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Chroniques d'Irydaë
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 Préférences culinaires [Mary E. Burrowes]

Saru Khan
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Sam 7 Oct - 18:04
Irys : 111932
Profession : Mercenaire
My'trän -2

Une journée magnifique non? Bien que l'Automne touchait à sa fin, le soleil luttait encore contre la grisaille de l'hiver. Le ciel éclatant qu'il présentait aujourd'hui témoignait de sa splendide victoire, et même si tous savaient que celle-ci n'était que temporaire, personne n'osait ternir la fierté de l'Astre flamboyant. La fraîcheur matinale était ainsi docilement tempérée par cette lumière éclatante, arrosant les habitants de Darga d'une timide félicité.

Seulement je m'en battais l’œil de ce foutu soleil. Cela faisait vingt bonnes minutes que je luttais pour ne pas me réveiller, tandis que cette lumière impudique frappait constamment à mes paupières. En général même le moins scrupuleux des marchands abandonnait devant une porte close, mais non! Madame persistait, exigeant que je m'extirpe d'un sommeil pourtant agréable. Remuant doucement mes muscles dans une énième protestation, je me rendis compte de l'état liquide de mon environnement. Un lac? Non, c'était bien trop chaud pour ça... chaud?
Oui, pour le coup j'ouvris les yeux sans hésitation, me redressant d'un coup sec afin de scruter mon environnement. Un panneau de bois supportait l'inscription "Bains publiques", Delkhi soit loué! Hormis une eau thermale, les origines possibles d'un liquide à pareille température étaient peu ragoutantes. Je tentai donc de retrouver Morphée, lorsqu'une violente claque m'arriva sur la tempe droite. Elle fut rapidement suivit d'une autre, puis d'une autre, jusqu'à ce qu'un malotru attrape mon crâne et s'en serve comme shaker. Malgré des années d'expérience, il y avait toujours ce verre de trop qui me rendait aussi dépourvu qu’un Yamaany devant une question à choix multiple. Que voulez-vous, la beuverie était un art retord. Quoiqu’il en soit, si je sentais bien les effets de ma cuite, je ne comptais pas me morfondre pour autant. Profitant d’être déjà dans un bain, je m’engouffrai totalement dans l’eau, espérant qu’une petite immersion raviverait ma mémoire. Qu'avais-je donc fait pour me retrouver dans pareil état?

Quelques heures plutôt

Le quartier de Suns ne souffrait d'aucun rival au sein de Darga. Comment un peuple aussi calme pouvait-il héberger la meilleure vie nocturne de My'tra? Seule le gryphon noir saurait résoudre ce mystère. Néanmoins, je ne m'en lamentais point, bien au contraire. Cette taverne m'hébergeait depuis plusieurs heures déjà, et mes années de pratique s'avéraient caduques face à la faune locale. Posé au milieu d'un groupe qui, une heure plutôt, étaient de parfaits inconnus, mes coudes se plantèrent soudainement dans la lourde table de chêne, tandis qu'une énième tournée de shots venait d'arriver. Ma face cherchait désespérément refuge dans mes mains moites, tandis que je réalisai ce que signifiait défier la légendaire descente des disciples de Suns.

"Désolé messieurs, mais je crois que j'ai besoin d'une pause."

Évidemment, ma voix pleine d'assurance ne trompa personne, et un fou rire général s'empara de l'assistance. Oui, je faisais piètre figure, mais au moins mes compagnons de fortune eurent la gentillesse d'éviter les railleries. De toute-façon je serai de retour assez rapidement. Je me mis donc en quête, clopin-clopant, de l'extérieur du bar. Ce dernier avait beau tanguer comme une frégate de mauvaise facture, j'arrivai sans la moindre chute jusqu'à la sortie. Ma cape de voyage sur les épaules, mes oreilles cachées dans ma capuche, je retrouvai avec un soupir de soulagement, la nuit douce et fraîche.
La tranquillité de la rue contrastait de façon presque absurde avec l'animation que je venais de quitter. L'air sain adoucissait déjà les troubles de l'ivresse, et la quiétude nouvelle servait de béquille à mes méninges un peu trop imbibées. Je m'installai dans une jouissance simple mais profonde, qui hélas, comme toute chose merveilleuse, ne dura pas très longtemps. Des aboiements inopportuns percèrent le silence aussi violemment qu'un orage. Aigus et stridents, ils indiquaient clairement l'insignifiance de leur source. Je n'eus qu'à tourner la tête, et baisser mon regard...

"Sale bête..."

En d'autres occasions j'aurais sans doute montrer plus d'empathie, mais là... Je m'en peignais la girafe qu'il soit scotché à sa laisse tandis que son maître vidait une énième bouteille. Tu pouvais protester sale cabot, mais nom d'un Bukh, fais le en silence!
M'approchant lentement de l'animal, j'attrapai d'un geste vif et précis son petit visage. Le crâne frêle tenait presque entièrement dans ma main, et la poigne de celle-ci signalait clairement les limites de ma patience. Oui, je l'effrayais, et mon sourire narquois témoignait du peu de valeurs que j'accordais à sa vie. Ma voix froide et sèche n'ajouta que plus de pathos à la scène, tandis qu'elle proférait un sombre ultimatum.

"Ta vie n'est sûrement pas facile petit, mais si tu y tiens... Ferme la!"

Les aboiements se transformèrent très vite en une complainte empreinte de terreur. Je ressentais les tremblements du chien à travers ma main, et pourtant je n'assouplissais nullement ma poigne. Je n'étais pas d'humeur clémente,  et cette boule de poils n'avait plus que quelques secondes pour conquérir le droit de vivre, et m'offrir par la même occasion un doux et calme Silence.
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Mary E. Burrowes
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Sam 7 Oct - 22:29
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Le soleil et la chaleur agréable de l'eau me firent doucement émergée des bras de Morphée. Sur quoi j'avais pu dormir ? Aucune idée, l'oreiller semblait confortable. Même sans savoir à qui appartenait en réalité le bras. Oh valait mieux qu'on sorte de là avant que le propriétaire arrive pour ouvrir. Je me relevais lentement pour ne pas trop remuer la tête. Lendemain de soirée difficile ? Heureusement j'avais un mélange de plantes à boire à la maison qui m'aiderait pour le reste de la journée. Le plus dur serait de faire le chemin jusque là-bas.

Au fur et à mesure, ma vision fait le point sur la salle où je me trouve. Mes cheveux sont vraiment en bataille et je replonge la tête en arrière dans l'eau chaude pour essayer de les rassembler dans un ordre approximatif. Nos affaires sont sur le côté du bassin. Tant mieux, là au moins ce serait facile de les trouver. Et puis, avec la fraîcheur du mois d'octobre, c'était très agréable cette eau chaude. Par les architectes, j'ai la dalle aussi !

Hum... tu te souviens où on a mis les manteaux ? Et mes chaussures ? Faut qu'on dégage avant l'ouverture. demandai-je en regardant les éléments manquants.

Je secoue... j'sais-plus-son-nom-mais-ça-va-revenir, d'une main pour obtenir son réveil et sa coopération une fois pour toute. Je ne pouvais pas exactement le planter là quand même. Même si les événements de la veille sont plutôt flous, je suis presque sûre que les bains chauds c'était mon idée...

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Ta vie n'est sûrement pas facile petit, mais si tu y tiens... Ferme la!
Ca va? Tu prends pas trop de risques, le gros dur ? lâchai-je accompagnée de mon verre de vin de Zolios en plein sur la tête de l'idiot par terre.

C'était assez regrettable pour le verre de vin d'ailleurs. Mais je n'avais rien d'autre à lancer dans les mains, alors ça allait faire l'affaire. Forcément, je n'avais pas pu rater la panique du petit être sans défense devant cette espèce de brute en passant dans la rue. Le guerrier, que je n'avais jamais croisé, bloquait presque la moitié du pavement assis de tout son long comme ça. Surement une tentative un peu veine de vouloir prendre l'air après un début de soirée trop violent ? Ca ne lui attirerait certainement pas ma sympathie. Si j'avais pu le gifler tout de suite je l'aurais fait. Une chance que l'alcool n'ait pas complètement annihilé mon instinct de conservation parce qu'il devait être vachement plus grand que moi.

Viens là tu ne risques rien, promis...

