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Chroniques d'Irydaë
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Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !




 :: Les terres d'Irydaë :: Zochlom
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 [Terminé] [Event mondial] Pavillon Daënar

Bolgokh
avatar
Mar 24 Oct - 0:42
Irys : 310013
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Le Pôle Daënar


Ci-joint, une petite liste non exhaustive de ce que vous serez susceptible de trouver en ces lieux :
  • Le Générateur de poussière 3 000 : le Gouvernement lui cherche encore une utilité, mais il amusera sans aucun doute vos enfants au cours de formidables batailles de poussière.

  • La Montgolfière de Frayda : certes, la patronne fait au moins la corpulence de votre arrière grand-oncle, mais ses balades aériennes ont le mérite de vendre du rêve.

  • Prototypes en folie : stands d’une congrégation de chercheurs en magithèques, vous aurez l’incontournable privilège de tester des prototypes d’armes semi-automatiques sur des cibles, des bottes de neuf lieux (car sept n’était pas assez) améliorées d’aéro-magilithes de sauts, et tout un tas d’autres moteurs, condensateurs, exosquelettes et compagnie !

  • La Foir’Dada : de quoi vous détendre ou décrocher une peluche pour votre belle tout en démontrant votre aptitude à savoir tirer un coup – les barbes à papa et les pommes d’amour sont également très bonnes.

  • Strauss Industrie : "Un Strauss à la main, un souci en moins !"  "Strauss, la solution à toutes vos disputes"  "Strauss, apportez votre propre justice" " Chez Strauss, les armes sont un art."

  • L'Horlogerie Eshfeld : "Montres et horloges Eshfeld, la beauté se trouve aussi à l'intérieur (Les produits Eshfeld sont garanties à vie)"

~ De très bons RPs à tous ! ~


~ N'hésitez pas à adresser vos questions par MP à Asmigal, Khugatsaa ou Möchlog, ils se feront un plaisir de vous aider ! ~
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Zora Viz'Herei
avatar
Mar 24 Oct - 17:21
Irys : 1991507
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

1er jour de l'exposition universelle


Il y a tellement de choses à voir qu'une semaine semble bien trop courte pour découvrir la multitude de stands ou s'imprégner de la culture d'un peuple dont Zora ne connait pratiquement rien. La plupart des gens ont des sourires et des yeux émerveillés. D'autres - des my'träns - font preuve de plus de prudence en découvrant les diverses machines daënars qui polluent ce bâtiment. Mais ce qui irrite davantage Zora c'est qu'elle est venue volontairement à la rencontre de la technologie. C'est une forme de suicide moral qui ne la met pas particulièrement de bonne humeur.

Pourtant le regard de la jeune femme est davantage focalisé sur les vêtements dont elle s'est affublée ou les cheveux d'un noir de jais qui encadrent à présent son visage laiteux. Ce changement d'apparence était nécessaire pour éviter les ennuis à l'entrée de l'exposition universelle. Mais il n'est pas pour autant agréable. Elle se sent... salie. Elle ressemble à une daënar. Ou à la sœur d'Althéa avec qui elle partage désormais la même crinière sombre.
"J'ai l'air ridicule..."
Elle se plaint pour la énième fois à Althéa qui avance à ses côtés dans cette foule hétéroclite composée principalement d'hérétiques et de my'träns. Elle n'attend pas spécialement de réponse de sa part. Zora tient simplement à lui rappeler qu'elle n'apprécie pas l'apparence qui la caractérisera pendant ces prochains jours. Et ce, même si elle est consciente que ce déguisement deviendra la norme lors des prochains jours mais aussi - et surtout - lors des prochaines semaines à Daënastre. Car cette exposition est une forme d'entraînement pour ce duo déterminé à éradiquer la déesse Technologie de la surface d'Irydaë. C'est une répétition générale en quelque sorte...

Car l'endroit est parfait pour se familiariser avec les étranges inventions des hérétiques. Leurs vêtements, leurs outils, leur vocabulaire ou encore les règles sociales de cette nation honnie doivent être apprivoisés afin de donner le change à d'éventuels petits curieux lorsqu'elles l'arpenteront. Un exercice nécessaire, donc. Mais particulièrement difficile à appréhender. Car la rouquine devenue noiraude a des envies de meurtre à chaque fois qu'elle pose le regard sur un daënar ou sur l'une de leurs machines aussi bruyantes que disgracieuse.
"Un générateur de poussière..." soupire-t-elle en découvrant un étrange appareil. "Qui pourrait avoir l'utilité d'une telle chose? Les hérétiques se complaisent dans la saleté ou quoi?"
Elle pose la question à sa camarade sans vraiment attendre de réponse. Un sourcil haussé, un air de dégoût sur le visage, Zora observe ces regrettables inventions qui propulsent de temps à autre des nuages grisâtre. Les enfants qui les manient semblent particulièrement heureux. Une constatation qui ne manque pas d'accentuer l'irritation de la disciple de Möchlog. Et la nausée qui l'attaque par à coups depuis qu'elle est entrée dans la grande verrière qui abrite l'exposition des hérétiques. Mais elle n'est pas la seule à ressentir cette désagréable sensation: les tâches de vomis qui maculent de temps à autre le sol et forcent les visiteurs à faire de grands écarts pour les éviter témoigne de la gêne que ressentent d'autres my'träns.
"Tenez mesdemoiselles, c'est pour vous!"
Elle se retrouve avec une masse rosée dans la main sans réellement comprendre c'est arrivé. Elle s'étonne un instant du poids tout à fait ridicule de cette chose et la soupèse comme pour s'assurer que son esprit ne lui joue pas des tours. Puis elle relève son regard ambré et le pose sur l'homme affublé d'un drôle d'accoutrement qui vient de leur offrir cette hérésie, constatant par la suite qu'Althéa en a également reçu une.

La première idée qui traverse l'esprit de Zora? La simple envie de frapper ce petit crétin avec l'arme qui leur a lui-même confiée. Elle doute de pouvoir lui faire bien mal avec cet objet. Mais en lui enfonçant la baguette de bois qui lui sert de support dans la gorge, il y a peut-être moyen d'obtenir un résultat satisfaisant. Elle se rappelle toutefois qu'elle n'est pas là pour s'amuser mais bien pour travailler. Elle relègue donc à défaut cette pulsion aux oubliettes avant de se fendre d'un sourire qui trahit plus du dégoût qu'un véritable geste conciliant.
"Et quelle est cette... technologie?"
"De la barbe à papa!" explique fièrement l'autre. "Ça se mange! Allez-y, goûtez! C'est délicieux!"
"De la barbe? Ça.. se mange?" s'étonne-t-elle avant de toucher du bout du doigt la duvet rosé. "En tout cas, ça colle!"
"C'est le principe! Les enfants adorent ça!" s'amuse-t-il. "Si vous en voulez d'autres surtout n'hésitez pas à venir nous rendre visite à la Foir'Dada! Il y a plein de choses à gagner!"
"Les enfants?"
Elle relève l'information d'un air absent, obnubilée par cette étrange matière. Elle a décidément de la peine à comprendre comment ces gens ont réussi à transformer de la barbe en quelque chose de soit-disant comestible. Et aussi quelle est l'utilité d'un tel procédé.
"Parce que nous avons l'air d'enfants, peut-être?"
Sa question vexée se perd dans le brouhaha de la foule. L'hérétique est déjà en train d'harponner de nouveaux clients potentiels et ne se soucie déjà plus des deux jeunes femmes. Zora pose subtilement ses lèvres sur la barbe à son père et les retire bien vite, dégoûtée par l’abondance de sucre qui irrite ses papilles gustatives.
"Dégueulasse!" soupire-t-elle. "Trois jours Althéa! Je ne tiendrai pas plus de trois jours! Après ça je ne réponds plus de rien et je fais disparaître le prochain abruti qui essaie de nous empoisonner!"
Elle illustre ses propos par trois doigts levés avant de lancer par-dessus son épaule cette... nourriture. Le juron qui s'élève lui arrache un sourire qui est cependant bien vite éclipsé par l'ambiance nauséabonde de l'endroit. La rouquine qui ne l'est plus tire de sa sacoche un petit dépliant qu'on leur a remis à l'entrée de l'exposition. Il indique l'emplacement des divers stands qui occupent l'espace et les activités qu'ils proposent.
"On fait quoi maintenant?" questionne-t-elle à sa camarade. "Il y a quelques stands dédiés aux armes. Ce serait pas mal de connaître un peu les objets qu'ils utiliseront pour nous tirer dessus j'imagine... Ho, et il y a même un stand Strauss! Tu te souviens? Je t'ai parlé de ce moustachu qui m'a ramenée d'Aildor! On y va?"
Les diverses options qui s'offrent à elles ne lui plaisent pas vraiment. Mais l'idée de revoir Loud'wig - et peut-être même Laura - lui semble moins désagréable que les autres. Reste à voir si Althéa est conquise par cette proposition...




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

Spoiler:
 
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Ludwig Strauss
avatar
Mar 24 Oct - 22:32
Irys : 1044087
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2

« … vous ignorez le nombre de hauts dirigeants de l’armée qui voulaient vous tenir un mot dans votre stand pour avoir le déplaisir de vous trouver absent ! Je sais très bien que vous avez un personnel compétent pour présenter vos produits aux curieux, mais là on parle de grandes personnalités ! J’ai eu un mal fou à vous fournir une aile convenable pour votre stand malgré ma réticence. Après tout vous êtes un vendeur d’armes et nous prônons la paix, ce qui est assez … monsieur Strauss ! Vous m’écoutez ?! »

« Je suis toute ouïe, madame Gretäl. »

Ce qui était à moitié le cas, l’homme d’affaires ayant un mal fou à se concentrer sur la voix d’harpie de la vieille mégère en vêtements fades et stricts qu’était madame Gretäl, une des responsables de la bonne organisation du hall Daënar et personnage très peu amicale en terme de conversation. Et en ce moment même elle était assez irritée, à en juger par son regard de rat qui jetait de petites foudres sur son interlocuteur. Mais on pouvait lui pardonner à moitié son irritation retenue en s’intéressant à Ludwig.

En effet monsieur Strauss, non content de ne pas porter ses élégants habits de gentleman, ne portait qu’une large serviette recouvrant ses épaules et son torse ainsi qu’un pantalon de tissu pour seuls habits. Le quarantenaire, pour sa défense, profitait en toute innocence et inconscience des services du personnel des thermes J’raspyre, loin du hall Daënar où il devait naturellement être. Mais nous n’allons pas en vouloir à ce brave industriel de laisser de côté la cacophonie des machines et l’odeur omniprésente de la poudre à canon pour profiter de la quiétude des thermes ainsi que de leur effet thérapeutique. L’eau chaude ainsi que les mains habiles des masseuses lui redonnèrent presque une jeunesse qu’il n’avait pas ressentit depuis sa vingtaine. Une vigueur nouvelle lui avait donné un aplomb de lion … et un caractère assez nonchalant qui contrastait drastiquement avec son attitude froide et professionnelle telle un automate.

C’est dans cet état que Gretäl le trouva, les yeux mis –clos et un sourire rêveur sous sa moustache, remerciant chaleureusement les jeunes fées qui avaient fait disparaître tous les maux de ses muscles vieillissants. La désagréable administratrice le sermonna depuis lors, pour son plus grand déplaisir qu’il cachait par un sourire négligeant et un intérêt joueur pour toutes les attractions my’trännes qui passaient. Pour fuit un instant les interminables remarques de la dame, le Tyorumien s’empressa de s’enfermer dans une cabine afin de s’habiller convenablement dans l’optique de reprendre son apparence d’homme d’affaires, gagnant ainsi quelques minutes de répit où il en profita pour savourer les bonbons qu’il avait récolté à la Foir’Dada, s’empiffrant de peur qu’il ne puisse plus goûter à ces délicieuses friandises au goût divin. Ce massage lui avait donné un comportement presque enfantin, ce qui pouvait être inquiétant mais … pouvait-on en vouloir à Ludwig de revivre une certaine forme d’innocence l’espace d’un court moment ?

Ce n’est qu’au moment où Gretäl décida de frapper à la porte pour faire sortir l’industriel que ce dernier décida de quitter son refuge provisoire, habillé avec toute la classe et l’élégance légendaire qui le caractérisait. Manteau tout neuf, bottes noires cirées à la perfection, chemise et sur-mesure, sans oublier son inséparable haut-de-forme recouvrant sa chevelure corbeau. Discrètement, il essuya les miettes de sucre qui collaient à sa moustache de jais, puis afficha un charmant sourire à la vieille dame qui tapait impatiemment du pied sur le sol.

« Je suis tout à vous, madame. »

Et tandis qu’ils quittaient l’aile des mages pour se diriger vers le hall de la technologie et des inventions, sa partenaire n’hésita pas à déclarer, comme un croassement :

« Vous êtes bien lent pour quelqu’un qui arrive à gérer un petit empire commercial à Daënar, monsieur Strauss … »

Avisant un petit carrosse appartenant à un nomade de Zochlom jouant le rôle de chauffeur pour les visiteurs qui désiraient atteindre rapidement un hall opposé, il répondit à Grëtal :

« Parfois je préfère prendre mon temps dans certaines choses, si vous voyez ce que je veux dire. »

Grimpant à l’intérieur après avoir payé l’homme à la peau basanée, il entendit l’organisatrice rétorquer avec son timbre déplaisant, son regard fixé sur lui tel deux dagues affutées :

« Non je ne vois pas du tout de quoi vous parlez, monsieur Strauss. »

Avec un sourire moqueur mais qui gardait cette élégance si particulière et cette prestance désarmante, il lui murmura avec malice avant que le nomade ne cravache le flanc de sa monture :

« Curieusement, cela ne me surprend pas de votre part … »

~

Le stand Strauss Industries. Démarqué du reste des ailes du hall Daënar par sa position stratégique, se trouvant loin des machines turbulentes et des inventions incertaines de l’exposition des génies scientifiques. Le maître des armes avait toujours nourrit un profond scepticisme quant à la fiabilité des nouvelles créations sorties des esprits tordus des inventeurs. Rien ne garantissait qu’une machine n’allait pas exploser soudainement où que le petit oiseau en rouages n’allait pas se transformer en drone en furie et vous arracher les oreilles. Pour éviter toute menace pour sa précieuse marchandise mise en valeur, il avait convaincu les organisateurs de lui trouver une place de choix loin de ces menaces potentielles. Heureusement que son influence et ses relations lui permirent de se tailler un morceau de choix.

Outre cela, le stand de Strauss était le seul épargné par les flaques verdâtres, jaunâtres ou toutes autres couleurs peu ragoutantes recouvrant la majorité des passages. Les mages avaient le plus grand mal à contrôler leurs nausées et vidaient souvent le contenu de leurs estomacs à  même le sol, donnant au cœur de la technologie une ambiance de fin de soirée bien arrosée à Marnaka. C’est là que le génie préventif du Baron se dévoilait au grand jour. Dans sa clairvoyance, monsieur Strauss avait installé des distributeurs de sacs pour les mages nauséeux ainsi que des pilules pour lutter contre les spasmes de leurs estomacs. Ainsi, non seulement il gardait son stand à l’abri des régurgitations chroniques, mais en plus il se donnait une image citoyenne et les my’träns prenaient le temps de rester un peu plus longtemps pour voir les nombreuses armes originales exposées. Une véritable prouesse du marketing Daënar.

