Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: Zochlom
Page 2 sur 4
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant


 [Terminé] [Event mondial] Pavillon Daënar

Ludwig Strauss
avatar
Mer 1 Nov - 21:03
Irys : 1003794
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Amusé serait le terme le plus convenable pour décrire l’humeur du maître des lieux. L’homme de glace et de fer avait beau agir comme tel, il n’était pas insensible à ce que la vie offrait comme situations comiques et cela impliquait aussi le comportement Ô combien adorable de la plus terrible tueuse de Suhury ! Comportement qui semblait être le parfait contraire de la dénommée Cunégonde qui faisait preuve d’un calme et d’une grâce sans pareils. Là où l’impétueuse rouquine camouflée était spontanée et débordante d’une caricature quelque peu glauque de joie de vivre, l’autre demoiselle à la chevelure d’ébène incarnait une douce et paisible âme qui se reflétait dans son regard envoutant. Le Destin était un bien capricieux maître de jeu pour avoir unis ces deux âmes si différentes en un duo des plus singuliers. Mais Ludwig avait l’impression qu’elles étaient un peu comme ce que certains appelaient le Ying et le Yang, indissociables de part leur différences complémentaires.

Un clignement des yeux suffit à lui faire reprendre la notion de réalité et à se focaliser sur ce qu’il savait faire le mieux à part discuter autour d’un thé ou comploter : faire des affaires. Avec un certain plaisir, il fixa d’un air presque paternel ces deux jeunes my’trännes explorer son petit empire et laisser leurs regards s’émerveiller devant les merveilles de ses industries. Il y’avait une certaine satisfaction à voir l’œuvre de ses longues années de privations, de luttes et d’efforts enfin s’attirer la reconnaissance chez une clientèle passionnée. Avec une certaine nostalgie, il se remémora le boulanger du quartier et son regard presque langoureux quand il exhibait devant ses parents les pains dorés et fumants.  Puis son esprit rationnel chassa cette pensée pour reprendre sa froide efficience. Nulle place pour les sentiments.

La jeune brune lui demanda comment il arrivait à produire autant d’armes. Question très pertinente pour un mage dont la civilisation traditionnelle forgeait épées et armures par le biais de forgerons locaux. L’offre devait être limitée à My’trä mais la qualité était supérieure s’il s’agissait de l’œuvre de quelques mages-forgerons de renom. Ils ignoraient sans doute le concept d’usines, véritables demeures géantes où des machines et des hommes créaient à la chaîne les produits destinés à la consommation. Il allait tenter d’expliquer à son invitée les secrets daënastres sans pour autant entrer dans trop de détails, afin de lui simplifier au mieux le concept ... et par mesure de prudence.

« Daënastre renferme une société consommatrice. La population grandissante à un besoin permanent de technologies afin de satisfaire ses besoins dans une pyramide allant des besoins primordiaux, tel la nourriture par exemple, à des besoins beaucoup plus secondaires mais tous aussi importants. Privés de magie, les Daënars doivent satisfaire leurs besoins par le biais de produits fabriqués. Notre civilisation a donc rapidement mit au point des usines, sorte de forges géantes produisant massivement les objets dont nous avons besoin pour satisfaire toute la population. »

Il survola d’un lent geste de la main les nombreux outils de mort disposés sur la vaste couverture.

« Les armes ne font pas exception. Je détiens moi-même un vaste réseau d’industries qui produisent ce que vous avez sous les yeux. Bien entendu il y’a une différence entre production de masse et production spécifique. Cette dernière se base plus sur quelques produits particuliers et nécessite le travail commun de plusieurs experts qui forgent ces armes rares pour le plaisir d’une clientèle ciblée. En d’autres termes, vous. »

En espérant avoir été le plus clair et concis possible sans pour autant que quelques concitoyens n’hurlent à la collaboration avec l’ennemi. Allons, n’était-il pas le parfait modèle du citoyen daënar ?

Seconde question, plus technique : avait-il des armes qui correspondaient à Möchlog ? Hm, voilà qui demandait réflexion. Quant aux propos de Zora, il se contenta d’un sourire condescendant qu’il cacha sous sa main dont les doigts caressaient le bout de sa barbe dans son éternelle attitude pensive. Quant à la seconde remarque, il se fit violence de ne pas exprimer une hilarité déplacée en cette situation. La rousse avait toujours un don pour déformer les mots d’origine technologiste, c’était hilarant.

Toussotant légèrement pour éclaircir sa voix, il répondit à la fougueuse purificatrice :

« L’esclavage n’existe pas au sein de notre nation, ma chère. Nous nous sommes affranchis des chaînes de nos tyranniques seigneurs et avons instauré la démocratie, donc le pouvoir au peuple. De ce fait nous chérissons la liberté et ne nous servons nullement de cette pratique barbare et inhumaine. Nous employons des personnes aptes à travailler et en échange d’une rémunération, ils travaillent pour nous. Quant à la dynamite, il est extrêmement aisé de s’en fournir un peu partout. Mais on en reparlera plus tard. Je pense avoir une idée pour votre choix particulier. »

Il se dirigea vers une petite salle adjacente cachée par un rideau, laissant un court instant les deux femmes seules-à-seules avant de revenir avec une couverture sur laquelle il avait posé trois objets distincts. Reposant la couverture sur une table-basse libre, il fit signe à ses invitées d’approcher tandis qu’il exhibait fièrement les armes.

Le premier objet qu’il dévoila devant les yeux des mages fut un arc composite élégant et léger tout en ayant une taille modeste. Des plumes soyeuses recouvraient chaque courbe de la pièce d’archerie. Il le tendit délicatement à la douce et paisible brune.

« Un arc composite, robuste et d’une portée remarquable. Très adapté à l’emploi des archers de cavalerie, cette arme est aussi idéale pour une personne à pied. La tension de la corde est telle qu’il faut une certaine force pour le tirer, mais je peux vous garantir qu’une flèche projetée par cette petite merveille délivrera la grâce de Möchlog à vos ennemis.»

Portant son regard ensuite vers Zora, il afficha un sourire beaucoup plus carnassier. Il la connaissait bien pour l’avoir étudié comme un sujet d’expérience dans un laboratoire durant leur petite croisière à bord de son navire. Il savait pertinemment qu’une jeune sociopathe avait besoin d’armes « vicieuses ». Il en avait l’exemple parfait. Il brandit alors une serpe recourbée dont le manche avait, à l’extrême opposé de la lame, une chaîne attachée qui s’ornait d’un petit boulet métallique des plus compacts.

« Voilà qui vous permettra de moissonner avec grâce les âmes de vos ennemis en l’honneur de votre architecte. Ceci est un kusarigama, une des armes les plus polyvalentes de ce monde. Une serpe aiguisée comme un rasoir, une chaîne de quatre-mètres solide et un petit boulet de fer. Seule votre imagination dictera les nombreuses utilisations possibles avec cette arme. Vous pouvez trancher, assommer vos ennemis, les désarmer, les faucher à distance. Souplesse, rapidité et létalité en une arme terriblement efficace contre des porteurs de sabres, lances ou même désarmés. »

Ludwig laissa la jeune femme admirer entre ses mains l’arme singulière, s’intéressant ensuite à Cunégonde.

« Je peux vous fournir de nombreux types de flèches selon l’utilisation que vous désirez, mais j’imagine que vous auriez besoin d’une arme de corps-à-corps. Peut-être une arme qui vous rappellera ses serres de Möchlog ? J’ai pensé à ce gant. »

Et sur ses mots, il lui offrit un gantelet de cuir souple et résistant dont les doigts étaient renforcés de métal et terminés par de longues griffes d’acier trempé qui auraient fait pâlir d’envie le plus fière des félins. De quoi labourer aisément les chaires les plus coriaces.

« Si vous le désirez, vous pouvez tester vos armes favorites dans le stand de tir réservé à cet effet. »

Croisant les bras derrière son dos, il attendit patiemment avis et réactions en adoptant un visage calme et souriant.


 X 8
En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Laura L. Greyson
avatar
Ven 3 Nov - 12:29
Irys : 564119
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
Devant L'Horlogerie Eshfeld - 1er jour

ϑϑϑϑ Tout à ma contemplation et mon inquisition dans le stand de la jeune femme maintenant que nous étions tranquille, Laura posait des questions pour me renseigner sur les possibilités offertes pour une commande spéciales. Est-ce qu'elle hésitait encore ? Non, absolument pas, la décision était prise d'acheter quelque chose à cette jeune fille. Parce que la collection lui plaisait et qu'elle semblait gentil, parce qu'elle n'avais pas cillé à la vue de la jeune femme en lapine. Parce que c'était un bon jour. Il n'y avait pas vraiment de raison pour l'ingénieure, simplement qu'elle en avait envie et qu'elle n'hésitait jamais lorsqu'elle prenait une décision. Après tout, elle n'en avait pas forcément le temps tous les jours, aucune raison de prendre de mauvaises habitudes dans ses loisirs..

