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Chroniques d'Irydaë
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 Un grain de sel dans les rouages [Terminé]

Gwen Feien
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Dim 17 Déc - 11:54
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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Un grand sourire vient orner mes lèvres alors que j’entends sa réponse. Évidemment, naïve comme elle est, elle ne voit ça que comme des jouets ! Moi, j’en vois une utilisation beaucoup plus sérieuse et lucrative. Dur de ne pas coller à l’horlogère alors qu’elle se dirige vers ce qui ressemble à un vieux meuble de famille pour en sortir un de ces petits bijoux. Son armoire est pleine de petits automates ! Mon excitation perce très clairement dans ma voix alors qu’elle me fait une petite démonstration.

« Vraiment, il est magnifique ! Je peux le prendre ? »

Un vrai petit oiseau mécanique. C’était tout simplement mieux qu’un vrai ! Les insectes aussi sont bien mais rien qui n’arrive à la cheville de ce chef d’œuvre. Pour le coup, j’aurai l’impression de la voler si je partais sans la payer. Je n’ai pas l’habitude de refuser un offre généreuse mais là…

« Je peux vous payer quelque chose ? J’aimerais bien tous les prendre. »

La montre, le faux prétexte pour laquelle je suis venue à la base, est totalement partie aux oubliettes dans ma tête. Je tourne le petit oiseau dans mes mains, impressionnée par le mécanisme tout autant que par leur créatrice. Je suis sûre qu’avec des mains aussi habiles que les siennes, elle ferait une très bonne voleuse. Enfin, je ne peux guère lui dire ça. Le but n’est pas de la choquer.

« Vous devriez les vendre, ça ferait bien des heureux ! »

Ça peut-être bien aussi si ses petits jouets deviennent plus répandu : plus facile à trouver et attirent moins l’attention ou en tout cas marquent moins les esprits une fois leur fonction remplie. Dans tous les cas, je serais plus qu’heureuse de repartir avec un sac plein de ses animaux mécaniques. Bien plus intéressant qu’une montre aussi solide soit-elle !

HRP:
 




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Gwen parle en #0033ff
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Sanaë Eshfeld
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Lun 18 Déc - 15:25
Irys : 370978
Profession : Horlogère en quête d'aventures
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En voyant l’enthousiasme de la jeune fille face à ce petit oiseau mécanique, l’horlogère ne put retenir un sourire. Il ne s’agissait pourtant que d’un simple jouet, certes atypique, mais qui n’avait aucune utilité autre que celui d’être manipulé ou observer. Néanmoins, Gwen paraissait extrêmement intéressée par ces petites créations inutiles.

- Oh oui, allez-y, prenez ce que vous voulez.

Qu’en ferait-elle après tout, la plupart attendaient dans l’armoire depuis des années, les insectes en particulier. Si Sanaë leur trouvait une certaine beauté, ce n’était pas le cas des enfants préférant, et de loin, les petits animaux. Lorsque Gwen évoqua le fait de payer pour ces objets, Sanaë eut un mouvement de recul. Payer ? Pour ça ?

- Non, je ne vous ferez certainement pas payer pour cela. lança-t-elle en agitant nerveusement ses mains devant-elle. Je les fabrique pour m’amuser durant mon temps libre, et les pièces ne m’ont rien coûté puisque ce sont des matériaux de récupération. Prenez tout, je vous les offre avec plaisir.

Sanaë fut tout de même heureuse de voir une autre personne admirer son travail. Confectionner ces petites choses lui apportait bien plus de plaisir que de travailler sur les montres. Elle avait l’impression d’avoir fait le tour en ce qui concerne l’horlogerie, elle avait beau essayer de modifier, inventer de nouveaux mécanismes, ses innovations tenaient plus de l’apparence et cela ne la satisfaisait pas. Ces petits animaux, ses animécaniques comme elle aimait les appeler, étaient tous différents, chaque mécanisme était unique… Mais ne servaient à rien. Se mouvant uniquement suivant un schéma précis, toujours le même, grâce à un remontoir basique.

