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Chroniques d'Irydaë
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 A la découverte d'Eoril

Elizabeth Vaandengoot
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Dim 22 Oct - 4:56
Irys : 74987
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Pérégrin 0
Octobre de l’an 932 de la VIIème ère

Un an était passé depuis leur départ de Lonfaure. C’était un changement radical pour Elizabeth qui était passée d’un confort notable à une vie de bohème. Fini les repas chauds autour d’une table, au revoir le lit douillet et sa chambre si sécuritaire. Pourtant, la jeune femme ne se plaignait pas, bien au contraire. Klaus était un compagnon de route tout à fait remarquable et Liz ne pouvait s’empêcher d’être admirative. Il avait une aptitude presque naturelle pour dégoter au petit groupe de quoi se repaître et un endroit plus ou moins sécuritaire pour passer la nuit.

Quand au fait de dormir, même s’il n’y avait pas de gîte à proximité, la douceur des plumes de Zef et la chaleur de son corps apportait un confort non négligeable. K, puisque c’était son surnom, était légèrement différent depuis leur départ, pas en mal, loin de là mais il se montrait d’autant plus protecteur envers elle. Il faut dire que sa première expérience en tant que nomade n’était pas une des meilleures qu’elle avait vécu. Les images repassent encore régulièrement dans son esprit et dans ces moments là, elle ne peut s’empêcher de regarder son bras devenu d’une faiblesse risible sans sa prothèse.

Ils avaient bien entendu chercher à s’en procurer une nouvelle mais ils ne bénéficiaient pas des mêmes contactes que le patriarche ni même de la somme requise. Un an… Déjà… A y repenser, cette dernière année était passée à une vitesse folle et certains événements avaient laissé un souvenir impérissable à Liz lui arrachant un sourire rien qu’en se les remémorant. Leur route avait prit la direction de la grande Eoril, dont un voyageur rencontré fortuitement dans un bar n’avait cessé de vanter les mérites. Pour y arriver, il leur fallait traverser la mer.

Klaus lui semblait être dans son élément en parlant d’embarquer sur un bateau afin de rejoindre, dans un premier temps, une rive proche de Dyen. Liz elle n’était pas aussi enjouée, elle n’avait jamais prit le bateau et l’inconnu est toujours quelque peu effrayant. La traversée allait durer plusieurs jours pour pouvoir traverser cette vaste étendue d’eau. Liz aurait largement préférer faire le voyage sur le dos de Zef mais ce dernier refusait toujours de porter Klaus malgré qu’ils s’entendaient plutôt bien. Arriver au port, Liz ne pouvait s’empêcher de regarder tout autour d’elle l’air émerveillé.

Les bateau étaient des machines impressionnantes tant pas leur tailles que par la machinerie apparente qu’ils arboraient afin de pouvoir se mouvoir sur les mers. Son compagnon de route quand à lui ne semblait pas aussi stupéfait qu’elle, il avançait à son rythme sans trop détailler les machines environnantes. Il était temps d’embarquer, Klaus leur avait dégoter une traversée peu onéreuse sur un bateau marchand. Une aubaine pour eux qui avaient des fonds de plus en plus limités. L’équipage du bateau était composé principalement d’homme à la mine patibulaire.

Certains ne se gênaient d’ailleurs pas pour détailler Liz du regard, un léger sourire aux lèvres. Et ce n’était pas pour rassurer la demoiselle qui inconsciemment se rapprochait de Klaus comme pour s’assurer d’être en sécurité. Quelques minutes après qu’ils aient posé les pieds sur le navire, ce dernier se mettait en route pour quitter le port. La machinerie était déjà impressionnante à l’arrêt mais elle l’était encore plus lorsqu’elle se mettait en fonctionnement. Le bruit qu’elle produisait était sourd mais peut dérangeant à l’oreille.

Un des membres d’équipage montrait alors leurs quartiers aux deux voyageurs. C’était exigu mais les chambres étaient individuelles et les couchettes avaient l’air confortables. Ce n’était pas pour déplaire à Liz qui était en proie à une fatigue démesurée. Le duo avait marcher une journée entière pour arriver à temps jusqu’au port ce qui avait eu pour effet de vider les forces de la jeune femme. C’était d’ailleurs un des rares moments où elle se montrait d’un calme presque inquiétant. Zef quand à lui virevoltait joyeusement au dessus du navire amusant au passage l’équipage qui le regardait faire ses cabrioles aérienne au soleil couchant.

Sans trop s’éterniser Liz saluait Klaus puis se rendait dans ses quartiers afin de prendre un repos bien mérité. A peine couchée, elle dormait déjà.


~~~~


La nuit était déjà bien entamée et l’activité de l’équipage s’était réduite à la simple présence de l’équipe de maintenance, le reste dormant à poings fermés. Zef s’était également endormi sur un des points culminant du bateau. Tout était calme à l’image de la mer qui n’offrait aucune résistance à la merveille de mécanisme. La jeune pérégrine, qui avait habituellement un sommeil lourd, était réveillée par un craquement. Rien d’étonnant sur un bateau, mais celui-ci avait eu lieu juste à côté d’elle. Les yeux émeraudes de Liz s’ouvraient alors doucement.

L’esprit encore embué par un sommeil interrompu, elle se redressait difficilement en se frottant les yeux. Une fois assise, son regard balayait la pièce en vain, il y faisait totalement noir. A tâtons, elle cherchait du bout des doigts la lampe à huile posée sur le petit meuble qui faisait office de table de chevet. Il lui fallait plusieurs minutes avant de poser la main dessus ainsi que sur la boite d’allumettes. Le bruit se faisait de nouveau entendre, Liz se figeait, puis avec empressement, elle allumait la lampe. Une lueur faible éclairait alors la pièce mais elle était suffisante pour distinguer ce qu’il s’y trouvait.

La jeune femme n’eut pas le temps de tourner la tête qu’elle était immobilisée par ce qui semblait être un homme. Elle aurait voulu crier mais il avait prit soin de couvrir sa bouche d’une main ferme étouffant ainsi tout appel à l’aide. Le cœur de la demoiselle bondissait dans sa poitrine et son estomac se tordait. Elle se sentait totalement prise au piège. Et sentir le souffle de l’homme dans sa nuque la révulsait de dégoût. Même si c’était en vain, Liz entreprenait de se débattre de toutes ses forces ce qui n’avait pour effet que d’énerver son agresseur qui resserrait un peu plus son étreinte sur elle.

Des pas se faisaient entendre derrière eux, un autre homme était là. Elle pouvait le voir du coin de l’œil et le reconnaissait sur le coup, c’était un des hommes qui la fixait à son arrivée. Il saisissait le sac de la pérégrine qui se trouvait non loin de la table de chevet pour en vider le contenu sur le sol. Liz hurlait à plein poumons mais ils étaient tant étouffés par la main de son agresseur que cela ne servait à rien. Le deuxième homme entreprenait alors de détailler le contenu du sac qui jonchait le sol et s’arrêtait sur les quelques Yris qu’il s’empressait alors de fourrer dans sa poche.

La jeune femme en voyant cela se débattait de plus belle n’ayant pour seul effet que son agresseur lui coupe la respiration en serrant un peu plus son bras autour d’elle. Mais c’était sans compter sur le mauvais caractère d’Elizabeth qui réussissait à déstabiliser l’homme d’un coup de pied habilement placé. Profitant de cette ouverture, elle lui mordait la main ce qui le faisait lâcher prise. Ses poumons se remplissaient alors de nouveau d’air pour qu’elle puisse hurler de toutes ses forces.


- A L’AIDE !!!

C’était tout ce qu’elle pouvait faire, puisque prit d’une rage incontrôlable, son agresseur se jetait de nouveau sur elle. En une fraction de seconde la jeune femme se retrouvait plaquée au sol, sur le dos. L’homme entravait ses poignets d’une main, couvrait de nouveau sa bouche de l’autre et utilisait le poids de son corps pour l’empêchée de se débattre davantage. Dans la bataille, le collier que portait la pérégrine était sortit de sa chemise et il ne fallait pas longtemps au marin pour le remarquer.

- Hey viens voir ce qu’elle a autour du cou.

Disait-il discrètement à l’attention de son comparse. Le deuxième homme venait alors se pencher au dessus de Liz pour lui arracher son collier ne se privant pas au passage d'une légère palpation de ses attributs féminins.

- Pas mal…

Lançait-il en détaillant le médaillon qui pendait devant ses yeux. C’était le plus cruel des châtiments pour Elizabeth, son médaillon, celui qui renfermait la photo de sa mère, elle y tenait plus qu’à sa propre vie. En proie à une profonde tristesse lorsque l’idée de ne plus jamais revoir le visage de celle qui l’avait mise au monde traversait son esprit; elle cessait de se débattre laissant une larme couler silencieusement le long de son visage… Puis l’homme qui tenait le précieux collier reprenait.

- Faudrait partir, on ne sait pas si quelqu’un l’a entendue…

- Effectivement, mais… Qu’est ce qu’on fait d’elle ?…

- J’ai bien mon idée…

A ces mots, il joignait le geste en portant sa main dans sa poche. Il en sortait alors un couteau dont la lame reflétait la lueur dégagée par la lampe. C’en était fini pour elle ? Oh que non, parce que dans un fracas, la porte de sa chambrée s’ouvrait…


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Klaus Rosenwald
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Dim 22 Oct - 22:28
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Voilà 15 ans que je n'avais pas remis le pied sur un bateau. J'étais comme un gosse d'entendre le bruit des machineries se mettant en marche, de sentir l'odeur des combustibles se transformant en vapeur, j'appréciais même le tangage du navire tant redouté des "terrestres" comme j'aimais à appeler les néophytes de la mer.

Il y avait quand même une chose qui m'agaçait légèrement, la façon dont ces mecs regardaient Liz. Je connaissais trop bien ce genre de regards, la plupart de mes anciens amis avait le même et il faudra que je les ai à l'oeil.

Liz alla rapidement se coucher fatiguée par sa journée de marche. Personnellement, je trainais un peu sur le pont du navire, profitant un peu du calme de la nuit pour me délecter d'un de mes cigares en regardant l'immensité de la mer illuminée par un magnifique croissant de lune.

Une bonne heure après il était temps pour moi de rejoindre mes quartiers. Avant d'aller me coucher j'entrouvris discrètement la porte de la cabine de ma protégée. Elle dormais à poings fermés, d'ailleurs je n'aurais jamais cru qu'un être si petit pouvais ronfler si fort... J'entrais finalement dans ma chambre.

Une fois à l'intérieur, je commençais mon rituel du couchage. Je reniflais mes aisselles, l'odeur me satisfaisais je me laverai une autre fois. Je crachais dans mes mains pour me rafraîchir le visage et enfin j'avalais une gorgée de mon breuvage alcoolisé pour me rincer les dents. Je m'endormais comme à mon habitude, mon revolver à portée de main et ma clef à molette sous l'oreiller.

Il y a bien une chose que je déteste par dessus tout... Être réveillé!


~~~

A L'AIDE!!!

En une seconde j'étais débout, mon outil favoris dans une main, mon Goliath dans l'autre. La seconde qui suivit je percutais la porte de la cabine de Liz d'un puissant coup de pied.

Une clef à molette volante se dirigea aussitôt vers le visage du malandrin le plus proche qui le frappa de plein fouet au moment où il se retournait vers la porte violemment ouverte. Sa tête percuta le sol avant ses dents qui venaient de quitter sa bouche. Son compagnon d'infortune redressa ma partenaire en lui glissant son couteau sous la gorge.


- Bouge pas sinon je la saigne!

Je decidai tout de même d'entrer la pièce, doucement, les mains en l'air.

- Fais pas le con on va s'arranger.

Mes yeux s'adaptant rapidement à la luminosité de la pièce fournit par la lanterne, j'examinais attentivement l'homme. Mon cerveau se bloqua quelques secondes.

- Tristan c'est toi? C'est moi Klaus!

La dernière fois que j'ai vu cet homme c'était quand notre flotte avait été coulée par la marine militaire de Tyorum 15 ans auparavant. J'ai grandi avec cette crapule, je ne l'avais jamais trop porté dans mon coeur et maintenant je sais pourquoi.

- Bordel Klaus t'es vivant! Dit-il souriant en repoussant violemment Liz sur son lit.

Mon ancien collègue se rapprochait rapidement l'air enjoué et les bras tendu vers moi. Je souriais également. L'accolade n'eue jamais lieu, l'instant la précédant mes bras qui étaient toujours en l'air redescendirent à la vitesse de l'éclair, un bruit tonitruant retentit et un énorme nuage de poudre s'échappa de mon revolver. Quand il fut dissipé, Tristan avait rejoint le paradis des hommes sans tête...

- On ne s'ennui jamais avec toi Liz! Récupère tes affaires amène toi le bruit va sûrement nous amener des emmerdes.

Ni une ni deux je ramassais ma clef à molette et sortais rapidement de la pièce.

- Zef on va avoir besoin de toi! J'hurlais sur le griffon qui dormait sur les hauteurs du navire.

Du tumulte commençait à se faire entendre un peu partout autour de nous et je me tenais prêt, à me battre ou à sauter à l'eau.


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Dernière édition par Klaus Rosenwald le Mer 25 Oct - 12:31, édité 2 fois
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Elizabeth Vaandengoot
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Lun 23 Oct - 0:06
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Les yeux de Liz s’étaient tournés vers la porte qui venait d’être fracassée. Et quel n’était pas son soulagement de reconnaître la silhouette imposante qui se tenait dans l’encadrement. Klaus… pensait-elle alors laissant une nouvelle larme, de joie cette fois-ci, couler le long de son visage. La suite des événements s’était déroulé à une vitesse folle. Celui qui tenait le précieux collier de la Pérégrine avait à peine eu le temps de tourner la tête vers la porte qu’un objet métallique le percutait. L’homme tombait au sol et dans le même temps, la jeune femme était soulevée comme une plume par son agresseur.

Elle se retrouvait alors entravée, un couteau bien trop proche de sa carotide à son goût.


- Bouge pas sinon je la saigne !

Et misère ! Hurlait-elle intérieurement. Klaus adoptait instantanément une autre attitude, bien moins agressive, cherchant alors à discuter afin qu’elle ne se fasse pas trancher la gorge. Liz elle fixait son compagnon de route, n’osant dire un mot ni respirer de peur de finir vidée de son sang sur le sol. Mais son regard suppliait littéralement son partenaire de la sortir de ce mauvais pas.

- Fais pas le con on va s’arranger.

S’arranger de quoi ?! Il va me tuer ! Mais c’était sans compter sur le passé de Klaus qui venait alors désamorcer la situation en un éclair.

- Tristan c’est toi ? C’est moi Klaus !