Avec douceur, je récupérais le petit animal des main de son bourreau pour le rassurer un peu. Je caressais doucement sa tête et vérifiais qu'il n'avait pas de séquelles de l'attaque de l'autre brute. Non, bon au moins... c'était un début. Je relevais quand même un visage accusateur vers l'homme du milieu de la rue. Autant ne pas le laisser là ou cet idiot était capable de recommencer. Et c'était bien sa faute et non celle du chien s'il avait trop bu pour supporter deux petits aboiements.

Bon, viens, je vais à un endroit ou l'alcool est meilleur et tu pourras couper si tu ne supportes plus. dis-je en reprenant ma marche à demi comme un ordre en réalité, la chaleur des nuits de Süns aidant à ma résolution. Hey tu comptes traîner tes fesses ici toute la soirée ou tu veux que j'appelle les mecs à l'intérieur pour te border ?

Cette fois, j'étais venu prendre sa main pour l'aider à me suivre. Non, il ne réagissait pas assez vite à mon gout. Et maintenant à cause de lui j'avais plus rien à boire, alors c'était pas le moment de traîner.




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Saru Khan
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Dim 8 Oct - 17:51
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L'eau chaude m'enlaçait doucement, chassant ma migraine naissance tout en apaisant, petit à petit, les effets de ma nuit mouvementée. Cette même soirée ne tarda pas à me rattraper, lorsqu'une voix inconnue résonna à mes côtés. Je crus d'abord rêver en entendant parler de manteaux et de bottes, mais la main ferme qui agrippa mon épaule écarta derechef l'hypothèse du mirage. Tout en sortant ma tête du milieu marin, je regardai l'invité surprise avec une stupeur qui, rapidement, se maquilla d'un léger sourire.

"Hum... bonjour mademoiselle."

Oui, ma voix endormie témoignait fidèlement de l'engourdissement de mes sens. Pourtant, vu sa réaction, je n'avais sûrement pas répondu à la question. Qu'est-ce qu'elle voulait déjà? Qu'importe, mon regard scruta rapidement les alentours, s'assurant qu'un autre inconnu ne surgirait pas lui aussi de nul part, avant de se porter sur ma compagne d'aventure. Un sourire s'était définitivement logé sur ma face tandis que je ne pouvais lever mes yeux de cette œuvre d'art. Je m'étais déjà réveillé aux côtés de belles inconnues, mais celle-ci était une preuve vivante du perfectionnisme d'Orshin. L'eau relativement claire me permettait d'admirer bien plus que son visage, et je ne m'en privai point, mes bras prenant appuis sur le rebord du bassin afin de me fournir une position plus confortable.

"Inutile de prétendre me souvenir de quoique ce soit dans l'immédiat... Je m'appelle Saru, et toi?"

Je faisais de mon mieux pour masquer ma migraine naissante, pourtant, ma main ne put s'empêcher d'agripper mon visage lorsque l'ombre offert par un nuage salvateur se dissipa soudainement. J'eus au moins la présence d'esprit d'éviter une grimace, me contentant de m'enfoncer un peu plus dans la douceur du bain. Je ne partageais évidemment pas la frénésie matinale de mon interlocutrice.

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Ça va? Tu prends pas trop de risques, le gros dur ?

Cette voix impérieuse perça le silence nocturne, brisant par la même occasion ma poigne toujours plus forte. La surprise me fit tourné la tête vers l'origine de ce nouveau bruit. Mauvaise idée, car le vin rouge passa dans l'ouverture de ma capuche pour m'arriver en plein visage. Sérieusement? D'abord un cabot chanteur d'opéra, et maintenant une gosse en furie? Dame chance avait décidé de se payer ma tête, et faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je ravalai ma rancœur et essuyai l'alcool avec ma cape.
J'entendais bien l'oiseau criard qui chantait à mes côtés, mais vu que je ne pouvais décemment pas frapper une gamine, je me contentai de la laisser brasser de l'air, jusqu'à qu'elle se fatigue, et me laisse à ma quiétude. Au moins elle m'avait débarrasser de cette contrefaçon de chien. Pourtant, alors qu'elle semblait sur le point d'en finir, une main ferme m'arracha du sol pourtant confortable. Bon sang qu'elle poigne! L'étonnement m'enleva toute volonté de résister, et pour la première fois, je posai les yeux sur "l'enfant".

"Définitivement pas une gosse!"

Et merde, avais-je pensé à haute voix? Pas trop sûr de moi, je me contentai d'un silence gêné, tandis que je suivais docilement mon guide nocturne. Mon regard la passait au radar, devinant sous ces vêtements nocturnes une musculature certes fine, mais bien plus développée que ne le suggérait sa silhouette. Les multiples accessoires tribaux l'accompagnant lui donnait un cachet sauvage, sans rien enlevé à sa féminité. Bien au contraire, ils mettaient en valeur ses mains fines aux ongles presque blanc, sa chevelure brune, et ses lèvres charnues. J'aurais pu continuer ma contemplation, quand un détail plutôt comique brisa ma concentration.

"Hum... personnellement je m'en fous mais... Les propriétaires de cette boule de poils ne risque pas de la rechercher?"

Oui bon, je n'étais pas vraiment en position de la taquiner, d'autant plus que je m'en foutais royalement du sort de cet animal. Mais j'étais un peu saoul, aussi pouvais-je me permettre un sourire provocateur. Me libérant un instant de la prise de ma "gardienne", j'ôtai ma capuche, révélant, en même temps que mon nom, les multiples tatouages qui parcouraient ma face. Oui, je cherchais évidemment un moyen de briser la glace, et à ce qu'il parait une tête humaine était plus conviviale qu'une ombre encapuchonnée.

"Je m'appelle Saru Khan. Et toi? Sauveuse de chien nain, quel est ton nom?"

La lumière tamisée des ruelles donnaient un certain romantisme à la scène. Pourtant, je ne cherchais pas à lui faire la court, ou du moins pas tout de suite. Cet interlude était une tentative maladroite de gagner un peu de temps, me laissant ponctionner quelques gorgées salvatrices dans la gourde d'eau qui trainait sur mes hanches. S'il fallait que je recommence à boire, ces quelques minutes ne seraient pas de trop!
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Mary E. Burrowes
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Mar 10 Oct - 12:51
Irys : 860065
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


Le manque flagrant de réaction du corps à mes côtés me fit pousser un léger soupir. J'espérais quand même qu'il n'étais pas en comas avec l'alcool ! J'aurais l'air malin moi si je devais aller chercher des serviteurs de Möchlog. Ou alors je le laissais là jusqu'à ce que quelqu'un vienne le récupérer ? Mouais, non quand même pas. Je n'avais pas ce qu'il fallait pour être aussi froide et déguerpir après une nuit passée avec quelqu'un.

Hum... bonjour mademoiselle.

Ah bah il était bien vivant et ... pas du tout réveillé, mais au moins, je pouvais interagir avec lui maintenant. Elle regarda le jeune homme se réveiller et se mettre à sourire avec un air... que n'importe quelle femme aurait pu choisir de définir comme totalement insultant ou très flatteur. Je ne pouvais m’empêcher d'être amusé pourtant, toujours positive, même quand une barre tapait sévèrement contre mon front. Et puis... ce n'était pas une vision désagréable alors je pouvais bien lui laisser quelques secondes pour émerger des bras de Morphée. Ça plus le taux d'alcool dans son sang autant que dans le mien n'aisait pas à la fulgurance de son esprit quand même.

Inutile de prétendre me souvenir de quoique ce soit dans l'immédiat... Je m'appelle Saru, et toi?
Melly et dans l'immédiat, bouge tes fesses ! On va prendre un p'tit déjeuner, ça te fera du bien...

Et à moi aussi. J'étais certaine qu'il y avait une auberge sympa à quelques rues à peine du bain public. Je me levais pour aller récupérer mes affaires. Sur le tabouret, à côté de la piscine, je pris une des serviettes blanches pour m'essuyer rapidement et ne pas tremper mes vêtements en les remettant. Une fois terminée, je posais le tissus sur le côté en la repliant correctement avant de mettre mon pantalon et de le fixer avec une ceinture large en cuire. Et plus qu'à passer  mon haut et ce serait bon. Et lui... qu'est ce qu'il faisait là ?

