Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Vereist
Page 1 sur 1


 La paix à tout prix [LIBRE ♥]

Allys Terasu
avatar
Ven 18 Aoû - 8:49
Irys : 353200
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Mais quelle folie est-ce là ?! Un vent de terreur et de violence souffle sur la ville, rendant complètement paranoïaque les habitants de la cité. A peine le soleil déclinant, Allys vit portes et volets se fermer à double tours. Les habitants avaient des mines moroses, certains perdus et tristes, d'autres semblaient nerveux et inquiets. Que se passait-il ici ?

La jeune femme comprit soudain l'horreur de la situation alors que la nuit tombait. Au détour d'une ruelle, elle entendu de grands fracas, ainsi que des voix aux tons haineux. Ne suivant que son instinct, elle se précipita vers le bruit. Elle ne tarda pas à découvrir la raison des peurs irrationnelles des habitants... Certains, eux, étaient fous de rage.

Elle aperçut une petite dizaine de personnes, occupées à tenter de démolir les portes des habitations ou de saccager tout ce qui leur passait sous la main. Mais son regard s'attarda sur une scène en particulier. De l'une des maisons pillées, un homme tirait par les cheveux une femme, la traînant à même le sol pour la jeter dans la rue, vers quelques habitants aux regards sinistres. La jeune femme pleurait, les suppliants de la laisser tranquille.


« Tu ne mérites pas de pitié sale sorcière ! »
« Elle mérite la mort... elle va payer, comme les autres ! »
« On veut pas de toi ici, crève ! »

Allys occulta tout le reste. Elle n'entendit même pas les autres habitants rejoindre le groupe pour apostropher la pauvre dame, elle avait le regard rivé sur l'ordure qui l'avait traitée de la sorte. Ses pas suivirent et, sans qu'elle ne s'en soit rendue compte, elle était déjà sur lui.

« Lâchez-la. »

L'homme leva les yeux vers Allys, surprit de se faire interrompre dans son mouvement. Il se tourna vers elle avec un sourire mauvais et insolent.

« Mêle-toi de tes affaires l'albinos. »
« Vous ne devriez pas me provoquer ainsi. Lâchez-là, je ne vous le redemanderai pas une troisième fois... »

Le ton était dangereux. Allys n'était plus qu'une boule de nerf prête à exploser. Ce qu'ils voulaient faire de cette femme... Lui causer du mal, vouloir sa mort... qu'elle soit my'tran ou non, c'était intolérable. Les daënars n'étaient-ils donc que des brutes sans âme ? Il était hors de questions que la jeune femme... voir jeune fille tant ses traits semblaient poupins, subissent les mêmes tourments que la mécanicienne.

« Et sinon quoi hein ? »
« Passe ton chemins sinon on va s'occuper de toi aussi... »

Le coup partit tout seul.

Elle venait d'envoyer l'homme au sol après lui avoir assené un coup de poing au visage de sa main de métal. Le choc brutal de la force qu'elle y mit et le matériau combinés avait fait un sacré bon mélange. Sonné, le nez en sang, il était pour le moment hors d'état de nuire.

Ce n'était pas le cas des autres, qui ne tarderaient pas à fondre sur la jeune fille au sol. Allys était seule, eux, bien plus. Et elle ne voulait pas les combattre à l'épée. Seulement qu'ils laissent cette pauvre femme tranquille. Qu'ils partent.

Elle s'interposa entre le groupe et la my'tran, comme un bouclier.


« Partez. Ces gens ne vous ont rien fait. Allez-vous en avant de subir les conséquences d'une colère qui n'a pas lieu d'être. »

Autant raisonner avec un mogoï, elle aurait plus de succès. C'est dire à quel point elle avait de l'influence sur ces gens. Ils s'avancèrent dangereusement d'elle. Perdant son sang-froid, elle rugit.

