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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
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 Briser la carapace [Contrat]

Pedro de Sousa
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Mer 13 Sep - 9:55
Irys : 380987
Profession : Pirate
Pérégrin 0

S'ti pas que les nouvelles venaient vite aux oreilles du Capitaine de Sousa! Le Vieux Loup des Airs se tenait aux faits de tout ce qui pouvait bien se passer sur le continent de Daënastre, à l'affut de la moindre opportunité pour renflouer ses coffres! Et de fait, au détour d'une conversation de taverne, avait-il eu vent qu'un groupe de chevaucheur Novsh avait fait parlé d'elle dans la région du Tyorum. La belle Affaire! Ses salopards avaient descendu un aéronef et s'était emparé de sa cargaison! De l'outillage, en soit rien qui ne pouvait éveiller l'intérêt du quadragénaire si ce n'est la récompense offerte à ceux qui rendraient la cargaison à son propriétaire!

Dans les milieux mal famés, il était de coutume de ne jamais se faire de cadeau, du jour au lendemain on pouvait sans peine poignarder son meilleur ami et si le truand de Pedro respectait cette troupe qui sévissait dans la région, il n'aurait pourtant aucune gêne à les tailler en pièce pour son propre intérêt! En plus la Baie du Tyor, le bougre connaissait bien l'endroit, s'y réfugiant d’antan pour fuir les autorités qui avaient mit sa tête à prix, mais ça c'était avant!

Bref, l'homme semblait vouloir saisir l'occasion sans encore savoir ce qu'il allait réellement faire dans les faits! Mais ce qui était certain, c'est qu'il devai au préalable contacté cette soit disant "Juliet", hmmmm sans doute la secrétaire de ce sculpteur aux airs hautain qui avait sans doute été élevé avec une cuillère en Magalithe dans le cul! Pour sûre! Ni d'une ni de deux le pirate, soignant pour l'occasion sa tenue qui ne trahissait pourtant pas ses origines, se présenta à l'atelier. L'informatrice devait sans doute se trouver être la secrétaire du Techno Sculpteur.

Pour ce périple, avait-il eut l'idée de louer un rafio à prix abordable, ce qui voulait dire qu'il allait devoir faire avec du matériel dépassé mais bon, il ne pouvait pas s'offrir le grand luxe pour le moment, ça passe difficile n'était pas si loin derrière fallait-il s'en rappeler!


Vue du rafio volant:
 


Bardé d'une élégante coiffe à large bord surmontée d'une plume verte, le barbu avait fait sa toilette et enfilé une chemise qui n'était pour une fois pas crasseuse ainsi qu'un long manteau de cuir brun, ses bottes, cirés pour l'occasion. Passa-t-il les portes de l'établissement d'une allure déterminée s'approchant d'un comptoir pour d'une main ferme il placarda l'avis ou tout du moins le contrat, avant de beugler à qui veuille l'entendre.

- J'VEUX PARLER A JULIET!! CA GROUILLE!!! J'AIME PAS QU'CA A FAIRE!

On ne faisait pas d'un âne un cheval de course ou du moins d'un pirate au verbiage bien particulier, un mondain qui soignait ses mots. Tapotant du bout de ses doigts gantée le plan de travail en bois massif, patientait-il qu'on lui accorde audience. De toute façon, il préférait se montrer sous son vrai jour et ainsi jouer franc jeu car qui mieux qu'une crapule pouvait traquer d'autre crapule après tout? Ils vivaient dans la même strasse, le même milieu social! Et si le sculpteur voulait à tout prit ses effets, il fallait qu'il fasse quelques concessions!
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Ingrid & Sigurd
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Dim 17 Sep - 12:54
Irys : 79984
Encore une journée à courir de partout, s’il y avait que cette histoire d’outils perdus ! Gregory aurait sa peau à force ! Elle était dans la remise de sa galerie en train de décider quelles œuvres pourraient être exposés à la place de celles qui manqueraient inévitablement suite à cette histoire. Personne ne s’étant encore présenté bien sûr ! Ce que les gens pouvaient se montrer frileux parfois, la somme était pourtant bien rondelette.

