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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Ünellia
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 Du loup et de l'agneau, qui mord le plus fort ?

Dolores de Rosse
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Mar 19 Sep - 12:52
Irys : 239958
Profession : Sbire de Ludwig Strauss
Daënar 0
Ce soir, Dolores ne chanterait pas.

Cette idée sonna bizarrement dans sa tête. Elle ne s’était pas spécialement préparée à plier bagage, Joseph étant un domestique de premier choix pour ce genre de besognes, mais elle n’avait pas estimé, non plus, qu’il était important de préparer son esprit à tous les changements qu'un tel évènement amènerait. Nombreuses auraient été les femmes du monde à être complètement déboussolées par le simple rappel qu’elles ne verraient probablement plus de baignoire en céramique avant unmoment. Mais ne sous-estimez pas Dolores. L’aventure lui chauffait les veines, et si elle se rappelait pour elle-même qu’elle n’aurait plus à se rendre à la Ruche tous les quatre matins pour divertir les impotents du pays, c’était sous l’auspice du bonheur, non de la nostalgie.

C’est surprenant à quel point je me sens mieux ici que dans ce cocon de verre à la capitale. Ici, aucune frontière entre eux et moi. Ils peuvent m’approcher, me sentir, me dénuder dans leurs esprits assommés par la vinasse frelatée. Je me sens… plus moi. N’importe qui me voyant ici penserait que je me suis perdu, mais étonnamment personne ne vient me le demander. En même temps, le chien de garde veille. Joseph a l’air aussi plus satisfait de notre nouvelle condition itinérante. Pourtant j’ai tout fait pour l’enchainer au confort de notre civilisation. Mais à quoi bon ? Les vieilles mœurs ont la vie dure.

Après avoir quitté Ludwig, Dolores et son majordome se rendirent là où leur mécène leur avait conseillé de se faire la main. Le Nolly, ce fleuve gigantesque traçant la frontière entre Ünellia et Rathram, était parsemé de dizaines de comptoirs commerciaux ou de villages de pêcheurs plus ou moins importants, et bien évidemment une savoureuse carcasse attire forcément les vautours. Chacun veut sa part du gâteau que transporte quotidiennement un fleuve si important. C’était donc un terrain de chasse parfait pour notre aventurière. Et puis, ne nous le cachons pas, elle avait aussi très envie de s’encanailler avec un peu n’importe qui pour fêter sa nouvelle indépendance.

- Vous avez tout l’air… de ne pas être à votre place, madame. Commenta Joseph devant son petit verre de whisky pur malt.

- Et alors ? Je n’ai pas le droit de rester jolie même par ici ? Et puis regarde-les, tu les effraie déjà pas mal. Ils ne me feront rien, je t’assure ! Et en plus…

Une autre bouteille éclata au sol, la troisième depuis leur arrivée. Rien de bien intéressant en somme, sauf que les deux précédentes n’avaient pas eu l’impudence d’engendrer derechef une escarmouche qui prit rapidement des proportions bruyantes. Il y avait clairement deux camps dans ce conflit que Dolores n’avait suivi que d’un œil très distrait. Des ivrognes d’un côté et de l’autre, d’autres ivrognes, certes, mais armés de longs sabres qui donnaient peu de chances de victoire au premier groupe de marauds, qui pourtant ne perdaient pas courage –à défaut d’avoir visiblement perdu le sens des réalités- et continuaient de défier du regard et du verbe leurs adversaires bien mieux armés.

- Ça ne va pas finir autour d’une tasse de thé. Ironisa le majordome.

- Tant mieux, ça nous occupera. Répondit-elle en se tournant dos au mur pour être bien en face de la scène.

C’est pour ça que je suis parti. C’est pas à la Ruche qu’on aurait eu le droit à de telles festivités !

Avalant une gorgée de sa liqueur fruitée, la demoiselle recouvrit ses jambes croisées du long cache-poussière qui cacherait les secrets des plis de sa jupe aux regards trop indiscrets. Une vraie aventurière de grand-chemin !