Par contre, si tu comptes vraiment rester, il faut que t'apprennes à boire, et ne dis plus jamais à une femme que tu ne te souviens de rien. Il y en a qui pourrait te brûler vif pour ça.


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L'inertion du jeune homme m'énervait. J'étais beaucoup trop énergique ce soir. Alors, il allait devoir suivre, d'une façon ou d'une autre. L'alcool me rendait encore plus déterminée et têtue qu'à l'accoutumée. J'en étais consciente, mais je n'avais aucune envie de refrénée mes instincts. En plus, il l'avait mérité cette espèce de brute.

Hum... personnellement je m'en fous mais... Les propriétaires de cette boule de poils ne risque pas de la rechercher?
Moi aussi j'en fous, ils avaient qu'à pas le laisser tout seul dehors.

Il allait pas se faire ma conscience maintenant non? Je savais où j'allais. Nous étions dans le quartier d'une tribu qui tenait une buvette plus loin dans la rue. Arrivée devant je m'arrêtais et sortait quelques Irys pour payer les consommations, du vin léger mélangé à du jus de fruit frais. Ca avait le mérite de bien passer et de réveiller grâce aux fruits légèrement acide.

Je m'appelle Saru Khan. Et toi? Sauveuse de chien nain, quel est ton nom?
Mary... ou Melly si tu arrête de t'attaquer aux animaux sans défense. Si tu sais pas supporter le vin de Zolios, ils y sont pour rien. Deux verres s'il vous plait ! Et le chien, il doit être à quelqu'un de votre tribu dans la taverne plus bas dans la rue.

Devant la buvette une femme d'une cinquantaine d'année qui prit le chien en me remerciant. Quelques secondes plus tard, je tendais un verre à Saru avec un sourire en quittant le lieu pour marcher tranquillement dans les rues. J'avais bien compris qu'il avait besoin d'un peu d'air après tout, et la fête où je souhaitais me rendre était beaucoup plus loin. Enfin une dizaine de minutes à pieds environ. Ca laissait le temps de faire connaissance au moins un peu.

Bon... je suppose que tu ne connais pas Darga? Tu viens d'où déjà ?





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Saru Khan
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Jeu 12 Oct - 16:54
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Melly et dans l'immédiat, bouge tes fesses ! On va prendre un p'tit déjeuner, ça te fera du bien...

Melly! Comment avais-je pu oublier ce surnom que j'avais si vaillamment mérité? Bon, l'on pouvait discuter de cette prétendue vaillance, mais ce n'était pas le sujet. La gente dame s'activa aussi, décidée à m'ôter toute chance de retomber dans ma langueur. Oui, j'aimais bien me prélasser le matin, et encore plus le lendemain d'une cuite... mais nenni! Son dynamisme ne put que me contaminer, et je n'émis qu'un soupir vaincu comme seul protestation. Je m'extirpai à mon tour du bain, offrant ma tenue d'Adam au chanceux spectateur. Tandis que je me séchais doucement avec une des serviettes, mon regard ne pouvait quitter la luciole qui brillait à mes côtés. La belle avait beau se presser, elle n'en restait pas moins attirante. Tandis qu'elle s'habillait, je me rapprochai petit à petit, ayant pour toute pudeur un pagne de fortune fabriqué avec une des serviette.

Par contre, si tu comptes vraiment rester, il faut que t'apprennes à boire, et ne dis plus jamais à une femme que tu ne te souviens de rien. Il y en a qui pourrait te brûler vif pour ça.

Voila ce qu'on appelle se faire couper dans son élan. Je restai bien deux secondes immobile après cette remarque, la galanterie que je m'apprêtas à énoncer je trouvant plus le courage de franchir ma bouche. Un sourire me permit de reprendre mes esprits, tandis que frottai la tête, l'air faussement gêné.

"J'avoue avoir un peu sous-estimé les fils de Suns. Ceci dit pour mon aveu... Je pensais que les femmes appréciaient la sincérité non?"


Oui j'étais conscient que ça ne valait pas un clou, mais que voulez-vous, j'étais du genre taquin. Et puis je ne comptais lui laisser le temps de réagir, car déjà ma main attrapa une des sienne, tandis que je raccourcis encore plus la maigre distance qui nous séparait.

"Je n'ai rien contre un pti dej... mais je pense que nous avons encore un peu de temps avant l'ouverture non? Je peux peut-être me faire pardonner?"


Voici le genre de remarque typiquement machiste qui m'avait toujours valu un râteau. Oui, je prétendais que profiter de ma était forcément une expérience agréable, et que toutes les femmes ne rêvaient que de cela. Pourtant elle s'était bien réveillé à mes côtés, et si je ne me souvenais pas exactement pourquoi, cela présupposait qu'elle n'était pas du genre à s'offusquer d'un peu d'humour noir.

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MaryMelly, mais c'est que ça sonnait bien ça! Oui, mon attention se détourna au moment où elle se mit à parler d'animaux inoffensifs. Tout d'abord ça avait des griffes, et des crocs, alors certes vu la taille du cabot, il ne valait pas grand chose contre un homme adulte, mais de là à le qualifier de sans défenses... Heureusement, un verre de vin vint coupa court à ma réflexion. Je pris soin de vider un grand verre d'eau avant de quitter la taverne, puis je m'essayai au nouveau breuvage.

Bon... je suppose que tu ne connais pas Darga? Tu viens d'où déjà ?
"Ce n'est pas ma première fois dans cette ville... Mais bon, c'est vrai que je ne suis jamais resté assez longtemps pour la connaître vraiment."

Quand à mon origine, je m'arrêtai quelques secondes, montrant pour la première fois une touche de méfiance sur mon visage auparavant avenant. J'examinai brièvement la demoiselle... non, elle ne pouvait pas savoir. Et puis au diable la prudence, j'avais bien trop bu pour cela.

"Je viens des terres du puissant Dekhi! J'ai d'ailleurs passé beaucoup de temps à Busad avant de me faire expulser. Pour mauvaise conduite!"

Un éclat de rire m'échappa alors même que je finissais ma phrase. La vérité n'était pas si loin ne réalité, mais dans l'immédiat rien ne pouvait indiquer à la jeune femme que ma "faute" relevait d'autre chose qu'une dispute d'ivrogne. Et puis bon, pourquoi j'étais le seul à subir un interrogatoire déjà?

"Et toi Marymelly? Tu vis dans le coin?"

Alors que nous continuons d'avancer, notre route croisa un autre chien chien confiné à sa laisse. Il n'aboyait pas, et pour tout dire il ne semblait pas le moins du monde gêner par sa situation. Seulement je ne pouvais laisser passer pareil occasion. M'accroupissant en un éclair, et manquant de faire tomber ma boisson par la même occasion, je caressai l'animal tout en offrant un regard tant empreint de piété qu'il en devenait absurde.

"Celui-ça aussi on le sauve madame?"
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Mary E. Burrowes
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Ven 13 Oct - 17:39
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Au moins mon "cavalier" avait finalement déniait se lever. Un léger sourire ornait mes lèvres tout en le voyant se rapprocher lentement. Mais malgré cette tentative de romantisme, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire en voyant le grand guerrier déstabilisé par ma remarque. Je n'avais pas ma langue dans ma poche comme d'habitude est-ce que ça aussi il l'avait déjà oublié.

J'avoue avoir un peu sous-estimé les fils de Suns. Ceci dit pour mon aveu... Je pensais que les femmes appréciaient la sincérité non?
Heureusement que je ne suis pas une fille de Süns alors...et je crois qu'elles aiment l'honnêteté quand elle nous convient.

Je me laissais faire quand il m'attira vers lui avec malice. Les femmes n'étaient pas si simple que cela. J'étais persuadée d'en connaître certaine qui l'aurait viré avec pertes et fracas. Les filles de Süns comme il les appelaient, étaient certes délurées le soir. Mais la journée, tout le quartier ne devenait qu'un poumon qui respirait pour servir le griffon blanc, sans aucune réserve et avec la rigueur nécessaire à sa magie. Il aimait prendre des risques décidément. Peut être que c'était pour cela que je le trouvais aussi plaisant qu'hier soir. Ce n'était pas désagréable qu'un homme comme lui me fasse à nouveau la court. Même si forcément déjà nu c'était un peu plus simple.