« Vous êtes stupides ! Vous croyez vraiment que de piller, saccager, blesser et tuer des gens va vous apporter de la paix ? Du réconfort ? Ou de la justice ? Bande de culs d'erch ! Tout ce que vous faites là ne sert à rien ! Vous voulez vous venger ? Ils vont vous rendre la pareille et ça n'aura plus de fin ! Vous voulez vous défouler ? Faites-le sur quelqu'un à votre mesure ! Par sur des gamines apeurées ! Mais allez-y, continuez donc, vous êtes plus forts en groupe n'est-ce pas ? Seuls vous pleurez dans les jupons de vos mères. Vous êtes lâches.

Je vous attend. Si vous voulez vous acharner sur des my'trans vous allez me passer sur le corps ! Mais moi je vous rendrais les coups et ça jusqu'au bout.
 »

Que ce soit de ses mots ou de ses poings, seule, elle n'y parviendrait pas c'était certain.



Ma couleur : #9999cc
x2


Dernière édition par Allys Terasu le Lun 2 Oct - 20:57, édité 3 fois
En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Hex Hekmatyar
avatar
Sam 19 Aoû - 0:19
Irys : 677744
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
"...♪ Good god it's the changing of the seasons ♪..."

C'était une chanson que j'avais entendu quelque part, mais impossible de savoir où... Rah rien que ça, ça réussissais à me mettre en rogne... Je veux dire une simple chanson ne devait pas être si compliquée à identifier non ?
Je marchais tranquillement dans les rues de la ville peu absorbé par l'agitation qui semblait gagner la ville. Après tout si trois connards avaient décidé de claquer leurs volets, je n'allais pas monter jusqu'à chez eux pour les engueuler. J'étais certes un connard, mais il m'arrivait parfois d'avoir envie de simplement passer dans une rue sans chercher à tuer quelqu'un.
Et alors que je marchais, cherchant désespérément à retrouver les paroles, j'entendis des cris, et le bruit d'une porte qu'un défonce.
Ah tout ça, ça me rappelait l'armée. Les raids nocturnes où nous défoncions des protes pour entraîner les habitants dehors, tout ça pour les exécuter à l’aube. Enfin, c'était un temps révolu depuis longtemps ! Et puis je me voyais mal enfoncer la porte d'un honnête citoyen.

"...♪ I feel so raped so follow me now♪..."


Ah oui voilà c'était ça la suite ! Mais bon je n'avais que deux phrases... Je sortis une cigarette, l’allumant avec distraction avant de continuer dans la rue le nez en l'air. Il faisait encore relativement bon ici, je sentais juste une petite brise qui venait faire voleter ma queue-de-cheval, et faisant onduler les mèches blondes des deux côtés de mon crâne.
C'était le genre de temps pendant lequel on devait manger joyeusement, cuisant de la viande au feu de bois. Mais non au lieu de ça les habitants de cette foutue ville semblaient tous déterminés à faire la gueule.

"♪...Just fake it...♪"

Alors même que la suite me revenais, je me heurtais au dos de quelqu'un, écrasant au passage ma cigarette sur son dos. J'étais déjà suffisamment énervé pour ne pas avoir envie de retenir mes insultes habituelles si bien que c'est avec un naturel déconcertant pour le commun des morte que je lançais.

-Dit donc pauvre connard ! Ça te dirais de pas rester au milieu de la rue comme un putain de lampadaire !

C'était déjà assez frustrant de perdre une clope comme ça, et voilà que l'homme en question se retournais vers moi, avec un air passablement énervé. Ce dernier se faisant me dévoiler une scène que j'avais souvent vue, étant moi-même à la place de cet homme.
Une femme quelque peu mal en point était au sol, entouré de personnes qui ne semblaient pas lui vouloir que du bien. Avant même que l'homme ai pu ouvrir la bouche, je lançais sur un ton plein d'ironie, affichant mon sourire le plus méprisant.