De plus, le stand avait l’avantage d’attirer tout le monde vu qu’il exposait des armes adaptées autant à la civilisation technologiste qu’aux mages plus conservateurs, sans compter qu’il y’avait de tout. Les vieilles reliques pour les nostalgiques aux gadgets pour les amoureux des nouveautés en passant par les armes exotiques et les outils de mort plus standards qui ravissaient le tueur en série lambda. Tout le monde était ravi devant autant de variété.

Comble du bonheur, les plus enthousiastes pouvaient essayer un des produits dans un espace approprié afin d’accueillir les tireurs fous et les escrimeurs habiles, sans oublier les amateurs qui risqueraient de blesser accidentellement les visiteurs. Et dans ce cas là, la maison ne se portait pas garante de l’intégrité physique des curieux. Les droits de l’homme ne sont pas un concept très populaire sur Irydaë, de toute façon.

Et dans quelques minutes, le maître du stand allait faire son apparition, fuyant galamment l’indignation mêlée de colère de l’administratrice !


 X 8
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Luka Toen
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Mer 25 Oct - 13:01
Irys : 594730
Profession : Historienne et naturaliste à ses heures perdues, médecin officiellement
Guilde +2 (femme)
« Je nous ai gagné deux nouvelles futures clientes ! Qu’est-ce que les My’träns sont drôles tout de même, de la barbe m’a-t-elle dit… s’esclaffa le charmant rabatteur de Foir’Dada. »

Il désigna dans son dos deux silhouettes féminines qui s’éloignaient côte à côté, bientôt englouties par la densité de la foule. Luka esquissa une moue dubitative, car il y avait un elle-ne-savait quoi chez l’une d’elles qui lui évoquait un fort sentiment de familiarité. Où avait-elle déjà eu l’occasion de voir ces cheveux d’un corbeau sombre, cette manière de se déplacer… ? Elle haussa bien vite les épaules, abandonnant l’idée de dévisager chaque foutu passant qui paraitrait lui rappeler quelqu’un d’autre. Ici, l’entièreté d’Irydaë semblait s’être donné rendez-vous, il n’était donc statistiquement pas improbable de croiser des connaissances, et plus encore, les doubles obscurs de ces dernières.

« Excusez-moi, pourrais-je avoir de la barbe à papa ? »

Luka sursauta, retournant vivement à ses occupations premières. Une vieille dame lui tendait une poignée d’Irys, sa petite fille à moitié cachée dans ses jupons.

« Oh oui, bien sûr. Tenez, pour votre jolie demoiselle. Nous avons un stand un peu plus loin avec de la chasse aux poissons et des peluches à la clé ! »

… Mais que diable faisait-elle ici ?! Habillée de pieds en cap d’un splendide costume d’abeille, sa jupette noir et or attifée de fourrure et d’une paire d’ailes microscopiques pour faire rêver les enfants, Luka réajusta son serre-tête d’antennes d’une main plus qu’irritée. Pas assez de personnel avaient-ils dit. « Matilde malade », lui avait-on expliqué, en articulant, avec un ordre direct du Responsable local des Cercles de l’Aube. Cette satanée Matilde qui avait été payée pour agiter le balcon de son décolleté d’abeille sous les yeux éberlués des clients, devait probablement se la couler douce dans les thermes du pavillon my’trän… Luka était prête à le parier sur sa carrière médicale ! Elle jeta un profond regard désillusionné sur son brassard de guilde fièrement fixé à son épaule. Dire qu’elle avait postulé pour soutenir les recrues du Poste de Secours…

« Tu pourrais aller demander des réserves supplémentaires de sucre à Foire’Dada ? Ça commence à manquer. J’assure ici, ne t’en fais pas. »

Son collègue lui adressa un clin d’œil, juste avant de se faire happer par une troupe de gamines surexcitées que de pauvres parents tentaient tant bien que mal de tenir en laisse. Paix à leurs âmes. Oh par les Architectes, était-ce là le début de la liberté qui se devinait au tournant de cet ordre direct ? C’est qu’il fallait du temps, pour aller chercher du sucre. C’était dangereux de nos jours d’évoluer dans une telle foule, et que dire des nombreux obstacles, des stands, et de l’image de marque de Foire’Dada ? Non non, il serait terriblement mauvais pour eux que l’une de leur fausse employée paraisse se presser… Au contraire de quoi allait-elle prendre tout son temps. Tomber dans une faille temporelle, peut-être, histoire de ne jamais revenir. Et bon sang de bonsoir, n’était-ce pas là un stand de tir sur cible ?

« Bien le bonjour, à combien est la partie ? Quel est le but du jeu ? »

Un homme rondouillard lui présenta un sourire jovial, pressentant le potentiel d’Irys sonnantes et trébuchantes que cette nouvelle venue représentait.

« C’est très simple M’dame l’abeille, vous prenez l’un des fusils posés devant vous, vous chargez une bille de bois, et vous visez l’un des ballons du décor ! Pour trois crevés, vous repartez avec une pomme d’amour et cette peluche de chono taille réelle. C’est 8 Irys l’essai. »

Il agita devant ses yeux la couleur rouge alléchante de l’une de ces fameuses « pommes d’amour ». Alors, il parut évident dans le cœur et l’âme de Luka, que l’objectif de sa vie n’était soudainement autre que de mourir avec l’un de ces trucs à la bouche.

« Tenez, pour une partie. »

Elle attrapa l’engin qui ne lui disait absolument rien, mais alors, rien du tout, et tâcha de deviner la meilleure manière de s’en servir. Allons, cela ne devait pas être si compliqué. Elle avait vu bien des gens se servir d’une arme à feu sans l’once d’un souci, et on lui avait même tiré dessus plusieurs fois. Elle connaissait sur le bout des doigts le bruit d’un impact de balle, si cela, ce n’était pas s’y connaître… Elle glissa son index contre la gâchette, se mit à viser avec un sérieux relevant presque de la ferveur religieuse. Allez. Un petit effort. Vers la gauche, on souffle tranquillement et…

« Eeeet c’est manqué M’dame l’abeille ! Vous aurez plus de chance la prochaine fois. Une autre partie peut-être ? »

« … Mettez m’en plutôt trois autres… »


Apparence complète de Renkhii
CODE COULEUR = #FFA500

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Hex Hekmatyar
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Mer 25 Oct - 17:47
Irys : 136592
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
L’exposition était un joyeux bordel, et ce n’était rien de le dire, il y avait facilement autant de sécurité que sur une base militaire, en fait non c’était encore pire. Il y avait des soldats et des miliciens partout, les locaux pour la sécurité étaient par contre bien trop petits et nous avions reçu l’ordre de venir avec des habits les plus simples possibles. Chacun d’entre nous avait reçu une tunique absolument affreuse, d’un bleu terne et quasiment sans poches. Et c’était à peu près tout, seuls quelques privilégiés avaient reçus des fusils, quant à moi j’avais réussis à faire passer mon C96 en douce, ce qui me laissait autre chose qu’une matraque qui au passage n’aurait pas servi à grand-chose au vu de la foule.
Autant dire que patrouiller dans les allées du pavillon Daenastre frisait le ridicule, et la personne que l’on m’avait collé était d’autant plus énervante, car elle ne cessait d’essayer de draguer des Mytranes sous couvert de son badge de sécurité. Bien entendu c’était aussi efficace que de chasser un chotgor avec un cure-dent
Mise à part ça tout se passait plutôt bien, les marchands semblaient honnête et la partie la plus difficile était d’éviter l’émotivité des mages répandue un peu partout devant les stands.
Il y avait vraiment de tout, entre le générateur de poussières, aussi utile que gracieux, les stands de tir et bien sur des stands de friandises.
C’était d’un ennui… Il ne se passait jamais rien… On croisait parfois des mages plus remontés que d’autres certains affichant un dégoût apparent pour l’exposition, mais ils avaient au moins la gentillesse de rester calme, c’était déjà ça.
Plus loin dans l’exposition, on entendit un homme se mettre à hurler et sans vraiment prendre le temps de réfléchir, nous nous élançâmes dans l’allée découvrant un petit homme en train de hurler tout seul devant une grosse machine entourée de neige.
Il y avait une petite foule autour de lui, mon partenaire se mit en devoir de dissiper cet attroupement alors que je m’approchais doucement de l’homme.

-Vous allez bien mon vieux ?

Il pleurnichait tout seul, la tête dans les bras comme un gosse.

-Non ça ne va pas ! Ma présentatrice vedette est partie sans prévenir aux thermes Mytrans, je me retrouve sans vedette pour présenter ma superbe machine.

Il se releva doucement se mettant à me fixer avec de grands yeux, allant même jusqu’à me toucher le torse pour vérifier… Vérifier quoi bordel ?

-Vous seriez parfait ! Hep vous là

Dit-il en s’adressant à mon collègue.

-Courrez prévenir votre responsable je recrute cette personne ! Non pas d’histoire j’ai le droit allez filez !

Sans même me laisser le temps de répondre, il m’entraîna dans les coulisses de son stand ou attendaient patiemment plusieurs maquilleuses qui me regardèrent avec un regard désespéré.

-Désormais vous allez présenter le « Faiseur de neige » une machine de ma conception, il vous faudra juste enfiler ça ! Je n’ai pas trop le temps de vous expliquer mais c’est une superbe opportunité, vous serez une star !

Il me présenta une robe… Une robe plutôt fine blanche et bleu taillée pour une jeune femme, elle disposait d’un petit voile transparent qui formait comme une petite cape donnant à l’ensemble un air très noble et très distingué, cette dernière venait avec une paire de long gant blanc ainsi qu’un diadème en argent.
J’eus un mouvement de recul, commençant à peine à comprendre

-Attendez là, je ne suis pas sûr que vous compreniez je ne suis pas…

-Mais si vous ferez l’affaire une dizaine de minutes ici et vous serez notre reine des neiges attirée

Je croisais les bras en secouant la tête en signe de refus définitif, je préférais encore être viré que de continuer ce genre farce ridicule

-Non mais vous ne comprenez pas, je ne mettrais jamais ce machin !


Une heure plus tard j’essayais de marcher avec ces fichus talons, les jambes douloureuses à cause de la cire… Mais pourquoi fallait-il que sa tombe sur moi… J’étais certes bien plus féminin que certains mais…

-Regarde maman ! Une princesse !

Je m’arrêtais un court moment fixant la petite fille avec un regard désolé, avant de lui lancer un grand sourire stupide qui la fit rougir. Avec mes gants je lui pris son billet avant de laisser une grande trace de rouge à lèvres dessus avant de lui faire une révérence de princesse.
« Rappelez-vous ! L’organisateur vous à placé au service de tous les exposants et le moindre mot de ma part et vous aurez de sérieux problèmes alors tachez de rentrer dans le rôle ! » En gros, il m’avait expliqué que je n’avais pas vraiment le choix, comme quoi mieux valait lire avant de signer un contrat…

-Et maintenant, découvrez la machine à neige présentée par notre magnifique reine des neiges !


Putain…

Je dus donc me coltiner un spectacle complet et jouer la greluche en robe serrée. Les maquilleuses m’avaient même mis un corset pour affiner ma taille fort heureusement elles ne l’avaient pas trop serré. J’avais eu le droit à une nouvelle coiffure, mes cheveux blonds coiffés en une grande natte. Comble de la honte, cette saleté de robe laissait voir le début de mes épaules.
Satanée robe échancrée… Je commençais vraiment à douter du bien-fondé du contrat que j’avais signé.

Je me retrouvais à errer dans le pavillon, évitant de croiser trop de regards, et en surprenant certains autres franchement déplacés. J’avais tout de même gardé mon pistolet, dissimulé sur mes hanches, malgré les supplications du vendeur, pas question de s’en séparer.
Je finis par m’échouer sur un stand de tir à côté d’une fille déguisée en abeille qui semblait autant emballée que moi.

-Et bien la reine des neiges veut se lancer dans la partie ? Elle pourrait gagner une superbe pomme d’amour pour son prince charmant ! C’est 8 Irys la partie !

Un peu agacé, je pris la somme demandée, lui les jetant presque au visage avant de saisir un des jouets proposés pour le tir.
Rien de bien folichon, les ballons étaient proches et je me mis à viser consciencieusement, regardant les angles avant de tirer.
La bille partis droit vers un ballon, le crevant avant de rebondir dans deux autres, me faisant de ce fait gagner le petit jeu.

Je me retrouvais donc avec une pomme d’amour et une grosse peluche dont je ne savais visiblement pas quoi faire. Je laissais échapper un petit

-Tuez-moi…

Avant de me taper la tête contre le comptoir, manquant presque de déloger mon diadème de princesse.
J’aurais voulu me bourrer la gueule pour oublier ce déguisement et aussi la grosse peluche à côté de moi.








Rose x 12
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Althéa Ley Ka'Ori
avatar
Mer 25 Oct - 22:40
Irys : 855224
Profession : Guérisseuse du Troisième Cercle
My'trän +2 ~ Suhury
~ A l'entrée du pavillon, puis vagabondage parmi la foule ~


« J'ai l'air ridicule...
- Oh… le mot est un peu fort, non ? tempéra-t-elle sans conviction, avant de constater l’apparente désolation de la feue rouquine. Honnêtement, je trouve que la couleur noire te va à ravir ! ... Ceci dit, je crois que j’ai fait une overdose de rousses ces derniers temps, il est possible que cela favorise mon indulgence. »

Arracher un compliment assumé de la part d’Althéa, notamment lorsque votre identité débute par le prénom Zora et s’achève par le patronyme Viz’Herei, relève en soi du domaine de l’impossible ; c’est là chose aussi aisée qu’exiger d’un dragon de passage qu’il daigne allumer votre feu de camp, ou mieux, votre ennuyeuse belle-mère. Vous aurez beau vous évertuer à la tâche, et tenter de le persuader du bien-fondé de votre entreprise, l’intérêt de vos velléités lui passera au-dessus de la crête.

Pendant de longues minutes, Althéa parcourut les allées sans objectif aucun, affublée de sa nouvelle "sœur". A ses yeux, l’évènement prenait davantage des allures de foire aux inventions risibles qu’elle ne retranscrivait l’atmosphère tranquille d’une exposition destinée à dépeindre une culture dans son intégralité. Au premier abord, le génie daënar lui paraissait vain et déplacé, irrespectueux et abominable. Après tout, il allait de soi que la vision de la technologie lui déplairait ; elle n’était pas venue ici en paix, ni pour s’ouvrir à leur curieuse créativité, mais plutôt pour la comprendre, et déterminer par la même les moyens de l’annihiler.

