans possibilités de fuite dans un espace en mouvement passait subitement moins. D'un autre côté, l'idée de Gwen lui semblait tout à fait viable.
« Cuisiner des cheminots... t'es sûre de ne pas être allé à Aildor des fois ? Enfin bref, si par là tu veux dire leur soutirer des informations, ça me semble bien. On n'aura pas l'avantage du terrain, par contre, vu que des pièges dans un wagon à marchandises, même si je n'en ai jamais pénétré, ça doit se voir. Je leur trouverais une autre utilité. Je te propose ceci : on s'invite dans le wagon arrière, tu remontes le train l'air de rien, je te suis, pareil. Les wagons de marchandises c'est plutôt à l'arrière. Je crois. Il me semble bien. Dès qu'on a localisé nos ennemis, je passe par le toit, détache le wagon, ce qui va couper leur possibilité de fuite vers l'avant. Puis on les tue. Ou alors on attend jusqu'à l'arrivée, mais ça risque de provoquer la police locale. Quoique moins que de saboter une ligne de chemin de fer. Je suppose. »


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Nätchakar la Gâchette
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Sam 16 Sep - 16:25
Irys : 144977
Profession : Bandit
Daënar -1
Le matin pointait et Nätchakar émergeait à peine, réveillé dans son mauvais sommeil par les coups de marteau d'un compagnon sur les caisses en bois. Chacun avait dormi, à tour de rôle. De moins en moins sages, les bandits avaient sans doute vus tous les modèles de fusils, de pistolets et détaillés si proprement la mitrailleuse qu'ils auraient pu la reconstruire... Mais toute bonne chose avait une fin: les patrons n'allaient pas tarder, il fallait tout remballer.

Evidemment, il manquerait un pistolet ou deux et, avec un clin d'œil complice, le Gros Guy embarquait un fusil à répétition, une arme d'un genre nouveau et qui coûtait une fortune. Notre héros préférait ne pas savoir comment des contrebandiers avaient bien pu obtenir une technologie pareille... Il était même surprenant que la Milice ne soit pas encore là!
En tout cas, quand à l'aube on frappa à la porte, tout le monde était prêt. Ils étaient en tout une vingtaine, en comptant les équipiers de la Gâchette et lui-même. Une forte troupe, trop forte pour un simple transport de marchandises, mais à cette heure-ci il n'y aurait pas ou peu de passants ou de flicaille, alors autant en profiter...
Le déménagement fût difficile, il fallait se mettre à trois ou quatre hommes pour déménager une seule boite et on en comptait plus d'une demi-douzaine! Faut voir que Discret ne rigolait pas en disant qu'avec ça on pouvait tenir un siège... Que ces armes soient utilisées par un même groupe ou vendues à différentes bandes, elles allaient faire du bruit.

Les deux chevaux qui tenaient le chariot hennirent de concert sous le poids. Qu'importe! Ils pouvaient tenir bien plus. La charrette s'ébroua et chacun attrapa son arme silencieuse fétiche. La plupart avait des couteaux, quelques uns avaient des matraques. On voulait à tout prix éviter les tirs, c'était le meilleur moyen de faire annuler le départ du train et de rameuter une troupe d'hommes-d'armes qui se chargeraient d'éliminer la menace...

Les autres malfrats ne se firent d'ailleurs pas priés. A plusieurs coins de rues, dans les petites artères, on voyait des ombres qui se déplaçaient, ce qui inquiétait la troupe. Dans moins de cinquante mètres ils arriveraient à un croisement tranquille, un peu éloigné du centre-ville, la dernière étape avant la gare... C'est là que tout se jouerait.

Ca ne manqua pas.

A peine le groupe eut-il quitté le boulevard pour rentrer dans un quartier résidentiel qu'une vaste armée de brigands, gredins, voyous et canailles en tout genre. La mêlée ne tarda pas à devenir générale: on se tabassait, se cognait, se massacrait sans distinction. Là, un homme prenait un coup de canne plombée, là un autre finissait à terre, assommé d'un coup de bâton, là encore, un autre quittait le champ de bataille, un coup de couteau dans la hanche.
Echappant à un poursuivant, Nät sauta sur le chariot, déjà abordé par d'autres camarades. Les chevaux prirent peur devant le bruit et la pagaille et foncèrent droit devant eux. Il fallut toute les prouesses du cocher pour les empêcher de renverser la carriole et pour les ramener sur le bon chemin.

Il était 7h30 quand le groupe, désormais composé de cinq personnes, arriva aux abords du train... On commençait déjà à le charger et les employés du chemin de fer montaient le fret pendant que les voyageurs prenaient place dans leurs wagons.
Ici, on ne viendrait pas les chercher, trop risqué, la gare était surveillée et proche d'une planque de miliciens...

On commença à décharger alors que quelques hommes encore en à peu près bon état arrivaient. C'était gagné, pour cette fois.


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Gwen Feien
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Mer 20 Sep - 18:21
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Profession : Voleuse
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Quelle drôle de question ? Ils n’ont sûrement pas de cheminot là-bas… Pour le reste, je suis plutôt d’accord. La reconnaissance nous permettrait d’infirmer ou confirmer nos hypothèses. J’aime bien travailler avec Sakari, si ça devient souvent sanglant, on ne tourne pas autour du pot. Rien d’aussi alambiquer qu’avec M.Strauss ! Il faudra tout de même que je monte dans un train de marchandise ce soir que je me fasse une idée des coins de replis. Surtout si je me retrouve seule contre plusieurs même avec l’avantage que j’aurais dans un couloir étroit.

« On est d’accord alors ! On peut se mettre en route avant de prendre un bon repos. Demain, il faudra se lever tôt si on veut être là-bas avant eux. »

Sur ce je m’avance d’un pas décidé vers la gare. Une bonne vingtaine de minute est nécessaire pour l’atteindre. La soirée est déjà bien avancée mais pas assez pour que le lieu soit désert. Des gens patientent pour le dernier train tandis que d’autres traînent là. Des pickpockets quoi. Parfait, moins de chance qu’on nous repère ou qu’on se rappelle de nous. Je me tiens un moment un poil en retrait du quai et des gens qui attendent. Le temps de trouver un cheminot qui fasse l’affaire. Au pire ce sera le mec de l’accueil : il finit dans moins d’une heure.

Ou alors, ce train qui est mis de côté, « rangé » sur la troisième voie, celle la plus éloignée du public. Je la montre à Sakari et lui fit signe de me suivre. On pourrait faire d’une pierre deux coups ! Je prends garde de ne pas traverser devant la masse agglutinée, pas la peine d’attirer l’attention sur nous. Personne aux alentours, je remonte à pas de loup le long du train, du côté du vide pour intercepter le conducteur à sa sortie de cabine sans être vu par des témoins gênants même si je n’ai pas de mauvaise intention. C’est juste au cas où ça tournerait un peu mal ou qu’il se montre pas assez bavard…

Nous serons vite fixé, voilà qu’il met pied à terre. Pour l’instant, il ne nous à pas encore vu. Il nous fait dos. Pas bien grand le bonhomme, les cheveux grisonnants sous sa casquette, un peu voûté. La cible parfaite à priori.

HRP:
 



Gwen parle en #0033ff

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