Code couleur Dolores: #9900cc
Joseph le majordome: #9999ff
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Pedro de Sousa
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Mar 19 Sep - 15:13
Irys : 1553957
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Le Nolly, ce fleuve gigantesque traçant la frontière entre Ünellia et Rathram, un véritable eldorado pour les commerçants comme pour les bandits de grand chemin. De Sousa y rôdait régulièrement, souvent en transite entre les différentes cités les plus importantes du Continent. Il sévissait par ci puis par là, le temps de se faire oublier et il revenait, bref c'était comme une répétition de choses comparable à la mélodie d'une musique, mais d'un tout autre ordre. En tout cas, comme souvent, où se rendait le pirate, il fallait s'attendre à du grabuge parce que ce gars jouait rarement dans la finesse, il avait taillé tout autant sa réputation dans les airs que sur terre et beaucoup le redoutait.

C'était donc sans surprise qu'il s'était fait une liste interminable d'ennemis, autant que d'amis d'ailleurs, et ce soir là au détour d'un comptoir commercial autour duquel avait naquit un petit village, par la force des choses, de Sousa avait une affaire à régler dans une taverne qui ne payait pas de mine mais qui était comme souvent bonder de clients, des gens de passage quoi! Bref, vous allez le dire, quelle affaire? Evidemment bande de curieux! Alors je vais vous la faire simple et ça va pas vous surprendre chers lecteurs! Un type devait un paquet d'irys au Vieux Loup des Airs et quand on avait une dette avec de Sousa, on la payait et avec des frais de retards!

Evidemment, pas bête l'abeille, Pedro connaissait des indics, il en avait, allez, quasiment partout! Et vla t'y pas qu'on l'avait averti que le type en question faisait escale sur les bords du Nolly! Une aubaine pour que le pirate le coince. Biensure, fallait pas rater son coup, donc forcément, il était pas venu les mains vides ou plutot, il s'était entourer de la pire vermine du coin! Mouahaha, ça allait saigner j'vous l'dit! Et donc, avant que notre fameuse petite Dolores se pointe, bah de Sousa avait déjà prit "possession" des lieux en quelques sortes! S'il l'avait joué fine au début, débarquant comme si de rien n'était, dès que sa proie était en vue, il avait mit ses gars en action, parce que oui, il était pirate mais pas con au point de croire que son débiteur, la frousse au cul, n'avait pas penser à se déplacer sans protection.

Bref, le grand barbu assistait aux premiers échanges musclés, tranquillement installé au bar. Il observait, analysait, son plan semblait se déroulé sans gros accrocs, il allait essuyé des pertes, certes mais c'était prévu. La danses des bouteilles commençait, ça valdinguait gaiement. Les premiers décrochages de mâchoires se faisant, on passait dans le dur. Les deux groupes vendaient chèrement leur peau sous couvert d'alcool évidement car bon, une castagne sans alcool dans le sang c'était pas digne des marauds. Pedro ne prêtait attention à la donzelle qui venait de débarquer, concentré sur son "équipe", les rangs se parsemait à mesure que les minutes défilait, tout ça dans un esprit "festif", parce que bon, les deux rivaux étaient en terrain neutre donc fallait respecter ce terrain neutre! Enfin pour le moment!

Et puis au bout d'un temps certain, de Sousa se mit à bailler et quand il faisait ça... fallait s'attendre au grabuge, généralement ça voulait dire "fini les enfantillages". Se levant en posant sèchement le cul de sa bouteille de rhum vide sur le comptoir (nan il était pas pour autant péter comme un coin, le type tient bien l'alcool), il semblait se démarquer de la foule par sa silhouette, grande et robuste, progressant lentement jusqu'au terrain d'affrontement des ivrognes. Rien ne semblait l'arrêter sur son passages et deux bourrés en firent les frais, le premier pouvait dire adieux à ses bijoux de famille alors que le second allait devoir manger à la paille de longs mois durant. Serein, détendu, il fendait la foule rien ne semblant l'arrêter sur son passage, sa cible en vue recroquevillé dans un coin de la salle.