-Oh un petit règlement de comptes en famille ! Il vous faut être si nombreux pour une femme seule, à croire que toutes vos paires de couilles elle les a sur elle !

Je m’apprêtais presque à partir, laissant ces joyeusetés à des gens bien plus stupides que moi quand je remarquais quelque chose qui frappa mon regard

-Écoute mon petit gars, je te conseille de...

Je lui expédiais un direct dans la glotte le faisant s’effondrer au sol en gargouillant quelque chose d'inaudible, je détestais être interrompu

-Silence ducon

Le petit détails devint rapidement plus grand, un des hommes était à terre, le nez en sang, mais là encore, ce n'était pas ce truc qui m'avait interpellé, mais plutôt la jeune femme qui se tenait devant lui. Cette chevelure, ce petit air rebelle... Je le connaissais, le connaissais si bien que mon cœur fit un bond : c'était Allys
Ok ! Je serais parti dans beaucoup d'autre occasions, mais la laisser avec ces mecs était hors de questions. Aussi douée ma furie était-elle, elle ne risquait pas de se débrouiller toute seule.
Je ne dis pas un mot, m'approchant d'un des homme avant de lui mettre un coup de genou phénoménal dans les parties génital, sa voix partis dans les aiguë accompagné de mon petit rire moqueur.

-C'est amusant à quel point on se retrouve dans des situations pas possible hein ?

Je lui fis un petit clin d’œil avant de me tourner faces aux hommes devant moi. J'étais plutôt tenté à l'idée de sortir mon pistolet et d'en refroidir quelques-uns. Mais j'avais comme dans l'idée que ça attirerais la garde.
Le seul souci venait d'autre chose: mêmes à deux nous ne pourrions pas "convaincre" ces messieurs de se calmer. Oh on pouvait essayer de les calmer mais je n'étais pas un très bon orateur
En ligne Voir le profil de l'utilisateur

July Lahry'Dryka
avatar
Sam 26 Aoû - 14:50
Irys : 53029
Profession : Joaillière
Daënar 0
Et une nouvelle journée commençait en Vereist. J'allais bientôt repartir mais pour le moment, j'étais encore au calme dans la chambre que j'avais loué dans la capitale. Il me fallait du calme, et du repos après l'expédition de Klumpen. Je ne m'en étais toujours pas remise. Toute cette violence, toutes ces anomalies. Et le Gouvernement qui fermait les yeux... Je me demandais vraiment à quoi ils pensaient ceux-là. Rien qu'au fric visiblement.

La nuit tombait doucement sur la nuit et pour ma dernière soirée, je voulais sortir. J'étouffais dans cette taverne. Malgré la qualité de leurs services, je préférai partir me balader. Il faisait frais et je me surpris à boutonner ma cape. Je marchais dans les ruelles pendant dix minutes, flanant de boutiques en boutiques lorsque j'entendis des cris. Que se passait-il encore ? On ne pouvait pas être tranquille dix minutes dans ce pays ?! Je ne m'attardai pas et continuai ma route. Au bout d'un certain moment et grâce à mon légendaire sens de l'orientation, je m'aperçus vite qu'au lieu de fuir les problèmes, j'étais allée pile dans la gueule du mogoï. Tout autour de moi, je voyais de la violence mais c'était surtout un attroupement d'hommes écumant de haine qui m'interpella.

Je ne pouvais pas voir ce qu'il se passait, j'étais trop petite face à ces géants du nord même si ma taille était tout à fait respectable. Je ne comprenais pas le pourquoi du comment et j'allais m'en aller lorsque j'entendis que c'était une pauvre femme My'trän qui se trouvait au centre du cercle. Ces hommes s'en prenait à une femme seule et sans défense ! Quelle bande de lâches ! Je bouillais de rage. Ca m'a toujours énervée de voir des femmes qui n'avaient rien demandé à personne se faire battre ou se retrouver dans une situation peu favorable à cause de l'idiotie de certains hommes. Même si les my'trans nous avait fait du mal, nous leur en avions fait aussi mais là n'était pas la cause de ma colère. J'étais surtout en rage à cause du traitement de cette femme. Personne ne devait se retrouver un jour acculé de la sorte. J'avais déjà fait les frais de cette situation et je m'étais jurée d'aider les personnes se retrouvant un comme cela.