    ϑϑϑϑ Bien sûr, ce n’est pas compliqué. Il y a deux possibilités : soit le boîtier reste standard et dans ce cas, il me suffit de le graver pour y faire apparaître les motifs désirés, soit je dessine un cache original qui sera ensuite envoyé à notre partenaire orfèvre pour que celui-ci réalise un moulage avant de couler le boîtier. Tout peut être personnalisable, que ce soit le cadran, les aiguilles jusqu’au remontoir, tout ce que vous désirez en somme. Bien entendu, le prix n’est pas le même.

ϑϑϑϑ Laura pencha la tête sur le côté avec un sourire entendu à la dernière phrase de l'horlogère. Evidemment, elle ne s'était pas attendu à autre chose et si elle n'avait pas les moyens d'un richissime homme d'affaire,  elle balaya tout de même le problème d'un revers de main. Elle n'aimait pas s'arrêter à ce genre de chose quand elle décidait de se faire plaisir, autant l'oublier tout de suite et se concentrer sur la pièce plutôt que sur son prix. Et en profita pour se présenter un peu plus correctement d'ailleurs.

    ϑϑϑϑ Enchantée miss Greyson, c’est un honneur de voir mon travail apprécié par une ingénieure. À vrai dire, je baigne dans l’horlogerie depuis l’enfance. C’est mon père qui m’a enseigné le métier. La boutique est située à Blumar, ce n’est pas le meilleur endroit pour se faire connaître, je l’avoue.
    ϑϑϑϑ Il est vrai que c'est un peu reculé... Mais je suis certaine que vous arriviez à trouver juste un revendeur sur alexandria vous pourriez avoir un marché en or, en tout cas comptez sur moi pour vous faire une petite publicité.

ϑϑϑϑ Ce n'était pas un mensonge, et pour appuyer son propos Laura se saisit de une des cartes supporté par un présentoir un peu plus loin sur l'étal. Elle la glissa dans sa poche pour ne pas l'oublier. Blumar. L'adresse de la boutique y était surement indiqué et elle était sûre de se souvenir d'y passer. D'ailleurs la jeune fille l'y invita avec un enthousiasme qui fit relever la tête de Laura vers elle.

    ϑϑϑϑ Si vous passez un jour dans le coin, venez donc visiter mon atelier. Je fabrique également quelques objets un peu plus...insolites et l’avis d’une personne telle que vous m’intéresserait énormément.
    ϑϑϑϑ C'est la première et la meilleure invitation qu'on ne m'ait jamais faite à Blumar. Je pensais aller visiter Skingrad dans quelques mois, je ferais un arrêt supplémentaire pour voir vos créations avec plaisir. J'avoue que l'horlogerie est une des disciplines scientifiques que je trouve la plus proche de la mienne. Une précision pareille n'est pas à la mesure de tout le monde !

ϑϑϑϑ Oui, elle venait en plus de piquer sa curiosité. Certainement pas une des choses à faire si on voulait garder la Greyson loin de chez soi. Cette fois, elle passerait définitivement voir ce qui se passait dans cette boutique. Tout en espérant en même temps que Sanaë pourrait trouver une façon pécuniairement avantageuse de tout de même s'exposer à Alexandria. Bref, autant s'occuper de sa commande à elle, puisque pour le moment, elle était là pour ça.

    ϑϑϑϑ Pour ce qui est de ma commande... Oh auriez vous un papier ? D'habitude j'en ai toujours sur moi... mais j'ai eu un soucis de valise...

ϑϑϑϑ La demande avait été faite avec une grimace un peu gênée pour son accoutrement. Que pouvait-elle donné de plus comme excuse pour son manque de ressource en étant pas plus ridicule que la situation ne l'était déjà. Elle attendit que la jeune femme lui tende de quoi écrire pour griffonner quelques formes dont elle pourrait tirer l'inspiration.

    ϑϑϑϑ Voilà peut être quelque chose dans cette idée si ca vous inspire avec un mécanisme pour cacher la montre ? J'aime aussi surprendre je l'avoue.

ϑϑϑϑ Je tournais vers elle les deux croquis rapide que je venais de faire : click et click, attendant qu'elle lui donne son avis sur la réalisation.



Couleur de parole : #cc6600
Voir le profil de l'utilisateur

Sanaë Eshfeld
avatar
Sam 4 Nov - 13:35
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Stand Horlogerie Eshfeld, premier jour

La boutique Eshfeld se tenait au même emplacement depuis trois générations. Depuis le temps où son grand-père, Samuel Eshfeld fonda la maison. Elle avait bien changée avec le temps, en particulier grâce à son père, qui en grand amoureux des montres en tout genre s’était concentré sur leur amélioration mécanique, mais aussi sur son esthétique. Si Jaraed, frère et associé de Sanaë se contentait de suivre la voie du père, ce n’était pas le cas de la jeune horlogère. Sanaë aimait évidemment les mécanismes compliqués, ces jolis casse-tête dont le mouvement en entraînait un autre, puis encore un autre etc. Mais elle pensait qu’il était bien dommage de cacher la beauté des montres, alors, elle avait cherché à améliorer leur aspect extérieur pour rendre justice à celle plus technique bien cachée à l'intérieur. Faire connaître sa maison était l’un de ses rêves, tout comme celui de quitter Blumar pour quelques horizons plus intéressant…

-Il est vrai que c'est un peu reculé... Mais je suis certaine que si vous arriviez à trouver juste un revendeur sur alexandria vous pourriez avoir un marché en or, en tout cas comptez sur moi pour vous faire une petite publicité.

Sanaë fut touchée de la sollicitude de l’ingénieure. Elle avait raison après tout, et l’horlogère en pensait tout autant, le souci venait surtout de son aîné qui n’avait malheureusement aucune ambition particulière pour la maison. C’était d’ailleurs l’une des raisons qui l’avait poussé à rester à Blumar au lieu de se trouver à ses côtés. Il aurait laissé opportunité s’envoler si Sanaë n’avait pas insisté.

-Je vous remercie infiniment, votre intérêt me touche.


L’horlogère lui offrit son plus beau sourire, tandis que la lapine prenait l’une de ses cartes de visite.

-C'est la première et la meilleure invitation qu'on ne m'ait jamais faite à Blumar. Je pensais aller visiter Skingrad dans quelques mois, je ferais un arrêt supplémentaire pour voir vos créations avec plaisir. J'avoue que l'horlogerie est une des disciplines scientifiques que je trouve la plus proche de la mienne. Une précision pareille n'est pas à la mesure de tout le monde !

-Je serais plus que ravie de vous y recevoir. Si la précision vous intéresse, je vous invite à ouvrir l’une de mes montres. J’aime beaucoup m’attarder sur les rouages, je trouve le mouvement presque envoûtant. Pardon, je m’égare…

Discuter de sa passion pour la mécanique du temps et des rouages avait le don de la faire passer pour un individu... Quelque peu étrange. Plus qu’elle ne l’était déjà. L’originalité de l’horlogère en avait déconcerté plus d’un et ce n’était pas le moment de faire fuir une cliente éventuelle, aussi intéressante qui plus est.

-Pour ce qui est de ma commande... Oh auriez vous un papier ? D'habitude j'en ai toujours sur moi... mais j'ai eu un soucis de valise…

L'air gêné de la jeune femme n'échappa pas à l'horlogère. Ainsi donc, cet accoutrement étrange n'était pas un choix. Aussi Sanaë s'abstint de tout commentaire afin de ne pas gêner d'avantage son interlocutrice, qui apparemment avait du subir quelques ennuis.

-Bien sûr, tenez, répondit Sanaë en lui tendant le nécessaire.

Elle l'observa ensuite esquisser rapidement quelques croquis.

-Voilà peut-être quelque chose dans cette idée si ca vous inspire avec un mécanisme pour cacher la montre ? J'aime aussi surprendre je l'avoue.

Sanaë jeta un œil au fameux croquis, représentant une montgolfière et un aéronef.