Aussi, comment condamner son attitude hautaine dans une telle conjoncture ?
Et question plus pressante, qui diantre avait gaspillé d’innombrables heures à la création d’une machine "faiseuse de neiges" ? Le regard d’Althéa fut accroché par l’étrange allure de la machine, et de celle de la reine des neiges qui la présentait, autant que par l’inanité de l’invention. Dans quelle situation une telle machine s’avérait-elle salvatrice ? Ou même divertissante ? Pour une Khurmis avérée, les flocons qui s’en échappaient étaient comparables à une miche de pain difforme posée par hasard sur un buffet de haute gastronomie. Et encore, il fallait voir ladite gastronomie !
Mais par les sept architectes, c’était bien un créateur de poussière que lui désignait Zora ? Nul commentaire n’était à étayer ! Elle acquiesça à la protestation de sa partenaire, presque bouché bée, avant d’ajouter avec exaspération :

« Les Daënars ont un don inné pour inventer des créateurs de choses que l’on possède en abondance. »

Pourquoi ne pas créer de l’air tant qu’on y était ? Des arbres, des algues ? De l’eau douce ? Tout ce qui ne viendrait jamais à manquer, somme toute ! Elle partit d’un rire moqueur, mais sans joie, avant de reprendre son chemin, tâchant tant bien que mal de zigzaguer entre les divers objets qui jonchaient le sol (barbe à papa comprise).

Faisant fi de la bienséance, elle s’empara de son mouchoir pour le plaquer sur sa bouche. L’odeur était insoutenable. Un mélange indescriptible de substances que l’on n’aurait jamais dû mettre en contact attaquait les papilles et, dans une moins mesure, les rétines. Il est vrai que la guérisseuse, en sa qualité de petite nature, était aussi à cheval sur l’hygiène que sa profession le laissait entendre ; malgré tout, et en laissant de côté ses principes les plus rigides, il lui semblait inconcevable qu’un citoyen lambda ne fût pas dégoûté de cette profusion d’agressions olfactives.

« J’ignore ce qui me rend la plus nauséeuse, de la Technologie ou de cette odeur raffinée de vomi. »

Pour ponctuer son désespoir, elle soupira dans son étoffe. Ceci eut pour effet, à son grand regret, de soulever quelque peu le mouchoir qui dissimulait ses lèvres, et l’odeur profita de la brèche ainsi formée pour emplir à nouveau ses narines. Résignée et irritée, elle voulut inciter la rouquine-maintenant-noiraude à aller prendre l’air, mais elle fut aussitôt interrompue dans son élan par l’arrivée envahissante d’un vendeur de barbe à papa. A croire qu’il avait deviné sa réticence, et l’invitait à rester par des friandises !
Peu investie dans la conversation qui s’ensuivit, elle tint l’offrande qu’on lui fourra dans sa main libre loin devant elle, observant plutôt un deuxième assaillant qui espérait les importuner aussitôt le premier hors de vue. Mais lorsqu’elle capta son regard, bien malgré elle, le gamin tout fier vint à elle sans attendre pour lui demander avec aplomb :

« Mademoizêle ! Vous voudriez pas participer à ma tombola ? ... S’il vous plaît ? se reprit-il au dernier moment. »

Althéa songea d’abord à l’envoyer valser (elle n’avait guère de patience pour les bambins quels qu’ils soient.) Mais une lueur malicieuse éclaira fugacement son regard, jusqu’alors dénué d’entrain. Elle jeta un regard discret à Zora qui semblait toute absorbée par les explications du donneur de barbe. Elle daigna alors se départir de son mouchoir le temps de l’opération, afin d’inscrire rapidement un nom sur le tableau du gamin, moyennant une poignée d’Irys. En lettres noires, lesquelles bavaient déjà d’avoir été écrites précipitamment, ressortait le nom "Angélique Shassdo". Il s’agissait là d’un nom d’emprunt, qu’elle avait attribué à Zora lors de leur mission en Khurmag. Il ne restait plus qu’à croiser les doigts pour que le numéro soit gagnant, son amie se retrouvant alors contrainte de répondre à l’appel de la victoire ! Intérieurement, elle jubila.

Lorsque Zora se retourna vers elle pour critiquer sans vergogne la confiserie offerte, elle sursauta un tantinet, puis hocha la tête innocemment, goûtant elle-même une part de ce nuage rosâtre sorti des contes d’enfants.

« Trois jours Althéa ! Je ne tiendrai pas plus de trois jours ! Après ça je ne réponds plus de rien et je fais disparaître le prochain abruti qui essaie de nous empoisonner !
- Par Möchlog, Ange, tu te surestimes ! Je te donne trois heures tout au plus. (Un bref silence occupe le présent espace.) C’est drôle, mais j’ai cru apercevoir quelqu’un de connu au stand de barbe… fit-elle en jetant un coup d’œil au stand en question, qui avait été déserté par Luka la seconde d’avant. Mais non, c’est insensé, reprit-elle. La chouette ne s’associe pas avec l’abeille ! »

Les deux comparses vagabondèrent encore, et Althéa se permit de refiler son horreur rosée à un passant bienvenu, s’empressant de hâter le pas dans le cas où l’idée de le lui rendre survolerait l’esprit de sa victime. Elle accueillit les dires de Zora d’un énième hochement de tête, et la laissa mener le pas vers le stand du renommé Strauss… qu’Althéa ne connaissait absolument pas par ailleurs, si ce n’est par ses mésaventures avec Zora. Alors que le stand se rapprochait, fait constatable par le blanc immaculé du sol en cet endroit, un énième rabatteur d’Irys se profila à l’horizon. Il attisa sans mal la curiosité facile d’Althéa.

« MESDAMES ET MESSIEURS ! APPROCHEZ, APPROCHEZ ! ECHANTILLONS DE POTIONS EN TOUT GENRE ! POUR VOUS PROUVER QUE VOUS VOUS ETES GOURRES DE PAVILLON ! VOUS DESIREZ AMOUR, FECONDITE, FORCE SURHUMAINE ET IMMORTALITE ? VENEZ, VENEZ A MOI ! C’EST SATISFAIT OU REMBOURSE !
- Charlatan ! siffla-t-elle lorsqu’elles arrivèrent au niveau du crieur .
- Vous êtes sceptique, mademoiselle ? Prenez donc un échantillon, et visitez-nous lorsque vous aurez constaté les effets ! »

Althéa attrapa la fiole tendue, trop heureuse de recevoir des biens gratuits. L’étiquette indiquait la mention "philtre d’amour", écrite en blanc sur fond rose. Elle haussa les épaules, et présenta la potion à sa camarade.

« Tu testes ? C’est plus banal que tu fasses l’aguicheuse que moi… Allez, me regarde pas comme ça, fais-le ! T’auras le droit de me faire subir un autre stand en échange… ? De toute façon on sait très bien que ça ne marchera pas, hein ? »

Il y avait une lueur de défi dans ses iris. Il fallait bien trouver de quoi se divertir là où on le pouvait ! L’exposition pourrait se révéler plus entraînante que d’apparence ! Après, ma foi, elle irait tirer sa révérence au fameux Strauss, qui disait-on s’était doté d’une incommensurable patience pour traiter avec l’impudence de Zora. Un allié certain, qu’il lui fallait saluer avec distinction ! Et si le philtre faisait effet, le dévolu de Zora tomberait probablement pour sa moustache !


Dernière édition par Althéa Ley Ka'Ori le Lun 30 Oct - 14:41, édité 1 fois
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Aurore Seraphon
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Jeu 26 Oct - 0:40
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Profession : Agriculture/Chasse
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Le stand de La Foir’Dada ~ Avec Luka & Elsha ~ Jour 1

Aurore resta un long moment devant l’entrée du bâtiment. Hésitante. Elle se gratta l’avant-bras, nerveusement, pas certaine d’être encore complètement décidé. Ne serait-il pas plus judicieux de faire marche arrière et de retourner dans celui de son peuple ? Se pinçant la lèvre inférieure, la rouquine finit par faire quelque pas, se faisant bousculer au passage par une multitude de non-mages. Aurore ronchonna quelque peu, perdue dans cette foule un peu trop dense pour elle. Déglutissant, elle fit quelques pas à l’intérieur du lieu, avisant les stands, les couleurs, les objets tous aussi étranges les uns que les autres. La rousse s’avança donc, pas certaine d’être à sa place, d’être là où elle devait se trouver. N’était-ce pas une insulte vis-à-vis des architectes de chercher à tolérer les non-mages. Comme pour se répondre à elle-même, elle roula doucement des épaules. Finalement, comme beaucoup de personnes, elle fut interpellée par une bonne femme tenant une multitude de choses rouge et rose dans les mains :

- «  Une pomme d’amour ? Ou une barbe à papa ? »
- «  Une pomme…. D’amour ? »

Aurore ouvrit davantage les yeux, comme des billes bien rondes, avisant la pomme entourée d’une couleur rougeâtre et visiblement collante, sans réellement comprendre le comment du pourquoi, elle s’était retrouvée avec la chose entre les mains.

- « C’est bon, allez-y. Il faut goûter pour comprendre. »

Goûter pour comprendre ? La rouquine resta de nouveau silencieuse, approchant la chose de ses lèvres, jusqu’à croquer un minuscule petit bout. Ses lèvres lui semblèrent soudainement plus collantes, l’obligeant à passer sa langue dessus pour rectifier le tout. Ce n’était pas horrible, quoi qu’atrocement sucrée, elle haussa les épaules et commença à s’éloigner l’air de rien.

- « Eeeeeeh attendez, il faut payer ! »
- « Hein ?! Payer pour ça ? Donner, c’est donner, reprendre ça s’appelle du vol madame. Vous n’allez tout de même pas me voler ?! »

La bonne femme se renfrogna quelque peu avant de laisser la rousse s’éloigner dans un sourire en coin. Elle n’allait tout de même pas dépenser de l’argent pour tester les atrocités des non-mages ? Croquant une nouvelle fois dans sa pomme faite d’amour, Aure se demanda si cela pouvait avoir une influence quelconque sur les sentiments ou si ce n’était qu’un nom donné un peu par hasard. Elle s’arrêta en plein milieu de l’allée avant de jeter la gourmandise dans une poubelle la plus proche, il était plus prudent de ne prendre aucun risque. Passant devant un stand d’armement, la mage se contenta de récupérer un sac à vomi, qu’elle jugea particulièrement bien pensé. Recracha tout éventuel reste de la friandise, avant d’abandonner le sac dans une poubelle. L’odeur qui régnait ici était plutôt étrange, un mélange d’odeur sucré, huilé et de vomis… Le tout offrant une harmonie que peu agréable à l’odorat.

Poursuivant sa progression, Aure s’appliquait à éviter tous ceux qui étaient là pour coller les futurs clients. Elle n’était pas une cliente, elle était juste là pour voir, par simple curiosité. Son regard s’arrêta sur le stand de La Foir’Dada où une … abeille semblait essayer de viser, quoi que, pour l’heure elle était plus proche de toucher le tenancier que la cible initiale. Un peu dubitative, elle s’approcha de quelque pas, préférant offrir la subtile précision à celle qui semblait bien décider à obtenir sa récompense :


- «  Dites l’abeille, vous avez compris que l’objectif, c’est de toucher la cible pas vraie ? »

Aucune insinuation douteuse dans sa voix, ni de mépris, elle semblait sincère. Quoi que un peu trop naïve tout de même. La précision venait d’une volonté extrême de bien faire. Battant des cils, elle s’approcha du rebord du stand et laissa jouer ses doigts quelques instants, détaillant un peu le costume de la jeune femme, qui au-delà d’être ridicule dans cette tenue, avait un certain charme. Elle ne pouvait être qu’une mage. À cette pensée, un sourire plutôt rassuré avait fait son apparition sur ses lèvres, sourire qui avait fini par disparaître à la vue de l’arme utilisée. Une légère nausée anima son bas ventre, qu’elle s’appliqua à retenir en avalant sa salive à plusieurs reprises. Souhaitant se concentrer sur autre chose, la rouquine avait fini par se reporter son attention sur la tireuse, aidant peut-être même discrètement la jeune femme s’essayant au tir.  Au moment où elle avait pressé la détente, Aure avait levé un léger courant d’air pour déplacer très légèrement la cible afin qu’elle rentre en contact avec la cible. Ni vu ni connu. Soudainement joyeuse, elle avait tapé dans ses mains afin de féliciter la gagnante.

- « Wahouuu ! Plutôt pas mal finalement. Enfin, rassurez-moi, vous ne vous habillez pas toujours ainsi pour tester de nouvelle activité ? »

Pivotant légèrement vers l’abeille, la rousse lui offrit un joli sourire. Elle n’avait pas l’intention de la déranger très longtemps, s’était simplement rassurant de s’adresser à quelqu’un d’autre qu’une personne souhaitant vous refiler tout un tas de truc inutile.



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Dernière édition par Aurore Seraphon le Dim 19 Nov - 21:38, édité 1 fois
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Luka Toen
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Jeu 26 Oct - 14:47
Irys : 594730
Profession : Historienne et naturaliste à ses heures perdues, médecin officiellement
Guilde +2 (femme)
« Mais… Mais vous êtes Elsha ? La fameuse Elsha ? »

Un doigt pointé sur la jeune femme dépitée en face d’elle, Luka arborait l’air éberlué d’un lendemain de soirée. Elle tourna la tête, contempla le carnage perpétré sur cette malheureuse population de ballons, et se remit à fixer l’étrangère de toute l’intensité de ses mirettes stupéfaites.

« Je lisais vos aventures quand j’étais petite ! Et… Et vous maîtrisez bien le fusil. »

Là, Luka eut une moue perplexe. Etait-ce les compétences que l’on attendait de nos jours d’une mascotte de foire ? Cette Elsha là lui semblait bien ombrageuse pour une demoiselle mandatée pour s’occuper d’enfants… Incertaine quant à la marche à suivre, Luka leva une main hésitante et tapota gentiment le dos de la jeune déprimée :

« Allons allons, trois ballons c’est déjà bien… Vous n’auriez pas pu gagner de meilleures récompenses, il ne faut pas vous en faire pour ça. Et puis, nous sommes dans le même bateau vous et moi. »

Elle fignola une révérence théâtrale pour les besoins de l’explication, mettant en lumière l’effroyable bon goût de son costume de forain. Elle se sentait néanmoins subitement chanceuse à contempler cette pauvre professionnelle du spectacle. On ne lui avait tout du moins pas demandé de chanter et de s’agiter devant des marmots euphoriques, tâche rendue aux Cercles de l’Aube qui aurait vraisemblablement été infiniment plus compliquée. Il y avait une limite au don de soi qui n’avait que trop tendance à verser dans le sacrifice…

Voyant que rien n’améliorerait l’humeur de sa camarade tombée au combat, Luka reprit son arme avec la perspective d’une alléchante pomme d’amour en guise de fantasme éveillé. C’était pire à présent qu’on lui avait dérobé sa gloire et sa peluche de Chono, et le fait qu’il s’agissait d’Elsha n’améliorait pas les choses. Voilà que même une reine des neiges se révélait capable de tirer une poignée de balles sans valeur sur trois misérables ballons ! Qu’aurait-elle à dire devant tous ses ancêtres réunies, elle, l’abeille, incapable de viser droit et juste face au doigté d’une porteuse de couronne ?