A force de coups de coude, je parvins enfin là où je voulais être : au centre du cercle. Je m'aperçus que je n'étais pas la seule à voir la stupidité de la situation. Deux autres personnes s'étaient placées devant la femme, faisant de leur corps un bouclier. Et le bouclier semblait à la fois solide et compétant vu l'homme en sang qui se trouvait par terre. Je n'eus pas de pitié pour lui : il l'avait surement cherché. Avec stupeur, je m'aperçus que Hex était là aussi. Je n'aurais pas aimé me battre contre lui. Tout le monde savait que contre un soldat de fer, personne ne faisait vraiment le poids. Je ne connaissais pas la femme qui l'accompagnait mais son air déterminé m'indiqua qu'elle était prête à tout pour sauver la my'trän. Je souris à celle-ci et l'aida à se relever. La pauvre, elle semblait encore plus jeune vu de près. Ca raviva la flamme contenue dans mon coeur. S'en prendre à une adolescente... Les gens s'abaissaient bien bas.

Je me tournai vers les hommes et leur lançai, plein de fougue :

" Que vous a-t-elle fait ? Mérite-t-elle vraiment ce déchainement de violence ? "

Je fus coupée par un homme barbu qui semblait plus se servir de ses mains que de sa tête :

" C'est une my'trän, elle a tué des milliers des notres ! "

L'idiotie semblait être un trait de caractère principal chez cet homme. Je soupirai, déçue et assourdie par tant de bêtises venant d'un daënar. La guerre avait certes marquée les esprits mais les deux camps avait souffert.

" Vous pensez vraiment que ce petit bout de femme a pu tué des guerriers aguerris ? Réfléchissez un peu bordel d'erch ! Je ne vois devant moi que des lâches, essayant vainement de s'acheter une bonne conscience en martyrisant des pauvres gens ! On ne vaut pas mieux qu'eux si on fait ça ! "

Je ne suis pas sûre que les provoquer fut une bonne idée mais les paroles étaient lâchées. Je ne sortis pas mon poignard, pour ne pas envenimer la situation mais je sentais la tension alimenter mon corps. J'étais sur le qui-vive, prête à bondir mais il fallait d'abord faire sortir cette pauvre fille. J'espérai qu'on n'en viendrait pas au main car nous n'étions que trois. Et encore, je n'étais pas du tout une guerrière, misant tout sur mon poignard apparent pour ne pas me faire embêter dans la rue.


Dernière édition par July Lahry'Dryka le Mar 3 Oct - 19:38, édité 2 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Gwen Feien
avatar
Mar 3 Oct - 9:57
Irys : 840898
Profession : Voleuse
Daënar 0
Ma convalescence avait duré un bon mois. Pour me faire oublié, j’étais allée dans une cité où je n’avais pas encore mis les pieds : Ankar. Encore un endroit gelé. Le temps m’avait paru long, très long. Forcément puisque je n’avais rien à faire. Enfin, rien concernant mes activités régulières de voleuse.  Du coup, même si je suis de retour en ville juste pour régler mes comptes, je ne peux m’empêcher de passer par les toits et regarder si je n’ai pas éventuellement une petite opportunité. Mais rien n’est ouvert. Je sens un malaise s’insinuer en moi, cette situation m’en rappelle une autre qui s’est déroulé plus dans le sud il y a quelques mois. Rien n’est encore en feu, pas de foule dans les rues. Pour l’instant du moins. Je sais que je ne devrais pas me diriger vers l’altercation que je perçois non loin de là. Cependant, la curiosité est trop forte : la folie meurtrière se serait-elle propagée jusqu’au Nord ? À ses habitants si respectueux des règles en apparence ? Peut-être qu’ils lâcheraient un peu la bribe au voleur au passage ?! Enfin, pas vraiment intéressant si on ne peut pas sortir de nuit sans risque de se faire tuer arbitrairement.