-Un jeu d’enfant à dire vrai. Que préférez-vous entre les deux ? Et sous quelle forme ? Pendentif ? Bracelet ? Broche ? Je peux fabriquer tout ce que vous désirez, cela ne dépend que de votre budget. Une montgolfière coûterait moins cher, seul le cache devra être moulé. Pour un aéronef, le boîtier entier devra être façonné, l’on peut jouer avec les matériaux pour donner une impression de profondeur aux reliefs. Un mélange entre plusieurs teinte d'or par exemple permet de jouer avec les couleurs. L'acier permet le même résultat, mais est trop soumis aux changements, oxydation et autres désagréments.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

Voir le profil de l'utilisateur

Tashinär Vélacen Malphà
avatar
Dim 5 Nov - 22:31
Irys : 169971
Profession : Courtisane
Daënar +1
1er jour

Comment ne pas y aller ? Cela aurait été impossible, je ne pouvais rater un tel évènement durant lequel je pouvais espérer me faire une belle clientèle. J'avais emmené avec moi les plus belle de ma maison, les Cinquante. Nous étions arrivées la veille de l'exposition avec une quantité immense de robe, tissus et autres fanfreluches dignes de ce nom. Pour différencier les filles de ma personne, nous avions adopté deux styles différents. Les Cinquante revêtaient une robe avec un léger décolleté à l'avant, le jupe était composé de plusieurs froufrou composants différentes couches. Le tout était dans les couleurs les plus sobres possible : blanc pour la robe, noir pour les extrémités de froufrou. Elles avaient relâchés leurs longues chevelures en veillant à ce qu'elles soient le plus bouclés possible.

Ma robe était plus simple, blanche et noire aux extrémités. Sans manches, un tissu passait derrière mon cou pour porter ma poitrine, une ceinture pour marquer ma taille et le reste du tissu tomber droit. Le tout était en mousseline de soie, rendant la robe assez transparente pour faire rougir. Ma longue chevelure de feu ondulé était maintenue vers l'arrière par deux tresses.

Le maquillage avait été proscrit voulant jouer sur la note naturelle. L'unique bijou autorisé était un pendentif devant indiquer aux futurs clients le lieu où pouvait se porter son regard pour qu'il puisse admirer la marchandise. Je sais que cela peut surprendre mais il faut comprendre qu'une professionnelle du plaisir voit en son corps la même chose qu'un ouvrier voit en son marteau : un outil pour accomplir une tâche. L'avantage du notre est qu'il est beau, facile à mettre en valeur et il sait convaincre.

Il était temps de se balader. Je dispersais le groupe dans les jardins ne restant qu'avec trois de plus belles jeunes filles. Un petit tour et je me rendis compte de l'absence d'amusement. Enfin, j'en sortis pour me diriger vers le pavillon Daënar. Je fis dispersée le groupe et me dirigeais vers un stand où je savais que j'attirerais l'attention.

Devant Strauss Industrie

J'observais d'abord de loin la scène avant de me planter devant le stand regardant avec ma morgue habituel, les reflets rares me permettant de le voir, les armes exposées ici. Puis, je levais des yeux vers la personne qui semblait être le maitre des lieux.

- Bonjour monsieur. Je vois qu'ici toutes sortes d'armes puissantes. Peut-être pourriez-vous m'en conseiller certaines appropriées à mes mains peu expérimentés ?
Voir le profil de l'utilisateur

Althéa Ley Ka'Ori
avatar
Mar 7 Nov - 20:42
Irys : 795234
Profession : Guérisseuse du Troisième Cercle
My'trän +2 ~ Suhury
~ Aile privée à l’arrière du Stand de sieur Ludwig, Strauss Industries ~



« Tu ne connais pas ma culture, mon clan est mort le jour après t’avoir rencontré. »

C’était une constatation froide mais sans rancœur, à l’adresse de Zora, dans une tentative probablement vaine de rafraîchir son esprit. Si elle jugeait ses valeurs et son éthique à la tribu qu’elles avaient rencontrée par la suite, au cours de leur périple, elle aurait pu et dû deviner que leur hostilité mutuelle prenait source dans une disparité évidente de mœurs. Par conséquent, que ses véritables traditions n’étaient en rien assimilables aux vices et à la primalité de ces êtres ingrats. Mais il semblait que la logique n’ait jamais été insufflée à sa psychologie. Althéa attendait encore que ce trait de caractère, qui se caractérisait par son absence, montrât quelque utilité, car Khugatsaa ne choisissait pas une personnalité sans but.

A sa remontrance par rapport à Ludwig, elle haussa simplement les épaules, détournant volontiers le regard. Il y avait une énorme différence entre échanger un baise-main et accorder sa confiance. Ou peut-être s’étaient-ils plaidés allégeance de cette façon, et elle ignorait la signification de ce simple geste de courtoisie ? C’était ridicule, ils ne se verraient plus au-delà de cette exposition. Pire, si elles le recroisaient ailleurs, la guérisseuse n’était pas sûr qu’il faudrait le laisser vivre, ou que Zora le permettrait ; sa survie ne concordait pas avec leurs ambitions une fois l’évènement terminé.

Une fois dans l’intimité de l’aile, Ludwig apporta à la guérisseuse des éléments de réponses, qu’Althéa écouta avec patience et intérêt. Nulle façon de déterminer si c’était l’ennui ou l’intérêt qui étincelait dans son regard. Pour être honnête, la deuxième possibilité semblait plus plausible. Il s’agissait là d’une introduction gratuite à la société daënare, et c’était bien le motif de leur visite en Zochlom. D’immenses forges existaient donc, où divers objets étaient construits en masse. La causalité entre rassembler les travailleurs en un atelier plus vaste et l’augmentation de la production par tête lui échappait encore cependant. Avec son esprit my’trän, elle ne pouvait qu’imaginer des centaines de forges artisanales opérant sous un même toit, chacun s’occupant de son habituelle part de travail. Malgré tout, Zora avait parlé d’esclaves, peut-être était-ce la clef ? Exploiter des artisans, et revendre toute cette production au nom d’une seule personne, le maître des lieux ?

Elle comprenait mieux pourquoi il fallait se montrer méfiante en l’endroit de leur interlocuteur ! Pourtant, la suite de ses explications bouleversa simplement la théorie qu’elle s’était faite, puisqu’il assura au contraire que l’esclavage était prohibé, et que lui-même choisissait la qualité à la quantité, rassemblant divers experts pour travailler sur un même objet. Cette organisation dépassait tout bonnement son entendement, et elle abandonna l’idée de la comprendre pour le moment. De la même manière, il lui assura vivre en démocratie, soit le pouvoir au peuple, mais elle ne comprit guère en quoi ce terme se différenciait de leur propre système. N’était-ce pas le peuple my’trän qui décidait de ses guides politiques ? Au final, sa description faisait la distinction entre la vision de Zora et le système Daënar, et n’opposait pas foncièrement le régime my’trän avec le daënar. Elle opina imperceptiblement du chef. Cela l’aurait arrangé que les deux fonctionnements ne soient pas similaires, ainsi elle aurait pu critiquer l’un sans attaquer l’autre.

S’ensuivit enfin le temps des rencontres, celles entre les armes et les femmes. Celles qui marquèrent peut-être l’avènement de sa condition guerrière, elle qui se contentait jusqu’alors de soigner. C’était une phase déterminante, aussi ce fut avec fermeté qu’elle souleva l’arc pour le soupeser alors que Ludwig lui en faisait l’éloge – un bon vendeur ! Il savait employer les arguments qui la touchait. A dos de griffon, de cheval, comme à terre, elle pourrait l’employer ; il ne lui manquerait peut-être que de la force, et celle-ci serait garantie par sa magie. La première et majeure raison pour laquelle elle affichait à présent un sourire était évidemment les plumes qui ornaient la convexité boisée de l’arc. Elle attrapa le pelage duveteux d’une d’elle entre ses doigts, et sembla heureuse de ce contact indirect avec son architecte. Elle ne pipa mot mais ses yeux exprimaient une reconnaissance muette et inavouée.