- Les vendre ne seraient pas si rentable. Les fabriquer prend du temps, beaucoup, et chacun d’entre eux vaudrait une fortune. Mais c’est un bon passe-temps.

Sanaê attrapa ensuite une réplique de dragon version mécanique encore inachevée. Elle le retourna entre ses mains, observant chaque articulation, tirant sur les ailes pour les déplier…

- Leur donner vie serait amusant vous ne trouvez pas ? En faire des animaux de compagnie, enfin quelque chose comme ça. Enfin… C’est impossible, bien sûr, mais ce serait merveilleux.



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Gwen Feien
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Jeu 28 Déc - 10:27
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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Bon, on ne pourra pas dire que je n’ai pas proposé de récompenser son travail ! Je commence à en sortir d’autres de ses étagères, mais je les repose presque tout de suite  : je risquerais de les abîmer à tous les transporter dans mon sac. Je ronge mon frein et attends qu’elle ait fini de parler avant de lui donner une vague réponse à sa question pour enchaîner sur ce qui me préoccupe vraiment.

« Peut-être, la magilithe fait bien des choses. Ça pourrait être encore plus impressionnant, peut-être… Vous n’auriez pas une boite pour que je les transporte sans les abîmer ? »

Je suis une horrible cliente : non seulement je ne lui achète rien mais en plus je lui prends des objets qui lui ont demander des heures de travail sans rien payer. J’ai l’impression de la voler avec son accord. Enfin, je suis pas du genre à me torturer pour ça.

Tout à ma découverte et l’admiration de ses petites merveilles, je ne fais guère attention à la cloche qui teinte par deux fois. C’est tout à fait normal ici et ça ne me concerne pas. Ou du moins, ça ne devrait pas. Malheureusement, dans ma chance, j’ai de la malchance : comme je ne tarde pas à le découvrir les nouveaux venus ne sont pas des clients habituels.

« J’ai trouvé les proprios ! Sont dans la remise ! Deux belles blondes ! »

Une voix grommelle une réponse depuis l’entrée et le type au fusil, qui pointe bien évidemment le canon vers nous, hoche la tête. Puis, toujours en criant alors qu’on est pas bien loin de lui, nous donne ses ordres :

« La vielle, tu attaches l’autre et pas d’entourloupe ! Vous pourrez sortir d’ici si vous nous gênez pas. »

Un sac alourdit pas des cordes tombe à nos pieds. À vue de nez, il y a de quoi saucissonner toute une famille ! Prévoyant les braqueurs, même si je doute que ça vienne du gars en face de nous.

Heureusement son masque évite de voir le jet de postillon qu’il doit immanquablement produire avec sa façon de s’exprimer. Ce dernier veut peut-être dire qu’ils comptent effectivement pas nous tuer. En tout cas, le benêt face à nous semble sincère. Peut-être pourrions-nous lui jouer un tour ? En attendant d’avoir une idée pour me venger de ses inopportuns, je fais mine de suivre ses instructions. Ce n’est pas encore le moment de laisser l’adrénaline faire son œuvre.

« Et tu t’attaches aussi après, pieds et mains ! »

Ridicule, il nous fouille même pas. Avec tous les couteaux que j’ai sur moi, je peux me libérer dès qu’il aura le dos tourné. Pire que l’autre Boulet. Je me retiens pour ne pas lever les yeux au ciel. Les braqueurs n’ont décidément aucune classe ! J’en suis désolé pour Sanaë. Au bruit qui nous parvient d’à côté, le ou les types, n’y vont pas dans la dentelle.