Je regarde la situation en contrebas sans que personne ne prête attention à moi. Un groupe d’une dizaine de personne fait face à un autre plus petit n’en contenant que quatre dont trois femmes et un homme. Et je reconnais l’une d’entre elle à sa tignasse blanche et ses propos de défenseuse de la justice. Le même type d’argument qu’elle avait opposé pour ne pas jeter un type à l’égout sauf que là, ça semble plus approprié. Surtout que son interlocuteur donne de l’eau à son moulin avec ses inepties. Même moi je m’en rends compte, c’est pour dire ! Cependant le type est au-delà de la raison, il n’écoute plus que sa rage. Il ne ferait pas parti de ce groupe autrement.

« Qu’est-ce qu’une jeunette comme toi y connais ! Laisser cette femme libre pour reproduire leur espèce maudite est aussi un crime. Ses enfants seront ces guerriers qui viendront nous tuer »

Je vois certains hocher la tête frénétiquement. Je suppose que d’autres donnent leur approbation mais comme contrairement au balourd de tête ils ne crient pas, je ne les perçois pas. Par contre, je le vois très bien s’approcher de mon apprenti de quelques jours. Ça ne me plaît pas, pas plus que leur raisonnement débile qui risque à force de nous plonger dans un chaos dangereux et peu bénéfique. Pour le calmer, je lui lance un couteau dans le pied avec un risque raisonnable qui se plante dans sa tête vide. Faudra que July s’en accommode, je ne suis pas du type à parlementer. Alors que les regards se tournent vers ma position et que le barbu cri tout en tentant de libérer son pied, je les apostrophe.

« J’en ai d’autres en réserves si vous voulez continuer à jouer ! »

Peut-être qu’ils commenceront enfin à réfléchir ! Ou du moins que leurs tripes seront suffisamment secouées pour qu’ils se décident à battre en retraite.



Gwen parle en #0033ff

Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Sam 14 Oct - 15:47
Irys : 353200
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Aussi inattendu que ce soit, la situation évolua lorsque l'ingénieure entendu l'un des agresseurs couiner comme un chat dont on écrasait la queue. Ce qui n'était pas tout à fait différent... Le regard d'Allys suivit le mouvement. Une tignasse blonde, un sourire espiègle et ton ton enjoué. Il ne pouvait s'agir que d'Hex. Aussitôt le visage de la jeune femme s'illumina. Les choses tournaient en faveur de la my'tranne finalement. Même si les arguments que ces deux-là avanceraient risquaient de se révéler un peu trop physiques.

C'est alors qu'une seconde personne se joignit à la mécanicienne. Une petite femme à la chevelure aussi argentée que la femme du désert se mit à jouer des coudes pour se placer au centre du cercle. La jeune femme se dirigea aussitôt vers la victime, l'expression bouleversée. Allys la laissa passer, agréablement surprise de voir que tout le monde n'était pas à jeter sur ce continent de malheur. La jeune my'tranne se redressa sur ses jambes tremblantes mais plus assurées à présent.


« M... Merci. »

Ce n'était qu'un bafouillement, mais son regard transpirait tant l'espoir et la reconnaissance qu'elle semblait s'être trouvé des nouveaux dieux à vénérer. En tout cas, pour l'heure, elle ne comptait pas quitter ses boucliers humains.

