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Chroniques d'Irydaë
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 Les mécanismes de la guerre [Terminé]

Hex Hekmatyar
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Ven 20 Oct - 18:34
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Trois fois de suite que cette arme se bloquait... Je commençais à vraiment douter du bien-fondé de ce cadeau... Un revolver ne s'enraillait pas, même s'il ne disposait en général que de six coups. La dernière fois cela avait bien failli me coûter la vie.
Je marchais distraitement dans les rues de Blumar, retournant le pistolet sous tous les angles avec un air désespéré.
Je tirais la culasse par moment, observant une partie du mécanisme intrigué. J'avais eu le droit à un petit manuel pour le démonter sommairement, mais peu importe le nombre de fois où je l'entretenais, le problème revenais. Il devait y avoir une erreur de conception ou peut être une pièce mal ajustée.
C'était un formidable outil, mais ce défaut était quelque peu rédhibitoire.

Les passants me regardaient bizarrement, voir un soldat du nord était plutôt rare, et en voir un agiter son pistolet dans tous les sens l'était encore plus. Je manquais même de me cogner contre un groupe de milicien. Je ne savais pas vraiment où j'allais, mon escouade avait eu quartier libre jusqu'à après-demain, le temps de charger notre transport pour les terres du nord.
J'étais censé être l'officier en charge du groupe, mais ils savaient très bien s'occuper sans moi et je ne doutais pas de les retrouver dans une taverne aux alentours.
Je filais donc vers les quartiers commerçant, regardant parfois les boutiques sans grand intérêt. Beaucoup de boutiques proposaient des vêtements, d'autres de la nourriture, rien de bien utile pour moi.
J'eus même la surprise de trouver un armurier. La boutique n'était pas très grande, et sentait la poudre, et pendant un bref instant, j'eus l'espoir que le propriétaire puisse m'aider.
M'avançant vers le comptoir, je fis un petit signe de la main à l'homme, lui présentant mon problème.

-Bonjour Monsieur ! J'ai quelques soucis avec mon arme de service, disons que la fiabilité n'est pas son fort, je me suis dit que vous pourriez peut-être y jeter un coup d'œil.

À peine avais-je poser l'arme sur le comptoir que l'homme regarda comme si je lui avais amené un sac de diamant. Il le prit délicatement dans sa main, le faisant tourner dans ses mains avant de hausser les épaules pour me montrer l'emblème gravé dessus.

-Écoutez Lieutenant... Je vais être franc, ce pistolet dépasse de loin ce que je suis capable de réparer. Vous voyez l'emblème ici, c'est une arme de chez Strauss, et même si elles sont réputées, elles restent de véritables casse-tête pour les artisans comme moi... Je ne saurais même pas par ou commencer. Mieux vaut le retourner directement au constructeur.

Je repris mon C96 avec dépit... Elles étaient bien loin les usines, et ce modèle n'était même pas encore sur le marché. J'aurais vraiment aimé pouvoir faire remonter les défauts au fabricant, mais mes avis que ce n'était pas vraiment ce qui allait l’intéresser.
Les industriels cherchaient à vendre, pas forcément à contenter le soldat de base... Je repartis donc de la boutique un peu dépité, mes bottes en acier traînant sur les pavés.
Je finis même par enlever mon casque laissant ma queue-de-cheval tomber jusqu'au bas de ma nuque.
M'arrêtant, je pris un moment pour lever les yeux regardant les alentours. Mon attention fut attirée par une boutique de taille modeste dont la vitrine présentait fièrement des horloges et des montres de tout type. L'une d'elles avait même été laissée ouverte pour que les clients voient le mécanisme interne.
Je restais un petit moment fasciné par cette multitude de petites pièces tournant si parfaitement. Au bout de quelques minutes, je finis par sortir le pistolet de son étui, tirant la culasse pour observer le mécanisme solidement fixé dans la carcasse.

Je finis donc par pousser la porte de l'enseigne pénétrant doucement dans une atmosphère qui m'était bien étrangère. L'espace de vente était parfaitement ordonné, et les produits étaient clairement mis en valeur. Beaucoup d'officiers de mon rang portaient des montres à goussets raffinées, le plus souvent gravées minutieusement par des artisans chevronnés, mais ce n'avait jamais été mon style.
Il n'y avait encore personne et je me pris à contempler les produits exposés.
Je devais horriblement jurer par rapport aux clients habituels... Un soldat en armure devant trancher sur la bourgeoisie habituelle


Dernière édition par Hex Hekmatyar le Mer 6 Déc - 19:16, édité 1 fois
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Sanaë Eshfeld
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Ven 20 Oct - 20:53
Irys : 536205
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Dans son atelier désordonné et poussiéreux, Sanaë achevait lentement le mécanisme de sa dernière commande. Il ne s’agissait là que d’une simple horloge à poids insipide qui ne représentait aucun défis aux yeux de la jeune fille. Une commande d’un homme qui manquait autant d'ambition que d’imagination, un cadeau avait-il dit. Et, intérieurement, l’horlogère déplorait ce choix. Lasse de devoir accomplir un travail aussi médiocre, Sanaë soupira en se laissant tomber dans son vieux fauteuil. Jaread, son frère, s’occuperait de la suite, après tout, lui seul savait sublimer l’ordinaire, du moins, en ce qui concerne les horloges de ce type. La jeune femme, quant à elle, se distinguait dans la confection des montres. Celles-ci demandaient bien plus de minutie, de réflexion et de dextérité que les horloges purement décoratives. Elle les réalisait entièrement, de l’assemblage des roues jusqu’à la gravure d’apparat, en passant, bien évidemment par la décoration du cadran. Cela demandait du temps, de la patience et aussi, et surtout, une certaine passion enseignée par son père.

Voilà pourquoi, une telle création, mêlant autant simplicité que banalité, ne l’inspirait nullement. Terminer sa partie du travail représentait donc un réel soulagement pour Sanaë. Avachie dans son fauteuil de cuir élimé, la jeune femme ferma les yeux afin de s’adonner à son passe-temps favori : rêver. Une habitude prise dès l’enfance, à chaque fois que l’ennui l’assaillait, elle s’évadait en pensées. Une habitude qui, au fur et à mesure de l’avancée du temps, se transformait en besoin irrépressible. Jusqu’où son esprit se rendait ? Nul ne le sait. Partout et nulle part à la fois, puisqu’elle n’avait jamais quitté sa ville natale. Elle ne savait du monde que ce que les livres lui ont apprit. Quelques représentations, gravures, peintures, photographies, mais qui ne lui suffisaient plus.

-Terminé ?

La voix de son frère la fit tant sursauter qu’elle manqua de glisser de son fauteuil. Sanaë ne l’avait pas entendu approcher, trop absorbée par sa fugue mentale… Et, à l’expression désespérée qu’affichait son aîné, cela commençait à devenir particulièrement agaçant pour son entourage. La jeune femme se redressa, puis se frotta le visage étalant un peu plus de poussière sur ses joues. Jaread soupira d’exaspération, décidément, sa sœur avait beau avoir passé le cap de la trentaine, elle restait la même gamine maladroite.

-Oui, à l’instant. Tu peux t’amuser, répondit-elle en se levant avant de faire balancer sa tête de droite à gauche pour soulager ses cervicales. En revanche, si tu pouvais éviter de casser le tambour en la fixant, ça m’arrangerait.

-Tu exagères, ce n’est arrivé qu’une seule fois Sana.

-Oui, mais je te maudis encore pour cette fois-là figures toi. D’autres commandes ?

Lèvres pincées et yeux plissés, Jaread secoua la tête. Non, pas de commande, celle-ci était la dernière et ils n’en avaient pas reçu depuis plusieurs semaines. Déçue, Sanaë soupira à nouveau. Sans nouvelles commandes, cela signifiait qu’elle devrait tenir la boutique, ce qui ne l’enchantait pas du tout. L’atelier constituait son territoire, son antre, elle ne voulait rien avoir à faire avec la boutique et sa clientèle guindée... Autant fabriquer mille horloges à poids.

Comme pour la narguer, la clochette, annonçant l’entrée d’un client potentiel, retentit brusquement, tandis que l’horlogère esquissa une grimace dépitée.. Toutefois, sous le regard inquisiteur de son aîné, Sanaë se dirigea vers la porte lorsque son frère la retint brusquement par le bras en lui tendant son mouchoir immaculé. Elle se débarbouilla rapidement le visage, avant de retirer son tablier. Une fois suffisamment présentable pour la clientèle bourgeoise de Blumar, Sanaë pénétra dans la boutique.

Toutefois, à la place d’un énième moustachu en costume et haut de forme, se tenait un jeune homme en uniforme. Sanaë lui adressa un sourire commerciale.

-Bonjour, puis-je vous renseigner Lieutenant ?

