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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Kharaal Gazar
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 Silence de pierre et chant d'acier [Terminé]

Ludwig Strauss
Ludwig Strauss
Ven 13 Oct - 23:14
Irys : 1073433
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Busad, capitale du Kharaal Gazar, joyau du désert, fief des plus grands maîtres de la terre et abritant les plus belles merveilles architecturales taillées par l’art ancestrale des adeptes de Delkhii, seigneurs bâtisseurs qui domptaient la roche par la seule force de leur foi aussi inébranlable et solide que l’élément qu’ils affectionnaient. Le soleil commençait à peine à dévoiler ses doigts de lumière au-dessus de l’horizon des terres de Delkhii, éclairant peu à peu les vastes terres arides. Les habitants de la cité de pierre étaient encore confortablement endormis dans leurs huttes rocheuses et seuls quelques fidèles des plus matinaux animaient les ruelles de la vaste capitale d’un semblant de vie.

Aucune muraille n’encerclait la cité antique, témoignant à la fois du côté paisible des occupants, mais aussi leur confiance presque aveugle envers leur Architecte protecteur et les pouvoirs qu’il avait conféré à ses enfants. De même, l’absence de troupes patrouillant d’un pas de fer le long des avenues aurait surprit plus d’un étranger ignorant les habitudes et coutumes des adeptes de la terre. Cependant l’homme qui avait prit le temps d’en étudier les mœurs saurait pertinemment qu’ils n’avaient pas besoin de légionnaires menaçants pour inquiéter les éventuels intrus hérétiques : nombre de citoyens à l’apparence ordinaire savaient se défendre efficacement en appelant les forces de la pierre. Les zélés adorateurs de Delkhii pouvaient abandonner l’espace d’un moment leur calme légendaire pour mâter les importuns les plus coriaces.

C’est dans ce genre de réflexions que Ludwig était plongé, le menton appuyé nonchalamment contre son poing d’un air pensif, fixant à travers le carreau de fenêtre de son carrosse les nombreuses habitations rocheuses défiler interminablement dans leur monotonie uniforme. Les rayons du soleil levant commençaient déjà à filtrer à travers sa fenêtre, l’obligeant à plisser légèrement ses yeux l’espace d’un instant. La main du Daënar glissa vers la poche de son pantalon afin d’en extirper son inséparable montre. Un réflexe qui ne le quittait jamais au-point que ça en devenait presque une sorte de manie obsessionnelle représentant symboliquement la quête de l’homme dans la maîtrise du temps imperturbable.

S’il s’était réveillé très tôt, c’était pour arriver le plus vite possible à la fameuse tour du désert afin d’y réaliser l’un des grands objectifs de son voyage dans les terres ancestrales des mages. En effet il avait réussit, par le biais d’une éloquente missive bien détaillée et ponctuée de nombreuses expressions de respect et d’admiration pour la culture du Kharaal, à obtenir une entrevue privilégiée avec l’homme le plus puissant et influent des terres arides : le très renommé Zaël, Primo-Gharyn de Busad et grand maître de Delkhii. Le gentleman avait été plus que satisfait de recevoir la confirmation de la part du souverain et il avait hâte de lui montrer tous les avantages qu’il pouvait tirer dans une collaboration avec monsieur Strauss.

Ce dernier avait bien planifié cette entrevue depuis des semaines, s’abreuvant de récits et documents sur la civilisation qui peuplait depuis des siècles cette terre ancestrale. Il s’était intéressé à la politique, philosophie, économie et coutumes du Kharaal Gazar, sacrifiant des heures de sommeil et de repos afin d’accroitre ses connaissances et ainsi adapter la façon avec laquelle il allait s’introduire au souverain de Busad. Ludwig menait toujours un duel acharné avec le hasard, qu’il méprisait particulièrement. Il ne jouait jamais sur sa chance et préférait tout organiser et préparer à l’avance. Laisser sa bonne étoile parler dans une entrevue avec un peuple de nature hostile envers la nation dont il était issu n’était pas le plan le plus adéquat.

Le carrosse poursuivait sa route rapidement vers l’immense tour qui se dressait au cœur de la capitale tel un doigt accusateur envers les cieux. L’édifice gigantesque contrastait énormément avec la simplicité des habitations qui poussaient tels des champignons rocheux à ses pieds. Ludwig ne pouvait s’empêcher, malgré-lui, de trouver une certaine beauté dans cette merveille de pierre antique. Sa taille n’avait d’égal que sa splendeur transpirant une noblesse presque divine. Un symbole de puissance qui ferait pâlir d’envie les bourgeois les plus pompeux d’Ünellia. Dans son esprit, Ludwig se félicita d’avoir choisit son moyen de transport qui ne contrastait pas trop avec l’environnement plus traditionnel des lieux. Attirer la curiosité des passants à cette heure ne serait pas très sage. De plus il était accompagné de quelques chariots tirés aussi par des chevaux endurants et transportant, au couvert de pièces de toiles circulaires, des caisses au mystérieux contenu.

Jetant un regard supplémentaire sur sa montre, il inspira profondément et se prélassa contre le tissu confortable de la banquette. Si les longues privations de sommeil commençaient à l’épuiser, son esprit lui restait aussi acéré qu’une lame de rasoir et aussi vif qu’un aigle en chasse. C’était une entrevue particulièrement importante pour lui, une occasion rare d’ouvrir de nouvelles frontières pour son commerce grandissant.

Son objectif principal était de convaincre le légendaire Zaël de se fournir en armes chez Ludwig. Et pour cela l’homme d’affaires avait préparé ses arguments les plus solides et retentissants. Par la suite, il se risquera à tâter le sujet des mines de magilithes, thème beaucoup plus sensible du fait de la sacralité que portait les my’träns envers la pierre rare. Mais chaque chose en son temps.

Pour l’heure, il se devait d’abord de faire bonne impression envers le Primo Gharyn. Il avait eu vent de certaines de ses caractéristiques et de sa politique, mais il désirait bâtir sa propre vision du maître des lieux. Et il avait, pour le moment, une idée positive sur cet influent personnage.


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Dernière édition par Ludwig Strauss le Jeu 11 Jan - 23:18, édité 1 fois
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Zaël
Zaël
Mar 17 Oct - 19:41
Irys : 957210
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Cette journée promettait d’être intéressante. Il devait entre autre rencontrer un « gentleman » comme disait les Daënars. Il avait accepté la requête extrêmement bien tournée de ce Strauss plus par curiosité et par souci de maintenir de bonne relation, ou du moins ne pas envenimer les rapports tendues entre les deux continents, que pour autre chose. Zaël n’avait pas ébruité cette rencontre, il avait omis d’en parler à ses commandants. Pas à cause d’un manque de confiance, disons simplement qu’il voulait éviter une discussion houleuse avec son Khorog. Du moins, avant la-dite entrevue, son passage ne passerait bien évidemment pas inaperçu. Les protecteurs présents à l’entrée de la Tour ne manqueraient pas de le voir et d’en informer Darim. Puis se serait au tour des rumeurs sur le fait que le primo-Gharyn recevait des Daenars à Busad. Au moins dans le cercle restreint des Protecteurs.

Prévoyant, il avait fait son petit tour en ville avant l’heure convenue leur rencontre pour pourvoir accueillir cet inconnu au pied de la Tour du Désert. Ainsi il était présent quand la « procession » arriva. Si les véhicules de queue se fondaient dans le décors, c’était moins  le cas du carrosse de tête moins courant. Mais au moins, l’homme d’affaire n’avait pas fait l’erreur d’arriver jusqu’ici grâce à leur technologie ! Ça collait bien avec la minutie qui transparaissait dans la tournure de ses phrases.

