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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Vereist
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 Le train ne sifflera plus [PV Nätchakar & Pedro]

Nätchakar la Gâchette
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Sam 2 Sep - 22:49
Irys : 274954
Profession : Bandit
Daënar -1
Fin d'année 931

Il faisait froid.

Nät et sa bande du moment, six autres pourritures aux regards aussi las que le sien. Parfois il se posait la question sur la justesse de leur activité. La plupart des bandits ne pratiquaient pas ce métier par choix, seule une minorité était véritablement cruelle et sanguinaire, se réjouissant du malheur des autres. La majorité était de pauvres types, des gars qui avaient tout perdu ou qui avait commis la connerie de trop: battre sa femme et la tuer, tirer une balle à un copain de bistro, sauter une pauvre gamine pas forcément partante... La lie de la société.
Mais les plus nombreux dans ces contrées glacées étaient les paysans, les fermiers de Vereist. Il suffisait d'un blizzard, d'une tempête, parfois d'un monstre, pour que toutes les récoltes et le travail de plusieurs années soient réduits à néant. Certains se retrouvaient sans le sou, d'autres ne pouvaient accepter leur échec final. Ils se tournaient alors vers la vie de criminel, luttant à leur façon contre une société injuste. La Gâchette, lui, n'avait jamais vraiment été contre le monde de Daënastre, il avait toujours vécu sa condition comme un travail, la souffrance subit par les autres était une conséquence de ce boulot, pas sa vocation première. D'ailleurs, un jour qu'un compagnon lui demandait s'il n'en voulait pas aux troupes armées de lui donner la chasse, il avait simplement répondu:


-"Je n'en veux pas à la milice. Elle fait son travail, je fais le mien."

Et aujourd'hui ce travail le menait aux environs de Celeist. Il n'était pas très recherché dans le coin, son activité marchant principalement à Zuhause. Il y faisait, comme partout ailleurs en cette saison, des températures glaciales, mais la proximité avec l'océan semblait adoucir un peu le climat.
Toujours était-il que, dans ces collines isolées de toute civilisation, la brigade de bandits se préparait à accomplir son activité. En l'occurrence, avec l'hiver qui déversait son souffle sur les plaines, les trains passaient de moins en moins souvent, impliquant presque mathématiquement qu'ils étaient de plus en plus remplis. De plus, la période de vente des glaçons étant propice aux bonnes affaires, de nombreux voyageurs arrivaient des sous plein les poches: c'était donc l'occasion rêvée pour une petite attaque en règle!

Pour cette fois, un membre du groupe, un certains Alex, avait fait jouer ses contacts jusqu'à arriver à un pirate, un peu fameux d'ailleurs, qui aurait pu être intéressé. Le rendez-vous avait été donné dans ces collines et on faisait un bûcher pour attirer l'attention des aéronefs, très rares dans le coin. Il ne restait plus qu'à attendre...


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Pedro de Sousa
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Dim 3 Sep - 0:02
Irys : 418236
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Le Vieux Loup des Airs dépensait ses Irys aussi rapidement qu'il les arrachait à ses victimes. A Celeist, mettre à poil quelques mineurs avait bien rempli sa bourse mais l'effet de surprise ne dura qu'un temps et de Sousa, après avoir fait une surprenante rencontre, commençait à regarder vers l'horizon en quête s'un nouveau point de chute.

Allait-t-il préparé son départ, en compagnie d'une connaissance qu'il avait retrouvé en foulant les ruelles de Celeist quand un individu l'approcha. Dans ce monde de truand, chacun possédait son réseau et d'ailleurs beaucoup de réseaux se chevauchait, un informateur pouvait travaillé avec pas moins de trois à quatre commanditaire, était ce monnaie courant. Toujours est-il que l'entrevue avait suscité l'intérêt du Vieux Loup!

La Gâchette avait une réputation qui n'était plus à faire et si le pirate n'avait jamais croisé sa route, respectait-il la légende. Voilà donc qu'il lui proposait une rencontre non loin dans les collines. Cela devait il laisser présager d'une quelconque entente? Dans quel but? Nombre de questions restaient sans réponse, mais si l'hiver commençait à montrer sa rudesse, le temps n'était pas à la prudence, qui puis est, sa bourse fondait comme neige au soleil.

Louant alors les services de son ami pirate, s'envola-t-il jusqu'au lieu de rendez-vous, l'endroit parfaitement signalé par la présence d'un bûcher. Aux commandes, bien qu'il n'était proprietaire du vaisseau volant, Pedro braya ses ordres avant que l'aéronef n'exécute quelques manoeuvres pour finalement se poser au sol.

Pistolets chargés, prêt à dégainer à la moindre entourloupe et fumer un quelconque connard qui lui aurait été mal intentionné, de Sousa descendit du vaisseau le pas lourd sur le pont en bois reposant sur le sol recouvert d'un tapis d'or blanc. Sa dégaine semblait typique d'un capitaine pirate dans la pure tradition qu'on connaissait. Ses lourdes bottes sous son épais manteau, l'utilisation d'une Pipe à herbe et la présence de ses deux familiers de part et d'autre de ses épaules lui donnait ce cachet qu'on lui connaisait et cette assurance de circonstance, car rappelons le, était-il presque fauché à l'heure où nous parlons. Bref, était-il temps qu'on le conduise vers son interlocuteur dans cet atmosphère froide et sèche.

- L' Capitaine de Sousa!