- Bordel Klaus t’es vivant !

Sur cette phrase, Liz avait été jetée comme un vieux sac sur sa couchette. Le soulagement s’emparait d’elle alors qu’elle reprenait son souffle par de grandes bouffées d’air. Son regard se portait alors sur son agresseur qui s’approchait de son compagnon de route, bras ouverts, visiblement submerger de joie de le revoir. Klaus quand à lui souriait aussi. La Pérégrine était piquée par une pointe de colère, il n’allait quand même pas faire l’accolade au salopard qui avait menacé de l’égorgée ?!Mais sa colère était de courte durée.

Une détonation retentissait, puis le bruit lourd d’un corps qui s’effondrait sur le sol et pour finir… Le silence. L’odeur de la poudre remplissait la pièce, stagnant comme un rappel de ce qui venait de se passer. C’était la première fois qu’elle voyait un homme mourir devant elle. Du sang avait maculé la pièce et légèrement éclaboussé la jeune femme. Elle portait son regard sur sa main, regardant les fines perles rouges qui la tachait. Mais rapidement, elle était tirée de son songe par la voix de Klaus qui déchirait violemment le calme qui s’était installé.


- On ne s’ennuie jamais avec toi Liz ! Récupère tes affaires, amène toi le bruit va sûrement nous amener des emmerdes.

Liz ne disait pas un mot et s'executait, il n’était pas temps de restée choquée. Même si sa tête bourdonnait encore à cause de la détonation, elle sautait de son lit pour rassembler ses effets personnels éparpillés sur le sol. Sans perdre plus de temps, elle récupérait son collier et fouillait les poches de l’homme qui lui avait prit. Ainsi elle mettait de nouveau la main sur ses Yris mais également sur quelques uns supplémentaires, lui offrant une légère compensation. Dans un geste elle mettait son sac sur son dos et suivait Klaus qui était déjà sortit de la pièce.

Une fois sur le pont, elle entendait alors son compère hurler puissamment.


- Zef on va avoir besoin de toi !

Immédiatement, le griffon sortait de nulle part se posait à côté d’eux plissant les yeux en regardant Klaus comme si le ton employé ne lui plaisait pas. Mais ils n’avaient pas le temps pour les chamailleries puisque le grabuge avait visiblement réveillé tout l’équipage. En une fraction de seconde, le pont était bondé de monde et ils avaient l’air quelque peu sur les dents. Son compagnon de route se tenait prêt à se battre comme en témoignait sa main serrée sur sa fidèle clef. Liz quand à elle étudiait tous les scénarios possibles en balayant le navire du regard.

Affronter un équipage entier n’était franchement pas une option viable… Sauter à l’eau ? Possible mais en cette période, l’eau était glacée et ils étaient déjà bien trop loin du rivage pour rejoindre la côte sans se noyé d’épuisement. Zef ? Possible mais laisserait il, vu l’urgence de la situation, Klaus monter sur son dos ? Et si ce n’était pas le cas, elle n’allait sûrement pas abandonner son ami sur place ! L’option de la négociation semblait la plus viable… Elle était alors interrompue dans son analyse par une voix tout aussi puissante que celle de Klaus.


- Peut-on m’expliquer ce qu’il se passe ?!

C’était le capitaine du bateau qui venait de faire irruption. C’était un homme plutôt grand, de la même taille de Klaus voir même un peu plus grand. Sa posture était très digne et ses vêtements soignés. Une barbe de quelques jours soulignaient les traits plutôt fins de son visage. Et ses yeux d’un bleu translucide foudroyait littéralement les deux voyageurs. Rapidement, Liz posait sa main sur le bras de son ami comme signe d’apaisement, comme pour lui demander de la laisser faire.

Elle s’avançait de quelques pas, ne montrant aucun signe d’hostilité et elle prenait la parole utilisant son plus beau langage.


- Capitaine, sachez que je viens de me faire attaquée par deux de vos hommes alors que j’étais endormie dans mes quartiers. Ces hommes m’ont violentée sans détour et ont tentés de me dépouillée de mes biens. Je penses ne pas me tromper en disant que vous êtes un homme de bien et surtout… d’honneur. Je ne penses pas que ce genre d’attitude reflète votre façon de pensé et encore moins votre façon de diriger votre équipage. Klaus s’est porté à mon secours mais… le pire est survenu et un de vos hommes à été abattu… Je suis navrée pour cette perte ainsi que pour sa famille si tenter est qu’il en avait une. Mais sachez que mon ami n’a fait ça que dans l’unique but de me sauver la vie…

Liz se retrouvait à court d’arguments et le visage du Capitaine qui s’était marqué par la colère au cours de son plaidoyer ne la rassurait pas. Elle reprenait alors suppliant presque.

- Je comprendrais que l’idée de nous faire subir un quelconque châtiment vous traverse l’esprit mais je vous en conjure, ne punissez pas un homme qui a simplement tenter de me protéger…

Par cette dernière phrase, elle défendait Klaus, comme il l’avait défendue. Zef quand à lui était de plus en plus agité, comme s’il ressentait l’angoisse de Liz. Une nouvelle fois, la jeune femme tentait de plaider.

- Capitaine, je…

- Cela suffit Demoiselle Vaandengoot. Disait le Capitaine en coupant Liz dans sa phrase. Vous m’avez l’air sincère et effectivement, ce genre d’acte à moralité douteuse ne reflète en rien ma façon de diriger ce navire. Mais comprenez que je ne peux vous croire sur parole. Il me semble impensable que des hommes de mon équipage perpétuent un tel acte. Nous devons tirer cela au clair. Vous allez donc m’accompagner dans mon bureau afin de m’expliquer en détail ce qu’il s’est passer. Pendant ce temps, mon second et quelques uns de mes hommes vont inspecter vos quartiers.

Liz se détendait alors légèrement. Le Capitaine avait l’air d’être un homme réfléchit, juste mais aussi de principe. Elle jetait alors un regard soulager accompagné d’un sourire à Klaus. Zef lui s’était également calmé instantanément et après avoir reçu une caresse de la part de la jeune femme, retournait sur son perchoir. La Capitaine du navire leur faisait signe de le suivre. Liz ne bronchait pas et suivait l’homme ne doutant pas que Klaus en faisait de même. La demoiselle n'avait pu s'empêcher de remarquer le regard noir de certains membres de l'équipage à l'égard des deux amis mais elle n'en tenait pas compte.

Après tout, c'était des marins, ils s'en remettraient à la décision de leur Capitaine quoi qu'il arrive non? Ils ne mettaient pas longtemps à arriver dans le dit bureau. C’était une pièce dont l’ouvrage pouvait en faire pâlir plus d’un.


Les murs étaient finement ornés de feuilles d’or, certains arboraient des bibliothèques d'un bois visiblement de qualité qui étaient remplies d’ouvrages divers, une fresque représentant la carte d'Irydaë décorait finement le plafond. Le Capitaine leur faisaient signe de s’asseoir et prenait place dans un fauteuil au confort visible. Sans un mot, il tendait un linge pour que Liz puisse se débarrasser du sang qui la souillait puis prenait de quoi écrire avant de regarder les deux voyageurs de son regard océan.

- Bien… Monsieur Rosenwald, j’aimerais entendre votre version des faits je vous prie.

Le ton qu’il employait n’était en rien menaçant ou autoritaire. Il était calme, posé et attendait patiemment la réponse de Klaus.


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Dernière édition par Elizabeth Vaandengoot le Lun 23 Oct - 20:32, édité 1 fois
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Klaus Rosenwald
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Lun 23 Oct - 7:45
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Bon, nous voilà dans une merde noire: encerclés, dévisagés, menacés, et pire que tout, j'allais devoir me justifier...

Les quartiers du capitaine étaient cossus, bien trop pour moi mais ce marchand était visiblement quelqu'un de très riche, et ce n'est jamais bon d'avoir des ennemis comme lui. Il allait falloir que je me "sorte les doigts" comme j'aime à dire pour lui fournir des excuses de qualité. Le capitaine me proposa de m'assoir mais pour parer à toutes éventualités je préférais rester debout.

Je cherchais mes mots pendant quelques secondes qui me parurent des heures, m'éclaircissais la voix pour gagner encore un temps minime. D'ailleurs pourquoi je me sentais gêné? J'avais fait ce qu'il fallait, d'accord c'était peu être un peu violent, et encore que... Je souriais en repensant à la scène, ces pensées auraient même pu m'exciter si j'avais été seul ou en meilleur compagnie. Enfin je me lançai.


- Capitaine, comme vous allez vous en rendre compte rapidement je ne suis pas un grand orateur et je vais vous présenter ces événements nocturne comme je les ai vécu. Déjà en montant sur votre navire vos hommes dévisageaient mon amie d'une manière disons peu flatteuse. Mais bon soit, étant moi-même un ancien marin je sais que la vie mer à tendance à changer les hommes en animaux quand ils aperçoivent une femelle, surtout si elle est sublime comme Elizabeth. Je lui fis un clin d'œil pour la détendre un peu et continua ma diatribe. Et donc, une fois au pays des songes après ma toilette journalière je fus sorti de mon sommeil par les cris de Liz qui appelait de l'aide. Bref s'en est suivit un combat acharné avec vos deux hommes qui étaient entrain de dépouiller mon amie et qui allait la passer de vie à trépas. Il est quand même malheureux que vos hommes aient exprimé leur frustration sexuelle par la violence. Je sais aussi pertinemment que je ne vous apporte aucune preuves mais que font vos hommes dans la cabine de mon amie à cet heure tardive qui plus est armés?

Mes traits d'humour sur la libido de ses hommes ne l'on visiblement pas fait sourire autant que moi mais j'eus marqué son attention avec ma dernière phrase. Avant que le capitaine puisse répondre quelqu'un frappa à la porte. Un des matelots venait avertir son chef qu'un des leurs avait été retrouvé inconscient et édenté dans la cabine de ma partenaire et qu'il était entrain d'émergé doucement. Le capitaine fit un signe de tête pour acquiescer et continua avec un geste de la main pour dire à l'homme de s'en aller. Une fois la porte refermée il annonça.

- Il est vrai que vous marquez un point avec vos dernières paroles. De plus nous avons beaucoup de nouvelles recrues à bord et en effet je ne peux certifier leur honnêteté. Toutefois, en attendant d'avoir la version de l'homme que vous avez assommé vous serez tous les deux cantonnés dans une cabine. Je vais vous faire escorter jusqu'à vos quartiers, ne sortez pas tant qu'on ne viendra pas vous chercher.

Je lui fis un signe de tête de compréhension et il appela aussitôt des hommes, leur donna ses ordres et ces derniers nous fîmes signe de les suivre. Je m'exécutais immédiatement.


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Elizabeth Vaandengoot
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Lun 23 Oct - 21:56
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Klaus se lançait alors dans un long discours alors que Liz, elle, s’affairait à essuyer le sang qui la maculait.La jeune femme ne disait aucun mot laissant faire son compagnon de route.

Capitaine, comme vous allez vous en rendre compte rapidement je ne suis pas un grand orateur et je vais vous présenter ces événements nocturne comme je les ai vécu. Déjà en montant sur votre navire vos hommes dévisageaient mon amie d'une manière disons peu flatteuse. Mais bon soit, étant moi-même un ancien marin je sais que la vie mer à tendance à changer les hommes en animaux quand ils aperçoivent une femelle, surtout si elle est sublime comme Elizabeth.

Il faisait un clin d’œil à la demoiselle mais elle n’avait pas relever la tête pour le voir. Bien trop occupée à effacer les dernières traces du liquide et à écouter la tirade.

Et donc, une fois au pays des songes après ma toilette journalière je fus sorti de mon sommeil par les cris de Liz qui appelait de l'aide. Bref s'en est suivit un combat acharné avec vos deux hommes qui étaient entrain de dépouiller mon amie et qui allait la passer de vie à trépas. Il est quand même malheureux que vos hommes aient exprimé leur frustration sexuelle par la violence. Je sais aussi pertinemment que je ne vous apporte aucune preuves mais que font vos hommes dans la cabine de mon amie à cet heure tardive qui plus est armés?

Il marquait un point. C’était indéniable, ces hommes n’avaient rien à faire dans les quartiers de Liz en cette heure tardive. La porte était alors martelée par un des marins qui venait prévenir son Capitaine. Un des hommes avait été retrouvé assommé et reprenait doucement ses esprits. C’était celui qui avait prit son collier. A l’entente de cette nouvelle, la jeune femme serrait le poing, les images de cet homme tenant son précieux bijou repassant sous ses yeux. La voix du Capitaine la tirait alors de ses songes.

Il est vrai que vous marquez un point avec vos dernières paroles. De plus nous avons beaucoup de nouvelles recrues à bord et en effet je ne peux certifier leur honnêteté. Toutefois, en attendant d'avoir la version de l'homme que vous avez assommé vous serez tous les deux cantonnés dans une cabine. Je vais vous faire escorter jusqu'à vos quartiers, ne sortez pas tant qu'on ne viendra pas vous chercher.

L’homme joignait ces paroles aux actes en appelant une escorte pour les deux compères. Avant de partir, Liz tendait le petit bout de tissu à présent couvert de sang au Capitaine accompagné de quelques paroles.

- Je vous remercie pour votre bienveillance.

Il prenait le linge en esquissant alors un sourire plutôt rassurant à la jeune femme. Sans s’attarder plus, elle prenait la suite de Klaus et se laissait alors guider par les hommes de l’équipage. Arriver sur le pont, le petit groupe se faisait de nouveau dévisager par certain des hommes présents. Leurs regards n’exprimaient que mépris voir colère. Liz serrait alors les dents en tentant tant bien que mal de les ignorer. La jeune femme pouvait apercevoir Zef du coin de l’œil qui observait la scène depuis son perchoir.

Il n’avait pas l’air de bonne humeur ce qui était rare chez le Griffon. Il semblait agité et la jeune Pérégrine pensait même distinguer  certaines de ses plumes hérissée. Mais difficile d’en être certaine à cette distance. Le groupe s’engouffrait dans un couloir menant aux quartiers de l’équipage puis un des hommes ouvrait la porte d’une des cabines.


- Ici. Se contentait-il de dire en faisant signer aux deux compagnons de route d’y entrer.

Liz s’engouffrait dans la cabine et allumait les deux lampes à huile afin qu’ils ne soient pas plongés dans le noir. Une fois ceci fait elle se laissait lourdement tomber sur la couchette portant ses deux mains à son visage. Le silence était pesant et laissait l’occasion à son esprit de divaguer. Les images de la scène repassaient encore et encore dans sa tête. Elle savait que Klaus n’avait pas toujours été un enfant de cœur. Elle l’avait vu se battre à maintes reprises durant cette dernière année. Mais cette image de lui tuant un homme de sang froid et qui plus est le sourire aux lèvres lui glaçait le sang.