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Gwen parle en #0033ff
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Sanaë Eshfeld
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Ven 29 Déc - 13:42
Irys : 370978
Profession : Horlogère en quête d'aventures
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La magilithe permettait bien des miracles, c’était certain, néanmoins l’idée dérangeait l’horlogère. Elle ne faisait pas réellement confiance au matériau, simplement parce qu’elle n’en savait pas encore assez sur le sujet. Seulement, les techniques d’extraction, tout comme la main d’œuvre utilisée en ce but, la mettaient franchement mal à l’aise. Aucun miracle technologique ne devrait coûtait autant de vie humaine. Donner vie à ces petites créatures mécaniques resterait un doux rêve. Néanmoins, rien ne l’empêchait de faire des recherches sur d’autres types de moteur permettant une plus longue durée de vie et une taille plus importante aussi.

Sanaë attrapa une caisse en bois attendant une quelconque utilisation au-dessus de l’armoire. Elle en retira la poussière accumulée avec les années d’inutilisation avant de la tendre à la jeune fille.

-Tenez, ils seront bien mieux là-dedans, et bien plus facile à transporter, lui dit-elle en souriant.

Sanaë était heureuse de voir quelqu’un s’intéresser à ses créations, même si elle n’en comprenait pas la raison. Finalement, ce n’était pas le plus important, quelqu’un y trouvait un intérêt et cela lui suffisait amplement.

La cloche de l’entrée retenti alors, l’horlogère grimaça à l’idée de devoir laisser Gwen pour des clients inintéressants au possible. Toutefois, elle n’eut guère le temps de s’en inquiéter, car il devint vite évident que ceux-ci n’étaient pas venu pour acheter l’une de ses pièces. Une voix gronda, puis l’homme entra dans l’atelier… Sans y être invité. Sanaë s’en sentie presque violer, il s’agissait de son antre après tout, sa prison autant que son havre de paix, et cet homme en souillait le sol tout en pointant le canon de son arme sur les deux femmes.

Sanaë ne savait plus si elle devait se sentir en colère ou effrayée, néanmoins, n’ayant rien d’une héroïne ou d’une combattante, elle obtempéra après avoir lancé un regard désespéré à Gwen. Elle se sentait profondément désolée pour sa compagne de la veille. Toutes deux voyaient un bon moment gâché par ces personnes malhonnêtes…

Elle l’attacha donc, à la chaise, comme l’homme le lui avait demandé, veillant à ne pas trop serrer les liens pour ne pas lui faire mal. Ses gestes étaient mal-assurés, tremblants, sous les coups d’une émotion qu’elle ne comprenait pas. Jamais une telle chose ne lui était arrivée, jamais elle n’avait eut à ligoter qui que ce soit, si bien qu’elle ne savait comment s’y prendre.

- Je suis désolée, murmura-t-elle à l’oreille de la jeune fille tout en évitant le regard furieux de l’homme.

La demande suivante la laissa pantoise. Son regard passa de l’homme à sa compagne se demandant s’il se rendait seulement compte de l’absurdité de son ordre. L’horlogère se garda toutefois de manifester ouvertement toute remarque susceptible de l’agacer, au risque de le voir perdre pied et devenir dangereux. Elle obéit donc, s’asseyant à son tour sur la seule autre chaise de l’atelier. Commençant par les jambes… Puisque cela, elle pouvait le faire. Pour les bras, elle se contenta de s’entourer grossièrement la corde autour d’elle, donnant ainsi l’illusion d’être ligotée, bien que ce n’était nullement le cas.

Visiblement, le braqueur amateur en fut satisfait, tant mieux… “Il n’y a rien de plus stupide que d’agacer les fous et les idiots” Sanaë n’avait jamais compris cette phrase mainte fois répétée par son père, du moins jusqu’à ce jour. L’homme était agité, son arme tremblait entre ses mains, un coup partirait facilement et elle ne voulait certainement pas risquer la vie de la jeune fille.

Elle garda donc le silence, laissant les voleurs terminer leur oeuvre tout en espérant que ceux-ci s’en irait rapidement ensuite...