Oh bien entendu deux autre ploucs de sa garde rapprochée avaient tenté de faire barrages mais ils se retrouvèrent bien vite au sol à pleurer leur mère. Rajustant tranquillement son chapeau à large bord, il choppa alors la vermine qui lui devait du fric et... bah évidemment le passage à tabac commença et c'était pas beau à voir! Mais personne pipa mot, tous connaissait la réputation du Vieux Loup des Airs!

- Crache le pognon où j'te fait bouffer les vers par la racine! Ou un truc du genre, j'sais plus trop! Ca fait un baille que j'te cherchait hein, mais tu sais bien qu'on échappe pas à mon jugement! MOUWWAAHAHAH!

Le type pissa littéralement dans son froc, gesticulant comme une pucelle pour finalement, après un nombre incalculable de bleux (putain y ressemblait à un schrumpf), bafouillé avec ce qui lui restait de chichots dans la bouche.

- Chéé bon... ché ton fric de CHOUCHA!!! Pitié...

Ah pas trop tôt! Nan parceque fallait pas non plus s'éterniser hein, il allait avoir la milice au cul d'ici peu!

- Allez raboule les irys bigorneau! Mouhaha

Le relâchant, l'homme lui tendis une bourse que le pirate récupéra avant qu'un de ses hommes ne reappairaisse à l'entrée de l'établissement.

- Hey chef! Faut pas traîné, les péteux vont rabouler dans une quinzaine de minutes tout au plus!

Boahh! de quoi boire encore un verre avant de prendre ses jambes à son coup? Ahahah.
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Dolores de Rosse
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Ven 22 Sep - 18:47
Irys : 239958
Profession : Sbire de Ludwig Strauss
Daënar 0
Rapidement, un homme se détacha de cette foule informe et sanguinolente. Il n’avait pas participé au combat jusque-là, mais quelque chose incitait Dolores à penser que ce n’était qu’une question de secondes. Et elle ne fut pas déçue… Peut-être un peu choquée ? Fermant un œil, grimaçant largement sous le regard faussement compatissant de son majordome, la jeune femme ne fit pourtant pas la moindre remarque durant toute la durée de la… fiesta. Au mieux se contenta-t-elle de lancer à Joseph un « Il devait l’avoir bien cherché. » teinté de cynisme.

- Je suppose, oui. Regardez, cette brave brute lui réclame de l’argent. Une dette se paye cher par ici.


- Je présume, oui. Rappelle-moi de ne jamais en contracter. Ja-mais. Insista la demoiselle.

- Ce sera fait, madame. Répondit-il avec un sourire.

Bon ! Malgré tout, il m’intéresse ce vieux loup de mer. Il est terrifiant, il parle fort, il doit sentir la mort, parfait pour me servir d’argument de persuasion de temps à autre. En plus, j’imagine qu’il doit être un peu connu dans la région. Un appuie par ici serait le bienvenue. Oh ! Ludwig sera fier de moi quand je lui dirais que j’ai convaincu un des gars les plus dangereux du coin de nous soutenir !

Elle avait son objectif en tête, maintenant il fallait trouver un moyen d’y parvenir… Elle observa la situation. Un des sbires de de Sousa arriva par l’entrée de la taverne en beuglant que les autorités arriveraient dans une poignée de minutes, ce qui ne sembla pas inquiéter plus que ça son capitaine. Elle devait profiter qu’il reste un peu pour faire connaissance ! Se levant avec sa grâce coutumière, même si elle jurait un peu avec la commodité du cache-poussière, Dolores intima à son majordome de l’imiter afin d’aller à la rencontre du pirate et de son acolyte.

- Mais non ! Elle interrompit le matelot. Il mettront un peu plus de temps à arriver, croyez-moi. Elle eut un rire léger. Joseph ! Va donc donner une meilleure préoccupation à ces justiciers, veux-tu ? S’occuper d’une simple rixe dans une taverne… Ils n’ont vraiment que ça à faire.