Pendant qu’il présentait son arme à Zora, elle testa la tension de la corde et fut surprise de sa résistance. Elle s’insuffla une force supplémentaire et parvint à lui donner davantage de courbe. Pour le reste, le matériau semblait plus que solide, et elle fut forcée d’admettre que la définition de "l’industrie spécifique" lui convenait. Alors qu’elle pensait qu’on lui fournirait des flèches, Ludwig revint vers elle avec un tout autre type d’arme. Un gant orné de griffes reposait devant elle, offrant non pas une, mais huit lames de la plus haute finition. Leur fonction autant que la manière dont elles étaient maniées conquis son cœur presque instantanément. Elle déposa l’arc contre l’étable comme une enfant dépose son jouet préféré pour en assimiler un nouveau, soit avec une délicatesse mesurée. Alors seulement, elle défit doigt par doigt la mitaine qui couvrait sa main droite, puis l’enleva complètement. Là, elle se saisit d’une poigne légère le premier gant pour l’enfiler avec tout autant de gratitude muette à l’égard de Ludwig que de respect immodéré envers l’arme. Elle plia instinctivement les doigts, pour en faire ressortir les griffes qui se substituaient à ses doigts repliés. De quoi donner de la létalité à ses coups de poing ! Elle sourit timidement, contemplative de cette arme qu’elle admirait sous tous les angles.

Lorsqu’il les invita à passer dans une salle adjacente (décidément, la grandeur du stand devait compenser quelque chose !), Althéa céda le passage à Zora pour récupérer son arc ainsi que le second gant. Elle profita de cette proximité pour murmurer à l’intention de Ludwig, non sans rosir des pommettes :

« Sieur Strauss ? Cela m’arrangerait que la daënarmythe soit en… rupture de stock ou finisse dans ma poche directement. J’ai peur de l’usage qu’une enfant en ferait. »

Puis elle s’engagea à la suite de Zora, appréciant la courbure des lames qui prévenait partiellement de se couper en tendant les doigts trop brusquement. Il lui fallait dompter ses griffes pour devenir une tigresse indomptable !

« Je les teste sur Zora ? demanda-t-elle avec sarcasme. »

Elle se sépara avec un regret palpable de l’arc composite, qu’elle déposa au sol, et enfila plutôt le gant restant. Elle se mit en posture de combat, à la façon dont Faye lui avait appris quelques mois auparavant. Ces gants lui apportaient autant de puissance que de style, et elle songea qu’il fallût être oracle pour lui suggérer une arme aussi adéquate.
Voir le profil de l'utilisateur

Zora Viz'Herei
avatar
Mer 8 Nov - 18:59
Irys : 1540139
Profession : Purificatrice fanatique
My'trän -3

1er jour de l'exposition universelle
Annexe du stand de Papy Strauss


Elle observe l'arme qu'elle tient avec prudence entre les mains. Le nom de cette dernière est aussi complexe que les multiples possibilités qu'elle semble avoir. Zora est séduite par cette petite faux légère qui évoque le surnom dont l'ont affublée certains my'träns. Mais elle est plus sceptique sur l'utilité de cette chaîne et de la boule métallique qui se trouve à son extrémité. Quel esprit tordu a bien pu inventer une chose pareille? Sûrement quelqu'un qui ne considérait pas l'aspect pratique des choses...
"Qu'est-ce que c'est que cette... merde?"
Sa remarque en aparté est noyée par les mots vendeurs que Loud'wig adresse à Althéa. La feue rouquine observe du coin du regard les gantelets hérissés de lames puis reporte son attention sur son propre instrument de mort. Elle lâche alors un soupire qui trahit une forme de résignation avant de donner quelques coups dans le vide, appréciant le sifflement caractéristique de la lame qui fend l'air. Zora n'a jamais réellement fait l'effort de s'intéresser aux armes. Tout ce qui est de nature à tuer lui convient. Elle peut donc difficilement juger la pertinence du choix du moustachu. S'il estime que cette étrange invention lui convient, soit. Elle est prête à lui laisser le bénéfice du doute.

Et puis de toute façon elle mise beaucoup d'espoir sur la daënar-à-mythe. Il faut reconnaître que son utilisation est facile et que ses avantages, eux, sont flagrants. Elle ne connait aucune autre arme capable de pulvériser en si peu de temps un si grand nombre de personnes. Cette drôle d'invention à un côté convivial qui allie efficacité et art. Et si elle se fie à ce que Loud'wig lui a dit, c'est extrêmement facile de s'en procurer. Une information qui, évidemment, est de nature à réjouir la fausse noiraude. Puisque les esclaves n'existent pas à en Daënastre, il sera de toute façon plus judicieux d'acheter sur place. Le problème du transport de cette remarquable marchandise semble ainsi résolu!

Reste celui de l'apprentissage du maniement de son kurigamachin. Prévoyant qu'il est, l'amusant moustachu a évidemment tout prévu. Et c'est donc vers une autre annexe du stand qu'il mène désormais le duo de my'tränes. Et tandis qu'elle prend la tête de leur petite colonne, elle en vient à se demander si elle ne finira pas par adopter Loud'wig. Un monde peuplé de morts lui obéissant aux doigts et à l'oeil lui convient parfaitement. Cela dit il manquera vraisemblablement de distractions... Strauss pourrait sûrement palier à ce petit problème. Dans les récits qui ont bercés ses jeunes années, la plupart des dirigeants possédaient un bouffon pour égayer leurs journées. Pourquoi ferait-elle exception à la règle lorsqu'elle régnera sur le monde? Les traditions, c'est important!

Elle tourne ensuite un regard inquisiteur vers l'intéressé et Althéa qui échangent quelques mots. Zora n'apprécie guère ce semblant de complicité qui semble s'installer entre ces deux-là. Déjà parce que la confiance qu'elle accorde à la noiraude est loin d'être digne du sens que l'on prête à ce mot. Et ensuite parce qu'elle sait que Loud'wig est retord. Ce trait de caractère le rend attachant. Mais également dangereux. Qui sait quelle offre il pourrait faire à sa comparse. Ou... inversement!

Le fait qu'ils parviennent enfin à un terrain digne d'accueillir les entraînements des clients privilégiés du moustachu. Elle l'observe un bref instant avant de jeter un regard perplexe à son propriétaire: où sont les cibles vivantes? Comment mesurer l'efficacité réelle d'une arme sur des pantins de paille parfaitement dociles? Althéa semble d'ailleurs être arrivée à la même conclusion...
"Je les teste sur Zora?"
"Et voilà pourquoi les esclaves sont utiles..." soupire-t-elle à l'intention du moustachu. "Vous n'auriez pas un ou deux employés à sacrifier par hasard? Ou ça aussi, c'est interdit?"
De mémoire, Loud'wig n'est pas très chaud pour ce genre de choses. Mais elle s'en voudrait de ne pas poser la question. On ne sait jamais, des fois que certains de ses sbires lui aient déplu. En attendant des éclaircissements sur la manière dont elles pourront décemment s'entraîner, Zora se hasarde à user de la bizarrerie qu'elle tient entre les mains. Elle fait ainsi tournoyer la boule au-dessus d'elle avant de la lancer en face d'elle. Mais le poids n'est guère docile et fuse dans une direction tout à fait aléatoire. Emportée par l'élan de l'objet, elle réussit in extremis à rétablir son équilibre.

Mais la boule métallique, elle, est partie dans une course folle que sa propriétaire ne parvient guère à maîtriser. Le cercle formé par la course de l'objet devient vite aussi chaotique qu'une soirée entre disciples d'Orshin et ce qui devait arriver, ma foi, arriva: le poids s'écrase sur le nez de la feue rouquine qui lâche immédiatement son arme pour porter les mains à son visage. Un filet de sang fait écho au craquement sinistre qui a résonné au moment de l'impact.
"Par les mamelons d'Amisgal!" jure-t-elle avant de lever un regard ampli de colère en direction de Loud'wig. "Je croyais que le but de cette arme était de tuer les autres!? Comment y arriverai-je si je me tue avant?"
Elle se penche avant et tente de retrouver ses esprits en s'aidant pour cela de sa magie. Mais le choc a été rude. Et si elle devrait se réjouir de l'efficacité de l'arme qu'elle vient de lâcher à terre, elle préfère se focaliser sur la douleur qui parcourt son nez. La patience n'a jamais été son fort et ne le sera probablement jamais. Il n'est dès lors guère étonnant qu'elle repousse le kusatruc du bout du pied comme pour confirmer qu'elle ne veut plus de cette chose.
"Cette arme ne me plaît pas! Je veux un lanceur de daënar-à-mythe!"
Le ton évoque le caprice d'une enfant trop difficile à contenter. Et si la fausse noiraude ne pousse pas le vice jusqu'à taper du pied par terre, elle possède en revanche la plupart des attributs qui caractérisent la jeunesse d'un individu. Mais personne n'est parfait, n'est-ce pas?




