Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Vereist
Page 1 sur 1


 Course poursuite jusqu'au bout du monde

Ginger Holmes
avatar
Lun 9 Oct - 23:22
Irys : 69989
Profession : Enquêtrice
Daënar +1
Non loin de la Banque centrale d'Alexandria se trouve une rue au nom plutôt banale. La rue Albert Gulivert, une rue pavée peu fréquentée si ce n'est par les locaux. Des trottoir large pour pouvoir garer un fiacre et marcher au bras de madame sans être gêné. Des maisons de pierre blanche alignée comme des soldats et saluant avec fierté le carillon unique vestige d'un siècle révolu. C'est dans cette rue banale que vie un homme banal.

Sieur Phileas de Lorraine, oui, car se bon monsieur s'est fait adouber. Personne ne sait cependant qui l'a fait ni pour quelle raison. Sieur de Lorraine possède une fortune immense et pourtant, il ne baigne dans aucune affaire commerciale, il n'a pas hérité de ses parents ni d'un oncle, ni de personne d'ailleurs. D'où lui vient sa fortune ? C'est un mystère aussi épais que celui qui entoure le personnage.

Que sait-on de Sieur Phileas de Lorraine ? Pas grande chose, il est vrai. Tous les jours, il sort de chez lui à 8h30 précisément. Il se dirige vers le grand café ou il commande toujours un café avec un croissant. À 10 h, il se dirige vers la place centrale, il achète un journal à un petit jeune et s'installe sur un banc près du parc pour le lire. Si le temps ne le permet pas, il retourne au grand café pour assouvir sa lecture. À 12h00, il va au restaurant du Lion d'or, il pose sa main sur une des têtes du lion de pierre de l'entré comme pour le saluer et commande toujours le même repas deux œufs, des haricots et un verre de vin. Au alentour de 13h00, il rejoint le club des gentlemen de la ville. Un club très sélect que seuls les riches côtoient. Sieur Phileas joue alors aux cartes en écoutant les mésaventures des autres riches de la société et comme tout bon dandy, il partage le cigare au fumoir. Vers 19h30, il retourne au Lion d'or pour souper et rentre chez lui.

Tous les jours, cette journée recommence et jamais Sieur Phileas n'aurait brisé sa routine bien encrée dans son quotidien et ceux des personnes qui l'entoure. Or, du jour au lendemain, tout s'est arrêté. Sieur de Lorraine n'achète plus le journal, il ne déjeune ni ne dine au Lion d'or, il ne passe plus au grand café et ni au club des gentleman d'ailleurs. Certain ont pensés qu'il s'était casé, il avait dû trouver une jeune femme pour lui sucer son pognon, d'autre plus pessimiste ont pensés qu'il était décédé.

Ce qui est étrange, c'est que la veille de son départ, la banque centrale d'Alexandria venait de se faire cambrioler. Le voleur est parti avec un magot de plus de 180 000 Yris. De quoi construire une nouvelle vie bien confortable. Miss Holmes fut alors dépêchée sur l'enquête. Rapidement et grâce aux nombreux témoignages, elle réussie à mettre le doigt sur un coupable potentiel.

Remonter la piste d'un gentleman cambrioleur est chose aisé, le rattraper en revanche moins. Monsieur à prit le train en première classe d'Alexandria à Tellora. Puis il a descendu le fleuve Nolhy avant de monter dans un cuirasser vapeur et de rejoindre Cerka. Enfin, il ne, c'est pas privé de prendre une machine volante pour Zulhause.

Le froid mordant des plaines du nord n'a pas son pareille sur tout le continent Daenastre. Pourtant le voleur continue d'avancer, jusqu'à engager du personnel pour longer les jumeaux dormant et partir en direction de Weisse.

Miss Holmes décide de s'arrêter au comptoir de Zulhause et doit maintenant recruter un guide afin de suivre les traces de Sieur de Lorraine. Elle dispose pour cela de l'argent de l'état, une caisse presque infinie qui va lui permettre de mener à bien son enquête. Aux dernières nouvelles, le voleur à deux jours d'avances. Si le guide est talentueux, on devrait le rattraper avant qu'il atteigne la cote.