- J’y vais de ce pas, madame.

Le domestique était anormalement enjoué d’aller se frotter à une bande de miliciens ivres sûrement interrompus par la quittance de dette musclée du belliqueux capitaine pirate. Dolores lui lança d’ailleurs un regard complice et amusé, alors que Joseph sortait du bâtiment en trombe. Lui aussi –pour l’occasion- avait revêtu des habits de voyageur traditionnels. Il n’en oubliait pas pour autant les manières de sa profession, et lorsqu’il bouscula, par inadvertance, une demoiselle en train de racoler devant la porte, il s’excusa avec toute la révérence d’un gentleman. Puis il repartit, laissant sa maîtresse avec l’un des pires forbans de ce côté du Nolly. On pouvait se poser des questions sur son sens des réalités, mais il faisait confiance à Dolores.

- Bien ! On est tranquilles pour un moment ! Je me présente, Dolores ! J’avais envie qu’on fasse connaissance, sans nous faire interrompre par des importuns au bout de seulement quinze minutes.

Toute son attention se portait sur de Sousa, si bien qu’elle ne remarqua pas les regards lubriques, tout autant que diverses paires de mains, qui l’entouraient tout en s’approchant de la vulnérable demoiselle. Finalement, elle lâcha un soupir, et glissa une main dans sa ceinture pour en sortir le pistolet que lui avait amicalement laissé son majordome. Obéissant, oui, inconscient, non. Elle lâcha un large sourire au pirate, avant de tirer sur le sol, faisant voltiger des échardes de parquet dans tous les sens, heureusement protégée par son manteau de voyage.

- On recule, messieurs ! J’aimerai discuter un minimum, avant de passer au dessert. Vous avez si faim que ça ?

- Haha ! Ouais, on a super faim !!

Surprendre Dolores, c’était déjà une mauvaise idée en soi. Surprendre Dolores alors qu’elle a une arme dans les mains, qu’elle n’a quasiment jamais tiré, et qu’en plus le stress d’une situation aussi inégale lui montait petit à petit au cerveau fit qu’un deuxième coup parti pendant son sursaut de terreur. Un coup qui tomba bien plus proche des sbires du pirate que le premier, ce qui suffit visiblement à calmer les plus courageux. Prenant quelque seconde pour calmer son cœur affolé, la jeune femme n’oublia cependant pas d’esquisser un nouveau sourire, enfin, plus un rictus qu’autre chose, et de regarder à nouveau le terrible de Sousa.

- Vous acceptez, ou je rappelle ce cher Joseph et vous vous débrouillerez avec tous les charognards attirés par le bruit d’un potentiel meurtre au pistolet.

En effet, même s’il s’éloignait doucement de l’auberge, le majordome put tout de même entendre le tir de sa maîtresse, et le second envoyé par la suite. Le code était clair : trois coups de feu, et il rappliquait.


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Pedro de Sousa
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Sam 23 Sep - 8:35
Irys : 1553957
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Bon, le pirate avait rendu la monnaie de sa pièce à ce malfrat qui lui devait des Irys et ça donnait soif, mais fallait pas traîner aux dires de l'homme qui faisait le guet à l'extérieur. Retournant au comptoir le Vieux Loup cherchait à la hâte une bouteille pour étancher sa soif lorsqu'un son d'origine féminine dans son dos parvint à ses oreilles, semblant contredire son homme de main. Se retournant, Pedro balaya la salle du regard, cherchant l'origine de cette voix.

Une belle brunette apparut dans son champ de vision mais son attention ce reporta sur un type qui quittait l'établissement. A quoi tout cela rimait ? Entre ouvrant la bouche, aucun son n'en sorti faute à cette étrange inconnue qui reprit prestement la parole. Elle semblait sereine, trop tranquille mais aussi et surtout... elle ne collait pas vraiment à la faune locale. Plissant les yeux, de Sousa se montrait soudainement méfiant mais aussi intéressé, comme l'étaient ses gars d'ailleurs. S'approchant, toutes les attentions semblaient rivées sur cet appétissant brin de femme. Elle voulait faire connaissance avec le pirate, mais pour qui se prenait-elle ? Elle allait voir très vite qu'on exigeait pas son attention, c'était lui qui décidait !