Déclara t il a haute voix, d'un timbre roque, à qui voulait l'entendre dans ce petit bout du monde totalement absent de toute civilisation. Se devait-il pourtant d'être méfiant,  bien normal dans cet univers à part de hors-la-loi qui possédait tout de même un code d'honneur.
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Nätchakar la Gâchette
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Jeu 7 Sep - 0:53
Irys : 274954
Profession : Bandit
Daënar -1
La Gâchette était partie vider son barillet au bas de la colline. Il n'osait pas s'éloigner du groupe, craignant la présence d'un des nombreux prédateurs, souvent géants mais fortement camouflés, qui parcouraient les plaines désertiques de Vereist. Parfois Nät' se demandait ce que ces bestioles pouvaient bien manger. Il n'y avait rien à souvent des lieux à la ronde, pas d'animaux de petite taille, des proies humaines rares... Comment faisaient-elles pour rester en vie?

Il était perdu dans ses rêveries quand un boucan se fit entendre depuis le ciel. Dans le petit campement en haut de la colline, les hommes s'agitaient: un aéronef était en train de se poser! Se doutant bien de la nature de l'arrivant, le bandit tenta de finir au plus vite son affaire, enchaîna pour se motiver:


-"Merdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerde...."

Remontant son pantalon et réajustant sa ceinture puis vérifiant que son chapeau troué était bien là, il referma son manteau de fourrure mité et cavala pour rattraper son retard. A son arrivée en hauteur, de Sousa était déjà là. Il ressemblait à ces images qu'on voyait sur les livres, presqu'une caricature de l'image du pirate.
D'ailleurs, La Gâchette, comme tout bon "terrestre", ne faisait guère confiance aux larrons des airs. Ils étaient souvent trop volatiles et indisciplinés, plus préoccupés par leur engin (volant, bien sûr) que par les missions qu'on leur confiait. Pour autant, puisqu'on l'avait assuré que ce capitaine était fiable...

D'un geste, il fit signe à un acolyte d'aller chercher les plans pour ce qu'ils avaient prévus, l'explication devrait être simple et concise, dans la pègre on ne savait jamais quand l'autre allait perdre patience. Pour commencer, le criminel se présenta, même s'il se doutait qu'il était reconnaissable, ne serait-ce que grâce aux avis de recherche sur lesquels il figurait.


-"La Gâchette, pour t'servir."

Se voulant amical, il tendit sa main à serrer. Derrière lui, son compère cherchait encore les plans dans les divers sacs de la troupe. Faudrait gagner un peu de temps.

-"Cap'taine, on a un plan, un bon plan, mais on a besoin d'un aéronef pour l'réaliser. Fauda récup' du matos précieux et mes gars. J'dois juste savoir si tu t'sens capable de faire face aux fusils de la cavalerie... Parce qu'on va attaquer un train blindé d'irys et sans doute d'miliciens aussi..."


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Pedro de Sousa
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Jeu 7 Sep - 12:42
Irys : 418236
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Le pirate patienta donc au camp de base du groupe de bandits. Balayant les lieux du regard, trouvait-il l'endroit parfaitement en adéquation avec l'idée qu'il se faisait du repaire mobile du fameux "La Gâchette", suffisamment loin de toute vie humaine mais pour autant sur un terrain propice à ne pas risquer quelconque embuscade de par des créatures mal intentionnées. L'aéronef s'était posé mais évidemment, près à repartir aussi sec si d'aventure les choses ne se déroulaient pas comme le Vieux Loup des Airs les avaient prévu.

Finalement au bout d'une bonne poignée de minutes, Nätchakar fit son apparition et tout comme ce dernier pouvait ne pas sembler étonnée par la dégaine du pirate de Sousa, Pedro pouvait nettement faire la comparaison de l'homme avec le stéréotype même du cowboy qui fallait pas trop emmerder. Main tendue par son interlocuteur, le quadragénaire la serra volontiers.

- De Sousa, enfin on s'rencontre, c'était pas trop tôt! Ahah!!

Se permit-t-il alors une petite taper amical sur l'épaule avant que la Gâchette ne reprenne la parole pour ne pas vraiment tourner autour du peau. Il semblait avoir besoin d'un engin volant pour transporter du matériel humain et logistique. Cela ne semblait pas poser problème tout comme la rapide mise à plat du projet. Ça sentait bon la fusillade, la grande vitesse et les poches rempli d'Irys, un cocktail parfait qui avait manqué ces derniers temps au pirate en mal de sensation forte.

- 'coute l'ami, la question s'pose pas. L'odeur du sang m'stimule! Cette aéronef est pas à moi mais c'est tout comme aujourd'hui, donc t'peux compter d'ssus. Un train st'une prise de choix et ça s'rait encore mieux si on pouvait dézinguer quelque plouc qui voudrait jouer aux héros.

Ecartant légèrement les pans de sa veste, offrait-il la vue de deux pistolets à son futur compagnon de délit.

- Les fusils m'font pas peur. Alors dis-moi, c'est quoi ton plan? Parc'qui à un plan j'présume, c'est quoi l'programme détaillé des festivités? Ahah! T'as p'tète besoin d'garanties aussi et d'savoir comment va se dérouler l'partage du possible butin?

Bien entendu Pedro se montrait méfiant, traité avec des malfrats quelque soit l'espèce, c'était toujours l'objet de prendre un risque.

- Pas d'retournement d'veste hein, toi comme moi. Si j'suis venu c'est pas pour m'faire un autre ennemi, j'en ai suffisamment comme ça! Ahahah!

S’esclaffa-t-il non sans rester vigilant. Bon vivant, il en imposait tout de même par sa carrure, sa barbe et son chapeau et ses airs pouvaient rapidement passé de cordial à démoniaque. Mais après tout, il n'y avait aucune raison de s'inquiéter pour le moment.