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)



Spoiler:
 
Voir le profil de l'utilisateur

Dazen Guile
avatar
Jeu 9 Nov - 0:20
Irys : 218328
Profession : Capitaine d'un brick
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)

1° jour

Dazen déambulait au milieu du pavillon daënar. La première fois qu'on lui avait parlé de cette exposition, il n'avait pas fait plus que lever un sourcil. Cela lui semblait une idée folle. Surtout installer en pareil endroit... comment les organisateurs avaient-ils pu réussir à amener tout ce matériel dans un coin si reculé ? C'était un exploit presque aussi impressionnant que d'avoir convaincu autant de gens de venir de tout autour du monde. Il n'avait jamais croisé autant de my'trän. Ça n'était pas que cela l'enchantait vraiment cela dit. Pour l'instant, il n'osait pas aller voir leur pavillon. Mais il avait vu des choses à travers la verrière, comme des gens sur un genre d'aigle géant... voilà qui l'intriguait au plus haut point. Peut-être suffisamment pour qu'il surpasse sa réticence à s'approcher de ce qui ressemblait à de la magie. Pour l'instant il préférait s'y exposer plus modérément et rester sous la verrière daënar, remplie des bruits et odeurs familiers des machines de toutes sortes.
Et aussi d'odeurs plus repoussantes de régurgitations. Il ne savait pas avant ce jour que les my'trän avaient de tels problèmes d'estomac en présence de mécaniques trop complexes, mais il le nota dans un coin de sa tête, ça pourrait peut-être lui servir un jour. Il s'imaginait repousser un mage agressif en tendant une pendule devant lui et rit tout seul à cette idée, non sans s'attirer quelques regards intrigués des gens autour de lui.
Il resta un moment devant le générateur de poussière. Il essaya même de parler avec ceux surveillaient le stand pour savoir si l'inventeur était présent. Étrangement celui-ci semblait ne vouloir voir personne puisqu'on l'éconduisit poliment. Cela avait peut-être un rapport avec les rires et les moqueries des gens autour du stand. Pourtant Dazen pouvait voir un formidable intérêt à cette machine : quelques une comme ça suffisamment puissante, des frégates de dernière génération, des pilotes prêt à tout et un général pouvait littéralement contrôler le champ de bataille. Il passa finalement à autre chose. Partout où il posait son regard, il semblait y avoir quelque chose de nouveau à faire ou à voir. Son regard fut arrêté par une enseigne dont il ne pouvait qu'avoir entendu parler : les industries Strauss. Il se demanda ce que pouvait bien faire un industriel de l'armement à dans un tel lieux -le discours des organisateurs étant définitivement pacifiste- et surtout comment se pratiquait la vente, puisque lui-même avait du déposé ses armes à la consigne en arrivant. Peut-être que les armes vendus étaient directement mises en consigne au nom de l'acheteur ? En tout cas il décida d'aller jeter un œil, il était tout autant curieux de voir la marchandise que les acheteurs. Et puis qui sait, peut-être qu'il aurait l'occasion de discuter avec un ou deux ingénieurs d'armement plus conséquent : s'il ne s'intéressait guère aux armes personnels, tant que la sienne fonctionnait correctement, il était curieux des dernières innovations que l'on pouvait mettre sur un brick.

Il se mêla donc à la petite foule autour du stand. On y croisait un peu tout le monde, bien que l'essentiel des curieux semblaient daënar mais, assez curieusement, des civils et d'autres gens peu au fait de tout ce qui concernait les armes à feu. Ils voyaient sans doute là une occasion de se renseigner sans prêter à conséquences. Dazen continua de s'amuser à observer les clients plus que les armes pendant encore quelques minutes jusqu'à ce qu'une jeune femme ne vienne prendre place à son côté. Apercevant du coin de l’œil une chevelure rousse éclatante, il tourna la tête pour détailler un peu plus la nouvelle arrivante et ne le regretta pas. Il se perdit dans un instant de contemplation, parcourant du regard l'entièreté de son corps -sans gêne, puisqu'il lui sembla rapidement qu'elle même n'en avait guère-. Il revint à la réalité en l'entendant s'adresser au gérant du stand, et s'entendit intervenir avant d'avoir réfléchit à ses mots :

« Je vous conseille un revolver de poche avec des poignets comme les vôtres. Vous auriez du mal à gérer le recul d'arme plus puissantes. Et puis ils font de très beaux modèles, finement gravés, pour les dames qui cherchent une protection d'une certaine élégance.
Oh mais j'oublie de me présenter, Dazen Guile, capitaine dans les forces aéronautiques d'Ünellia, pour vous servir. »


Il s'inclina légèrement en avant, une main sur le ventre et l'autre dans son dos. Du reste, tout ce que la jeune femme avait à sa disposition pour croire l'identité dont se réclamait Dazen était son apparente bonne foi, puisqu'il ne portait pas sa tenue d'officier mais un costume bleu horizon ainsi qu'une chemise blanche. Il était légèrement dépareillé, même si l'on percevait des efforts, comme sa barbe fraîchement taillée. Une paire de gants en cuir, sur le dos desquels était incrusté le symbole d'Ünellia, était accrochée à sa ceinture de cuir, trop épaisse pour être celle d'un costume.

« Mais sans vouloir me montrer indiscret ou impoli, je vous conseillerai de prendre quelques leçons avant de vous acheter un de ces petit crache-plomb, on a vite fait de se blesser soit même quand on est pas encore habitué. Et quand ça arrive, on se sent souvent très bête. »


Couleur des dialogues : #3399ff
x7
Voir le profil de l'utilisateur

Laura L. Greyson
avatar
Mar 14 Nov - 12:11
Irys : 564119
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
Devant L'Horlogerie Eshfeld - 1er jour

    ϑϑϑϑ Je vous remercie infiniment, votre intérêt me touche.

ϑϑϑϑ La jolie ingénieure lapine haussa des épaules pour signifier le peu d'importance que cela avait. Oh bien sur, elle appréciait la politesse de l'horlogère, mais l'orsque l'admiration était sincère, il n'y avait aucune raison de la remercier. Elle n'avait qu'exposé des faits, aussi scientifiques que les lois qui régissaient les engrenages qu'elles mettaient toutes deux au point chaque jour. Il était plus important de se concentrer sur la boutique de la jeune femme u'elle devrait trouver un jour pour récupérer le bijou qu'elle s’apprêtait à faire confectionner.

    ϑϑϑϑ Je serais plus que ravie de vous y recevoir. Si la précision vous intéresse, je vous invite à ouvrir l’une de mes montres. J’aime beaucoup m’attarder sur les rouages, je trouve le mouvement presque envoûtant. Pardon, je m’égare…

ϑϑϑϑ Laura ne put s’empêcher de rire doucement. Décidément, si Sanaë semblait un peu trop jeune et fraîche pour ne pas se montrer si enthousiaste devant la première venue, sa passion l'amusait beaucoup. Elle aurait presque eut envie de proposer à la jeune femme de venir étudier avec elle si cela avait été le lieu et le moment. Après tout, tant qu'il s'agissait d'engrenage, il était possible de se comprendre à son avis. Mais ni son accoutrement, ni l'occasion ne se pretait réellement à un congré scientifique.

    ϑϑϑϑ Un jeu d’enfant à dire vrai. Que préférez-vous entre les deux ? Et sous quelle forme ? Pendentif ? Bracelet ? Broche ? Je peux fabriquer tout ce que vous désirez, cela ne dépend que de votre budget. Une montgolfière coûterait moins cher, seul le cache devra être moulé. Pour un aéronef, le boîtier entier devra être façonné, l’on peut jouer avec les matériaux pour donner une impression de profondeur aux reliefs. Un mélange entre plusieurs teinte d'or par exemple permet de jouer avec les couleurs. L'acier permet le même résultat, mais est trop soumis aux changements, oxydation et autres désagréments.
    ϑϑϑϑ J'avoue que je préfère l'aéronef, par habitude. Et pour les matériaux je vous fais entièrement confiance. Laura pris le temps de réfléchir sur la forme. Après tout, il fallait que ce soit à la fois élégant et pratique lorsqu'elle travaillait.  Je pense que la broche est le mieux, elle ne risque pas de se prendre quelque part si je travaille sur un moteur. Est-ce possible que l'intérieur soit transparent pour voir le mécanisme comme dans celle-ci ? C'est très beau je trouve.