Il suffit qu'il adresse des regards entendus à ses sbirs pour qu'à l'unissons le groupe de forban s'approche dangereusement de l'importune demoiselle. Elle voulait être tranquille? C'était pas son soir, elle allait servir de dîner pour ses gars, elle aurait besoin d'une bonne condition physique parcequ'elle allait morfler pour son imprudence ! Mais soudain, alors que les mains s'approchèrent en nombre pour tâter la marchandise avant de la consommer, un pistolet apparut dans la main de la jeune femme dénommée Dolores puis le sol trembla, sommant ainsi au groupe de se montrer patient. Si les gars avaient faim? La castagne ça creuse bon sang!

Des rires s'élevèrent alors que les plus intrépides d'entre eux ne tinrent pas compte du premier avertissement. Pedro lui, légèrement en retrait, observait la scène et le second coup qui parti achevant brutalement toute véléité encore présente face à cette Dolores. A bien y réfléchir, même si la jeune femme se montrait gauche, la menace était à prendre au sérieux et ces dernières paroles laissaient à penser qu'il fallait éviter une seconde rixe pour ce soir.

Perçant ses propres rangs, de Sousa se posta devant le petit bout de femme avant de lancer des gestes d'apaisement à ses sbirs.

- Bon les gars, laissez la donzelle tranquille. J'vous en laiss'rais une p'tite par du dessert.


La demi douzaine de type sourirent à l'unisson dévoilant leur chico avant de dégager la zone pour chercher de quoi trinquer à la victoire de leur capitaine, laissant le duo en tête à tête. Pedro reporta son attention sur Dolores, à la fois dur, curieux et pas désintéressé Mouahahahah !

- Range ton canon ma belle, t'as pas l'air d'savoir t'en servir.

Il posa un main sur sa propre entre jambe avec un rictus taquin.

- Par contre s'tu veux faire connaissance avec mon calibre, t'as juste à t'mettre à g'noux et t'servir ! Ahahah!

Plaisanterie faite, comme tout bon pirate qui de respectait, Pedro dévora la donzelle su regard avant de reprendre.

- Bon, j'espère qu'tu nous envoi pas dans un traquenard. C'bien aimable d'nous laisser nous détendre avant qu'la cavalerie débarque. Mais tu veux quoi au juste? T'as pas l'air d'avoir froid aux yeux pour provoquer une bande de pirate. Tu sais qui j'suis? D'Sousa. Tu sais s'que j'fais aux crétins qui m'font perdre mon temps?

Il désigna le malheureux qui avant subi son courroux.

- Pour commencer t'as deux possibilités si tu veux qu'on cause : m'payer un coup ou r'lever tes jupons.
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Dolores de Rosse
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Sam 23 Sep - 19:31
Irys : 239958
Profession : Sbire de Ludwig Strauss
Daënar 0
Le pirate ne volait pas sa réputation, et s’en ventait allègrement. Il n’avait clairement pas peur du tout des menaces de la jeune femme, au contraire de ses hommes qui avaient bien compris l’idée véhiculée par les deux balles venues défoncer le planché. Malgré tout, Dolores ne pouvait se départir de son sourire, quand bien même elle l’aurait voulu. C’était tellement grisant ! Être à un cheveu de servir de distraction à un équipage entier, ça vous réveillait l’instinct de survie. L’homme était grossier, mais elle s’en fichait éperdument. Il lui avait donné l’occasion parfaite d’attirer encore un peu plus son attention, et elle n’allait pas se faire prier pour le surprendre, ne serait-ce qu’un peu. Rangeant, comme il l’avait demandé, son arme à sa ceinture, Dolores dépassa de Sousa pour héler le tenancier de ce coupe-gorge.

- Deux bouteilles de rhum, chef ! D’Sousa à soif !