Ce qu’elle détestait tenir cette place. À peine eut-elle terminée sa phrase que Sanaë se sentit ridicule. Ce rôle de commerçante ne lui allait décidément pas du tout. Toutefois, ses yeux se mirent à pétiller de curiosité lorsque ses yeux se posèrent sur l’objet étrange que tenait l’inconnu.

- Tiens, mais qu’est-ce que c’est ?
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Hex Hekmatyar
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Sam 21 Oct - 16:36
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Je sursautais alors qu'une voix s'élevait dans mon dos, me faisant redressant précipitamment en me retournant pour trouver la source de cette voix qui était plutôt inattendu. Et cette voix connaissait aussi mon grade !
Mon regard se porta sur la jeune femme qui se tenait dans la boutique. Elle n'était pas très grande, du moins j'étais à peine plus grand qu'elle, sa tenue n'était pas vraiment celle que j'aurai pensé pour une commerçante pour une boutique de cette qualité, ses cheveux blonds étaient sommairement attachés dans son dos. Elle avait un petit côté sympathique même si je sentais un certain ennui dans ce "Bonjour Lieutenant". C'était peut-être à cause des clients qui venaient ici à longueur de journée.
Pour dire vrai, j'aurai eu du mal à être à sa place, ne supportant que peu les gens trop imbus d'eux même.

-Et bien en fait...

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase, la jeune femme me demandant directement ce que je m’évertuais à faire fonctionner sans grand succès. Je sortis le pistolet de son étui le tendant désarmé pour que la jeune femme l'observe.
J'enlevais le chargeur de l'arme avant de tirer la culasse vers moi.

-C'est mon arme de service, un C96 de chez... euh... un vendeur plutôt connu je crois enfin, j'ai de gros problème de fiabilité avec, il n'arrête pas de s'enrailler lors des tirs. Je sais que ce n'est pas votre métier, mais tous les armuriers m'ont dit que le système était trop complexe pour eux, je suis donc venu vous voir dans l'espoir que vous ayez la moindre idée pour arranger ça.

J'en étais réduit à venir chez un horloger pour entretenir mon pistolet, comme quoi la conception de cette arme avait été ratée. J’espérais que la jeune femme saurait l'améliorer... Peut-être que c'était dû à une pièce mal usinée, ou mal agencée.
Cette arme étant un de mes principaux outils de travail j'étais même prêt à y mettre le prix.

-Je ne sais pas vraiment si vous pouvez faire quoi que ce soit mais... je crois que vous êtes mon dernier espoir de le faire fonctionner correctement

Sinon j'allais devoir repartir pour acheter une nouvelle arme peut être moins efficace mais surtout plus rustique. Un revolver était bien moins pratique, six cartouches, c'était vraiment peu...
J'avais un air gêné sur le visage, incapable de me prendre moi-même au sérieux tant ma demande paraissait incongrus. Peut être que la jeune femme était quelqu'un qui détestait les armes, peut être pas.

-Je ne sais pas vraiment à quoi ces dysfonctionnements sont dus... Il marche pas trop mal mais parfois les cartouches ne s'extraient pas correctement et se coincent dans la fenêtre d'éjection. C'est quelque peu aléatoire et j'aimerais vraiment régler ce souci. Vous pensez pouvoir faire quelque chose ?

J'étais déjà prêt à ranger le pistolet dans son étui et à repartir de là ou je venais, mais peux être allais-je avoir une bonne surprise pour une fois.




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Sanaë Eshfeld
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Sam 21 Oct - 20:27
Irys : 536205
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sanaë l’avait donc surpris en le saluant, il lui avait même semblé le voir sursauter. Une réaction certes naturelle, que l’horlogère trouva tout de même amusante. Dans un sens, ne pas se retrouver devant un bourgeois aussi râleur qu'impatient la rassurait. Ce n’est pas qu’elle ne les appréciaient pas, après tout, ils faisaient vivre le commerce familial, néanmoins chacun d’entre eux lui portait un regard méprisant en la voyant arriver. Seulement, l’homme qui se trouvait face à elle semblait simplement étonné. Lui-même avait l’air mal à l’aise de se trouver là, et elle n’avait aucun mal à imaginer pourquoi. Certain auraient pu même penser que sa présence jurait avec les lieux et sur la marchandise de luxe qui s’y trouvaient. Mais pas Sanaë, d’autant qu’il serait bien hypocrite de sa part de penser pareille chose alors qu’elle-même ne ressemblait en rien à la commerçante bourgeoise, tiré à quatre épingles que l’on s’attendait d'ordinaire à rencontrer dans une telle boutique.

Tout en souriant, Sanaë reporta son attention sur le discours du soldat. Elle l’écouta parler sans l’interrompre, tant le jeune soldat semblait hésitant. Et, selon ses dires, il y avait de quoi. Il s’agissait donc d’une arme au mécanisme suffisamment complexe pour qu’aucun armurier n’ose y toucher. Cette simple évocation suffit à éveiller la curiosité déjà débordante de l’horlogère. Évidemment, elle ne connaissait absolument rien aux armes à feu, si ce n’est ce qu’elle avait pu lire dans certains magazines spécialisés que son voisin lui offrait régulièrement pour des raisons qui lui échappait totalement. Néanmoins, jamais elle n’avait eut l’occasion d’en tenir une entre ses mains.

Plus les explications du jeune homme avançaient, plus elle était intéressée. Sana se retrouvait donc, tout simplement, à présent totalement obsédée par l’envie de démonter l’engin afin d’en observer de ses propres yeux les entrailles mécaniques. Elle ne la quittait plus des yeux, observant l’anatomie extérieure de la bête. Que pouvait-elle avoir de si extraordinairement complexe pour que personne ne puisse rien faire pour aider le jeune soldat ?

Juste à l’observer de là où elle se tenait, Sanaë comprit tout de même qu’elle ne ressemblait en rien aux pistolets ordinaires exposés dans la vitrine de son voisin Hernest, armurier passionné de son état. Le soldat n’avait pas mentionné le nom du fabricant, un détail des plus intrigant. Bon, certes, elle ne s’était pas assez intéressée ni attardée sur le sujet de l’armement et de sa fabrication pour prétendre connaître les noms des constructeurs, qu’ils soient connus ou non. Mais, force était d’avouer, que celui-ci ne pouvait être qu’un visionnaire, trop tôt pour en affirmer le talent cela dit. N’y tenant plus, Sana plongea son regard d’azur dans celui du soldat, elle voulait se rendre compte par elle-même, et puis, pourquoi pas, l’aider si elle le pouvait. La dessus non plus, elle ne s'avancerai pas. Néanmoins, les mécanismes compliqués et tortueux la passionnait. Alors, pourquoi pas ?

-Puis-je ? dit-elle en tendant la main vers le soldat. Je ne vous promets rien, mais je peux toujours regarder.
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Hex Hekmatyar
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Lun 23 Oct - 19:30
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
J'avais réussis à capter son attention, et je ne pus réprimer un petit sourire, j'avais peut être une opportunité finalement... Encore fallait-elle qu'elle découvre d'où provenait ce problème.
je défis l'étuis qui le retenais à ma ceinture, le prenant délicatement dans la main avant de le lui tendre.
L'étuis en cuir étais déjà bien usé mais bien entretenus, je lui confiais en même temps le sac dans lequel je rangeais tout le matériel de démontage ainsi que le canon et la crosse supplémentaire, il aurait été dommage de lui laisser que la moitié du système surtout si elle ne le réparait qu'à moitié.
J'ouvris le sac pour lui en faire voir le contenu.

-Avant de vous le laisser je vais vous montrer un peu les spécificité de ce modèle avant.

Ce n'étais après tout pas un modèle de série. je fis passer le pistolet dans ma main, appuyant sur la protection de la queue de détente pour faire basculer le canon vers l'avant, d'une torsion d'une manette je retirais le tube d'acier pour le remplacer par le canon plus long avant de le remettre en place. Puis ce fut au tour de la crosse d'être changée de la même façon avant que l'arme ne passe de pistolet à carabine.
Je la remis ensuite à son état initial pour la tendre à la jeune femme.

-C'est un modèle un peu à part, je ne saurais pas vous dire si le système de transformation est en cause, mais comme ce sont des pièces fixe je ne penses pas.

Je laissais donc la jeune femme prendre ma précieuse arme me retrouvant momentanément sans arme à feu, cela devait bien faire quelques années que ce n'avait pas été ainsi. Et je me sentais mal à cette simple idée. Mais je fis de mon mieux pour paraître détendu.
j'étais un peu gêné mais je finis par oser demander quelque chose à la jeune femme.

-Dites... vous accepteriez que je reste avec vous pour regarder ? Ce n'est pas pour vous mettre la pression, mais je n'aime pas être quelque part sans lui et puis... si jamais vous arriviez à régler le problème j'aimerais savoir comment vous avez fait.

