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Chroniques d'Irydaë
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 Un grain de sel dans les rouages [Terminé]

Gwen Feien
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Lun 23 Oct - 11:29
Irys : 1721825
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Comme quoi j’ai bien fait de dire à cette Alisthiana de contacter Arabella en cas de besoin. Cette dernière m’a redirigée une missive intéressante de la scientifique. Elle voudrait que je me renseigne sur un certain Hex Hekmatayar. Si la lettre a forcément quelques jours de retard ce n’est guère gênant : elle me laisse jusqu’à octobre pour rassembler les informations. Un paiement subsidiaire à la clé et une récolte intéressante pour moi à n’en pas douter. Et pour ne rien gâcher, ce ne serait qu’un à côté de mes activités. Même si je ne compte pas bâcler le boulot ! Bien sûr, après mes récentes activités à Skingrad j’ai décidé de commencer à creuser ailleurs.

Blumar avec sa forte présence de militaire semble pas mal, en plus de n’être pas trop loin de la capitale. Mais je ne vous ai pas encore dit le meilleur ?! Mon apprenti, pas très doué au demeurant, a croisé la route de ce type. Je ne pars donc pas de zéro mais pas loin. Le plus intéressant c’est la couverture que ça me donne : je pourrais me servir du nom de Cinder pour que Hex ne sache pas que la requête provient d’Alises. Un détail dont je n’ai pas informé l’intéressé, d’ailleurs je ne lui ai pas dit non plus pourquoi je me renseignais sur ce militaire. Je ne lui fait pas encore assez confiance pour lui remettre ce genre d’information. Pour la même raison, je ne l’emmène pas avec moi interroger les militaires. Et puis, ils seraient moins bavard si j’étais accompagnée d’un jeunot.

Toute cette histoire commence vraiment bien ! C’est pour ça qu’aujourd’hui, trois jours après être arrivée en ville je guette la sortie de la propriétaire d’une horlogerie. Le lien ? C’est simple après plusieurs verres, de nombreuses discussions avec des types inintéressants, j’avais appris entre autre que ce Hex était passé par là il y a de ça quatre mois. L’un deux l’avait vu pénétrer dans cette boutique. Comme j’avais tiré plus ou moins tout ce qu’il y avait à apprendre de ces gars, j’avais décidé de passer à la jeune femme. D’autant plus qu’un vol n’est pas inenvisageable au vu de sa vitrine !  

Bref, l’heure de fermeture approche, je vais bientôt pouvoir quitter ce tonneau sur lequel je me suis installée. J’attends patiemment loin de la vitrine dont je me suis approchée plus tôt dans la journée, pour voir les pièces autant que la propriétaire. Une belle blonde, pas étonnant que ça ait marqué ce militaire. Je le soupçonne de venir ici juste pour la voir. Enfin, c’est pas mon problème. Le mien c’est juste de la suivre voir si une occasion de discuter en dehors du magasin se présente. Elle a l’air jeune, elle doit encore sortir le soir non ? Au pire je pourrais toujours revenir la voir ici. J’emboîte son pas à la fermeture tout en prenant garde à ne pas me faire remarquer.




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Gwen parle en #0033ff


Dernière édition par Gwen Feien le Sam 6 Jan - 14:54, édité 1 fois
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Sanaë Eshfeld
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Lun 23 Oct - 16:57
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
C’est dans une morosité toute particulière que s’achevait la journée de travail de Sanaë. Son frère et associé, venait de devenir papa pour la troisième fois. Sa petite fille était née la veille et avait donc décidé de rester auprès de son épouse épuisée, laissant la responsabilité de la boutique à sa sœur. Elle avait donc passé la journée à jongler entre la gestion de la boutique et de ses clients aussi pompeux qu’insupportables, et la restauration d’une affreuse horloge au mécanisme presque antique.

Celle-ci, apparemment objet familial, fut apportée par un riche client habitué. Ce qui aurait pu être une occupation intéressante se transforma en cauchemars lorsqu’elle l’ouvrit. Habituellement, Sanaë l’aurait simplement refermée en refusant de la toucher tant le mécanisme était usé et compliqué, d’autant que l’homme refusait d’en changer. Il tenait visiblement à l’offrir à sa fille le jour de ses noces, soit une semaine plus tard. La réfection d’un objet aussi vieux était un travail de longue haleine, le délai était donc court, peut-être même trop. Néanmoins, les affaires étant ce qu’elles sont, l’horlogère n’avait pas pu refuser quand le client proposa une somme mirobolante, bien plus que ce que valait l’horloge en elle-même. Elle s’était donc attelée à la tâche sitôt le bourgeois parti. Mais malheureusement, les pièces étaient si vieilles et usées qu’elles cassaient systématiquement, obligeant Sanaë à les réparer ou encore à remanier celles qu’elles procédaient afin de s'adapter au format ancien cette horloge machiavélique. Sans compter le nombre d’éraflures et écorchures qu’elle hérita en démontant les rouages grippés au possible.

Ce fut donc une très mauvaise journée, chargée de frustration pour Sanaë. Pourtant, il en fallait, d'ordinaire, bien plus pour énerver l’horlogère, seulement l’ennuie de sa vie avait eut le temps de faire son nid, ce qui la rendait impatiente, voir même totalement irascible.

C’est donc dans cet état d’esprit, que Sanaë ferma sa boutique ce soir-là. Elle avait hésité entre monter directement se coucher dans son petit logement situé à l’étage, ou sortir prendre l’air et flâner un peu. Finalement, elle opta pour la deuxième solution. Cela faisait, après tout, un bon moment que Sanaë n’avait pas prit de temps pour elle, autant profiter de cette soirée. Elle prit donc la direction de sa librairie favorite située à quelques pâtés de maisons. Elle marcha lentement, observant les vitrines des magasins qui étaient déjà fermées. La librairie devait l’être aussi, mais le propriétaire était un ami de longue date. Il laissait donc Sanaë flâner dans ses rayonnages, souvent bien après l’heure de fermeture.

L’horlogère trouva, évidemment, la boutique fermée. Mais, en regardant par la fenêtre, elle aperçut Fred, le vieux libraire aux cheveux et à la barbe grisonnante, en train de ranger certains ouvrages dans ses étagères déjà surchargées. Sanaë toqua sur la vitre afin d’attirer son attention, et celui-ci fut si surprit qu’il en lâcha la pile de livre qu’il tenait en main. C’est en riant qu’il ouvrit la porte à sa jeune amie. Ils discutèrent un moment, parlant de tout et de rien pendant que la jeune femme choisissait deux ouvrages sur des sujets totalement différents. L’un portait sur la mécanique, tandis que le second était un roman à l’eau de rose que l’horlogère adorait lire en secret. Elle n’était certainement pas du genre à se venter de son goût pour la littérature romantique, et surtout pas à ses frères qui la pensait hermétique à tout sentiment amoureux. C’était un secret bien gardé, uniquement connu du libraire. Une fois les deux ouvrages empaquetés, Sanaë reprit sa route.

Elle flâna un moment dans les rues, achetant des brochettes à un vendeur inconnu et les dévorant tout en marchant. Elle s’arrêta ensuite le temps d’observer un groupe d’artistes de rue jongler avec des torches enflammées ou avalant sabre, épée et autres couteaux acérés. Il se faisait tard, mais l’horlogère n’avait toujours pas envie de rentrer chez elle. Elle continua de marcher au hasard jusqu’à ce que ses pas la guide devant les portes d’un pub particulièrement bruyant.

Sanaë n’avait pas pour habitude de fréquenter ce genre d’établissement, et certainement pas seule. C’est peut-être ce qui la mena à pousser la porte et y entrer. Il n’y avait là que des hommes, visiblement très surpris de la trouver là. Beaucoup la connaissaient et à la saluèrent amicalement, l’invitant même à rejoindre leur table. Toutefois, jugeant leur état d’ébriété déjà bien avancé, Sanaë refusa poliment tout en se dirigeant vers le comptoir quasi-désert et prit place bien à l’écart contre le mur. Tellement éloignée d’ailleurs, que le barman tarda à l’apercevoir. Elle commanda une bière, manquant cruellement d’imagination quant à la boisson qu’elle consommerait. Et, ne tenant pas vraiment l’alcool, autant éviter les spiritueux plus forts.