La jeune Lady remarque une personne dans la salle capable selon elle de réussir cette tâche. Habillé d'un lourd manteau de fourrure certaine d'ours et armé d'un fusil, une arme efficace surtout dans un environnement aussi glacial que Vereist.

-"Excusez-moi, j'ai besoin d'un guide pour traverser le manteau blanc à la recherche d'un individu, vous pensez être à la hauteur ?" Demande alors l'enquêtrice d'un ton un peu provocateur, mais ne cherchant qu'à provoquer l'envie de voyage de la personne.



Mon théme




Voir le profil de l'utilisateur

Sakari Naasoqineq
avatar
Mar 10 Oct - 20:54
Irys : 244955
Profession : Homme de main
Pérégrin 0
Plus tôt dans la matinée, Sakari avait reçu un télégramme de son patron.
Problèmes administratifs réglés sous peu. Rentre à Cerka le 2 octobre. Besoin de toi pour affaire commerciale maritime. Tu vas devoir quitter Daënastre.
Chyluun Bydassan.


La plaie. Elle n'aimait vraiment pas ce pays. Et voilà qu'elle allait encore devoir trouver des occupations pour plusieurs jours. Déjà que depuis tout août et septembre, elle traînait dans Zulhause et sur les routes pour escorter des marchandises. beaux paysages, neige, arbres, bandits, exécutions sommaires, d'un monotone. Elle avait fait ça des centaines de fois à Aildor, à ceci près qu'il ne fallait pas protéger des caisses de produits manufacturés contre des brigands endurcis par la météo de Vereist sur des routes entretenues, mais défendre et conduire seule sur des chemins escarpés voire en pleine nature, durant des tempêtes de neiges, contre des bêtes sauvages ou des bandes entières de durs au cuir tanné par la poudre et l'acier de la ville et les conditions extrêmes du grand nord. De vrais adversaires.

Là, bon, peut-être qu'ils effraieraient un habitant du Thyorum, ou d'Ünellia, mais pour une chasseuse Marnakaine, c'était des enfants armés de couteaux à beurre.

Quand l'enquêtrice pénétra le comptoir, il était l'heure pour Sakari de la pause. Elle était assise à une table, mâchonnant une chique de tabac -sale habitude qu'elle avait prise pour passer le temps- et regardant le vide. Autant escorter les carrioles dans le pays relevait de la promenade, autant ferrailler avec l'administration locale relevait de l'épreuve. Les grattes-papiers de Daënastre était une raison suffisante pour partir de ce pays un certain temps.

Et justement, ce fut une de ces rondelles de cuir qui interrompit Sakari avec le ton de voix typique de ceux qui portaient en haute opinion leur profession complètement superflue à la société. Il serait incorrect de dire que malgré son apparence des plus rebutante, la proposition de cette personne fagotée comme un épouvantail hors-de-prix intéressait Sakari, car ce n'était en rien le cas. Ce qui était donc un massage de menton pour déterminer si ça valait vraiment le coup de dépenser plus de deux mots pour l'envoyer paître fut sans doutes compris comme la manifestation d'un intérêt pour son contrat par la contractante.

« Acheyez-vous, vouch me faite pitié ; droite chomme un lampadaire. »

Finalement, ce fut la mansuétude qui l'emporta. Traverser le manteau blanc. Oh misère, cette formule ridicule désignait la neige ? Si elle avait besoin d'aide pour aller se trimbaler en forêt, en septembre, soit à la fin de l'été, elle ne devait vraiment pas être très dégourdie.