Je n'ai rien contre un pti dej... mais je pense que nous avons encore un peu de temps avant l'ouverture non? Je peux peut-être me faire pardonner?
Oh tu crois que tu peux ? demandai-je en relevant le visage vers lui sur un air de défi.

Est-ce qu'il oserait commencer ce qu'il disait ? Je n'en savais rien mais cela m'aurait amusé de le savoir. Nous n'avions pas vraiment le temps de traînasser, malgré ses paroles je le savais parfaitement. Mais maintenant, moi au moins j'étais presque habillée et si quelqu'un arrivait je n'aurais pas à courir en ville en pagne.

Moi, je crois que ce serait plus sage de voir ça une fois qu'on aura quitter cet endroit soufflai-je en me hissant malicieuse jusqu'à son oreille d'une voix enjôleuse.


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Ce n'est pas ma première fois dans cette ville... Mais bon, c'est vrai que je ne suis jamais resté assez longtemps pour la connaître vraiment.

J'hochais de la tête, imaginant parfaitement ce qu'il voulait dire. Même certains des habitants de la capitale ne connaissaient rien d'autre que leur propre quartier. Alors en tant qu'étranger, je n'osais pas imaginé la complexité que pouvait représenter les rues de Darga. Pas par leur organisation, surtout qu'à cause du style de leurs habitants, chaque quartier était bien différents les uns des autres, et souvent reconnaissables au premier coup d’œil. Mais à l’intérieur de chaque quartier c'était une tout autre histoire. Et vu comme Saru était alcoolisé, le quartier de Süns devait effectivement lui apparaître comme un grand labyrinthe avec beaucoup de monde et beaucoup de fêtes.

Je viens des terres du puissant Delkhii! J'ai d'ailleurs passé beaucoup de temps à Busad avant de me faire expulser. Pour mauvaise conduite!

Si j'avais senti l'hésitation de Saru, je passais bien vite dessus en entendant son explication. Un sourire amusé et curieux orna rapidement mes lèvres. Qu'est ce que pouvait bien être une mauvais conduite à Busad ? Se mettre à boire l'eau de Dalaï et dire qu'on appréciait ça ? Pourtant il détourna rapidement la conversation vers moi. Et pour une fois je n'allais pas faire la difficile.

Et toi Marymelly? Tu vis dans le coin?
Oui j'habite pas très loin avec ma tribu depuis que je suis née. Notre Gharyn et notre Khorog avait élu au conseil il y a longtemps. Maintenant je suis messagère donc ça m'arrive de me balader surtout dans Suhury et Zolios pour le moment.

Je buvais une gorgée du vin sucré avant de voir Saru s'accroupir d'un coup. Je n'avais même pas vu le chien en réalité. Mais la gentillesse qu'il mit dans le geste pour le caresser me plut malgré moi. Peut être que finalement ce n'était pas qu'une brute ivrogne? A nouveau pourtant j'éclatais de rire à sa question.

Celui-ça aussi on le sauve madame?
Ce n'est pas la peine personne ne le maltraite lui. Et puis sa maîtresse est juste là. C'est pour ça qu'il n'a pas l'air paniquée. Est-ce que tout les serviteurs de Delkhii ne sont pas censé être passifs et laissés les choses se faire toutes seules ?

Tout en m'accroupissant je sourit à la femme qui surveille du coin de l'oeil son petit chien et la désigne à Saru par un signe du menton. Le petit animal est tellement content qu'on s'occupe de lui qu'il tente de lécher le visage du guerrier avec entrain.

Tu as fait peur au petit tout à l'heure. En plus, son maître ne lui avait rien expliqué et ne lui avait rien laissé à boire. Celui là est parfaitement tranquille... Tu vois?




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Saru Khan
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Dim 15 Oct - 12:16
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Et ben, elle doutait de mes capacités? Décidément, cette jeune femme ne manquait pas de piquant. D'abord il fallait que j'apprenne à boire, et maintenant on prétendait m'instruire dans des domaines plus primaires? M'enfin, si elle se faisait mon professeur, pourquoi pas? Tandis que la belle se rapprochait, je sentais déjà un frisson de plaisir parcourir mon corps. Ses lèvres se rapprochaient lentement de mes oreilles, son souffle frôla ma peau...

Moi, je crois que ce serait plus sage de voir ça une fois qu'on aura quitter cet endroit

Douche froide... Elle jouait avec moi en parfaite femme fatale, et force est de constater que je faisais une parfaite poupée. Fort bien, je laissai donc mon interlocutrice pour, moi aussi, enfiler autre chose qu'une serviette de coton. Comme dame fortune ne jugeait pas suffisant de me marteler le crâne, elle envoya également un visiteur inopportun. Des éclats de voix résonnèrent près de l'entrée du bain, confirmant les craintes de ma compagne du moment. Par réflexe, je frappai violemment le sol avec mon pied droit, surélevant légèrement la pierre en dessous de la porte de la salle des bains. J'aurais pu bloqué l'accès avec un mur, mais je voulais simplement gagner du temps, pas créer un incident diplomatique.

"Bon ben tu avais raison! Une idée pour nous sortir d'ici?"


Alors que je finissais d'enfiler mon pantalon, je regardai tout de même aux alentours, remarquant une fenêtre suffisamment large pour offrir une issue de secours. Sa hauteur la rendait normalement hors d'atteinte d'une main humaine, mais les architectes avaient depuis longtemps affranchis les My'trans de ce genre de limite.

"Tu vois cette fenêtre là-haut?" Mon doigt indiquait au même moment l'objet en question.Je peux nous créer un accès, mais bon, ça ne sera pas forcément très discret."

Je venais de finir d'ajuster la corde qui me servait de ceinture, quand un choc violent se fit entendre sur la porte menant à notre retraite nocturne. Quelqu'un essayait de forcer l'entré et nul doute que mon petit artifice ne saurait nous gagner plus que quelques minutes. Enfilant mon manteau en vitesse, j'attrapai en courant le reste de mes affaires, puis saisissant fermement son bras, j'emmenai Melly en dessous de la fameuse fenêtre. Posant mes mains au sol, je pris une profonde respiration, bénissant au passage les constructeurs de l'endroit qui avait choisi la pierre comme revêtement. Un pilier de roche naquit à nos pieds, nous surélevant jusqu'à la fameuse issue de secours. Un peu d'huile de coude, et celle-ci fut ouverte, donnant, par le plus grand des hasards, sur une toiture salvatrice. Je bondis sans hésitation, habitué à ce genre d'exercice, puis, me retournant, j'offris ma main en soutien à ma complice.

"Ne t'inquiète pas, c'est certe un peu haut, mais je ne te laisserai pas tomber."

Elle n'avait sans doute pas besoin de mon aide, mais pour ma défense, j'ignorais tout de ses capacités. Et puis si elle m'avait supporté jusque là, ce n'était sûrement pas une attitude un peu trop protectrice qui allait la vexer.

----------------------

Elle vivait donc entre Zolios et Suhury... cela expliquait sans doute pourquoi elle connaissait aussi bien ce quartier. Vu son tempérament, elle correspondait bien plus à une disciple du Gryphon blanc plutôt que de la Chouette, mais j'étais moi même un spécimen particulier, aussi ne pouvais-je prétendre deviner ses croyances par son comportement.

Ce n'est pas la peine personne ne le maltraite lui. Et puis sa maîtresse est juste là. C'est pour ça qu'il n'a pas l'air paniquée. Est-ce que tout les serviteurs de Delkhii ne sont pas censé être passifs et laissés les choses se faire toutes seules ?

Juste là? Et ben, comment avais-je fait pour la manquer? Malgré la proximité de ma guide du soir, je ne me gênais point pour ausculter l'autre demoiselle. Elle était plutôt jolie, et le sourire qui lui fut adressé servait autant d'excuse que...d'invitation? Quoiqu'il en soit mon attention se reporta rapidement sur Melly, tandis qu'elle évoqua la légendaire passivité de ceux partageant mes croyances. J'ignorai volontairement cette question, pour l'instant, mais je comptais bien y revenir plus tard. Hors de question que moi, Saru Khan, laisse pareil préjugé évoluer dans mon sillage.
De toute-façon, une langue baveuse capta soudainement mon attention. Et ben, on ne pouvait pas dire que cette petite chose ne manquait pas de courage. En général, les animaux avaient bien d'autres réactions que la sympathie à mon égard, mais il faut croire qu'Orshin avait doté celui-ci d'une tolérance toute particulière. Plutôt que de réprimander, je lui caressais une dernière fois le crâne, puis invitai MaryMelly à reprendre la route.