Liz savait pertinemment que c’était pour lui sauver la vie et elle ne l’en remercierait jamais assez pour cela, mais cette image restait assez effrayante… Elle découvrait une nouvelle facette de l’homme qui l’accompagnait. Une facette dont elle n’avait pas soupçonné l’existence en 14 ans d’amitié. Doucement elle reposait ses mains sur le lit et brisait le silence qui s’était installé depuis maintenant bien trop longtemps.


- Klaus… Disait-elle d’une voix d’abord faible.

Elle s’était coupée elle même. Ne sachant que dire, ou plutôt, ayant trop de choses à dire. Son temps d’arrêt dans sa phrase lui avait parut être une éternité mais d’un coup, elle se redressait pour venir se poster juste devant l’homme.


- Merci.

Des milliers de questions fusaient alors dans son esprit et elle ne s’imposait pas la violence de ne pas les poser.

- Tu le connaissait ce Tristan ? C’était un ami à toi ? Combien d’homme as-tu tué avant lui ? Pourquoi l’avoir tuer si c’était un ami pour toi ? Et pour finir celle qui lui brûlait le plus les lèvres. Si un jour la situation s’y prête, me tueras tu également de la même manière ?

Elle regrettait d’avoir poser cette question à la seconde même où ses mots franchissaient ses lèvres mais trop tard. Fixant Klaus de son regard émeraude, elle attendait une réponse, tout en la redoutant en même temps.


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Klaus Rosenwald
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Mar 24 Oct - 0:59
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Je suivais donc ces hommes en direction de notre lieu d'incarcération, derrière moi les bruits d'une démarche familière. Sur les ponts certains des hommes semblent bien avoir envie de nous balancer par dessus bord, mais moi bêtement, je les toisais également.

- Ici! Nous indiquait un des hommes en ouvrant une porte de cabine.

Nous entrâmes, Liz alluma aussitôt des lampes à l'huile et s'allongea sur le lit, la tête dans ses mains. Il y avait un silence gênant, je sentais que la petite n'était pas bien mais je n'osais pas prendre la parole de peur d'être maladroit. Elle avait failli y passer je pouvais bien lui laisser quelques minutes de repos. Je m'assis au pied du lit et commençais à réfléchir aux différentes suites possible de notre galère quand soudainement le silence fut rompu.

- Klaus... Murmura t'elle.

Et puis rien, un blanc. Ces quelques secondes de suspense me semblaient éternelles.

- Merci.

- C'est normal te tracasse pas, ça va s'arranger c'est certain le capitaine a l'air de quelqu'un de respectable.

- Tu le connaissais ce Tristan ? C’était un ami à toi ? Combien d’hommes as-tu tué avant lui ? Pourquoi l’avoir tué si c’était un ami pour toi ? Si un jour la situation s’y prête, me tueras tu également de la même manière ?

Et là c'était le coup de massue, ce silence, cette voie à peine audible, ce visage renfermé, tout ça ce n'était pas la faute des deux malfrats, c'était la mienne... Ca y est j'étais un monstre à ces yeux et ça ne m'avais même pas effleuré l'esprit une seconde que cet "accident" ait pu l'atteindre autant. Je ne suis qu'un monstre, elle a sûrement raison malheureusement... J'essayais d'accuser le coup mais mon visage devait être décomposé, heureusement pour mon ego la pièce était tamisée.

- Oui je le connaissais, tout comme moi il avait arpenté les mers de manière plus ou moins légale. Nous n'étions pas sur le même bateau mais faisions partie de la même flotte, on se voyait à chaque escale. Et non ce n'était pas un ami à moi, juste une connaissance, même si je pourrais effectivement me souvenir de bons moments passés en sa compagnie.

Et maintenant la question qui tue. La réponse était pourtant évidente jamais ça n'arriverait mais il fallait tout de même que je sois convainquant et choisisse mes mots avec soin.

- Et pour répondre à ta dernière question, aussi stupide soit-elle, non tu n'as rien à craindre... Quand deux personnes que tu connais combattent à mort et que tu as le pouvoir d'interférer dans la lutte, il faut faire un choix dans tes amitiés et sauver celle que tu préfères. Et tu as de la chance tu es la personne qui compte le plus pour moi.

Voilà c'était dit, est-ce que c'était maladroit? Certainement, mais le message était clair je pense, elle n'avait pas à avoir peur de moi, j'étais même déçu qu'elle ait pu y penser. Je m'allongea à côté d'elle pour tenter de lui apporter une présence rassurante. Encore une fois après coup je n'étais pas sûr que c'était la meilleure méthode. Mon cerveau se posait trop de questions pendant les longues minutes de silence qui suivirent puis je me lançai:

- Dis moi la vérité je te fais peur? Je suis un monstre à tes yeux?

Quelques minutes après la porte s'ouvrit doucement, trois hommes, je les reconnus immédiatement, c'était les mecs que j'avais eu la bêtise de dévisager sur le pont.


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Elizabeth Vaandengoot
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Mar 24 Oct - 2:39
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- Oui je le connaissais, tout comme moi il avait arpenté les mers de manière plus ou moins légale. Nous n'étions pas sur le même bateau mais faisions partie de la même flotte, on se voyait à chaque escale. Et non ce n'était pas un ami à moi, juste une connaissance, même si je pourrais effectivement me souvenir de bons moments passés en sa compagnie.

Curieusement, sa réponse rassurait quelque peu Liz, après tout, ce n’était pas comme si l’homme qu’il avait tué était son meilleur ami. La jeune Pérégrine se laissait alors retomber sur le lit lourdement. Sans un mot, elle écoutait attentivement son compagnon de route tout en fixant le plafond de la pièce. Son esprit était embrouillé entre peur, angoisse mais la nouvelle prise de paroles de l’homme la faisait alors tiquer.

- Et pour répondre à ta dernière question, aussi stupide soit-elle, non tu n'as rien à craindre... Quand deux personnes que tu connais combattent à mort et que tu as le pouvoir d'interférer dans la lutte, il faut faire un choix dans tes amitiés et sauver celle que tu préfères. Et tu as de la chance tu es la personne qui compte le plus pour moi.

Et tu as de la chance, tu es la personne qui compte le plus pour moi... A ces mots, la jeune femme s’était bloquée restant dans la même position. Ses angoisses étaient alors balayées par une culpabilité incommensurable. Elle avait douté de lui, elle l’avait jugé, alors qu’il n’avait fait que la protéger. Alors qu’il lui avait sauvé la vie sans hésiter à tâcher ses mains de sang. Elle avait douté de son ami, de son seul ami et ce n’était pas pardonnable. Pas à ses yeux. Elle avait dirigé la peur éprouvée pendant ces événements vers la mauvaise personne, vers une personne qui lui avait montré une loyauté sans faille. Quelle ingratitude…

Elle s’imaginait à quel point elle devait le décevoir. Mais ses lamentations étaient loin d’être terminées, Klaus venait de s’allonger à côté d’elle pour lui poser une question qui ne faisait que renforcer sa honte.


- Dis moi la vérité je te fais peur? Je suis un monstre à tes yeux?

Cette question venait l’achevée comme un coup de poignard en plein cœur. Son regard embué de larmes quittait alors le plafond pour se poser sur l’homme allongé à ses côtés. Puis la gorge serrée, elle soufflait difficilement.

- Bien sur que non…

Elle aurait voulu se lancer dans un long monologue pour lui expliquer à quel point elle avait été stupide de penser ça. Elle aurait voulu lui exprimer toute l’admiration qu’elle lui portait, lui qui n’avait de cesse de prendre soin d’elle comme personne d’autre avant ne l’avait fait. Mais c’était sans compter la porte de la cabine qui s’ouvrait dans un léger grincement. Trois hommes entraient dans la pièce. Déjà ? Pensait-elle innocemment. L’homme que Klaus avait assommé devait avoir tout avoué, du moins c’est ce qu’elle pensait.

Elle se levait alors du lit, tout en essuyant ses yeux pleins de larmes, pour leur faire face attendant docilement qu’on lui dise quoi faire. C’est à ce moment là que l’un des trois marins prenait la parole.


- Tristan était un bon ami. Et on ne tue pas un de nos amis sans être punis.

Les yeux de Liz s’ouvraient en grand à la seconde où elle comprenait les intentions réelles des hommes qui venaient de faire irruption dans la pièce. Leurs intentions n’étaient pas bonnes non. C’était la vengeance qui les avaient conduits ici. Et quand bien même Klaus possédait une force notable et n’avait pas été désarmé, elle ne savait pas se battre ce qui amenait la situation à un trois contre un plutôt déséquilibré. Et ses craintes se faisaient bien plus grandes lorsque les billes vertes de la Pérégrine se posaient sur les armes qu’ils tenaient. Ils étaient tous les trois armés de revolver.

Inconsciemment, elle exécutait un pas vers l’arrière ne quittant pas les hommes du regard. Ses jambes tremblaient légèrement trahissant la frayeur qui s’emparait d’elle. Elle ne voulait pas mourir, elle aurait voulu s’enfuir, devenir invisible et se terrer dans un coin… Elle ne voulait pas mourir, pas là, pas comme ça, pas si jeune, pas après avoir déçu son ami. Elle… Elle devait gagner du temps, alerter le Capitaine d’une façon ou d’une autre, elle devait faire quelque chose. Mais la peur la paralysait, la rendant incapable de faire ou dire quoi que ce soit.

C’était la première fois qu’elle ressentait une peu pareille, de celles qui agrippent les entrailles et les tordent violemment. Au même moment, un grabuge se faisait alors entendre sur le pont des hommes couraient et des cris se faisaient entendre. Non. Des hurlements, ils n’étaient pas humain, c’étaient ceux d’un animal. C’était la première fois que Liz entendait de tels cris. Le tintement d’une grosse cloche retentissait : tous les hommes étaient appelés sur le pont.

Les trois hommes venus pour en découdre avec les voyageurs tournaient alors les talons non sans que l’un d’eux ne dise avant de disparaître dans le couloir.


- On se reverra.

Tout s’était produit en a peine une seconde et un homme totalement inconnu faisait à son tour irruption dans la pièce visiblement paniqué.

- Demoiselle Vaandengoot !! Votre Griffon est devenu fou !!

Zef ?! Tout s’éclairait, après sa rencontre avec le Griffon, Liz s’était procurée tout un tas de livres parlant de cette majestueuse espèce. Beaucoup faisaient référence aux capacités télépathiques de ces créatures disant qu’après une longue période en contacte avec un être humain, un spécimen était capable de ressentir de fortes émotions émanant de l’humain. Était-ce lié ? Elle n’avait pas le temps de se poser la question et après avoir attraper le poignet de Klaus s’élançait vers le pont.

C’était un terrible spectacle qui s’offrait à elle alors qu’elle arrivait à sa destination. La créature était hors de contrôle, les plumes gonflées, les ailes déployées, le bec ouvert émettant des cris stridents. Lorsqu’elle se trouvait enfin à proximité, elle ressentait alors une profonde inquiétude. Une inquiétude qu’elle n’avait pas ressentit jusque là. Cela venait il de lui ? L’équipage était dépassé et certains marins avaient même sorti leurs armes.

En voyant cela, la Pérégrine prenait alors une bouffée d’air à faire rompre ses poumons pour que sa parole couvre les cris de l’animal mais aussi ceux de l’équipage.


- ZEF !!! Lâchait-elle à s’en briser les cordes vocales.

Le Griffon se stoppait net retrouvant un calme visible. Puis dans un battement d’ailes, il venait se poser derrière Liz, dressé sur les pattes comme pour impressionner quiconque tenterait de s’approcher. C’en était trop pour Liz qui craquait totalement se tournant vers le Capitaine du bateau.


- Cela suffit ! Cette mascarade n’a que trop durée ! Hurlait-elle la voix abîmée par son appel au Griffon mais teinté d’une colère qu’elle n’avait jamais exprimé jusque là. Capitaine, avec tout le respect que je vous dois, votre équipage est pourri jusqu’à la moelle ! Si Zef a agit ainsi ce n’est pas sans raison ! Elle perdait alors le contrôle, absolument hors d’elle, son visage était marqué d’une rage presque meurtrière et son étreinte se resserrait sur le poignet de Klaus.TROIS DE VOS HOMMES ONT TENTER DE PORTER ATTEINTE A NOS VIES ET SANS L’INTERVENTION DE ZEF NOUS SERIONS...

Mais la prise de paroles du Capitaine la coupait dans son élan.

- Qui ici souhaite voir ces deux voyageurs mourir ?

A cette question, Liz se bloquait complètement sa colère laissant place à de la surprise. Les hommes ne répondaient pas de suite mais ce fut un des trois agresseurs qui ouvrait le bal.

- Moi mon Capitaine, et sur le champ.

A cette intervention, plusieurs autres répondaient favorablement à la question. Le reste de l'équipage toisait les marins d'un regard désapprobateur. Puis le capitaine reprenait à l’attention des deux Pérégrins.

- J’entends votre désarroi et croyez le ou non, je connais bien les Griffons, je sais que ce n’est pas une espèce agressive et connais les théories sur leurs capacités télépathiques. Il se tournait alors vers un homme qui se tenait non loin de lui. Second, faites écrouer tous ceux qui en veulent à la vie de ces deux personnes.

Le second s’exécutait, un groupe d’homme embarquait alors cinq marins non sans que cela ne déclenche des contestations chez les hommes qui en voulaient à la vie de Liz et de Klaus. Le Capitaine s’approchait de Liz qui venait de lâcher le poignet de Klaus.

- Il semblerait que monsieur Rosenwald ai fichu une peur bleue à l’homme qui s’est reçu la clef dans le visage. Assez pour qu’il m’avoue ses méfaits sans que je n’ai eu à poser la question. Je suis navrée pour le désagrément. Mais je vais assigner des hommes pour votre sécurité pour le reste du voyage. Il s’inclinait alors devant les deux compères. Mes excuses les plus sincères.

A cela Liz, ayant visiblement retrouvé ses esprits, se contentait de répondre simplement un léger sourire malicieux aux lèvres comme elle en avait l’habitude.

- Pas besoin de garde Capitaine, j’ai déjà deux amis qui veillent sur moi.

Sur ces paroles, elle jetait un regard confiant à Klaus et Zef.


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Klaus Rosenwald
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Mar 24 Oct - 11:36
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- Bien sur que non…

Sa voix avait une tonalité plutôt étrange, je ne savais pas si ça signifiait qu'elle n'en pensait pas un traitre mot ou alors qu'elle s'en voulait un peu. Elle se leva du lit quand les trois hommes entrèrent dans la pièce. Je l'imitai avant qu'un des hommes prit la parole.