Je n'étais qu'un soldat, pas forcément un grand intellectuel mais connaitre son matériel était primordial ! Je regardais donc la jeune femme avec de grand yeux, guidé autant par la nécessite que la curiosité





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Sanaë Eshfeld
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Mer 25 Oct - 8:14
Irys : 536205
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
C’est avec une perplexité à peine dissimulée que Sanaë observa la manœuvre. Sous ses yeux, l’arme passa de l’état de pistolet aux allures pour le moins originales à celui de petit fusil. Voilà donc autre chose qui rendait l’arme d’autant plus intéressante, d’autant que le manège semblait simple.

-Quand s’enraye-t-il au juste ? Je suppose bien qu’il le fait sous les deux formes, mais au bout de combien de coups ?

Elle prit alors l’arme qui lui tendait, celle-ci était bien plus lourde qu’elle n’en avait l’air. N’en ayant jamais tenue d’autre entre ses mains, l’horlogère ne pouvait guère faire de comparaisons. Elle le retourna ensuite, cherchant dores et déjà le système de fixation. Sa question la surprit en revanche, aucun client n’était jamais entré dans son atelier, ni même ne semblait y avoir songé. Avait-il si peu confiance en elle pour vouloir la surveiller ? Il est vrai que les deux ne se connaissaient pas, et le travail de la blonde n’avait rien à voir avec l’armement. C'était une première pour elle, d’autant qu’elle ne savait guère à quoi s'attendre en ouvrant ladite arme. Mais après tout, il s’agissait de son arme de service, son outil de travail en somme et n’y connaissant rien, elle aurait forcément besoin de lui.

-Cela ne me dérange pas, bien au contraire, je pense que votre aide me sera précieuse. L’atelier est dans l’arrière-boutique, suivez-moi.

Sans même attendre une réponse, Sanaë fit volte face pour retourner là d’où elle venait. Elle poussa la porte, suivit par le soldat, sous le regard empli d’interrogations de son frère. Ce à quoi l’horlogère répondit par un simple haussement d’épaule. Jaread salua l’étrange client avant de se remettre au travail.

Si la boutique était parfaitement organisée, l'atelier, quant à lui, semblait être tout l'opposé. Propre, toutefois, puisque le moindre grain de poussière pouvait saccager le travail de plusieurs semaines, mais néanmoins bordélique. En réalité, chaque objet, chaque pièce, se trouvaient à leur juste place, mais pour un œil étrangé l'endroit ressemblait à une décharge.

Sana se dirigea ensuite vers son établi personnel, celui qui lui servait d'ordinaire à ses propres créations. S’y trouvaient donc plusieurs pièces modifiées par ses soins, tout comme un tas de bric-à-brac étrange, des montres cassées, et autres gadgets inachevés. Au mur, étaient accrochés plusieurs croquis tous les étranges les uns que les autres, quelques montres évidemment, bien qu’aux allures originales, des animécaniques destinés à ses neveux et nièces, et autres créations totalement inidentifiables pour toute autre personne qu’elle.

Sana prit donc place à sa table de travail, alluma la lampe et invita le soldat à la rejoindre. En la manipulant un peu plus tôt, elle avait noté que mis à part la vis située sur la crosse, l’arme n’en contenait aucune autre. L’horlogère comprit donc qu’aucun outil ne serait utile au démontage, le savoir faire en revanche… Elle tendit donc l’objet à son propriétaire, lui offrant par la même un sourire des plus gêné.

-Pourriez-vous le démonter s’il vous plaît ? Je ne suis pas vraiment en terrain connu et je préférerais éviter les bourdes.

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Hex Hekmatyar
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Jeu 26 Oct - 17:17
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Combien de coups ? C’était aléatoire, très rarement au premier, souvent au second, à croire que l’élévateur faisait mal son travail.

-Oui sous les deux formes, souvent la cartouche s’extrait mal ou reste bloquée dans le canon, je dirais que ça arrive tous les deux tirs, parfois ça n’arrive pas du tout, parfois au premier tir, mais en tout cas il supporte mal les coups rapides.


Ce qui nullificait l’avantage d’avoir un tel système, à quoi bon avoir une arme semi-automatique si cette dernière s’enraillait d’elle-même au bout de quelques coups. J’espérais intérieurement que nous arriverions rapidement à adopter des armes automatiques, nous permettant ainsi d’avoir une toute nouvelle manière de combattre.
Fort heureusement la jeune femme accepta ma demande, me faisant signe de la suivre dans l’arrière-boutique. Ce fut un soulagement en un sens car j’allais peut-être enfin savoir ce qui n’allait pas.

Je pénétrais dans un autre monde, séparé simplement pas une porte. Porte qui semblait marquer la frontière entre l’ordre et le chaos, finis, la belle petite boutique bien rangée, et bienvenue au désordre. Du moins c’est ce qu’il me semblait. Finis les beaux présentoirs et l’espace clair et dégagé, le sol était jonché de pièces mécaniques diverses, pièce que je pris un certain temps à éviter, tachant de ne pas écraser un rouage sous mes bottes.
Le changement d’ambiance fut radical, et je pris un certain temps pour me réadapter, observant ce chantier avec un peu d’étonnement.
Éviter chaque chose demandait une certaine dextérité que la jeune femme avait avec l’habitude, quant à moi, confiné dans une cuirasse en acier, l’expérience était un peu plus complexe. Heureusement que je ne portais pas d’armure assistées, car on aurait pu voir l’équivalent d’un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Il y avait un homme également, sûrement son collègue qui me fixa étrangement avant de me saluer, salut que je lui rendis avant de continuer mon chemin. Me penchant pour observer les œuvres d’art au sol.
Mon regard fut attiré par des croquis, certains semblant d’une extrême complexité, et je me surpris à me demander si un tel talent ne serait pas mieux employé pour créer des armes.
Quoique… peut être que créer des armes n’était pas forcément la meilleure des choses à faire.
Je tentais de comprendre les schémas suivant les traits qui devaient représenter de complexes systèmes, mais il me manquait bien évidement un bagage technique suffisant pour comprendre de quoi il en retournait.
Ça n’était définitivement pas mon domaine, je connaissais bien les plans d’armes, les comprenant même mais je n’avais pas la flexibilité pour comprendre ces choses.
Peut-être y avait-il un vide à combler dans cette partie de mon éducation… Enfin ça devrais attendre quelque temps. Des évènements importants commençaient à se mettre en marche, un peu comme tous ces rouages, la seule différence étant que personne ne savait vraiment ce que ce mécanisme allait donner à la fin de son cycle.
Je chassais ces pensées de mon esprit me resocialisant sur l’arme qui m’était tendue.

Je me mis donc à la démonter, enlevant précautionneusement chaque pièce les disposant une par une sur un chiffon blanc, les ordonnant de telle sorte que toutes les pièces forment une sorte d’éclater de l’arme et je ne pus m’empêcher de la nettoyer entièrement même si l’intérieur était déjà rutilant.
C’était une manie de soldat, toujours nettoyer son arme, que ce soit quand on s’ennuie, quand on travaille ou que l’on sait quoi faire, toujours la nettoyer enlever le moindre grain de poussière mais malgré ça, le pistolet continuais à mal fonctionner. Un instructeur aurait sûrement dit que c’était par faute d’entretiens, mais dans le cas présent l’entretiens était parfait c’était donc quelque chose dans sa conception qui était fautif.
Peut-être une pièce mal taillée, quelques millimètres de métal en trop ou en moins. Peut-être un calage mal fait dans la carcasse…
J’observais cette dernière, entièrement usinée dans un seul et même bloc d’acier, c’était une pièce unique à sa façon et le numéro de série « 00000 » était fièrement écris sur le côté de cette dernière.
Je relevais les yeux de mon travail, fixant la commerçante avant de déclarer.

-Et voilà c’est fait, maintenant je vais vous laisser opérer votre magie


Je la laissais à son travail observant les montres et les horloges en cours de réalisation, observant sans rien toucher cet étalage de technique remarquant parfois les gravures complexes faites dessus.
Contrairement à beaucoup de clichés, je ne dis rien, préférant laisser la jeune femme à son travail, moi-même détestant être interrompu quand je faisais quelque chose.
Et je tenais à la laisser faire, autant qu’elle accorde toute son attention à ce problème.
Je sortis des chargeurs de mes poches, cherchant à trouver une quelconque différence entre eux.