Puis elle s’approcha nonchalamment d’un des seuls tabourets qui avait réchappé au massacre un peu plus tôt. Contrairement au sang-froid du tavernier qui tremblait comme un drogué en pleine redescente tout en apportant la commande de la demoiselle.

- Je veux pas simplement discuter, je veux faire une offre, alors je vais être généreuse. Lança-t-elle au pirate à mi-voix.

Puis d’un geste félin, elle prit appui sur le dossier du siège, et se souleva afin d’y prendre place, dévoilant au passage les secrets des plis compliqués de ses vêtements au seul regard de De Sousa. Elle s’amusait, par tous les héros de Daënastre qu’est-ce qu’elle s’amusait ! En équilibre sur un fil, au-dessus de dizaines de mâchoires baveuses, voilà une soirée parfaite ! Mais bon, il fallait vite déployer une autre carte que ses charmes féminins, où elle allait définitivement finir en casse-croûte.

- J’ai pas froid aux yeux, t’as raison. Ça te dit quelque chose, le récent massacre à Alexandria ? Des pontes de l’armement, tous au même endroit, et une bande de forbans qui entre subitement pour massacrer tout ça. Le souci, c’est que la prochaine fois, j’aimerai bien demander à d’autres personnes que l’Ordre de la Pénitence, là. A chaque fois faut trouver une combine pour qu’ils pensent faire le bien, c’est sacrément lourd…

Croisant les jambes, pour laisser tout de même un peu de valeur à ce qu’elle avait entre ces dernières, elle s’appuya contre le bar, lançant un regard empli de défi au capitaine pirate. Elle venait de faire monter la plus-value de sa parole, et ça c’était un bon point. Inconsciente ? D’avoir ainsi révélé ses méfaits dans le premier bouge venu ? Faut être idiot pour penser qu’un pirate bien plus recherché qu’elle se risquerait à la livrer aux autorités, en pensant être blanchi.

- Je suis sûr que t’aimerais bien pouvoir bouger plus tranquillement, non ? Mais viens donc boire d’abord !

Je joue à un jeu dangereux, d’accord, mais ça reste un jeu !


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Pedro de Sousa
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Dim 24 Sep - 13:48
Irys : 1553957
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Ma fois, l'attitude du Vieux Loup des Airs ne semblait pas déstabiliser cette Dolores qui n'avait pas froid au yeux. Mieux, elle se montrait surprenament nonchalante et déterminée. De Sousa lui avait offert 2 possibilités pour pouvoir s'offrir un entretien avec lui, qu'allait-elle choisir? Accoudé au comptoir, le barbu suivait la jeune femme du regard qui s'approchait, puis un rictus apparut sur son visage lorsqu'elle choisit l'option 2 : l'alcool. Patientant qu'on vienne le servir, il surprit alors Dolores à lui révéler quelques secrets de sous ses jupons alors qu'elle prenait place non loin, Pedro ne pouvant alors que lui offrir un sourire qui s'étira plus encore.

- Ahah! Alors là, si j'avais pensé un instant qu'tu choisirais l'un ou l'autre... Et bé, c'est qu'y en a sous ta carosserie!

Elle venait de gagner son intérêt et ce fut bien religieusement que le pirate écouta les révélations de la donzelle. A en croire son récit, c'était loin d'être une sainte on dirait, et tout portait à croire qu'elle cherchait des complices un peu moins regardant sur la méthode et les motivations. Pourtant, même si elle cherchait à le défier de son regard provocateur, le quadragénaire haussa des épaules.

- Ouai, j'ai entendu parler, mais franchement j'suis pas assez fou pour m'lancer dans une mission suicide. J'te tire mon chapeau pour ton coup d'maître quand même.

Evidemment elle avait anticipé le refus du Vieux Loup dzns un premier temps, classique car on ne lui apportait aucun élément d'intérêt personnel. Mais finalement, voilà qu'elle entre ouvrait une porte où allait forcément se faufiler le forban. Accordant crédit à son invitation, il se saisi d'un tabouret pour finalement le caler tout contre celui qui cherchait à s'attacher ses services.