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Gwen Feien
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Mar 2 Jan - 23:36
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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Il n’y a rien d’autre à faire que suivre ses consignes et attendre. Agir précipitamment ne serait pas bon. Les plus dangereux dans ces cas là sont les fous et les stupides. J’en ai croisés plus que ma part pour en avoir conscience. Et si lui n’a pas de pouvoir comme celui de Tellora ou d’Alexandria, il a un fusil, ce qui est suffisant pour nous tuer.

«  Je suis désolée »

Pas autant que moi. La caisse de mes petites trouvailles se trouvent non loin de moi et sont pourtant inaccessibles à cause de ces brutes ! À peu de temps près j’étais loin avec elles. Il y en a bien une qui m’est restée dans la main dans le feu de l’action mais je ne peux rien en faire pour l’instant. Je la pose donc doucement sur le bord de la chaise derrière mes fesses. Ensuite, alors que Sanaë s’occupe à s’attacher tant bien que mal, je fais coulisser un de mes couteaux vers ma main. Le fait que l’horlogère ait laissé les liens lâches aide pas mal.

Un autre grognement provenant de l’autre pièce fait sortir notre imbécile de là. Il ne m’en faut pas plus pour défaire le lien de mes pieds, attraper l’insecte mis de côté, le mettre dans ma poche pour libérer ma main et avoir deux couteaux près à lancer. Tout ça sans un mot évidemment. Pas le temps de rassurer ma compagne de galère ou d’élaborer un plan à deux.

En quelques enjambées, je suis à l’embrasure de la porte. Discrètement, je jette un coup d’œil par l’ouverture pour voir deux malfrats, dont un avec lequel on a fait connaissance, discuter en parlant « doucement ». Le notre a posé son fusil, évidemment. L’autre plus prudent, et je suppose plus malin, l’a toujours en main. Le choix est donc vite fait : la première dague sera pour lui. À peine a-t-elle quittée ma main que je lance l’autre. Trop d’adrénaline ou que sais-je font qu’une seule sur les deux atterries où je le souhaite : dans la gorge pour ne laisser aucune chance de survie. Bien sûr, c’est celui qui est armé qui échappe à mon couteau ! J’ai à peine le temps de me baisser qu’il fait feu.

« C’est mon frère que t’as buté ! Mon frère tu m’entends ! »

La cloche retentit encore une fois et le sifflement de bal change de direction. Malheureusement, je ne peux voir à quoi c’est dû. Un tir entre ami pas si infortuné que ça pour nous, un client qui a mal choisi son moment ou la milice qui servirait pour quelque chose pour une fois ?!




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Gwen parle en #0033ff
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Sanaë Eshfeld
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Mer 3 Jan - 15:34
Irys : 370978
Profession : Horlogère en quête d'aventures
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Voilà une situation dérangeante, Sanaë ne savait plus si elle devait se sentir énervée ou effrayée, peut-être les deux finalement. Quelques sons perçaient la cloison située entre la boutique et l’atelier, bruits attestant quelques dégâts dans les vitrines et autres étagères contenant ses précieuses créations. Et l’autre imbécile, armé de son fusil qui ne savait plus sur quel pied prendre appui. L’horlogère tenait fermement dans son dos, les liens factices qui devaient, supposément, la maintenir attachée sur sa chaise de travail. Son regard passait de Gwen au cambrioleur, se demandant pourquoi la jeune fille semblait nettement plus sûre d’elle que leur agresseur. C’est lorsqu’il disparut dans la boutique qu’elle comprit.

Gwen s’était détachée, rapidement, bien trop pour être quelque chose de nouveau pour elle. Elle savait ce qu’elle faisait, aucun doute la dessus. Sanaë gardait le silence tout en l’observant prendre place dans l’embrasure de la porte séparant les deux pièces, couteaux en mains. Bien naïve horlogère, ce n’est qu’en cet instant qu’elle compris que Gwen n’était en rien la jeune fille faible qu’elle avait pu le croire…