ϑϑϑϑ Je montrais du doigts une des montres dont le mécanismes était parfaitement apparent devant un verre à peine abrasé pour séparé les aiguilles du reste du mécanisme. Une très bonne idée pour tout ceux qui étaient capable de voir la beauté et la complexité que ces petits concentrés de technologie renfermaient. Vraiment, Laura n'avait aucn doute sur la maîtrise de Sanaë où sur le fait qu'elle serait contente de ce qu'elle produirait pour elle. Le prix ne serait pas un obstacle, aussi était il temps de prendre rendez-vous.

    ϑϑϑϑϑϑϑϑ Vous avez une idée des délais dans lesquelles je pourrais passer pour venir chercher ce bijou chez vous ? C'est l'occasion d'aller visiter le sud de Daénastre après tout...

ϑϑϑϑ Laura demanda cela en souriant. Elle n'avait pas pensé que Sanaë aurait le temps de faire le voyage elle-même pour dire vrai.



Couleur de parole : #cc6600
Voir le profil de l'utilisateur

Ludwig Strauss
avatar
Jeu 16 Nov - 21:18
Irys : 1003794
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Autant la remarque de la jeune Cunégonde lui soutira un doux sourire bienveillant et amusé, autant celle de Zora piqua à nouveau une percée dans sa muraille de patience. Si le fait qu’elle qualifie au premier regard son précieux jouet mortel de fumier lui déplut comme tout artisan serait vexé qu’on traite son œuvre de camelote, il y’avait aussi cette manie fatigante de toujours quémander des sacrifices humains pour ses caprices d’enfants. Le quarantenaire réprima un soupir bruyant et se contenta de porter un regard presque las sur la brune armée de griffes avant de les suivre en direction de l’espace de tir.

Des mannequins étaient disposés dans différents emplacements séparés par quelques planches en bois pour donner un sentiment d’intimité pour ceux qui désiraient être focalisés entièrement entre leur cible et leur outil de jugement. Il y’avait quelques amateurs de duels qui testaient des armes polymorphiques en taillant en pièces les silencieuses victimes de bois et de paille tandis que d’autres amoureux de la poudre noire déchainaient joyeusement le rugissement de fusils flambants-neufs. Point commun ? Le S stylisé, marque de produit des Industries Strauss et emblème de la fierté de cette entreprise grandissante. Chaque détonation, chaque crissement, chaque déflagration et chaque claquement était une ode à la perfection de ces armes forgées par l’un des leaders daënastres de l’industrie militaire. Une douce ode à la guerre et aux prouesse martiales, un Te Deum pour la victoire et …

Les jurons de miss Viz’Herei le coupent brutalement de sa contemplation paternelle. Pire encore, le fait qu’elle repousse du pied l’arme exotique qui aurait fasciné bon nombres d’assassins et de combattants véloces et agiles lui arracha toute forme de bonté, d’amusement ou de bonne humeur, le figeant dans un masque de sombre neutralité. Les traits éclairés se firent moins bienveillants, comme après une forte déception ou une mauvaise nouvelle qui minait aussitôt votre humeur comme une perfide bombe enterrée sous les bases d’un prestigieux palais. Les yeux de saphir se portèrent longuement vers le kusarigama qui, silencieusement, hurlait son indignation sur le sol froid du stand. Une arme si prestigieuse, si létale, savant mélange de grâce, de complexité et d’efficience. Ce joyau de la mort venait d’être outrageusement rejeté par une femme aux caprices d’enfant gâté.

Ludwig se mura dans un silence digne d’une statue mortuaire dans un sordide mausolée, immobile comme si le regard d’une sombre gorgone l’avait figé dans un état de pierre froide. Les personnes les plus sensibles ressentiraient sans doute une certaine tension électrique parcourant l’homme à la moustache bouclée qui continuait à contempler l’arme délaissée. Puis lentement il se tira de son immobilité cadavérique et s’approcha du kusarigama, s’accroupissant doucement avant de ramasser avec délicatesse la faucille, enroulant la chaîne et son boulet autour du manche avant de revenir auprès des deux jeunes mages.

Il reposa l’arme entre les mains de la fausse brune avec une insistance qui signifiait facilement qu’elle ne pouvait s’y opposer. Le regard du gentleman n’affichait aucune amabilité, ayant prit une lueur plutôt glacée et sévère, qu’on pourrait camoufler par le terme « professionnel agacé ». Puis il pointa de l’index une aile du stand d’essais où une femme à la chevelure corbeau semblait donner des directives à un couple de jeunes gens désirant essayer un nouveau modèle d’arbalète.

« Voici mademoiselle Sakari Naasoqineq. Elle se fera un plaisir de vous montrer comment exploiter les armes que vous avez en main avec aisance et efficacité mieux que moi. Je vous laisse entre ses soins. »

Tournant son regard vers Zora, il ajouta froidement mais sans animosité palpable :

« La patience est la vertu d’un bon guerrier. Sans elle, vous ne risquez pas d’aller bien loin … cependant j’ai confiance en vous pour vous montrer plus professionnel la prochaine fois. »

Puis s’intéressant à Althéa alias miss Cunégonde, il termina sur ces mots avec un sourire des plus polis :

« Si vous avez besoin de moi, je serais juste devant l’entrée du stand. D’autres personnes attendent ma venue et je ne peux les laisser seuls trop longtemps. Je vous prie de bien vouloir m’excuser. Sur ce, je vous souhaite un bon amusement, en espérant que mes choix sauront satisfaire vos demandes. »

Réajustant son costume de loup de mer sur son torse, il inclina galamment la tête avant de prendre congé, se dirigeant vers une assemblée de personnes curieuses qui semblaient déborder le personnel pourtant nombreux de Strauss. C’était bon signe, ses produits attiraient effectivement l’attention. Se massant lentement le front, il se permit un soupir en voyant les hommes d’importance qui attendaient à l’écart en vérifiant toutes les trois secondes leurs pendules ou leurs sabliers. Le souvenir agréable des termes et du massage bienfaisant semblait être un souvenir bien lointain. Se redressant avec toute la force de sa volonté, il alla à leur rencontre.


 X 8
En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Sakari Naasoqineq
avatar
Ven 17 Nov - 9:06
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
« Non. Tu la tiens mal. Regarde. Mets ta main là, et tiens plus fermement ici. C’est bien. Maintenant tu vises. C’est comme un fusil. À ceci près qu’il n’y a pas de recul, donc maintiens bien. »
Le jeune homme que supervisait Sakari propulsa maladroitement le carreau qui réussit à se planter dans la cible, mais c’était là sa seule gloire. Son ami le félicita malgré tout.

Entendant la voix de son patron, puis son ordre, elle chercha un autre employé de Strauss qui pourrait la remplacer, mais à peine avait-elle laissé seuls les deux passereaux qu’ils se tenaient déjà bras-dessus bras-dessous et partaient en se proposant d’aller au bordel de la côte.

Ravie de soulager son chef, Sakari s’approcha des deux clientes avec un grand sourire. Des My’tränes, visiblement. La première était une espèce de boule de lave brune, pleine d’énergie. L’autre était plus mystérieuse, mais aussi moins agressive. Un souvenir amusant lui revint. C’était celui d’un enfant de chez elle, qui était comme ça toujours accompagné d’un autre plus âgé, très timide et silencieux. Tout le monde trouvait étonnant voire impossible qu’ils s’entendent aussi bien, mais ils étaient vraiment comme cul et chemise. La fin de l’histoire, c’est qu’ils étaient mort tous les deux en combattant des Khashans, dos à dos, trempés dans le sang de leurs camarades et marchant sur les cadavres des ennemis qui disparaissaient lentement sous la neige qui tombait drue. Mais ça, Sakari ne pouvait pas le savoir.

« Bonjour mesdames. Vous voulez tester quoi ? J’connais toutes les armes que le patron met en vente ici, et je saurais presque toute les manier. »


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
Voir le profil de l'utilisateur

Tashinär Vélacen Malphà
avatar
Sam 18 Nov - 17:59
Irys : 169971
Profession : Courtisane
Daënar +1
[1er jour : Stand Strauss, avec Dazen]

Une voix derrière moi répondit. J'observais alors le potentiel client tandis qu'il débitait une réponse que je n'écoutais qu'à demi :

- Je vous conseille un revolver de poche avec des poignets comme les vôtres. Vous auriez du mal à gérer le recul d'arme plus puissantes. Et puis ils font de très beaux modèles, finement gravés, pour les dames qui cherchent une protection d'une certaine élégance.
Oh mais j'oublie de me présenter, Dazen Guile, capitaine dans les forces aéronautiques d'Ünellia, pour vous servir.