Si la présence d’autant de charrette l’intriguait, il commença par accueillir son invité sans en parler tandis que les deux protecteurs se chargeaient d’indiquer où entreposer les véhicules pour que la rue ne soit pas bloquée. Ils en profiteraient également pour inspecter le chargement. Ils ne pouvaient pas laisser des éléments dangereux au cœur de la cité et si près de leurs guides.

« Nous allons nous installer dans mon bureau pour discuter en toute tranquillité. C’est au sommet de la Tour si vous voulez bien me suivre. »

Comme à son habitude, il fit attention de ne pas aller trop vite. Son invité n’avait pas forcément l’habitude de grimper aussi haut par ses propres moyens, surtout qu’il venait d’un endroit où les machines marchaient à leur place. Toujours faisant montre de considération, Zaël l’interrogea.

« Votre voyage jusqu’ici n’a pas été trop mouvementé ? Vous venez nous rendre visite à une période plutôt tendue, j’espère que vous n’en avez pas souffert ? »

Son inquiétude était sincère, s’il ne comprenait pas leurs semblables n’y n’approuvait leur mode de vie, ils étaient humains aussi avec le droit de vivre en paix. Même ce marchand d’arme.


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Ludwig Strauss
Ludwig Strauss
Mer 18 Oct - 0:20
Irys : 1073433
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
La diligence s’arrêta au pied de la majestueuse tour où sa Majesté et quelques gardes attendaient patiemment. Ludwig quitta aussitôt son propre carrosse, se dévoilant enfin aux yeux de son hôte. Et une fois de plus, il prouva qu’il était un homme très minutieux et réfléchit. Son accoutrement avait changé. Il n’avait guère gardé ses habits de gentleman, traditionnels chez les hommes de classe à Daënastre, mais avait troqué ces derniers contre un style vestimentaire beaucoup plus passe-partout. Une chemise de lin d’un blanc immaculé recouvrait son torse, accompagnée par un léger gilet de cuir sans manches et noué par quelques cordelettes. Un léger turban de toile orangée ornait sa tête, cachant toute trace de chevelure sur le crâne du marchand. Un pantalon de tissu léger et des bottes rappelant la forme caractéristique des babouches achevaient l’aspect général de Strauss. Outre tour de génie, il s’était teint la peau pour lui donner un air beaucoup plus sombre rappelant la teinte cuivrée des hommes du désert. Touche finale, il portait de nombreux bracelets et colliers de différentes origines, accentuant l’aspect qu’il s’était crée pour troubler son origine : celle d’un homme du monde voguant à travers les océans, ne s’arrêtant que pour faire son commerce avant d’aller découvrir de nouvelles terres.

Ne laissant rien au hasard, il s’était même parfumé pour s’imprégner d’une odeur d’encens caractéristique des navires marchands côtiers qui avaient tendance à en mettre dans les calles pour chasser l’odeur de sel marin et d’autres marchandises aux effluves plus … insistantes. Même sa barbe et sa moustache avait subit les artifices de l’ingénieux personnage, la teintant d’une couleur rougeâtre et la tressant pour lui donner des formes plus extravagantes qu’on affublait aux amateurs de formes et couleurs criardes. Ludwig s’était changé radicalement et même sa posture se faisait moins rigide, moins professionnelle. Il adoptait le sourire amical et joyeux des grands seigneurs du commerce marin, resplendissant d’une aura d’aisance malicieuse.

Le Daënar, une fois en face de son interlocuteur royal, commença premièrement par le saluer comme le voulait la coutume my’tränne, portant sa main sur son front puis son cœur en signe de respect.

« Mes hommages, puissant seigneur Zaël, dompteur de montagnes et main de Delkhii. Puisse votre règne soit long et paisible sous l’égide des Architectes. »

Puis il se présenta brièvement avec une voix mielleuse et presque théâtrale :

« Mon nom est Brahms, marchand passionné par les voyages à travers les quatre coins du monde. Je vends aux enfants des Architectes les armes nécessaires pour survivre en ce monde magnifique mais néanmoins dangereux. C’est un immense privilège de vous rencontrer, Ô grand messire. »

Se faisant, il suivit son hôte en marchant sur les interminables marches de l’escalier de la tour. Ainsi donc voilà la première difficulté qu’allait devoir surpasser le quarantenaire étranger : ne pas succomber aux supplices de ses jambes. Plus habitué à rester dans un bureau ou à traverser les cités par le biais de trains et autres moyens de transports, grimper le long du plus grand escalier qu’il n’avait jamais vu était une épreuve pénible et éreintante, bien qu’il cachait tant bien que mal sa fatigue en adoptant un masque jovial sur son visage. Seules quelques fines perles de sueur trahissaient l’effort que Ludwig tentait de dissimuler.

« Le voyage s’est très bien passé, maître Zaël. Je remercie les Architectes de m’avoir épargné quelques tempêtes ou attaques pirates. Les temps sont, effectivement, très durs mais cela ne me décourage pas pour autant dans ma quête de faire fortune comme tout bon marchand qui se respecte. »

Enjoué, souriant, un peu haut-en-couleurs. Il était tellement différent de sa vraie nature, et pour cause. Les espions ne manquaient pas et Ludwig était toujours prudent, frôlant même la paranoïa. Il ne désirait guère créer une vague d’indignation à Busad en se dévoilant comme étant un Daënar pur tout comme il cachait avec sagesse sa vraie identité à Zaël par mesure de sécurité. Son nom était son bien le plus précieux, et si son identité était révélée, les conséquences pourraient être dramatiques … à My’Trä tout comme ailleurs.

« Votre cité me rappelle, avec nostalgie, les plaines paisibles de Zochlom, baignées par le soleil doré. La paix et la sérénité semble imprégner vos terres. J’espère que je ne me fourvoie pas en pensant que vous ne rencontrez aucun problème lors de votre règne. »


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Zaël
Zaël
Sam 21 Oct - 17:03
Irys : 957210
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Son invité semblait tout aussi méticuleux dans les présentations orales qu’écrites. Si son accoutrement pouvait presque passer pour un d’origine My’tran son langage beaucoup moins. Tous ces titres s’en étaient presque gênant et indubitablement bizarre. Mais le primo-Gharyn fit mine de rien, c’était peut-être ainsi que les Seigneurs Daënars aimaient qu’on s’adressa à eux ? Ils avaient des habitudes plus étranges que celles-ci après tout.

Mais ce qu’il trouva encore plus étranges fut sa réponse à sa question polie : il était Daënar et donc non croyant ?! Pourquoi remerciait-il donc les Architectes ? C’était étrange, Zaël se demandait s’il avait raison : les Architectes continuaient-ils de veiller sur les humains les ayant rejeter ? Tout cela le plongeait dans des abîmes de questionnement fondamentale. Beaucoup plus que lorsqu’il avait rencontré ce pérégrin, en tout cas dans un premier temps. Cette personne qui grimpait à ses côtés lui semblait beaucoup plus étrangère aussi.

Distrait par ces considérations, il manqua une partie des dires de ce Brahms. Il raccrocha à l’entente du mot paisible. Ces mots lui semblaient toujours aussi décalés. Ses contrées étaient certes réputées pour abriter des gens calmes, mais en ce moment même ici il y avait des troubles, des tensions. Était-ce possible de l’ignorer ou était-ce lui même qui était plus affecté par les événements qu’il ne pensait ? Il avait une impression désagréable de malaise, encore plus prégnante qu’elle était indéfinissable. Cependant, il ne voulait pas que ça affecte son invité : il répondit d’un ton calme marquant un contraste involontaire avec l’enjouement de son voisin.