« J'VEUX PARLER A JULIET!! CA GROUILLE!!! J'AIME PAS QU'CA A FAIRE! »

Elle ne sursauta même pas, eut à peine une moue agacée. La voix ne provenait certainement pas d’un des artistes qu’elle suivait. Rien de bien urgent donc. Elle n’était surement pas femme à accourir au moindre appel, elle ne ferait plus rien sinon. Une fois sa phrase finit, la note prise pour cette espèce de sculpture en ferraille à la pointe de l’innovation, elle posa son nécessaire à écrire sur la petite table juste à côté de la porte pour aller voir l’énergumène qui se croyait chez lui. Traversa la pièce d'un pas ferme comme la propriétaire des lieux qu'elle était.

Décidément pas un artiste, trop bien habillé.  Un acheteur peut-être ? Dans le doute un sourire poli était de mise. Il ne cacherait pas sa fatigue pas plus que sa tenue sobre pour un jour de travail sans client. Une simple chemise blanche ainsi qu’un pantalon marron et des chaussures plates, indispensable quand elle devait marcher la journée entière.

« C’est moi-même. En quoi puis-je vous aider monsieur… ?

Toujours se montrer poli même si son vis-à-vis était dépourvu du gêne de politesse ou qu’il voulait se donner un genre. Être dans le milieu de l’Art était parfois très fatigant mentalement.

Ce n’est qu’après avoir parcouru l’individu des pieds à la tête et l’avoir questionné que ses yeux tombèrent sur l’affiche écrasée sur le comptoir. Même si sa main la recouvrait en grande partie, Juliet reconnue sans mal l’annonce de Laughton. Elle reporta son regard sur le barbue le jaugeant. Ferait-il l’affaire ? En même temps, il n’y avait pas foule à la porte.

« Si vous souhaitez parler du contrat, suivez moi dans mon bureau. »

Une fois cela dit la brune se dirigea vers le fond de la galerie mais pas à côté de la remise, prêtant à peine aux œuvres présentées et aux trous attendant une pièce. Toutes les informations étaient regroupés sur son bureau en une pile de feuille bien nette à l’image même de l’ensemble de l’endroit. Pas un objet ne semblait déplacé. Elle ne proposa pas à l’invitée de s’asseoir, il n’était pas là pour bavasser ou  pour acheter donc…

« Je vais aller droit au but. Comme dit dans l’annonce les outils de Monsieur Laughton devrait se trouver sur la rive Ouest de la Baie de Tyor, par là. »

Elle lui tendit une carte avec une large zone entourée. Rien de bien précis en somme.

« C’est une information non vérifiée évidemment. Et des bandits ont bien sûr dû en profiter, voir les déplacer. Nous devons nous y diriger au plus tôt ! Si vous avez des questions posaient les maintenant ! »

Son sourire de plutôt avait disparu, elle parlait avec sérieux. Cette affaire ne devait pas traîner plus longtemps où ça coûterait des sommes monstres à sa Galerie. Chose qu’elle ne pouvait se permettre. Si elle n’était pas une débutante dans ce domaine comme sa petite trentaine le suggérait, il n’en restait pas moins qu’un mois à vide était dur à combler dans ce milieu où chacun se battait ardemment pour une place.

HRP:
 
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Pedro de Sousa
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Lun 18 Sep - 12:57
Irys : 380987
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Les minutes défilaient, pas l'ombre d'une présence, Pedro tapotait le plan de travail d'un air pressé avant qu'enfin quelqu'un daigne apparaître dans une tenue des plus sobre. Etait-ce le propriétaire des lieux? Après tout, le Vieux Loup des Airs n'en avait cure, ce qui comptait c'était seulement de rentrer la dite "intermédiaire" et cela semblait chose faite au vu de la réaction de jeune femme qui se montrait bien plus courtois que lui, mais pouvons-nous lui en tenir rigueur.

- Ah! Bah c'pas trop tôt, j'ai cru qu'allais prendre racine moi!