- Hmmm, t'as l'temps de tfumer une p'tite tige ou faut qu'on déguerpisse dans la minute?
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Nätchakar la Gâchette
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Mer 13 Sep - 20:19
Irys : 274954
Profession : Bandit
Daënar -1
Toujours un peu méfiant lors des premières entrevues, Nätchakar gratifia son interlocuteur d'un mouvement de la tête en direction du feu de camp qui se préparait. Déjà les hommes commençaient à sortir bouts de bois auxquels accrocher le peu de vivres qu'ils avaient. Fruits, légumes, un peu de viande, tout y passait. Une partie était d'ailleurs faisandé, mais le goût se perdait sous les vapeurs du mauvais alcool que chacun engloutissait.

La situation avait cela de gênant qu'en pleine nature ils étaient à la merci des prédateurs géants qui peuplaient ces contrées glacées. Bien entendu, chacun restait près de son arme et la position élevée de la colline garantissait une vision parfait, mais en réalité il y avait bien peu de chance que les pétoires fassent davantage qu'énerver les monstres. On riait, on faisait des blagues grasses, puis vint le temps du sérieux, du plan.


-"On va attaquer un train, mais pas n'importe l'quel. L'direct Toryum-Celeist, et ça, ça promet d'l'or en barre. En c'te saison, les gros plein de blé se pointent pour acheter du glaçon. Les cons. Enfin, nous ça nous arrange, hein?"

Il se pencha vers les flammes pour ramasser un morceau de barbaque de provenance indéfinissable. La lumière du feu se réverbéra sur son visage cireux.

-"Sauf que là, en c'te saison aussi, les trains vont s'faire rare. Avec la neige, l'nombre va baisser, c'qui veut dire que le bourgeois va se serrer dans les wagons. Autant dire que leurs putains d'colliers en or vont s'entre-cogner comme des couilles sur une chatte de catin."

Il croqua un bout dans sa nourriture trop cuite et cracha un tendon. C'était dégueulasse, mais au moins ça réveillait.

-"Bien sûr, on s'rait pas les premiers à tenter, hein. Du coup les Milichienchiens ont prévus de coller des tireurs dans les wagons arrière, on a eu le tuyau. Sauf qu'en prime, y auront des machins, j'sais pas trop comment on dit, enfin bref. Des machins pour nous poursuivre alors qu'on sera blindé de bijoux. On se f'ra descendre en moins de deux."

Un peu de jus de viande coula sur sa barbe, lui conférant des reflets rougeâtres jusqu'à ce qu'il l'enlève, se léchant la main ensuite pour en retirer le sang cuit.

-"C'est là qu'intervient. Cap'taine. Au lieu d'être couillons et se barrer à pied, on va utiliser ton moineau pour se tirer par les airs. Ils resteront là, tout cons, à se dire qu'ils avaient failli nous avoir. Et nous, on s'ra riches..."


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Pedro de Sousa
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Jeu 14 Sep - 9:57
Irys : 418236
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Indiqué par un mouvement de bras de la part de son interlocuteur, le feu de camp semblait être une aubaine pour le pirate des airs. Chaleur et nourriture étaient les bienvenus dans cet environnement glacé et hostile. Pedro ne bouda donc pas son plaisir en rejoignant le groupe de malfrat devant l'âtre de fortune, s'asseyant à la suite de la Gâchette, appréciant cette ambiance bon enfant entre individu peu recommandable. Il se trouvait dans un environnement qu'il côtoyait régulièrement et s'y trouvait à son aise. Ecoutant alors religieusement le bandit de grand chemin, qui possédait des traits similaires aux siens tout autant physiquement que dans la verb, ses deux là ne pouvaient que s'entendre!

Imitant son hôte, de Sousa piqua de son bout de bois un morceau de viande, aucunement contrarié par la piètre qualité de la pièce, tant que ça pouvait remplir l'estomac il ne fallait rechigner après tout. Hochant par moment de la tête tout en arrachant des lambeau de chair cuite, crachant lui aussi un bout de cartilage dans les flammes dansantes, Nätchakar lui exposait la situation, son plan ainsi que les contraintes qu'ils allaient rencontrer durant ce braquage à grande vitesse. Pourtant si les risques semblaient importants, le jeu en valait la chandelle, car faire main basse sur tout un tas de bijou propriété de riche bourgeois semblait une aubaine à cette période de l'année où les activités de la pègre se réduisait significativement dans cette zone du continent.

- Héhé, ça à l'air tendu ton histoire! Mais ça m'parait assez jouable pour qu'j'mette les billes dans l'affaire! Enfin, en tout cas faudra qu'on soit sacrément coordonné, parc'que ça va se jouer à la minute près st'affaire mon gars!! Ahah!

Portant un doigt à sa bouche de façon peut gracieuse, il réussit après quelques seconde à retirer un bout de gras coincé entre deux dents. Fixant l'objet de sa gêne, il l'inspecta avant d'hausser les épaules et le ravaler. Bah oui! Faut pas gâcher, même si c'est dégueulasse!!! Reportant alors son attention sur la Gâchette, reprit-il la parole.

- Ses fameux "machins", pas moyen d'les neutraliser ou les saboter dans l'opération? Bon sinon la manoeuvre va être délicate, faut qu'le raffio survole le train à hauteur du toit j'pense, parc'que vous allez sans doute porter d'lourds sacs rempli d'bijoux, alors balancer une échelle c'est pas l'idéal, vous allez galérer. Pis faut pas qu'le moineau se pointe trop vite hein, faudra un signal pour qu'on s'coordonne!

L'attitude du pirate semblait bien plus sérieuse à présent qu'on évoquait les choses sérieuses. Alors avant de donner son accord à son complice il fait que leur plan soit bien rôdé sinon ils se retrouveraient une balle entre les deux yeux et ça, Pedro souhaitait encore vivre longtemps!
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Nätchakar la Gâchette
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Ven 15 Sep - 23:07
Irys : 274954
Profession : Bandit
Daënar -1
Aux interrogations de son compère, La Gâchette ne répondit tout d'abord pas. Il restait fixé sur les flammes, laissant la lumière danser dans ses pupilles. Il réfléchissait, lui aussi, à une solution convenable, tant tout ce qui concernait ce plan paraissait fou. Mais y avait-il vraiment une façon meilleure qu'une autre de régler un tel problème? Personne ici n'était même capable de nommer les machines que les miliciens utilisaient, personne n'en avait jamais entendu parler jusque là.