«  Dites l’abeille, vous avez compris que l’objectif, c’est de toucher la cible pas vraie ? »

Elle s’interrompit pour adresser un regard curieux à l’auteur de cette interruption. Elle ne vit ni malice ni méchanceté gratuite dans les yeux vert pâle de son interlocutrice, peut-être simplement la candeur d’un peuple néophyte dans l’art des stands de tir. Elle lui sourit, non sans humour, une pointe amusée au coin des prunelles :

« Oui, c’est ce que notre amie Elsha ici présente m’expliquait par le biais d’une démonstration. Je m’appliquais donc à essayer de saisir le concept. »

Elle se remit en position, tâchant d’égaler la posture de sa prédécesseuse, toujours en communion profonde avec le mur. Ô Elsha et tes doigts de fée, qu’elle lui montre la voie ! Elle appuya sur la gâchette, plus raide qu’un piquet, un grommèlement à peine audible d’ores et déjà au bord des lèvres. C’était raté.

« Et c’est réussi pour M’dame l’abeille ! »

« Que… Quoi ? »

Le forain lui-même semblait ne pas y revenir, noyé de perplexité, tâchant de deviner par quel miracle un tel tir avait été accompli. Nos spectateurs ne pouvaient guère le savoir, mais sans doute s’agissait-il du revers de la médaille : les daënars également étaient néophytes dans certains domaines, et l’utilisation de la magie dans les affres du quotidien ne leur passait quasiment jamais par l’esprit.

« Ça alors, je n’y croyais plus ! »

Elle tendit la main pour récupérer son dû, enchantée de toute cette pelucheuse matière et du régal gustatif qu’elle allait pouvoir s’offrir.

« Ahah, je crains d’avoir surtout eu beaucoup de chance, crut-elle bon de préciser à cette inconnue qui l’encensait. »

Elle prit alors un air de conspiratrice et se pencha subtilement vers la My’trän pour lui glisser d’un ton complice :

« Si, toujours, il s’agit de mon péché mignon dans la vie. Ils n’avaient néanmoins plus que l’abeille aujourd’hui, mais si vous voulez tester, je connais de très bons stands possédant encore quelques costumes. »

Où était l’intérêt d’une Exposition Universelle si l’on ne pouvait pas se montrer aussi mature qu’un enfant de six ans et demi ? Luka ne pouvait pas non plus nier que la perspective d’un unique lieu réunissant autant de connaissances avait le don d’instiller une très grande béatitude dans son cœur. Elle se sentait saisie du sentiment tout entier de la satisfaction, plus heureuse qu’un chien devant un os à moelle, capable d’une seconde à l’autre de s’élancer dans la foule avec le furieux enthousiasme des jeunes gens.

« Que diriez-vous sinon d’aller remonter le moral de notre amie Elsha ? »

Elle lui offrait une échappatoire subtile pour décliner sa proposition de costume, et peut-être percevoir qu’elle n’avait été qu’à moitié sérieuse.

« Cela vous dirait, un bon verre de vin d’Eoril et de Rathram ? réitéra-t-elle sa proposition plus haut, cette fois-ci à l’intention d’Elsha. On m’a toujours dit que les deux millésimes étaient d’égales qualités et impossibles à départager. Je ne sais pas pour vous, mais je me sens prête à braver l’impossible ! Je viens de gagner une pomme d’amour au tir, après tout. »


- Partie pour la zone de rafraichissement -


Apparence complète de Renkhii
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Dernière édition par Luka Toen le Lun 30 Oct - 18:53, édité 1 fois
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Aurore Seraphon
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Jeu 26 Oct - 18:31
Irys : 938007
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +2 ~ Khurmag
Le stand de La Foir’Dada ~ Avec Luka & Elsha ~ Jour 1

- «  Que..qui ça ? »

Abandonnant sa contemplation de l’abeille, Aure dévia légèrement son regard jusqu’à détailler la silhouette de celle qui se tapait le front contre le comptoir. Une légère grimace traversa ses lèvres, alors qu’elle abandonnait presque immédiatement l’attention qu’elle avait apportée à la folie de sa désormais deuxième interlocutrice. Tirer sur des cibles, avec des armes, quelle drôle d’idée, vraiment. Louper la cible encore plus. Partant d’un bon sentiment, la rouquine avait décidé d’aider dans la plus grande discrétion la butineuse de cible. Quand la balle toucha sa destination, un large sourire s’afficha une nouvelle fois, illuminant quelques secondes le visage de la mage. Satisfaite, elle avait applaudi, défiant du regard cette Elsha qui n’avait visiblement même pas donné un p’tit coup de main à sa compère. Satisfaite de sa bonne action, la rousse opina simplement quand la participante évoqua le facteur chance. Elle ne nommait pas ça exactement de la même façon, mais elle n’en dit rien. Les yeux d’Aure se déposèrent sur la pomme d’amour, restant sans réaction un petit moment jusqu’à sursauter aux dires de celle qui semblait vouloir lui faire partager son plaisir du déguisement.

- «  Je heu… Non…Je » un éclair furtif traversa l’esprit d’Aurore qui semblait bien décider à se faire un peu violence « C’est… D’accord. »

Qu’est-ce qu’elle venait de dire exactement ? Un frisson n’avait pas tardé à parcourir sa colonne vertébrale, certaine par avance de regretter cette idée, tout sauf, lumineuse. Quoi qu’il en soit, la rousse n’était pas certaine d’avoir saisi la phrase qui avait suivi et le sous-entendu qu’elle sembla y entrevoir ne la réjouissait pas davantage. Elle n’allait consoler personne, par les architectes, elle vivante. Jamais. La jeune mage avait néanmoins suivi sa première interlocutrice, jusqu’à se positionner face à cette Elsha, qui avait un petit je ne sais quoi, pas forcément très féminin. Son regard descendit sur sa silhouette, sans réellement percevoir ce qui la chiffonnait. Haussant doucement les épaules, elle préféra se concentrer sur la suite des événements, tout en se demandant dans quoi elle s’était encore fourrée.

- «  C’était un très beau tir » cru bon de commenter la rousse. « Je me nomme Aurore, mais tout le monde m’appelle Aure… Enchantée. »

Elle inclina poliment la tête, tout en conservant un sourire vacillant entre la gêne et son envie de se faire violence pour sortir de sa réserve permanente.

- « Avant d’avaler le délicieux nectar, voulez-vous bien m’accompagner au stand de déguisement ? Vous m’avez donné envie… Je trouverai peut-être quelque chose de discret à mettre afin d’honorer vos coutumes. » Détaillant de nouveau la pomme d’amour, elle s’autorisa une question plus naïve «  Vous voulez vraiment recevoir de l’amour avec ça ? Parce que… ça pourrait être dangereux non ? De tomber amoureux de n’importe qui. »

Parce que cela ne pouvait être que ça, une coutume. Une tradition plutôt étrange du peuple des non-mages. Était-ce peut-être une subtile façon de réaliser des illusions, s’habiller autrement pour imaginer qu’on est quelqu’un d’autre. Mhh. La question resta un long moment en suspens dans l’esprit de la My’tränne qui se demandait où pouvait bien être l’intérêt de se prendre pour une abeille… Roulant doucement des épaules, tachant de sortir de ce questionnement inutile, elle se reconcentra de nouveau sur les deux personnes présentes autour d’elle. Piétinant sur place, la mage ne savait pas réellement comment se comporter avec eux, ne trouvait pas vraiment sa place non plus. C’était un peu comme être le mouton noir au milieu de mouton blanc. Qui sait, peut-être que le costume ne lui donnerait plus vraiment cette impression, que ça l’aiderait à prendre davantage les devants. Détachant finalement son regard des deux personnes et de la pomme d’amour –toujours aussi dangereuse à ses yeux- elle s’autorisa un sourire vers la personne tenant le stand, secouant vivement la tête à sa proposition de s’essayer à son tour à cet atroce divertissement. Vivante, jamais elle ne toucherait à une arme, elle ne se risquerait pas à froisser ses architectes.



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Dernière édition par Aurore Seraphon le Dim 19 Nov - 21:39, édité 2 fois
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Laura L. Greyson
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Jeu 26 Oct - 20:41
Irys : 564119
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +3 ~ Ünellia (femme)
Devant L'Horlogerie Eshfeld - 1er jour

    ϑϑϑϑ Comment cela CA PEUT ARRIVER ?
    ϑϑϑϑ Et bien... mademoiselle Greyson...
    ϑϑϑϑ La ferme ! Vous êtes un imbécile ! Un crétin ! Vous allez retrouver mes  bagages avant ce soir ! Il est hors de question
    ϑϑϑϑ Mais c'est à dire... l'aéronef est déjà
    ϑϑϑϑ Je me fous de l'aéronef ! Ce n'est pas ma valise ! Donnez moi ça !

ϑϑϑϑ L'ingénieur arracha avec une colère froide le sac de voyage des mains de l'agent d'accueil de l'exposition ! Ce n'était quand même pas compliqué de gérer des arrivés et des départs de moyens de transport à un seul endroit ! Elle le faisait tous les jours ! Mais ce retour de My'trä dont l'escale à l'exposition était supposé être des vacances étaient en train de virer au cauchemard !

ϑϑϑϑ Quelle idée avait eu le capitaine de l'aéronef de faire confiance à ces my'trans pour gérer les bagages de la scientifique ! Elle n'avait pas eu d'autre choix que de se changer au bout du voyage mais quelle tenue, quelle allure elle avait maintenant ! Une jupe courte qui ne couvrait même pas la moitié de ses cuisses ! Des bottes cuissardes qui auraient pu décoré la tenue d'une fille de joie dans les clubs les plus huppés d'Unellia. Etc'était sans compter ce chapeau humiliant affublé d'attribue de lapin ! Non vraiment ! Tant que ses affaires n'étaient pas revenu, une chose était certaine, elle ne pourrait pas aller voir les stands qui l'intéressait réellement !

ϑϑϑϑ A toute chose malheur est bon me direz vous ? Voilà qui était totalement contraire à la philosophie de Laura. Mais elle devrait bien s'en contenter pour au moins les deux jours à venir. Elle allait trouver des choses à faire. Elle avait vu de nombreuses tavernes à la zone de rafraîchissements, après tout avec cette tenue elle était sure de trouver des gens pour lui offrir à boire jusqu'à en oublier cette stupide histoire ! En attendant, Laura se baladait en essayant d'oublier les regards qui passait sur elle de temps à autre. Heureusement, il y avait apparemment un stand de costume quelque part et certains hauts fonctionnaires qu'elle croisa -brièvement grâce à toutes ces choses auxquelles elle ne croyait pas !- la félicitèrent de participer si pleinement aux activités pour la paix ! Si ces idiots savaient ! D'aillerus le regard jaloux de leurs femmes déjà plus vieille que Laura à leur bras ne laissait pas de doute sur l'origine de cette... appréciation.

ϑϑϑϑ Au fur et à mesure de ses balades dans ses stands secondaires, Laura fut tout de même attirait par un stand d'horlogerie. Les objets étaient fins, mettant en valeur ce qu'elle estimait être important dans la finesse de leur confection. La jeune femme passa quelques minutes à observer particulièrement une collection de montre à gousset qui... elle devait le reconnaître, irait très bien avec son nouvel accoutrement. Bon sang, elle n'allait quand même pas se prendre au jeu !

    ϑϑϑϑ Bonjour, pardonnez-moi mais c'est vous qui confectionnez ces montres ? Elle sont véritablement très jolies. commença t elle en s'adressant à la jeune femme derrière le stand.  Pourrais-je les voir de plus près ?
    ϑϑϑϑ Mesdemoiselles avant les affaires vous prendrez bien une de mes sucettes ? J'ai tous les goûts de fruits ! dit alors un marchand ambulants en s'interposant derrière Laura comme si ses sucettes devaient absolument aller avec sa tenue elles aussi.
    Donnez m'en deux et dégager !cracha la lapine avec animosité,
    aavnt de sourire à nouveau à sa première cible.


IconI wanna roll with him a hard pair we will be A little gambling is fun when you're with me (I LOVE IT) Russian Roulette is not the same without a gun And baby when it's love, if its not rough it isn't FUN, FUN
   
mechanic's queen


Dernière édition par Laura L. Greyson le Sam 28 Oct - 2:13, édité 2 fois
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Ruby Nyë
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Jeu 26 Oct - 22:16
Irys : 365891
Profession : Aide vétérinaire à la clinique Kali'ns
My'trän 0
Aussi invisible qu'une petite fourmi.

Cette seule phrase résume à la perfection comment la jeune mage se retrouva affublée d'une tenue de serveuse aussi mignonne que sexy. Bandeau dans les cheveux, robe à volant s'arrêtant à mi-cuisse et enserrée à la taille par un ruban d'une blancheur éclatante, Ruby traversait l'exposition munie d'un plateau remplis d’amuse-gueules attrayants.

Cependant, cela n'explique toujours pas comment diable elle s'est incrustée parmi les gens du personnel. Pour répondre à cette question, autant répondre à la première. A savoir : Que faisait Ruby en Zochlom ? La jeune femme avait tout simplement eut de nombreux échos lui rapportant l'importance d'un tel événement. De la culture à foison ! Rien qu'à l'idée de découvrir le peuple daënar et de pouvoir faire des rencontres exaltantes l'avait poussée à économiser au maximum pour pouvoir s'offrir le voyage jusqu'aux terres de feu.

La My'tranne s'était immédiatement dirigée vers le pavillon daënar et avait déambulée parmi les invités les yeux brillants. Comme une enfant devant une montagne de jouets. Oui. Euphorique, elle laissait glisser son regard de droite à gauche. Au passage, elle repéra un stand plutôt étrange. Un homme tenait dans ses mains de drôles de nuages roses surmontées de bâtons. Intriguée, elle s'approcha et pu suivre avec intérêt la conversation du marchand et de deux femmes my'trannes.


« Tenez mesdemoiselles, c'est pour vous! »
« Et quelle est cette... technologie? »
« De la barbe à papa! Ça se mange! Allez-y, goûtez! C'est délicieux! »
« De la barbe? Ça.. se mange? En tout cas, ça colle! »
« C'est le principe! Les enfants adorent ça! Si vous en voulez d'autres surtout n'hésitez pas à venir nous rendre visite à la Foir'Dada! Il y a plein de choses à gagner! »
« Les enfants? Parce que nous avons l'air d'enfants, peut-être?
Dégueulasse! Trois jours Althéa! Je ne tiendrai pas plus de trois jours! Après ça je ne réponds plus de rien et je fais disparaître le prochain abruti qui essaie de nous empoisonner!
 »

Ruby détourna alors le regard des femmes qui s'éloignaient pour porter son attention sur ledit objet. Elle avait attrapé un nuage rose pendant que les inconnus conversaient, et trouva intéressant de tester sa solidité en y plongeant son doigt, celui-ci s'enfonçant avec facilité, agrémentant la scène d'un son de mousse qui éclate. La rousse retira alors vivement sa main, les yeux ronds devant son doigt collant recouvert à présent de quelques morceaux rosâtres.

« Par Khugatsaa, qu'est-ce que c'est étrange ! »

Marmonna-t-elle tout en s'éloignant. Ruby n'était pas bien contraignante pour autant, elle croqua dans la boule rose. Ses yeux s'arrondirent de nouveau alors que ses papilles découvraient les saveurs fortement sucrées de l'aliment. C'était à la fois bon et trop surprenant pour qu'elle ne se jette à bouche perdue dans la dégustation du met rose bonbon.