N'eut-il pas eu besoin d'expliquer la nature de sa visite impromptu que la brunette avait porté son regard sur le bout de papier qui trônait sur le comptoir, le priant finalement de la suivre séance tenante. Sans rajouter la moindre réflexion, le pirate emboîta le pas de la maîtresse de galerie et si l'oeil du Vieux Loup des Airs s'attarda sur quelques œuvres, ne se permit-il pourtant pas d'y poser ses doigts même si l'envi le démangeait. Finalement le duo pénétra dans un bureau assez vaste, c'est qu'il se faisait pas chier les artistes! Là l'attention du quadragénaire se porta sur le bureau où semblait empilé un tas de papiers, tout semblait impeccablement rangé, le désordre ne semblait avoir sa place dans cette sphère un peu particulière.

Bref, son interlocutrice ne prit pas la peine de lui proposé de s’asseoir et c'était mieux ainsi car elle avait vu juste, l'homme n'avait pas très envie de tailler une bavette, à quoi bon? Il était venu pour récupérer les informations nécessaires avant de se lancer sur les traces de la cargaison volée. Ensuite, tout s'enchaîna rapidement, Juliet souhaitant à raison, aller droit au but, déroulant une carte géographique de l'endroit où les malfrats avaient sévit. La Baie de Tyor, ok ça il avait enregistré, et évidemment, les bandits n'avaient pas dû traîner sur place, question de logique, mais quelque chose interloqua le pirate, la jeune femme employa le "nous"... Relevant le museau de la carte, il la questionna du regard avant d'entrouvrir la bouche.

- Hey! Nous vous dites? Jl'a joue "solo" normalement! J'voudrais pas être responsable d'votre mort! Alors si faut vous traîner, ça s'ra à vos risques et périls, hein?

Se lissant la barbe, de Sousa réfléchit quelques instants, il devait investiguer cette zone ok, mais il lui manquait un détail important...

- Bon, c'est quoi l'matos à récupérer?! Du lourd? J'dois m'y rendre la fleur au fusil ou y a moyen qu'on m'fournisse d'quoi griller s'te bande de malfrats? J'ai d'quoi m'rendre sur place à moins qu'vous ayez un autre plan? Enfin bon à part ça, z'avez pas la moindre idée d'combien y sont j'pari?

Il prit un instant pour jauger la proprio avant de reprendre.

- 30.000 c'est juste quand même! Y'a des risques, j'espère qui aura un p'tit bonus, un sculpteur ça doit quand même être péter d'tunes si j'm'abuse. Enfin bon, moi j'promet rien, j'vais traquer les Novsh avec les maigres éléments qu'on a quoi! Enfin à moins qu'vous ayez d'autres infos... Sinon, roulez jeunesse, j'vais pas faire d'vieux os et m'rendre rapidement sur place.
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Ingrid & Sigurd
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Jeu 21 Sep - 9:01
Irys : 79984
À défaut d’être sympathique, il était réactif. Pour le projet en cours, c’était le plus important ! Ça n’empêcha pas de faire grimacer l’agente. Il l’a prenait pour quoi un boulet, une « donzelle » comme il dirait sans défense ? Elle n’avait pas grandi dans les beaux quartiers malgré ses apparences ou ses manières policées d’aujourd’hui. Son père, tout comme sa mère, s’était assuré qu’elle saurait quoi faire en cas d’agression et qu’elle sache se servir d’une arme. Elle avait même appris à chasser.

« Il n’y personne qui est responsable de mes agissements à part moi-même ! »

Mettre les points sur les i dès le départ était la meilleure chose à faire avec ce type d’individu. Et puis, il faut dire que c'était une chose qu'elle abhorrait d'être prise pour un truc fragile. Elle laissa filtrer un peu plus d’agacement que voulu.

« Évidemment que ce n’est pas léger ! Et que c’est rare. Dans le lot il y a des outils de sculpteurs agrémentés de magilithe pour faire des effets dans la pierre et… bref peu importe, je viens avec vous je pourrais vous indiquer ce qui est à nous. Au pire, nous abandonnerons les roches spéciales tel que les cubes de marbre. C’est une perte acceptable. »

Bien sûr, elle savait exactement le nombre des outils à récupérer, plus encombrant que lourd. Peut-être devraient-ils s’équiper de caisses, savait-on jamais ? En tout cas, s’était une bonne chose que ce type ait un moyen de transport. Ça lui éviterait de débourser une petite fortune en plus dans ce bazar pour en louer un.