-"J'sais pas."

Quelques murmures se firent entendre autour du feu. Les hommes en avaient déjà parlé plusieurs fois et aucun consensus n'était jamais sorti. En l'absence de moyen de gagner, il ne restait plus beaucoup de solutions.

-"Y seront sans doute à l'arrière, dans les wagons de fret, normal quoi, classique, comme d'hab'. Mais j'sais pas combien y sont, quand y sortiront ni si on pourra déglinguer leurs machins. Reste qu'une solution."

Nätchakar demanda un peu de binouze à un compère, qui lui passa la bouteille. Il but quelques gorgées et reposa la gourde à côté de lui. Il avait fini ses rations, maintenant il faudrait s'en contenter jusqu'à demain.

-"Les milichiens sont pas cons et surtout pas avec les huiles. Y'aura du bourgeois là, du gros bide de bourgeois bien gras et bien riche. De l'huile quoi. Y vont pas se pointer pour nous transformer en passoire tant qu'on s'ra à l'intérieur et qu'on f'ra pas les cons. T'imagines la tronche de leur chef s'il apprend qu'ils ont plombé Ducon Ier, plus grosse fortune du Tyorum? Aucune chance qu'ils mouftent."

Fatigué et stressé, le bandit se frotta les yeux. Quelle ironie qu'il soit considéré comme un bandit illettré et idiot alors qu'il devait réfléchir à ce point?

-"Y'a qu'un moyen: pas faire les cons. On rentre, on fait les bandits gentilhommes, on tue pas, on menace pas trop fort, on récupère ce qu'on peut et on se tire à la barque. Là, quand on commence à partir, la maison poulaga va commencer à se pointer. Ensuite les gars, quoi qu'ils aient comme truc, on les arrose pour les démotiver à sortir pendant qu'on fout le camp dans les airs. C'est risqué, c'est chiant, c'est merdique, mais j'ai pas mieux. Si t'as une idée..."


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Pedro de Sousa
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Sam 16 Sep - 14:44
Irys : 418236
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Tout le long de la prise de parole de la Gâchette, de Sousa le fixait d'un regard perçant, cherchant à savoir si ce type était simplement inconscient ou au contraire follement opportuniste. Il n'y avait pas réellement de plan élaboré par le simple fait qu'il n'y avait aucune certitude sur l'organisation de l'élément perturbateur que représentait la milice et ses mystérieux engins.

Finalement le plan semblait simple et s'il y avait la moindre complication, après tout le Vieux Loup des Airs pouvait très bien prendre la poudre d'escampette et trahir son allié d'un jour, qu'il le maudissant ou non jusqu'à la fin de ses jours. Biensure Pedro n'en était pas à envisager sérieusement cette hypothèse mais il a viserait le moment venu si sa propre survie venait à être en jeu.

Acquiescant d'un hochement de tête, jeta-t-il finalement son bout de bois dans l'âtre rougeoyante pour ainsi indiqué qu'il avait achevé son dîner, fixant les flammes dansantes avant de répondre et sans doute achever la discussion.

- Y a pt'être un solution... décrocher le dernier wagon... suffirait que je dézingue l'accroche à hauteur respectable mais ça trahirait la présence de la barque et le plan de fuite. Enfin après, j'te suit si tu trouve ça trop con, on s'en tient à ton plan. T'façon y s'fait tard, faut prendre des forces pour d'main.


Il se releva, tendant la main à son complice avant de retourner sur ses pas et jouir d'un peu de repos dans l'aéronef gardé par ses propres hommes.

- On va les dégraisser la Gâchette, parole de de Sousa, même si pour ça on doit faire pleuvoir la mort et dérailler notre cible! On s'revoit à l'aube.


Pedro avait cette réputation de jamais n'avoir froid aux yeux. Même si il avait toujours en tête un plan de repli, il exploiterait sa chance jusqu'au bout même si pour cela il devait faire des dégâts collatéraux importants! Demain et cette perspective de s'enrichir voir même d'entretenir sa réputation allait sans nul doute lui faire embrasser rapidement les bras de Morphée.
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Nätchakar la Gâchette
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Mar 19 Sep - 21:31
Irys : 274954
Profession : Bandit
Daënar -1
-"Pas besoin, même en supposant qu'tu touches, t'empêcheras juste l'arrière de s'arrêter et il ira défoncer l'avant. Et là, si les miliciens sont encore en vie, ils nous défonceront."

D'un œil torve, Nätchakar regarda Pedro s'éloigner et repartir dans son baraquement volant. Comme il le pensait déjà plus tôt, on ne devait pas faire confiance aux pirates, ils étaient de mauvais aloi. Après tout, qu'attendre de types qui ne descendaient sur la terre ferme que pour rapiner?
En tout cas, s'il repartait dans son abri bien protégé, tant mieux pour lui! La Gâchette, en tout cas, ne perdit pas de temps et avertis immédiatement ses hommes, une fois leur invité hors d'atteinte:


-"A la minute ou il tente de nous doubler, on lui décoche une rondelle dans le cul, c'est compris?"

Chacun acquiesça, évidemment. La seule pensée de voir leur précieux butin s'envoler leur était insupportable! On se définit les tours de camp et chacun s'endormit près du feu, tentant de survivre au froid pénétrant de l'hiver qui arrivait...