Dazen Guile, un capitaine. Voilà qui était intéressant. Je n'avais pas de connaissance dans l'armée et il serait de bon ton d'en avoir. Surtout que les militaires sont réputés pour nous aimer. Voilà qui serait intéressant à voir de plus près. Bel homme, de grande taille, large, musclé, charmant visage avec ça. Oui, je pourrais me laisser tenter.

- Mais sans vouloir me montrer indiscret ou impoli, je vous conseillerai de prendre quelques leçons avant de vous acheter un de ces petit crache-plomb, on a vite fait de se blesser soit même quand on est pas encore habitué. Et quand ça arrive, on se sent souvent très bête.

Nous étions enfin sur un terrain qui me plaisait davantage. Après l'avoir regardé de manière neutre, je m'approche de lui d'un sourire. D'un mouvement de l'épaule, je fais basculer mon pendentif pour attirer son regard là où il faut.

- Je vous remercie de vos conseils. C'est une chance pour moi d'avoir droits à vos conseils, capitaine. Une vraie chance. Oserais-je...

Une petite interruption tandis que je passe la main dans les cheveux, que je baisse les yeux d'un air pudique, je sens mes joues rosir. Tout cela n'est que comédie pour me laisser l'occasion de noter la réaction que ma présence semble faire à ce jeune homme. Entre nous, nous lui avons donné le nom de zone d'évaluation car si une fille fait bien son travail, sans toucher le client, elle peut le faire réagir positivement.

Donc après cette pause qui ne dure qu'une mili seconde, je reprends, le souffle légèrment plus court, d'une traite comme si ma demande était audacieuse, trop audacieuse :

- Oserais-je vous demander de m'enseigner comment tirer convenablement ?

Voilà, le regard qui tourne et qui note qu'une des Cinquante, nymphomane en puissance, est partie à l'arrière boutique. Elle me fait signe que c'est payant. Bon, alors tout va bien. Je le reregarde, tout sourire, ma respiration haletante. Avec un peu de chance, ma poitrine l'aura déjà perdu et j'en ferais ce que je voudrais pendant 5 min. Le temps de le convaincre de payer très cher pour une vingtaine de minutes de plaisir. Alors beau capitaine, serais-tu tenté ?


Dernière édition par Tashinär Vélacen Malphà le Lun 20 Nov - 20:00, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Ruby Nyë
avatar
Dim 19 Nov - 16:51
Irys : 330898
My'trän 0
1er jour, loge de Ludwig


Il fallait avoir du culot pour se rendre dans l'arrière salle de ce stand rempli de technologie. Ruby avait une maîtrise olympienne de ses nausées. Elle croyait fort en son architecte, persuadée qu'il serait fier de sa capacité de se persuader elle-même qu'elle n'était pas malade. Après tout, un bon illusionniste est capable de manipuler son propre esprit. Cela va de soit !

Forte de ses capacités, elle n'avait pas résisté à l'envie de découvrir avant tout le monde l'identité de ce daënar dont tout le monde parle. Le grand Ludwig, le grand maître de la technologie. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle découvrit qu'il était aussi charmant que diablement puissant. Et pourtant... Il était tout à elle, une simple disciple de Khugatsaa. Fermant les yeux, il semblait savourer les saveurs d'une mignardise venue à point nommé. La jeune femme battit des cils, son cœur s'emballant soudain alors qu'il lui fit l'insigne honneur de s'adresser à elle, la couvrant de compliments. Elle, une pauvre my'tranne insignifiante avait réussi à charmer ce si grand homme, et ceux, rien qu'avec ses grands yeux de biches et son sourire ravageur.


« Si jamais vous le souhaitez, je serais fort intéressé de vous recruter occasionnellement. Les visiteurs seront plus que charmés par votre sourire de princesse. »

« Ce serait un honneur et un plaisir de vous offrir l'un de mes multiples talents. »

Bien entendu, il dut prendre congé. Il avait fort à faire aujourd'hui, bien évidemment. Ruby était suffisamment comblée par l'idée qu'elle avait réussi à le côtoyer avant tout le monde. Il existait autour de cet homme nombre de rumeurs... Elle se demandait lesquelles étaient vraies. Peut être en saurait-elle davantage si par chance leurs chemins se croiseraient au bal.

Sur ces pensées rêveuses, la jeune femme se dirigea vers un autre pavillon.


Spoiler:
 



couleur : #cc99cc
Voir le profil de l'utilisateur

Sanaë Eshfeld
avatar
Lun 20 Nov - 8:28
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Horlogerie Eshfeld, premier jour avec Laura.

L’horlogère sourit à sa cliente en entendant sa demande particulière. Elle ne doutait plus du tout du plaisir qu’elle éprouvera en créant cette montre-ci. Rendre le mécanisme visible était l’un de ses plus grands désirs, mais personne ne lui demandait une telle chose. Ils préféraient la sobriété, l’invisibilité même de la montre, la cachant dans une vulgaire poche, ce qu’elle trouvait regrettable. Après tout, ce n’était pas le cas des horloges qui trônaient généralement fièrement à une place de choix… Alors pourquoi pas faire la même chose pour les montres ?

- Comme je vous l’ai dit, tout est possible, répondit Sanaë en souriant. À vrai dire, votre demande m’étonne, enfin peut-être pas tant que cela finalement. Je n’ai jamais eu d’ingénieur parmi mes clients et il est donc rare que le mécanisme les intéresse. C’est bien dommage, mon père disait que toute la beauté de la montre se trouve là, dans ses rouages, ses mouvements. Je dois dire que je partage son avis, et je fais toujours en sorte de soigner cette partie.

Surprise par sa loquacité plutôt volubile, l’horloger se mit à rougir. Il ne manquerait plus que ses bavardages ne fassent fuir sa cliente, surtout lorsque celle-ci se trouve être une personne aussi intéressante que miss Greyson. Sanaë rassembla son calme tout en attrapant son livret de commande déjà bien rempli. Cet événement extraordinaire rapportait énormément de clients à la maison Eshfeld, et ce n’était que le premier jour. Dire que son aîné ne souhaitait pas y installer un stand, décidément le manque d’ambition qu’il affichait désolait la jeune horlogère. Leurs avis divergeaient de plus en plus concernant l’avenir de leur boutique. Jaread se contentait de ce qu’il avait sans chercher à fournir plus d’efforts...

Chassant ses pensées parasites, Sanaë se pencha sur son travail, elle regarda la longue liste tout en réfléchissant. Devant travailler de concert avec son ami orfèvre, les délais dépendaient souvent de lui et pouvaient être plus ou moins long selon son propre emploi du temps. Peu de ses nouveaux clients lui avaient commandés de montre particulières, se contentant de choisir parmi quelques modèles types qui ne demanderaient que peu de travail. Peut-être devrait-elle trouver d’autres partenaires si les affaires décollaient, enfin, encore une conversation qu’elle devrait avoir avec son frère...

-À vue de nez, je dirai plus ou moins deux mois. Mieux vaut me laisser votre adresse afin que je puisse vous tenir au courant de l’avancée. Je pourrais ainsi vous faire parvenir les croquis et vous laisser choisir celui qui pour parlera le plus. Il me semble que ce serait le plus simple.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

Voir le profil de l'utilisateur

Laura L. Greyson
avatar
Jeu 23 Nov - 5:54
Irys : 564119
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
Devant L'Horlogerie Eshfeld puis sur le côté du stand Strauss- 1er jour

ϑϑϑϑ Est-ce que Laura se coayti un peu en la jolie blonde passionnée ? Assurément. Bien qu'ayant été élevée parmi l'élite scientifique, elle avait dû plus tôt se frayait un chemin à travers ce nid de crabe détenu souvent par des hommes trop sûrs que leur service trois pièces leur donnait une quelconque autorité sur elle. Mais elle appréciait cette légère naïveté qu'elle entendait dans les paroles de l'horlogère, et ne pouvait qu'éprouver une énorme empathie quand celle-ci se montrait si passionnée envers son art. Si Sanaë manquait de retenue, Laura était sûre qu'il en avait été de même chez elle une ou deux décennie en arrière.

    ϑϑϑϑ Comme je vous l’ai dit, tout est possible. À vrai dire, votre demande m’étonne, enfin peut-être pas tant que cela finalement. Je n’ai jamais eu d’ingénieur parmi mes clients et il est donc rare que le mécanisme les intéresse. C’est bien dommage, mon père disait que toute la beauté de la montre se trouve là, dans ses rouages, ses mouvements. Je dois dire que je partage son avis, et je fais toujours en sorte de soigner cette partie.