Déambulant toujours dans l'allée centrale, elle passa devant un stand de tir. L'idée de tirer lui prodigua un long frisson mais les pommes d'un rouge vif et les peluches adorables attiraient l’œil. Si l'une des participante avait du s'y reprendre à deux fois pour viser juste, une jolie blonde avait fait mouche du premier coup. Pour autant, elle semblait dépitée, si bien qu'elle s'en cogna la tête contre le comptoir.


« Tuez-moi… »

Souffla la belle à la longue natte. Ruby se rapprocha à pas de loup et fit la moue. Elle avait pourtant gagné ces jolies choses, de quoi se plaignait-elle ? Si elle n'était pas ravie de son gain, autant faire une heureuse non ? La jeune femme attira la peluche à elle et reparti avec la mignonnerie posée à présent sur son dos. Le tout en passant inaperçue.

Au final, la jeune femme dériva dans les pavillons du personnel. Quelques personnes la bousculèrent, visiblement pressés et stressés par l'événement unique en son genre. Au final, elle se fit remarquer alors qu'elle passait sa tête dans l'ouverture d'une tente. Un homme l'interpella.


« Hey vous, qu'est-ce que vous faites ici ? Vous n'avez rien à faire dans cette aile... Retournez à au pavillon des visiteurs. »

Ruby se redressa et après une moue contrariée, lâcha un simple :

« Non. »

Avant de disparaître de sa vision. Littéralement. Elle avait déclenché sa magie par simple esprit de contradiction. L'inconnu sursauta et se précipita vers la tente, choqué de n'y trouver plus personne. La jeune femme, en revanche, trouva son bonheur à l'intérieur. Une jolie robe noire et blanche qui lui irait à merveille. Elle l'enfila avant de sortir comme si de rien n'était.

Déambulant à nouveau dans les allées du personnel, elle se fit à nouveau accostée, mais cette fois par une autre femme au costume similaire au sien, bien que plus sophistiqué.


« Hey, toi là ! Arrête de lambiner et pose moi cette peluche. Y a du travail et pas qu'un peu ! Rends toi utile et va faire le service ! »



Oui, c'est pourquoi la my'tranne se retrouva dans l'allée centrale, une plateau à la main. Cookies délicieux et autres friandises trônaient sur ce présentoir mouvant. Cela n'avait rien de dérangeant pour la jeune femme qui adorait se rendre utile.

Cette fois, elle passa d'absolument invisible à attrayante. Enfin, ses mets l'étaient en tout cas. Nombre de visiteurs s'arrêtèrent afin de piocher sur le plateau. Les pas de la damoiselle l'attirèrent alors vers un lieu dangereux mais terriblement intéressant. Dans une allée à la propreté inégalée se trouvait un stand d'armes daënares. Ruby s'y engagea et s'arrêta devant son propriétaire, un large sourire aux lèvres bien que son ventre commençait à se tordre devant une telle prolifération de technologie bien quelle soit fascinante.


« Bonjour. Une mignardise vous ferait-elle plaisir ? »



couleur : #cc99cc


Dernière édition par Ruby Nyë le Ven 27 Oct - 18:12, édité 4 fois
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Zora Viz'Herei
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Ven 27 Oct - 7:10
Irys : 1991507
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

1er jour de l'exposition universelle


Elle tourne le regard en direction du stand qu'Althéa lui indique et l'attarde un bref instant sur les barbes roses empilées en monticules défiants la gravité. Si sa camarade a effectivement reconnu quelqu'un, ce n'est pas son cas. Zora se contente donc de hausser les épaules comme pour signifier le peu d'importance qu'elle témoigne à la chose. Elle observe ensuite avec scepticisme la vraie noiraude lorsque cette dernière affirme que la chouette ne se mêle pas à l'abeille.
"Comment ça la chouette ne s'associe pas avec l'abeille?" s'étonne-t-elle en fronçant les sourcils. "Tu es sûre que... tu vas bien?"
Pour un peu elle poserait sa paume sur le front de sa cadette pour s'assurer qu'elle n'a pas de fièvre. Qui sait ce qu'elle a pu manger dans les allées de ce pavillon? Et puis elle est pratiquement certaine d'une chose: il y a bien, parmi ces daënars, des gens mal intentionnés qui profitent de l'exposition pour empoisonner les my'träns. C'est une évidence absolue, née de le certitude qu'elle ferait de même si les rôles étaient inversés.

Pourtant Althéa a l'air normale. Du moins, aussi normale que d'ordinaire. La feue rouquine l'observe encore un instant pour s'assurer qu'elle ne présente pas de symptômes inquiétants puis elles poursuivent leur progression dans la masse mouvantes des hérétiques. Zora fait de son mieux pour éviter les contacts directs avec ces gens-là mais se résigne lorsque la foule devient trop dense. Ce qui, évidemment, n'arrange guère son humeur.

Elle s'autorise toutefois un ricanement lorsque la noiraude qualifie de charlatan l'un de ces irritants vendeurs. L'aînée du duo tente bien de repousser la potion qu'il tend à Althéa mais il est déjà trop tard: la noiraude s'en est déjà emparée. Et cette dernière lui propose carrément de tester l'efficacité de ce qui semble être un filtre d'amour. De quoi arracher un haussement de sourcil désapprobateur à celle qu'elle entend transformer en cobaye.
"Pas pour tout l'or du monde!" refuse-t-elle en hochant catégoriquement la tête de gauche à droite. "Je ne goutte plus un seul truc fait par les hérétiques! Je tiens à la vie, moi!"
Non mais elle l'a bien regardée? Comme si elle allait prendre le risque de perdre le contrôle dans une marée humaine composée en bonne partie de daënars. S'il y a bien un endroit où il faut être sur ses gardes, c'est celui-ci. Après tout cet étrange breuvage pourrait bien contenir une recette qui altère l'esprit et le bon sens. Pour pousser les clients et acheter de manière inconsidérée, par exemple. Et puis Zora ne peut pas non plus occulter la possibilité que cette potion puisse réellement fonctionner. Cette simple idée lui arrache une grimace de dégoût.
"D'ailleurs je me permets de te rappeler que la dernière fois que j'ai goûté quelque chose en ta compagnie, je me suis retrouvée mariée à un étranger avant de crapahuter à poil dans la neige!" soupire-t-elle. "J'ai eu ma dose de mauvaises surprises pour les six prochains siècles, là!"
C'est non! Tout simplement non! Et peu importe le regard de défi qui accompagne la proposition malavisée de la noiraude. La rouquine qui n'en est plus une tourne les talons pour signifier la fin de cet interlude et manque de peu de percuter une jeune femme déguisée en soubrette. Et le plateau rempli de biscuits ronds maculés de tâches noires. Zora décoche un regard furieux à l'indélicate, ne prenant évidemment pas en compte le fait qu'elle puisse être fautive.

La suite de l'avancée du duo se résume à peu de chose près à un cauchemar éveillé. Les costumes portés par certaines personnes défient la logique et le bon goût. À croire que les daënars adorent se déguiser en animaux... Encore une facette étrange de leur culture. Ou de ce qu'ils appellent ainsi. Et les choses ne s'arrangent guère lorsqu'elles arrivent enfin en vu du stand Strauss: les gens se pressent les uns contre les autres dans l'espoir, semble-t-il, de pouvoir tester l'un des bâtons à foudre du moustachu.
"C'est là..." lâche-t-elle laconiquement. "On va en avoir pour des heures..."
À moins que... Zora hésite un bref instant avant de saisir sa camarade par la main pour l'entraîner à sa suite dans l'amas d'hérétiques. Elle tente bien de jouer des coudes un bref instant pour s'imposer mais rien n'y fait. Alors elle se contente de dresser quelques boucliers pour repousser les importuns, les faisant disparaître lorsqu'ils se retournent pour chercher un coupable. Cela provoque quelques remous. Mais l'extrême majorité des curieux n'osent pas imaginer que les deux noiraudes puissent être à l'origine d'une telle poussée. Et c'est précisément ce qui leur évite les remarques désobligeantes que d'autres se prennent à leur place.

Et un bout d'un instant elles arrivent au premier rang, contre le comptoir derrière lequel une foule d'employés Strauss s'échinent à contenter la clientèle. La disciple de Möchlog cherche un instant du regard le moustachu mais ne le trouve guère. Il faut dire qu'elle est noyée dans cette foule qui fait presque une tête de plus qu'elle. Quant à Althéa, n'en parlons pas... Il leur faut dix minutes pour qu'une personne daigne enfin remarquer le duo et s'approcher pour le servir:
"Que puis-je faire pour vous mesdemoiselles?" demande-t-il avec l'intérêt qui sied tend à ceux qui veulent vous refourguer tout et n'importe quoi.
"Nous voulons voir Loud'wig!"
"Monsieur Strauss?" s'étonne-t-il. "Mais bien sûr... Et moi je veux devenir le prochain O'Meara!"
La feue rouquine fronce les sourcils avant de tourner le regard vers Althéa. Non pour lui demander une quelconque autorisation ou chercher un peu d'aide mais simplement pour lui faire comprendre que sa patience a atteint un palier critique. Trois heures? C'était bien trop optimiste, tout compte fait. Zora reporte son attention sur le vendeur qui s'éloigne et se fend d'un sourire malsain avant de tendre le bras pour attraper l'espèce de noeud étrange évoquant un papillon qu'il porte autours du coup. Un peu de magie lui donne la force nécessaire pour le ramener sans grande délicatesse vers elles.
"Je ne sais pas ce qu'est un O'Machin mais je suis à peu près certaine d'une chose: si tu ne m'amènes pas Loud'wig tout de suite je t'arrache ta moustache et je te l'enfonce si profondément dans la gorge que la prochaine fois que tu iras à la selle, tu pondras des Erveekheis!" siffle-t-elle. "Et ça, ce n'est rien à côté de ce que Loud'wig te fera s'il apprend que tu nous as ignorées! Et crois-moi, il l'apprendra!"
Leurs regards se croisent encore quelques secondes avant qu'elle daigne le relâcher, importunée par le souffle court de cet homme qui s'écrase contre son visage. L'intéressé tente de reprendre un peu de contenance et lisse le haut de sa tenue avant d'ajuster son étrange noeud. Puis il semble peser le pour et le contre avant de finalement approuver d'un mouvement de la tête.
"Je suis désolé, je ne savais pas que vous étiez ses amies..." glisse-t-il, penaud. "Qui dois-je annoncer?"
"Zora!"
"Zora comment?"
"Juste Zora!"
"Je... D'accord!" abandonne-t'il. "Et le nom de votre camarade?"
"Ho, elle..." hésite-t-elle avant de se tourner vers Althéa. "C'est... Cunégonde!"
"Je vois... Juste Cunégonde, j'imagine?"
"Quel remarquable esprit de déduction..."
Elle exprime autant de moquerie que d'impatience dans cette dernière réplique, poussant l'autre à disparaître au plus vite pour chercher le moustachu derrière les larges draperies qui cachent l'arrière du stand au regard des visiteurs. Zora ne sait pas vraiment quoi penser. Loud'wig est loin d'être l'ami qu'elle a décrit à cet employé. Mais elle espère lui avoir donné suffisamment le change pour qu'il daigne lui ramener son patron. Et pas la sécurité, par exemple.
"La diplomatie, la diplomatie..." glisse-t-elle avec fierté à sa camarade. "Tes leçons portent leurs fruits!"
En d'autres circonstances elle se serait sûrement contentée de briser un doigt ou deux à cet importun à l'aide d'un bouclier. Si ce n'est pire... Mais en présence d'Althéa, Zora tente de faire des efforts. Et ne manque pas de le faire remarquer à sa comparse à chaque fois qu'elle met en oeuvre la diplomatie si chère au cœur de cette dernière. Toujours est-il que les secondes s'égrainent et qu'aucun moustachu susceptible de ressembler à Loud'wig ne fait son apparition. Et lorsqu'un homme se présente en face d'elle la défunte rouquine plisse les yeux en le détaillant, hésitant entre l'envie de rire et celle de pleurer.
"Loud'wig?" s'étonne-t-elle. "Qu'est-ce que c'est que cette tenue? Non, vous savez quoi?
Je ne veux pas savoir, en fait!
"
L'ignorance est souvent préférable à la connaissance. Et spécialement dans ce genre de cas. Et puis elle ne tient pas à vexer celui qui va - qu'il en ait conscience ou non! - leur offrir une ribambelle d'armes pour aller exterminer du daënar. Et Technologie dans la foulée. Zora désigne donc Althéa au moustachu en tentant de faire abstraction de l'allure de celui qui l'a si aimablement ramenée d'Aildor.
"Voici Cunégonde, une... heu... amie!" hésite-t-elle. "Cunégonde, Loud'wig! Maintenant que les présentations sont faites j'irai droit au but: il nous faut des armes! Et il nous en faut beaucoup! Mais pas des trucs qui tirent des machins en faisant du bruit et de la fumée! On en veut des vraies! Qui tuent normalement!"
Comprenez par là: des armes susceptibles d'être fabriquées par des my'träns! En tout cas Zora ne s'embarrasse pas des vaines formules de politesse si chères au coeurs de la plupart des gens. Elle doute que Loud'wig se préoccupe de ce genre de choses. Et elle n'est pas non plus du genre à y prêter de l'attention. En réalité Zora ne pense qu'à une seule chose: plus vite elles auront ce qu'elles sont venues chercher et plus vites elles pourront s'éclipser de cette marée nauséabonde d'hérétiques...




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

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Luciole Aldebarra
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Ven 27 Oct - 11:47
Irys : 448679
Profession : Flibustier - Croc-Mort - Aventurier
Pérégrins -2
> Stand Foir'Dada

"Clap, clap, clap...", faisaient ma main contre mon bras métallisé bruyamment, acclamant avec beaucoup d'ironie et de satyre cette exposition culturelle aux allures de rencard de la dernière chance, un rencard décisif dont le but ultime était de définir l'avenir entre les deux plus gros continents de notre monde, des continents jadis en conflits pensent les plus optimistes, mais nul besoin d'avoir fait les grandes écoles pour connaître leur réelle liaison. Les tensions étaient à leurs plus hauts niveaux depuis quelques semaines, ou quelques mois, je ne sais plus trop... Mais je n'avais pas besoin d'énumérer les péripéties passées pour deviner l'hypocrisie de la chose, triste monde...

"Mais quelle odeur ! Hummm... Délicieux parfums !", disais-je à voix soutenue tout en approchant d'un pas distingué le stand "La Foir’Dada", les yeux en focus sur les brillantes et non moins rougeâtres pommes d'amour, un sentiment qui ne m'était plus familier depuis belle lurette, mais quoi de mieux que la nourriture pour consoler mes terribles démons ? Et puis, que dire de ces magistrales verrières qui servaient de chapiteaux ? Le soleil traversait les plaques de verres de toutes parts, les stands étaient illuminés d'une pure luminosité désertique, et ça me donnait beaucoup d'idées pour le futur achat et la magnifique demeure dont j'allais devenir propriétaire.