Tu as fait peur au petit tout à l'heure. En plus, son maître ne lui avait rien expliqué et ne lui avait rien laissé à boire. Celui là est parfaitement tranquille... Tu vois?

"Ah bon? Et il t'a raconté tout ça avant ou après t'avoir donné son avis sur la qualité du vin de Darga?"

Oui, mon ton était un peu sarcastique, mais après tout ce n'était pas tous les jours que quelqu'un prétendait parler aux animaux. Les informations que j'avais glané jusqu'alors ne me laissait en rien penser qu'il s'agissait d'une adepte d'Orshin, et d'ailleurs je n'en avais pas rencontré énormément lors de mes aventures, et encore moins dans les rues des grandes villes. Je ne lui laissais toutefois pas le temps de répondre, car il était temps de l'informer de son erreur.

"Pour ce qui est de Delkhi. Beaucoup d'entre nous se complaisent effectivement dans la passivité. Mais...

Mes mains rejoignirent rapidement les hanches de ma partenaire, tandis que je la soulevai d'un coup, la tenant aussi élégamment qu'un héros sauvant une princesse en détresse. Sauf que j'avais sous-estimé le degré d'alcool dans mon sang, et mon équilibre précaire m'emmena rapidement sur le mur le plus proche. Mon dos accusa le choc, protégeant Mary, tandis que je n'avais nullement relâché mon emprise.

"Si la patience de Delkhi a créé les montagnes, sa colère secoue sans peine l'immensité de ses œuvres. Nous ne sommes pas tous des abrutis masquant leur lacheté sous un pacifisme absurde."

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Mary E. Burrowes
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Jeu 19 Oct - 15:14
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Le bruit de porte derrière nous me fit légèrement sursauter. Cassir n'allait pas apprécier si on me retrouvait ici. Saru réagit bien plus rapidement que je ne m'y étais attendu vu le réveil difficile du jeune homme. La porte bloquée, j'enfilais mon haut avant d'aviser la fenêtre dont il parlait.

Tu vois cette fenêtre là-haut? Je peux nous créer un accès, mais bon, ça ne sera pas forcément très discret.
Du moment qu'on sort d'ici avant qu'ils arrivent ça me va!

Je prenais sa main et m'accrochais légèrement à lui alors que nous nous placions sous la fenêtre et que le don de Dalkhii du jeune homme nous plaçait à hauteur. J'avais tout d'une petite fille en détresse sauvée par un fier guerrier en ce moment. Position que je n'appréciez pas réellement de prendre à l'accoutumée, mais quand on en avait réellement besoin... ce n'était pas si mal ! Et puis, je n'avais pas encore oublié ce qui se trouvait sous les vêtements du représentant de Delkhii dont la vu n'était pas du tout désagréable. Je sursautai à nouveau en entendant quelqu'un tambouriner d'un coup sur la porte bloquée par Saru. Le guerrier lui passa souplement par la fenêtre avant de me tendre la main.

Ne t'inquiète pas, c'est certes un peu haut, mais je ne te laisserai pas tomber.
Tu as intérêt. Passe par là.

Je prenais sa main, plus pour lui faire plaisir que par réel besoin. Une fois sur le toit à demi plat, je resserrai ma main sur celle du guerrier avant ed partir en tirant vers le bord de la toiture. En arrivant au bout, je sautai sans hésitation sur le toit adjacent, agile comme d'habitude, il ne nous fallut qu'une ou deux minutes pour arriver sur un toit totalement plat, légèrement plus bas que celui que nous avions quitté.

Attends une seconde... soufflai-je à Saru en plaçant mon index sur mes lèvres pour illustré mon propos.Je pense qu'on peut descendre par là, ce ne sera pas fermer.

Mon oreille se plaça contre la porte qui donnait sur l'espèce de terrasse autant pour entendre les bruits que pouvait faire les gens dans la maison que pour vérifier ne ressentir aucune émotion qui en provenait. En quelques coups j'ouvrais la porte et fit signe à Saru de rentrer rapidement. A pas légers, je traversais rapidement la maisonnée sans toucher à rien pour arriver dans la rue. L'agitation était déjà palpable malgré l'heure matinale ce qui nous évita de nous faire remarquer en sortant de cette maison où nous n'avion rien à faire.

Bon ça c'est fait... Rien de tel qu'un peu d'excercice le matin. Je paris que tu as besoin dque je te raccompagne maintenant ? Ou tu retrouveras ton chemin ?


✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾


Ah bon? Et il t'a raconté tout ça avant ou après t'avoir donné son avis sur la qualité du vin de Darga?
Non, je l'ai ressentit c'est tout. Il était terrorisé...Orshin devait vouloir que tu le laisses tranquille. répliquai-je en tirant la langue au guerrier désagréable.

Nous avancions toujors dans les rues de la capitale. J'étais plutôt joyeuse malgré tout. Je savais que peu de My'tran faisait autant attention aux créatures que les serviteurs de l'arachnide, mais si j'avais seulement pu ouvrir un petit peu l'esprit de Saru c'était déjà une victoire. J'avais déjà un peu oublié l'endroit où je devais me rendre avant de rencontrer le jeune homme, mais j'étais presque sûre que peu importe où nous nous retrouvions du moment qu'il y avait à boire, il ne m'en voudrait pas trop. Quoique, peut-être que je l'avais plus vexé que ce que je croyais...

Pour ce qui est de Delkhi. Beaucoup d'entre nous se complaisent effectivement dans la passivité. Mais..

Soudain, je sentis deux mains assez puissantes m'emportaient agréablement contre le corps de l'adepte alors que je décollais du sol avec une facilité déconcertante. Le geste aurait pu être romantique si le guerrier n'avait pas perdu son équilibre juste après. Pourtant, les quelques pas qu'il fit avant d'heurté avec une certaine dureté le mur me firent pousser un éclat de rire au milieu de la nuit de Darga. Un rire léger qui sentait surement autant mon amusement que l'alcool que j'avais consommé, mais personne n'était là pour s'en soucier.

Si la patience de Delkhi a créé les montagnes, sa colère secoue sans peine l'immensité de ses œuvres. Nous ne sommes pas tous des abrutis masquant leur lacheté sous un pacifisme absurde.
J'ai la chance de ne pas être tombé sur l'un de ceux là alors... répondis-je en passant mes mains derrière sa tête pour vérifier qu'il n'avait rien après ses cabrioles d'alcoolique.

Tout en tâtant l'arrière du crâne, je passais mes doigts dans les cheveux mi-longs bouclés du guerrier de la terre. Et puis maintenant que j'étais à sa hauteur, je me penchais vers lui avant de glisser jusqu'à son oreille.

Mais du coup... qu'est ce qu'un guerrier de Delkhii aussi actif pourrait proposer perdu dans le quartier de Süns ? murmurai-je joueuse.

Une fois le son de ma voix éteint, ma langue se permis de venir goûter la peau du lob de l'oreille que je venais de titiller. La nuit de ce lieu n'était pas le moment de nous libéré et de découvrir les autres cultures mytranes ?




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Saru Khan
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Mar 24 Oct - 18:41
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Pendant un instant, elle accepta de jouer le rôle de la dame en détresse, mais l'agilité dont il fit preuve plus tard montrait bien que ce n'était point son costume habituel. Je nous avais offert une issue, mais la belle prit rapidement le flambeau, virevoltant sur les toits comme une danseuse d'Asmigal. Je la suivais donc sans mots dire, bien que mes lèvres formèrent un sourire satisfait. Charmante et drôle, elle avait en plus les ressources d'une aventurière! J'avais décidément trouvé une perle rare.
Nous entrâmes donc dans une demeure étrangère, et malgré l'empressement de ma guide improvisée, je ne pus m'empêcher d'examiner le décors. Mes yeux arrivèrent innocemment sur une corbeille de fruits, suivis de prêts par deux mains chapardeuses.

Bon ça c'est fait... Rien de tel qu'un peu d'excercice le matin. Je paris que tu as besoin que je te raccompagne maintenant ? Ou tu retrouveras ton chemin ?