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Notre criminel avait passé toute sa nuit et son tour de garde à réfléchir au problème: comment être sûr que rien n'allait foirer? En apparence, tout était relativement simple: un nombre peu élevé de gardes, des véhicules inconnus et des passagers bourgeois et industrieux, sans doute un peu lâches... Non, tout devait bien se passer.
Depuis sa colline, il observait les rails du Trans-Daënastre-Est, aussi appelé le TDE. Grande ligne allant d'Alexandria à Celeist en desservant pas mal de villes importantes au passage, il était une merveille d'ingénierie.

Et cette merveille allait s'arrêter net, comme prévu. Sur le devant des rails, en bas de la vallée, des tas de pierres et de rondins avaient été assemblés pour faire un barrage sommaire. Très primitif, il suffirait pourtant, par sa masse, à détruire la locomotive, ce qui devrait motiver les chauffeurs à s'arrêter. Bien cachés derrière une remontée, les quatre chevaux montés par six cavaliers attendaient. Il était prévu qu'ils foncent dès que le train s'arrêterait...

Quinze heure, il allait passer...

Et effectivement, au loin la puissante silhouette d'acier et de fonte avançait comme un monstre gigantesque dans le désert de neige. Comme prévu, les puissants freins arrêtèrent sa progression, même si la locomotive tombait. C'était le moment.

Ensemble, les bandits arrivèrent en hurlant, Nätchakar se joignit à la cohue à demi-rassuré seulement, espérant que les gardes ne se décident pas à sortir. Heureusement, tout se passa comme prévu, deux combattants partirent arrêter les conducteurs, le reste fonça dans le wagon de tête, le plus décoré.

Aucun coup de feu n'avait été tiré, le seul qui devait l'être signalerait à Pedro qu'il devrait arriver. Le train était plein de ces gras citadins aux yeux avides et aux poches pleines qui affichaient leur richesse indécente sur le dos de leur femme.

Avec un vaste sourire qui découvrit des dents abîmées, le criminel lança, tout en ouvrant grand un sac de toile:


-"Ici les œuvres de charité "La Gâchette & Sousa", à vot' bon cœur, m'sieur, dame!"

Ses deux acolytes eurent des petits sourires alors qu'ils pointaient leurs revolvers sur les pauvres voyageurs et que les premiers colliers tombaient. C'était trop facile.


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Pedro de Sousa
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Jeu 21 Sep - 12:46
Irys : 418236
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Si les deux complices étaient de la pire espèce, leur entente ne tenait qu'à un fils. En retournant dans ses pénates c'est à dire la cabine de l'aéronef, lui aussi devait prévoir un plan B dans le cas où la Gâchette tentait de le doubler. La confiance entre deux malfrats tenait à peu de chose et leur expérience à tous les deux leur avait apprit à se méfier, respectant tout en craignant l'autre. Au petit matin, on s'afférait au camp des bandits tandis que sur le pont du vaisseau les hommes de de Sousa faisait place nette. Il ne fallait prendre que le strict nécessaire pour cette mission à haut risque mais bien sûre, il fallait aussi vérifier l'armement et surtout tester le matériel qui allait permettre à la bande du cowboy d’exfiltrer le train.

Chacun s'afférait donc dans son coin avant que les deux chefs ne s'octroient un dernier tête à tête. Pedro devait attendre le signal qui ne serait autre qu'un coup de feu avant d'exécuter la périlleuse manœuvre d'approcher le site où allait sévir son complice. 15 heure, le train n'allait plus tarder. A la barre de l'aéronef, le Vieux Loup des Airs s'était élevé dans le ciel suffisamment haut pour n'éveiller aucun soupçon chez les hommes chargé de sécuriser le transport d'hommes et de marchandises.

Pedro n'avait pas la moindre idée de ce qui se déroulait au sol, à part cette longue massage qui semblait ne plus être en mouvement depuis quelques minutes déjà. Patient, Pedro exécutait de larges arc de cercles dans le ciel, aboyant des ordres au personnel de bord. Tout le monde devait être à son poste, chaque seconde aurait son importance et chaque mouvement également. Plusieurs échelles étaient prêtes à être balancé par dessus bord pour que les bandits y grimpent avant que la cavalerie ne débarque.

De Sousa lança quelques rappels à l'ordre, paufinant déjà le tracé de ces futurs manoeuvre pour descendre à plus basse altitude, il ne restait plus qu'à attendre le signal. Bien sure, il fallait prévoir l'éventualité que la Gâchette se fasse piéger et là, il avait prévu deux plan. Le premier serait de lui venir en aide si et seulement si les risques à prendre étaient minim, le second évidemment était de quitter la zone et le laisser à son triste sort. Enfin bref, on y était encore loin, Pedro plutôt confiance dans le succès de cette mission.

Attendre, il n'avait plus que ça à faire...

- Bordel, loupe pas ton coup gros et prend l'maximum! Ahah!

Dit-il en se penchant dans le vide pour observer la scène qui semblait figé là en bas. le suspens était à son comble!
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Nätchakar la Gâchette
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Dim 24 Sep - 15:52
Irys : 274954
Profession : Bandit
Daënar -1
Une femme corpulente refusa d'abord la demande, pourtant polie, que lui adressa La Gâchette. Heureusement, un canon sous le nez lui remis rapidement les idées en place et le sac de toile se garnit d'un superbe collier d'or. Son mari, d'ailleurs, s'en trouva fort aise alors qu'une seconde plus tôt il se trouvait près à la défendre. C'était l'effet secondaire de la poudre noire: elle ramenait les hommes à la raison.