« Non, mais je suis confiante, on pourra l’apprendre sur le lieu de l’agression et les Novsh ne sont pas des créatures très discrètes, je ne pense pas qu’on aura du mal à les débusquer. »

Surtout si son transport en question volait ! Sans se démonter, elle retourna son regard scrutateur. Il n’était pas le seul sceptique de la pièce !

« Ou je peux aller directement racheter les outils si je vous paye plus ! »

Bon, ce n’était pas tout à fait vrai, leur confection demande du temps en plus de l’argent. Et monsieur Laugthon était du type affectif avec ses outils. Mais ce n’était sûrement pas elle qui lâcherait des irys en plus dans cette histoire !

« Figurez vous qu’on a effectivement du matériel pour parer à une rencontre musclé. L’avantage de travailler avec des sculpteur, c’est que l’on peut récupérer des explosifs ! Pour le reste je suppose que vous êtes armé, monsieur... ? »

Il finirait bien par lui dire son nom avant qu’elle le lui demanda directement ! En attendant, elle se dirigea vers l’armoire du fond la décadenassa, attrapa sa Carabine Mark Wendigo et désigna une petite caisse pré-remplie de dynamite pour cette mission à l’inconnu avec à côté une autre avec des provisions, des cordes, des sacs, un pied de biche. Ils pouvaient chargés ça dans l’engin et partir directement. À moins que le mercenaire veuille faire des emplettes avant de se lancer à l’aventure. Dans un cas comme dans l’autre, elle le suivrait jusqu’au lieu de « l’accident ». Si elle ne le connaissait pas, pour ne pas l’avoir vu. De ce qu’on lui avait rapporté, il se trouvé non à l’orée de la forêt facilement repérable par les aéronefs faisant le trajet Prorig-Skingrad. Une petit trouée dans les arbres. Personne ne s’y était arrêté à sa connaissance de peur de faire partie des victimes. Merci pour l’équipage…
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Pedro de Sousa
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Ven 22 Sep - 8:28
Irys : 380987
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Evidemment, mettre les points sur les "i" dès le départ était la meilleur chose à faire devant un énergumène de la trempe du pirate et si Juliet se montrait agacé par son interlocuteur au moins allait-elle directement dans le fond des choses ce qui n'était pas pour déplaire à de Sousa. Le matos en question semblait de grande valeur et la donzelle allait faire parti de la fiesta! Et bah à ses risques et périls! En tout cas l'intermédiaire allait pouvoir l'aiguiller à défaut de lui apporter plus d'air sur le terrain, enfin c'est ce que Pedro supposait jusque là.

S'il avait tenté de négocier, c'était surtout pour vérifier qu'il n'avait pas à faire à des "rigolo", et de ce point de vu, il n'y avait clairement aucune marge de négociation, c'était le tarif de base ou rien. Acquiescement tout en écoutant religieusement la jeune femme, pouvait-il déjà se forger une opinion sur elle. Elle était pas froussarde, un bon début, débrouillarde et déterminée. Mais il manquait encore quelques éléments pour convaincre le Vieux Loup des Airs de ne pas partir vers une mission suicide et ça, Juliet semblait l'avoir anticipée. Un sourire satisfait se dessina au milieu de la barbe drue du quadragénaire! De l'explosif!! MWOUHAHAHAH ça c'était une TRÈS bonne nouvelle! Autant dire qu'il risquait d'y avoir du bruit, de la casse et un sacré bordel en perspective.

La fixant droit dans les yeux le pirate soutenait son regard avant de lui répondre du tac au tac.

- T'suppose bien ma jolie! Héhé! Hey, ma tronche t'reviens pas? D'Sousa ça t'dit rien? Ohhhhh j'te vois v'nir! Rassure toi y aura pas d'lézard entre nous si on m'la met pas à l'envers hein!