« Ouaich donch... Hum, pardon. »
Elle envoya dans un crachoir sa chique de tabac.
« Ouais donc, vous voulez aller faire une promenade en nature ? Après tout, pourquoi pas hein. Indiquez juste si vous pouvez courir, de quelle maladie vous souffrez, quelles armes vous savez manier, combien de provisions, eau et nourriture, vous avez sur vous, détaillez la tenue que vous porterez - parce que je vous emmène pas faire une promenade dans ces fringues d'ét é-, combien vous me payez, et ce que vous voulez précisément. »
Sakari porta l'emphase sur le dernier mot, allongeant les syllabes. Elle n'aimait pas vraiment utiliser un ton vachard comme ça, mais elle avait un gros coup de mou ces derniers jours.

« Et votre nom. C'est mieux, quand on s'introduit à quelqu'un. Moi c'est Sakari. »
Sans le vouloir, elle venait de placer une pique.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
Voir le profil de l'utilisateur

Ginger Holmes
avatar
Mar 10 Oct - 22:48
Irys : 69989
Profession : Enquêtrice
Daënar +1
Les gens du nord sont des rustres, des sauvages plus évolué que les gens de Mytra mais bien moins que les gens de la capitale. Il y a un « je ne sais quoi » qui façonne leurs manières, leurs idées et sans doute leur âme. Ginger le sait, mais elle n'est pas chez elle, elle va donc se plier aux us et coutume des locaux. La native se tourne légèrement en direction de l'enquêtrice. « Acheyez-vous, vouch me faite pitié ; droite chomme un lampadaire. » répond t-elle. Voilà qui perturbe légèrement miss Holmes, cette personne souffrirai telle d'un handicap ou d'une malformation au niveau des dents ? Néanmoins, la proposition n'est pas idiote et miss Holmes accepte en tirant simplement une chaise et en s'installant en face de la femme.

« Ouaich donch... Hum, pardon. » Continue Sakari en crachant dans un crachoir. Cette femme chique comme un marin... miss Holmes reste silencieuse quelques secondes, l'idée de chiquer la rebute profondément et d'ailleurs de voir faire cette dernière ne lui donne pas envie fumer.

« Ouais donc, vous voulez aller faire une promenade en nature ? Après tout, pourquoi pas hein. Indiquez juste si vous pouvez courir, de quelle maladie vous souffrez, quelles armes vous savez manier, combien de provisions, eau et nourriture, vous avez sur vous, détaillez la tenue que vous porterez - parce que je vous emmène pas faire une promenade dans ces fringues d'ét é-, combien vous me payez, et ce que vous voulez précisément. » Continue sakari dans un ton Vachard.
«  Ce n'est pas vraiment une promenade de santé... Je ne peu rien dire de plus sur le sujet c'est confidentiel. Sachez que je peu courir mais j'aimerai autant que possible voyager à cheval ou en « chien de traîneau » Je ne souffre d'aucune maladie et je touche du bois pour que je n'en chope pas. Niveau armement... je sais tirer mais je ne suis point une militaire et je préfère éviter les escarmouches autant que possible. Pour le matériel, dite moi de quoi nous avons besoin je paierai ce n'est pas un soucie. Pour le vestimentaire, vous allez devoir m'aider à choisir ce qui serait le plus adapté et pour le paiement... quels sont vos prix ? » reprend miss Holmes en fronçant les sourcils.

La lady ne connaît pas bien les prix habituel dans ce genre d'affaire. Il est fort probable que la nordique essaie de rouler l'enquêtrice et ça serait légitime. Cependant, elle doit aussi comprendre que ce n'est pas l'argent personnel de miss Holmes mais plutôt le total des impôts des ouvriers Daenastre.

- « Oui, je ne me suis pas présentée... je suis miss Holmes, enquêtrice à la capitale. » Continue miss Holmes en regardant son interlocutrice de haut en bas afin d'en appréhender le personnage. Ça à l'air de quelqu'un d'honnête bien que le fourberie puisse sévir à tout moment. L'enquêtrice ne va pas avoir de mal à côtoyer une telle femme mais jamais elle ne pourra lui accorder pleine confiance.