L'échange qui suivit intéressa bien plus la métisse. L'inconnue s'était indignée à son tour et avait reçue pour réponse une imbécillité affligeante. Ce sur quoi, la belle rebondit avec un langage et un raisonnement qui plaisait à Allys tant il était similaire au sien. A vrai dire, elle eut même un sourire étonné en constatant qu'elles avaient la même façon d'insulter les autres. Mais il disparu rapidement. Ce n'était pas vraiment le moment de s'égarer. L'opposition était loin d'être convaincue par le petit groupe ainsi formé.


« Qu’est-ce qu’une jeunette comme toi y connais ! Laisser cette femme libre pour reproduire leur espèce maudite est aussi un crime. Ses enfants seront ces guerriers qui viendront nous tuer »

C'était d'une débilité sans nom. Allys se passa la main sur le visage en soupirant de lassitude. Elle avait bien envie de répliquer mais pour des cas pareils elle ne devait pas laisser son impulsivité prendre le dessus. Pourtant il fallait bien réagir vite, l'individu s'avançait d'un bon pas vers la défense et il ouvrirait les hostilités en premier si rien ne se passait. A moins que... Non. Sifflant dans les airs, un poignard surgit de nulle part pour venir se planter dans le pied du bonhomme. Il se mit à hurler mais c'est bien vers la nouvelle arrivante que les regards se tournèrent.

« J’en ai d’autres en réserves si vous voulez continuer à jouer ! »

Allys laissa échapper un sourire amusé. Ça c'était de l'entrée soignée. D'autant plus qu'à présent le groupe pouvait rivaliser. Peut être avait-elle le droit finalement d'oser les intimider ? Avec un peu de jugeote, s'il leur en restait, ils prendraient jambes à leur cou. Sortant légèrement son sabre de son étui, elle appuya les paroles de la nouvelle.

«  Croyez-moi, si vous voulez jouer avec nous vous êtes mal engagés. Contrairement à la plupart d'entre vous, nous sommes armés et formés au combat. Vous allez devoir nous écouter si vous ne voulez pas mordre la poussière... Quoi que ça serait regrettable, j'en meurs d'envie. »

« J'en croies pas un mot. Pis même si vous avez la chance de gagner cette fois-ci on reviendra finir le travail. »
« Ouais, exactement, bien dit ! On est trop nombreux de tout manière. »
« On vous laissera pas protéger ces monstres ! Ils méritent la mort ! »

Allys s'avança vers la foule, déterminée a refaire un portrait comme promis.

« Alors vous avez choisi la manière forte ? Très bien, toi là, viens donc me redire le fond de ta pensée en face. »

La blonde avait choisi sa cible mais comme celle-ci n'osait pas s'avancer, préférant la confortable sécurité de la foule, ce fut la jeune femme qui vient à sa rencontre, bousculant sans ménagement les quelques spectateurs qui lui faisaient l'offense de se tenir devant lui. Avec poigne elle l'attrapa par le col avant de le jeter au cœur du cercle. Le pointant de sa lame, elle le toisa avec mépris.

« Si on suit ton raisonnement les étrangers sont des monstres et méritent la mort ? Tu es pour moi un parfait étranger et je n'ai rien en commun ni avec toi ni avec cette jeune fille. Alors dis-moi pourquoi devrais-je t'épargner plus que la My'tranne ? »
« Elle est dangereuse avec sa magie, c'est une créature du diable, moi non ! »
« Abruti, nous avons les mêmes origines, elle n'a de différence que sa culture et ses croyances. Sérieusement, tu pense que c'est en massacrant des humains par la simple explication qu'ils sont différents va régler tes problèmes ? Tu vas juste devenir un putain de monstre. Elle n'a pas un seul instant usé de cette magie dont vous avez si peur. Alors non, elle n'a pas tué des milliers d'entre vous, c'est une gamine. Ses enfants seront des guerriers ? Seulement si vous les poussez à vouloir se protéger de vous ! »



Ma couleur : #9999cc
x2
En ligne Voir le profil de l'utilisateur