C'était peu dire. Mais putain, c'est qu'à donzelle lui avait déjà tourné l'dos! C'quoi ce manque de respect?! Ah... mais... voilà qu'elle sortait une bien belle carabine! Héhé, elle semblait en avoir dans l'string!!! C'bon ça!! Sans attendre, sans émettre la moindre pique taquine, la curiosité le poussa à aller jeter un coup d'oeil dans les caisses. Bon des vivres c'était bien, on bossait pas l'ventre vide. Pis ses yeux s'illuminèrent lorsqu'il posa son regard dans la caisse bourré d'explosif.

- WOUHOHOHOOOO!!! Y'a d'quoi faire un sacré feu d'artifice là d'dans! Allez, vendu ma belle! On traine pas! j'charge le matos dans mon rafio, pis direction La Baie de Tyor!

Se faisant, l'homme souleva une première caisse, c'est que l'temps l'avait bien conservé hein! Puis il invita la "casse coup" à le suivre à l'extérieur dans sa bécane volante qui payait pas d'mine mais c'était bien suffisant après tout. Il chargea le matos dans l'aéronef, un peu de galanterie quand même, puis attendis qu'la donzelle pose son cul sur le pont. Au démarrage, ça couinait sec, le vasseau était vraiment pas d'première jeunesse, se retournant, il chercha à rassurer l'intermédiaire du contrat.

- Y'a pas d'bile à s'faire hein, st'une vieille carcasse mais on arrivera à bon port en un morceau! Ahahah!!

Le rafio s'envola alors, prenant la direction du lieu de l'accident, fallait emprunter la ligne aérienne Prorig-Skingrad. Le trajet fut pas de tout repos, ça secouait pas mal mais le pirate semblait gérer les problèmes mécaniques avec les moyens du bord. Après un temps certain, suite aux indiquations de Juliet, le duo arriva enfin sur zone et le rafio pu se poser dans une clairière au beau milieu d'une zone massivement boisée. Arrêtant les moteurs, de Sousa vérifia ses deux flingues qui le quittait jamais. Y avait assez de munition! Les choses sérieuses allaient commencés bande de Bigorneau! Mwouhahahah!!
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Ingrid & Sigurd
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Mer 27 Sep - 9:07
Irys : 79984
L’expédition promettait d’être aussi fatigante que si elle était partie avec une pelleté d’artistes ! Au moins ne traîna-t-il pas pour avoir la meilleurs lumière possible sur la caisse d’explosif. Aussitôt montré, aussitôt embarqué pour… pour un truc volant ? Peut-être que finalement elle aurait mieux fait de dépenser un peu de sous. Ses premiers pas sur le rafiot ne la rassura pas, elle avait l’impression d’avoir à faire à une vielle maison croulante. Pas du tout rassurant quand celle-ci devait vous mener dans les airs ! Son inquiétude transparaissait très clairement à travers son visage et sa position, elle se tenait accrochait au mat, loin du vide même si ça ne changerait rien à la chute.

- Y'a pas d'bile à s'faire hein, st'une vieille carcasse mais on arrivera à bon port en un morceau! Ahahah!!

Son rire n’était pas du tout communicatif, elle ne se crispa que plus. Ce ne fut que lorsqu’ils furent dans les airs depuis plus de dix minutes sans se cracher qu’elle consentit à aller observer le paysage sous ses pieds. Il fallait bien s’ils souhaitaient repérer une troué ou n’importe quel indice depuis les hauteurs. Mais rien de bien notable si ce n’était d’autres clairières à quelques kilomètres de celle du lieu du crash.

Juliet fut extrêmement soulagée de mettre pied à terre même si c’était dans cet environnement étouffant et angoissant. La carlingue en miette du transporteur n’y était pas pour rien. En tout cas, le lieu semblait désert pour l’instant. Des charognard leurs jetèrent un mauvais regard avant de s’éloigner dévoilant le cadavre de l’un des transporteurs projeté à plusieurs mètres de la carcasse ou plus vraisemblablement tiré là contre l’arbre par les chevaucheurs de Novsh pour l’asticoter. Des traces au sol et sur le gars à moitié grignoté -dont on voyait encore le mauvais coup porté à l’arrière de la tête- devait permettre de le déterminer facilement mais ce n’était pas la première préoccupation de la jeune femme. Ce n’était pas un gars qu’elle connaissait ou avec qui elle avait des liens. Et de toute façon la priorité allait à l’inventaire.