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Sanaë Eshfeld
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Ven 27 Oct - 12:16
Irys : 536205
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
L’horlogère le regarda démonter son arme avec une attention toute particulière. Notant chaque geste et chaque emplacement dans sa tête. Lorsqu'il eut terminé sa tâche, c’est avec perplexité que Sana observa les pièces étalées sur son établi. Elle s’était attendu à quelques rouages compliqués et délicats, ou autre assemblage ressemblant à des casses tête, or ne se trouvaient finalement devant elle que quelques ressorts, tiges et autres pièces métalliques d’une simplicité extraordinaire prête à s'emboîter l’une dans l’autre. Où pouvait donc se trouver les difficultés qui avaient tant effrayé les armuriers ?

Toutefois, Sana évita de sous-estimer l’objet. Après tout, certains pouvaient aussi penser que son travail à elle était d’une simplicité toute enfantine, des idiots, certes, mais cela pouvait tout de même arriver. Sans les toucher, elle remonta mentalement les pièces dans sa tête, leur trouvant à chacune leur place et leur utilité, jusqu’à ce que l’image de l’arme en coupe lui apparaisse. Une fois fait, elle entreprit de faire un croquis de l’arme afin de mieux cerner le mécanisme. À nouveau, rien ne lui sembla compliqué et se trouva donc totalement déroutée, peut-être même déçue. Certes, l’arme en elle-même ne ressemblait que très peu à celles qu’elle avait pu découvrir chez son voisin ou encore dans les magazines, mais cela ne l’impressionnait nullement.

Le regard de l’horlogère passa de son dessin aux pièces, tout en se remémorant toutes les informations que lui avait fournis le soldat. L’arme s’enrayait donc presque systématiquement, et surtout dans les premiers coups et quelle que soit sa forme. Le système de transformation fut donc mis hors de cause. Tout comme le mécanisme de la gâchette, puisque dans ce cas précis, l’arme ne fonctionnerait tout simplement pas. Elle élimina donc ainsi plusieurs mouvements qui n’expliquaient en rien le fait que la balle reste coincée dans le canon. Ce ne pouvait pas non plus venir d’un défaut d’entretient, puisque tout était si rutilant que l’on aurait pu croire l’arme neuve.

Le problème ne pouvait donc venir que du système de chargement situé sur le dessus, du canon en lui-même, ou encore de l’extracteur qui empêcherait l’évacuation des douilles.

Elle attrapa ensuite chaque pièce concernée, une à une, les plaçant sous sa lampe pour en observer chaque détail. À vu d’œil, rien ne semblait clocher, c’en était presque frustrant. Pourtant, problème, il y avait et elle le trouverait, elle s’en fit la promesse personnelle et tout à fait silencieuse. Elle passa ensuite le canon sous la lampe afin d’en éclairer l'intérieur, à nouveau elle n’y trouva rien de particulier.

-S’enraye-t-il depuis votre acquisition ou est-ce venu plus tard ? Suite à une chute peut-être ? Ou à une exposition prolongée à une température inhabituelle forte chaleur ou froid excessif par exemple ? demanda t’elle en enfilant ses lunettes loupes afin de mieux observer les détails des pièces.
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Hex Hekmatyar
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Sam 4 Nov - 9:52
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
L'horlogère examinait le pistolet minutieusement et j'eus une petite bouffée de fierté devant l'état de l'arme, elle était tout simplement aussi propre qu'à sa sortie d'usine, voir même un peu plus tant je m'évertuais à la garder en état.Le canon était miroir et les rayures internes étaient même exempte de tout résidus de poudre. J'avais juste peur qu'elle trouve l'interne un peu trop lubrifié, j'avais toujours cette manie d'en mettre un peu trop. On m'avait un jour dit que plus on mettait d'huile plus on évitait les dépôts de rouilles. Et comme je tenais à ce que cette arme dure longtemps, je ne lésinais pas dessus.
Devant sa question je pris un petit moment de réflexion retraçant ce que j'avais vécu avec... Les chaleurs extrêmes le froid, l'humidité d'un marécage, et même l'environnement agressif de la mer. Et pour autant ça n'avait jamais affecté le soucis, pas d'améliorations, ni de dégradation. Il avait été rigoureusement le même sans dégradation ou résolution. Je finis donc par hausser les épaules pour lui répondre.

-Non malheureusement c'est comme ça depuis que je l'ai eu, il a bien sur été soumis à toutes les conditions que vous avez mentionnées mais ça n'a pas dégradé le problème.


Je l'observais enfiler de drôle de lunettes ayant soudain l'impression que mon arme allait être opérée par un spécialiste. Et malgré moi j'eus un petit frisson, détestant ce genre de chose.
Je tachai de regarder ailleurs, observant une montre en morceau, mes yeux suivirent les mécanismes compliqués avant de revenir fatalement sur le pistolet qui semblait bien grossier en comparaison.
Un plateau élévateur, quelques ressorts et pièces métalliques et c'était à peu près tout. Inutile de dire qu'au vu de ce qu'elle créait d'habitude, ça ne devait pas poser tant de problème que ça.
Je déposait une petite cartouche métallique sur la table, une munition factice aux même dimensions que les autres lui disant doucement pour ne par gêner sa concentration.

-J'ai une cartouche factice ici, au cas ou vous voudriez vérifier les dimensions, il n'y à pas de poudre dedans mais ça sera un bon test.


Je me rassis ensuite sur mon tabouret, ne trouvant d'autre chose à faire que d'observer la jeune femme faire son office, écoutant parfois les bruits de l'atelier, dont ce "tic-tac" incessant qui provenait d'une multitude d'endroit à la fois.
Le genre de petit bruit répétitif sans conséquence au début mais qui devenait très rapidement un point plutôt énervant, j'espérais juste que je n'aurai pas à le supporter jusqu'à ce point.
Au moins j'étais déjà bien plus avancé qu'avec un armurier




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Sanaë Eshfeld
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Dim 5 Nov - 19:29
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Sanaë resta perplexe à l’entente de la réponse du soldat. Ainsi donc, le problème ne datait pas d’hier, et malgré cela le jeune homme continuait de se servir de son arme. En tout cas l’information était essentielle, l’horlogère n’avait plus aucun doute : il s’agissait d’une pièce défectueuse, un défaut d’usinage en somme. Il ne lui restait plus qu’à trouver quelle pièce était la cause du dysfonctionnement, ce qui ne s’avérait pas forcément évident. Après tout, Sanaë était horlogère, pas armurière, trouver un défaut dans ces pièces inconnues n’était pas chose facile. Et surtout, elle se demandait bien ce qu’elle pourrait y faire...

Le jeune homme déposa un objet sur son établi. “Une cartouche factice”, cela pouvait s’avérer utile, ou non, elle ne savait pas. Elle le remercia d’un hochement de tête avant de se remettre au travail.

Elle reprit alors son analyse, aussi minutieusement que possible. Passant chaque pièce à la loupe, en particulier celles concernant directement le chargement ou l’évacuation des douilles. L’espace d’un instant, elle crut même le grand ressort dont elle ignorait le nom était en cause, avant de se raviser. Le défaut, si invisible à l’œil nu, pouvait être ridicule, pas au point d’une rayure, certes, mais une légère malfaçon pourrait suffire à enrayer le mécanisme bien trop sensible. Elle prit donc le temps de les observer sous toutes les coutures, ignorant tout de l’utilité de la plupart d’entre elles. Sanaë se trouvait bien loin de son environnement, l’armurerie n’avait rien à voir avec ce qu’elle faisait. Ne sachant pas vraiment que faire, ni ou regarder, elle songea à ses engrenages. Parfois, il suffisait d’une petite déviance sur un rouage pour que le mécanisme se bloque. Elle se mit alors à les passer sous sa règle, les mesurant, vérifiant le niveau de la plus grosse pièce droite à la plus petite. Puis finalement, l’une d’elle manifesta un tel défaut. Sanaë ne savait absolument pas à quoi ladite pièce pouvait servir, elle n’en avait jamais vu. Toutefois, celle-ci semblait avoir un lien avec l'évacuation des douilles et se trouvait légèrement déviée, pile à son extrémité.

- Là, une erreur ! s'écria-t-elle, ravie d’avoir enfin trouvé quelque chose. Enfin, je veux dire, un défaut. De ce que j’en sais, cette pièce devrait être parfaitement droite à cet endroit, seulement, là sur le bout, elle dévie très légèrement. C’est peu, mais pensez-vous que cela pourrait être à l’origine du dysfonctionnement ?

C’était si peu de chose qu’elle doutait fortement de sa conclusion. Il y avait peut-être autre chose après tout. Le système de chargement sur le dessus semblait plutôt fragile. Il serait facile de l’adapter autrement, ainsi que faire quelques modifications. Toutefois, elle ne se le permettrait pas, les idées pleuvaient, néanmoins sa place était celle d’une simple horlogère un peu rêveuse, un peu touche-à-tout, mais rien de plus… L’on ne s’improvisait pas horloger, du jour au lendemain, il fallait des années de formation et de pratique pour arriver à un niveau acceptable. Fabriquer des armes, était donc bien loin de son niveau de compétence. Cela pouvait semblait simple, certes, mais les choses sont souvent bien plus compliquée qu’elles n’y paraissent…

Dans ce cas-ci, si la défaillance de l’arme venait bien de ce minuscule défaut, un simple coup de marteau suffirait à régler le problème. Était-ce si simple ?