« Malheureusement, je crains que ce ne soit réellement calme nul part en ce moment. Le trouble se répand comme une flaque d’huile qui n’attend que d’être embrasée. »

Pour ne pas finir sur des propos aussi morose et parce qu’il restait aussi plusieurs étages à monter, Zaël ne s’arrêta pas là. Parlant sans s’essouffler alors que les appartements changeaient peu à peu d’apparence. Plus ils grimpaient, plus ils y avaient de fioritures.

« J’espère néanmoins que votre séjour continuera d’être paisible. Les Protecteurs veillent bien sur cette cité comme sur la région. Mais parlez moi un peu de Zochlom. Je n’ai pas l’occasion de voyager loin avec les responsabilités qui sont les miennes. »

Mais même s’il n’y était jamais allé, il n’était pas totalement ignorant de la région et de ce qu’on y trouvait. Il avait lu à ce sujet comme bien d’autres. Bien que des faits rapportés de vives voix étaient toujours intéressants, plein de petites anecdotes absents des récits et propres à chacun. C’était aussi une façon intéressante d’en apprendre plus sur un inconnu : l’entendre parler de sa région natale ou de ce qu’il aimait...

À cette heure ils ne croisaient pas beaucoup de monde dans les escaliers. Ils n’étaient donc pas interrompu dans leur dialogue ou gêné dans leur montée. Pas de pause salvatrice pour le marchand ou ses articulations.


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Ludwig Strauss
Ludwig Strauss
Dim 22 Oct - 20:46
Irys : 1073433
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Je craignais, effectivement, que des troubles ne viennent gâcher la paisible quiétude qui fait la beauté unique de My’trä. Mais hélas, vos dires laissent croire qu’il existe des tensions difficiles. Peut-être que ma présence, alors, vous sera utile. »

Car oui, il venait après tout lui vendre de quoi lutter contre cette montée de troubles, ces rumeurs parlant de guerre et de violence, cette vague de tension explosive qui semblait envahir l’air d’une lourdeur électrique. Et pour étouffer une menace montante, quoi de mieux que solidifier sa nation en l’armant en prévision de dangers anticipés ? Mais les arguments seront déclarés bien plus tard, car Zaël venait de lui poser une question intéressante.

Subtilement, Ludwig arqua légèrement un de ses sourcils en jetant un bref regard au Primo-Gharyn. La question de ce dernier semblait être tout à fait ordinaire, prononcée avec une certaine politesse détachée. Mais l’homme d’affaires ne put s’empêcher d’imaginer l’hypothèse que le jeune monarque aux grands pouvoirs développait des doutes quant à l’identité cachée du marchand d’armes. Rien ne semblait indiquer que c’était le cas, mais en homme prudent Ludwig garda en considération cette possibilité. Il ne laissait jamais rien au hasard et ne négligeait aucune éventualité. Après tout, il était le seigneur des lieux, cela devait sans doute signifier qu’il était d’une vive intelligence et qu’il fallait redoubler d’ingéniosité pour ne pas éveiller des soupçons inutiles.

S’humectant les lèvres, il déclara avec le ton amical et enjoué qu’il avait développé à l’image du personnage qu’il incarnait :

« Des mers de sables chauds, un soleil de plomb et un air brûlant. Voilà comment on pourra, généralement, vous décrire le continent du Sud. Mais votre Majesté, je peux aussi vous découvrir les magnifiques oasis avec leurs palmiers aux branches lourdes de dattes exquises, l’eau cristalline et pure qui attirait une flore colorée et variée, ainsi que les nombreuses tribus nomades avec leurs caravanes de dromadaires transportant des marchandises variées. Des fruits exotiques, des soieries rares, des bijoux uniques et des épices aux parfums alléchants. Vous devriez, un jour, visiter ces belles contrées. Il y règne vraiment une aura mystique. »

Reprenant son souffle, il cacha tant bien que mal l’engourdissement de ses jambes. Les marches semblaient s’étendre infiniment comme un châtiment divin. Était-ce la punition que les Architectes lui avaient réservée à lui, païen indigne des bénédictions des grands créateurs ? Voilà qui était bien cruel de leur part. Il n’avait plus l’âge de monter d’immenses escaliers, surtout maintenant que les ascenseurs se multipliaient dans chaque ville Daënare digne de ce nom. Mais bon … un peu de sport ne lui ferait pas de mal, n’est-ce pas ?

À mesure qu’il endurait cette épreuve avec courage et ténacité, il déclara :

« Votre Grâce, comme vous vous en doutiez, je ne suis pas un marchand ordinaire dans le sens que je ne viens pas vous offrir les produits de Zochlom. Je me suis orienté vers un autre domaine beaucoup plus risqué, mais qui m’a toujours fasciné dans le sens de sa symbolique qui suscite la controverse. Je suis un marchand d’armes, je vends à l’homme de quoi défendre sa famille, au paysan de quoi garder son bétail contre les bêtes affamées, au garde de quoi protéger ses terres, au guerrier de quoi défendre son honneur et chercher la gloire. L’humain à toujours eu besoin de s’armer pour lutter contre les dangers de la nature, et j’ai justement de quoi aviver votre intérêt. »

Une belle entrée en matière.


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Zaël
Zaël
Mar 24 Oct - 11:09
Irys : 957210
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Bizarre ses paroles. Il y avait bien des troubles en Daënastre aussi ? Son invité en tant que marchand d’armes devait bien le savoir ?! Et ce n’était pas un secret pour My’tra… Enfin, pour la durée de la montée, Zaël préférait parler de chose plus anodine. D’autant plus que leur point de vue était loin de converger, il ne pensait pas que la violence était une solution pour la violence bien au contraire. Mais même en détournant la conversation sur Zochlom, ils y revenaient. Décidément, le primo-Gharyn ne comprenait pas : était-ce l’absence de pouvoir qui les poussait à toujours vouloir avoir une arme qui pouvait se retourner contre eux ?

« Pourquoi se battre contre la nature ? Chacun à sa place et je ne doute pas que les nomades du désert arrivent à repérer les dangers et à les éviter ? Parce que vous n’allez pas brandir une arme contre le manque d’eau ou une tempête de sable ? Ou encore contre des mirages ? »

Tout était dit sur le ton de la discussion bien qu’avec énergie. C’étaient des vraies questions qu’il posait à son interlocuteur. Le sujet l’intéressait tout comme le débat. Mais sur l’instant présent, il n’avait pas conscience de l’enthousiasme présent dans sa voix. Bien plus attentif à l’échange en lui-même qu’aux détails. Il était à moitié parti dans ses pensées comme à son habitude et ne remarquait même pas l’essoufflement de son compagnon. Oublieux du fait que pour un quadragénaire qui n’a pas l’habitude des efforts physique, ça pouvait être un véritable calvaire. Un bien piètre diplomate en somme. Heureusement qu’en temps normal ce n’était pas lui qui se chargeait de ce domaine, ou du moins pas des discussions en elles-mêmes. Bien sûr c’était lui qui donnait son aval pour les décisions etc...