- Allez file moi la bouteille.

Il fixa alors Dolores avant de poursuivre tout en lui tapotant furtivement l'arrière train qu'il laissa rapidement tranquille.

- T'es une brave bête Dolores et j'peux sûrement pas te dire le contraire, un peu d'air libre me f'rait du bien mais j'vois pas s'qu'une inconnue pour y faire tu vois? T'as rien d'une bureaucrate péteuse hein, mais t'es qui exactement hein?! Alors c'est quoi exactement ton plan? Mais j'te le dis direct' tu traité avec de Sousa et de Sousa est dûr en négo' alors j'espère qu't'as pas qu'ça dans ta b'sace pour m'convaincre.

Il leva ses mains à plat et mima le déséquilibre de la balance.

- 'norme risque d'un coté... pas assez d'avantages d'l'autre... Héhé

Il fini par attraper la bouteille offerte sans lâcher du regard la donzelle.



C'est qui l ' Patron, c'est qui !?? AHAH !!

×18
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Dolores de Rosse
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Dim 17 Déc - 18:05
Irys : 239958
Profession : Sbire de Ludwig Strauss
Daënar 0
Le pirate semble satisfait de mon numéro ! Eh bah parfait ! Il n’y a pas meilleur moyen de gagner les faveurs d’un brigand que de lui titiller ce dont il a pas le temps de s’occuper pendant qu’il fait son boulot de pillage. Ces compétences-là, c’était d’ailleurs ce que je recherchais en venant ici. J’ai trouvé un bien bel animal avec ce De Sousa, mais il reste encore à le convaincre. Enfin, je suis plutôt bien parti. Là, faut que je sorte ma dernière carte et j’espère qu’elle va suffire parce que sinon… je suis en peux en panne d’idées. Mais on va se montrer convaincante, hein Dolores !

Elle ne tressaillit même pas lorsqu’une main étrangère et calleuse lui tapota gentiment le postérieur, habituée qu’elle était à de bien pires indiscrétions de la part de la haute société d’Ünellia. C’était bien étrange d’ailleurs de voir un capitaine pirate faire preuve de plus de respect et de retenu que ces types. Mais nous n’étions pas là pour débattre de cela, et tandis que Pedro exposait les conditions de son aide, somme toute parfaitement légitimes, Dolores se donna du courage en se versant un verre de rhum dans la gorge d’une traite. Ça aussi, c’est quelque chose que l’on apprenait fort bien à Alexandria. Elle se retourna ensuite vers le pirate et esquissa un sourire joueur.

- Oh t’en fais pas, tu profiteras largement de mon plan, à la mesure de la place que t’y prends ! Pour faire simple, l’embouchure de ce fleuve, là, le Nolhy, elle est gardée par un gouverneur, perché sur la petite île qui sépare le fleuve en deux, tu me suis ? Un ami m’a rapporté que le pauvre avait perdu sa femme depuis… quoi, un an ? Bah tu vois, moi je veux devenir sa nouvelle femme. Et si je deviens la femme du gouverneur qui est chargé de filtrer tout ce qui entre et sort du Nolhy… ça fait bonne magie, tu crois pas ?

Elle s’était penchée plus avant vers le forban, tout en portant à ses lèvres pétillantes une autre gorgée du rhum frelaté. Franchement, il était tellement fort qu’il commençait déjà à lui empêtrer le crâne d’une multitude de nuages, mais il fallait qu’elle montre sa force, autant à Pedro qu’à tous ses hommes qui restaient interdits à leurs côtés.

- Je te promets de pouvoir entrer à l’intérieur de Daënastre comme si c’était chez toi, sans t’en inquiéter, je pourrais même te fournir, sur l’île en question, de quoi cacher de la contrebande ou des biens volés. En bref, si tu m’assures de ton appui et de ta discrétion une fois que je serais devenu la femme du gouverneur, tu seras chez moi comme si c’était chez toi… discrètement, encore une fois.