Mon théme




Voir le profil de l'utilisateur

Sakari Naasoqineq
avatar
Mar 10 Oct - 23:21
Irys : 244955
Profession : Homme de main
Pérégrin 0
Hé ben. Sakari l'écouta sans réagir mais n'en pensa pas moins.
« On va discuter en marchant, c'est mieux. Allez, suivez-moi. »

Elle marchait lentement, en direction d'allées où la circulation piétonne était importante mais pas étouffante pour autant, puis sans prévenir coupait par des ruelles vides. Maintenant, Sakari connaissait assez bien Zulhause, et pouvait emmener à sa chambre d'hôtel cette Holmes en effectuant de tels détours. Ils servaient assez simplement à semer d'éventuels agents de filature.

En s'étant présentée comme enquêtrice, et que son objectif était confidentiel, cette personne sous-entendait que son affaire avait une certaine gravité, donc un certain danger, donc que les deux femmes soient suivies par un complice de l'objet de cet objectif confidentiel n'aurait rien de surprennant. À Aildor, on ne se donnait pas la peine d'enquêter même pour des meurtres, mais plutôt des affaires de bandes et mafias rivales, ce qui pouvait vite impliquer d'avoir plus de feraille que de chair entre les côtes si on ne prennait pas ses précautions. Disons donc simplement que la manœuvre de Sakari était un réflexe de sûreté sans doute exagéré dans le cas présent. Mais mieux vaut un excès qu'un manque de prudence.

Et là, hésitation. Sakari devait-elle aussi donner des conseils sur la façon de mener sa petite enquête à Holmes ? (Qui s'était d'ailleurs présentée sous son nom de famille et un titre nobiliaire, là où Sakari avait simplement donné son prénom. Ces aristocrates.) Après une petite seconde de réflexion, Sakari se dit que non ; elle était payée pour escorter et pas pour assister, voire faire de l'assistanat.

« M'avez pas comprise. J'demandais pas la nature de votre enquête, mais où vous voulez aller, dscrètement ou rapidement, s'il faudra tuer des gens, enfin bref ; le comment. Le pourquoi je m'en cogne. Et j'veux bien que vous payez les provisions, mais le pré-requis serait de connaîtree voyage, m'voyez. Si vous savez tirer, prennez une arme à feu, mais n'intervenez en cas de problème que si je vous le demande, sinon planquez-vous. »
Si cette Holmes pouvait savoir combien de clients avaient frôlé la mort de très, très près pour avoir refusé de se mettre en position fœtale dans la neige pendant que Sakari faisait le boulot.

« Mon prix... Oh misère. T'as de la chance d'être tombée sur moi. N'importe qui d'autre t'aurait demandé le double du tarif habituel. »
Voire le triple. Sakari ne demanderait que les quatre tiers. En même temps, il fallait bien une prime de risque ; à escorter une inconsciente pareille.
« Enfin, ça dépend du comment. Plus ce sera long et dangereux, plus ce sera cher et plus la partie que je vous demanderais de payer d'avance sera élevée. »


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
Voir le profil de l'utilisateur

Ginger Holmes
avatar
Mer 11 Oct - 21:30
Irys : 69989
Profession : Enquêtrice
Daënar +1
A peine assit qu'il faut maintenant se lever pour partir. Ginger soupire et se contente d'accepter d'un signe de tête tout en emboîtant le pas de la demoiselle. Hors du comptoir, le temps est très frais, il doit faire entre 0 et 5 °. Le sol est couvert d'un très léger film blanc qui recouvre avec peine les pavés. La première expiration de la lady termine en épais brouillard qui se dissipe presque aussitôt. Le froid est intense et le manteau de miss Holmes n'est pas fait pour un temps d'hiver. La jeune femme n'a pas eu besoin de s'équiper comme Sakari, elle n'a fait que de voyager dans des cabines bien chaude et faire des pauses dans des tavernes ou des comptoirs confortable.