« Je vous laisse faire le tour, je vais aller dans l’épave pour voir s’il ne reste rien. »

Elle laissa ainsi son employé chercher les nombreuses traces existantes du passage de cette bande de pilleurs. La subtilité n’était pas une qualité de leur monture qui avait tendance à semer des plumes et passer en force. De plus leur piétinement au sol avec leur charge restait visible. On pouvait facilement en déduire qu'ils étaient au moins une petite dizaine.

L’arme en bandoulière, elle s’aventura tant bien que mal dans le reste du corps de l’aéronef éventrée directement dans la « cale ». Elle eut vite fait de voir que les caisses contenant les outils avaient été soigneusement vidé tandis que les quelques blocs de pierres étaient toujours là. Évidemment.

« Plus rien, vous avez trouvé quelque chose ? »

Son pas la menait vers le pirate. Elle n’avait pas cherché le corps du second transporteur dans la carlingue. À quoi bon ? C’était risqué de se balader dans une ruine et le gain serait inexistant. Du moins, à ses yeux.
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Pedro de Sousa
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Mer 27 Sep - 17:29
Irys : 380987
Profession : Pirate
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Ahahah! C'était amusant de voir à quel point les gens se fiaient aux apparences. Pedro n'avait pas ignorer l'anxiété qui transpirait de tous les pores de la peau de sa passagère durant les premières manoeuvres de son vieux rafiot pour gagner de l'altitude durant ce voyage qui devaient mener le duo jusqu'au lieu du crash. Ce ne fut qu'un fois le vasseau regagnant la terre ferme que le Vieux Loup constata le soulagement se dessiner sur le visage de Juliet, non sans glisser une petite remarque à son intention.

- Héhé, j'vous avais dit qu'on y arriverait en un seul morceau ma p'tite dame. Allez au boulot maint'nant!


Préconisation qui n'avait pas vraiment lieu d'être la donzelle faisant déjà le tour de l'épave pour rapidement tomber sur un cadavre situé tout contre un arbre. Effectivement, aucun doute possible, on l'avait tiré jusque là avant de l'exécuter et c'était pas beau à voir! Bah oui, en pleine forêt il existait une faune et donc automatiquement dans la chaîne alimentaire se trouvait des charognards qui avaient déjà prit l'homme pour leur festin. Juliet ne semblait pas troublé par cette decouverte et elle était plutôt hâtive de trouver quelques indices, de fait elle réparti les rôles sans demander le moindre avis à son comparse.

Si cela ne plaisait guère à de Sousa, il devait s'y plier, après tout c'était lui l'employé et elle l'employeur. Sortant alors une machette il acquescia, laissant Juliet explorer l'épave. Expertisant le moindre indice au sol, il redressa au bout d'un temps certain le menton pour toiser la donzelle fusil à l'épaule qui venait semble t il de faire choux blanc à l'intérieur des débris.

- Bah écoute ma fille, les ch'vaucheurs sont pas très discret, r'garde ces traces.


Il désigna nombre d'empruntes au sol avant de rajouter.

- Y a bien une dizaine d'individus à mon sens. C'est gérable, enfin... si s'te bande d'amateur à pas été r'joint ensuite! Bon j'crois qu'on a qu'une chose à faire pour l'moment c'est suivre les traces hein? On laisse le matos dans l'rafio et on r'viendra si nécessaire ? A moins qu'vous ayez une meilleur idée ma p'tite dame.

Si Juliet consentait à démarrer la chasse ou tout du moins le pistage, Pedro daiguaina alors une machette, utile pour se frayer un chemin dans la végétation bien que... ces chevaucheurs avaient dû laisser un véritable passage bien grossier après leur départ. Vérifiant également ses pistolets il était prêt, prenant la tête du duo, après tout il était habitué aux milieux hostiles, Juillet devait bien moins l'être. Et c'est donc prudemment qui allait progresser.