Dans tous les cas, le butin commençait à se faire, mais alors que Nätchakar se remplissait les poches, sa nervosité augmentait. Plus ils s'enfonçaient dans le wagon, plus ils mettraient de temps à en ressortir et ils risquaient tous de se faire prendre au piège. Une goutte de sueur perla sur son front alors qu'il récupérait une bague ornée d'un diamant. Il regarda son sac ainsi que ceux de ses compagnons, le sien était au deux-tiers remplis, les autres à la moitié. Encore cinq petits mètres, seulement cinq et alors...
Ce qui devait arriver arriva. Un jeune homme, sans doute un de ces godelureaux qui comptait impressionner la galerie, se jeta sur notre héros pour le désarmer. La réponse fût rapide: un coup de crosse dans la tempe l'envoya à terre, mais ça ne suffit pas et immédiatement il se releva pour contre-attaquer. Dans la panique de l'instant, La Gâchette lui tira une balle dans le torse, le laissant pour mort.


-"Merde... On se casse les gars!"

Médusés, les passagers virent alors les bandits s'enfuir en courant de la rame, laissant à son sort le jeune homme autour duquel on s'attroupait déjà tout en hurlant des menaces ou des appels à la capture à l'encontre des pillards.
En sortant, Nät' siffla aux guetteurs de le suivre, ce qu'ils firent sans trop discuter. Avant même d'être arrivé aux chevaux, alors qu'il se préparer à sauter, le criminel tira plusieurs fois en l'air et eut tôt fait de partir au galop vers la plaine!

Il faisait bien, à peine eut-il tiré que des wagons arrières une petite troupe sortie, la plupart des hommes étaient montés sur des chevaux, comme lui, mais certains possédaient d'étranges machines qu'il n'avait jamais vu. Elles ne faisaient quasiment aucun bruit et à leur trajet hasardeux on pouvait conclure que les conducteurs avaient du mal à tenir la ligne droite, mais un passager tirait fort bien au fusil, une balle frôlant même l'épaule de La Gâchette.

Ils avaient l'air nombreux, une petite vingtaine... Les semer serait difficile.


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Pedro de Sousa
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Dim 24 Sep - 17:26
Irys : 418236
Profession : Pirate
Pérégrin 0
L'attente commençait à être insoutenable et pesait sur l'équipage de l'aéronef dont les regards étaient pendus aux lèvres de leur capitaine dans la perspective de faire plonger le vasseau en raz motte au plus près du sol. Tout à coup... *pan, pan, pan!* , le signal ce bruit sourd provenant d'une centaine de mètres en dessous d'eux, venait d'être envoyé. Esquissant un large sourire, de Sousa serra ses large main à la barre du vasseau avant de beugler ses ordres.


- C'EST PARTI BANDE D'FRUIT D'MER ! ON PIQUE! TOUS EN ORDRE D'MARCHE! JVEUX VOIR PERSONNE TRAÎNER OU IL AURA À FAIRE À LA POUDRE D'MON CANON!


Se faisant, une impressionnante activité apparut sur le pont chacun s'afférant à sa tâche. Le capitaine pouvait donc manoeuvrer comme il s'y était préparé. L'aéronef perdit de l'altitude à une vitesse folle et de Sousa offrait à la vue des passages du train qui hasardait leur attention aux fenêtres, un virage ample et efficace qui permit à la machine volante de ne pas s'écraser et se tenir à une douzaine de mètres du sol.

La vigie fixa l'horizon avant d'alerter son capitaine.

- La Gâchette est à trois heures Cap'taine!

Se reposant sur le visuel de son matelot, Pedro fit tourner légèrement le gouvernail de sorte de se trouver dans l'axe de la course des chevaux de son complices.

- Cap'tain ! Y a des trucs bizzare qui les poursuivent... vont les rattraper à st'allure !


Hmmmm ça sentait mauvais ! Il fallait remonter le cortège de poursuivant du cowboy et trouver un moyen de ralentir l'allure des engins mécanique qui semblaient zigzaguer. Plein gaze, il ralenti l'allure lorsque le vaisseau se retrouva entre les fuyards et le groupe de poursuivants.

- Balancez la Sauce les gars!

La "sauce? Quelle sauce me direz-vous? Ah nan pas celle là bande de pervers voyons! Nan mais en plus imaginez deux secondes la scène quoi? Ridicule ! Ahah! Bon en fait, il s'agissait de barils de poudre ! On alluma une dizaine de mèche et on balança les conteneurs en bois. Certains explosèrent au contact du sol, d'autre émirent une épaisse fumée. Il fallait clairsemer les rangs des miliciens mais aussi et surtout les ralentir, car Pedro allait pas utiliser une quantité importante de barils, pas fou l'Vieux Loups.

Il reprit alors un peu de vitesse et ordonna qu'on lâche les échelles. Si la Gâchette etait pas encore tiré d'affaire avec ses hommes, de Sousa lui cherchait à tenir son vaisseau de façon à ne pas risquer une trop fine proximité avec le sol et une hauteur suffisante pour que les échelles soient à bonne distance de son complice... Evidemment quelques tires ennemi rendait les manoeuvres difficiles et sans doute les secondes seront comptés, il n'y aurait pas plusieurs chances pour récupérer hommes et butins!

Lorsque De Sousa eut son complice au visuel, il ne put s'empêcher une pique taquine.

- T'as l'feu au cul la Gâchette on dirait ! Ahah! T'avais raison y s'trimballe avec des trucs plus rapide qu'tes ch'vaux! Traîne pas mon gars!



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Nätchakar la Gâchette
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Dim 24 Sep - 18:09
Irys : 274954
Profession : Bandit
Daënar -1
L'ambiance était apocalyptique. Les brigands, lancés dans une fuite en avant, zigzaguaient tant bien que mal entre les projectiles. Plus d'une fois, on vit un morceau d'acier et de plomb se ficher dans la neige en dessous et on entendit les injures lancées par les miliciens. Les quelques répliques lancées par les criminels n'eurent pas les effets escomptés, viser étant devenu trop difficile. Nätchakar perdit même son revolver, une balle le lui arrachant des mains.