Après qu’elle fut servie, Sanaë resta un moment à observer sa chope tout en se demandant ce qu’elle pouvait bien faire en ces lieux. L’ennui pousse souvent les gens à aller contre leur nature et leurs habitudes. Une sorte de compensation en somme. Seulement, ce n’était ni ce qu’elle voulait, ni ce dont elle avait besoin. De ce fait, elle s’ennuyait d’autant plus, riant presque du ridicule de la situation. C’est avec amertume qu’elle porta la chope à ses lèvres, grimaçant presque lorsque le liquide jaunâtre rencontra ses papilles. L’amertume renvoyait donc l’amertume, quelle ironie...
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Gwen Feien
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Mer 25 Oct - 16:56
Irys : 1721825
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Attendre encore une fois. L’horlogère avait quitté son magasin pour aller dans un autre. Fermé. Enfin pas bien longtemps. Rejoint-elle un ami, un amant ? Serait-ce perdu pour ce soir ? De ma position et durant le bref intervalle où le libraire sort sa tête j’aperçois ses cheveux grisonnants. Son père peut-être ou alors un vieil amant ? Je n’ai pas grand-chose à faire d’autre que spéculer depuis ma sombre encoignure de porte. Immobile pour éviter d’attirer l’œil curieux des nocturnes pas encore emmitouflés dans le confort de leur maison ou dans réchauffés par l’alcool.

Je commence à douter, à me dire que ce ne sera pas pour ce soir, que ma chance m’a peut-être lâchée. Mais la porte s’ouvre enfin déversant par son entrebâillement un petit îlot de lumière et surtout relâchant enfin ma proie. Un peu de mouvement ne fera pas de mal dans cette nuit fraîche. Je la laisse s’avancer sans la perdre de vue. Je remarque ses paquets à la main, une simple cliente alors ?

Ses déambulations semblaient ne pas avoir de fin. Elle se promène allant de stand en stand. Je crains un moment qu’elle ne choisisse de faire une boucle pour revenir à sa boutique ou chez elle. Mais ses pas la mène enfin vers un bar ! Pas forcement un des plus recommandables ou un choix dont je m’attendais de sa part. Simple lubie du soir ou un établissement habituel pour la jeune femme ?

Quand j’entre à sa suite, je n’ai pas encore la réponse. Certes il n’y a que des hommes hormis ma cible mais sais pas pour autant si ça fait partie de ses frasques. Peut-être vient-elle là justement pour ça. En tout cas, ça me donne une excuse toute faite pour l’aborder sans qu’elle soit suspicieuse. Je laisse glisser le regard des hommes sur moi pour venir au bar commander un whisky. Mon verre à la main, je vais m’installer à la table de la blonde.

« Ça ne vous dérange pas que je m’installe ici ? »

Question toute rhétorique puisque je m’assoie en même temps que je lui demande. Avec le sourire tout de même.

« Je ne connais pas trop le coin, je ne pensais pas arriver dans… ce n’est pas réservé aux hommes n’est-ce pas ? »

Ce n’est pas non plus une vraie question, mais plutôt une façon d’amorcer un début de conversation. Je donne quelques informations sur moi-même d’en le but de lui en soutirer sur Hex plus tard. Après quelques verres peut-être. Le tout est accompagné d’un petit coup d’œil derrière mon épaule avant d’en revenir à mon interlocutrice.

« Au fait, je m’appelle Gwen et vous ? »

Cette fois c'est bien elle que je regarde, me montrant attentive à sa réponse.




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Gwen parle en #0033ff
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Sanaë Eshfeld
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Jeu 26 Oct - 9:52
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Bon sang, mais quelle idée saugrenue. Pourquoi était-elle entrée ici ? Sanaë ne savait plus, peut-être avait-elle fini par perdre la tête à force de passer ses journées dans une horlogerie aux tic-tac incessants. Les bruits, les odeurs, tout ce qui se trouvait dans la salle la répugnait totalement. Elle était si peu à sa place assise là, seule au milieu de ces hommes bien trop ivres pour tenir droit, même assis. Certains commençaient à s’agiter, d’autres s’insultaient déjà s’accusant de quelques tricheries aux dés, tandis que d’autres lui lançaient quelques œillades pour le moins écœurantes. Mais quelle idée stupide...

Ah, elle avait voulu changer ses habitudes, en ce sens, c’était réussi. Et encore, l’horlogère pouvait s’estimer heureuse, personne ne l’avait encore abordé. De ce fait, elle prenait grand soin de ne pas attirer l'attention des plus téméraire d’entre eux. Oh, ça, oui, c’était clairement une mauvaise idée qu’elle regrettait amèrement. Exaspérée par sa propre stupidité, Sana soupira en fixant son immonde breuvage tout en se demandant si oui, ou non, elle aurait le courage de le terminer.

« Ça ne vous dérange pas que je m’installe ici ? »

Surprise, l’horlogère leva brusquement les yeux vers la femme qui prenait dores et déjà place à son côté. Celle-ci lui adressa un sourire que la blonde s’empressa de lui rendre, tant elle était rassurée de voir une autre femme dans ce bar bourré de testostérone imbibée d’alcool bon marché.

-Mais je vous en prie, répondit-elle avec une pointe d’ironie.

Sa nouvelle compagne de comptoir  semblait bien jeune, bien plus qu’elle en tout cas et Sanaë ne put s’empêcher de la détailler tant sa présence dans ce pub l’étonnait. Plutôt petite, un visage amical et de grands yeux verts. Elle la trouva immédiatement sympathique malgré le fait que sa venue était des plus curieuses.

« Je ne connais pas trop le coin, je ne pensais pas arriver dans… Ce n’est pas réservé aux hommes n’est-ce pas ? »

-Non, pouffa-t-elle, mais il suffit de regarder la clientèle pour comprendre pourquoi les femmes n’entrent pas ici. Enfin… Mis à part nous deux évidemment.

« Au fait, je m’appelle Gwen et vous ? »

- Je réponds d’ordinaire au nom de Sanaë, ou Sana, je vous laisse le choix. Mais ce soir, je ne suis qu’une idiote qui a eut l’idée de pousser la bêtise au point d’entrer dans ce pub.

L’horlogère leva sa chope toujours aussi pleine. Un sourire moqueur se dessina sur son visage, tandis que ses yeux n’exprimaient que regrets et lassitude.

-Et vous, Gwen quelle est votre excuse ? Je doute que ce soit pour la qualité des boissons servies ici, elle est franchement médiocre . Et à vous voir, je ne pense pas me tromper en affirmant que vous n’êtes pas non plus venir chercher la compagnie d’un de ceux-là.

Elle accompagna sa dernière phrase d’un mouvement de tête désignant la clientèle bruyante. Amère Sanaë ? Ce soir-là, ce fut indéniablement le cas...

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Gwen Feien
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Ven 27 Oct - 11:40
Irys : 1721825
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Je suis presque surprise du bon accueil de mon interlocutrice. L’ambiance glauque du lieu a dû faciliter la chose plus que je ne pensais, je suis comme une bouée de secours ? En tout cas la discussion, s’amorce vraiment bien. À moi de faire en sorte de la poursuivre en ne donnant pas des mensonges trop flagrants ou bancales. Commencer par sourire à ces derniers me semblent pas mal d’autant plus qu’elle a vu juste : c’est la sienne que je cherchais, ironie quand tu nous tiens !

« Non effectivement. Je voulais simplement me poser un instant, j’ai eu mon compte de déambulation dans la journée ! Mes pieds demandaient grâce et l’établissement se trouvait là tout simplement. »

Demi-vérité que tout ça. Et Sanaë, si elle l’ignorait, est en partie responsable de mes déambulations ! Ça, je peux difficilement le lui dire. Le but n’est pas de la faire fuir si tôt la conversation engagée.