Les deux personnes s'avance de rue en rue, Sakari la guide avec confiance. Ginger à l'impression d'avancer dans un dédale, des rues bondés font place à des ruelles inhospitalière. Tout cela perd presque la demoiselle qui se contente d'observer les bâtiments qui compose la ville. Chaque maison et mitoyenne des autres ce qui forme des longues rues tournant de façon circulaire autour d'un croisement central ou se trouve la gare.

Finalement, après quelques minutes de marche, Sakari se décide à reprendre la conversation.
« M'avez pas comprise. J'demandais pas la nature de votre enquête, mais où vous voulez aller, dscrètement ou rapidement, s'il faudra tuer des gens, enfin bref ; le comment. Le pourquoi je m'en cogne. Et j'veux bien que vous payez les provisions, mais le pré-requis serait de connaîtree voyage, m'voyez. Si vous savez tirer, prennez une arme à feu, mais n'intervenez en cas de problème que si je vous le demande, sinon planquez-vous. »

« Je dois rattraper un fuyard, il à deux jours d'avance sur moi. Il est parti en direction des lacs jumeaux. Mon but est simple, le rattraper qu'importe le moyen pour l'arrêter et le traduire en justice. Donc il faut prévoir la marchandise en Brr..... conséquence. Je ferai ce que vous voulez. » dit alors Holmes en réponse à Sakari

« Mon prix... Oh misère. T'as de la chance d'être tombée sur moi. N'importe qui d'autre t'aurait demandé le double du tarif habituel. »

« Roh ça va... si tu viens à la capitale et que tu demandes une enquête en me demandant mon prix je ne vais pas prendre mon faux air supérieur » Rétorque miss Holmes visiblement vexée.

« « Enfin, ça dépend du comment. Plus ce sera long et dangereux, plus ce sera cher et plus la partie que je vous demanderais de payer d'avance sera élevée. »

« Très bien.. dans ce cas vous me ferez une facture à la fin comme pour les fiacres taxi de la capitale. » Conclut Miss Holmes un peu dépitée.

La jeune femme s'arrête devant l'entré d'un hôtel miteux pratiquement en dehors du cœur de la ville. La devanture est en bois et le nom «  Poney Fumeur » est écrit en jaune au dessus de la porte. Le « Poney fumeur » voilà un nom des plus atypiques. C'est sans doute ici que Sakari veux emmener Ginger, elle doit avoir des affaires à récupérer ou peut être une chambre a lui proposer pour partir le lendemain dès l'aurore.



Mon théme




Voir le profil de l'utilisateur

Sakari Naasoqineq
avatar
Jeu 12 Oct - 19:37
Irys : 244955
Profession : Homme de main
Pérégrin 0
Okay, alors, un coup elle disait que c'était confidentiel, un autre elle déballait sa mission comme ça, sans pression ? Sakari suspecta qu'elle venait de bâtir un mensonge rapide. Mais dans le fond, ça ne l'importait pas plus que ça. Si ça ce trouve, elle voulait juste flinguer son mari qui la trompait avec une belle d'Ünellia. Pour ce que ça importait.

Mais ce qui manqua de la faire exploser de rire en plein hall d'hôtel, devant tout le monde, ce fut quand elle dit que ce serait à Sakari de fixer la facture. Oh, par pitié ! C'était trop drôle ! Non mais là, si ce n'était pas de l'incitation, on se demande ce que c'était ! Son calme intérieur retrouvé, elle commença à faire jongler dans sa tête les chiffres. Sur Als'Kholyn, il y avait un système de prorata qu'utilisaient parfois les épées-louées. Il était tellement complexe qu'il en était comique. Il y avait la distance parcourue, avec des multiplicateurs pour le temps de parcours et le milieu, le prix des balles, voire l'usure des armes, le type de cible, le nombre, et tout un tas d'autres critères allant du tatillon au fantaisiste pour fixer le prix, ce qui le faisait parfois grimper à des sommes folles. Le problème de ce système, c'est qu'il tuait la demande, car peu pouvaient se permettre de payer un mercenaire au prorata. Les prix étaient le plus souvent fixés à l'avance, dans ce qu'on appelait un contrat de chasse-partie. On disait aussi contrat évolutif pour le prorata, et contrat fixe pour la chasse-partie. Les plus fameux et puissants mercenaires pouvaient se permettre d'être payés au prorata, et c'était donc un immense honneur, à Als'Kholyn, que de ne pas être payé par contrat fixe. Sakari eut un baume à l'orgueil en entendant Holmes lui proposer d'être payée au prorata.