- Tristan était un bon ami. Et on ne tue pas un de nos amis sans être punis.

Les emmerdes s'enchaînaient, ces trois enfoirés étaient armés de revolvers. Liz recula machinalement d'un pas, instinctivement je vins me placer entre elle et nos agresseurs, je voyais bien qu'elle était terrifiée. Je l'étais aussi d'une certaine façon, pour elle... Avec un peu de chance j'aurais peut-être eu le temps de m'en faire un avant de me faire descendre. Mais c'était sans compter sur les cris du gallinacé volant de mademoiselle qui avait l'air de faire un sacré bordel là haut. Je devais admettre que ça ne pouvait pas tomber mieux. Les assassins sentant le vent tourner prirent la fuite non sans lancer une dernière menace.

- On se reverra.

Avec plaisir pensais-je intérieurement mais cette fois ça risquait d'être selon mes règles... j'avais eu juste le temps de soupirer de soulagement qu'un autre homme entra dans la pièce en hurlant.

- Demoiselle Vaandengoot !! Votre Griffon est devenu fou!!

La petite avait repris instantanément du poil de la bête et sorti rapidement sur le pont en me tirant par le bras. En effet, une fois dehors je pu assister au spectacle. Zef était salement énervé, il braillait de toutes ses forces et se tenait dans une posture intimidante. Il nous avait enlever une belle épine du pied mais il allait se faire flinguer si il ne s'arrêtait pas rapidement.

- ZEF !!! Hurla Liz.

Je sursautai comme une fillette, elle venait de crier de toutes ses forces à trente centimètres de mes oreilles. Le griffon, sûrement rassuré de voir sa maîtresse en bonne santé se calma immédiatement et vint se placer derrière elle.

- Cela suffit ! Cette mascarade n’a que trop durée ! Capitaine, avec tout le respect que je vous dois, votre équipage est pourri jusqu’à la moelle ! Si Zef a agit ainsi ce n’est pas sans raison ! TROIS DE VOS HOMMES ONT TENTER DE PORTER ATTEINTE A NOS VIES ET SANS L’INTERVENTION DE ZEF NOUS SERIONS...

Une chose est sûre, je n'aimerais pas qu'elle s'énerve un jour contre moi, elle perdait tout son sang froid, son visage déformé par la rage était vraiment hideux et après m'avoir détruit les tympans elle asseyait de me casser le poignet en me le serrant de toutes ses forces. Le capitaine s'avança et prit la parole.

- Qui ici souhaite voir ces deux voyageurs mourir ?

A vrai dire, ce n'était pas le genre de phrase que j'espérais entendre à cet instant. Et quelqu'un répondit après un moment d'hésitation.

- Moi mon Capitaine, et sur le champ.

C'était un des mecs qui avait voulu nous faire la peau quelques minutes auparavant, ses comparses lui emboîtèrent d'ailleurs le pas ainsi que deux autres personnes. Une longue minute s'écoula, personne d'autre, je soupirai intérieurement de soulagement, ils étaient en infériorité numérique. Les autres matelots avaient l'air de regarder nos ennemis avec désaccord. Le capitaine reprit la parole.

- J’entends votre désarroi et croyez le ou non, je connais bien les Griffons, je sais que ce n’est pas une espèce agressive et connais les théories sur leurs capacités télépathiques. Il se tournait alors vers un homme qui se tenait non loin de lui. Second, faites écrouer tous ceux qui en veulent à la vie de ces deux personnes.

Ce type devait certainement se défoncer à l'opium pensais-je pour sortir des choses aussi stupides que des animaux puissent être télépathes, mais ça arrangeait bien nos affaires. Son second s'exécuta et le commandant de navire s'adressa à Liz.

- Il semblerait que monsieur Rosenwald ai fichu une peur bleue à l’homme qui s’est reçu la clef dans le visage. Assez pour qu’il m’avoue ses méfaits sans que je n’ai eu à poser la question. Je suis navrée pour le désagrément. Mais je vais assigner des hommes pour votre sécurité pour le reste du voyage. Il s’inclinait alors devant nous. Mes excuses les plus sincères.

Je ressentais une certaine fierté et lui fis un signe de tête de remerciements. Elizabeth quand à elle répondit.

- Pas besoin de garde Capitaine, j’ai déjà deux amis qui veillent sur moi.

Le pont se vida rapidement chacun retournant à ses occupations nocturnes ou finir sa nuit. Pour moi c'était bon le sommeil ne reviendrait pas, je m'appuyais donc sur le bastingage et regardais l'horizon.

- Liz... T'as été au top! Et toi aussi Zef!

Je restais là jusqu'au lever du jour.

~~~

A l'heure de la relève des différents marins je m'aperçus que les membres d'équipage venant de prendre leur quart commençaient à râler et à hausser le ton. Je décidais de m'approcher pour satisfaire ma curiosité.

- Ca va les gars y a un soucis?

- Ouais, un des lascars qui a été enfermé tout à l'heure devait prendre son quart au niveau des chaudières. Avec un peu de chance on prendra juste un peu de retard. Répondit un des marins quelque peu agacé.

Sans hésiter une seconde je me proposai.

- J'ai été marin moi même pendant une vingtaine d'années, bon c'était il y a longtemps mais ce genre de chose ne s'oublie pas. Je vous dépanne avec plaisir en attendant que votre second réorganise les quarts suite à l'arrestation de cette nuit.

Sans perdre de temps je me rendis aux chaudières, un petit jeune était déjà là, je lui donnais à peine 14 ans, il me rappelait moi à son âge. Cheveux noirs qui n'ont jamais vu les dents d'un peigne, grand, maigre, sale comme un mineur de fond, mais le jeune était motivé. Je l'aidais donc à alimenter les chaudières en charbon qui servaient à faire chauffer de l'eau, qui une fois à l'état gazeux, en se détendant fournissait de l'énergie cinétique que la turbine transformait en énergie mécanique. J'entretenais également la pompe à eau et vérifiais le serrage des différents colliers qui maintenaient toute la tuyauterie. Le jeune semblait curieux je lui expliquais donc quelques base de mécanique.

Les quatre heures de ce quart passèrent à une vitesse folle, nous fûmes donc relevés, les suivants avaient l'air agréablement surpris de me voir là. Le jeune me remercia et partit se reposer dans sa cabine. Pour ma part je m'étais mis en tête de retrouver Liz voir si elle voulait manger un bout avec moi.


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Elizabeth Vaandengoot
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Mar 24 Oct - 20:43
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A la dernière remarque de la demoiselle, le Capitaine s’en allait non sans un sourire. Le pont se vidait dans le même temps, certains marins n’hésitaient pas au passage à lancer un regard bienveillant aux voyageurs. Klaus tournait les talons pour aller regarder le jour se lever. C’était un beau spectacle il fallait l’avouer. Liz venait imiter l’homme, écoutant d’une oreille son compliment.

- Liz... T'as été au top! Et toi aussi Zef!

Cette remarque la faisait néanmoins sourire. Un sourire entre fierté et soulagement que tout ça soit enfin terminé. Zef quand à lui nettoyait ses plumes sans pour autant être retourné sur son perchoir comme pour ne pas être trop loin en cas de nouveau problème. Elle restait là, silencieuse quelques minutes, regardant l’océan s’enflammer avec les rayons du soleil naissant. Puis le coup de massue. Ses émotions non maîtrisées avait disparues et ses nerfs retombaient pour laisser place à une fatigue colossale.

Elle signifiait alors à son ami qu’elle allait se reposer quelques heures puis s’en allait. Cette fois-ci, elle renonçait au confort d’une couchette pour se placer dans un coin du pont où elle ne dérangerait personne. Le Griffon l’avait suivit et elle s’allongeait dans un léger soupire de bonheur contre lui. Les plumes de l’animal étaient duveteuse et d’un confort notable. Liz s’endormait presque instantanément, ne voyant pas du coup que comme une couverture, le Griffon avait placer son aile sur elle, dissimulant la jeune femme dans sa totalité.


~~~~

Quelques heures plus tard, le bateau s’animait de nouveau et les marins s’affairaient à leurs tâches quotidiennes. Liz, requinquée par un sommeil réparateur ouvrait alors les yeux. Lorsqu’elle se relevait, elle manquait de tuer un marin de peur qui ne soupçonnait alors pas sa présence. Ce dernier prenait du matériel qui se trouvait à proximité de Zef dans des gestes lents afin de ne pas réveiller le Griffon mais laissait échapper un petit cris de terreur surpris par la présence soudaine de Liz.

- Pardon

Murmurait presque la jeune demoiselle la voix cassée par ses poussées vocales de la veilles.

- Ce n’est rien. Répondait le marin en riant alors.

- Je m’excuses de vous déranger, mais sauriez vous où je pourrais me rafraîchir ? Continuait elle, encore trop peu réveillée pour lancer une pique dont elle avait le secret.

- Oui bien entendu. Suivez moi.

Le marin lui montrait alors une salle équipée de tout ce qu’il fallait pour que la jeune femme puisse de laver. Ce qu’elle entreprenait à la minute où elle avait fermé la porte. Elle faisait couler l’eau afin de remplir la baignoire alors qu’elle se délestait du tissus qui la couvrait. Après avoir soigneusement nettoyer ses affaires, elle laissait ses vêtements sécher et se glissait dans l’eau accompagnant son geste d’un long soupire de bien-être.

Elle aimait tout particulièrement les bains, l’eau bouillante détendait efficacement ses muscles, l’aidait à se réveiller et c’était appréciable. Les heures passaient pendant que la jeune femme barbotait joyeusement dans l’eau puis son estomac la rappelait à l’ordre. Il était temps de sortir de là pour manger un bout. Elle se séchait le corps, essorait ses cheveux, se rhabillait puis sortait de la pièce en quête de nourriture. A croire que dans ces moments là, elle était dotée d’un instinct hors du commun puisqu’elle trouvait en peu de temps la salle où les marins se retrouvaient pour manger.

Certains d’ailleurs étaient là pour profiter d’un repas matinal bien mérité. Liz s’approchait des cuisiniers en souriant, puis pleine d’entrain les saluait.


- Bonjouuuur !

Les marins l’accueillaient alors souriants et n’attendaient pas qu’elle demande pour lui donner de quoi rassasier une armée.

- Et voilà pour vous !

Lançait, tout aussi joyeusement qu’elle, le marin qui lui tendait la nourriture. Liz le remerciait chaleureusement avant d’aller prendre place à une table pour détailler ce qu’il lui avait donner. Des fruits dont la fraîcheur ne faisait aucun doute, de la viande fumée, du pain, et bien d’autres bonnes choses dans des quantités bien trop importantes pour la demoiselle. Mais qu’à cela ne tienne, cela lui convenait puisqu’il n’y aurait pas de gâchis ! Le reste irait dans l’estomac de Zef. Alors qu’elle allait attaquer, la Pérégrine lançait comme a son habitude un «Manges bien !» à l’intention de Klaus…

Klaus ?! Et effectivement, l’homme n’était pas avec elle. Cette dernière année lui avait inculquer une habitude, elle déjeunait toujours avec Klaus. Du coup, impossible pour elle de manger tant qu’il n’étais pas là. La demoiselle entreprenait alors d’attendre l’homme, qui ne devait sûrement pas être loin, en se balançant sur son tabouret. La nourriture la faisait saliver, elle espérait qu’il ne tarderait pas trop. Voyant cela, deux marins quittaient alors leur table pour venir s'approcher de Liz.


- Bonjour! Disait alors l'un d'eux pour attirer l'attention de la jeune femme qui semblait hypnotisée par les denrées qui étaient devant elle Peut-on s'assoir avec toi?

- Bien entendu!

Les marins prenaient alors place laissant un tabouret de libre à côté de Liz. Les hommes se présentaient à la jeune femme et c'est dans les rires et les anecdotes que la jeune femme passait le temps en attendant son compagnon de route.


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Klaus Rosenwald
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Mer 25 Oct - 7:26
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Je marchais sur le pont à la recherche de mon amie quand une odeur acerbe s'engouffrait dans mes nasaux. Cette odeur ne m'était  pas inconnue bien que je n'arrivais pas à l'identifier. Je levais les yeux en l'air pour essayer de trouver un indice sur la provenance de cette senteur. La vapeur sortant de la cheminée principale avait une couleur tout à fait normale, le bruit des machineries tournant à plein régime était également régulier et ordinaire, bref rien de ce côté là.

L'envie de trouver l'origine de cette fragrance se dissipa rapidement quand j'aperçus deux matelots qui lichaient le contenu d'une somptueuse bouteille en cristal dont le précieux liquide était d'un vert translucide sublime. Les deux matelots semblaient légèrement éméchés. Je m'approchai d'eux en m'allumant un cigare.


- Ca à l'air sympa votre truc les gars c'est quoi?

- C'est un alcool My'tran, plus particulièrement de la ville de Shüren, mais on arrive pas à remettre le nom, c'est fait avec une plante qu'ils appellent le boucage.

- Ca me dit peut-être quelque chose en effet, si vous me laisser goûter peu être que le nom me reviendra.

Évidemment que je connaissais ce breuvage, mais j'étais prêt à tous les mensonges pour quelques gorgées de cet alcool. C'était de l'absinthe, dans mon jeune temps on avait eu la chance de piller une cargaison entière de ce nectar en abordant le navire d'un négociant My'tran. Un de mes nouveaux meilleurs amis me tendait la bouteille, je dégustais tout d'abord avec la vue, le liquide était brillant et limpide ce qui attestait le parfait état de conservation du produit. Ensuite j'humais longuement et doucement, un enchaînement de parfums se succédèrent en un agréable crescendo. Enfin je portais la bouteille à la bouche et en pris une lampée... Moment d'extase, le fluide était équilibré, harmonieux, et l'arôme anisé se prolongeait en bouche une fois avalé.

Comme moi ces deux hommes s'y connaissaient en alcool, nous partagions nos connaissances pendant presque une heure quand mon estomac me rappela mon envie de manger, si possible en compagnie de Liz, et toujours cette odeur étrange qui agressait mes narines.

- Vous ne sentez rien les gars?

Leurs odorats étaient certainement anesthésiés par les effluves d'alcool et me répondirent par la négative. Je continuais mon chemin dans les coursives du bateau et allais frapper à la porte de Liz. Personne. Après avoir demandés à plusieurs membres d'équipage si ils n'avaient pas vu Liz mes recherches se virent couronnées de succès.

- Ouais elle est à la salle d'eau, elle cherchait de quoi se laver. Je suppose que vous voulez en faire autant? Me renseigna un homme d'une quarantaine d'années.