« Il y a au moins un peu de chance dans notre malchance, on s’est rencontré ! Ça aurait pu être pire. »

Si par exemple, je ne l’avais pas suivie. Ou que j’avais abandonné suite à son trèèès long arrêt à la librairie. Surtout que je ne pouvais pas y entrer à sa suite. La boutique était fermée au client lambda à l’heure où elle y était passée.

« Mais à votre accent, vous êtes du coin non ? Vous ne connaissez pas de meilleur endroit ?»

Ce n’est pas vraiment une invitation à bouger. Ici ou ailleurs c’est pareil pour moi. On aura peut-être le droit à un peu d’animation plus tard dans la soirée. Il fallait juste espérer qu’aucun de ces hommes ne prendrait son courage à deux-mains pour aborder les deux seules femmes de l’établissement.

« D’ailleurs vous ne connaîtriez pas des lieux à visiter à Blumar ? Ou des boutiques avec des produits typiques de la région ? Il faudra que je ramène un souvenir ou deux de mon voyage ! »

Tout ça dit de façon enjoué bien sûr ! Je n’ai pas l’allure des touristes bourrés d’argent mais je ne fais pas sans le sous non plus. Mon histoire devrait donc tenir la route de ce côté. Il faudra juste que je fasse attention à ma consommation d’alcool, fameux ou non ils pouvaient monter à la tête. Peut-être même plus vite quand ils étaient de moindre qualité. Parce que sur ce point, je ne peux pas la contredire. Même si ma boisson est différente de la sienne, elle n’est pas terrible aussi.




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Gwen parle en #0033ff
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Sanaë Eshfeld
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Ven 27 Oct - 20:37
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Lorsque l’on demande aux personnes connaissant Sanaë de la décrire, le premier adjectif qui leur vient à l’esprit est toujours le même : naïve. Il y a du vrai dans cette description, bien que ce ne soit qu’un vulgaire raccourcit de la réalité. La jeune horlogère faisait généralement en sorte de voir le bon chez toute personne qu’elle rencontrait, sans pour autant offrir sa confiance ou se prêter aux confidences. Car malgré ses sourires affables, peu de gens la connaissait réellement. Ce soir-là, aussi, elle offrit à sa compagne les plus beaux sourires dont elle se sentait capable. Tous sincères bien que quelque peu ternis par la situation. La présence de Gwen, en un sens la soulageait du poids de la solitude et de l’ennui qui commençait sérieusement à lui peser sur l’âme, si ce n’est sur le cœur.

« Il y a au moins un peu de chance dans notre malchance, on s’est rencontré ! Ça aurait pu être pire. »

-Un heureux hasard, je dirai, affirma-t-elle en souriant.

La chance n’était pour Sanaë qu’une notion abstraite, totalement dénuée de sens. Tantôt dégradante, tantôt rassurante… Imaginer un monde où la chance avait une place importante avait quelque chose d'inquiétant pour l’horlogère. De ce fait, comme certains refusaient l'existence des architectes, Sanaë, quant à elle, réfutait tout bonnement l’existence de la chance.


« Mais à votre accent, vous êtes du coin non ? Vous ne connaissez pas de meilleur endroit ?»

-Vous me trouvez un accent ? demanda-t-elle en riant. Je suis née et j’ai grandi ici, je n’ai même jamais quitté la ville. Quant à l’endroit, j’avoue que l’on peut facilement trouver mieux.

Sanaë se risqua à observer la salle toujours aussi pleine... Comme ses occupants d’ailleurs. Si l’on pouvait effectivement trouver mieux, l’on pouvait difficilement trouver pire… Elle jeta un œil à sa montre. Il était tard pour trouver un endroit plus approprié, ceux-ci devaient être fermés depuis une heure ou deux.

« D’ailleurs, vous ne connaîtriez pas des lieux à visiter à Blumar ? Ou des boutiques avec des produits typiques de la région ? Il faudra que je ramène un souvenir ou deux de mon voyage ! »

-Vous vous trouvez à Blumar mademoiselle, il n’y a pas grand chose à voir, l’on y vient rarement pour faire du tourisme. Jamais à dire vrai. Vous trouverez toutefois quelques boutiques vendant des produits régionaux comme du vin de paille ou du pâté de belette. Il n’y a guère d’artisans dans le coin, du moins pas de ceux qui fabriquent de jolis objets à ramener. Si vous vous voulez, je tiens une petite horlogerie, peut-être trouverez-vous quelque chose d'intéressant. Et si ce n’est pas le cas, nous aurions au moins une autre “chance” de nous rencontrer.

A sa tenue plutôt simple et modeste, Sanaë doutait que la jeune fille trouve quoique ce soit à son goût dans son magasin. Mais l’endroit avait au moins le mérite d’être calme et agréable, du moins, bien plus que le bar à l’ambiance glauque qu’elles s’étaient choisis. Toutefois, les questions de Gwen avaient éveillé sa curiosité. Elle parlait de visite et de souvenir, et comme Sana l'avait souligné plus tôt, la ville ne se prêtait pas à ce genre d'activité. Seuls quelques négociants ou encore des natifs de la cité rendant visites à quelques proches faisaient le déplacement jusqu'ici. Or, la jeune fille était seule, donc sans famille ni connaissances dans le coin, et elle était bien trop jeune pour être négociante. Quoi que, ses yeux verts laissaient entrevoir une certaine intelligence, alors pourquoi pas? Sanaë voulait donc en savoir plus sur la jeune inconnu au visage angélique.

- Mais dites moi, pour quelle raison vous trouvez-vous en ville ? Vous voyagez seule ?

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Gwen Feien
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Lun 30 Oct - 10:55
Irys : 1721825
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Certes, de ce que j’ai vu, il n’y a rien de bien intéressant par ici. Peut-être à la rigueur peut-on venir pour admirer les installations militaire. Cette ville reste surtout un coin de passage. Mais j’ai ce que je voulais vraiment dans sa réponse : une invitation à venir dans sa boutique. Une autre possibilité de lui tirer les vers du nez sans qu’elle ne se doute de rien. Bien sûr, dès le départ j’aurais pu avoir une approche plus directe mais ça aurait été moins marrant, sans grand défis.

Et voici le second ou le troisième, tout dépendait comme vous partagiez les actions de suivre puis d’aborder la jeune femme. Bref, je réponds à sa question toute naturelle en souriant et toujours avec de l’entrain.

« Non, il y a aussi mon frère mais il supporte moins bien la fatigue que moi. Pas très drôle pour tenir compagnie le soir du coup. »

Enfin, je ne voulais surtout pas avoir Cinder dans les pattes. La dernière fois que je lui ai demandé de soutirer des informations il est allé faire une ballade à dos de griffon !. Sans oublier qu’il est plus facile d’aborder quelqu’un de seul en étant seul soit même.

« On est originaire d’Alexandria, la capitale, et on s’est rendue à Skingrad. J’ai décidé de faire étape ici pour découvrir un peu plus la région. C’est tellement différend de chez moi. Ça se voit qu’il n’y a pas de créatures géantes dans le coin ! »

Je n’ai pas répondu entièrement à toutes les questions implicites. Je veux bien faire moulin à parole mais que jusqu’à un certain point ! Et l’intéressant ici, c’est de soutirer des informations de mon interlocutrice pas la noyer dessous !

« En tout cas, ce serait avec plaisir que je viendrais voir votre boutique ! Mes autres frères et sœurs sont un peu jeune pour les belles montres mais ma mère serait contente ! »

Bon, si j’en achète une ce sera probablement pour moi. Ma mère se débrouille très bien toute seule pour trouver ce qu’il lui faut. Et ça serait bizarre que je lui envoies soudain des souvenirs qui plus est que j’aurais acheté !