Elle vit l’un des couteaux partir, puis le second, un bruit sourd se fit entendre à côté, sitôt suivit de cris. Sanaë restait totalement choquée sur sa chaise, haletante, le cœur bordé d’angoisse sans savoir que faire. L’horlogère n’avait absolument pas peur pour elle, son sort ne lui importait peu contrairement à celui de sa jeune amie. La voix de l’homme perçait à travers le mur, il était armé, Gwen ne l’était plus. Sanaë se leva brusquement, le geste faisait choir bruyamment le siège au sol tandis qu’un bruit sourd, un coup de feu résonne à travers la pièce. Le cœur de Sana manqua un battement, ses membres, raidis par l’effroi la maintenait immobile, impuissante… Et cette peur, qui la rongeait jusqu’au tréfonds de son âme…

Elle savait que Gwen n’était plus armée, les intrus si… Le tir lui était forcément adressé, mais l’avait-il touché ? Était-elle blessée, ou... morte? L’idée était si affreuse pour Sanaë, la jeune fille se trouvait là uniquement parce qu’elle l’avait invité… ou peut-être pas, elle ne savait plus, s’étant si bien trompée jusque-là plus rien ne lui semblait vrai… Tout comme situation somme toute irréelle... Invraisemblable... Elle devait aller voir, s’assurer de la santé de Gwen, son inquiétude la torturait, la faisant souffrir… Elle étouffait.

Elle chercha des yeux un objet utile, elle ne possédait certes pas d’arme, mais l’atelier regorgeait d’objets en tout genre, attendant de trouver une quelconque utilisation. Finalement elle trouva, posée contre le vieil établi abandonné depuis de longues années, celui de son père. Sanaë se rua dans sa direction, attrapa la tige d’acier renforcée et sortit en trombe par la porte de l’atelier donnant sur une étroite ruelle. Dans la rue, elle hurla, appelant à l’aide, criant au vol, au meurtre, tout en contournant le bâtiment à toute vitesse pour réapparaître devant l’entrée principale. Elle ouvrit la porte, brusquement, tandis qu’un coup de feu partit faisant exploser la vitrine. Tout se déroula bien trop rapidement pour que l’horlogère n’ait le temps de réaliser quoi que ce soit. Tenant fermement la barre métallique, elle la brandit, frappa de toutes des forces sur la main tenant encore l’arme. Un coup de feu parti, un coup pour rien, la balle atterrit dans une horloge murale qui s’écroula au sol en même temps que l’arme.

Haletante, Sanaë aperçue enfin Gwen, elle allait bien, mais elle n’en lâcha pas son arme de fortune pour autant. L’homme était toujours debout, se tenant le poignet qui prenait déjà une teinte violacée, pestant, grondant des paroles que l’horlogère n’entendait pas. La milice arriva à ce moment-là, quatre gaillards en uniforme pénétrèrent dans l’horlogerie, l’un d’eux la délesta doucement de sa barre de fer.

Sanaë était sonnée, ses oreilles bourdonnaient à cause des déflagrations et n’entendait que quelques sons étouffés. Elle leur désigna simplement l’homme du doigt avant de se diriger vers Gwen.

Mille questions lui traversèrent l’esprit en même temps si bien qu’elle fut incapable s’en faire le tri pour en formuler ne serait-ce qu’une seule. Sanaë l’observa un moment en silence, un masque impassible sur le visage. Finalement, l’une de ses interrogations se dégagea des autres, une question si étrange en pareille situation… Elle fit un pas en avant, sans détourner son regard de celui de la jeune fille et la prit dans ses bras. Plaçant sa bouche contre son oreille, elle murmura:

-Qui êtes-vous ?




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Gwen Feien
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Ven 5 Jan - 21:35
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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J’hésite. Il ne faudrait pas, ça pourrait être mortel. Même si cette fois j’ai de la chance : c’est l’horlogère qui a détourné l’attention du braqueur ! Qui fait même mieux que ça ! Je me relève, incapable de l’aider sans la mettre en péril. L’homme est désarmé bien que toujours dangereux et véhément. Heureusement, ce mot à une drôle de saveur associé à eux, que les miliciens arrivent pour nettoyer la boutique. J’aimerais prendre la poudre d’escampette avant que ces derniers s’interrogent sur mon compte et ma capacité à lancer des couteaux. Mais je ne peux partir sans les animaux mécaniques, et de toute façon, mon aînée continue à me surprendre en m’attrapant dans ses bras. Pour ne rien gâcher, elle pose la question toute légitime dans ces circonstances mais à laquelle je ne veux pas répondre.