Mais bref. Elle l'accompagna dans sa chambre. Elle était bien rangée et on y trouvait très peu d'affaires. Sakari vivait simplement. Sur le lit, un manteau de peaux inachevé et des pans de fourrure traînaient. Il y a quelques jours, elle était aller chasser dans les forêts pour trouver une belle fourrure et s'en faire un manteau de rechange, car le sien, qu'elle portait depuis sa sortie de Nunaqortoq, commençait à se faire vieux et usé.

« Bon. J'vais vous équiper. Vous allez mettre ça. »
Le manteau était globalement fini, et Holmes put le mettre facilement. Sakari fit un point de couture rapide pour finir les gants et ajouter une seconde couche au pantalon et aux chaussures de sa cliente. Quand ce fut fait, elle lui donna un sac à dos, le fourra de provisions sans pour autant la charger comme un baudet – car pas une seconde elle n'aurait cru que sa cliente pouvait faire de la randonnée en forêt sans faire une pause toutes les trente minutes – et fit de même pour elle, avec une bien plus lourde charge. Sans oublier les balles de rechange, une corde, deux sacs de couchage d'arbre, qu'on fixait sur les gros conifères de ces forêts avec des sangles pour s'accrocher au tronc et ainsi dormir suspendu sans tomber, du matériel médicinal basique et diverses autres choses.

« Vous êtes pas trop mal, là. On part ce soir. Il est à cheval ? S'il est à cheval, on part à cheval. S'il est à pied, on part à pied. Si vous n'en savez rien, j'aviserais. Et dites-moi aussi à quoi il ressemble, où il va ou du moins vers où il va, et toutes les infos utiles que vous possédez. A la rigueur, vous pouvez aussi m'indiquer la direction quand on sera sur les routes, mais, histoire d'essayer de trouver le chemin le plus court, j'aimerais que vous me donniez les infos tout de suite. »


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
Voir le profil de l'utilisateur

Ginger Holmes
avatar
Sam 14 Oct - 15:39
Irys : 69989
Profession : Enquêtrice
Daënar +1
Miss Holmes et maintenant équipée comme une aventurière polaire. A si méprendre, cette tenue la fait ressembler d'avantage à un ours qu'autre chose. Néanmoins, un tel habit sera inutile si la guide n'entend pas ce que dit l'enquêtrice. Chaque nouvelle question de Sakari provoque une irritation au niveau du zygomatique de la lady. C'est en reboutonnant son manteau qu'elle répond une nouvelle fois à la mercenaire.

«  Comme je vous l'ai dis, il est parti en direction des lacs jumeaux. Puisque nous devons le rattraper il est normal d'user du moyen de transport le plus rapide. Le cheval ou le traîneau me semble être un bon choix. » Rétorque vivement Ginger.

La jeune femme se souvient alors des histoires que lui racontait son père pour s'endormir le soir. Notamment une en particulier, l'histoire du petit Martin Oswald. L'histoire se passe il y a bien longtemps dans un petit village perdu de Khashin. Martin est alors simple fils de berger et n'a pas d'autre occupation que de s'occuper de ses bêtes. C'est un jeune homme très simple qui n'hésite pas à montrer les crocs si on s'approche trop prêt de son territoire.

Régulièrement, il reçoit la visite de continentaux Daenastre et effectue du troc. De la laine contre des balles, de l'or contre des vêtements. Mais la vie tranquille de Martin va s'arrêter net un jour de novembre. Le grand ours blizzard fléau du nord va s'abattre sur Khashin. Martin ne va pas avoir le choix, il va devoir affronter le fléau du nord et le vaincre pour que les habitants de la région retrouve la quiétude.