« Si vous êtes ouvertes demain, je pourrais passer. On ne pars que le soir. Votre boutique se situe par où ? »

Certes, je le sais même si je ne suis pas censée. Il serait bête qu’elle s’aperçoive de mes mensonges sur une telle erreur. J’en profite pour glisser d’autres questions anodines, histoire de continuer de parler.

« Et vous, vous avez déjà voyagé, non ? Vous connaissez sans doute mieux Skingrad que moi qui y ai séjourné pour la première fois !»

Après tout c’est si simple avec le train et les aéronefs. Et puis à son âge, elle a déjà dû aller dans la capitale de sa région déjà ou même plus loin !




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Sanaë Eshfeld
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Jeu 2 Nov - 13:16
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sanaë fut soulagée d’entendre que la jeune fille ne voyageait pas seule. La région avait beau être dépourvue de monstres, les humains eux pouvaient s’avérer tout aussi dangereux, si ce n’est plus. En un sens, l’horlogère enviait la jeune fille qui apparemment voyageait beaucoup. Du monde, Sanaë ne savait presque rien, si ce n’est quelques notions apprises dans des livres poussiéreux. À trente ans, elle n’avait jamais quitté le Tyorum, c’est dire…

-Je vois, répondit-elle tristement avant de boire une nouvelle gorgée de sa bière avant de grimacer de nouveau. Question créature, vous serez tranquille, effectivement. Le paysage vaut le détour, du moins, je suppose.

Visiblement, la jeune Gwen semblait enthousiaste à l’idée de découvrir sa boutique. Il est vrai que celle-ci tranche avec celles des artisans du coin, elle s’était d’ailleurs toujours demandé pourquoi son grand-père avait choisis cette ville pour établir son commerce. Il devait sans doute avoir ses raisons, puis il est vrai aussi que l’horlogerie du grand-père ne ressemblait en rien à celle de son fils… Passons. Sanaë sortit une de ses cartes de visite et la tendit à sa compagne.

-La boutique n’est pas difficile à trouver. Si je ne me trouve pas au comptoir, n'hésitez pas à me demander, je me suis généralement au calme dans l’atelier.

Lorsque la jeune fille lui demanda si elle avait déjà voyagé, le regard de Sanaë se teinta de regrets. Le bleu de ses yeux prenant une teinte plus orageuse. Néanmoins, elle se força à sourire.

-Malheureusement, je n’ai jamais eut l’occasion de quitter la région. Je connais la ville comme ma poche, du moins les quartiers où l’on peut se promener seule, mais cela s’arrête là, à mon grand regret.

Sanaë regarda sa montre à son poignet, il se faisait tard à présent et elle devrait se lever tôt le lendemain pour achever cette fichue restauration. Elle se leva alors, le plus discrètement possible pour ne pas attirer l’attention des hommes vraiment trop éméchés.

-Je vais devoir y aller, la boutique sera ouverte demain, et je serai vraiment heureuse si vous décidiez d’y faire un tour. Peut-être aurai-je même un peu de temps pour vous faire visiter le quartier.

L’un des clients se leva en grondant. Visiblement, celui-ci devait se disputer avec un groupe assis à une autre table. Sanaë se retourna vers Gwen, la laisser seule au milieu de ces soûlards ne l’enchantait guère.

-Dites, où logez-vous exactement ? Peut-être pourrions-nous faire un bout de chemin ensemble ?


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Gwen Feien
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Sam 4 Nov - 10:49
Irys : 1721825
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Une carte de visite ? Je la tourne et la retourne avant de la ranger. Ce n’est pas quelque chose qu’on utilise dans notre milieu. Enfin, sauf quand on s’appelle Strauss bien sûr. Même s’il pourrait être amusant d’en laisser pour les miliciens, la plaisanterie se tournerait vite contre le plaisantin. À moins de faire partie d’une organisation comme l’Ordre de la Pénitence qui eux signent bien leurs œuvres. Dommage que rien de tel n’existe pour les voleurs.

Apparemment, j’ai touché un point sensible : l’humeur n’est plus aussi joyeuse et elle regarde sa montre avant de prendre congé. Inutile de dire que je suis désappointée que la conversation tourne court. Et je ne vois rien pour la faire rester dans ce trou malfamé.

« Ce sera avec plaisir, je suis sûre que vous connaissez des histoires qui rendront la balade plus vivante que par moi-même. »

Évidemment, je ne comptais pas rester ici : juste la laisser partir pour ensuite la rattraper. Mais avant même que je fasse une proposition dans ce sens, elle me le propose d’elle-même. Au moins si l’ambiance ne poussait pas à rester, elle simplifiait un peu le rapprochement.

« À l’hôtel de la Gare. Oui, je veux bien merci. »

J’abandonne mon verre à moitié vide sur la table pour la rejoindre. Le type qui s’est levé n’est pas resté longtemps debout, il s’est vautré lamentablement en voulant faire tomber un autre de sa chaise. Une bagarre qui commençait en somme. Finalement, sortir maintenant est une bonne chose.

« Vous croyez qu’on doit prévenir quelqu’un ? »

Oui, bon ok, c’est dans mon rôle. J’en ai strictement rien à faire que le tout dégénère sérieusement ou que le taverne déjà miteuse en pâtisse. Nous sommes déjà dehors, aucun risque de se prendre un coup perdu.

« Je n’ai pas vraiment l’habitude de ce genre de situation. »

En tout cas, pas celle où je dois jouer les bonnes personnes et me préoccuper des autres. Mais je dois avouer que ce petit jeu m’amuse. Je la laisse décider : c’est elle l’aînée et donc à elle de prendre la décision selon toute vraisemblance. Poussera-t-elle la prévenance dont elle a fait preuve envers moi jusqu’au barman et aux soûlards toujours à l’intérieur ?




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Gwen parle en #0033ff
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Sanaë Eshfeld
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Mar 7 Nov - 13:49
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Décidément, cette soirée ennuyeuse prenait une drôle de tournure. L’atmosphère du pub, déjà dérangeante, semblait se charger d’électricité à mesure où la colère passait d’un homme à l’autre. Une sorte d’épidémie masculine mêlant bêtise, testostérone et alcool, se propageait. Las et franchement mal à l’aise, Sanaë se tourna vers son interlocutrice.

-Parfait, l’hôtel de la gare se trouve sur ma route. Vous n’aurez pas à faire le trajet seule. Ma boutique ne se trouve pas loin justement.

L’horlogère jeta ensuite un regard inquiet à la salle. La bagarre n’allait pas tarder à éclater, et elle n’avait pas la moindre envie de se retrouver au milieu, en particulier avec une si jeune fille à ses côtés.

-Non, qu’ils se débrouillent, soupira-t-elle en ramassant ses paquets. Vu dans l’état où ils se trouvent, mieux vaut simplement déguerpir. Allons-y.

Pour l’heure, ce qui inquiétait l’horlogère était, que l’un de ces idiots imbibés d’alcool, décide de se montrer plus malin que les autres, et de mêler les deux seules femmes présentes à leur querelle d’ivrogne. Il ne manquerait plus que ça. Le plus discrètement possible, elle entraîna la jeune fille vers l’extérieur, juste à temps, car les soûlards commençaient déjà à échanger quelques coups.

Arrivées dehors, l’horlogère prit une profonde inspiration, si forte qu’elle eut l’impression d’avoir retenu son souffle durant de longues minutes. Oh, oui, elle se souviendra d’avoir voulu changer aussi bêtement ses habitudes. Et encore, elle pouvait s’estimer heureuse que rien ne lui soit arrivée. Au moins avait-elle fait une rencontre, ce simple fait la rassurait dans sa bêtise. Sa vie ne lui convenait plus, c’était un fait. Elle aimait son travail, sa famille, mais aspirait à tellement plus. Les journées se ressemblaient tant qu’elle avait l’impression de se retrouver coincée dans une sorte de bulle monotone…

-Ce n’est pas non plus dans mes habitudes à vrai dire. Je n’étais jamais venu dans ce bar, et je pense ne pas y remettre les pieds de sitôt. L’hôtel est par là.