Nous étions finalement sortis, et il faut avouer que cette course improvisée eut plutôt un bon effet sur mon métabolisme. Mon esprit était bien moins embrumé, ce qui expliqua ma réaction plutôt rapide lorsque madame cherchait à se défiler.

"Hum, c'est que, je m'étais fait à l'idée du petit déjeuner moi..."

Oui, mon ton faussement déçu ne trompait personne, elle comprendra parfaitement que ce n'était qu'une excuse pour passer un peu plus de temps à ses côtés, mais qu'il y avait-il de mal à cela. Dévoilant les merveilles subtilisées pendant notre cavale, je lançais une des pommes à mademoiselle, tandis que je croquai d'un coup sec dans l'autre. Un clin d’œil complice l'invitait à me suivre tandis que je m'éloignais autant que possible du lieux du larcin, et également de l'établissement des bains.

"Je dois avouer que je suis plutôt impressionné par ta prestation là-haut. La noble protectrice des chiens bruyants cache donc une aventurière?"

Elle comprendrait surement le clin d'oeil, car à n'en pas douter, si la mémoire me revenait, cela devait être la même chose pour elle. D'autant plus que pour le peu dont je me souvenais, j'avais surement souffert bien plus qu'elle des travers de l'alcool.

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Je n'avais jamais été un très bon chevalier servant, mais quelle joie de constater que, pour une fois, le chevalier alcoolique pouvait charmer la demoiselle. Alors qu'une main bénite se promena dans ma chevelure, une nouvelle chaleur vint tenir compagnie à celle de l'alcool. Je sentais son souffle chaud glisser sur ma peau tendit qu'elle se rapprochait de moi, mais bien plus que sa proximité nouvelle, c'est sa phrase qui excita mon attention.

Mais du coup... qu'est ce qu'un guerrier de Delkhii aussi actif pourrait proposer perdu dans le quartier de Süns ?

J'inspirai légèrement, prêt à répondre, lorsqu'une langue traîtresse goûta mon épiderme. Oui, j'avais frissonné de surprise, et perdu la parole par la même occasion. Il était temps que je me fasse à l'idée que ma compagne improvisée aimait l'épice, et ben tant mieux.
Me relevant lentement, je ne lâchai toutefois pas mon emprise sur la belle, la soutenant cette fois en bon prince charmant. Un fin pilier de pierre naquit sous mes pieds, puis un autre, et encore un autre, au fur et à mesure de mon avancé. Un escalier se formait sous mes pas, chaque marche retournant au sol après mon passage, après tout je me trouvais dans la capitale, nul besoin d'attirer l'attention en modifiant l'architecture. Nous quittâmes donc la rue pour les toits de la ville, qui pour mon plus grand bonheur étaient suffisamment plats pour autoriser la ballade. Je n'étais sûrement pas le premier à lui proposer une ballade sur les toits, mais nul doute que je saurais apporter une touche d'originalité.

"Je vous propose le ciel mademoiselle, dans toute sa splendeur."

Aussitôt dit, aussitôt fait. Alors que je la posai doucement à mes côtés, je rassemblai mes forces, conscient que mon degré d’alcoolémie n'aiderait sûrement pas pour cet exercice. Mon genou gauche toucha le sol, tendis que ma main droite caressait doucement le support de pierre qui accueillait notre retraite. Bénit soit le bâtisseur de ses lieux.

"Surtout ne panique pas."

Prenant une profonde respiration, j'effectuai une vive pression sur notre réceptacle. Un carré se dessina d'un coup tout autour de nous, témoins d'une fissure dans la toiture. Suffisamment large pour deux, cette dalle ne faisait toutefois pas le meilleur des tapis volant. Pourtant, lentement, la pierre s'éleva, poussée par le don du superbe Delkhi. Nous lévitâmes quelques secondes au dessus du toit, le temps que je stabilise notre barque de fortune, puis la croisière commença. La dalle volante s'élevait inexorablement, flottant, sans la moindre secousse, dans le giron de cette nuit généreuse.
Je n'étais jamais plus heureux lorsque j'exerçais ma magie, d'autant plus lorsque l'usage demandait autant de concentration. C'était ma façon à moi de communier avec le Créateur de monde. Mon visage était partagé entre apaisement et
jouissance, un délicieux paradoxe que je vous laisse le soin d'imaginer. Quand à ma charmante passagère, j'attendis d'être suffisamment haut pour décrocher mon regard de notre tapis volant, stoppant par la même occasion notre ascension.

"J'espère que tu n'as pas le vertige"

Oui, ça serait ballot qu'elle se mette à vomir après tant d'effort. Mais quelque chose me disait qu'il en fallait un peu plus pour la décontenancé. M'asseyant sur la pierre froide, je l'invitai à faire de même. Non que me mettre debout m'effrayais, mais il valait mieux pour nous deux que j'ai le plus de contact possible avec notre support. Mes yeux brillaient d'une certaine satisfaction, et avouons le, d'un peu de fierté. Après tout maintenir tout ceci en place demandait bien plus d'efforts qu'on ne pouvait l'imaginer, et si ma respiration n'avait point changé, on sentait bien dans ma posture un peu avachi l'énergie que tout ceci demandait. Décevant pour un ancien Protecteur, mais pour ma défense... je n'étais même pas sobre!

"Un peu cliché, mais est-ce à votre goût MaryMelly? Une suggestion peut-être sur où diriger notre tapis volant?"

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Mary E. Burrowes
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Jeu 26 Oct - 15:04
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Agilité, souplesse, j'avais tout mis en oeuvre pour m'extirper de la demeure le plus rapidement et discrètement possible. Après tout, je n'aurais pas eu envie qu'un étranger profite de ma terrasse ou de ma maison sans mon autorisation. A moins que ce ne soit qu'un conception pour moi ? Ou est-ce que Saru avait choppé ses pommes là ?

Hum, c'est que, je m'étais fait à l'idée du petit déjeuner moi...

Il fit le malin en me donnant un des fruits piquer dans la maison à l'autre bout de la rue maintenant. C'était malin de me rendre complice de son forfait comme ça ! Quelle saleté. Pourtant je croquais dans le fruit acidulé sans vraiment me poser de question. Carpe diem ? En quelque sorte, de toute façon il était hors de question qu'il retourne les poser maintenant !

Je dois avouer que je suis plutôt impressionné par ta prestation là-haut. La noble protectrice des chiens bruyants cache donc une aventurière?
Je suis seulement messagère, mais ça me fait voyager. C'est plutôt l'enfant qui s'ennuyait durant la soirée à Darga qui a pris l'habitude de se balader là-haut... Mais aventurière ou protectrice ce ne serait pas si mal non plus...

Sa question me fit hausser une épaule. Est-ce qu'il croyait vraiment que toutes les femmes étaient en sucre ? Je n'étais pas particulièrement puissante, mais l'avantage de ne jamais tenir en place était bien de me tenir en forme. J'avais pris l'habitude de courir un peu partout dans la ville et par tous les chemins possibles. Ce n'était pas sauté sur quelques toits qui allaient me faire peur.

Et toi ? C'est chez les protecteurs de Busad que tu as appris à contrôler ton don et te montrer aussi macho ? le taquinai-je en suivant son pas. Si tu te montres sage... peut être qu'on peut quand même prendre ce petit déjeuner...

Je désignai la petite auberge que je connaissais du doigts. De la fenêtre s'échappait encore l'odeur du four à pain et du lait chaud que préparait les propriétaires. Qu'il soit partant ou pas... à vrai dire je risquais d'y allais, l'odeur me donner beaucoup trop faim !!!

✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾✾


Mutine, j'étais amusée de sentir ce guerrier de muscles et de pierre frissonné comme une feuille. Ce qu'elle était douce cette nuit pour nous amuser... et j'avais trouvé un compagnon de jeu qui me plaisait après tout. J'étais toujours joueuse, toujours maline dans les nuits de Darga, encore plus que la journée. Ce moment où même une jeune fille comme moi pouvait prendre le pouvoir sur un fier combattant simplement avec un peu de douceur et de facétie. Je sentis sa main passer sous mes genoux et m'accrocher à son cou pour l'aider à me soulever -comme s'il en avait besoin.