Pour réussir sa quête, le héros va devoir affronter une série d'épreuve toute plus dur que la précédente. Jusqu'à finalement rencontrer l'élu de son cœur, une femme qui à le même but que lui. Ensemble ils vont parvenir à terrasser l'ours blizzard. Malheureusement, Martin va recevoir une blessure mortelle lors de l'ultime bataille.

C'est une histoire que Ginger apprécie beaucoup et quand elle repense à cela elle se sent un peu comme Martin. Une sorte de Ginger Oswald Alternatif. Cette idée va tenir l'esprit de l'enquêtrice pendant un petit moment.

- « Nous sommes en milieu d'après-midi, si tout est prêt nous pouvons partir. Plus tôt notre mission sera terminée plus tôt je pourrai retourner dans ma maison de la capitale. »
Conclut miss Holmes d'un ton neutre.



Mon théme




Voir le profil de l'utilisateur

Sakari Naasoqineq
avatar
Sam 14 Oct - 22:32
Irys : 244955
Profession : Homme de main
Pérégrin 0
Sakari se laissa tomber sur le lit et passa sa main sur son visage, en secouant la tête. Ainsi assise, elle semblait aussi lasse que si elle venait de combattre toute une armada daënar.
« Bon. Asseyez-vous, ça va prendre du temps. Alors, ma petite dame, écoutez-moi très, très attentivement. La région des lacs, ça fait grosso-merdo un rectangle de 1000 kilomètres sur 400, donc c'est plutôt grand, sans parler du fait que Zulhause est au centre de cette région, donc quand vous dites qu'il est parti vers les lacs, vous ne me dites rien du tout. S'il est passé par Zulhause... évidemment, évidemment foutue imbécile, qu'il est parti vers les lacs, vu qu'on doit traverser cette région pour aller partout ailleurs sur le monde. Vous voulez que je vous fasse un dessin ? Ou ça va aller ?

Je sais pas qui vous croyez que je suis. Je ne suis pas une magicienne qui va claquer des doigts, renifler dans la neige et trouver miraculeusement après une petite chevauchée votre homme, puis l'arrêter lui et les potentiels hommes de mains dont j'ignore le nombre, l'armement, les planques, s'ils s'attendent à recevoir des attaques, ou je ne sais quoi encore.

Vous savez quoi ? Si vous êtes à ce point incapable de répondre à mes questions, dites-le moi, comme ça je peux vous envoyer enquiquiner quelqu'un d'autre plus vite, car même pour tout l'or d'Alexandria je n'irais pas chercher un péquenot en escortant quelqu'un comme vous sur un territoire aussi vaste sans le moindre foutu indice, pas même son nom et sa tronche. Ou alors peut-être que c'est juste que vous savez pas parler à l'oral et que donc vous déblatérez les premières conneries qui vous viennent à l'esprit. Je connais bien ça, chez les rondelles de cuir dans vot' genre qui restent enfermés dans des bureaux et parlent à leurs papiers, leurs crayons et leurs plantes vertes. Du coup, je peux vous noter par écrit les questions auxquels j'ai besoin de réponses, vous laisser seule une petite heure et revenir. »


Elle regardait droit dans les yeux Holmes, avec cet air lassé que portent les vétérans quand ils doivent enseigner à une recrue comment utiliser leur fusil, à ceci près que si on devait proposer cette métaphore à Sakari, elle répondrait sûrement qu'elle avait plus l'impression de lui apprendre que pour marcher il fallait poser un pied devant l'autre et recommencer.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
Voir le profil de l'utilisateur

Ginger Holmes
avatar
Dim 15 Oct - 15:07
Irys : 69989
Profession : Enquêtrice
Daënar +1
Décidément, les gens du nord ne sont que des rustres, voilà que sans la moindre raison l'autochtone se mets à s'énerver et insulter l'enquêtrice. Ginger n'apprécie pas du tout les manières de cette femme ni son vocabulaire. Il semblerait donc que Sakari n'a pas comprit le but de la mission et qu'elle soit plutôt réfractaire a une explication pourtant la jeune Lady va essayer une nouvelle fois de se faire entendre.