Elle prit alors le chemin qu’elle avait indiqué. L’horlogère resta silencieuse un moment, songeant à sa bêtise et à ses envies de renouveau avant de porter attention à la jeune femme qui l’accompagnait. Pensant alors que le silence qui s’installait devait être pesant, elle finit par reprendre la parole.

-Vous avez énormément de chance de pouvoir voyager. Vous le faites pour le travail ? Peu de gens viennent ici, l’on croise surtout des militaires à vrai dire. Le seul avantage de la région, c’est de pouvoir y cultiver toute sorte de chose, sinon il n’y a rien. Et niveau technologie, c’est pareil. Je fabrique des montres et j’aime ça, mais j’aimerais apprendre tellement plus. J’essaie de fabriquer certaines choses, mais mes connaissances s’arrêtent aux rouages et aux engrenages, c’est frustrant. Par exemple, il y a quelques mois, un soldat m’a apporter une arme à réparer, pensant que je pourrais y faire quelque chose… Drôle d’idée, certes, une horlogère n’a rien à voir avec un armurier. Pourtant, changer un peu m’a fait du bien, même si je ne connaissais pas l’utilité de la plupart des pièces.

Voyant qu’elle s’était une nouvelle fois laissée emporté dans un monologue à débit rapide, comme c’était le cas à chaque fois qu’elle parlait de technologie où tout ce qui pouvait s’y rapporter Sanaë se sentit rougir de gêne

-Pardon, je parle trop, s’excusa-t-elle en riant. Je désespère mes frères avec cette manie à débiter les paroles avec volubilité. Je passe tellement de temps seule dans mon atelier que je n’ai pas souvent l’occasion de converser.


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Gwen Feien
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Lun 13 Nov - 9:47
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Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Ok, sa réponse fait sens même si je m’attendais à ce qu’elle veuille les aider : elle est censée être plus altruiste que moi, non ? Enfin, ce n’est pas pour me déplaire de laisser ce bouge derrière moi sans plus s’en occuper. J’aurai sans doute dû profiter du silence pour continuer la conversation ou la ranimer, mais je n’avais pas d’inspiration. Et le silence est parfois bénéfique : la preuve Sanaë commença à déblatérer en parlant exactement du sujet qui m’intéressait. À moi de rebondir.

« Pas de souci, c’est moi qui suit venue vous déranger à l’origine. Ce serait plutôt à moi de m'excuser de vous importuner ainsi. »

Les gens qui s'excusent à tout bout de champ, ça a tendance à m’agacer. Je préfère donc ne pas m'attarder à ce petit jeu de qui est la plus humble.

«C’est étrange en effet, pourquoi un soldat viendrait dans une horlogerie pour faire réparer son arme ? Était-ce un manque de moyen, en aurait-il profité pour payer moins cher ? »

Ma dernière phrase est dite avec une nette touche de désapprobation. Une façon comme une autre de se ranger du côté de l’artisane. Bizarre comme comportement : peut-être que ce n’était pas une arme réglementaire ? Malheureusement, je n’y connais pas grand-chose dans ce domaine : je ne jure que par mes dagues. Plus sûr selon moi.

« Je me trompe peut-être mais les engrenages d’une montre n’ont rien à voir avec le système d’une arme ? »

Je lui adresse un sourire d’excuse pour tant d’ignorance de ma part. Ça m’intrigue : bien sûr tout cela relève de la mécanique mais ce ne sont pas les mêmes mécanismes en jeu, si ? Finalement, cette conversation pourrait m’apporter plus que quelques infos éparses sur cet homme. Je suis contente d’avoir suivi puis aborder cette femme. À aucun moment je doute que c’est bien de la personne qui m’intéresse dont on parle : la coïncidence serait trop grosse.

« Je n’y connais rien dans ce domaine contrairement à mon frère. On était à Skingrad pour qu’il assiste à la démonstration sur méthode révolutionnaire dans l’art de la vaporisation de la magilithe d’un professeur dont je ne me rappelle plus le nom. Mais ça a été annulé à cause d’un incident.Vous en avez peut-être entendu parler ? »

Non, je ne cherche pas à me vanter de mon vol même si je n’en suis pas peu fière. C’est juste une façon comme une autre d’alimenter la conversation et de vérifier que ma notoriété n’est pas trop répandue pour le citoyen lambda. Je sais que les journaux à Skingrad parlaient et spéculaient sur le trou dans la verrière du Palais des Sciences, mais je voulais savoir si la nouvelle était connue à Blumar. Je ne l’avais pas entendue au détour d’une conversation lors de mes tournées avec les militaires. Mais en même temps je ne me serais pas amusée à dévier la conversation dessus avec eux. Je ne suis pas inconsciente au point de jouer avec le feu. En tout cas, pas de façon inconsidérée.




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Sanaë Eshfeld
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Jeu 16 Nov - 9:28
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Tout en marchant, l’horlogère repensa à cette fameuse arme apportée par le militaire. La question de Gwen était pertinente, elle se l’était d’ailleurs posée elle aussi. Pourquoi était-il venu la voir déjà ?

-Il est vrai que cette histoire est plus que surprenante. Il s’agissait d’un prototype de chez Strauss, le militaire m’avait dit que personne n’avait osé y toucher, parce que l’arme semblait trop complexe. Il est simplement venu me voir en désespoir de cause. J’imagine qu’il s’est dit que je devais être habituée à des mécanismes bien plus compliqués.

Elle se souvenait très bien de cet assemblage métallique qui lui avait semblait si barbare. Trop angulaire à son goût et d’une simplicité étonnante. Cependant, il est vrai que trouver le défaut dans un engin qu’elle ne connaissait pas, qui plus est, tellement différent de ce qu’elle avait l’habitude de fabriquer, lui avait donné du fil à retordre.

-Non, effectivement, les deux disciplines n’ont absolument rien à voir. J’avoue m’être sentie perdue, déclara l’horlogère en riant. Malgré tout, la seule difficulté que j’y ai trouvée était de trouver le défaut qui causait la panne. La différence entre les deux mécanisme tient plus dans le mouvement. Dans l’horlogerie, une pièce mobile entraîne le mouvement des autres et ainsi toutes se mettent à fonctionner selon le même rythme, un peu comme un organisme vivant. Enfin, ça, c’est ma façon, très particulière, de voir les choses. Dans le cas des armes, tout est entraîné par l’homme qui tient l’engin, une seule pression entraîne le mouvement des pièces et… Poom. La seule difficulté est de faire en sorte que les pièces s’emboîtent bien entre elles, à dire vrai.

Travailler sur ce pistolet ne l’avait pas vraiment amusé. Elle avait d’ailleurs été déçue en découvrant le mécanisme brut et plutôt sommaire. Dans l’horlogerie, Sanaë affectionnait en particulier les défis, la minutie, la beauté… Elle n’avait rien retrouvé de tel dans cette arme, un bloc de métal, point…

Lorsque la jeune fille évoqua les événements survenus à Skingrad, Sanaë ralentit légèrement sa marche. Elle n’avait que très peu entendu parlé de cet événement. Un vol de notes, et d’un morceau de magilithe au sein même du palais des sciences. Le voleur aurait cassé le dôme de la verrière…

Du point de vue de Sanaë, l’exploitation de la magilithe était certes fascinante, et pouvait conduire à une certaine évolution. Une révolution même de la technologie. Néanmoins, l’horlogère déplorait son utilisation et ce que son peuple pouvait faire pour l’obtenir. Aussi, de ce qu’elle avait lu, la matière pouvait s’avérer bien trop instable et dangereuse, d’autant que son utilisation se limitait bien souvent à l’armement. Ce vol démontrait juste, une nouvelle fois que certain pouvaient risquer gros pour celle-ci.

-Oui, j’en ai vaguement entendu parlé. Enfin, j’ai surtout entendu des brides de conversation entre un client et mon frère. Un sacré coup, cela dit, j’espère que le fruit de ce vol n’est pas tombé entre de mauvaises mains. Votre frère doit être déçu, il travaille dans le domaine ?