Pourquoi en ferais-je autant? Mon cerveau mit quelques secondes à comprendre.

- Ah? Je sens?

- Plutôt oui ça réveillerait un mort.

Je le remerciais pour sa franchise et allais au cuisine chercher un seau de flotte et récupérer un vieux morceau de savon. Si Liz prenait son bain j'avais largement le temps de faire ma toilette. Une fois à peu près propre, ma pilosité faciale entretenue et mes dents "rincées" je me rendis au réfectoire. Liz était déjà là, attablée avec deux marins. Je pris ma portion auprès des cuisiniers et je m'approchais d'eux en les saluant d'un signe de tête. Je pense qu'ils ont été surpris et se levèrent.

- Vous pouvez rester. Leur disais en souriant.

- On a fini, merci monsieur Rosenwald.

Je n'insistais pas et m'asseyais en face de mon amie.

- Alors ta nuit ça été? J'espère que tu te sens mieux, je suis désolé que tu aies dû voir enfin... Tu sais quoi. Une jeune fille ne devrait jamais avoir à vivre ça. Si tu veux en parler tu sais que je suis là.


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Elizabeth Vaandengoot
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Mer 25 Oct - 22:23
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Liz ne pensait plus au temps qui passait alors qu’elle s’amusait comme une gamine à écouter les histoires des marins. Riant de bon cœur, son estomac semblait lui aussi oublier qu’il la taraudait quelques temps auparavant. Eux aussi riaient. La jeune pérégrine s’amusait tellement en leur compagnie que sur le coup, elle ne remarquait même pas Klaus qui s’approchait. C’est lorsque soudainement ses nouveaux amis se levaient qu’elle redressait la tête poser ses grands yeux vert sur son compagnon de route.

- Klaus ! Lançait-elle un sourire toujours présent sur les lèvres.

- Vous pouvez rester. Signifiait l’homme aux deux marins.

- On a fini, merci monsieur Rosenwald.

Liz regardait la scène plutôt amusée. Il était vrai que Klaus était impressionnant pas sa taille et sa carrure mais là c’était tout autre chose. Et voir que sa simple présence pouvait imposer de faire déguerpir deux hommes amusait un tantinet la demoiselle. L’homme prenait place en face d’elle, et c’était non sans une certaine satisfaction qu’elle pouvait s’attaquer à son repas. Alors qu’elle attrapait son pain pour mordre dedans, elle se figeait en entendant Klaus parler.

- Alors ta nuit ça été? J'espère que tu te sens mieux, je suis désolé que tu aies dû voir enfin... Tu sais quoi. Une jeune fille ne devrait jamais avoir à vivre ça. Si tu veux en parler tu sais que je suis là.

En une fraction de seconde, toute les images de la nuit repassaient sous ses yeux. Les deux hommes qui la dépouillait, le sentiment d’être impuissante face à son propre sort, le souffle lourd de Tristan sur elle, la tristesse quand elle cru perdre son médaillon, la discussion avec Klaus dans la cabine, les trois hommes en quête de vengeance… Sans en avoir prit ne serait-ce qu’une bouchée, elle reposait son pain pour poser de nouveau son regard sur son ami.

- Oui ma nuit, du moins la fin s’est bien passée. J’ai dormi avec Zef. Elle se stoppait une seconde avant de reprendre. Je ne sais pas pour quel événement de cette nuit tu t’excuses. Bien sur que si elle le savait mais elle se refusait à le dire… Mais si c’est pour m’avoir protégée, alors tes excuses son vaines puisque tu n’a pas à le faire ! Klaus. Elle marquait de nouveau un temps d’arrêt de façon à mettre dans l’ordre ses pensées pour les exprimer au mieux. Je ne te l’ai peut-être jamais dis, mais je suis heureuse de voyager avec toi. Tu es la seul personne qui ai prit soin de moi depuis la mort de ma mère. Je sais que je peux compter sur toi non pas parce que j’en ai l’intime conviction mais parce que tu me l’a prouvé à plusieurs reprises. Je n’aurais pas assez de neuf vies pour te remercier et il n’y a pas assez de mot pour exprimer à quel point je t’en suis reconnaissante. Elle mimait alors une taille avec sa main gauche. Depuis que je suis haute comme ça tu as toujours été une présence rassurante et précieuse pour moi. Sans toi, je ne sais pas où je serais mais sûrement pas dans une bonne posture. Et avant que cela ne traverse ton esprit, non je ne vois pas en toi qu’un simple protecteur. Je vois en toi un ami, un vrai, enfin, j’en ai pas beaucoup pour comparer un vrai d’un faux mais je peux dire que tu es mon ami. Non. Je peux dire que tu es mon seul ami, si on omet Zef qui n’est pas humain. Donc oui, parmi les humains tu es mon seul ami, tu es… Elle s’arrêtait, son long monologue venait de lui faire prendre conscience de quelque chose auquel elle n’avait jamais prit la peine de penser avant. Tu es l’être humain qui compte le plus pour moi. Et je sais que je suis absolument nulle quand il est question de me battre et que je ne pourrais jamais te rendre la pareille pour tout ce que tu fais pour moi… Alors je ne peux dire ou faire grand-chose de plus que te remercier. Ne parlons plus de cette nuit. Après tout ce ne serait pas une aventure sans embûche non ?

Elle avait prononcer sa dernière phrase en souriant à son ami. Malgré tout, elle ne pouvait empêcher son esprit de lui rappeler une chose. Il n’avait pas répondu à une de ses questions cette nuit là. Il n’avait pas dit si c’était son premier meurtre ou s’il était coutumier pour lui d’enlever des vies. Mais au final, Liz n’était pas certaine de vouloir connaître la réponse. Après tout, s’il n’avait pas répondu, c’est que la réponse ne lui plairait sûrement pas ou qu’il était trop douloureux pour lui de se souvenir de ces moments passés.

Autant éviter le risque de rouvrir une vieille blessure. Le Capitaine faisait son apparition dans la pièce imposant dans la même seconde un silence d’or dans la pièce. Il faisait un signe de tête à ses hommes en guise de salutation puis prenait la parole, d’une voix forte et claire.


- Messieurs, puis sur un ton plus doux en regardant Liz, mademoiselle. Il reprenait son ton précédent. La mer nous est favorable et n’offre aucune résistance sur notre passage. Si cela reste ainsi, nous arriverons plus tôt que prévu. Continuez votre bon travail et… Il portait de nouveau son attention sur les deux voyageurs. Profitez bien des deux jours de voyage qu’il vous reste parmi nous !

A chaque fois qu’elle le voyait, Liz ne pouvait s’empêcher de remarquer le charisme qui se dégageait de cet homme, se tenant toujours droit, fier, semblant toujours parfaitement certain de lui. Il s’approchait alors de la table des deux Pérégrins pour y déposer une bouteille contenant un liquide ambré. Et leur glissait non sans un sourire et un clin d’œil.

- Et ceci devrait faire que le voyage soit plus rapide et agréable pour vous.

Liz lui souriait également puis le regardait s’éloigner pour quitter la pièce. Elle portait alors de nouveau son attention sur Klaus.

- Bien ! Et si on finissait de manger, et qu’on ouvre cette bouteille pendant que Zef mange le reste de ma ration ?

C’était quelque chose que Liz faisait depuis toujours. Depuis les premiers jours où elle avait rencontrer Zef. Ne manger que la moitié de son repas pour offrir le reste au Griffon. En voyant la taille de son assiette les gens pouvaient penser qu'elle mangeait des quantités astronomiques mais il n'en était rien.


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Klaus Rosenwald
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Jeu 26 Oct - 13:15
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- Oui ma nuit, du moins la fin s’est bien passée. J’ai dormi avec Zef. Elle se stoppait une seconde avant de reprendre. Je ne sais pas pour quel événement de cette nuit tu t’excuses. Bien sur que si elle le savait mais elle se refusait à le dire… Mais si c’est pour m’avoir protégée, alors tes excuses son vaines puisque tu n’a pas à le faire !

Elle évitait le sujet, visiblement c'était trop frais, encore une maladresse de ma part, cependant je n'étais pas à un faux pas de plus ou de moins et j'étais satisfait d'avoir voulu crever l'abcès.

-  Klaus. Elle marquait de nouveau un temps d’arrêt de façon à mettre dans l’ordre ses pensées pour les exprimer au mieux. Je ne te l’ai peut-être jamais dis, mais je suis heureuse de voyager avec toi. Tu es la seul personne qui ai prit soin de moi depuis la mort de ma mère. Je sais que je peux compter sur toi non pas parce que j’en ai l’intime conviction mais parce que tu me l’a prouvé à plusieurs reprises. Je n’aurais pas assez de neuf vies pour te remercier et il n’y a pas assez de mot pour exprimer à quel point je t’en suis reconnaissante.

- Tu n'as pas à me remercier... J'ai fais ce que n'importe quel ami aurait fait, en tout cas sur le fond, la forme aurait pu être différente. En repensant à mon élan de brutalité ma bouche fut déformée par une moue dubitative.

- Elle mimait alors une taille avec sa main gauche. Depuis que je suis haute comme ça tu as toujours été une présence rassurante et précieuse pour moi. Sans toi, je ne sais pas où je serais mais sûrement pas dans une bonne posture. Et avant que cela ne traverse ton esprit, non je ne vois pas en toi qu’un simple protecteur. Je vois en toi un ami, un vrai, enfin, j’en ai pas beaucoup pour comparer un vrai d’un faux mais je peux dire que tu es mon ami. Non. Je peux dire que tu es mon seul ami, si on omet Zef qui n’est pas humain. Donc oui, parmi les humains tu es mon seul ami, tu es… Elle s’arrêtait, son long monologue venait de lui faire prendre conscience de quelque chose auquel elle n’avait jamais prit la peine de penser avant. Tu es l’être humain qui compte le plus pour moi. Et je sais que je suis absolument nulle quand il est question de me battre et que je ne pourrais jamais te rendre la pareille pour tout ce que tu fais pour moi… Alors je ne peux dire ou faire grand-chose de plus que te remercier. Ne parlons plus de cette nuit. Après tout ce ne serait pas une aventure sans embûche non ?

- Tu me rend la pareille ne t'inquiètes pas, au centuple même, tous les jours par ta présence, par ta folie et ton insouciance, je n'ai pas besoin de quelqu'un qui sache se battre, j'ai besoin de... Je marquais un temps d'arrêt pour trouver mes mots mais ce fut le trou de mémoire. Toi. Une aventure sans embûches c'est une promenade, et ça doit être sympa aussi. Disais-je en souriant.

Le Capitaine faisait son apparition dans la pièce imposant dans la même seconde un silence d’or dans la pièce. Il faisait un signe de tête à ses hommes en guise de salutation puis prenait la parole, d’une voix forte et claire.

- Messieurs, puis sur un ton plus doux en regardant Liz, mademoiselle. Il reprenait son ton précédent. La mer nous est favorable et n’offre aucune résistance sur notre passage. Si cela reste ainsi, nous arriverons plus tôt que prévu. Continuez votre bon travail et… Il portait de nouveau son attention sur notre fine équipe. Profitez bien des deux jours de voyage qu’il vous reste parmi nous !

Il s’approchait alors de nous et déposa une bouteille contenant un liquide ambré. Et nous gratifiait d'un sourire et d'un clin d’œil.

- Et ceci devrait faire que le voyage soit plus rapide et agréable pour vous.

Encore! Mais ils voulaient que je fasse une cirrhose sur ce bateau? Pensais-je amusé. Je n'en était pas moins aux anges et le remerciais chaleureusement.

- Bien ! Et si on finissait de manger, et qu’on ouvre cette bouteille pendant que Zef mange le reste de ma ration?

Elle avait pour habitude de donner la moitié de ses assiettes au griffon, comme si un bout de pain et trois fruits allait rassasier une bête aussi grosse, elle ferait mieux de finir ses plats ou de me les donner. Sujet délicat dans lequel je ne souhaitais pas me lancer.

- Ouais on fait ça, va nourrir Zef je te rejoins sur le pont.

J'attrapais la bouteille au passage j'avais bien trop peur qu'elle commence sans moi et sortis du réfectoire. Je me dirigeais vers une des salles de repos pour y emprunter deux fauteuils à bascule, on allait être comme des rois avec ça! Pas très pratique à déplacer, ni très discret d'ailleurs je fis rire quelques loups de mer mais c'était pour la bonne cause. Après avoir traversé tout le bateau en traînant mes sièges j'arrivais près de Liz et de la volaille, Zef avant déjà fini son repas qui était plus un amuse gueule qu'un véritable repas pour lui et s'envola sur un point haut du navire. J'installais les fauteuils face à la mer.

- On va pas être bien la? Sympa ce capitaine au final quand même.

Une fois bien installé j'ouvris la bouteille et commençais à humer les effluves d'alcool. Cette fois je ne fus pas gentleman, j'attaquais en premier en m'enfilant une bonne rasade. Équilibré, légèrement épicé avec un petit caractère vanillé, en général le bourbon n'était pas ma tasse de thé mais celui la ferait bien l'affaire. Je tendis ensuite la bouteille à ma partenaire.

- Tu as réfléchi à la suite du trajet? Une fois chez les dragonniers comment allons nous faire pour rejoindre My'trä?

La bouteille me revenait. Je me complaisais au milieu de cette mer calme, qui plus est en bonne compagnie. Les voyages en mer m'avaient manqué, il n'y avait plus le stimulus que procurait la piraterie ni l'adrénaline des abordages mais il y avait un temps pour tout, ce n'était pas plus mal de s'être rangé, certes à mon insu mais les années passant s'assagir n'était pas une si mauvaise idée. Quelques gorgées de plus et la bouteille passa dans les mains de Liz.

- Tu attends quoi d'Eoril au juste? Tu sais moi qui ai pas mal bourlingué, les habitants d'Eoril sont très chauvins et je ne suis pas sur que l'on va être bien accueilli. Et une fois que tu auras visité le triangle inférieur de la ville qui est très calme et très traditionaliste et vu les mille spectacles de danse du triangle supérieur, qu'est ce que tu aimerais voir ou faire?

La bouteille revint à moi une nouvelle fois, je ne sais pas si c'est Liz ou moi mais elle avait déjà pris un sacré coup. L'après-midi passait à une vitesse, la bouteille passant de main en main. Nous aperçûmes ce que nous supposions être des dragons en vol au loin. À la distance où nous étions nous aurions dit des colibris, bref pas très impressionnant. Je voyais bien qu'Elizabeth voulait récupérer cette bouteille mais je lui refusa, elle avait bien assez bu selon moi, je n'étais pas son père certes, mais si elle degueule partout c'est moi qui allais devoir nettoyer.