« Je vous prie d'arrêter de m'insulter ! Il est évident que la personne que je recherche ne m'a pas laissé d'adresse ou d'indice plus compact pour que je puisse l'arrêter. Je sais qu'il est parti il y a deux jours en direction du nord. Je n'en sais pas plus ! J’attends de vous que vous m'aidez à remonter sa piste et ce dans des délais très cours. Si par vous manquez de capacité, je tiens à vous dire que je ne me ferai pas prier pour aller voir ailleurs. » Enchérit miss Holmes visiblement en colère.

Pour Ginger, il est évident que cette Sakari manque cruellement de tact et de sens commercial. Ce n'est pas ainsi qu'elle va récupérer de nouveau client ni même donner une bonne image des habitants de Zulhause. Quoi qu'il en soit, l'enquêtrice doit pour le moment travailler avec cette femme qu'importe l'ambiance qu'il y a dans le présent groupe.

Il ya clairement des différences entre un habitant de la capitale et un habitant de Zulhause. Or, même en sachant cela, miss Holmes ne peut pas faire appel aux pouvoirs publics pour une affaire aussi importante. Le temps de demander des autorisations ou même des informations le fuyard serait déjà sur une plage de sable blanc entrain de lire dans le journal comment la police d'Alexandria sont incompétents. C'est pour ça que miss Holmes fait appel a des privés comme Sakari.

-" Récapitulons... on cherche un homme d'Alexandria, donc un touriste partie de la ville il y'a deux jours. Il a prit la porte nord c'est très probable puisqu'il part en direction du nord et les informateurs disent qu'ils est en traîneau. Je pars du principe qu'il longe le lac jumeau au nord. Vous en pensez quoi Sakari ?" Conclut alors l'enquêtrice d'un ton neutre.



Mon théme




Voir le profil de l'utilisateur

Sakari Naasoqineq
avatar
Hier à 23:51
Irys : 244955
Profession : Homme de main
Pérégrin 0
Nord nord nord... Je t'en foutrais, moi, du nord ! Sakari se leva, rassembla ses affaires et poussa la porte. Elle aurait pu s'énerver un peu plus contre elle et lui faire comprendre à quel point elle trouvait que c'était une effroyable plaie dans sa journée, mais quand on paye comptant, on est à l'abri de toutes engueulades gratuites.
A ce sujet.
« Je vais aller louer des traîneaux. On se retrouve à la porte nord. Je veux des arrhes. 7 000 irys. »
Et pour couper court à toute envie de pinailler, elle descendit les escaliers sans jeter un regard à Holmes.

Il fallut une bonne dizaines de minutes, dans une halte située un peu avant la porte nord, pour que Sakari obtienne des informations sur sa cible auprès du loueur. Elle cherchait quelqu'un qui était parti avant elle, l'air pressé, riche, noble et alexandriote. Comme les étrangers sont assez vite remarqués par les locaux, Sakari put assez vite obtenir une description physique sommaire du bonhomme. La discussion traîna en longueur car le vendeur avait très bien compris, en voyant la mercenaire armée, que son ancien client allait se faire trouer le cuir. Il fallut donc le payer pour qu'il n'avertisse pas la milice, lui convaincre que le traîneau qu'il avait loué à la cible lui serait rendu intact, payer, enfin, négocier le payement d'une assurance pour les deux traîneaux, graisser la patte pour éviter la partie formulaire, puis enfin pouvoir partir vers la porte.

Sur place, une Sakari renfrognée par l'échange héla sa cliente qui attendait.
« Hé ! Tu peux embarquer. Enfin, si tu as mes arrhes. »


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
Voir le profil de l'utilisateur