Sans aucun contact avec le sol, j'avais du mal à savoir ce qu'il se passait tout de suite. Au fur et à mesure, je finis par prendre conscience du bruit de frottement des pierres et de l'approche du toit de la maison contre laquelle Saru s'était brusquement adossé. Je n'avais aucune idée de ce que trafiquais le jeune homme mais il avait réussi à piquer ma curiosité. D'habitude les gens avec de tel problème d'équilibre ne quittait plus la terre ferme.

Je vous propose le ciel mademoiselle, dans toute sa splendeur.
Rien que cela hein ? dis-je avec un sourire de défi.
Surtout ne panique pas.

Etait-il capable de tenir une telle promesse ou n'était-ce que de l'exagération d'un macho qui avait trop bu ? Je me mordis la lèvre d'impatience tout en le regardant utilisé sa magie sur le toit où nous nous étions maintenant réfugiés. La terre trembla sous mes pieds à mesure qu'elle obéissait à l'ancien protecteur. Et alors, le miracle eut lieu et la magie de Delkhii nous propulsa dans le ciel, territoire de sa sœur du vent. J'observais le visage calme du guerrier tout en restant immobile sur le carré de roche qui nous servait de tapis volant pour un soir. La sérénité qui y régnait été au moins aussi hypnotisante que le serait bientôt les étoiles que je n'aurais jamais vu d'aussi près,.

J'espère que tu n'as pas le vertige.

Ma t^te se secoua doucement de droite à gauche pour le rassurer. Un simple sourire ornait mes lèvres charnues. Je n'avais pas envie de briser la quiétude du moment... pas tout de suite. Sur le transport, je fis le tour de la vue, en haut en bas. Je posais mes prunelles sombres partout où la clarté de la lune me le permettait. Peut être que le vin que j'avais vbu aidé également mais Saru avait assurément visé juste.

Un peu cliché, mais est-ce à votre goût MaryMelly? Une suggestion peut-être sur où diriger notre tapis volant?
C'est magnifique... soufflai je en venant le rejoindre assise à côté de lui encore émerveillée.

Je n'aurais jamais cru qu'un étranger me ferait encore découvrir d'autre chose sur Darga, et pourtant... Pourtant, j'oubliai ma ville pour me concentrer sur le guerrier. Je cherchais quelque chose d'autre chez lui que cet homme prêt à tout pour de la bosison et des filles. Et quelque chose me disait que ça y était. Une volonté, une raison plus puissante que ce que le vin caché. Après tout, tout le monde est loin d'être capable de se taillé à même la roche même un tapis cliché. Et puis après ce silence pensif, je donnais ma réponse, celle que j'avais trouvé depuis bien longtemps en réalité.

On peut ... essayer d'aller voir le Coeur de Möchlog... Mais pas de trop près sinon on se fera abattre comme des lapins.

Les gardiens du quartier du centre ne nous feraient surement pas de fleur, d'autant plus qu'il n'était pas toujours indulgent avec les habitants de mon quartier, trop habitué à leur élucubrations nocturnes. Je lui indiqué la direction de la boule surplombant la cité qu'on pouvait déjà voir de notre perchoir avant de me retourner vers lui à nouveau. Il n'avait pas fait tout ça pour rien après tout.

Ça a beau être cliché et juste fait pour impressionnée les filles... je suis impressionnée et très intéressée... Je pourrais te le  montrer mais...
tu as tellement besoin d'être concentré.

Comme pour illustrer mon propos je m'étais penchée en avant vers lui avant de me reculer comme si j'avais réalisé que j'allais faire une bêtise, enfin ce n'était pas vraiment une bétise si ça l'intéressé aussi.




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Saru Khan
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Dim 29 Oct - 17:26
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Une messagère hein, voici ce qui expliquait son côté extraverti. Pour avoir moi même arpenter My'tra, je savais bien que ce métier recelait bien plus de péripéties qu'on ne pouvait s'imaginer. Tu n'en étais peut-être pas consciente demoiselle, mais tu avais déjà l’étoffe d'une aventurière. Ceci dit, je n'eus pas le temps de réfléchir plus longtemps à ce sujet, car sa remarque plutôt innocente capta toute mon attention.

Et toi ? C'est chez les protecteurs de Busad que tu as appris à contrôler ton don et te montrer aussi macho ?

Ce n'était pourtant pas la première fois qu'on faisait références aux fameux Protecteurs en voyant ma maîtrise de la terre, et pourtant. Un frisson me parcourut l'échine, témoin d'une tension que je m'appliquai à dissimuler. Non, elle ne pouvait pas savoir, et d'ailleurs le ton taquin qu'elle employait montrait bien qu'elle demandait cela en toute innocence. Aussi, m'inclinant d'une façon bien plus grotesque que chevaleresque, j’occultai volontairement une partie de sa question, espérant qu'elle ne voit là qu'un égarement matinal.

"Non mademoiselle, je suis naturellement Macho! Et ce serait un immense honneur que de partager votre petit déjeuner."

Un saltimbanque n'aurait pas mieux fait, le sourire presque narquois que j'abordais me plaçait en parfait boufon du roi, ou de la reine, dans le cas présent. Nous entrâmes donc dans cette auberge accueillante, et force est de constater que les propriétaires savaient parfaitement comment attirer la clientèle. Des prix honnêtes, une odeur appétissante, que demandait le peuple?

"En fait je suis carrément affamé. Nous sommes sur ton territoire, aussi je te laisse faire la commande?"

Oui, en général c'était à l'homme de s'occuper de cela, mais n'avait-elle pas fait une remarque à propos de mon machisme? Il était évident que j'étais juste trop fainéant pour regarder la carte, mais qu'importe, si elle m'avait supporté jusque là, ce n'était sûrement pas cette indélicatesse qui la ferait s'enfuir.

"Mais au fait, en tant que disciple d'Orshin, tu as le droit de manger de la viande?"

On pouvait penser que je me moquais d'elle, mais en réalité j'étais tout à fait sincère. Après tout les suivants de l'Araignée étaient réputés pour leur liens avec la faune, et je me doutais bien qu'ils auraient sans doute quelques scrupules à cautionner les fruits de la chasse. M'enfin, j'avais peut-être tord, mais cette rencontre était une bonne occasion d'en savoir un peu plus.

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Je dus admettre que sa réaction m'enleva un poids. J'aurais eut l'air fin si elle trouvait mon idée stupide, d'autant plus que notre support magique ne nous offrait pas beaucoup d'intimité. Non, la belle semblait ravie, et elle n'eut qu'à émettre son souhait pour que la pierre se déplace lentement vers le fameux centre de Darga. C'était là un excellent choix, et même si nous devions maintenir une distance suffisante, il était toutefois agréable de contempler la sphère volante d'un autre point de vue. Je me perdais à m'imaginer par quelle magie pareille édifice pouvait tenir en place, lorsque la voix de ma passagère se fit entendre de nouveau.

Ça a beau être cliché et juste fait pour impressionnée les filles... je suis impressionnée et très intéressée... Je pourrais te le  montrer mais... tu as tellement besoin d'être concentré.

Je m'étais retourné vers elle alors qu'elle finissait sa phrase, constant non sans plaisir le rapprochement de ce corps plein de vie. Il n'y avait plus rien dans mon esprit, mes réflexions sur la magie du Coeur de Mochlog ayant été balayés par cette jeune demoiselle, ces cheveux noirs où ma mains souhaitaient s'engouffrer, et ces lèvres roses que je m'apprêtais à butiner.
Seulement, elle s'arrêta, et ce que je pris pour une hésitation se transforma en une... marche arrière?! Hors de question, on n'excitait pas ainsi mon attention pour me laisser pantois! Imprimant une petite secousse à notre tapis volant, je perturbai l'équilibre du support afin de rapprocher nos deux corps. Elle tombait vers moi, et, l'accueillant avec force et tendresse, je terminai ce qu'elle avait auparavant tenté. Je l'embrassai doucement, gouttant ses lèvres presque timidement, tout comme l'on posait une question embarrassante, alors que mes bras l'enlaçait avec bien plus d'assurance. J'aurais sans doute pu profiter de l'alcool pour justifier une ardeur déplacée, mais c'était sans doute à cause de cet état second, et de ce ciel bien trop romantique, que je m'invitai des airs de prince charmant.