- Liz, je ne dis pas ça parce que j'ai bu, même si c'est le cas en effet, mais j'suis trop bien avec toi. Quand on passe des moments comme cela j'aimerais qu'ils ne s'arrêtent jamais.

~~~

Surpris, j'ouvrais les yeux, il faisait nuit noire, je regardais a côté de moi, Liz était là endormie dans son fauteuil à bascule. La bouteille vide à nos pieds. Je pris la force de me lever, ma bouche était sèche et mon crâne me faisait comprendre qu'il y avait peut-être eu quelques abus. Je pris Liz dans mes bras, la portai jusque dans sa cabine et je l'allongeai sur son lit. Je rejoignais finalement mon propre couchage. Je dormais comme un nouveau né lorsque Je fus réveillé par des cris.

- TERRE, TERRE EN VUE!


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Elizabeth Vaandengoot
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Ven 27 Oct - 2:22
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- Ouais on fait ça, va nourrir Zef je te rejoins sur le pont.

Liz n’avait pas attendu plus longtemps et s’était levée emportant avec elle le reste de sa ration. Rapidement, elle rejoignait son Griffon qui était dans les airs à virevolter. Plusieurs membres de l’équipage le regardait plutôt amusés par les cabrioles de la créature. En la voyant arriver sur le pont, le Griffon s’empressait de venir à sa rencontre en se posant doucement à côté d’elle. La jeune pérégrine lui donnait alors les denrées qu’elle avait dans les mains et constatait qu’il n’avait pas autant d’appétit qu’en temps normal.

- Tu ne mange pas beaucoup…

Soupirait elle, une pointe d’inquiétude dans la voix. Un des marins s’approchaient alors.

- Ne vous en faite pas demoiselle Vaandengoot. S’il n’a pas faim c’est sûrement de notre faute ! Liz le regardait interloquée. Il faut dire qu’il nous amuse beaucoup et certains se sont même un peu attachés à lui. Du coup on passe le plus clair de notre temps libre à chaparder dans les cuisines pour lui donner à manger.

La jeune femme rassurée et amusée souriait au marin puis le remerciait de son explication. Ce dernier s’en allait rapidement afin de reprendre son travail sur le navire. Klaus faisait son apparition avec deux fauteuils et la bouteille du capitaine. Il avait l’air plutôt chargé mais plutôt que l’aider, Liz préférait amplement rire en le regardant se dépêtrer. Zef quand à lui, repartait se percher sur une des hauteurs du bateau à l’aide de quelques battements d’ailes. Les deux voyageurs s’installaient, face à l’immense océan d’un calme olympien.

On va pas être bien la? Sympa ce capitaine au final quand même.

Faisait remarquer Klaus.

- Oh que si ! Rétorquait non sans enthousiasme la demoiselle qui se jetait littéralement dans son siège manquant de le faire basculer en arrière. Et oui… Le capitaine est un homme… Remarquable...

Après avoir bu une gorgée d’alcool, l’homme tendait la bouteille à sa compagne de route qui en faisait de même. Elle était coutumière à la consommation d’alcool mais ne pouvait s’empêcher de grimacer à la première gorgée.

- Tu as réfléchi à la suite du trajet? Une fois chez les dragonniers comment allons nous faire pour rejoindre My'trä? 

- On louera leurs services pour qu’il nous y emmène. Enfin toi. Moi je ferais le voyage avec vous mais sur le dos de Zef.

Répondait elle le regard perdu dans le vague et tendant machinalement la bouteille à Klaus. La journée était belle pour la période, une température acceptable et un soleil assez présent pour qu’ils n’aient pas froid lorsque la légère brise venait les caresser. La bouteille lui revenait, elle la prenait toujours aussi machinalement. Son esprit était tant occupé à divaguer qu’elle n’entendait plus les marins aller et venir derrière eux, profitant pleinement de l’instant présent.

Tu attends quoi d'Eoril au juste? Tu sais moi qui ai pas mal bourlingué, les habitants d'Eoril sont très chauvins et je ne suis pas sur que l'on va être bien accueilli. Et une fois que tu auras visité le triangle inférieur de la ville qui est très calme et très traditionaliste et vu les mille spectacles de danse du triangle supérieur, qu'est ce que tu aimerais voir ou faire?

Bonne question, depuis un an, ils vivaient au jour le jour sans trop de soucier du lendemain. Et puis qui sait ce qu’il pouvait bien arriver à Eoril. Quand à ce qu’elle attendait de la ville…

- Je n’attends rien de particulier. C’est juste la manière dont le voyageur que l’on a rencontré au bar nous a décrit la ville, j’avais envie de le voir de mes propres yeux. Voir si c’était aussi festif qu’il le disait. Ni plus ni moins. Quand à ce que l’on fera après… Et bien je n’y ai pas réfléchis. On verra.

Elle reprenait plusieurs gorgées d’alcool ayant pour effet de commencer à lui faire tourner la tête. Puis ils distinguaient au loin de petites tâches dans le ciel. Liz ne savait pas si c’était le breuvage qui lui jouait des tours mais Klaus semblait voir la même chose. Approchaient-ils de la côte ? Après qu’elle ai rendu la bouteille à son ami, ce dernier ne partageait plus l’alcool. Elle ne s’en offusquait pas jugeant qu’elle avait bien assez bu comme cela.

Liz, je ne dis pas ça parce que j'ai bu, même si c'est le cas en effet, mais j'suis trop bien avec toi. Quand on passe des moments comme cela j'aimerais qu'ils ne s'arrêtent jamais.

Elle souriait. En jetant un regard à son ami qui exprimait la même chose. Mais aucun mot ne semblait être adapté pour exprimer ce qu’elle ressentait. Elle mettait alors quelques minutes pour pouvoir choisir soigneusement sa réponse.

- C’est agréable, surtout quand on est ensemble. Je ne me vois pas vivre tout ça sans mon meilleur ami avec moi.

Mais Klaus n’entendait pas cette réponse, puisque le tintement de la bouteille tombant au sol signifiait qu’il venait de s’endormir. Légèrement décontenancer, Liz le regardait les yeux plissés. Puis se levait en titubant déclenchant au passage le rire de quelques marins présents sur le pont.

- Bon ! Dors bien, moi je m’ennuies maintenant ! Elle se retournait en se raccrochant à ce qu’elle pouvait pour ne pas tomber. Zeeeeef ?

Le Griffon arrivait quelques secondes plus tard et fixait Liz. S’il avait été humain, la jeune femme aurait pu jurer qu’il se moquait d’elle mais dans le doute, elle ne prenait pas cette impression pour acquit. Bien que le sol se dérobait sous ses pieds elle s’approchait de l’animal pour le gratifier de quelques caresses.

- Et si on allait faire un petit tour ?

Zef la regardait quelques instants mais la balade à deux ne semblait pas l’attirer plus que ça et s’en allait donc la faire seul. Cet acte n’était pas sans déclencher quelques râleries alcoolisées de la jeune femme.

- Heeey mais revieeeens. Zeeeef. C’est vraiment pas sympaaaa rholalalaaaa !

Voyant bien que le Griffon n’allait pas faire demi tour, elle tournait donc les talons pour saisir la bouteilles au sol. Il en restait un peu, juste assez pour qu’elle s’enfile une dernière gorgée, chose qu’elle faisait instamment avant de jeter nonchalamment la bouteille aux pieds de Klaus. Les marins s’approchaient alors d’elle.

- Il n’a pas l’air très obéissant dites moi.

Lançait alors l’un d’eux plutôt amusé par le spectacle. Liz les regardait quelques minutes. Elle n’aurait su dire combien ils étaient mais une chose était certaine, il y avait beaucoup de jumeaux sur ce bateau… ou alors… Elle fermait un œi. Ah non, ils n’étaient que deux. Aucuns jumeaux en vue donc.

- C’est un Griffon, je reste persuadée qu’il est impossible de les dresser. Ils sont bien trop malin pour ça…  

Les marins l’invitaient ensuite à jouer aux cartes avec eux. Chose qu’elle acceptait sans se faire prier. Les heures passaient, et la lune était maintenant haute dans le ciel et le petit groupe riait à s’en faire exploser les poumons. Mais Liz était prise d’une lourde fatigue, et prenait la décision d’aller dormir. Ses quartiers étaient loin, la chaise à bascule en revanche était bien plus proche. Elle s’affalait alors dedans et sombrait dans la minutes.

~~~~

TERRE, TERRE EN VUE!

Les cris réveillaient la jeune femme en sursaut dans un «Quoiiii ?» presque paniqué. Sursaut qui la faisait également tomber de son lit. Elle était incapable de savoir comment elle était arrivée dans ses quartiers puisque même si sa mémoire était embrouillée, elle se souvenait parfaitement s’être endormie sur la chaise à bascule. Mais il n’était pas l’heure des questions. Bien que Liz ne soit pas habituée aux voyages en mer, elle connaissait parfaitement la signification de cette phrase. Ils arrivaient ?! Déjà ?!

Elle se relevait alors difficilement et entreprenait de sortir de ses quartiers, une main massant son cuir chevelu témoignant du mal de tête qui l’assaillait. Un des membres de l’équipage venait alors à sa rencontre, Liz pensait reconnaître un de ses compagnons de jeu.


- Mademoiselle Vaandengoot, nous approchons de la côte, vous pourrez accoster d’ici quelques minutes.

- Bien… Répondait elle d’une voix faible.

Il lui tendait alors une petite bouteille contenant une infusion d’herbes en souriant.

- Et prenez ceci, c’est pour votre migraine.

Liz le remerciait chaleureusement, du moins autant qu’elle le pouvait et buvait la moitié du contenu. C’était pour le moins efficace puisque son mal de tête se dissipait presque totalement. Elle entreprenait de passer en revue toutes ses affaires afin de ne rien oublier sur le navire puis sortait sur le pont son sac sur le dos. Les marins allaient et venaient afférer à faire accoster le bateau sans dommages. Puis son regard se posait sur la créature la plus impressionnante qu’elle avait vu jusqu’à maintenant. Le capitaine parlait avec un dragonnier, dit dragonnier qui était accompagner de son dragon.

La créature était grande, se tenait fièrement et Liz était littéralement impressionnée, non, subjuguée par cette créature. Oh elle avait déjà vu des dragons dans des livres d’aventures mais jamais au grand jamais en vrai. Le bateau se stoppait, signe qu’il était assez proche de la côte pour débarquer les voyageurs avec une chaloupe. Les marins s’affairaient d’ailleurs à préparer la dites chaloupe. Liz, elle restait là, ses grands yeux verts posés sur la bête et ne remarquait même pas le Capitaine s'approcher d'elle. Il lui signifiait qu'elle pouvait à présent débarquer.

Liz souriait au Capitaine en le remerciant sincèrement pour le voyage, malgré les incidents au départ. Puis en grimpant rapidement sur le dos de Zef elle disait au revoir à l'équipage. Quelques battements d'ailes l'amenaient sur le rivage. Il ne restait plus qu'à attendre que Klaus arrive à bord de la chaloupe et ils pourraient rejoindre Dyen. Elle avait entendu une rumeur comme quoi les dragonniers louaient leurs services pour amener des voyageurs d'un point à un autre. Klaus et elles pourraient ainsi rejoindre Eoril assez rapidement.

Pendant que la pérégrine attendait alors tranquillement Klaus, le dragonnier la rejoignait. L'homme semblait d'un calme tout aussi majestueux que son dragon et dégageait une certaine part de mystère, un "je ne sais quoi" que Liz ne pouvait définir.


- Il parait que vous souhaitez rejoindre Eoril? Je peux vous y amener si vous le souhaitez.

Liz lui souriait alors et répondait la voix teinté de respect.

- Ce serait appréciable effectivement. Malheureusement mon Griffon n'accepte pas mon ami Klaus sur son dos. Et je ne suis de toute manière pas certaine qu'il puisse effectuer une aussi longue distance avec deux personnes sur son dos.

- Et bien nous allons nous arranger alors.


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Klaus Rosenwald
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Ven 27 Oct - 22:08
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En pleine inconscience ce cri me fit sursauter, mon cœur s'emballa, je m'assis dans le lit le souffle court et regardais autour de moi les yeux ébahis. Il me fallut de longues secondes pour sortir de ma léthargie et répondre aux simples questions que sont où étais-je, qu'est ce que je faisais là et quel jour sommes nous. Ma bouche était pâteuse, ma tête était lourde, mes idées confuses et je sentais que j'étais salement déshydraté. Je préparais mes affaires pour l'arrivée, heureusement je n'avais quasiment rien et ce fut vite fait.

Je sortis de ma cabine, le soleil m'aveugla et me fit grimacer. Une fois ma vue récupérée j'aperçus de nombreux marins s'affairant à préparer l'accostage sous les ordres de leur capitaine et de son second. Je me dirigeais vers une salle d'eau pour me rafraîchir un peu, décoller mes yeux, et me soulager. Une fois revivifié je remis les pieds dehors, Liz n'était pas très loin et je vins me planter à ses côtés.


- Salut Liz la forme?

Je n'eus pas de réponse, elle était comme médusée en regardant le rivage qui était maintenant très proche. Une magnifique créature était là, immense, elle devait bien faire sept bons mètres, d'épaisses écailles noires recouvraient entièrement son corps reptilien. Des griffes comme des épées, des dents comme des couteaux, il n'aurait pas fallu l'asticoter. Ses ailes étaient plus fines mais non moins impressionnantes car lui donnaient une envergure titanesque. Ce dragon était juste somptueux. A ses côtés un homme, certes moins renversant mais tout aussi mystérieux, le dragonnier était habillé de vêtements de voyage constitués de cuir élégant et de riches tissus aux couleurs éclatantes. Son visage était masqué par un chèche améthyste ne laissant paraître que son regard ténébreux.

Remis de nos émotions Liz regagna la côte sur le dos de sa minuscule monture tandis que je montais dans une chaloupe pour savourer mes derniers instants en mer. Une fois le pied à terre je rejoignis ma partenaire qui discutait déjà avec le dragonnier que je saluai. Liz m'expliqua que cet homme moyennant finance pourrait nous conduire à Eoril. Heureusement j'avais encore quelques économies et nous nous mîmes d'accord sur un prix. Nous partirions dès que prêt. Je fis mes adieux à l'équipage en les remerciant et en m'excusant pour la petite gêne occasionnée.