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Hex Hekmatyar
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Jeu 9 Nov - 19:24
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Profession : Soldat de fer
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Je fus tiré de mes pensées par une exclamation, exclamation qui me fis sursauter. Mon regard partis vers elle fixant la pièce qu'elle tenait dans les mains avec attention. Regardant le détails qu'elle mentionnait.
Je n'étais pas un armurier, si bien que ce détail me semblait insignifiant, et je dus avouer mon ignorance à ce sujet.

-Vous savez mademoiselle pour moi ça pourrait être ça, ou peut être pas, le mieux serait d'essayer de corriger le défaut et d'essayer ensuite. C'est une remarque de néophyte que je vais faire, mais peut être ce défaut est seulement un des défaut qui font planter le mécanisme.

Je regardais la carcasse démontée, observant tout l'ensemble sans trop savoir quoi lui dire, c'était bien au dessus de mes compétences je savais le démonter c'était une chose et je l'utilisais régulièrement, mais j'étais loin de posséder les capacités intellectuelles pour faire autre chose que de proposer.
Et encore... tout cela était réservé à une certaine élite intellectuelle et je n'en faisais pas partis

-Si vous avez le moindre idée, appliquez là, vous savez mieux vaut savoir qu'une arme ne marche pas complètement plutôt que de l'avoir à moitié en état de marche.

Au moins je saurais que j'aurai à en acheter une nouvelle plutôt que de continuer à miser ma vie sur le bon fonctionnement irrégulier de ce machin. Je pris la pièce en question dans la main tachant, de deviner si quelque chose aurait pu l'endommager.
Mais encore une fois mieux valait laisser cela à quelqu'un de compétent et cette personne ce n'était pas moi
Je fixais l'arme démontée découvrant presque certaines pièces.

-Vous avez mon feu vert pour faire ce que vous voulez je ne serais pas trop exigeant, ce n'est pas comme si vous risquiez de la rendre encore plus dangereuse pour moi

J'étais de toute façon prêt à prendre un revolver plus rustique pour assurer le coup.
Ce genre d'arme était bien plus simple d'utilisation, un barillet rotatif, six balles et un système plus simple qu'une prostituée de Vereist. Et ce pour un prix bien moindre, c'était tout l'avantage d'une technologie maîtrisée. J'étais sur que beaucoup de Mytrans auraient votés pour une simple épée, ou une hache, mais nous avions inventés les armes à poudre et je préférais largement ce genre de chose. De plus une arme à feu était bien plus expéditive et nécessitait bien moins d'effort pour terminer l'existence de quelqu'un.




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Sanaë Eshfeld
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Sam 11 Nov - 20:38
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Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Ce que lui dit le soldat eut le don de la faire réfléchir. Cette déformation était bien peu de choses, suffisant ou non, il y avait forcément anguille sous roche. Puis il avait raison, savoir manier une arme ne voulait pas dire en connaître la conception. Comme le disait son père : “Savoir lire l’heure ne fait pas de l’homme un horloger”. Une bien jolie phrase qui exposait à merveille la situation du soldat, mais qui laissa Sanaë tout à fait perplexe. Après tout, elle n’y connaissait rien, pour elle ce n’était là qu’un assemblage barbare de pièces qui s’emboîtaient ensembles pour fonctionner. Rien de plus. À ce moment-là, elle regretta de ne pas avoir appris ce genre de chose. Non pas qu’elle comptait fabriquer des armes, elle n’en avait que faire. Ce genre de marché prônait la décence de l’homme, mais leurs produits tuaient, point.

Son regard se posa sur l’un de ses animécaniques inachevés, un moineau auquel il manquait encore les pattes et les ailes. Ce n’était là qu’un assemblage de vieux rouages récupérés sur des montres cassées et autres pièces trouvées ci et là. Ils n’avaient aucune utilité, ce n’étaient que des jouets destinés à ces neveux et nièces. Ils fonctionnaient comme ses montres, à l’aide d’un simple remontoir. Ce qui était intéressant là-dedans, tenait du fait que personne ne lui avait appris à les fabriquer. L’horlogère avait agi en autodidacte, en testant tout simplement ses assemblages.

Le soldat, apparemment aussi désespéré que fataliste lui laissait carte blanche. Une bonne nouvelle, en somme, du moins pour elle. Toutefois, il semblait tenir à cet engin, si ce n’était pas le cas, il s’en serait débarrassé bien plus tôt.

-Très bien, dans ce cas, je vais faire de mon mieux.

À nouveau, elle repassa les pièces à la loupe, s’efforçant de réfléchir au mieux. N’étant pas son œuvre, passer sur le travail de quelqu’un d’autre la dérangeait, d’autant plus qu’il ne s’agissait pas là de son domaine de prédilection. Ce n’était pas dans ses habitudes, encore une nouveauté. Elle prit donc la situation comme un défi personnel, et y plaça tout son intérêt.

Le numéro de série indiquait un prototype. Quelque chose qui lui avait échappé de prime abord. Après tout, jamais il ne serait sorti d’un atelier sans avoir été testé, et encore moins placé dans les mains d’un soldat. Alors à l’évidence, sa première hypothèse devait être fausse. Le problème ne devait pas être d’origine. Il fallait donc prendre la situation différemment. Sanaë se trouvant devant un objet inédit dans une situation nouvelle ne pouvait agir en délicate horlogère. Il s’agissait d’une arme, les formes étaient brutes et angulaires, rien à voir donc avec les rouages des montres et horloges. Si l’arme ne fonctionnait pas après sa maigre réparation, elle allait devoir la modifier, ni plus, ni moins.

Elle redressa alors la fameuse pièce. Comme prévu, un bref coup de son minuscule marteau suffit. Le matériau semblait souple, peut-être trop…

-Essayons. Si cela ne fonctionne pas, je voudrais essayer de la modifier quelque peu. Du moins, si vous m’en donnez l’autorisation. J’aurai besoin de renseignements supplémentaires cela-dit, les armes ne sont pas mon domaine. Mais je pense pouvoir trouver une solution, bien que cela risque de prendre quelque temps. Enfin, nous verrons ça plus tard. Si vous voulez bien la remonter, vous pourrez la tester dans la cave, les murs sont assez épais pour éviter d’attirer l’attention.


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Hex Hekmatyar
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Lun 20 Nov - 20:28
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Elle avait donc trouvé quelque chose, et je n'y croyais pas vraiment moi même. Mon regard c'était perdu sur un petit moineau mécanique et je ne pus m'empêcher d'être impressionner par la complexité du mécanisme. Ma réflexion fut interrompu par le début du travail.
Nous étions un peu plus avancé et un problème en moins était toujours un problème en moins même s'il en restait peut être d'autre. Il fallait de toute façon régler les problèmes un par un. Je remontais l'arme en souriant

-Vous pourrez le modifier autant que vous voudrez dans ce cas, et si vous avez quelques améliorations en tête, je ne suis pas contre non plus, ce n'est pas avec un modèle produit en masse qu'on atteins les sommets.


Je pris l'arme dans mes mains non content de la savoir au moins un peu plus en état qu'avant, insérant un chargeur neuf avant de l'armer.
La cave n'était pas vraiment des plus adaptée pour ça mais d'un autre côté c'était mieux que de tirer en pleine rue rue. Je pris donc le temps de choisir une surface qui éviterait de faire ricocher le projectile avant de prendre une grande inspiration.
Mon doigt appuya sur la détente et un premier coup partis, le mécanisme éjecta bien la balle comme il aurait du avant d'en rechambrer une nouvelle puis encore une autre, le mécanisme fonctionna à la perfection pendant trois tir, puis se bloqua à nouveau.
Cette fois le problème était différent, la douille au lieu de sortir se retrouva bloqué par la culasse qui l'écrasa contre la chambre. Je fis sortir le chargeur, un peu curieux de découvrir ce nouveau problème. Fort heureusement ce n'était rien de grave et le problème apparaissait clairement.

-Bon je crois que nous avons bien avancé dans notre affaire ! Je vois quel est le soucis avec l'arme


Je lui tendis le mécanisme pointant du doigt la pince qui extrayait les munitions, je ne savais pas vraiment dire ce qui clochait mais mes avis que le problème venait de là, car c'était bien l’éjection qui posait problème. Hors l’éjection se faisait uniquement grâce à cette pièce.
C'est donc presque heureux que je tendais l'arme à l'horlogère, avec un peu de curiosité dans les yeux.