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Ingrid & Sigurd
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Lun 2 Oct - 11:08
Irys : 79984
Décidément, le bonhomme avait décidé de l’appeler tout sauf par son prénom. Les petits sobriquets paternalistes ne lui plaisaient pas vraiment. Mais en côtoyant les artistes, elle avait appris à faire fît de ce type de manière. Et puis, elle n’était pas là pour se faire amie avec ce type. Elle hocha simplement la tête lorsqu’il lui montra les empreintes. Pas trop dur à pister, même un citadin y arriverait : c’était pour dire !

« Rien ne sert de se charger maintenant. Par contre mieux vaut prendre les armes en main. Sait-on jamais qu’il y ait des traînards. »

Juliet ne se faisait pas trop de souci pour les autres « petites » bestioles du coin, les chevaucheurs avaient dû faire le ménage par ici. Ce qu’il l’inquiétait plus été la présence de sentinelle dans les arbres, si jamais ils étaient prévoyants. Elle aurait pu le laisser partir seule en reconnaissance mais se séparait dans ces circonstances n’était pas vraiment une bonne idée.

« Je vous laisse passer devant avec votre machette. »

Même si comme ils le virent tout de suite, il n’y en avait pas besoin. Les bandits avaient tracés un chemin dans la végétation. La discrétion ne faisait pas partie de leurs inquiétudes. Sûrement se sentaient-ils invulnérable. Ils allaient s’en mordre les doigts ! Enfin, dès qu’ils seraient arrivés quelque part. Malgré la bonne heure de marche, pour l’instant ils n’avaient strictement rien rencontré. Faut dire qu’ils n’avançaient pas vite, ils devaient avoir parcouru à peine plus de trois kilomètres en direction du sud-est.

Dans le silence étouffant de la jungle, les rires des deux bécasses étaient assourdissants. Les deux pisteurs n’auraient pas de mal à distinguer leur provenance. D’ailleurs Juliet tapota l’épaule de son employé pour lui signifier de s’arrêter et de se diriger silencieusement vers le gros tronc d’arbre à leur droite en dehors du chemin avant que les bruits mouvant ne se rapproche trop. Les deux types discutaient comme si l’endroit leur appartenait tout en s’avançant sur le chemin grossier taillé par leurs Novsh précédemment. Leur arme, des gros calibres, pendant en bandoulière dans leur dos, même pas pris en main. La seule chose à leur avantage était leur accoutrement fonctionnel et terne se fondant dans le paysage.

« Je crois pas que La Vergogne apprécie cette blague à son sujet, fais gaffe à qui tu l’as dit.

-Ouai ouai, de toute façon il est pas là et c’est de sa faute si on doit retourner aux débris. À pied en plus !

-Tu ferais la même chose si t’étais chef. »

L’idée fit ricaner son comparse. Faudrait beaucoup de morts avant que ça arriva ! Même si l’idée ne lui déplaisait pas.

« Pour sûr ! Mais je s’rais plus sympa, j’aurais laissé les montures aux pauv’ gus. »

Les deux types ne prêtaient pas attention aux environs ou alors ils étaient vraiment bon acteur et savait se faire passer pour bien plus bête qu'ils n'étaient. Sur ce coup, Juliet laissa l’initiative au pirate. Chacun son domaine !
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Pedro de Sousa
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Mer 4 Oct - 15:08
Irys : 380987
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Au moins une chose était sûre, ils étaient tous les deux sur la même longueur d'onde. Nul besoin de se charger inutilement sans oublier de rester ensemble, c'était le maître mot. Acquiesçant d'un hochement de tête le Vieux Loup rengaina rapidement sa machette, il n'en aurait pas vraiment besoin, préférant tenir fermement l'un de ses pistolet au cas où. S'enfonçant tout deux dans cette jungle il fallait être sur ces gardes et avancer avec une extrême prudence. Le duo ne rencontra aucun obstacle durant une longue heure de marche, Pedro veillant à laissé de discret indice sur leur passage afin de pouvoir le cas échéant retrouver son rafiot, il était si facile de ce perdre dans cette végétation danse et hostile.