Il faudrait une journée entière pour arriver à Eoril, nous ferions quelques pauses sur des ilots ci et là m'expliquait le dragonnier. Ce dernier m'arnacha sur une grande selle biplace et nous partîmes. Le décollage fut impressionnant et me décolla les tripes, je faillis rendre mes excès de la veille. Heureusement pour moi le dragon était plutôt stable dans son vol, une fois les premières inquiétudes passées je pus me régaler de la vue que procurait cette balade aérienne. Toutefois si j'avais un reproche à faire... J'avais très froid là haut, mes habits étaient déjà très juste sur la terre ferme mais là j'étais obliger de me coller au maximum au charmeur de serpents pour me réchauffer, en espérant qu'il ne se faisait pas d'idées insensées. En effet nous nous sommes arrêtés plusieurs fois pour grignoter, se dégourdir un peu les jambes et se reposer quand la nuit tomba. C'est dans l'après-midi du lendemain que le voyage se termina dans une sorte de relais caravanier pour dragons, à proximité d'Eoril. J'apercevais déjà au loin la forme atypique de la cité My'trän.


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Elizabeth Vaandengoot
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Ven 27 Oct - 23:28
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Le dragonnier n’était pas difficile et quelques Yris avaient régler la négociation. Klaus prenait donc place sur le dos du dragon derrière le maître de la bête. Liz elle, n’avait pas quitté le dos de Zef et s’interrogeait sur le coup, elle ne se souvenait pas avoir entendu son ami parler d’expérience aérienne. Serait-ce son baptême de l’air ? Le dragon prenait son envol avant Liz et le Griffon provoquant un déplacement d’air qui manquait de souffler la jeune femme. Mais Zef lui semblait s’amuser d’avoir trouver un ami volant et prenait sa suite dans la foulée sans se soucier de la Pérégrine qui avait été déséquilibrée par le décollage du dragon.

Le petit Griffon ne se laissait en revanche pas distancer prenant même la liberté d’exécuter quelques cabriole arrachant des « Youuuuuhouuuu » de joie à Liz. Elle aimait décidément plus que tout voler sur le dos de l’animal, sentir le vent sur son visage, cette sensation de légèreté, pour elle cela n’avait pas de prix. Le voyage était parsemé de pauses et le groupe campait pour la nuit qui précèdait leur arrivée. Le dragonnier n’était pas très causant, se contentait de faire ce pour quoi il était payé : Les amener proche d’Eoril. La jeune femme avait pourtant bien tenter d’engager la conversation mais leurs échanges avaient vite prit fin.

Le voyage était fatiguant pour Zef qui avait du mal à voler calmement et donc économiser ses forces. C’était la première fois qu’elle le voyait dormir aussi profondément. L’après midi suivante signait la fin du voyage en compagnie du dragonnier, ce dernier se posait dans un genre de relais et indiquait la route à suivre pour Eoril aux deux voyageurs. Liz avait pu admirer la ville de loin et sa forme ne lui avait pas échappé. La ville avait une forme de carré, un carré que l’on aurait couper en diagonale et composée de deux quartiers bien différents. Mais à cette distance, c’est tout ce qu’elle avait pu voir.

Après avoir payé et remercié le dragonnier, le petit groupe le regardait s’éloigner sur sa monture tel un roi des cieux. Liz ne tenait plus en place et était enjouée d’enfin arriver à Eoril. Zef quand à lui était partit de son côté sûrement pour explorer les cieux des environs. La pérégrine courait presque pour rejoindre la ville et les deux voyageurs ne mettaient pas longtemps à atteindre la première entrée qu’ils trouvaient.


- Écoute, écoute ! Lançait enjouée la jeune femme à Klaus. On entend déjà des gens rires et s’amuser !!

Son ton trahissait indéniablement son humeur presque euphorique. Leur chemin croisait celui d’un homme qui riait seul et titubait. Liz sans aucune crainte s’approchait pour lui demander.

- Excuse moi, y a t’il un endroit où l’on peut faire la fête ?

L’homme la détaillait de haut en bas avant de lui répondre en s’appuyant sur l’épaule de la jeune demoiselle.

- Bienzur ma p’tite d’moizelle ! De là il accompagnait ses paroles de gestes plus ou moins cohérents. Alors. Les quartiers chauds z’est par là, vous continuez tout droit et vous tomberez dans le quartier chaud.

Le quartier chaud ? Liz ne savait en rien à quoi cela correspondait mais elle s’en fichait. Ils n’avaient jamais voyager aussi loin et tout quartier aussi chaud soit-il ferait l’affaire pour fêter ça avec Klaus. Elle gratifiait l’ivrogne d’un remerciement rapide et attrapait le poignet de son ami pour l’embarquer avec elle tout en se dirigeant au pas de guerre dans la direction indiquée. La jeune femme ne prenait pas le temps de regarder autour d’elle ratant des bâtiments habituellement incontournables pour toute personne qui visite Eoril.

Ainsi, ils passaient devant un amphithéâtre fait entièrement de marbre, d’un ouvrage spectaculaire auquel Liz n’accordait même pas un coup d’œil rapide. L’ivrogne avait l’air d’avoir raison malgré son état d’ébriété et ils arrivaient dans le fameux quartier chaud. La foule était principalement composée de jeunes gens qui riaient et trinquaient à toutes sortes de choses. Dans son enthousiasme, elle n’avait même pas remarquer que certains s’étaient arrêté de parler pour regarder les deux voyageurs passer.

Le regard de Liz se portait sur un bar qui, pour une raison obscure, attirait plus son attention que les autres.


- Là ! Déclarait la jeune femme absolument certaine que c’était ce bar où elle voulait boire.

La devanture n’était pourtant pas bien différentes de celles des autres établissements. Et il semblait même un peu moins peuplé, mais n’ayant toujours pas lâcher le poignet de Klaus, elle s’engouffrait dans le bar sans se poser de questions. L’intérieur était tout aussi animé que la rue. Des groupes buvaient un verres tout en profitant d’une petite restauration, parlaient, riaient. La jeune femme femme était littéralement transportée par l’ambiance. Le bar était de bel ouvrage, la lumière, diffusée par des petites flammes contenues dans des coupoles rendait l’ambiance chaleureuse.

Liz arrivait devant le barman qui l’accueillait sourire aux lèvres.


- Bonjour ! Qu’est-ce que je… L’homme se bloquait en fixant les voyageurs. Son regard était devenu méprisant. Comment osez-vous apporter une telle chose ici ? Sur la terre des Architectes ?!

Liz laissait la surprise se lire sur son visage. Et plusieurs des clients du bar s’étaient stoppés dans leur festivités pour regarder la scène. Le barman désignait d’un mouvement de tête le Goliath à la ceinture de Klaus puis reprenait.

- Comment pouvez-vous vous amener une chose contre nature comme celle-ci ?!

Plusieurs des clients du bar s’étaient levés et Liz paniquait au moment où elle se souvenait des enseignements qu’elle avait reçu des livres de son père. Une phrase lui revenait en tête :

"Enfin, dernier détail et non des moindres, la réaction physiologique des mages vis à vis de tout ce que leur culture considère comme "contre-nature". La technologie (et donc les cités/constructions daënars par extension) provoque des malaises plus ou moins handicapants chez les My'träns, dont la gravité est directement liée à leur maîtrise de la magie."

Elle soufflait à Klaus en exécutant un pas vers la sortie.


- Faut qu’on trouve un endroit calme. Tout de suite. Vite… Faut… qu’on… sorte…


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Klaus Rosenwald
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Sam 28 Oct - 19:36
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Liz ne tenait plus en place et s'était mise à courir vers la ville, je détestais courir... Je pressais tout de même le pas pour ne pas me faire distancer.

- Écoute, écoute! On entend déjà des gens rires et s’amuser!!


Mon coeur battait trop vite et j'étais bien trop éssoufflé pour entendre quoique ce soit mais bon admettons qu'elle disait vrai la fête nous attendrait bien quelques minutes de plus, sauf si un de ces adeptes fou de Süns ne carbonise complétement la cité. Nous croisâmes un homme visiblement éméché.

- Excuse moi, y a t’il un endroit où l’on peut faire la fête? Lui demanda Liz surexcitée.

- Bienzur ma p’tite d’moizelle! De là il accompagnait ses paroles de gestes plus ou moins cohérents. Alors. Les quartiers chauds z’est par là, vous continuez tout droit et vous tomberez dans le quartier chaud.

Liz m'attrapa le poignet et me tira au pas de course dans la direction indiquée par le saoulard. L'homme parlait du quartier chaud, pour moi ça ne désignait pas spécialement un quartier festif mais plutôt le début des ennuis, et j'avais souvent le nez fin pour ce genre de présentiments. Nous passions à la hâte devant un magnifique amphithéâtre bâtit de marbre somptueusement travaillé et orné d'innombrables pierres précieuses.

Bon nous visiterons tout ça en détail plus tard... Pensais-je certainement à tord.

Nous arrivions dans ce fameux quartier "chaud", la foule était principalement composée de jeunes adultes habillés comme des hippies en pyjama. L'alcool coulait à flot et la plupart des gens ne prêtaient pas attention à nous, c'était très bien comme ça. Nous nous engouffrions dans un bar que Liz devait trouver à son goût, décoré de bougies et de tentures aux couleurs chaudes tout ceci dégageant une ambiance plutôt chaleureuse. Nous arrivions devant le barman qui nous accueillait le sourire aux lèvres.

- Bonjour! Qu’est-ce que je… L’homme s'était bloqué en nous fixant. Son regard était devenu méprisant. Comment osez-vous apporter une telle chose ici? Sur la terre des Architectes?!

Plusieurs des clients du bar s’étaient stoppés dans leur festivités pour regarder la scène. Je compris tout de suite à quoi faisait allusion l'homme, mais dans la course effrénée imposée par Liz je n'avais pas pensé à cacher mon revolver, on était mal barré...

- Comment pouvez-vous vous amener une chose contre nature comme celle-ci?!

A ce moment-là certains clients qui avaient laissé trainé l'oreille commençaient à se lever en nous regardant méchamment. Liz me soufflait.

- Faut qu’on trouve un endroit calme. Tout de suite. Vite… Faut… qu’on… sorte…

Cette fois c'était à mon tour d'attraper le poignet de mon amie fermement. L'adrénaline me fit oublier mon aversion pour la course à pied. Après une trentaine de secondes de sprint je nous dirigeais à l'arrière d'une scène ou un groupe de comédiens dansait et nous nous faufilions dans une sorte de loge improvisée. Par chance, elle était vide. Comme je m'y attendais cette loge était composée d'une penderie avec différents costumes nécessaire au spectacle. J'en attrapai deux avec célérité et recouvris Elizabeth d'une des tenues et moi-même d'une seconde. Nous sortions comme si de rien était...

Liz était magnifique dans cet espèce de peignoir de soie rouge à brodures dorées qui épousait ses formes voluptueuses, moi à contrario j'étais mal à l'aise dans cette redingote de velours jaune mais elle était assez longue et ample pour cacher mes artifices venant de Daënastre.

Nous marchions à présent dans la ville un peu moins angoissés, mais cet incident m'avait ouvert l'appétit. Je nous dirigeais donc vers un restaurant, "Dans la fournaise de Süns" la décoration était plutôt étrange composée de louanges adressées à l'Architecte et de bibelots qui je suppose étaient dédiés à son culte. L'originalité de ce restaurant, en tout cas pour des néophytes de ce continent comme nous c'était que la nourriture était cuite par des My'träns qui invoquaient véritablement un "feu" de cuisson. Une serveuse dans une magnifique robe orange s'approcha.


- Bonjour, qu'est ce que je vous sert?

- Bonjour, pour moi ça sera du muursüld braisé aux champignons de Kereeh.


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Elizabeth Vaandengoot
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Dim 29 Oct - 5:56
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Liz avait à peine terminé sa phrase qu’elle sentait la poigne de Klaus se refermer sur son bras. Elle se faisait littéralement embarquée par l’homme dans une course pour éviter d’avoir a affronter les My’träns. Ils n’étaient pas venus là pour se battre après tout. Certains s’étaient retournés sur le passage des deux voyageurs se demandant sûrement pourquoi ils sortaient du bar en trombe. Les jambes de Liz avaient du mal à suivre, elle ne rivalisait pas avec Klaus quand il s’agissait de longueur de foulée. A son grand soulagement, leur course s’arrêtait, le cœur de la Pérégrine aurait lâché s’ils avaient couru plus longtemps.

Elle tentait désespérément de reprendre son souffle tout en détaillant où ils se trouvaient. C’était une pièce comme Liz n’en avait jamais vu auparavant. Elle était équipée d’un petit meuble avec d’innombrables fioles contenant divers liquides et poudres ainsi que d’une penderie qui n’avait rien à envier à celles des gens fortunés. La jeune femme n’avait même pas encore reprit son souffle que Klaus s’approchait d’elle avec un morceau de soie rouge. Il ne lui laissait pas le choix en l’habillant du tissu qui se révélait être une sorte de peignoir brodé d’un fil doré d’une qualité plus que visible. Sans protester, elle nouait la ceinture pour refermer la tenue et son ami lui avait enfilé une redingote assez… voyante…

Mais ainsi soit-il, au moins, leurs tenues et objets Daënars n’étaient plus visibles. Les deux voyageurs échangeaient un regard complice puis sortaient de là avec un air des plus innocent. Ils marchaient alors bien plus tranquillement et tout cela avait calmé les ardeurs de Liz… Pour environs une vingtaine de secondes. Elle recommençait rapidement à regarder partout en s’extasiant sur la moindre chose qui différenciait avec ce que l’on pouvait voir en Daënastre. Klaus lui avait signifié qu’il commençait à avoir faim et ces mots avaient réveillé l’appétit de la Pérégrine.

Ils se dirigeaient alors vers un restaurant arborant l’illustre nom "Dans la fournaise de Süns". Rien qu’a imaginer la viande grillée, Liz salivait. Le personnel était très accueillant et trouvait une table aux deux Pérégrins assez rapidement. Une fois installée, elle prenait la carte pour laisser ses yeux parcourir le menu. Chaque plat avait l’air délicieux et il était difficile de faire un choix.


- Bonjour, qu’est ce que je vous sert ?

La serveuse avait coupé Liz dans sa contemplation et elle ne savait toujours pas ce qu’elle voulait prendre. Klaus lui avait déjà fait son choix.

- Bonjour, pour moi ça sera du muursüld braisé aux champignons de Kereeh.

Un choix de goût. Après tout, puisqu’elle ne s’était pas décidée sur un plat particulier, autant prendre la même chose, cela faciliterait la tâche au cuisinier.

- Bonjour. Ce sera la même chose pour moi s’il vous plait. Avait elle signifié avec un sourire à la serveuse.

Cette dernière s’en allait après avoir prit note de la commande laissant ainsi Liz et Klaus seuls. La jeune femme faisait balancer ses jambes d’abord silencieuse avant de prendre la parole, un léger sourire aux lèvres et le regard pétillant.