-Je ne prétend pas savoir ce qui cloche exactement mais il y a de forte chance que ce soit ici le problème, vous avez peut être une autre hypothèse ?

Après tout je n'avais pas vu l'intérieur avec ses yeux, peut être avait-elle décelé quelque chose d'autre. Mais j'avais comme l'intuition que la solution viendrait de là.
Je me rendis soudainement compte que je n'entendais pas vraiment sa réponse, la détonation de l'arme dans un milieu si confiné m'avait momentanément rendu sourd. Enfin disons plutôt que j'avais un drôle de sifflement dans les oreilles qui même s'il s'amenuisait n'aidait pas vraiment à la compréhension, à peine si j'entendais ma propre voix.
J’espérais qu'il n'en étais pas de même pour elle d'autant que la communication allait être importante pour la dernière étape.

-Ah et n'hésitez pas à le modifier si vous le sentez, surtout si vous avez un moyen de passer à un tir automatique.




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Sanaë Eshfeld
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Mar 21 Nov - 17:00
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Sanaë l’observa remonter l’arme avec une facilité qu’elle lui enviait. Elle en profita pour à nouveau enregistrer dans sa tête l’emplacement de chaque pièce, pour peut-être comprendre leur utilité. Le sourire du soldat l’encouragea, un peu. Car même si elle trouvait cela intéressant en un sens, se retrouver aussi loin de son domaine l’effrayait quelque peu. Elle avait d’ailleurs très peur d’avoir causé plus de dégâts qu’autre chose. Peut-être le problème ne venait pas de cette fameuse pièce… Et si le mécanisme s’enrayait à nouveau, mais cette fois plus dangereusement encore, assez pour blesser le jeune homme ? C’est avec cette angoisse grandissante qu’elle le guida jusqu’à la cave.

Elle le laissa se mettre en place tout en se positionnant assez loin pour ne pas le gêner tout en pouvant observer l’arme en fonctionnement. La première détonation la surprit, n’ayant jamais entendu de coup de feu avant ce jour-là, elle ne s’était pas attendue à tant de bruit. Sanaë se couvrit donc les oreilles pour la suite, tout en continuant d’observer. Au second coup, elle se sentit plus rassurée, l’arme n’avait pas explosé à la figure du soldat, un bon point. Aussi, elle en avait déjà appris un peu plus.

-Merde, lança-t-elle déçue lorsque le mécanisme bloqua au troisième coup.

Elle alla ensuite se placer à côté du soldat qui démontait une partie de l’arme avec sérieux. Il lui montra alors une pièce, une sorte de pince qui serait donc la cause du dysfonctionnement. Sanaë ne pus que le croire sur parole, mais effectivement, pour elle aussi, le problème venait de l’éjection. Elle attrapa l’arme qu’il lui tendit, l’observant à son tour tout en réfléchissant à ce qu’elle pourrait y faire. Elle avait bien quelques idées, néanmoins étaient-elles seulement envisageables ? Heureusement pour le soldat, l’horlogerie se trouvait dans une période plutôt creuse niveau commande, elle avait donc du temps à tuer. Mais avant tout, elle devrait en apprendre plus.
Comprenant au son particulièrement fort de la voix du soldat que celui-ci avait du souffrir des bruits des détonations, l'horlogère garda le silence, tout en l'invitant à rejoindre l'étage. En haut, elle déposa l'arme sur son établi avant de disparaitre dans son appartement. Sanaë redescendit quelques minutes plus tard, portant un plateau contenant deux tasses et une théïère. Elle rempli les deux tasses de liquide ambré et fumant, puis tendis l'une d'elle au soldat.

-Comme je vous l’ai dit, cela risque de me prendre quelques... Jours. Peut-être plus. Êtes-vous prêt à me la laisser durant tout ce temps ? Pour être plus claire, je vais devoir faire quelques recherches, peut-être même faire fabriquer des pièces que je ne procède pas ici, sans parler des plans et des modifications en elle-même. Vous comprenez ? Gardez bien à l’esprit que je suis horlogère avant tout, je ne voudrais pas que vous vous attendiez à quelques miracles, pour être déçu par la suite.

Elle lui adressa un sourire sincère. Sanaë savait que le soldat tenait énormément à son arme. Elle voulait l’aider, c’était un fait, mais il fallait rester réaliste. C’était après tout une excellente horlogère, toutefois elle n’était guère plus que cela.

-En revanche, pardonnez-moi d’en venir à cela, ne croulant pas particulièrement sous les commandes actuellement, je veux bien vous faire un prix sur les heures passées sur votre arme, en revanche, le prix du matériel, des matériaux et de la fabrication même des pièces risque d’être conséquent. Pensez-vous que cela vaille le coup ? En particulier alors que je ne peux garantir le résultat... Je ne connais pas les moyens d’un soldat, néanmoins, je suppose que vous ne roulez pas sur l’or...


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Hex Hekmatyar
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Mar 28 Nov - 19:33
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
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Je suivis la jeune femme, tachant d'ignorer ce satané sifflement, nous montâmes jusqu'à l'atelier ou je l'attendis quelques minutes avant de la voir redescendre avec deux tasses de ce qui s’avéra être du thé. Je lui fis un petit sourire pour éviter de hurler dans l'atelier prenant la la tasse dans mes gantelets. La chaleur de cette dernière gagna lentement le cuir, me réchauffement doucement les mains.
Les effets du tirs se dissipaient lentement me permettant enfin d'entendre l’horlogère. Encore une fois elle précisait qu'il ne fallait pas s'attendre à des miracles mais c'était déjà mieux que rien. Dans le pire des cas j'enverrais la facture au fabriquant dans le meilleur je repartais avec mon pistolet.

-Ça ne me pose pas de soucis vous avez déjà considérablement améliorer sa régularité en un seul coup de marteau, je ne penses pas que l'on puisse demander mieux. Mais si il y a une chance... je veux que nous la tentions.

La jeune femme en vint finalement au coût de l'opération, après tout c'était une marchande et un tel travail méritait bien évidement un salaire.
A ces mots je sortis une bourse qui se voulait remplis d'Irys, c'était une partie de la somme promis pour la mission, et je ne songeais pas une seconde à l'économiser pour le moment. Les économies venaient après la survie
Je la déposait dans la main de la jeune femme, il y avait largement de quoi faire mais je pris quand même un petit moment pour dire :

-Prenez ce qu'il faudra, s'il faut plus je trouverais plus mais je ne peux pas me risquer à repartir avec une arme qui fonctionne mal. Vous avez donc carte blanche pour faire tout ce que vous pouvez ! Je reste ici pendant encore une ou deux semaines, si vous avez le temps je veux bien vous le laisser.

J'allais devoir me débrouiller avec autre chose en attendant et le simple fait de m'imaginer une semaine sans ma chère arme à feu était quelque peu compliqué. Il allait falloir trouver quelque chose pour combler le vide en attendant, peut être qu'un revolver de dotation ferait l'affaire.
Quoiqu'il en soit je n'étais pas vraiment incommodé par le prix de toute façon l'argent n'était qu'un moyen comme un autre d'avoir des services, si bien que venir à ce sujet ne me dérangeait pas plus que ça
Je pris une gorgée de thé, la reposant doucement sur la table, le sifflement dans mes oreilles s'atténuant peu à peu. Je faisais de mon mieux pour parler le plus doucement possible tachant de trouver mon aise malgré la tenue qui me recouvrait.

-Je peux peut être vous laisser les chargeurs qui vont avec, je doute de toute façon en avoir besoin. Quand aux moyens financier, j'ai heureusement économisé suffisamment pour cela, la paye n'est pas exceptionnelle à l'armée mais avec le temps on finit par accumuler suffisamment de réserve pour se faire plaisir et ce sans compter les missions spéciales qui payent bien mieux !

Ce qui posait le problème suivant: que faire autant de temps ici. J'étais la juste pour un transit et je me voyais mal sortir sans mon C96 surtout par les temps qui couraient. On murmurait que les tensions montaient ces derniers temps et je n'avais pas envie de me retrouver quelque part sans armes, même s'il me restait mon couteau avec moi.
Et puis à vrai dire je ne me sentais pas à traîner dans les bars.




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Sanaë Eshfeld
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Sam 2 Déc - 8:40
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La détermination du soldat surprit l’horlogère. Alors qu’elle s’était attendue à ce qu’il renonce, comme toute personne sensée l’aurait fait à sa place, il sortit une bourse au contenu visiblement conséquent. Autant dire que Sanaë ne savait plus où se mettre. Non pas que le travail ne l’intéressait pas, c’était même le contraire, mais elle doutait sérieusement de pouvoir satisfaire ses attentes, et ce, malgré son envie de bien faire. À nouveau, elle observa ses croquis, puis l’arme en question tout en pensant aux idées qui germaient dans sa tête. Les idées... Ce n’était rarement ce qui lui manquait, Sanaë débordait autant de créativité que d’ingéniosité. Elle chercha à se ressaisir, ce travail serait un défi de taille pour elle… Un moyen aussi de sortir de son quotidien confortable où tout était facile, où elle se sentait à l’aise… Même si au final, elle s’ennuyait. Sortir de la monotonie, la pousser à réfléchir, à innover encore et encore. Sanaë y piocha sa motivation et peu à peu, elle reprit confiance en elle.