« Du moins ce sont les dangers citaient dans Les Contrées du Mirage, vous qui y avez vécu en connaissez certainement d’autres. Mais vous parliez aussi des produits que la nature vous offrez. Il est donc possible d’avoir une relation non conflictuelle avec elle. Il ne me semble pas que vous en ayez entre pairs au Zochlom ? »

Cette région du monde était toute de même éloignée de Kharaal Gazar et assez mystérieuse à ses yeux. Il aimerait y allez comme tant d’autre endroit mais les Architectes lui avait confié une mission importante. Il ne pouvait ainsi délaisser son peuple pour satisfaire une curiosité toute personnelle. Le mieux qu’il pouvait faire pour la contenter était de lire des récits et de discuter avec des étrangers ou avec des voyageurs. Occasion qui se faisait bien trop rare à son goût et rarement de façon décontractée, comme tous ses échanges d’ailleurs.

Si le duo n’était pas encore arrivée, il ne lui restait plus qu’un tiers du chemin à faire avant de se poser dans le sobre bureau du primo-Gharyn.


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Ludwig Strauss
Ludwig Strauss
Sam 28 Oct - 18:50
Irys : 1073433
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Si seulement c’était aussi utopique que ça, maître Zaël. Mais hélas, notre monde a beau recéler des merveilles, il y’a toujours des tâches sombre pour nous éloigner de la perfection du tableau des Architectes. »

Faisant taire la douloureuse fatigue de ses jambes et luttant fermement contre la chaleur qui le gagnait sous l’effort, il continua :

« Le désert, par exemple, est le foyer de bon nombre de bêtes redoutables et dangereuses. Certaines créatures sont des prédateurs hors-pair qui n’hésiteraient pas à s’attaquer à nos caravanes pour emporter un ou deux hommes dans les sables et les dévorer sous l’ombre d’une falaise. Des armes spécifiques sont alors nécessaires pour se protéger contre les monstres du désert. »

Se massant doucement la nuque, il s’empara ensuite d’un mouchoir caché dans les plis de sa tunique et entreprit de se débarrasser de la fine pellicule de sueur qui commençait à parler sur son corps de quarantenaire en plein effort. Il était sûr que les ascenseurs ne seraient pas une trop grande hérésie pour les mages, bien au contraire un mécanisme des plus primitifs suffirait à les convaincre de grimper dedans et de s’épargner une montée aussi pénible sous un soleil de plomb.

« Outre l’ordre naturel de la chaîne alimentaire, l’humanité a toujours eu de sombres rejetons. Si généralement les tribus de Zochlom sont les plus accueillantes d’Irydaë, il existe quelques bandes de pillards sans foi ni loi qui rôdent entre les dunes de sables, lançant des razzias sanglantes contre les caravanes marchandes ou les voyageurs isolés avant de se cacher dans leurs repères secrets et savourer leur larcin. Le butin ne les satisfait jamais longtemps et ils reprennent souvent de nouveaux assauts barbares. Pire, le désert est tellement réputé pour être libre de toutes chaînes de civilisations que certains parias de la société s’y réfugient, devenant les nouveaux fantômes qui hantent les lieux et assouvissent paisiblement leurs plus bas instincts sans craindre la rétribution de la loi.»

Zaël était un idéaliste qui manquait d’expérience. Il ne voyait que le bon en ce monde, ce qui était assez surprenant sachant qu’un roi se devait de ne pas être naïf. Peut-être que, enfermé derrière les murs de son palais, il n’a pas encore vu la nécessité d’armer son peuple en prévision des dangers qui rôdaient sans cesse et menaçaient ses sujets. Peut-être que le rencontrer lui, Ludwig Strauss, allait lui permettre de retenir quelques intéressants conseils pour améliorer sa prise de main sur son territoire.

« Vous devez sans doute savoir que l’homme n’est pas insensible à certaines pulsions de cruauté. Le mal est bel et bien existant et si certains le renient et luttent contre ses ténèbres, d’autres embrassent leurs sombres fantasmes et servent leurs démences dans la douleur des autres. Soyez toujours paré à toute éventualité, votre Majesté. On n’est jamais trop prudents en ce monde. Même le buisson exposant les plus belles roses peut cacher un serpent venimeux entre ses branches. »

Levant ses yeux bleutés, il constata non sans satisfaction qu’ils étaient presque au bout du chemin. Encore quelques dizaines de pas et il pourra s’étendre sur un siège confortable et soulager ses jambes qui hurlaient silencieusement en signe de protestation. Quelle torture !


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Zaël
Zaël
Mar 31 Oct - 14:07
Irys : 957210
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Un très beau parleur que son invité ! Mais ça n’empêchait pas Zaël d’être en désaccord total avec sa vision des faits. Ou plutôt, de la façon de réagir face à l’adversité qu’il présentait avec minutie. Personne ne pouvait nier l’existence de prédateur dans la nature, cela serait absurde et reviendrait à nier que l’homme faisait partie de la chaîne du vivant. Contrairement à ce que certains pensaient, le primo-Gharyn en avait conscience et comprenait que des fois il n’y avait d’autres choix que de s’imposer. Il préférait juste réfléchir aux autres façons de sortir d’une situation problématique sans tomber dans la facilité qu’était la violence. Un dernier recours toujours. Encore plus important lorsqu’on avait en face des hommes qui avaient oubliés ce que la vie était un bien sacré à respecter ! Le plus dur était de faire le premier pas même quand cela semblait injuste. Continuer la démarche et ne pas abandonner jusqu'à ce ça prenne !

« Certainement mais je suis convaincu que nous pouvons trouver des roses dans des endroits insoupçonnés ! »

La beauté avait bien des façons de s’exprimer. Les gens pouvaient être surprenants dans le bon sens quand on prêtait attention à son entourage. Par exemple, Adela avait beau être une guerrière, elle avait un cœur en or. Et il lui manquait terriblement. Pour ne pas s’appesantir sur son absence, il poursuivit la conversation.

« Je suis désolé d’apprendre qu’il y a autant de bandits dans votre région. Certains se perdent en chemin, ce n’est pas pour autant que tout est perdu pour eux. Ou qu’il faille abandonner tout espoir »

Il s’arrêta pour faire signe à M.Brahms d’entrer dans le bureau, ils étaient arrivés à destination. Un bureau simple dont il se servait pour recevoir des personnes comme son invité ou des rencontres plus officieuse. Mais aussi comme endroit pour s’entretenir avec ses commandants ou tout simplement pour réfléchir. La porte resta ouverte derrière lui alors qu’il alla s’installer derrière son bureau en pierre, son siège aussi l’était contrairement à celui de son visiteur. Cela constituait une bonne partie du mobilier : il y avait bien aussi une étagère chargée de documents en tout genre mais  rien de plus. La décoration aussi était sobre, la vue de la fenêtre suffisait à donner du cachet à la pièce.

« Mais ce n’est pas pour discuter de ça que vous êtes venu me voir si ? Je vous écoute. »

Zaël lui fit un geste bienveillant l’invitant autant à prendre place qu’à répondre. Il était curieux de ce que ce personnage avait en réserve. Oui, c’était bien le mot personnage...


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Ludwig Strauss
Ludwig Strauss
Ven 3 Nov - 21:30
Irys : 1073433
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Daënar -2
« Toute rose a ses épines. »

Telle fut la seule remarque que le dénommé Brahms prononça dans une voix presque las. Peut-être était-ce la fatigue qui lui faisait perdre patience, ou bien simplement un certain agacement quant à l’aveuglement du seigneur des lieux. Il était admirable de sa part qu’il soit si optimiste et idéaliste, mais ses arguments ne parvenaient guère à convaincre l’homme qui connaissait que trop bien la nature humaine et son hypocrisie. L’homme était un loup pour l’homme et si Zaël refusait de le voir, il risquait fort d’être la prochaine victime des crocs de l’humanité.