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Gwen Feien
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Sam 18 Nov - 14:13
Irys : 1721825
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Comme le monde est petit ! Ou plutôt, dans ce cas, c’est l’entreprise Strauss qui a un grand marché. En tout cas, ce hasard me fait sourire. Ça m’étonne pas que ces prototypes soient à la pointe et incompréhensibles pour des marchands lambda. Il allait faire un ravage sur le marché avec ce que je lui avais fourni ! Bref, il n’en reste pas moins que venir voir une horlogère pour ça était étrange. Même cette dernière le concédait volontiers !

« Je ne sais pas si ça peut aller entre de bonnes mains... »

Non, parce que faut pas se voiler la face : le gouvernement tirait autant des armes de ce type de recherche que les industriels ! Les Hommes ne pensent qu’à la Guerre et à s’entre-tuer, autant en tirer profit. Si mon « frère » a été déçu, ce ne peut être que de ne pas avoir pu participer à ce fameux coup et en récolter les fruits à n’en pas douter ! Ou pas, difficile à dire. Il est bien trop peu audacieux pour un voleur. En tout cas, ça me fait plaisir que même un citoyen lambda en ait entendu parler même si ça voulait dire que la milice devait toujours être sur les dents.

« Pas directement. Il a été envoyé par sa patronne Wedsley, voir s’il y avait de quoi appliquer ça sur les armures. Je crois qu’il s’en veut surtout de revenir bredouille alors qu’elle lui a financer son voyage. »

Vérité et mensonge toujours entremêlés. Malgré ça, j’aime bien discuter avec cette femme un poil naïve à mes yeux. Après tout, je doute d’apprendre bien plus de chose sur Hex de sa part. À moins que leur relation soit allée plus loin ? À vérifier plus tard, je laisse la discussion suivre son cours. Je l’alimente même, c’est plutôt rare pour moi d’avoir une discussion anodine.

« Vous travaillez avec votre frère, c’est une entreprise familiale ? »

Amusant, elle est un peu dans la même situation que moi. Je me demande si c’est par choix : elle avait eu l’air assez envieuse tout à l’heure quand je parlais de voyage. Ça pouvait être de la politesse mais je n’ai pas l’impression que ce soit son genre. En même temps, elle semble assez passionnée par ses engrenages aussi. Bref, une vraie curiosité m’anime quand je lui pose la question :

« C’est par choix que vous travaillez là ? »




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Sanaë Eshfeld
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Mar 21 Nov - 15:23
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
De bonnes mains ? À la réflexion, cela n’existait pas. Quand bien même un scientifique aurait l’idée du siècle pour révolutionner le monde de la science en utilisation de la magilithe, cela reviendrait au même. Tout serait à nouveau détourné, encore et toujours, ainsi allait le monde. Et sans parler de la façon d’extraire la matière… La perte de l’humanité commençait là, à n’en pas douter. Ainsi, en guise de réponse, Sanaë se contenta de soupirer. Malgré les bonnes intentions, il y a des sujets, comme celui-ci, qui n’apporteront jamais rien de bon. Tant que l’homme est l’homme rien ne changera.

Concernant les armures, l’horlogère ne s’était que très peu renseignée sur le sujet. Elle savait juste qu’elles étaient nécessaire à la survie de certains dans les régions peuplées de créatures gigantesques. Elle avait bien évidemment trouvé le sujet intéressant, mais faute de temps et de renseignements, elle ne s’était pas attardée sur le sujet.

-Je comprends oui, mais il n’a pas à s’en vouloir. On ne peut pas prévoir ce genre de chose, il n’y est pour rien. Ce cambriolage a dû ruiner bien des plans… Mis à part ceux du commanditaire, je suppose.

En un sens, Sanaë trouvait cela inquiétant, qui pourrait se servir d’un tel morceau de magilithe sans attirer les soupçons… Elle supposait donc qu’il s’agissait là de quelqu'un d’assez riche et puissant pour ne pas avoir à s’en soucier. La conversation reprit un ton plus léger, ce qui arrangeait l’horlogère. Ce genre de sujet perturbant avait le don de troubler son sommeil et avec la masse de travail qu’elle avait accumulée, elle ne pouvait se permettre une nuit blanche.

-Oui, l’horlogerie a été créée par mon grand-père, puis transmise à mon père. À sa mort, mon frère aîné et moi l'avons repris. Elle n'intéressait pas mes autres frères, eux ont préféré faire des études.

Les maigres bénéfices de l’horlogerie ont servi à financer les différentes études des cinq frères restant, et ce, durant des années. Aujourd’hui, ils étaient devenus médecins, journaliste, avocat, banquier, ou encore enseignant. Bien loin de l’activité familiale, en somme. Sanaë aurait aimé, elle aussi poursuivre ses études, quitter Blumar, le Tyorum, devenir ingénieur, en apprendre plus sur les nouvelles technologies. Bien sûr, elle aimait son travail et était même très douée, mais était-ce réellement un choix ? La réflexion lui fit stopper sa marche.  En un sens, c’était bel et bien le cas, elle avait choisi de mettre ses rêves et ses désirs entre parenthèses pour aider sa famille. Mais si les choses s’étaient déroulées différemment, elle ne serait certainement pas là pour discuter avec cette jeune fille. Une réalité qu’elle cachait depuis bien des années derrière son amour pour l’horlogerie. Néanmoins, était-elle prête à l’avouer à une inconnue ?

-Et bien, c’est toujours une histoire de choix non ?

La vérité apparaissait soudainement bien plus claire : elle s’était elle-même enchaînée à son travail, laissant tout le reste de côté. C’est donc un sourire éteint qu’elle offrit à Gwen en reprenant sa marche. Comment une simple question venant d’une personne qu’elle venait de rencontrer avait pu ainsi lui ouvrir les yeux. Finalement, Sanaë aurait probablement droit à sa nuit blanche, elle songea alors à la passer sur l’horloge antique qui trônait sur son établis, cela aurait au moins l’utilité d’être constructif.

-Et vous Gwen, quelle vie avez-vous choisi ?


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Gwen Feien
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Ven 24 Nov - 10:58
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Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Ma question a visiblement touché un point sensible : je sens de l’amertume dans sa réponse. Un choix qu’elle se serait vu ou senti contraint de faire ? Je hoche simplement la tête à sa question rhétorique. C’est ainsi que je pense. Déchargé ses actes sur une tierce personne n’a que peu de sens en plus de voler le libre arbitre qu’on a. Il y a des choses que même un voleur sait qu’il ne faut pas voler.

Bien sûr, elle ne tarde pas à me retourner ma question : prévisible et pourtant ça me prend un peu au dépourvu. Que puis je répondre sans dévoiler mes activités ? Pas que j’en ai honte, mais ce n’est pas une chose à crier sur les toits. Surtout juste après avoir parlé de ce gros coup à Skingrad ! Le lien serait vite fait et qui sait ce que Sanaë déciderait d’en faire.

« La liberté, je n’ai pas encore totalement choisi. Je préfère voyager avec mon frère et voir un peu le monde avant de me fixer où que ce soit. J’en profite pour rencontrer des gens, comme vous. J’ai le temps devant moi. »

Je suis plutôt satisfaite de ma réponse qui recèle bien plus de vérité que ce que j’aurais cru. Moi non plus, je n’y avais jamais vraiment réfléchi au final. C’est juste la rencontre avec Sanaë qui m’y a amené. Ce n’est pas une mauvaise chose, en fait j’en suis plutôt contente. Un sourire vif répond au sien plus terne.

« En tout cas merci de m’avoir raccompagnée et avoir bien voulu de ma compagnie ! Je passerais vous voir demain. Bonne nuit. »

Je lui fais un signe de main avant de m’engouffrer dans l’hôtel, contente de ma soirée. Évidemment, je n’ai pas d’obligation à retourner la voir maintenant. Mais j’en ai envie, c’est étrangement une personne que j’apprécie malgré son côté naïf. Ou peut-être à cause de celui-ci ? Qu’importe, je me couche l’esprit tranquille après avoir vérifier que Cinder ne s’était pas mis dans un pétrin quelconque pendant mon absence.