† † † † †

J'étais à présent face à la vendeuse, une ravissante femme à n'en point douter, mais mes yeux n'étaient que très peu attirés par la créature, en réalité, et bien naturellement, c'était la tartine de nourriture présente sur la table qui faisait office de Saint-Graal à mes yeux, terrible péché qu'est la gourmandise ,mais soit, ce n'était qu'une occasion dans l'année, et puis, qui sait ce qui pourrait arriver plus tard dans la soirée, mieux vaut en profiter au calme de l'ouverture, pensais-je sur le moment.

"Une pomme d'amour s'il vous plait...", disais-je alors, et ceci, tout en retirant mon imposant masque de grenouille cyborg, tombant ainsi ma confortable capuche le soutenant, laissant paraître mon visage encore abîmé par les périples de l'expédition d'Ekhlen, l'exposant aux yeux de la foule et accrochant ma coiffe à la base de ma ceinture, car après tout, c'était plus pratique pour manger, et puis, je connais bien mes priorités... J'étais dorénavant accoudé au stand, regardant avec précision la foule qui m'entourait, analysant la moindre personne passant sous mon regard insistant. Qui sait, un milicien du Tyorum pourrait tout aussi bien s'y trouver, et si tel était le cas, et qu'il venait à me reconnaître parmi la foule mouvante et divagante, je ne ferai point long feu sans mes armes, armes que les gardes de l'exposition m'avaient préalablement retiré et placé dans les coffres à l'entrée de cette dernière. J'étais donc dépourvu de moyen de défense, mais à quoi bon penser à ça, je dois profiter, et adviendra ce qui adviendra de moi !


Dernière édition par Luciole Aldebarra le Sam 28 Oct - 12:34, édité 1 fois
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Sanaë Eshfeld
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Ven 27 Oct - 13:57
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
L’exposition universelle… Sanaë n’en revenait toujours pas. Se retrouver là, au milieu de tous ces inventeurs, artisans et autres fabricants, représentait une chance inestimable pour la jeune horlogère. Non seulement cela lui permettait, de sortir enfin de son atelier, mais aussi de pouvoir découvrir nombre d’inventions, bien que souvent plus loufoques que réellement utiles, il fallait l’avouer. Mais ce n’était pas le plus important, outre le fait d’en apprendre plus sur la technologie, c’était aussi et surtout, l’occasion de rencontrer des gens venant de tout horizon.

Les my’träns l’intriguaient, en particulier. Tous aussi fascinants que déroutants les uns que les autres. De leur tenue, à leur expression, lorsqu’ils se trouvaient devant une énième sucrerie au nom pour le moins étrange tel que “barbe à papa” ou “pomme d’amour”. Sanaë avait eut la possibilité d’en observer plusieurs, dont deux femmes visiblement aussi agacées que surprises. Mais au final, combien en avait-elle aperçu rendre leur repas trop sucré depuis le début de la matinée ? Jusqu’à ce que d’ailleurs, l’une d’entre eux ne décharge le contenu de son estomac sur ses bottines. À cela, Sanaë n’avait pas réagit, après tout ce n’était pas volontaire et la jeune femme se trouvait affreusement gênée. Tout comme l’horlogère qui se sentait responsable de la situation. Quelle idée de vouloir lui passer autour du cou l’une de ses montres collier ? Ce n’est pas comme si elle ne connaissait pas cette sorte d’allergie qu’avaient les mages au contact de la technologie...

Elle se contenta donc de présenter ses plus plates excuses à la my’trän, au teint livide, avant de reposer la montre sur le présentoir d’où elle l’avait tiré quelques secondes auparavant. Sanaë lui servit ensuite un verre d’eau sous le regard moqueur de ses deux frères, Bertram et Myrn, venus lui prêter main forte pour l’occasion.

Lorsque la jeune femme s’éclipsa, l’horlogère s’efforça de nettoyer ses chaussures. Elle représentait l’entreprise familiale et, pour une fois, à paraître présentable. Sana avait donc troqué ses vieilles chemises et robes usées contre une robe bleu roi à la coupe simple, mais tout de même élégante. La pièce maîtresse de sa tenue se trouvait être la montre en or blanc, montée en broche sur son corset noir.
Il s’agissait de sa dernière création faite pour ces dames. Depuis quelque temps, elle travaillait sur une collection féminine afin d’élever la montre du rang d’accessoires masculin à celui de bijou délicat. Celles-ci étaient donc plus petites, plus complexes et détaillées que les habituelles montres à gousset. Sanaë avait donc réussit à trouver un orfèvre capable de mouler les boîtiers qu’elle dessinait restait donc à trouver un joaillier susceptible de participer à son projet.

La montre bijou plaisait tant aux visiteurs que son carnet de commandes se remplissait rapidement. Une aubaine donc pour la maison Eshfeld, son aîné resté à Blumar, serai sûrement ravis de l’apprendre à son retour.

Sanaë venait d’ailleurs de terminer avec une nouvelle cliente, une bourgeoise endimanchée à la mine particulièrement renfrognée. Celle-ci, bien que particulièrement agaçante et exigeante, lui avait tout de même commandé deux montres, l’une en broche, l’autre en bracelet, ce qui représentait une belle somme. Elle fermait son livret lorsque son attention se porta sur une femme à l’allure étrange. Après quelques nictations dues à la surprise, Sanaë put confirmer que des oreilles de lapins se trouvaient effectivement sur le chapeau de l’inconnue. “
Décidément, l’on trouve de tout en ce monde”, pensa l’horlogère en tentant de réprimer un rictus amusé.

-Bonjour, pardonnez-moi, mais c'est vous qui confectionnez ces montres ? Elles sont véritablement très jolies. Pourrais-je les voir de plus près ? l’interpella la lapine.

-Bonjour, répondit-elle en s’approchant. Je…

Sanaë ne put terminer sa phrase, car l’un de ses vendeurs de sucreries, bien trop entreprenant à son goût, vint à nouveau couper l’une de ses ventes avec ces ignobles bonbons. Cet homme lui avait déjà fait rater trois ventes depuis le début de la journée tant il effrayait les clients avec son insistance des plus déplacée. Seulement, cette fois-ci, ce ne fut heureusement pas le cas, la lapine l’envoya vendre ses sucreries ailleurs grâce à une répartie des plus implacables. Elle vit alors le visage de l’homme se décomposer avant que celui-ci ne disparaisse dans les allées. En un sens, il pouvait être satisfait, puisqu’il avait réussi à vendre deux de ces horreurs. La lapine s’en retourna vers l’horlogère qui éprouvait toutes les peines du monde à se retenir de rire tant la scène fut cocasse.

-Si vous saviez à quel point, j’ai apprécié ce moment,
pouffa Sanaë avant de se reprendre pour adopter une attitude plus professionnelle. Reprenons. Je suis Sanaë Eshfeld, et c’est effectivement moi qui confectionne les montres. N’hésitez pas à regarder ou même à toucher les modèles qui vous intéresse.

L’horlogère désigna de la main l’étalage de montre à gousset, placées sous vitrine, disposée devant la lapine.

-Toutes les montres présentées ici sont des pièces uniques. La maison propose également la possibilité de commander un modèle sur-mesure, fabriqué spécialement pour vous, selon vos envies et vos goûts. En revanche, si vous cherchez un modèle un peu plus féminin, je peux vous proposer ceci.

Sanaë sortit alors un tiroir imposant comprenant la fameuse collection bijoux. S’y trouvait donc broches ouvragées, bracelets et colliers raffinés.

- Ce sont nos dernières créations, plus petites, plus fine et délicates, mais toujours aussi solides et fiables. Le modèle le plus vendu actuellement est cette broche, dit-elle en désignant celle accrochée à son corset. Celle-ci comprend un mécanisme original inspiré des montres à gousset, seulement celui-ci n'est pas fixe ou rigide. Voyez, il suffit de tirer un peu pour que la ficelle placée autour se déroule afin de pouvoir regarder l’heure. Et en appuyant sur ce petit bouton, la cordelette se replie pour que la montre redevienne un accessoire de mode. J'avoue que je suis plutôt fière de ce modèle. Désirez-vous l'essayer ?
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Hex Hekmatyar
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Ven 27 Oct - 22:13
Irys : 136592
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
La reine des neiges, la reine des neiges…. La reine des quiches oui ! Mais ce n’était pas possible d’être tombé si bas… J’espérais surtout que personne ne me reconnaitrait sous cet accoutrement des plus…. Original, heureusement que les maquilleuses avaient bien fait leurs travail car la jeune femme à côté de qui je me tenais sembla reconnaitre sa princesse favorite.
Elsha, voilà c’était bien le prénom qu’on m’avait dit. J’étais trait pour trait la reine des neiges maintenant, et à moins d’un miracle je n’y échapperais pas jusqu’à la fin de l’exposition.
Y avait-il un dieu ici-bas qui m’en voulait particulièrement. Reprenant une stature d’une à peu près princesse, à peu près heureuse dans une exposition à peu près intéressante, je lui fis mon plus bel « a peu près » sourire.

-Et… oui je suppose que c’est bien moi la Reine des neiges !

J’aimais bien l’autodérision mais j’avais juste l’impression d’être condamné à l’humiliation ultime… Si même les adultes me prenaient pour leur glaçante héroïne. Elle me fis cependant une petite réflexion qui déclencha un petit tic nerveux sur mes lèvres. Ah oui je n’étais pas censé savoir manier aussi bien une arme, la reine des neiges ne faisait pas dans les armes à feu.
Non j’étais une toute gentille princesse et je fis un petit signe de la main pour me justifier

-C’est agréable de rencontrer une fan du personnage et vous savez pour le fusil, la chance du débutant rien de plus !

Avant de reprendre ma profonde communion avec le comptoir, je sentis une main réconfortante dans mon dos. Oui c’était la meilleure récompense mais que faire d’une peluche ? J’allais avoir l’air malin avec ça…
Mais au moins elle avait raison sur un point, nous étions dans la même galère elle habillée en… Mayah l’abeille ? Hum encore quelqu’un qui n’avait pas de chance… même si elle semblait un peu plus à l’aise, il faut dire qu’elle était peut-être moins sollicitée. Et avec sa révérence j’eus un petit sourire en contemplant ses petites antennes qui se baladaient au-dessus de son crâne.
Je failli même tenter une petite plaisanterie avec que le tenancier du stand ne m’interrompe encourageant une fois de plus la jeune femme à tenter sa chance.
Notre chère Mayah repris le fusil factice le tenant bien trop maladroitement pour qu’il soit d’une quelconque précision et je m’attendais évidement à un échec retentissant. Mais au contraire de toutes les prédictions, elle marqua, gagnant par la même une horrible peluche, peluche que j’avais déjà à côté de moi d’ailleurs. À côté ?
Je me retournais cherchant le morceau de tissus pelucheux sans la trouver. Mmmmh elle avait finalement disparut, enfin ce n’était pas très grave.

Je continuais à pleurer intérieurement écoutant la jeune femme proposer à une seconde d'aller partager notre malheur, c'était étrange mais j'appréciais l'attention, peut être qu'à plusieurs nous nous sentirions mieux. Je finir relever la tête, remettant mon diadème en place avant de m'étirer, agitant au passage la longue natte blonde dans mon dos.
Mayah l'abeille avait touché une corde sensible: allez boire
Oui boire pour oublier ! Rien que cette pensée m'arracha un petit rire, et je pris donc les deux jeunes femme par les mains.

-Alors allons vous trouver une superbe tenue adaptée à notre situation et allons donc découvrir les boissons les plus variées de la région.

Je manquais presque de danser joyeusement, faisant virevolter ma robe bleu avec une joie non dissimulée.

-Allons donc tromper notre ennuis après cela ! Une vraie héroïne n'a pas peur d'un quelconque breuvage




Rose x 12
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Ludwig Strauss
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Sam 28 Oct - 0:39
Irys : 1044087
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Et je souhaite éviter d’en parler aussi, Zora … »

Son regard se fit légèrement vague un instant, se rappelant comment il était passé de la tenue de gentleman de la haute société Daënar à un costume écarlate de pirate flagrant avec tricorne et veste ouverte sur la moitié de son torse. Comment un homme de goût tel que lui s’était retrouvé dans un accoutrement aussi … aussi … les mots lui manquaient ! Par ses Irys, il avait toujours eu un dédain condescendant envers les pirates qui pullulaient telle une gangrène bruyante et grouillante dans les ports d’Aildor. Qu’il incarne le rôle d’un flibustier dans une exposition aussi importante pour ses affaires l’irritait doucement.

Ah , tout ça c’était à cause de …

~

« Mes dames. »

Ludwig saisit son haut-de-forme en penchant légèrement la tête en avant en signe de salut au trio de demoiselles devant un stand de tir. Il ne s’arrêta pas pour autant, poursuivant sa marche d’un pas rapide au sein de la foule. S’il les avait salué ainsi, c’était parce qu’elles se démarquaient particulièrement du reste des gens de part les costumes portés, en particulier le déguisement en abeille qui lui arracha un sourire amusé. Curieusement, il avait envie de miel, après ça. Mais passons.

Malheureusement pour lui, en évitant les flaques aux parfums repoussants, il ne remarqua pas la course d’un jeune garçon portant un plateau garnit de cocktails, jus et panachés pour quelques clients exigeants dans un petit bar à quelque pas. Le cruel destin eut alors la malicieuse idée de diriger la trajectoire du petit imprudent droit vers l’un des industriels de l’armement les plus influents de tout le continent technologiste. Dans un choc des plus dramatiques, les deux forces opposées s’entrechoquèrent, le plateau virevolta et nombre de verres déversèrent leur contenu collant et coloré sur l’impeccable sur-mesure de Ludwig, le transformant en une œuvre d’art contemporain.

Aspergé, humilié, l’homme resta aussi raide et immobile qu’une statue de marbre vandalisée par quelques voyous armés de bombes à peinture, fixant tout son corps trempé par les substances dont certaines avaient la désagréable odeur d’alcool. Un des sourcils de l’homme d’affaires fut brièvement prit de spasmes dignes d’un tueur en série prêt à commettre son plus terrible larcin. La main gantée de Ludwig se glissa avec une lenteur effrayante entre les plis de son manteau, pour le plus grand effroi du jeune serveur qui blêmit d’un coup, imaginant déjà le revolver qui allait sonner sa triste fin. Mais nulle arme à feu ne vint achever le maladroit, seulement un mouchoir d’une blancheur parfaite avec lequel monsieur Strauss essuya calmement son visage tâché par quelques gouttes de liqueur.

Un long soupir s’échappa des lèvres du vendeur d’armes qui laissa ses prunelles de glace se reposer sur le visage tremblant du jeune serveur qui multipliait les balbutiements en signe d’excuse.

« Ce n’est qu’un accident … cela peut arriver. Mais c’est navrant, très navrant. Je ne peux me présenter convenablement avec ce que tu viens de me faire, mon jeune ami. Te rends-tu compte de la gravité de la situation ? »

Oh oui, le garçon en avait parfaitement conscience. L’homme qu’il venait d’outrageusement souiller était le propriétaire d’un stand, donc une personne très importante. S’il se plaignait à son supérieur, le gamin allait avoir de très gros ennuis. Il risquait de perdre son travail ou pire ! Mais ce qui l’inquiétait vraiment, c’était cette sensation glaciale qu’il ressentait au fond de son être. Ce calme imperturbable, le timbre de sa voix … pourquoi l’imperturbable gentleman lui inspirait pareille frayeur ? C’était comme si un étau glacé resserrait son cœur, le comprimait au point de l’empêcher de respirer les goulées d’air salvatrices. Dans son esprit, il avait le pressentiment qu’avec quelqu’un comme cet homme, il risquait plus que la perte de son petit boulot. Il fallait qu’il rattrape son erreur à tout prix.