A l’extérieur de la taverne, des cris se faisaient entendre. Des appels à l’aide, des broutilles en somme. Ils étaient encore éloignés, et pratiquement imperceptibles à travers le brouhaha jovial qui émanait des soulards présents sur place. Mais Dolores attendait cette clameur depuis le début de leur échange. Il signifiait simplement que Joseph avait mené sa mission de diversion à bien.

Eh oui les gars, en plus je vous offre une distraction en or ! Mon cher majordome a dû déjà mettre le feu aux bâtiments les plus fragiles de ce port. Des entrepôts, des bouibouis comme celui-ci. Nan, franchement, je peux vachement t’aider Pedro, mais il faut que tu acceptes de m’aider en retour. Aller, par tous les héros de notre enfance, faites que ce plan se déroule sans accrocs… Je le vivrai mal de prendre un râteau, vraiment.


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Pedro de Sousa
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Lun 18 Déc - 10:11
Irys : 1553957
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Hébé, c'est qu'elle avait une bonne descente la Dolores! Didiou! Ce petit brin de femme était de plus en plus étonnant et ça, ça plaisait au Vieux Loup! D'ailleurs il n'avait reçu aucune giffle suite à son léger geste déplacé, gage qu'il semblait avoir une réelle importance pour cette femme ambitieuse! Oh mais bien entendu, il ne se faisait aucune illusion, il ne la trousserait sans doute jamais et ce sentiment se renforçait lorsqu'elle rentra plus en détails sur ces projets futurs afin de convaincre le quadragénaire de se rallier à sa cause. Elle parlait bien, elle savait convaincre, il était conscient qu'elle n'était pas novice en la matière.

Elle lui promettait un passe droit, des privilèges, un endroit où il pourrait cacher sa fortune aux yeux de tous. Comment refuser une telle offre? Elle lui offrait une certaine sécurité, toute discrète qu'elle soit. Evidemment, il ne réclamait aucun contrat officiel! Il était tout de même pirate et dans sa situation, il souhaitait gardé une certaine liberté. Mais un appui pour une cause de cette nature, cela n'avait pas grande incidence sur ces préceptes. Silencieux, il écoutait, sans l'interrompre jusqu'à entendre le vacarme qui rugissait dehors, signe qu'ils n'allaient pas pouvoir rester bavarder des heures durant.

- Bordel, t'es une petite chatte ambitieuse! Un Gouverneur?! Rien qu'ça!? T'as du cran! Tu sais aussi m'prendre par les sentiments!

Enfin les sentiments, vous aurez comprit que ce n'était réellement cela, mais c'était façon de parler quoi! Bref, Pedro cogitait tout en buvant au goulot par intermittence. Finalement, il posa le culot de la bouteille sur le comptoir avant de lisser sa barbe.

- Hmmm... Une femme de Gouverneur... un passe droit... une cache... va falloir que tu me dégotte une seconde identité hein! J'veux pouvoir circuler librement, même dans ton putain de palais qui pu l'or!

Il la jaugea une dernière fois de bas en haut avant de lui tendre la main pour conclure l'accord non sans une dernière petite condition.

- Dernière chose... quand ton artiso aura mordu à l'hameçon, t'me fr'a le plaisir de m'organiser une belle p'tite réception, grand luxe avec tes dames d'compagnies! Nan parc'que tu m'la f'ra pas, tu va être entour de p'tite guennilles en chaleur! J'lai veux tiré à quatre épingles, qu'ça pu la soie et les sous vêtements! Cherche pas à comprendre, ok?!

Il attendit qu'elle lui sert la pince avant d'organiser la retraite de ces hommes.

- Bon... c'quoi la prochaine étape? j'te suis, y a des choses à mettre en place rapidement si j'me trompe pas!?

Il était temps de prendre la poudre d'escampette, l'affaire était entendu et ses gars étaient prêt à regagner le vaisseau!



C'est qui l ' Patron, c'est qui !?? AHAH !!

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