À neuf heure le lendemain, je franchis la porte de l’horlogerie. La cloche teinte encore alors que je m’avance dans la pièce et le bruit des tic-tacs vient accompagner le son cristallin. Je suis seule mais à cette heure matinale rien d’étonnant. Loin de me déranger, j’en profite pour faire un tour des vitrines, curieuse du prix des choses. J’essaye d’en deviner le coût avant de regarder celui affiché. Il faut dire que je ne suis pas trop mauvaise à ce jeu.




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Sanaë Eshfeld
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Ven 24 Nov - 17:45
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
L’horlogère sourit en écoutant la jeune fille parler de liberté et de temps. Encore une chose qu’elle aurait pu lui envier. Ce qui était d’ailleurs le cas...

-Vous avez raison, profitez. Le temps passe si vite cela dit,
soupira Sanaë en effleurant sa joue comme pour toucher une ride invisible. J’ai l’impression, qu'hier encore, j’avais votre âge. Toutefois, vous me semblez bien moins insouciante que je ne l’était. Je décèle chez vous, une certaine maturité et une réflexion particulièrement poussée. Autant de qualités qui vous seront nécessaires dans le futur. Mais pas pitié, ne remettez jamais les pieds dans ce genre d'endroit.

Le trajet jusqu’à l’hôtel fut rapide, du moins lui avait-il semblé. Un effet probablement dû à cette conversation intéressante avec une personne qui l’était tout autant. Du haut de ses trente ans, Sanaë en était venue à admirer la jeune Gwen pour bien des raisons. Elle l’avait poussé à la réflexion, à peut-être revoir sa vie, qui sait ?

-Oh, mais inutile de me remercier, répondit-elle en souriant, ce fut un plaisir. Sans vouloir être mauvaise langue, les personnes intéressantes sont rares par ici. Dans ce cas, à demain. Bonne nuit.

Elle ne s’attarda pas plus longtemps dans les rues sombres. Sanaë rejoignit donc sa boutique d’un pas pressé, peu rassurée de se retrouver seule à une heure aussi tardive. Lorsqu’elle arriva devant la vitrine de son magasin, l’horlogère hésita. En temps normal, elle serait passée par la porte située à l’arrière et qui donnait sur une petite ruelle adjacente. Seulement, celle-ci n’était pas éclairée et l’idée de s’y engouffrer de nuit ne lui disait rien. Finalement, elle choisit la porte principale. Son entrée fut accompagnée du tintement familier de la clochette annonçant, habituellement, l’arrivée d’un nouveau client.

Elle se rendit directement dans son atelier et alluma la petite lampe de son établi. Inutile d’essayer de dormir pour l’heure, tant elle était perdues dans ses pensées. L’horlogère avait besoin de s’occuper l’esprit, de faire quelque chose d’utile. Alors elle déposa son paquet dans un coin et se mit au travail.

Le lendemain, Sanaë ouvrit sa boutique à l’heure, le visage cerné et la mine fatiguée… Elle espérait donc que son frère revienne travailler afin de ne pas se confronter aux clients avec un visage pareil. En attendant, l’horlogère resta dans son atelier, où elle achevait un assemblage compliqué de rouages fins. La fatigue n’aidant pas, il lui avait fallu recommencer plusieurs fois, jurant et maudissant son client de lui avoir apporté pareille camelote.

Le bruit de la clochette la surprit tant qu’elle en sursauta, s’entaillant le bout du doigt sur le bord de l’un des rouages.

-Il ne manquait plus que ça, soupira Sanaë en attrapant un chiffon afin de ne pas salir son établi de son sang.

Le tissu toujours à la main, elle se rendit dans la boutique, espérant ne pas y trouver un client maniéré et agaçant. L’un de ceux qui prétendaient lui apprendre son travail... Elle n’était pas d’humeur à ça. Au lieu de cela, elle retrouva sa compagne de la veille, observant quelques montres exposées. Cette vision la soulagea, elle était même heureuse de la retrouver là.

-Vous êtes matinale, lança l’horlogère avec une pointe d’amusement dans la voix. Avez-vous trouvé quelque chose d’intéressant ?


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Gwen Feien
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Ven 1 Déc - 9:02
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Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Le hasard fait bien les choses : c’est Sanaë qui me rejoint et non son frère ou un autre employé, si elle en a. Je hausse les épaules à sa remarque. Neuve heure ce n’est pas si tôt quand on n’a pas à rester debout toute la nuit. Elle, par contre, a bien l’air d’avoir besoin de dormir plus. Une grasse matinée ne lui aurait sans doute pas fait de mal.

« Je ne sais pas. Vos montres sont belles mais j’aimerais surtout en avoir une de solide. Je pense que c’est le plus intéressant. Par contre je ne serais les différencier sur ce critère. »

Enfin, sûrement pas aussi bien que la spécialiste. Et elle a peut-être des modèles en-dehors des vitrines en plus. Le prix n’est pas vraiment un problème pour moi même si je ne prendrais pas une montre trop cher, ça ne m’intéresse pas, et je ne voudrais pas éveiller les soupçons pour une broutille. C’est pas une chose que j’ai l’habitude d’acheter, d’ailleurs c’est bien la première montre que j’acquérais ainsi ! Normalement je me sers dans les poches des hommes pour ça.

« Et puis, on peut bien être matinale quand on ne travaille pas. »

Je regarde son chiffon à la main. Visiblement, je dois l’interrompre sur une réparation ou quoiqu’elle faisait à l’arrière du magasin. C’est une partie dans laquelle je ne passe qu’aux heures tardives en général et sans la présence du propriétaire. Je me demande à quoi sa ressemble de jour. Sûrement à une pièce banale et sans attrait.

« Vous savez, j’ai repensé à cette drôle d’histoire que vous m’avez raconté au sujet du militaire : avez-vous eu l’occasion de le revoir pour éclaircir l’affaire ? »

Voilà, c’est probablement la dernière fois que j’en parle. Je veux juste savoir si elle a lié plus ample connaissance avec ce Hex. Dans le cas contraire, il n’y aurait pas grand-chose à ajouter. On verra si j’arrive à trouver des sujets de discussions aussi intéressant qu’hier. Et au pire, je partirais avec au moins une montre de cette boutique, mon temps ne sera pas perdu.




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Sanaë Eshfeld
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Mar 5 Déc - 21:19
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Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Une montre “solide”, Sanaë sourit à l’entente de ce critère original. Généralement, ses clients ne se souciaient guère de ce détail, ou du moins n’en parlaient pas, c’était toutefois une chose sur laquelle l’horlogère mettait un point d’honneur. Elle fabriquait ses montres pour qu’elles durent, puissent se transmettre de génération en génération. Elle veillait à ce que l’entretien soit aisé et ne nécessite pas de réelle connaissance. C’est aussi pour cela que chacune d’entre elle étaient pourvu d’un livret d’entretien. La maison se chargeait généralement de chaque réparation, garantissant le service à la clientèle. Le livret servait surtout aux clients de passages et qui devraient se rendre chez un autre horloger pour les divers dépannages.

-Vous n’aurez pas réellement à vous soucier de ce détail ici. Elles sont toutes garanties, par conséquent, il vous suffira de me la renvoyer pour que je la répare au besoin. Voyons surtout l’usage. C’est pour un cadeau, c’est bien cela? Nous avons des modèles qui se portent au poignet, en collier aussi, et bien entendu les montres à gousset qui sont les plus vendues.

Elle lui montra quelques modèles exposés, tous différents. La maison tenait à ce que chacune soit unique, une habitude tenue du père Eshfeld qui prônait la diversité.

-Certains préféreraient favoriser le repos lors de journée libre, répondit-elle en souriant. Mes frères par exemple, ce sont tous de bons dormeurs, et ce, depuis toujours. Ce qui désespérait jadis mon père, désespère aujourd'hui leur épouse.