« Je … monsieur … si vous voulez … on peut vous trouver quelque chose … d’autre à porter. »

Le businessman haussa un sourcil, intéressé par l’idée d’une alternative pour éviter de traîner avec des habits trempés. Encouragé par cette expression faciale, le serveur poursuivit avec un peu plus de courage :

« Mon patron dirige aussi le stand des costumes. On peut vous trouver quelque chose qui vous remplacerait vos vêtements le temps qu’ils soient nettoyés. »

Avec autant de tâches collantes, il était fort probable que son sur-mesure n’allait guère survivre à ce tragique accident. L’option de se déplacer nu étant naturellement écartée, il ne voyait d’autres solutions que celle proposée par le garçon maladroit. Réprimant un râle de désespoir mêlé à de l’irritation, il se contenta d’hocher lentement la tête. Son regard se porta vers les costumes disposés à la vue des visiteurs. La plupart étaient de ridicules représentations d’animaux en peluches lui rappelant quelques sinistres sectes aux activités bien louches se rassemblant dans des repères secrets pour des cérémonies qu’aucun mortel ne devait jamais voir au risque de perdre son innocence, à défaut de sa vue.

« J’espère qu’il y’a un costume décent, mon garçon. Je ne porterais jamais pareilles horreurs. »

Le petit gars se gratta la nuque d’un air pensif, serrant des dents avant de déclarer.

« Je pense qu’on trouvera un truc pas trop … animal, monsieur. »

« Tu as intérêt, mon garçon. Ma patience à des limites. »

~

Ludwig le pirate … non, ce surnom n’allait pas. Ludwig, donc, soupira brièvement. Il avait enterré son déplaisir en même temps que ses habits favoris et devait assumer son nouveau rôle de pillard des mers. Discutant avec quelques militaires hauts-gradés et chefs de guerre my’träns réunis, il leur décrivait comment il arrivait à allier qualité et style avec une rare perfection, leur dévoilant au passage certains de ses projets pour de nouvelles créations qui charmaient ces esprits belliqueux avec autant d’astuce et de talent qu’ils finirent par ignorer le fait que le maître du stand était déguisé en loup de mer.

Après avoir satisfait la curiosité des commandants et guerriers, il fut interpellé par une voix tout à fait adorable dont la source n’était autre qu’une jeune fille encore plus adorable. Son simple sourire tout mignon suffit à faire oublier au baron son agacement concernant sa tenue écarlate. En plus elle lui proposait avec un air angélique de délicieuses mignardises. Sans hésiter il en piqua une qu’il dégusta doucement en abaissant ses paupières, laissant le goût chocolaté enivrer ses papilles gustatives. Divin.

« Merci infiniment, jeune fille. Vous êtes la plus adorable servante que j’ai eu à rencontrer. Votre patron a beaucoup de chance d’avoir un ange à ses côtés. »

Emporté par un curieux élan de sympathie à l’égard de cette charmante demoiselle, il ajouta avec un sourire amical :

« Si jamais vous le souhaitez, je serais fort intéressé de vous recruter occasionnellement. Les visiteurs seront plus que charmés par votre sourire de princesse. »

Un de ses employés l’interrompit alors, lui murmurant brièvement que deux personnes le désiraient immédiatement. Des amis, insistait-il avec une certaine hésitation. Si le second nom ne lui disait absolument rien, il haussa des sourcils quand il entendit le prénom de celle qui avait plus qu’animé son voyage à My’trä à bord de l’Intrépide. Elle, ici ? Voilà une surprise des plus intéressantes et un peu inquiétantes connaissant le tempérament de la demoiselle. Mais cela pouvait aussi être une opportunité intéressante qui germait dans l’esprit inventif de l’ambitieux Daënar.

« Je vous prie de m’excuser. »

Saluant respectueusement d’un signe de tête élégant la jeune fille en soubrette, il suivit son employé jusqu’à rencontrer le fameux duo. S’attendant à voir la chevelure couleur de sang de Zora, il fut intrigué de voir deux femmes à la chevelure de jais. Mais son regard d’acier décela bien vite Zora dont il avait gravé les traits comme dans de l’argile au sein de son esprit. Une fois de plus sa mémoire idyllique lui était d’une agréable utilité.

Et c’est ainsi qu’ils se retrouvèrent à parler ensembles. Après avoir évité de décrire comment il s’était retrouvé en costume, il porta son attention vers la dénommée Cunégonde. Le gentleman se pencha doucement, saisissant la main de la jeune noiraude avant de souffler délicatement dessus dans un baisemain chaste et respectueux, ses lèvres ne touchant point la peau de la jeune femme comme le voulaient d’origine les règles de la galanterie déformées par la suite par quelques vils séducteurs.

« Enchanté, miss Cunégonde. Bienvenue dans mon stand. »

Zora, comme à son habitude, parla rapidement et à haute voix de son désir d’assouvir ses hobbies tordues en se procurant des armes chez le maître incontesté du domaine. Par tous les créateurs de ce vaste monde, elle n’avait aucune notion de discrétion, c’était désespérant ! Au moins elle n’avait pas changé ce qui, en un sens, lui faisait plaisir. Le caractère un peu casse-cou de la fanatique avait de quoi l’amuser.

« Allons, tu sais très bien que je ne vends pas de la camelote. Mais parles moins fort, nous ne sommes pas à l’abri d’oreilles indiscrètes. Calmes donc ta fougue guerrière, je ferais en sorte de satisfaire vos envies personnellement. Il faut bien que je m’occupe de vous sachant pertinemment que le plus patient de mes employés ne résisterait pas longtemps face à ton caractère impétueux, ma chère Viz’Herei. »

Caressant entre son index et son pouce l’une des boucles de sa fière moustache, il afficha un sourire espiègle et malicieux, ses prunelles de givre s’animant d’une lueur joueuse.

« Et je crois savoir quel genre d’armes vont faire de vous de vraies terreurs sur le champ de bataille. Suivez-moi mes demoiselles. »


D’un pas ferme, il pénétra à nouveau son stand, laissant le soin à ses salariés de s’occuper des autres visiteurs. Il fit entrer les deux jeunes disciples de Möchlog jusqu’à une aile aux murs d’un rouge tendre où étaient exposés différents outils de mort à la grâce toute particulière. Il s’agissait de l’aile où il disposait ses armes les plus exotiques et uniques, s’éloignant de l’aile des armes à feu et des gadgets mortels. S’approchant d’une table qui se dressait au centre de la pièce, il invita Zora et Cunégonde à jeter un coup d’œil.

Sur un lit de tissu rouge, des armes multiples venues des quatre coins d’Irydaë se dévoilaient aux regards admiratifs. Certaines défiaient l’imagination tandis que d’autres frappaient de par leur simplicité qui n’affectait en rien leur brutale efficacité entre des mans expertes. Des concepts uniques étaient aussi disposés, des exclusivités. De petites étiquettes indiquaient les noms de ces bijoux de guerre qui faisaient la fierté de Strauss.

« Bienvenue dans mon royaume. »


 X 8
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Laura L. Greyson
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Sam 28 Oct - 18:52
Irys : 564119
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +3 ~ Ünellia (femme)
Devant L'Horlogerie Eshfeld - 1er jour

ϑϑϑϑ Une fois débarassée de cet intrusif personnage, Laura se retourna à nouveau vers l'étale pleine de ces bijoux d'horlogerie. La jeune femme qu'elle avait interpellée et qui avait faillit se présenter put enfin reprendre la parole. Et il ne fut pas difficile pour Laura de comrpendre que l'opportun ne devait pas en être à son tour d'essai.

    ϑϑϑϑ Si vous saviez à quel point, j’ai apprécié ce moment. Reprenons. Je suis Sanaë Eshfeld, et c’est effectivement moi qui confectionne les montres. N’hésitez pas à regarder ou même à toucher les modèles qui vous intéresse.
    ϑϑϑϑ Merci beaucoup et enchantée de vous rencontrer.

ϑϑϑϑ C'était la vérité. Puisqu'elle devait se relaxer et profiter des choses plus triviales dans cette fête au vu de son accoutrement, autant le faire pleinement. L'alliance de la fine technologie et de l'art qu'était la confection de ces petits bijoux capables de donner l'heure était une petite merveille qu'elle se faisait une joie de découvrir en cette occasion, aussi porta-t-elle une attention particulière et bien réelle aux explications de la jeune femme, contente de constater qu'il existait des gens aussi passionnés qu'elle dans leur domaine. .

    ϑϑϑϑ Toutes les montres présentées ici sont des pièces uniques. La maison propose également la possibilité de commander un modèle sur-mesure, fabriqué spécialement pour vous, selon vos envies et vos goûts. En revanche, si vous cherchez un modèle un peu plus féminin, je peux vous proposer ceci.

ϑϑϑϑ L'ingénieure hocha de la tête avec intérêt sans vouloir conper la jeune femme dans ses explication. Il était vrai que la montre à gousset était plus souvent porté par les hommes, mais puisqu'elle était souvent seule, il serait beaucoup plus utile de se faire un cadeau à elle même. Elle se pencha sur le présentoir mise à disposition par Miss Eshfeld avec un grand intérêt tout en ouvrant une des sucette qu'elle avait acheté à l'homme de tout à l'heure. Pourquoi se le refuser ?

    ϑϑϑϑ Ce sont nos dernières créations, plus petites, plus fine et délicates, mais toujours aussi solides et fiables. Le modèle le plus vendu actuellement est cette broche, dit-elle en désignant celle accrochée à son corset. Celle-ci comprend un mécanisme original inspiré des montres à gousset, seulement celui-ci n'est pas fixe ou rigide. Voyez, il suffit de tirer un peu pour que la ficelle placée autour se déroule afin de pouvoir regarder l’heure. Et en appuyant sur ce petit bouton, la cordelette se replie pour que la montre redevienne un accessoire de mode. J'avoue que je suis plutôt fière de ce modèle. Désirez-vous l'essayer ?
    ϑϑϑϑ Avec plaisir, je l'avoue. C'est très ingénieux et ça correspond très bien pour une femme. Seriez vous capable de le réaliser avec un motif différent sur la broche ? Par exemple avec des petits rouages ou un aéronef ?

ϑϑϑϑ Si elle devait avoir un bijou autant qu'il soit à son goùt n'est ce pas ? Laura aurait bien demandé une des ses broches en forme de gateau, mais elle se trouvait un peu trop vieille pour ce genre de fantaisie malgré son amour de la pâtisserie. Et puis elle devrait trouver un autre endroit pour parler de ses talents ou de son gouts pour le sucre ou l'alcool ici ! Elle avait bien vu des gens déjà plein malgré l'heure relativement tôt dans la journée. Mais détaillons plutôt ces montres. Puisque la chance avait bien voulue mettre cette remarquable boutique sur son chemin et lui calmer les nerfs.

    ϑϑϑϑ Faites vous ce métier depuis longtemps ?
    J'avoue que je serai curieuse de savoir où est située votre boutique. Il me semble que ces mécanismes sont très fin, le gout sur, et si j'ai un cadeau à faire pour une personne de goûts je serai ravie de faire appel à vos services. Je m'appelle Laura Greyson, je travaille en tant que responsable d'aérogare à Alexandria, mais je suis ingénieure de formation, alors j'apprécie la précision.

ϑϑϑϑ Le ton de Laura était joyeux et aimable. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas eu une conversation avec une personne qui pourrait partager l'amour de la technologie. Elle avait peut être passé trop de temps sur le continent des mages finalement. Et malgré tout la bonne compagnie dont Mr Strauss pouvait faire preuve son infime défaut était de ne pas être un scientifique.


IconI wanna roll with him a hard pair we will be A little gambling is fun when you're with me (I LOVE IT) Russian Roulette is not the same without a gun And baby when it's love, if its not rough it isn't FUN, FUN
   
mechanic's queen
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Sanaë Eshfeld
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Lun 30 Oct - 7:14
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Horlogerie Eshfeld - 1er jour

Sanaë fut plus que ravie de voir la lapine observer sa marchandise avec un intérêt nullement dissimulé. Chacune de ses montres représentait plusieurs dizaines heures de travail, que ce soit dans les boîtiers qu’elle dessinait, aux rouages qu’elle montait en passant par les gravures et autre décoration de cadran faites de ses mains. L’attention de la jeune femme se porta sur les quelques broches exposées. L’horlogère n’avait eut guère le temps d’en fabriquer plus d’une demie douzaine avant l’exposition, il n’y avait donc que peu de choix. Certaines bénéficiaient du système d’enroulage de la cordelette, d’autres d’une simple chaîne rappelant les montres à gousset.

- Avec plaisir, je l'avoue. C'est très ingénieux et ça correspond très bien pour une femme. Seriez-vous capable de le réaliser avec un motif différent sur la broche ? Par exemple avec des petits rouages ou un aéronef ?

-Bien sûr, ce n’est pas compliqué. Il y a deux possibilités : soit le boîtier reste standard et dans ce cas, il me suffit de le graver pour y faire apparaître les motifs désirés, soit je dessine un cache original qui sera ensuite envoyé à notre partenaire orfèvre pour que celui-ci réalise un moulage avant de couler le boîtier. Tout peut être personnalisable, que ce soit le cadran, les aiguilles jusqu’au remontoir, tout ce que vous désirez en somme. Bien entendu, le prix n’est pas le même.

L’horlogère attrapa l’un des pendentifs reposant dans le fameux tiroir. Il représentait une coccinelle en noir et blanc. Elle ouvrit alors les ailes pour laisser apparaître la montre cachée dans les entrailles de l’insecte métallique.

-L’on peut aussi faire ce genre de chose, dit-elle en lui tendant l’objet. À premier vu, il s’agit d’un simple bijou, la montre est juste en dessous, parfaitement invisible sous les ailes. L’on peut adapter le système sur n’importe quel modèle.

Il y en avait pour tous les goûts, des fleurs, des fruits, des animaux et autres fantaisies. Sanaë aimait jouer sur le mystère de l’objet caché. Elle s’en donnait donc à cœur joie, laissant libre court à son imagination fertile, fabricant toujours plus de montres insolites.

-À vrai dire, je pense que la seule limite est celle de l’imagination... et la taille de votre porte-feuilles, il est vrai.

-Faites vous ce métier depuis longtemps ?
J'avoue que je serai curieuse de savoir où est située votre boutique. Il me semble que ces mécanismes sont très fin, le goût sur, et si j'ai un cadeau à faire pour une personne de goûts, je serai ravie de faire appel à vos services. Je m'appelle Laura Greyson, je travaille en tant que responsable d'aérogare à Alexandria, mais je suis ingénieure de formation, alors j'apprécie la précision.