-"Fait chier putain!"

Il jura encore un peu entre ses dents avant d'apercevoir le navire du capitaine De Sousa se ranger à son côté. Le dit-homme d'ailleurs sembla essayer de lui dire quelque chose, mais avec le bordel ambiant, aucun son ne parvint aux oreilles de Nätchakar qui se contenta de crier:

-"DE QUOI?!"

L'échelle n'était pas trop loin, il y avait presque moyen de l'attraper... Par malchance, une moto parvint à se positionner presque à sa hauteur et le co-pilote ouvrit le feu sur le cheval de La Gâchette. Une balle se logea dans la gorge du compagnon de notre héros, qui tomba du canasson, manquant d'emporter avec lui son sac de butin que son chef attrapage de justesse. Un sac dans une main, rien dans l'autre, ils auraient dû penser à la bandoulière, sans ça allait être compliqué.
Essayant d'échapper aux tirs nourris, le bandit se jeta sur l'échelle qu'il parvint à attraper de justesse.


-"Remontez-moi, grouillez!"

De fait, l'équipage commença à le remonter, malgré qu'un des servants se fit abattre et que des trous se formèrent autour de sa position. Ces saloperies de miliciens le voulaient mort plus que vif.
La moto recula quand le deuxième cheval arriva, son cavalier arrosant autant qu'il pouvait ses poursuivants de ses balles. Heureusement les barils de poudre avaient fait perdre de la vitesse à la plupart des miliciens, ce qui permettrait peut-être au groupe de survivre.

On vit rapidement le cheval s'effondrer et ses cavaliers chuter au sol, l'or dérobé ruisselant à terre à côté de leurs corps fracassés. Une balle avait dû le toucher, c'était trop tard maintenant. Le troisième cheval se retrouva bientôt sans cavalier, celui-ci étant tombé, heureusement il ne transportait pas de butin. Le dernier animal et son propriétaire était, lui, de valeur. Autant dire que Nätchakar descendit d'un coup de calibre 12 le motard le plus proche et donna des épaules pour remonter l'échelle une fois que son compagnon fût accroché.

Alors que l'aéronef reprenait son envol, La Gâchette ne put s'empêcher d'aller sur le pont et de vider toutes ses armes restantes sur les miliciens en contrebas, sans effet.
Il soupira. Quatre hommes sur six morts, seulement deux sacs de butin, voire même un et demi car l'n était troué. Quelle attaque de merde.


-"Hep, de Sousa, on partagera le butin quand on s'ra tranquille. Rappelle-moi juste de pu jamais prendre l'train."


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Pedro de Sousa
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Lun 25 Sep - 12:27
Irys : 418236
Profession : Pirate
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Ca sentait quand même pas mal le roussie en bas sur la terre ferme! C'est qu'La Gâchette avait vu juste! Le service de sécurité du train était pas léger, c'est gros bourgeois étaient quand même bien protéger, mais cela n'avait pas suffit pour éviter le dépeçage de leur fortune. Bon d'accord, sans doute deux tiers d'entre eux retrouveraient leur bien, mais la symbolique était quand même bien là! Evidemment, le cowboy n'entendit pas un traite mot de ce que lui beugla son complice chaudement installé à la barre de son aéronef et à mesure que la course poursuite durait, quelques coup d’œil du pirate sur la situation des cavaliers lui firent rapidement perdre son sourire. La mine grave, il voyait les sbirs de la Gâchette se faire dégommer l'un après l'autre! Arf, ça voulait dire une chose : le butin serait moins prolifique que dans la théorie.

Heureusement la mission "sauvetage" n'avait pas été totalement vaine car on remonta finalement le cowboy et l'un de ces truands, laissant à leur triste sorts les malheureux qui n'avait pas eu la même chance que leur chef de clan. Si le vaisseau essuya quelques dégâts, ils restaient minime, les miliciens ne possédant pas la force de frappe suffisante pour l'endommager de manière conséquentes. Et lorsqu'on remonta sur le pont les deux hommes, de Sousa beugla d'autres consignes à son équipage avant de réaliser la manœuvre pour fuir la zone. Reprenant de l'altitude, l’aéronef se mit hors de porté des militaires avant de réduire sa vitesse. laissant la barre à son second, Pedro rejoignit le pont où La Gâchette était déjà en train de vider son butin et à sa mine, le pirate savait qu'il n'était pas enjoué par le résultat.

S'approchant dans son dos, le barbu tapota l'épaule de son complice et ne pu retenir un rire mit figue mit raison à sa remarque avant de chercher à relativiser cette semi défaite.

- Hey La Gâchette, dis-toi qu't'es par r'venu bredouille et surtout qu'on a soigné not' réputation hein, faut jamais l'oublier ça! On boss aussi pour ça. Bon après... j'en convient... les pertes sont importantes. Promis, on tent'ra un braquage un peu moins risqué héhé!

L'aéronef fila donc tranquillement jusqu'à leur camp de base, de Sousa restant tout de même sur ces garde car au vu du maigre butin, la possibilité d'un partage foireux était toujours envisageable. S'il n'avait pas perdu d'homme, il consentirait toutefois à équilibrer le partage au vu des risques encouru par chacun.

Arrivé au sol, il rejoignit avec deux de ses forbans les plus fiable le lieu où la veille il avait partagé le repas autour du feu, non sans laisser filer une remarque.

- La Gâchette, tu t'doute bien que j'vais t'laisser décidé d'la répartition hein. T'as perdu pas mal d'homme alors... on va voir s'qu'on a dégoter et partagé équitablement pour qu'tu puisse te r'faire une santé.