Cet intermède délicieux du néanmoins prendre fin, et, presque à regret, je relâchai mon emprise, offrant pour seul explication un sourire discret, et un regard plein d'espoir. Quand à notre trajectoire, j'avais déjà repérer un édifice un peu plus haut que la normale, et petit à petit, nous quittions la beauté du ciel nocturne pour une autre toiture. J'aurais volontiers maintenue cette poétique croisière, mais là tout de suite, j'avais d'autres idées en tête, et celles-ci ne coïncidaient pas vraiment avec la concentration nécessaire à pareil tour de magie.

"Cela ne vaut sans doute pas les étoiles, mais d'ici nous pouvons tout de même admirer le Coeur de Mocholog."

La dalle de pierre s'était fixée sur le sommet de cette bâtisse, quelques piliers sortant de cette dernière afin de stabiliser cette terrasse improvisée. Nous étions tout de même bien au dessus du reste de la ville, sans que j'aie, pour cela, à abuser des arcanes de Delkhi. Je regardais à nouveau ma compagne nocturne, résistant tant que possible à l'envie un peu folle d'explorer autre chose que ses lèvres.

"MaryMelly, je... eh, j'aimerais..."


Eh non, mieux valait que je la ferme. C'était bien la peine de faire mon prince charmant si je n'étais même pas capable de finir une phrase... Bref, je poussai un léger soupire, et m’étalant contre la pierre, je me pris à observer les lunes. Elles étaient lumineuses à souhait, comblant de par leur lumière cristalline l'absence d'éclairages. Ouai... belle soirée, dommage qu’apparemment, Suns avait décidé qu'aujourd'hui, elle m'initierait aux joies de la timidité.
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Mary E. Burrowes
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Ven 3 Nov - 9:03
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Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


L'attitude de Saru était aussi mystérieuse qu'amusante. Je n'étais pas là pour l'interroger, ou le mettre mal à l'aise, alors même si j'étais assez alerte pour le voir esquiver par partie certaines questions... je le laissais faire. J'en tirais simplement mes propres conclusion. Maintenant j'étais persuadée qu'il avait quelque chose à voir avec ses fameux protecteurs. Bien que sans mon don, j'étais incapable de sentir la méfiance que la question avait provoqué, je me contentais que cette relation n'était pas des plus heureuses. Peu importe ce qu'il avait vécu dans sa région d'origine, puisqu'il était au milieu de Darga en plein jour, il ne pouvait pas être quelqu'un de mauvais ! Et je n'avais aucune raison de ne pas simplement  profiter du petit déjeuner en sa compagnie.

En fait je suis carrément affamé. Nous sommes sur ton territoire, aussi je te laisse faire la commande?
Aucun problème. répondis-je en hélant l'une des serveuses un peu plus loin.

D'un signe de main, je mimais vouloir deux petits déjeuners, elle nota et me fit signe que c'était bon en quelques secondes. Le petit déjeuner du jour avait toujours quelques choses de nouveau, mais c'était à la fois surprenant et très bon. Pour le reste, je savais qu'il y avait toujours un lait chaud, une boisson ou un fruit, du pain, du beurre, de la crème, de la confiture, souvent un oeuf, un morceau de viande cuite, parfois une pâtisserie... Tout ça pour dire que nous allions bien manger. Et comme... je n'avais aucun souvenir d'un dîner après la tombée de la nuit dernière, c'était surement pour le mieux.

Mais au fait, en tant que disciple d'Orshin, tu as le droit de manger de la viande?
Non seulement des graines et encore ce sont les bébés des plantes tu sais. dis-je en éclatant d'un rire moqueur. Bien sur que j'ai le droit. Orshin crée les espèces herbivores ou carnivores, il sait que certaines créatures en mangent d'autre. J'ai déjà chassé aussi ! Quand c'est nécessaire pour manger ou pour assurer la cohésion du monde, il n'y a rien de mal à ça.

Je ne savais pas d'où pouvait venir cette croyance populaire que les adeptes d'Orshin étaient végétariens ou quelque chose comme ça. Certains croyants de tribus que j'avais rencontré refusaient de tuer des animaux de leur propre main c'était vrai. Et par conséquent ces tribus vivaient forcément de cueillette ou de légumes, mais ce n'était déjà pas une majorité et en plus, même parmi ceux-là, le gharyn de la tribu achetait régulièrement de la viande en quatité pour sa tribu. On ne pouvait pas nier qu'il fallait de la viande pour être en forme ou au moins une façon efficace de la remplacer puisque les architectes nous avait fait ainsi !

Je secouai la tête tout de même amusée avant de finir rapidement mon petit déjeuner. Ce n'était pas tout ça, mais malgré l'agréable compagnie que représentait Saru, j'avais d'autre chose à faire. Et le clan allait m'en vouloir si j'étais en retard. Je déposais un baiser sur la joue du guerrier en guise d'au revoir avant de l'abandonner pour peut-être le recroiser plus tard.


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La malice de mon geste n'était pas feinte. Je savais que ma phrase attirerait l'attention du guerrier et que mes gestes suggéraient. Mais j'étais joueuse, je voulais hésiter encore un peu... un jeu qui ne plu apparemment pas au guerrier dont le véhicule improvisé tâcha de me ramener dans ses bras. Tombant en avant sans peur, je ne quittais pas ses lèvres des yeux balayant du regard toute autre retenue. Nos deux bouches se rencontrèrent presque timidement, mais avec une douceur que renforçait sa façon de me retenir dans ma "chute" improvisée. Ma main caressa sa joue au même moment que j'apprenais son gout et que le baiser prit fin, presque aussi sagement qu'il avait commencé.

Je me redressai ensuite en passant la langue sur mes lèvres comme si je venais de goûter un nouveau plat délicieux. Et j'vais aison sur sa concentration, puisqu'il nous emmena vers une autre bâtisse où le tapis de pierre se posa avec douceur.

Cela ne vaut sans doute pas les étoiles, mais d'ici nous pouvons tout de même admirer le Coeur de Mochlog.

Le coeur de Mochlog... ? Ah oui ça, c'était vrai que nous pouvions l'observer malgré tout. Le cristal tournait très lentement sur lui même reflétant l'éclats des lunes d'Irydaë sur les toits de la capitale. Un spectacle dans lequel je me perdais quelques secondes avant de sentir le regard du Kharaalien sur moi. Je me tournais vers lui avec un sourire. Ou peut être que je n'aurais pas dû... parce que je ne sus jamais ce qu'il était sensé me dire à cet instant.

MaryMelly, je... eh, j'aimerais...

Mon regard se fit interrogatif avant de le voir détourner la tête. Que vouliez-vous faire ? Il faisait facilement 30 centimètres de plus que moi, ses bras épais plus musclés que mes cuisses et quoi !? Est-ce que je l'intimidais vraiment ? Je ne pouvais que rire de l'ironie de la situation ! Il était mignon, et ce n'était pas un adjectif que j'avais prévu d'utiliser au moment où nous nous étions rencontrés !

Par Süns ! Tu es sûre d'être un Karhaalien actif ? Je ne suis quand même pas si impressionnante ! Je fais au moins deux têtes de moins que toi !

Pas que ma taille importe à cet instant, mais fallait vraiment qu'il se réveille. Je me relevais pour sauter de notre perchoir sur le toit du bâtiment où il nous avait posé en prenant appuie sur ma main, pour ne pas me tromper dans l'évaluation de la hauteur des piliers qui nous soutenaient. Après tout, il faisait nuit noire et ce n'était pas le moment de me faire mal à la cheville.

Viens... dans le bâtiment d'en face, on pourra te détendre... se détendre tous les deux...

J'avais poser mes mains sur la plaque de pierre face à lui pour me maintenir le temps qu'il se bouge. De l'autre côté de la rue, nous trouverions une source chaude et des bains, rien de mieux que la discrétion des salles et l'intimité d'un bâtiment pour profiter de ce qu'une nuit à deux pouvait offrir. Après tout, la ballade en tapis de pierre est assez romantique pour une nuit de folie dans le quartier du griffon de feu...


TERMINE




Couleur de Mary: #33ccff
Couleur de Auke : #ff9933, Couleur de Pom: #33ccdd, Couleur de Pilm: #3399ff
Les paroles en italique sont les discussions de Mary utilisant le don d'Orshin avec les animaux.

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