Lorsque Gwen évoqua le soldat, Sanaë se remémora les deux semaines passées en sa compagnie. Quinze jours à travailler sur la réparation de l’arme qu’ils avaient finie par modifier.

-Non, plus de nouvelles depuis que je lui ai rendu son arme. Il a passé un certain temps ici avec moi, le temps de réparer l’arme, puis il est reparti. A dire vrai, je ne connais même pas son nom.

Sanaë ne réalisait toujours pas ce qu’elle avait accompli. Elle aurait pu s’en sentir fière, néanmoins, ce n’était pas le cas. Il n’avait s’agit que d’un travail, certes compliqué et éreintant, mais rien de plus.

-Mais j’y pense, je travaille actuellement sur un nouveau modèle de montre. Bon, ce n’est encore qu’un prototype, un mécanisme en particulier me donne encore du fil à retordre, mais il pourrait peut-être vous intéresser. Suivez-moi si vous le voulez bien.

L’horlogère l’entraîna alors dans son antre, comme elle l’aimait l’appeler. L’atelier tranchait avec le reste du magasin, son organisation pouvait sembler désorganisé, voir totalement incohérent pour tout oeil étranger. Dans un coin, de vieilles montres cassées et irréparables étaient entassées, attendant que Sanaë ne les démonte afin d’en récupérer les pièces dont elle se servait pour d’autres créations plus originales. Bien qu’en apparence chaotique, la pièce était propre et méticuleusement entretenue, tant et si bien que l’on n’y trouvait aucune trace de poussière.

Elle la guida jusqu’à son établi personnel, celui qui lui servait pour tous travaux effectués en dehors des besoins de la boutique. Au-dessus de la table étaient affichés divers schéma représentant des animécaniques tel que des oiseaux, ou des représentation en miniature de dragon, cheval et autres créatures absentes de la région. Y étaient aussi affichés les croquis de l’arme du fameux soldat, avant et après modifications. Sur la table trônaient plusieurs objets, des animeaux faits de rouages et de métal, plus ou moins terminés, des boîtes à musique, mais surtout une montre d’apparence plutôt banale, mais qui renfermait un mécanisme particulier.

-Il s’agit d’une broche, regardez, lança-t-elle en ouvrant l’arrière du boitier révélant le système d’enroulage de la cordelette encore défectueux. Je bute encore la-dessus, toutefois, à la place de la corde, l’on peut y mettre une chainette, un peu comme celles des montres à gousset. Mis à part cela, nous avons aussi des horloges de tailles diverses… Qu’en dites-vous ?


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Gwen Feien
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Lun 11 Déc - 9:34
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Guilde +1 (femme)
Je sais déjà que je ne veux pas de montre à gousset, répandue ou non. Je ne peux pas être obligée de sortir la montre de ma poche, l’ouvrir pour connaître le temps : c’est trop chronophage. En collier, n’en parlons même pas ! Comment les gens font pour voir l’heure ? Ah moins qu’ils se contentent de faire pendule pour les autres ?!

Je hausse les épaules, visiblement ni l’une ni l’autre ne sommes concernées par ces accès de flemmardise. Personnellement, j’ai tendance à m’ennuyer à ne rien faire. Je ne comprends pas ces bourgeois et bourgeoises qui passent le plus clair de leur temps à lambiner ou à faire des réceptions. Bref, je ne suis pas comme eux et j’ai un travail à finir avant d’acheter quoi que ce soit !

Hmm, tant pis. Je n’irai pas lui dire que je connais probablement son nom, ce serait plus qu’étrange et inexplicable, et sans intérêt : que lui importe d’apprendre le nom d’un type qu’elle a vu il y a des mois.

« Bien sûr, je vous suis. »

Alors que je pénètre dans l’antre de l’horlogère, je détaille des yeux tout ce qui traîne. Il serait tellement facile de prendre une des montres de la pile à l’apparence précaire : mais à quoi bon ? Je ne suis pas là pour faire un vol ridicule. Et puis, j’aime bien Sanaë même si cette considération n’aurait été assez forte avec quelque chose d’intéressant à subtiliser... Bien qu’au-dessus de son établi des dessins attirent mon œil. Il y a bien sûr l’arme de Hex mais n’y connaissant rien, ça ne m’intéresse guère. Non, ce qui m’intrigue dans un premier temps, et me fascine ensuite, se sont les schémas de ces petits animaux.

« Vous faites aussi tous les modèles dont vous avez les croquis au-dessus de votre bureau ? Ils sont vraiment chouettes ! Vous en avez de fabriqué ou ce n’est que des croquis ? »

Pleins d’idées envahissent mon esprit quand à l’utilité de ces petits êtres mécaniques. Inutile de dire que j’en ai oublié tout le reste. Ça, c’est une chose que je ne verrais pas ailleurs, c’est sûr ! Ce qui veut dire que mes cibles non plus. Un bon moyen de dérouter et de faire une petite distraction. L’idée d’en avoir me plaît vraiment et j’attends dans l’expectative qu’elle réponde à ma question. Tant pis si je passe pour une gamine devant un jouet neuf. Hors de question de partir sans au moins une commande de ces objets !




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Sanaë Eshfeld
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Mar 12 Déc - 19:58
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Malgré toutes ses démonstrations, il était évident aux yeux de l’horlogère, qu’aucune de ses montres n’intéressaient la jeune fille. Elle ne lui en voulait pas, la plupart de ses créations étaient destinées à la bourgeoisie, peu de gens du peuple se souciait réellement de l’heure qu’il pouvait être. Tout comme l’aspect gadget qu’aimait donner Sanaë à ses créations... Ils se contentaient généralement de montre à gousset des plus classiques et bon marché, chose qui n’attirait visiblement pas non plus Gwen. Désespérée, l’horlogère ne savait plus quoi lui montrer, l’ensemble de ses créations se trouvaient là...

Néanmoins, si Sanaë se sentait déçue de ne pouvoir satisfaire sa compagne de la veille, cela changea lorsqu’elle remarqua le regard brillant de la jeune fille se poser sur ses croquis d’animaux mécaniques. Son attrait pour ces vulgaires jouets la surprit, en général cela n'intéressait que les enfants y voyant quelques compagnons de jeu à remontoir.

-Ça ? J’en ai fabriqué plusieurs oui. Je les offre généralement à mes neveux et nièces. Ils en raffolent. J’en ai quelques uns de terminés.

L’horlogère fit alors volte face pour se diriger vers une armoire aussi antique qu’imposante qui trônait dans un coin de l’atelier depuis l’époque du grand-père. Si le meuble en lui-même ne payait pas de mine avec son bois usé et son vernis élimé, l’intérieur regorgeait de ces petites inventions. Elles n’avaient guère d’utilités à vrai dire, ce n’était que quelques automates destinés à ses horloges ou qui serviraient de jouets aux enfants de ses frères. Boite à musique, animaux et insectes à remontoirs de toutes sortes attendaient là de trouver propriétaire, certains depuis des années… Rien de bien impressionnant en réalité, un passe-temps comme un autre qui occupait les périodes d’inactivités de l’horlogère.

Elle sortit alors quelques animaux fraîchement terminés, dont un oiseau qui lorsque que l’on le remontait, chantait, battait des ailes et bougeait la tête suivant les mouvements des rouages à l’intérieur. Elle en fit d’ailleurs la démonstration à la jeune fille.

-C’est mon petit dernier, mon premier oiseau aussi. Il était amusant à fabriquer. Il ne sert pas à grand chose, mais s’il vous intéresse, je vous l’offre avec plaisir. Ou tout autre bestiole présente dans cette armoire d’ailleurs. N’hésitez pas, servez-vous, les enfants adorent en général.

Sourire aux lèvres, Sanaë déposa doucement le petit oiseau mécanique dans la main de Gwen attendant quelques réactions de sa part.

Spoiler:
 


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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