Enfin, ils parvinrent au sommet. Un véritable exploit pour Ludwig qui ne put s’empêcher de pousser un long soupir de soulagement. La torture venait enfin de s’achever, pour son plus grand plaisir. Il pénétra à la suite du souverain à l’intérieur de ce qu’il désignait comme bureau. En explorant du regard les lieux, Ludwig fut étonné de voir à quel point la décoration était spartiate. Le strict nécessaire se trouvait dans cette pièce entièrement faite de pierre ce qui n’était pas réellement une surprise dans cette cité si attachée à l’élément solide. Il se demanda s’ils dormaient sur des lits de roche, ce qui pouvait être terriblement inconfortable … comme les bancs présents. Mais c’était un mal nécessaire pour avoir le privilège de discuter avec le Primo-Gharyn.

S’installant aussi confortablement que possible, il joignit les mains sur ses cuisses avant de s’intéresser au jeune maître de la terre.

« C’est très simple. Je désire conclure quelques accords commerciaux autour de mes armes selon votre bon vouloir. J’ai pour cela quelques propositions qui pourraient vous intéresser, à vous de choisir l’offre qui vous semble la plus intéressante, voir plusieurs. »

S’éclaircissant la voix, il débuta :

« Votre peuple maîtrise la magie de la terre, ce qui peut être en soit un excellent moyen de défense. Mais certaines situations requièrent l’utilisation d’armes plutôt que la magie. Que ce soit dans un environnement défavorable à l’utilisation de la terre ou son absence, ou par soucis de discrétion ou pour la versatilité des objets létaux. Cependant, l’achat d’armes chez des forgerons est cher et l’offre est limitée à quelques personnes. Imaginez une offre plus large, des armes de bonne qualité à la portée de tous. Le petit peuple pourra s’armer convenablement et se sentir plus en sécurité contre les dangers qui peuvent survenir à tout instant. De plus le moral de vos sujets va grimper et votre image n’en sera que plus favorisée. Vous apporterez une solution efficace pour protéger vos citoyens en favorisant les classes sociales au-dessous des hauts fonctionnaires. »

S’arrêtant un moment, il laissa le maître de Busad ruminer cette petite introduction à sa guise, avant de reprendre d’assaut leur négociation :

« Plusieurs choix vous sont offerts : On peut établir de petites boutiques locales un peu partout dans votre contrée et vendre les produits aux localités régionales. La seconde option serait le passage de caravanes marchandes à travers le pays. Si vous préférez, nous pouvons vous vendre à la masse les coffres d’armes et vous les distribuerez selon votre bon vouloir à travers Kharaal Gazar. Je précise que les produits que je vous propose sont à la hauteur de votre civilisation. Épées, haches, marteaux de guerre, arcs … je ne dis pas que mes armes sont supérieures en qualité à celles de certains forgerons de grande renommée, mais je peux vous assurer que vous en aurez en abondance. De quoi largement solidifier le noyau brut de votre armée. N’oubliez pas, vous n’entrez pas en guerre, mais pour avoir la paix il ne faut jamais écarter l’option des armes en dernier recours. Je ne vous invite pas à entraîner votre peuple dans la violence, mais à se tenir prêt à se défendre si jamais un malheur venait à arriver comme une tempête soudaine frappe les côtes.»


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Zaël
Zaël
Dim 5 Nov - 14:14
Irys : 957210
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Très simple ? Zaël n’en était pas convaincu. Il était en tout cas certainement pas anodin d’acheter des armes pour en distribuer littéralement à tout le monde. Guerre ou non, une arme pouvait être dangereuse pour son propriétaire d’autant plus quand on ne savait pas s’en servir. Ces expressions l'interpellèrent aussi : il n’y avait pas d'histoire petit peuple ou de hauts fonctionnaires. Bien d’autres pensées et commentaires lui venaient alors qu’il écoutait le long argumentaire du marchand d’armes. Mais il écouta jusqu’au bout avant d’intervenir et ne répondit pas immédiatement prenant le temps de réfléchir à ce qu’il allait dire.

« Je ne pense pas que cela soit une décision si simple que vous le prétendiez. Donner une arme à quelqu’un qui ne sait pas s’en servir n’est pas une bonne chose pour ne pas dire le moins. Pour penser faire cela, il faudrait penser à entraîner tout un peuple. Une organisation pas si évidente à mettre en place si jamais nous en avions la volonté. En tant que dirigeant, je dois m’en préoccuper »

Et ce n’était pas du tout sa politique actuelle. Il cherchait à apaiser les tensions non à faire peur à un peuple qui concevait le sien comme un ennemi. Que se passerait-il s’ils voyaient qu’une production massive d’armes était en cour ici, dans ses contrées ? Ce n’était pas Zagash, il n’y aurait pas de doute contre qui ils s’armeraient ainsi.

« Le peuple sait qu’il peut compter sur les Protecteurs, les forces armées de la région, pour assurer leur bien être. Ces derniers sont aussi bien entraînés avec des armes que de la magie. »

Même si lui n’était pas pour la guerre, il n’était pas inconscient au point de négliger les forces armées. D’autant plus quand il y avait des directives du Conseil de la Convergence. Cela le peinait de devoir admettre que la force était toujours nécessaire pour établir l’ordre, lui qui croyait en la vertu de la parole.

« Ce n’est pas qu’une question de coût si les citoyens n’ont pas d’arme, ils n’en ont pas l’utilités. Les forgerons de Suns ne sont pas si rare que vous semblez le croire et pas les seuls dans ce domaine. Et comme vous l’avez si bien dit la magie de notre Architecte vient à notre secours quand il s’agit de défense. »

Et aussi en attaque. Même si cette utilisation des pouvoirs lui plaisait bien moins, elle existait. La destruction était une autre facette de la construction, tout comme la mort et la vie, mais ce n’était pas une raison de rechercher celle-ci.

Il souffla, cette situation ne lui plaisait pas. Encore une décision de difficile à prendre où personne ne serait content à la fin. Son image, il s’en contre-fichait et ce n’était pas la-dessus que Brahms l’aurait mais le bonheur de son peuple lui importait tout comme sa survit. Il ne pouvait donc simplement repousser cette entrevue. Une des raisons pour laquelle il avait accepté de recevoir cet audacieux marchand.

« Je ne dis pas que tout accord est inenvisageable mais je ne conçois pas d’imposer la possession d’une arme à chaque habitant, chose dont ils ne sauraient quoi faire. »


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Ludwig Strauss
Ludwig Strauss
Dim 12 Nov - 20:25
Irys : 1073433
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Comme il s’y attendait, Zaël se révélait être quelqu’un de peu enclin aux alléchantes idées d’armement pour l’hégémonie de sa nation et sa sécurité. C’était un pacifiste, un idéaliste quelque peu naïf. Pareille vision du monde était ce qui amusait Ludwig qui ne put s’empêcher d’avoir des pensées dédaigneuses et condescendantes envers ce roi trop peu belliqueux pour son propre bien.

Il hocha lentement la tête à la suite des arguments du souverain, les doigts croisés sur ses jambes, pensif. Ayant fait le tri de tous les propos du Primo-Gharyn, il s’adapta à la mentalité de ce dernier et prépara le second round de leurs négociations.