-Très bien, je vous promets de faire de mon mieux, affirma-t-elle en souriant.

Cela dit, deux semaines étaient un délais relativement court, en particulier avec tout ce qu’elle aurait à faire, à apprendre surtout. Il s’agissait tout de même d’une masse de travail importante et ne serait pas contre un peu d’aide. Elle ne pourrait compter sur son frère, premièrement : il désapprouverait. Ce n’était pas là un travail d’horloger, elle-même en était consciente. Ensuite, il avait lui aussi du travail, gérer la boutique, contenter les clients capricieux… Pourtant, il faudrait de l’aide, pas pour manipuler l’arme, ni même pour négocier avec son ami Hernst, le forgeron souvent mal luné. Mais plutôt pour quelques courses, pour l’aider à comprendre le fonctionnement réel d’un tel objet… Son regard d’azur glissa sur le soldat. Lui connaissait son arme, il devait aussi savoir quelle amélioration serait la plus intéressante et pourrait la tester… Il serait d’une aide précieuse.

-Dites, sans vouloir abuser de votre temps, serait il possible que vous restiez ici? demanda timidement l'horlogère. Simplement pour m’aider à savoir ce qui serait plus judicieux d’améliorer et surtout si c’est possible…

Sa requête lui semblait saugrenue. Le soldat devait avoir mainte chose à faire, bien plus importante ou intéressantes que celle d’assister une horlogère s’improvisant armurière. De plus, cela pouvait sembler inconvenant, une femme demandant à un jeune homme de presque s’installer chez elle… Pour travailler, certes, mais tout de même. Un simple coup d’œil à son frère suffit à lui faire comprendre qu’il désapprouvait, ça aussi. Sanaë en comprenait très bien la raison, il s’inquiétait tout simplement. De plus, il n'appréciait pas vraiment les militaires, les jugeant violent et imbus de leur personne, en particulier les officiers. La jeune femme elle, ne prêtait pas ce genre de jugement trop simpliste. Avant celui-ci, elle n’en avait même jamais réellement rencontré. La boutique comptait quelques clients dans la branche, néanmoins, ils se contentaient généralement d’acheter des modèles exposés, qu’ils faisaient graver par la suite. Aucune raison pour elle de les fréquenter donc, puisqu’elle ne s’occupait pas de ce genre de chose.

Tant pis pour l’opinion de Jaread, elle avait besoin d’aide et si le soldat pouvait lui en apporter, cela ne pourrait qu’en rendre la tâche plus aisée.

-Si vous le souhaitez, je loge juste au-dessus. Ce n’est pas bien grand, mais assez confortable. Je ne pense pas avoir à beaucoup quitter l’atelier, vous pourrez donc faire comme chez vous. Ce ne serait pas la première fois que je dormirais à l’atelier. Cela ne me dérange donc pas. Qu’en dites-vous ?


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Hex Hekmatyar
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Dim 3 Déc - 21:19
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Rester ici ? Et bien rien ne m'en empêchait, j'étais libre pendant les deux semaines, et personnes ne viendrait poser de question, de plus je ne savais pas trop quoi faire, aider la jeune femme de n'importe quelle manière était plutôt une bonne chose en soit.

-Aucuns problème pour moi, je vous aiderai si je le peux.

C'était une proposition plutôt généreuse et même si la morale aurait voulu que je décline poliment... Et bien je n'avais pas vraiment connaissance de la morale ainsi hochai-je doucement la tête en signe d'assentiment.

-J'accepte votre proposition, je ferais de mon mieux pour ne pas vous gêner, je dois juste aller chercher mes affaires dans la zone de débarquement je serais de retour sous peu.

Et je pris poliment congés, laissant mon arme à l'horlogère pour aller chercher le sac qui me servait de valise. Ce dernier avait été déposé au port, et attendait sagement parmi une dizaine d'autre oh il n'y avait pas grand chose dedans, sinon des affaires communes et un nécessaire de nettoyage de fusil et d'entretiens d'armure pas de quoi attirer la convoitise de quiconque.
Je passais ensuite à l'armurerie des docs pour récupérer mon fusil à verrou. Je l'emportait partout au cas où, et puis il m'avait fidèlement servis jusque là, je ne voyais pas de raison d'en changer pour le moment.
Toutes mes affaires récupérées je fis un petit signes aux soldats qui partaient s'amuser et dépenser leurs soldes regagnant la boutique d'horlogerie sans tarder, toquant doucement avant de me représenter.
La jeune femme me conduisit dans une petite chambre sous les toits.
Comme elle l'avait annoncé plus tôt la chambre paraissait plutôt confortable et le lit était même plutôt accueillant. Remerciant la jeune femme je commençais lentement à enlever la cuirasse qui m'enserrait posant délicatement chaque partie contre le mur, les agençant comme si j'avais eu un support à disposition.
Ce qui me prit un bon quart d'heure.

Je finis par ouvrir mon sac de voyage déballant des vêtements identiques à ceux que je portais habituellement, ces derniers étaient un peu sale et je devrais aller les porter des demains à une blanchisseuse.
Je finis ensuite par déballer les trousses d'entretiens, ouvrant la fenêtre pour faire un peu d'air dans la pièce.

Il était moins frai qu'à Vereist, ce qui le rendait parfaitement supportable.
Je passais la plupart de la soirée en tailleur sur le sol, brossant mes bottes avant de passer à la cuirasse. Comme je lui avait montré plutôt j'étais plutôt maniaque en ce qui concernait mon équipement. L'armure regagna bien vite sa propreté habituelle et les petites rayures furent vites enlevées.
Ce fut ensuite au tour du fusil qui subit le même sort.
La nuit était déjà haute quand je relevais la tête mon ventre se mettant à gargouiller.

Je pris donc ma bourse, trottinant jusqu'à un marchand pour acheter de quoi manger.
J'hésitais longuement devant létal. J'étais en repos et malgré ça mon premier choix c'était porté sur du pain de guerre fade mais nourrissant. Mais bizarrement je me sentais d'humeur à manger autre chose...
Mon regard fut étrangement attiré par une sorte de tourte à la viande qui semblait bien plus appétissante même si le prix était bien plus élevé que celui du pain. Il faut dire que ce dernier n'était vraiment pas cher...
Je finis donc par craquer, achetant les deux dernière.
Je refis le chemin inverse. serrant les deux paquets contre moi comme une écolière avant de rentrer à pas de loup dans la boutique. Je trouvais sans surprise l'horlogère à son travail et sans la déranger, je posais un paquet à portée de sa vue, sans pour autant briser sa concentration avant de filer comme un félin dans la chambre qui m'avait été allouée, dégustant le repas éclairé par la lune.

Ce fut étonnamment bon et pour une fois dans mon existence, je  me couchais avec le ventre plein et les papilles comblées, un luxe si on comptait également le lit douillet qui m'avait été prêté !




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Sanaë Eshfeld
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Lun 4 Déc - 13:36
Irys : 536205
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Il fallut une semaine entière à l’horlogère pour engloutir les divers manuels spécialisés, que le soldat lui avait gentiment rapportés. Cela lui avait permis d’achever divers croquis et schéma effectué avec l’aide précieuse de son client, mais aussi de l’armurier voisin. Le plan achevé, elle put enfin demander à son ami forgeron de concevoir le nouveau gabarit, canon, ainsi que deux chargeurs destinés à éliminer définitivement le problème d’éjection. Une nouveauté pour lui aussi plus habitué à fabriquer divers outils destinés à l’agriculture.

Durant cette fameuse semaine, l’horlogère ne comptait plus ses heures passées sur son établis, à lire, à réfléchir, croquer différents schémas dont un nombre incalculable termina dans sa corbeille. Aussi, sans la présence de son invité, Sanaë en aurait oublié de se nourrir. La première fois l’avait d’ailleurs surprise, elle ne l’avait pas remarqué poser une délicieuse tourte à la viande sur le coin de son bureau. Elle l’avait remercié le lendemain en déposant quelques brioches sur la table de son appartement, ainsi que du thé.

Dormir ne s’avéra pas réellement un problème puisque chaque jour, elle tombait littéralement de sommeil sur sa table. Elle n’avait pas menti au soldat en affirmant ne pas utiliser son logement durant un moment. Ses maigres coupures dans son emploi du temps chargé lui servirent à sa toilette ou pour boire une énième tasse de thé destinée à la maintenir éveillée.