-Enchantée miss Greyson, c’est un honneur de voir mon travail apprécié par une ingénieure. À vrai dire, je baigne dans l’horlogerie depuis l’enfance. C’est mon père qui m’a enseigné le métier. La boutique est située à Blumar, ce n’est pas le meilleur endroit pour se faire connaître, je l’avoue.

L’horlogère tira l’une de ses cartes de visite et la tendit à la jeune femme. Une ingénieure, qui l’eut cru ?...Une ingénieure déguisée en lapin...

-Si vous passez un jour dans le coin, venez donc visiter mon atelier. Je fabrique également quelques objets un peu plus...insolites et l’avis d’une personne telle que vous m’intéresserait énormément.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Althéa Ley Ka'Ori
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Lun 30 Oct - 13:31
Irys : 855224
Profession : Guérisseuse du Troisième Cercle
My'trän +2 ~ Suhury
~ Stand de sieur Ludwig, Strauss Industies ~


Althéa afficha une expression désabusée, mais elle glissa docilement la potion boudée par Zora dans son sac, gardant son usage à plus tard. Elle aurait tout le temps pour lui trouver un goûteur consentant. Consentant, répéta-t-elle en souriant. Elle ne pouvait qu’espérer que le charlatan ait dit vrai !

« Hm, c’est donc moi qui t’ai forcée à fourrer ta langue dans sa bouche impure et à te dévêtir complètement ? J’ignorais que je te contrôlais aussi parfaitement ! Et avec ça, tu ne veux toujours pas boire ma potion ? »

La guérisseuse ne doutait pas une seconde que la nouvellement-brune refuserait catégoriquement, aussi elle conserva le philtre bien au chaud, et ne se préoccupa plus de cette affaire. La pique visait simplement à prouver qu’elle n’avait aucune espèce d’influence sur les faits et gestes de son associée – à son plus grand regret. Tout au plus, elle parvenait tant bien que mal à la faire tendre vers des approches plus diplomatiques que celles auxquelles elle était habituée. On restait loin de l’incarnation de la politesse !

Une fois arrivées à proximité du stand de Strauss Industries, Zora l’obligea à diviser le bloc compact que formait la foule en s’engageant dans l’espace libéré par les boucliers, et elle remercia Möchlog de lui avoir envoyé une acolyte aussi égocentrique qu’elle-même. Bientôt elles furent pressées contre le comptoir, puisqu’en faisant de la place là où il n’y en avait pas, tout le monde se retrouvait serré comme dans un tango collectif ! Alors seulement elle commença à mesurer l’importance du personnage que Zora souhaitait rencontrer en privé.

A la profération de la menace, qui mariait exotiquement une moustache et des Erveekheis, elle ne sut réprimer un sourire, que la lueur rieuse de ses iris noisette aurait trahi de toute façon. Le pauvre homme s’exécuta, et s’en alla quérir celui qui semblait être l’homme le plus recherché du pavillon daënar.

« J’ai fini par revoir mes standards pour toi, si tu ne le tortures ni ne te le tues, c’est diplomatique ! Mes félicitations ! En revanche… il a gobé ce nom immonde ? J’ai vraiment l’air d’être ta grand-mère ? se vexa-t-elle. »

Lorsqu’elle l’avait félicitée, elle l’avait gratifié de deux tapotements sur la tête et d’un demi-sourire.
L’attente qui suivit eut raison de sa patience, et pire, elle accrut son appréhension. L’homme qui les faisait languir méritait qu’elle le redoute ; primo, il avait survécu à une rencontre avec Zora, et deuxio, une foule qu’elle estimait grande comme trois ou quatre tribus Khurmis se pressait à son stand. Elle chercha une distraction à son malaise, et se retourna ainsi vers son voisin de gauche.

« Excusez-moi, gentilhomme, vous ne sauriez pas ce qu’est l’O’Meara par hasard ?  
- Un des chiens de ma tante s’appelle comme ça !
- Formidable.  »

Althéa se retourna presque désespérée vers sa comparse. Du coin de l’œil, elle avisa un pirate s’approcher d’elles, et elle recula spontanément d’un pas (soit aussi loin que ne lui permettait la foule). Elle n’en avait jamais côtoyé, mais elles savaient à quoi ils ressemblaient et comment les identifier. Surtout, elle n’ignorait pas combien les catastrophes parsemaient leur sillage ! Mais Zora s’adressa à lui directement, sous le nom de Loud’wig, et elle ne sut dissimuler sa stupéfaction.

« Loud’wig ? Plutôt Loud’mer, plaisanta-t-elle à voix basse, un sourire soulagé sur ses lèvres. »

Lorsqu’il fut près d’elles, la guérisseuse perdit toutefois son aplomb. Elle avait imaginé un forgeron de renom, puis avait appréhendé un pirate sanguinaire, pour au final se retrouver sans armes face à l’industriel. Ces figures participaient toutes trois à augmenter sa gêne qu’elle ne s’expliqua pas immédiatement.

Ludwig était différent de tous les modèles d’éminence qu’elle avait pu côtoyer par le passé, et pourtant il se démarquait nettement parmi elles, et mieux, il les transcendait. Il n’était pas aussi grand qu’elle l’avait imaginé, et les titanesques guerriers de son enfance n’avaient littéralement rien à envier à sa force. C’était une toute autre sorte de puissance qui émanait de lui, une prestance qui lui coupa momentanément le souffle ; elle l’avait sous-estimé. Suivant les dires de Zora, elle avait imaginé un individu qui se laissait volontiers marcher sur les pieds au nom de la bienséance. Mais elle comprit qu’elle avait affaire à l’équivalent étrange d’un primo-gharyn daënar. Elle n’écouta que d’une oreille distraite l’introduction faite par son amie autrefois rousse, et ne tiqua pas lorsqu’elle la présenta à nouveau sous l’affreuse appellation. Elle était trop absorbée par sa quête de compréhension ; elle ne parvenait à mettre le doigt sur ce qui lui octroyait une telle aura à leur interlocuteur piratisé. Elle remarqua que sa comparse faisait pratiquement sa taille, mais que leur force respective était d’une toute autre nature. Si elle savait que Zora se singularisait par sa véhémence, elle ignorait encore ce qui distinguait l’homme avec autant de brio.

Plongée dans ses pensées, elle rougit visiblement lorsque le gentleman s’empara délicatement de sa main posée sur le comptoir, pour la porter à ses lèvres et y déposer un souffle d’air chaud. D’une certaine manière, le geste lui sembla plus intime que la vision de Zora nue un mois auparavant. Avait-elle raté un épisode ? Etait-ce ainsi que l’on se saluait en Daënastre ? Lorsqu’il la libéra de sa douce emprise, elle cueillit sa main baisée de son autre main, comme pour lui redonner un peu d’appartenance. Elle ignorait si elle était supposée lui rendre la pareille, et c’est pourquoi elle le fit, après un bref instant d’hésitation néanmoins. Son geste fut bien plus maladroit, moins maîtrisé, plus spontané peut-être, et elle s’évertua à ce que ses lèvres n’entrassent guère en contact avec la peau du Daënar.

« Enchantée également, messire.  »

Althéa songea que les rites daënars étaient des plus curieux, et que la simple révérence allait lui manquer dans les mois à venir. Les présentations étaient plus qu’embarrassantes en Daënastre ! Le rouge quitta quelque peu ses joues, et elle fut trop heureuse de passer à l’objet de leur rencontre. Elle réprima un soupir de soulagement, et emboîta le pas à Ludwig.
Les deux jeunes femmes furent ainsi introduites dans l’aile de Strauss Industries, et les reliquats de gêne dans son cœur s’évaporèrent intégralement face à la quantité d’informations qui s’y substituèrent dans son esprit. Une multitude d’armes s’offrait à elles, et Althéa n’en connaissait pas le quart (et encore moins la dénomination) ! Après une observation plus approfondie, cette part chuta sans doute jusqu’au dixième. Les armes daënars quant à elles lui semblèrent toutes étrangères et visiblement peu pratiques à manier. Peut-être le fait qu’elle ignorait comme les tenir engendrait ce sentiment. Quoi qu’il en soit, elle évita soigneusement de les détailler du regard, car elles la mettaient mal à l’aise au plus haut point. Elle était stupéfaite de constater la pléthore d’armes proposées. Quel forgeron en ce monde serait à même d’en produire autant, même en une vie entière ? Cette abondance la dépassait, elle n’en comprenait guère l’utilité.

« Comment arrivez-vous à produire toutes ces armes seul ? Et surtout, comment est-il possible de toutes les écouler ? »

Laissant sa curiosité naturelle prendre le dessus, elle s’approcha de l’étable à laquelle les invitait Loud’wig. Tout d’abord, elle n’osa les approcher plus que de raison, se contentant d’en lire les noms sur leur étiquette respective, puis elle se trouva une retenue ridicule. Elle était certes en territoire inconnu, mais quand avait-elle perdu son assurance naturelle et son calme apparent ? Elle se tint donc plus près encore, et d’une main curieuse elle parcourut délicatement la finition des armes présentées. Elle songea qu’au moins deux de ses frères auraient davantage usé de leur salive devant ces lames que devant la nudité d’une jolie femme ! Elle avisa les gravures qui agrémentaient joliment certaines armes, et de prime abord, elle fut plus touchée par celles-ci que par la réelle qualité des armes.

« Auriez-vous des armes qui fassent honneur à Möhchlog ? Après tout, c’est en son nom que nous prenons les armes.  »

Son doigt glissa sur le fil d’une épée, et elle admira avec une surprise non feinte l’estafilade qu’il en résultait. Le sang perla sans difficulté, et elle s’appliqua à refermer la blessure par ses dons, satisfaite de l’efficacité de l’arme. Zora avait bien choisi leur fournisseur, et elle aimait l’ironie avec laquelle elles les emploieraient contre le propre camp de Ludwig.
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Zora Viz'Herei
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Mar 31 Oct - 6:56
Irys : 1991507
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

1er jour de l'exposition universelle
Stand de Papy Strauss


Accoudée de flanc contre le comptoir, Zora observe la scène qui se joue sous son regard attentif. La jolie couleur cramoisie qui teinte les joues de sa camarade ne lui a pas échappée. Elle marque son amusement d'un sourire espiègle tandis qu'elle et Loud'wig perdent leur temps en vaines politesses. Mais elle ne s'en offusque pas. En réalité c'est même la première fois qu'elle parvient à s'amuser depuis qu'elles ont mis les pieds dans cette exposition. Alors elle savoure le spectacle à sa juste valeur. Ou, du moins, à celle qu'elle décide de lui accorder.

Puis Loud'wig leur propose de s'occuper personnellement d'elles, arguant que ses employés ne sauraient faire preuve de suffisamment de patience avec la rouquine qui n'en est plus une. Elle décide d'interpréter cette remarque comme un compliment. Compliment qu'elle accepte d'ailleurs d'un léger signe de tête appréciateur. D'autant plus qu'il leur fait miroiter l'assurance qu'elles seront seront satisfaites des armes qu'il a à leur proposer. Elle n'en attendait pas moins. Pourtant Zora trouve tout de même quelque chose à redire à l'enthousiasme de celui qui est à nouveau son hôte:
"On se tutoie, maintenant?"
Loud'wig est un hérétique plutôt sympathique, elle doit le reconnaître. Le fait qu'il ne perçoive pas le monde à travers les œillères de la moralité joue beaucoup dans cette appréciation. Mais il reste un hérétique. Il est utile, certes. Et c'est principalement pour cette raison que sa tête repose encore sur ses épaules. Mais de là à se permettre des familiarités dont il n'est pas digne... Elle l'observe un bref instant s'éloigner avant de tourner le regard vers la noiraude qui se tient à ses côtés.
"Tu rougis quand un hérétique fait semblant de te baiser la main, maintenant? Tu n'es pourtant pas issue d'une culture qui se caractérise par la retenue de ses moeurs!" s'amuse-t-elle. "Et c'est le moins que l'on puisse dire..."
Elle se perd un instant dans les souvenirs qu'il lui reste du mois passé. Les visages ou les noms ont disparu. La gêne, elle, est encore là. Et c'est sûrement pour cette raison qu'elle décide ne pas creuser davantage le sujet. L'évoquer est déjà bien suffisant. Elle emboîte donc le pas à leur fournisseur jusqu'à une partie plus reculée du stand. L'endroit, sûrement, où tous les esclaves travaillent les armes qui une fois terminées, sont aussitôt vendues à la masse d'acheteurs qui se presse contre le comptoir.
"N'oublie pas: ce n'est pas notre ami!" rappelle-t-elle en chemin à sa camarade. "Ne te laisse pas avoir par sa moustache ou ses bonnes manières, d'accord?"
Elle ne sait pas si cette précision est utile ou non. Mais dans le doute... Zora lui adresse un dernier regard avant de pénétrer dans l'aile annexe du stand. Un endroit qui n'est pas épargné par le brouhaha infernal de la foule mais qui a l'avantage d'être moins peuplé. Une foule d'armes en tout genre se dévoile alors à sa curiosité. Elle ignorait qu'il en existait autant. Et elle reste tout simplement interdite tandis que son regard vagabonde sur les outils de morts qui s'étalent devant elle.

Elle parvient à une conclusion qu'Althéa exprime en demandant au moustachu comment il a pu forger un tel arsenal. La réponse l'intéresse également. Mais elle doute qu'elle soit de nature à lui plaire. Dans le meilleur des cas, Loud'wig a réduit en esclavage des centaines de forgerons my'träns. Dans le pire... Se pourrait-il que les hérétiques aient trouvé un moyen de produire en grande quantité des armes comme celles-ci? Ce n'est pas une nouvelle réjouissante. Loin de là, même. Technologie offrirait-elle de telles capacités à ces parias? Si c'est le cas alors il est grand temps de l'arrêter. Et peut-être même d'espérer qu'il ne soit pas trop tard pour mettre un terme à la folie de cette fausse déesse qui ose défier les Architectes...
"Auriez-vous des armes qui fassent honneur à Möhchlog ? Après tout, c’est en son nom que nous prenons les armes."
"Qui fassent honneur à Möchlog et qui fassent souffrir!" précise-t-elle sur un ton absent, trop occupée qu'elle est à observer cet arsenal. "Elles ne sont pas destinées à la rédemption..."
Seuls les my'träns en sont dignes. Les daenärs, eux, doivent souffrir avant de s'éteindre. La feue rouquine lève un bref instant son regard d'une arme à la lame courbée pour le poser sur Loud'wig. Est-il capable de satisfaire les envies de deux mages? Elle ne doute pas qu'il soit particulièrement doué pour répondre aux attentes des hérétiques. Mais les leurs seront indéniablement plus difficiles à combler.
"Avez-vous également de la daënar-à-mythe? J'adore le bruit que ça fait!" demande-t-elle, le regard brillant. "Il nous en faudrait beaucoup! Peut-être deux ou trois-cents kilos! Ainsi que les esclaves nécessaires pour la porter!"
Esclaves qui, bien sûr, seront généreusement offerts par la maison. Comment Loud'wig pourrait-il refuser? Mais dans le cas peu probable où il opterait pour la radinerie, elle n'aura qu'à le laisser s'amuser à nouveau avec la main d'Althéa...




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

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