« Je comprends parfaitement, maître Zaël. Aussi je vous propose une seconde offre. J’aimerais établir un entrepôt au sein de vos murs pour vous fournir des armes qui ne seront pas destinées à votre peuple mais uniquement à l’armée, donc à vos hommes aguerris. Je laisserais vos commandants militaires juger du nombre d’équipements dont ils souhaiteraient s’approvisionner si jamais vos forgerons locaux n’arrivent pas à satisfaire l’entièreté de la demande de vos protecteurs tout compte par volonté d’avoir une réserve d’armes de secours à portée. »

Tapotant des doigts contre ses cuisses, il ajouta ensuite avec le même ton de négociateur :

« Ensuite je vous propose que le surplus des armes soit distribué à travers d’autres régions et pays frontaliers alliés. Vous fournirez mes équipements aux marchands itinérants et caravanes moyennant un bon prix, vous débarrassant donc de la présence des armes que vous regardez d’un œil sceptique tout en remplissant convenablement les réserves de votre trésor pour financer vos projets humanitaires. »

Levant la main tout en expliquant ses propos, il poursuivit :

« Je vous vends des livraisons, vous gardez une petite partie pour vos hommes d’armes et vous revendez le reste à plus haut prix pour les marchands étrangers qui viendront se fournir à Busad. Bien entendu nous pouvons aussi établir d’autres petites constructions à travers les routes commerciales de votre pays afin de faciliter la distribution équitable de la marchandise. »

Ludwig sourit avec bienveillance en fixant son interlocuteur de ses yeux de saphir.

« Qu’en pensez-vous, votre Majesté ? »

Il avait opté pour une offre qui serait largement plus convenable à Zaël. Non seulement ce dernier saurait mettre les armes à la seule disposition de ses gardes de confiance, mais en plus il pourra se débarrasser du reste en jouant le rôle de distributeur pour les autres nations my’tränne, devenant une sorte de passerelle entre l’extérieur et le continent des mages. Une offre bénéfique, en somme car cela pourrait nettement favoriser la place de cœur commercial pour Kharal Gazar et ainsi décupler un peu plus ses rentrées d’Irys.


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Zaël
Zaël
Dim 19 Nov - 23:46
Irys : 957210
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Loin de se démonter le marchand rebondit face à ce semi-refus. Il fallait probablement s’y attendre de la part d’un homme qui avait traversait l’océan pour vendre ses armes et qui venait du désert. Un bien plus aride que ces contrées. Cependant, encore une fois Zaël ne pouvait être d’accord avec l’ensemble de la proposition. Certes, il avait œuvré pour l’unification des régions pour contrer la menace ambiante. Non seulement elle n’était pas complète, mais en plus cela ne lui conférait pas le pouvoir de décider pour tous d’un marché de cette ampleur : implanter un marché étranger sur l’ensemble du territoire My’tran, parce que c’était de ça qu’il était question sur le long terme. Il ne pouvait être d’accord avec ça, pas plus qu’il ne souhaitait que le Kharaal Gazar devienne le premier fournisseur d’arme du continent. Et dans l’idéal, il souhaiterait ne pas avoir besoin d’armes du tout. Encore une fois, il eut envie de souffler mais il se retint. Son invité n’avait rien fait mal et il ne voulait pas le mettre mal à l’aise. À la place, il répondit de façon posé.

« Je ne peux nier que notre stock d’armes mériteraient d’être agrandi. »

Si des soldats étaient entraînés de part en part, c’étaient bien en prévision des mêmes événements auxquels ces armes devaient servir. Tous ne maîtrisaient pas la magie à un niveau assez élevé pour que celle-ci soit superflue. En plus du fait qu’elles ne demandaient pas le même effort physique et pouvait être un bon complément même pour un adepte.

« Mais nous pouvons le faire de façon avisé en limitant le surplus. Je ne souhaite pas que notre région devienne une plaque tournante des armes. Si ça pourrait permettre de financer des projets, ça les minerait bien avant et nuirait grandement à leurs mises en application. Outre le fait que je ne peux m’engager pour mes collègues primo-Gharyn dans ce domaine. »

Et puis dépendre d’un seul marchand d’armes, inconnu jusqu’à présent, était une mauvaise idée. Même si lui avait tendance à lui faire confiance, nul n’était à l’abri d’un accident : que se passerait-il dans ce cas ? Ses commandants et Darim trouveraient d’autres choses à redire quand il serait au courant bien sûr. Et il faudrait les consulter avant de signer quoique ce soit.

« Je reconnais ne pas m’y connaître grandement en arme. Cependant avant de fixer un accord quelconque sur la quantité, j’aimerais qu’un de mes conseillers voit la marchandise si vous en avez à disposition ? »

Fausse modestie ou pas, Zaël lui-même ne se servait pas d’arme. Clairement inutile pour un maître de la Terre comme lui. Bien que de part sa fonction, à défaut d’en manier, il en avait vu un certain nombre.


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Ludwig Strauss
Ludwig Strauss
Lun 27 Nov - 21:31
Irys : 1073433
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Naturellement, je vous invitais plus à permettre à des caravanes transportant mes produits de circuler librement à travers les routes commerciales de vos terres en direction d’autres régions voisines. Loin de moi l’idée de vous imposer l’ouverture d’un nouveau marché, seulement d’ouvrir vos routes au passage de mes propres marchands qui veilleront à payer docilement les taxes que vous pourrez potentiellement imposer au sein des points de repères où les caravanes devront s’arrêter pour se réapprovisionner. »

Portant sa main pour glisser ses doigts le long des boucles soignées de sa barbe colorée pour l’occasion, il écouta sagement les paroles du Primo-Gharyn qui restait toujours aussi sceptique et peu réceptif à ses propositions. Mais Ludwig ne perdait pas espoir, il ne s’agissait pas d’un accord perdu d’avance, mais seulement d’un duel entre deux gentlemans autour d’une table. Aucune animosité, aucune rivalité malgré leur différence de culture, de pensées, d’idéologie et de vision concernant le sujet sensible de l’armement militaire et de sa commercialisation. Ils ne débattaient pas avec hargne et fureur, ils s’échangeaient en homme civilisés des points de vue avec un respect mutuel.

« J’ai en effet apporté avec moi quelques produits pour vous donner une idée de la qualité des armes ainsi que leur efficacité. Nous avons une grande variété d’armes adaptées à la culture my’tränne, bien entendu. »

Posant un index sur chacun de ses doigts, il commença à énumérer :

« Des armes d’hast, utiles pour mettre à distance respectable un adversaire ou pour rendre une charge de cavalerie obsolète. Des armes blanches, à courte allonge pour ceux qui privilégient le contact direct et à longue allonge pour les escrimeurs aguerris. Des armes contondantes, bien évidemment, tels des marteaux de guerre ou des masses d’armes. Sans oublier des armes de jets allant des arcs longs aux javelots en passant par les couteaux de lancer, les arbalètes et d’autres armes plus exotiques. »

Croisant les bras ensuite, il ajouta :

« Libre à vos hommes d’essayer la marchandise pour vous donner un avis d’experts. Je n’y vois aucun inconvénient. Je vous invite, par ailleurs, à considérer ma demande précédente concernant les caravanes. La marchandise ne va pas stagner à Busad ou ses alentours, elle circulera de façon fluide à travers les routes commerciales menant aux autres régions frontalières. »

Et Ludwig était prêt à financer ces caravanes marchandes, leur acheminement depuis l’océan jusqu’aux pots puis à travers My’trä. Le coût pouvait être impressionnant, mais l’homme d’affaires avait calculé calmement que le rendement estimé de ses marchandises pourrait largement compenser les charges de transport et le salaire de ses marchands. Rien n’était laissé au hasard avec le gentleman.


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Zaël
Zaël
Lun 4 Déc - 21:21
Irys : 957210
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Cette idée de caravane transportant des armes à travers son pays ne lui plaisait décidément pas. Il voyait bien que le marchand faisait des efforts pour s’accommoder à ses besoins et ça le désolait d’autant plus. Il se sentait presque fautif de dire non. Ou plutôt de n’avoir pas été assez clair d’entrée de jeu ?