Alors, une fois les pièces à l’usinage, il ne lui restait rien d’autre à faire qu’attendre. Une torture pour l’horlogère qui avait eut le temps de s’habituer à ce rythme de travail particulier. Ainsi, au lieu de s’octroyer une pause grandement méritée, Sanaë tournait en rond dans son atelier, revoyait ses schémas cherchant une erreur, comparant encore et encore ses croquis avec le modèle original de l’arme. Et si je m’étais trompée quelque part… Et à nouveau elle refit ses calculs tant l’idée de commettre une erreur l’obsédait. Car, après tout, il s’agissait là d’une arme, une seule bévue, une vulgaire maladresse et son utilisation serait dangereuse pour son client.

La fatigue accumulée l’empêchait de réfléchir correctement, tous ses nouveaux calculs s’avéraient faux, il lui fallut donc se rendre à l’évidence : elle avait besoin de repos. Sanaë soupira en roulant en boule ses feuilles chargées de sottises avant de les jeter dans la corbeille.

Attendre n’était pas sa spécialité, tout comme le fait de se détendre, à dire vrai. Néanmoins, l’horlogère ne put que constater de sa fatigue. Un coup d’œil à sa montre suffit à confirmer l’heure tardive. Puisqu’elle n’avait rien de mieux à faire, autant dormir. Elle se leva, éteignit la lumière de son établi puis monta les escaliers qui conduisaient à son appartement. Arrivée en haut des marches, Sanaë frappa à la porte, peu désireuse de surprendre l'occupant temporaire. Réalisant que la nuit était déjà bien avancée et qu'elle risquait donc de le réveiller, elle entra finalement dans la pièce principale qu'elle trouva déserte. Elle se laissa tomber sur le divan, son bras couvrant ses yeux et laissa le sommeil l'emporter.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hex Hekmatyar
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Lun 4 Déc - 22:30
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Les semaines passèrent, plus rapidement que ce que j'avais pensé. Le rituel était toujours le même, je descendais souvent à l'atelier pour aider la jeune femme, notamment en répondant à des questions d'ordre pratique. C'était des questions qui me semblaient bien simple mais encore une fois nous faisons sans le savoir le pont entre la théorie et la pratique, éliminant les solutions inutiles et favorisant parfois des idées qui n'étaient restées qu'au stade de prototype.
Le travail progressait remarquablement vite. Hors du côté professionnel il n'y avait pas grand chose d'autre, j'avais pris l'habitude de lui apporter son repas le soir alors qu'elle travaillait sur mon arme.
C'était quelqu'un de si appliqué à sa tache qu'elle ne se rendait pas compte tout de suite que je lui déposait un plat. J'eus la chance de trouver le matin de quoi manger également et ces détails devinrent notre rituel pendant les semaines qui étaient nécessaire à la réfection de mon pistolet.

Le temps que je passais la bas était plutôt agréable, bien moins contraignant que d'habitude, et je prenais presque plaisir à descendre dans l'atelier pour l'aider, même si ma contribution me paraissait extrêmement modeste. Au bout des deux semaines, la jeune femme me tendis l'arme qui même si elle ne semblait pas avoir beaucoup été modifiée était bien différente que lorsque je l'avais donné la première fois.
Son centre de gravité était légèrement modifié, et de ce fait bien plus confortable qu'avant. L'arme était bien plus simple à l'opération, la culasse avait été retaillée pour être bien plus ergonomique, je saisis un des chargeurs modifiés, prenant ce dernier qui était bien plus long qu'auparavant avant de l’insérer dans l'arme.
La manipulation était la même et je retrouvais rapidement les sensations précédente.

Toujours dans la cave mais cette fois avec de quoi me protéger les oreilles, je pris une grande inspirations avant de tirer, une, deux puis trois... Rien... tout marchait parfaitement !
Gagnant un peu de confiance je répétait l'opération vidant le reste du chargeur avant de recommencer plusieurs fois avec les autres.
Le pistolet répondait parfaitement et ne s’enrayait absolument plus ce qui était une excellente nouvelle !
Je refis quelques tests, observant l'arme cycle parfaitement sans le moindre soucis.

Satisfait de ce que je voyais je pris la jeune femme par les épaules la secouant doucement avec un grand sourire.

-Vous avez réussis ! Il fonctionne comme il devrait !


Je trépignais presque sur place, observant le pistolet avec les yeux d'un enfant qui découvrait un nouveau jouet pour Noël.
Un peu plus tard alors que je m’apprêtais à repartir avec regret je pris la bourse promise qui avait déjà bien diminuée en taille avec les modifications. Théoriquement j'avais déjà payé mais j'étais tellement satisfait que je me permis de rajouter quelques pièces dans cette dernière. Ce n'était pas grand chose mais je tenais à lui faire savoir à quel point elle m'avait sauvé la vie.

Je me plantais devant elle, une dernière demande sur les lèvres.

-Merci pour tout mademoiselle ! Si jamais vous décidez de faire carrière dans l'armurerie je suis sur que vous aurez une belle opportunité. Mais avant de partir j'aimerais que vous me rendiez un dernier service .

Je sortis l'arme de son étuis la lui tendant crosse en avant.

-Elle ne porte pas votre marque, comme vous l'avez quasiment refaite je tiens à ce que vous laissez votre marque dessus. Ça ne vous pose pas de problème ?




Rose x 12
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Sanaë Eshfeld
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Mar 5 Déc - 20:15
Irys : 536205
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Derniers assemblages, derniers réglages, dernières vérifications, l’horlogère peinait à croire ce qu’elle avait finalement accompli. Elle retournait encore et encore l’arme enfin achevée dans ses mains, l’observant sur toutes les coutures avec l’angoisse de l’échec. Si une montre s’avère défectueuse, c’est embêtant… Mais une arme… C’est donc peu sure d’elle qu’elle tendit l’arme au soldat, l’observant la jauger avec intérêt. Pour l’heure, il semblait satisfait de son travail, néanmoins, il restait encore à la tester. Elle l’accompagna dans la cave, surveillant le comportement de sa semi-création. À chaque coup, son angoisse s'amoindrit pour finir par disparaître lorsqu’elle vit un sourire satisfait se dessiner sur le visage du jeune homme.

Sanaë observait le soldat d’un air absent, presque sonnée tant l’idée même d’avoir réussi son œuvre lui paraissait saugrenue, irréelle. Ce n’est que lorsque le jeune homme l’attrapa par les épaules qu’elle réalisa : ils avaient réussi.

-Nous avons réussi, sans votre aide, vos conseils et vos réponses, j’en aurais été totalement incapable... Et probablement morte de faim d’ailleurs, dit-elle en souriant.

Ainsi donc, c’était fini. L’horlogère allait reprendre son train-train de rouages et d’aiguilles. Bien qu’éreintante, elle s’était faite à cette routine plutôt agréable, bordée de petits riens, mais qui rendaient son quotidien bien moins solitaire. Pour l’heure, elle était simplement heureuse de voir le jeune homme satisfait de son travail, de leur travail. Il lui faisait penser à un enfant, heureux d’obtenir un nouveau jouet, même si celui-ci n’avait rien d'innocent. Sanaë ne se voilait pas la face quant à l’utilisation de l’engin. Une arme restait une arme, même si celle-ci ne serait plus dangereuse pour son utilisateur, tout du moins elle l'espérait.

-Au moindre problème, n’hésitez pas à revenir me voir, même si j’espère, sincèrement, que vous n’aurez pas à le faire.

Plus tard dans la journée, ce fut le moment des adieux. Lorsque le soldat lui tendit sa bourse, Sanaë eut un mouvement de recul. Il avait déjà payé pour son arme, et l’aide qu’il avait fourni était inestimable aux yeux de l’horlogère qui s’apprêtait à refuser l’argent supplémentaire. Néanmoins, il ne lui laissa guère le choix et insista jusqu’à ce qu’elle l’accepte, ce qu’elle fit, à contre coeur cela dit.

Sa dernière demande la surprit. Une marque… Elle n’y avait pas pensé. Tout ce qu’elle avait fait était de modifier une arme conçue et fabriquée par un autre… Voyant le regard insistant du jeune homme, elle accepta finalement d’apposer son nom aux côtés de celui du fabricant. N’ayant pour se faire qu’un simple poinçon d’horloger, la petite marque paraissait bien ridicule à côté du “Strauss” bien visible. Son nom y était, comme demandé, juste au-dessus du chargeur. Une fois fait, elle le rendis au soldat en lui adressant un dernier sourire.

-Prenez soin de vous. Et s'il vous plaît, laissez le "mademoiselle" de côté et appelez-moi Sanaë.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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