« Une faiseuse. »

Un milicien jeunot et tout gêné se tient à nos côtés. Il semble vouloir nous parler mais sans oser interrompre notre étreinte après les événements traumatisants auxquels on a assistés. J’aurais presque pitié de lui s’il n’était pas de ce bord.

« Heu, excusez-moi mesdames ? Je vais avoir besoin de vous parler pour savoir ce qui c’est passé. Si vous permettez ? »

Il est temps de préparer un échappatoire et de sortir les larmes de crocodiles. Je ne veux vraiment pas finir au poste de garde. Et encore moins répondre à leurs stupides questions. Désolé Sanaë de te laisser avec cette corvée mais moi et ces miliciens nous sommes encore moins compatible que moi et les braqueurs. Surtout qu’eux je ne peux leur lancer des couteaux impunément !

« Heu, excusez moi. Bien sûr prenez votre temps. Je vais voir si mes collègues ont besoin d’aide, je vous laisse un peu tranquille. Ne vous inquiétez pas, nous avons tout sous contrôle ! »

Quel naïf au bon cœur. Ça ne le mènera nul part. La preuve, dans un futur proche il se prendra un blâme. J’en profite pour souffler discrètement entre mes pseudos sanglots quelques phrases à Sanaë.  Le type derrière fait assez de bruit pour que personne n’entende mes mots à part leur destinataire.

« Je vais partir maintenant si tu le permets, je suppose qu’il y a une porte à l’arrière. »

Je l’embrasse sur la joue avant de m’enfoncer dans son atelier. Elle a été gentille avec moi, j’espère qu’elle n’aura pas trop d’ennuis.




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Sanaë Eshfeld
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Sam 6 Jan - 14:41
Irys : 370978
Profession : Horlogère en quête d'aventures
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Le mystère concernant la jeune Gwen demeurerait entier. L’horlogère la laissa partir, comprenant, grâce à ses paroles énigmatiques, qu’il valait mieux ne pas pour elle de se trouver dans le collimateur des miliciens. La raison n’avait guère d’importance, elle lui avait sauvé la vie, Sana avait donc une dette inexorable envers la jeune fille. C’est pourquoi elle n’essaya pas de la retenir, confirmant la présence d’une porte à l’arrière tout en plaçant la clé dans sa main.

L’horlogère se retourna ensuite vers les hommes, attendant visiblement que la jeune femme ne s’explique, l’interrogeant sur le départ de Gwen, ce à quoi elle ne sut répondre alors…

- Je ne la connaît pas, elle était simplement venue me commander une montre, nous étions toutes deux dans l’atelier quand ces hommes sont entrés. Celui-ci nous a menacées avec son arme, ligotée aussi, déclara-t-elle en fondant en larmes. Je ne connais pas son nom, et ne sais pas non plus d’où elle vient...

C’était vrai, du moins en partie, puisque finalement elle n’était même plus sûre que le nom fournit par la jeune fille soit réellement le sien. Sanaë n’avait jamais su mentir, ce n’était pas dans sa nature. Voilà pourquoi elle évita de trop en dire, ce qui aux yeux des miliciens reviendrait à ne pas en dire assez.

Finalement, elle ne s’en sortit pas trop mal, ils emmenèrent l’homme encore en vie et la soulageaient du corps gisant au sol. Nul doute que l’horlogère se souviendrait de cette journée étrange et mouvementée. Elle espérait simplement que Gwen ou quel que soit son nom se trouve en sécurité, espérant également d’avoir la possibilité de la recroiser un jour. Qui sait ?



[Fin]



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