En même temps, la façon dont il présentait la chose rendait plus attractif la circulation de ces dernières : il n’avait pas non plus envie d’un trop gros stock ici. Mais peut-être que le fond du problème, c’était les armes tout court. Le fait d’en acheter plus concrétisait l’idée de s’en servir et ce dans un contexte qu’il essayait d’éviter. C’était un peu comme une reconnaissance de son échec. Aucune de ses pensées ne rendait cette conversation plus confortable. Pourtant, M.Brahms était très conciliant et aimable.

« Dans ce cas, je vais envoyer avec vous un de mes Commandants avec les hommes qu’il jugera utile d’emmener. Pour ma part, je vais discuter de votre proposition avec mes conseillers. Un contrat de la sorte n’est après tout pas anodin. »

Et surtout Darim. Il ne pouvait en faire l’impasse plus longtemps. Le vieil homme saurait quelle serait la décision la plus judicieuse pour leur région. Son avis était toujours éclairé. Du moins, Zaël le voyait ainsi comme bon nombre des croyants de Delkhii.

« Je vais devoir vous demander de patienter pour la réponse définitive, et la signature si nous concluons. Demain au plus tard. »

Ça le gênait visiblement d’annoncer cela à son invité. Il ne savait combien de temps celui-ci pouvait rester ici. Et lui demander d’attendre pour un potentiel refus, le peinait encore plus. Cependant, pour un accord qui soulèverait de nombreuses controverses, c’était la moindre des choses que d’être minutieux : bien vérifier la marchandise autant que de discuter entre eux du bénéfice.


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Ludwig Strauss
Ludwig Strauss
Lun 11 Déc - 0:04
Irys : 1073433
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Vous êtes sûr ? »

« Tout à fait, seigneur. Cette herbe médicinale à longtemps prouvé ses valeurs thérapeutiques et privilégié les rêves les plus inspirants. »

« Le goût est particulier, mais si cela me permet de faire passer la fatigue … »

Hochant lentement la tête, l’industriel prit congé de l’herboriste dont on lui avait vanté les mérites à Busad. Ludwig avait souffert de la chaleur du désert de Kharal Gazar cumulée avec la fatigue occasionnée par les escaliers quasi-infinis de la tour du seigneur des lieux. Inutile donc de dire qu’il était éreinté, épuisé, à bout de souffle. L’idée d’acheter quelques herbes apaisantes et qui l’aideraient à avoir un sommeil réparateur semblait être une douce promesse, même si le fait de retarder son voyage en direction de Khurmag le dérangeait. Il espérait en finir au plus vite avec le Primo-Gharyn. Moins il mettra de temps à rentrer à Daënastre, mieux ce sera pour reprendre le contrôle de son petit empire industriel.

Le daënar avait loué une chambre dans une auberge modeste mais confortable, dîna agréablement en dévorant une miche de pain noir, un ragoût fumant et quelques tranches de fromage, puis alla se coucher sur le petit lit qui lui était réservé, consommant au passage la plante achetée chez l’herboriste. Lentement, il sombra dans l’inconscience.

~

« Vous ne m’aurez jamais, bandes de biiip ! »

Ludwig était poursuivit par des collecteurs d’impôts cornus. Oui, cornus, car ces êtres étaient plus maléfiques qu’une sorcière ou un démon. Des monstres ! Et ils en avaient auprès de ses Irys qui pleuraient à chaudes larmes sur son costume de … heu … cela ressemblait à un lourd manteau rouge et blanc avec un chapeau de lutin sur la tête. Étrange.

« Vous êtes des biiip, des charognards, des copains de Zora, cette cinglée folle furieuse ! Et c’est pas un compliment, sales biiip ! »

Avisant une porte, le père Irys l’ouvrit d’un coup de pied digne d’un spartiate légendaire et pénétra les lieux. Les démons ne le suivaient plus, pour son plus grand soulagement, mais un autre piège l’attendait. En se retournant, il vit des hommes. Normal pourtant, non ? Et bien ces messieurs portaient un peu trop de cuir pour que ça ne soit pas suspect. Leurs moustaches ne pouvaient rivaliser avec l’élégance de la sienne, mais elles étaient épaisses. Quant à leurs regards de braises, ils étaient terriblement aguicheurs et provocateurs à la fois. Quand il vit les activités que s’adonnaient certains bonhommes dans les recoins les plus sombres, il comprit. Et regretta amèrement son choix de cachette.

Une main se posa doucement sur son épaule. Frissonnant, il se retourna et garda la bouche ouverte. Un Zaël aux muscles saillants et au sourire trop langoureux pour ne pas lui arracher un tremblement de peur lui faisait face. Le grand individu au visage bienveillant mais Ô combien dérangeant lui chuchota à l’oreille des scènes si terribles à imaginer, si atroces et obscènes que le père Irys ne put retenir une forte nausée. Puis quand Zaël le colosse tenta de l’attirer vers un attroupement de barbus en pleine danse à en faire arracher les yeux à plus d’un, Ludwig atteint ses limites, vidant le contenu de son estomac sur le Primo Gharyn dans un douloureux gargouillement.

~

« Ah pitié ! »

En sueur, le regard affolé, l’industriel s’était réveillé en sursaut, sa couverture littéralement collé à son torse humide. Passant ses mains le long de son visage, il respira profondément, constatant non sans gêne qu’il venait de faire un rêve. Non, un cauchemar. Un terrible et affreux cauchemar traumatisant qui ne devait être que le fruit de cette maudite herbe hallucinogène. Venait-il d’avaler une drogue sans qu’il ne s’en rende compte ? Scandale ! Les mots vulgaires, le ridicule du rêve, le bar d’ours torrides, le pseudo-Zaël bien trop entrepreneur … Ce fut affreux !

Furieux, il se releva, récoltant de l’eau fraîche du petit bol d’eau qui reposait près de sa couche, déjà épuisé. Ce séjour à Busad n’était décidément pas de tout repos et l’idée de remonter les marches de la tour le fatiguait déjà.

Au moins avait-il laissé quelques hommes faire des démonstrations aux commandants choisis par le Primo-Gharyn, leur exposant les armes de combat rapproché et même quelques pièces d’artillerie comme un baliste à longue portée sculptée dans le bois le plus raffiné. Espérant que ses hommes aient réussit à convaincre les fidèles de Delkhii, Ludwig n’avait pas vraiment le moral pour vanter les mérites de ses produits. Pas après ce rêve.


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Zaël
Zaël
Sam 16 Déc - 13:57
Irys : 957210
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Cela c’était passé presque aussi mal qui l’avait craint. Darim n’avait déjà pas été ravi de n’avoir pas été tenu au courant de la venue de ce Brahms en amont, lui faisant remarquer, entre autre, que, s’il gardait trop d’informations par devers lui, ses conseillers ne pouvaient être efficaces. Et Zaël, bien sûr, même s’il avait ses raisons, et une excellente qui primait sur toutes : il était primo-Gharyn ; se sentait toujours tel un gamin pris en faute quand son Khorog le reprenait sur ses actions. Après cette entrevue longue et inconfortable, il avait fallu rassembler tous les Commandants concernés par l’affaire après que ceux allés inspecter les armes furent revenus.