- Quelle aventure, on a plus vécu en quelques jours qu’en un an de de vadrouille. Elle était tout à coup pensive, repensant à toute ce qu’ils avaient pu vivre. Puis elle reprenait en adressant un large sourire à Klaus. En tout cas je ne regrette absolument pas ! J’espère que toi non plus !

Ils étaient interrompu par la serveuse qui arrivait avec leurs plats ainsi qu’une coupe de sauce pour accompagner puis revenait une seconde plus tard avec un petit panier de pain. C’était du rapide. Mais la faim colossale de Liz ne lui permettait pas de tergiverser sur la rapidité ou non du service. Tout ce qu’elle voulait c’était manger. Un fumet délicat se dégageait de la viande venant réveiller les papilles de la jeune femme. Le plat dans sa présentation était simple mais n’en restait pas moins appétissant.

La viande parfaitement cuite était disposée dans la partie centrale de l’assiette sur un lit de verdure et ornée de quelques herbes aromatiques en garniture, les champignons eux encerclaient la viande de toute part remplissant le restant de l’assiette non sans distinction. Le toute semblait être à une température parfaite, ni trop chaud, ni trop froid. Liz lançait un « Bon appetit » à Klaus avant d’attaquer. Et quelle n’était pas sa bonne surprise de constater que l’assiette avait été chauffée avant de recevoir les denrées évitant ainsi qu’un choc thermique ne dénature le goût.

Il n’y avait pas à douter, les cuisiniers étaient des experts et le plat semblait parfait. Elle attrapait un morceau de pain, se servait en sauce et goûtait le plat. La viande était tendre et savoureuse, le goût était prononcé sans pour autant être agressif. Les champignons quand à eux avaient bénéficier d’une cuisson parfaite, c’était un exercice complexe que de les cuirs correctement, trop il seraient visqueux, pas assez et ils seraient croquant par endroit offrant une résistance sous la dent. Et la sauce qui avait été préparée avec une base de jus de cuisson sublimait le tout offrant une explosion de saveur. Les herbes aromatiques n’étaient pas non plus étrangères à l’excellence du plat remplissant à la perfection leur fonction en relevant et même révélant le goût de chaque aliment.

Elle ne savait pas pour Klaus mais elle, elle se régalait. Après avoir littéralement dévorer son assiette elle regardait son ami, le visage marqué par une satisfaction hors norme.


- C’était… tellement bon !

S’exclamait-elle en portant sa main sur son ventre.

- Tu était déjà venu ici ou tu as choisis ce restaurant par hasard ?


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Klaus Rosenwald
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Dim 29 Oct - 15:50
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Liz pris la même chose, après avoir pris notre commande la serveuse se retira. Mon alliée pérégrine un léger sourire aux lèvres et le regard pétillant pris la parole.

- Quelle aventure, on a plus vécu en quelques jours qu’en un an de de vadrouille. En tout cas je ne regrette absolument pas! J’espère que toi non plus!

- La transition fut plutôt soudaine et je suis quand même déçu que la rupture avec ton père ai été si brutale, il n'était pas très amical mais il m'a quand même tendu la main quand j'en avais le plus besoin et pour cela je ne saurai jamais le remercier assez. Après évidemment que j'apprécie notre petite virée, qu'y a t'il de mieux que d'être avec la personne que l'on affectionne le plus? Il faut que t'en profites un maximum pendant que t'es jeune histoire de te bâtir tes meilleurs souvenirs pour ta vie future.

J'affichais mon plus grand sourire pour cacher mon appréhension mais je savais très bien que ce voyage trouverait une fin, peut-être que dans quelques années, mais Liz fondera forcément une famille un jour ou l'autre, et je serai toujours son ami bien sûr, mais à vrai dire je ne savais pas trop ce que je deviendrai. En attendant je profitais du moment présent et j'étais incontestablement ravi de ces pérégrinations.

La serveuse nous apporta nos plats ainsi qu'un pichet d'un vin local. Je ne sais pas si c'est parce que j'étais trop habitué à me nourrir de soupe ou de ragoût mais j'eus l'impression que c'était un des meilleurs plats que j'ai pu manger de ma vie. Ma partenaire avait l'air de se régaler également si ce n'était encore plus que moi. En tout cas notre petite trotte nous avait ouvert l'appétit et les assiettes furent rapidement vides.


- C’était… tellement bon!

S’exclamait-elle en portant sa main sur son ventre.

- Tu étais déjà venu ici ou tu as choisis ce restaurant par hasard?

- Tu sais la dernièrement fois que je suis venu ici tu devais avoir une dizaine d'années, tout à beaucoup changé ici je ne reconnais quasiment rien à part la chaleur ambiante que dégage cette capitale. Le hasard nous à bien guidé! Je te propose de finir le repas ailleurs, quand tu m'as trainé vers le bar j'ai repéré quelque chose qui devrait te plaire.

Je demandais l'addition et payais en laissant une petite rallonge pour le service. Je nous dirigeais dans les rues à la recherche notre dessert. Après une courte marche on y était, un endroit rare dans une ville dédiée à Süns mais qui avait son succès étant donné l'atmosphère chaude qui émanait de cette ville. En effet cette échoppe était tenue par des disciples de Zagash et avec leur don réussissaient à mêler toutes sortes de fruits à leur magie de glace, le résultat de cette thaumaturgie donnait des boules de fruits gelées, sucrées et délicieuses. Je choisis le plus grand récipient possible pour en goûter le plus gros assortiment possible et j'allai m'installer sur un banc dehors pour déguster ces fameuses glaces. En attendant mon amie je versais discrètement un peu du contenu de ma flasque d'alcool sur ces fruits solidifiés.


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Elizabeth Vaandengoot
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Lun 6 Nov - 9:59
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- Tu sais la dernièrement fois que je suis venu ici tu devais avoir une dizaine d'années, tout à beaucoup changé ici je ne reconnais quasiment rien à part la chaleur ambiante que dégage cette capitale. Le hasard nous à bien guidé! Je te propose de finir le repas ailleurs, quand tu m'as trainé vers le bar j'ai repéré quelque chose qui devrait te plaire.

Liz était intriguée par la réponse de son compagnon de route. Quelque chose qui lui plairait ? Mais l’idée de finir le repas ailleurs voulait sûrement faire allusion à un dessert !! La jeune femme avait déjà le ventre tendu par son repas mais il y avait toujours de la place pour de la gourmandise. C’est donc d’un pas ralenti par la digestion qui commençait que la demoiselle suivait tranquillement Klaus. Ils arrivaient assez rapidement à destination. Les yeux de Liz s’agrandissaient en voyant ce qui s’offrait à elle.

Des glaces !! Elle n’avait mangé qu’une seule fois dans sa vie ces petites boules gelées, et cela remontait à sa petite enfance. C’était suite à la mort de sa mère et une femme lui en avait donné. Sûrement pensait elle qu’une petite douceur pourrait alléger le cœur lourd de la petite fillette. Mais tout cela était lointain et Liz trépignait à l’idée de pouvoir en remanger. Klaus en avait prit une fameuse quantité, Liz elle n’en faisait pas de même, n’ayant pas envie de gâcher ces petites merveilles éphémères.

Elle prenait donc une coupe en un genre de biscuit puis demandait qu’elle en soit remplie de 3 boules. Elle avait choisi les parfums au hasard laissant sa chance décider si elle apprécierait ou non son dessert. Une fois délesté de quelques Yris, elle rejoignait son ami qui était assit le nez presque plongé dans ses glaces. Elle se postait debout à  côté de lui en dévorant littéralement ces petites douceurs.


- C’est super bon ! Je peux goûter une des tiennes ?

Demandait-elle innocemment mais bien décidée à alléger Klaus de bien plus de glace qu’il ne pouvait penser. Malheureusement, à peine avait elle fini sa phrase qu’une vision lui coupait immédiatement l’appétit. Une femme se tenait non loin d’eux, pleurant à chaudes larmes, assise sur des marches, le front posé sur ses genoux. C’était comme si le temps se ralentissait alors qu’elle détaillait la scène du regard, les gens marchaient, riaient, sans même un regard à cette pauvre malheureuse qui semblait porter toute la peine du monde sur ses épaules…

Sans même se préoccuper d’une personne qui avait besoin d’aide… Mais même si eux allaient et venaient sans la voir, Liz elle l’avait vu. Et cela lui brisait littéralement le cœur. Comment pouvait elle rire, vaquer à ses occupations alors que quelqu’un était en détresse ? Comment pouvait elle ignorer cela ? La réponse était simple, elle ne le pouvait pas. Sans un mot d’explication, elle posait sa coupe à côté de Klaus et s’éloignait de lui pour venir s’asseoir à côté de l’inconnue. Doucement, presque dans un geste maternelle, elle posait sa main sur l’épaule de la femme qui se coupait dans son sanglot.

Elle relevait alors sa tête pour dévoiler un visage couvert de larmes et regarder Liz avec des yeux criant de désespoir. Elle n’était pas aussi jeune que la demoiselle, et tenait dans ses mains un portrait dessiné. C’était la pérégrine qui prenait la parole en premier.


- Personne ne devrait ressentir une telle souffrance. Dites moi ce qui vous accable de chagrin ainsi.

La femme serrait alors le portrait dans ses mains puis articulait difficilement.

- Ma fille a disparu il y a plusieurs jours… Personne ne l’a vu, les recherches n’ont rien donné. Je suis… J’ai peur de ne plus jamais la revoir… Elle… Elle me manque tellement…

Liz restait sans un mot, était-ce là le désespoir d’un parent qui perd son enfant ? Elle n’avait pas pu s’empêcher de penser à son père. Est-ce qu’il était aussi affecté par son départ que cette femme par la disparition de sa fille ? Sur une voix douce, elle demandait alors.

- Où est-ce que votre fille a disparu ? Nous pouvons peut-être chercher, dans les alentours, interroger les gens, quelle âge a-t-elle ? Et puis je peux même faire des recherches depuis le ciel ! Mon Griffon nous y aidera !

Une lueur d’espoir naissait dans le regard de la femme ce qui ne pouvait que ravir Liz.

- Vous… Vous feriez cela ? Mais sans plus de questions elle répondait en tendant le portrait. Elle s’appelle Elza, elle jouait en dehors de la ville dans les vignes puis la seconde d’après elle n’y était plus. Elle à dix ans. Elle à disparu il y a 3 jours.

Dix ans… Si elle était un tant soit peu comme Liz, alors son goût pour l’aventure était éveillé et elle avait du se perdre en s’éloignant. Quoi qu’il en soit même si elle avait marché trois jours durant, elle ne devait pas être loin. Liz retirait sa main de l’épaule de la femme pour prendre le portait et lui disait sur un ton doux mais plein d’espoir.

- Je ne peux pas vous garantir de la retrouver. Mais nous allons la chercher pour vous. C’est promis !

La femme se jetait alors dans les bras de Liz en la remerciant et en lui disant qu’elle les attendrait à l’entrée Nord de la ville jusqu’à leur retour. La jeune femme se redressait bien décidée à retrouver l’enfant.


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Klaus Rosenwald
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Mar 7 Nov - 19:28
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- C’est super bon ! Je peux goûter une des tiennes?

Évidemment je m'attendais à cette demande et c'était bien pour cette raison que j'avais pris la plus grosse glace possible. Mais je n'eus pas le temps de répondre que je vis le visage de Liz se décomposer, en suivant son regard j'aperçus une femme qui pleurait, assise par terre. N'étant pas aussi empathique que ma partenaire je ne l'avais pas remarquer jusqu'alors. Liz posa son dessert et se précipita aux côtés de la femme en détresse.

- Personne ne devrait ressentir une telle souffrance. Dites moi ce qui vous accable de chagrin ainsi.

- Ma fille a disparu il y a plusieurs jours… Personne ne l’a vu, les recherches n’ont rien donné. Je suis… J’ai peur de ne plus jamais la revoir… Elle… Elle me manque tellement…

La mère esseulée montrait un portrait dessiné de sa fille.

- Où est-ce que votre fille a disparu ? Nous pouvons peut-être chercher, dans les alentours, interroger les gens, quelle âge a-t-elle ? Et puis je peux même faire des recherches depuis le ciel ! Mon Griffon nous y aidera !

Bon ça y était, c'était officiel, Liz avait décidé d'abréger notre jour de repos pour jouer les chevaliers servants. J'essayais de ne pas montrer mon air blasé devant les deux dames et hochais la tête pour appuyer les dires d'Elizabeth, tout du moins en apparence. Une lueur d'espoir naissait dans les yeux de la femme qui contre toute attente me toucha quelque peu.

- Vous… Vous feriez cela ? Elle s’appelle Elza, elle jouait en dehors de la ville dans les vignes puis la seconde d’après elle n’y était plus. Elle à dix ans. Elle à disparu il y a 3 jours.

- Je ne peux pas vous garantir de la retrouver. Mais nous allons la chercher pour vous. C’est promis !

La femme se jetait alors dans les bras de Liz en la remerciant et en lui disant qu’elle les attendrait à l’entrée Nord de la ville jusqu’à leur retour. Nous nous dirigions donc vers ces fameuses vignes, je ne pus m'empêcher de me demander si c'était une bonne idée ces recherches et surtout est ce que ce n'était pas un traquenard organisé pour nous dépouiller... Au pire, nous n'avions rien à voler me rassurais-je.

Arrivé devant le vignoble, j'essuyais une première désillusion, il avait des vignes à perte de vue. Quelques bâtisses ci et là qui devaient servir d'entrepôts et un magnifique manoir au loin qui surplombait le domaine. A cette époque de l'année il y avait peu de travail à faire sur les pieds de vignes juste un peu de taille et d'entretien, de plus l'heure étant bien avancée il n'y avait personne au milieu de ces cépages.

Il fallait tout de même commencer par quelque chose, je décidais donc d'approcher les bâtisses les plus proches. Les portes étaient cadenassées, par les fenêtres je pouvais apercevoir de nombreux outillages servant à la collecte et à la vinification du raisin.

- Liz, elle pourrait être n'importe où, en plus on ne sait même pas où les recherches ont déjà été faites, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Continuons tout de même jusqu'à la grande maison ne serait-ce que pour savoir où est-ce qu'ils ont cherché si toutefois ils l'ont fait.

En cheminant vers la demeure, quelque chose attira mon attention, ma chance dirigea mon regard vers une masse colorée qui faisait tache à côté d'un pied de vigne. En me rapprochant, cette chose se trouvait être une peluche, appartenait-elle à la fille disparue aucune idée mais en inspectant brièvement les abords je découvris également une chaussure de petite taille légèrement éclaboussée de sang.

- Là, je ne suis pas certains qu'elle se soit juste perdue...


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