Tout à coup, de Sousa senti une main se poser sur son épaule et se figea avant d'observer sa comparse qui tout comme lui avait détecter des bruits suspects. Lui emboîtant le pas, ils trouvèrent refus près dans arbre non loin du chemin qu'ils avaient quitté. Très rapidement leur attention se porta sur deux chevaucheurs Novsh en pleine discussion et il semblait clair qu'ils ne se souciaient nullement de se montrer un temps soit peu discret. Prêtant l'oreille, tout comme Juliet, de Sousa prit connaissance de leur bavardage, relevant déjà un premier indice. L'un d'eux évoquait un surnom : "La Vergogne", il devait s'agir de leur chef. Second élément important, ils portaient des gros calibre et Pedro savait qu'il était impossible de leur ordonner quelconque rédition sans que le bruit de coups de feu ne retentisse. Bref, il fallait agir vite, il était hors de question de les suivre jusqu'à l'épave, ils y trouveraient son vaisseau et risquerait de devenir une sacrée épine dans leur pied.

Le Vieux Loup était pas vraiment le genre de type à faire dans la demi mesure. Une chose semblait claire dans son esprit, il fallait dézinguer ces deux types avant que ce soient eux qui leur fasse la peau. Il pourrait ensuite, pourquoi pas, récupérer leur matériel et leur combinaison, mais dans un premier temps il fallait éliminer la menace. De Sousa ajusta alors son canon, visant la tête d'un des deux type, il espérait que sa comparse en fasse de même pour le second, lui murmurant.

- J'moque du gars qui a un rire de tentouze, occupe toi d'l'autre.

Allait-elle le suivre? Qu'importe, il visa puis tira, espérant faire mouche! Il fallait éviter toute possibilité de réaction chez l'ennemi, ces deux types étaient isolé et vu leur propos, il était loin du groupe principale.



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Ingrid & Sigurd
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Sam 7 Oct - 13:00
Irys : 79984
Sans grande surprise, il voulait les attaquer. Juliet n’était pas sûre de comprendre qui il visait avec sa façon de s’exprimer très propre à lui. Mais il n’y avait qu’une chance sur deux de tirer sur le mauvais et il ne lui laissa pas vraiment le temps de clarifier la situation. Au contraire de son employé, elle ne visa pas la tête. Ce n’était pas tuer qui la gênait, pas vraiment, mais s’ils pouvaient tirer des informations d’un des deux ça ne ferait pas de mal. Les deux coups retentirent à quelques secondes d’écart laissant à peine le temps à l’un deux de tourner les yeux écarquillés dans leur direction.

L’un s’écroula la tête transpercée, il ne dirait rien de plus et l’autre voyait sa main perforée d’une balle, la cible initiale manquée de quelques centimètres. Heureusement pour le duo que le bruit ne se propageait pas comme en plaine ! Sinon, ils auraient eu plus à gérer que ce pauvre péquenot.

« Bouge pas ou ta tête sera la suivante ! »

Sous l’effet de l’adrénaline, du stress, de l’inquiétude sa voix sortit plus aiguë qu’à l’accoutumée. Mais ses mains ne tremblaient pas alors qu’elle visait le survivant devenu blanc. Il les fixait à tour de rôle tétanisé comme se demandant comment c’était possible qu’il y ait des gens ici et que son pote soit mort. Pas de bravoure suicidaire chez ce type, pas pour l’instant en tout cas. Et avec une main en moins difficile de tirer. Plus d’humour non plus. Sa répartie s’était évanouie en même temps que son auditeur. Seul une grimace de douleur déformait ses traits déjà pas très gracieux. Aucune balafre n’était présente pour excuser sa laideur non plus.

« Prend la ficelle des bottes de l’autre et attache-le. Peut-être qu’on aura pas besoin d’aller jusqu’au campement finalement. »

Il faudrait aussi le désarmer mais pas la peine de le dire ou de préciser qu’elle avait manqué son tir. Le but n’était pas que leur prisonnier pensa qu’il ait une chance de s’échapper ou de donner une raison au pirate de se méfier d’elle. L’important était de ce concentrer sur la mission et de faire parler leur prisonnier avant qu’il se sentit mal à cause du trou dans la main. Encore une fois, elle laissait l’initiative à Pedro. Beaucoup plus à l’aise pour questionner les gens, à n’en pas douter. Et puis fallait bien qu’il gagna sa paye.
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