Là, une seconde conversation déplaisante avait pris place. Ceux qui soutenaient son idée ne le faisait évidemment pas pour les mêmes raisons. Pas exactement en tout cas. Des partisans d’une réponse armée aux différents incidents qui avaient éclatés cette année. Il n’aimait pas ça, mais il avait besoin de leur soutien dans une situation qui créerait du remous. Que chacun d’entre eux montre qu’il était possible de coopérer avec des marchands étrangers. Par contre, il était entendu par chacun qu’ils ne se feraient pas l’intermédiaire de ce marchand et qu’en aucun cas leur région deviendrait une plaque tournante de la vente d’arme.

Après une réunion qui s’éternisa jusqu’à l’aube, ils arrivèrent à un consensus sur l’achat et l’accord à passer. La nuit fut donc courte pour le chef de Guerre qui ne pouvait se permettre de faire des grasses-mâtinées. Au petit matin, il fit donc mander M.Brahms pour lui livrer les conclusions de leur débat. Cette fois-ci, l’entrevue ne se se passerait pas en tête à tête puisque Darim avait voulu être présent lors de la conclusion.

« Bonjour Monsieur Brahms, j’espère que vous avez pu bien vous reposer. »

En même temps qu’il disait ça, il voyait à la tête du marchand que ça n’avait pas l’air d’être le cas. Peut-être avait-il eu une nuit bien remplie lui aussi.

« Voici le Khorog de Busad, Darim. »

Si ce dernier était apte à se présenter lui-même, il était logique que Zaël fit la présentation. Darim resta donc muet pour le moment, observant ce jeunot.

« Installons-nous pour que je vous fasse part de notre commande. »

À côté du siège de Zaël, derrière son bureau, se trouvait maintenant un second siège en pierre. Nul doute que la magie de Delkhii y était pour quelque chose. Sur la table trônaient deux parchemins identiques et non-signés pour le moment.

« Nous avons inscrits la quantité que nous souhaitons sur ce parchemin, si cela vous semble faisable de livrer quinze milles armes à Busad. Nous nous chargerons de les répartir comme nous le voulons. »

Ça aussi, ça avait été longuement discuté. La quantité et la manière de le distribuer aux autres villes des Kharaals Gazars.

« Quant aux prix, nous attendons votre offre. »


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Ludwig Strauss
Ludwig Strauss
Dim 7 Jan - 23:14
Irys : 1073433
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Daënar -2
Un lent hochement de tête fut la réponse de Ludwig quant à la première question du Primo-Gharyn. Inutile de se plaindre devant le seigneur des lieux pour des cauchemars et des chimères nés de la consommation de cette étrange herbe. Tout ce qu’il désirait à présent c’était de conclure cet accord bénéfique pour les deux partis et se diriger au plus vite vers Khurmag pour remplir la seconde part de son voyage et sans doute l’objectif le plus vital de son périple.

De plus, la montée des interminables escaliers n’avait en rien arrangé son état de fatigue. Il aurait préféré revoir Zaël dans un état bien plus présentable mais pour l’heure Ludwig allait devoir lutter contre la torpeur de son esprit et rester vif et éveillé. Il salua respectueusement le dénommé Darim en penchant doucement sa tête devant lui puis avisa la place qu’on lui attribuait près du bureau rocheux.

S’installant sur l’inconfortable siège de roche, il constata qu’un troisième support de pierre avait fait son apparition. Rien de surprenant venant de la part des mages de terre, même si le fait de le constater de ses propres yeux avait toujours un effet étrange et intrigant. Quoi qu’il en soit, il croisa ses doigts sur ses jambes et porta son entière attention au fils de Delkhii. Puis il fixa les parchemins disposés avec soin et dont il consulta les détails avec un vif intérêt, prenant le temps d’en concevoir toutes les clauses et informations dans une routine née d’années de marchandages et de négociations.

« Hm, quinze mille … »

Le gentleman énuméra silencieusement les nombreuses commandes sous forme de liste exposant chaque nombre demandé de produits, généralement des armes de corps à corps mais aussi des armes de jets, sachant pertinemment que les mages de la terre aimeraient assurément user de projectiles plus efficaces que des pierres, aiguisées ou non, bien que l’effet d’une fronde restait meurtrier et qu’un rocher pouvait terrasser un daënar en armure mécanique complète.

« Cela me semble honnête. J’ai préparé d’office le prix de chaque arme citée que je laisserais à votre bon jugement. Nous avons établit un prix économique qui couvre nos charges tout en restant modeste et à la portée de tous. La qualité étant garantie, le rapport qualité prix est donc assuré. »

Claquant des doigts avec prestance, il fit signe à l’un de ses hommes présents dans la salle. Ce dernier déplia alors un papier sur-lequel était exposé des croquis des armes proposées avec le prix et un bref descriptif. Une sorte de catalogue, en soit. Les prix indiqués étaient très concurrentiels et correspondaient parfaitement aux dires du surnommé Mr. Brahms. Le trésor royal n’en souffrira pas trop et les militaires de Busad diront qu’il s’agissait d’un bon investissement de la part de leur sage Primo-Gharyn.

L’industriel se massa lentement le front, laissant le soin à Zaël et son conseiller de lire à leur bon plaisir le catalogue et juger du prix qui n’avait rien à redire. Faire plus bas était tout bonnement impensable pour la simple raison que cela entraînement une courbe négative de ses bénéfices. Hors il ne venait pas faire un don chez les mages mais bien commercer en sachant pertinemment que si le gouvernement le surprenait, cela équivaudrait à une peine de mort assurée. L’idée de pendre au bout d’une corde n’avait rien de bien attrayant, même si on penchait désormais pour les pelotons d’exécution.

« Alors maître Zaël ? Trouvez-vous que l’offre est à la hauteur de vos attentes ? »

Ce qui ne devait pas vraiment être le cas compte-tenu du fait qu’il incarnait le pacifisme même. Mais c’était plus une question pour ramener l’attention du seigneur qu’une vraie demande.  La négociation a été rude avec lui, mais elle a porté ses fruits. La prochaine fois, peut-être s’intéressera t’il à d’autres seigneurs et chefs de clans plus belliqueux ?


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Zaël
Zaël
Jeu 11 Jan - 23:12
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My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Un homme organisé que ce M.Brahms. Autant Darim que Zaël se penchèrent attentivement sur l’épais fascicule détaillant les armes et leurs prix. Tout y était ! Consciencieux plus que méfiant, le primo-Gharyn effeuilla les pages pour trouver toutes les armes commandées. Il n’avait rien à redire et il savait que son Khorog non plus, même si l’idée d’acheter à cet étranger ne lui plaisait pas. Pas plus que cette façon d’interpeller ses hommes. Un manque de respect aux yeux des deux my’trans. Mais aucun ne fit de commentaire.

Le prix était en dessous de leurs estimations à tous, bien en-dessous. Comment pouvaient-ils l’extrapoler eux qui ne connaissait que le produit forgés par les artisans. Ils habitaient vraiment dans des mondes différents.

« Je suppose que oui. »

Il ne pouvait être plus enthousiaste que ça face à cet achat massif d’arme. Quel prix aurait ce rabais sur sa conscience ? À quel coût humain était produite ses armes ? Il fallait fournir un travail acharné pour produite un tel travail pour un si maigre coût, non ? Décidément, c’était trop pour lui ou plutôt trop peu. Mais il n’était plus temps de faire machine arrière.

« Nous vous avons préparer un acompte pour sceller le contrat. Le reste des irys vous seras remis à la livraison des armes. Je vous remercie d’avoir fait le déplacement M.Brahms, messieurs. »

Darim les salua simplement et resta dans le bureau avec Zaël, visiblement une autre discussion allait s’entamer alors que le petit groupe du marchand entamait la longue descente.


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