De Sousa ne pouvait se montrer gourmand ni perfide. S'il n'avait pas estimé son complice, il l'aurait déjà passé par dessus bord, ça c'était sûre.



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Nätchakar la Gâchette
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Ven 29 Sep - 23:29
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Profession : Bandit
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Le sbire du bandit posa une petite bâche par terre pour qu'on puisse y déposer le butin. A l'évocation du partir, Nät' eut un regard las. Il soupira bruyamment puis s'alluma une cigarette. Ca allait être une répartition difficile.
Quand les rivières de perles, les lourds anneaux d'or et d'argent, les colliers précieux et la monnaie frappée d'un encre raffiné tombèrent sur le tissu, il n'eut même pas de plaisir à les contempler. Au fond, il ne se sentait pas digne d'en obtenir une part: son échec était trop complet. En soulevant les bijoux et la monnaie, il sentait ses mains trembler du stress de la bataille, de la crainte de la mort. Il les laissa retomber et tourna son regarda vers son compagnon, aussi dépité que lui.


-"Une part pour chacun. Un, deux, trois, quatre..."

Est-ce qu'ils avaient des familles? Des enfants? Des proches? Il n'en savait rien mais il chercherait. Il leur devait ça, pour se racheter de sa témérité. Quand il estima la part de butin suffisante il l'emballa dans un sac à part. Il devait rester un gros tiers du magot récupéré sur le train. Il donna quelques pierres précieuses et une bonne liasse à son acolyte et hésita sur la part à s'attribuer. En désespoir de cause, il s'offrit de quoi se payer un nouveau pistolet et de vivre quelques temps dans de bonnes conditions.

Il apporta le reste, un lourd sac, à Pedro sur son aéronef.


-"Vl'a, avec ça tu d'vrais avoir d'quoi payer la tournée générale à tout Celeist... C'fût un plaisir, pirate. Désolé du foirage. J'frai moins chiant la prochaine fois, ouaip..."


Il eut un rire nerveux, mais son visage ne voulait pas s'éclairer. Sombre, il tendit la main à de Sousa.

-"Bonne route et bois un verre à ma santé. J'en aurai bien b'soin."


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Pedro de Sousa
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Dim 1 Oct - 21:56
Irys : 418236
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Alors que le partage du butin aurait dû être un moment festif, il n'en fut rien. Trop d'hommes étaient tombés, la Gachette venait de perdre deux tiers de ses compagnons de route. Lorsqu'on étala les richesses volées au sol, les mines semblaient mornes. Finalement le cowboy partagea la précieuse marchandise en part égale, comptant dans les effectifs les quatre hommes tombés au combat. Pedro n'esquissa aucune désapprobation à ce sujet, récupant sans frasque, sans une bonne blague d'usage la part qui lui revenait.

Sans mot dire, le pirate accompagna la Gâchette sur son vaisseau, posant le sac sur le pont. De Sousa avisa l'homme d'un hochement de tête, l'écoutant avant qu'il ne tire une lame de sa ceinture, un poignard. S'agenouillant, il éventra le sac avant d'y plonger sa main pour en récupérer une bonne poignée de bijou. Se relevant il observa la sombre mine de son complice qui lui tendait la main. Attrapant alors son poignet d'une main, il serra de l'autre celle tendue par son homologue, y glissant les bijoux en son creux. Fermant delicatement la main de la Gâchette, Pedro ajouta.

- S'fut un plaisir cowboy. Parle pas d'foirage, c'est les aléas,  on en verra d'autres. J'boirais à verre à ta santé et la prochaine fois, parc'qu'on s'reverra, on fr'a l'casse du siècle, j'te l'promet. Bon vent l'ami!

Ce furent les derniers mots échangés entre les deux bandits avant que chacun ne repartent dans leur direction qu'ils laissaient leur destin leur dicter au gré du vent et des opportunités. Mais à n'en pas douter ce n'était qu'un aurevoir et nullement un adieux.

Reprenant le gourvernail de l'aéronef, il salua le cowboy d'un geste de son chapeau avant que le vaisseau reprenne de l'altitude, reprenant les courant chaud du Sud, l'hiver était trop rude ici pour y trouver quelques autres intérêts en cette période de l'année.



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Nätchakar la Gâchette
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Dim 1 Oct - 23:25
Irys : 274954
Profession : Bandit
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Devant le geste de son associé, Nätchakar eut d'abord un mouvement de recul. Un poignard? Ainsi il comptait le trahir depuis le début? Ou alors son échec lui avait prouvé que cette association était une mauvaise idée? C'est les yeux rond qu'il vit Pedro s'abaisser et découper le sac de butin pour lui offrir une poignée de bijoux. Ses yeux étaient écarquillés pendant toute la fin de la rencontre. Il ne comprenait pas, il n'arrivait pas à comprendre: pourquoi?

Finalement, les adieux furent formels, même si tinté de cet espoir qu'on ne retrouve que chez ceux qui vivent sur les routes. En descendant du vaisseau, La Gâchette regarda sa main dans laquelle trônait quelques pierres dorées. Pourquoi? Toujours cette question qui lui revenait sans cesse.


-"Qu'est-ce c'est qu'ce binz..."

Se retournant, il observa la passerelle se relever et les moteurs de l'aéronef s'enclencher. Il ne fallut pas longtemps avant que l'imposante barque ne se soulève dans un doux ronronnement et, chassant la neige, ne prenne s'en envol. Le bandit salua d'un signe de la main l'équipage et se retournant, en profitant pour mettre les bijoux dans sa poche. Son compagnon de voyage reprenait ses affaires. Il faisait froid en Vereist et à Celeist il y aurait bien un endroit douillet pour les accueillir.

Avec un sourire en coin, La Gâchette attrapa une cigarette à sa ceinture puis l'alluma.


Spoiler:
 


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