ϑϑϑϑ L'ingénieure se contenta d'un sourire de conivance à cette remarque. Ou peut-être était-ce un sourire énigmatique ? A vair dire, le fait d'être déguisée en lapine, même si elle avait relativement su le faire oublier à son interlocutrice n'aidait tout de même pas à conserver une attitude manipulatrice, pas celle qu'elle employait d'habitude en tout cas ! Heureusement ce n'était qu'une simple commande et elle n'avait rien besoin de prévoir d'autres avec la jeune miss Eshfeld. Aussi s'enquit-elle plutôt des modalités pour récupérer l'objet de ses rêves.

    ϑϑϑϑ À vue de nez, je dirai plus ou moins deux mois. Mieux vaut me laisser votre adresse afin que je puisse vous tenir au courant de l’avancée. Je pourrais ainsi vous faire parvenir les croquis et vous laisser choisir celui qui pour parlera le plus. Il me semble que ce serait le plus simple.
    ϑϑϑϑ Bien entendu, je vous note cela. dit l'ingénieure en notant de quoi à côté d'un croquis. Je vous souhaite une excellente exposition Mademoiselle. J'espère de tout cœur que votre passion et votre professionnalisme vous attirerons des clients intéressants, avec quelques défis horlogers à relever.

ϑϑϑϑ Après tout, si la jeune fille était aussi intéressante que Laura le pensait, c'était bien cela qu'elle attendait, et non des clients qui se contenteraient de modèle préconçus, certes à la mode, mais tellement banale. Sur ces mots et un signe de tête amicale, elle s'éloigna du stand de l'horlogère. Finalement cette convention n'allait peut être pas si mal se passer. Un peu de shopping réussi donnait toujours le sourire aux lèvres à une femme n'est-ce pas ? Même Laura ne faisait pas exception à cette règle.

ϑϑϑϑ Tout en flânant, elle observait les stands et les personnes, cherchant une quelconque inventions ou début de découverte capable de lui faire de l’œil. Elle ne fut d'ailleurs pas étonnée que les industries Strauss soient en bonne place pour être représentées mais ce fut un attroupement un peu particulier mené par un homme dont elle ne connaissait que trop bien le flegme pour être trompée par ses vêtements. Elle attrapa une des sucettes qu'elle avait achetées un peu plus tôt, avant d'en retirer le papier pour la déguster. Puis s'avança assez sûr d'elle au milieu du groupe de représentant. D'ailleurs un des hauts responsables de la Compagnie du Commerce Daénar, et elle n'avait toujours pas remercié ces messieurs pour leur livraison de géant meurtrier cette été. Mais son attention se porta d'abord vers l'un des fonctionnaires d'Unellia qu'elle connaissait bien et bien sur de l'étrange pirate qui semblait mener la conversation.
    ϑϑϑϑ François, quelle surprise de vous retrouver ici ! Ça fait des mois que je ne vous ai pas vu. Seriez-vous là pour voir Monsieur Strauss se lancer dans la piraterie. Pas que ça me dérange, mais vos bateaux risquent d'en prendre un coup, il parait que c'est un businessman redoutable.
    ϑϑϑϑ Miss Greyson ! C'est toujours un plaisir. Messieurs permettez moi de vous présenter Miss Laura Greyson, l'une des responsables des hangars d'aéronefs d'Unellia. Et la meilleure, je n'ai pas peur de le dire ! se fendit l'homme avec un baise main.



Couleur de parole : #cc6600
Voir le profil de l'utilisateur

Althéa Ley Ka'Ori
avatar
Ven 24 Nov - 22:41
Irys : 795234
Profession : Guérisseuse du Troisième Cercle
My'trän +2 ~ Suhury
~ Aile privée à l’arrière du Stand de sieur Ludwig, Strauss Industries ~


« Je vous remercie de votre dévouement et de votre patience, Sieur Strauss. »

Althéa tira une révérence humble, insistant plus que de raison sur l’attribut patience en vue de l’irascibilité perceptible de son interlocuteur, laquelle l’indisposait tant que l’étonnement s’afficha momentanément sur son visage. Elle tenta tant bien que mal de lui insuffler quelques ondes d’apaisement grâce à son don, mais la distance sembla annihiler tout effort de sa part. Peut-être son empressement empêcha Ludwig de témoigner de quelque sentiment de sérénité palpable pour la mage, mais elle n’en fut pas moins déçue.

Aussi Sieur Strauss se retira sans plus attendre, prompt à répondre aux attentes de ses clients. Elle regretta la brièveté de leur entrevue, mais elle ne pouvait se douter alors qu’ils seraient amenés à se revoir, même à collaborer. Il était peut-être le seul Daënar qui lui avait semblé pas totalement dénué d’intérêt, voire doté d’un sens de la courtoisie et d’un génie commercial hors pairs. En peu de temps, il savait cueillir l’admiration des demoiselles, et ravir les espérances de ses acheteurs. Un exemple dans le monde des affaires qui justifiait sa réussite.

La disciple de Möchlog soupira sans but aucun, avant de s’extirper de ses pensées pour déclarer à l’attention de Zora :

« Si j’étais toi, je lui offrirais une barbe à papa pour le dérider. Il a l’air de vraiment t’en vouloir. »

Nul moyen de deviner si sa proposition était sincère ou simplement sarcastique.
Remettant à plus tard cette quête de barbe et de pardon ludwigien, elle avisa la maîtresse d’armes qui les saluait.

« Bien le bonjour, je suis Althéa pour ma part, fit-elle en retour sans se départir de son calme habituel. »

La guérisseuse avait parlé bien avant que Zora ne prenne la parole, trop heureuse de se présenter sous son nom véritable. Elle le chérissait plus que tout maintenant qu’on l’avait affublée de celui, avilissant, de Cunégonde pendant de trop longues minutes.

La jeune femme, quant à elle, lui plaisait dans ses manières et son apparente assurance. L’entraînement dispensé irait droit au but et serait professionnel. Du moins c’était le pressentiment qu’elle tirait de son attitude. A la question implicite de la dénommée Sakari (elle avait déjà oublié son nom de famille, à l’exception de quelques syllabes familières et désordonnées qui ne sauraient former un patronyme cohérent), elle présenta ses mains gantées. En fermant les poings pour mettre en évidence les griffes qui les ornaient au niveau de la première phalange, tels des doigts de substitution à ceux repliés sur sa paume.

« J’ai appris les rudiments du combat à mains nues, mais j’ignore si ces… griffes sont supposées changer ma posture ou mes mouvements. »

Bien entendu, il restait également l’arc à expérimenter, mais elle avait pu le tester dans son enfance, bien qu’elle n’en maitrisât pas parfaitement le maniement. Elle espérait que l’habitude ferait le travail pour elle, puisque le temps manquait pour suivre une réelle formation continue. Daënastre attendait leur visite, l’ennemi attendait d’être infiltré. Il était plus que temps de régler la question daënare.
Voir le profil de l'utilisateur

Dazen Guile
avatar
Dim 26 Nov - 1:27
Irys : 218328
Profession : Capitaine d'un brick
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
1° jour,  stand Strauss


Certes il ne s'était pas attendue à une telle rencontre. Et il n'était certainement pas venu à l'Exposition Universelle avec cette idée, et encore moins sur le stand de Strauss. Mais il n'allait certainement pas s'en plaindre. Il profitait d'ailleurs avec un certain plaisir du spectacle qu'offrait son interlocutrice quand elle se fut un peu approchée de lui.Elle lui faisait un certain effet, c'était indéniable même s'il restait le plus neutre possible. De petits indices étaient perceptibles du coup : un regard qui dérivait un peu trop, un petit sourire qui se frayait un chemin sur ses lèvres... il n'avait jamais été un grand acteur et on ne le lui avait jamais demandé de l'être après tout.

« Je ne puis vous le refuser, je m'en voudrais terriblement si une femme comme vous se blessait par ma faute. »

Il interpella un vendeur juste à côté, qui avait suivit d'une oreille discrète l'échange en guettant l'occasion de vendre des modèles de luxe hors de prix à une clientèle qui en avait visiblement les moyens, et demanda à celui-ci s'il y avait moyen de tester certains modèles. L'employé opina du chef en lui proposant quelques revolvers de petites tailles et aux décorations fines pensés pour une certaine classe de la société qui n'avait pas à se soucier de savoir si elle allait avoir de quoi manger à la fin du mois. Il leur indiqua le passage vers les stands de tir et annonça un tarif que Dazen entreprit de régler : la belle semblait avoir les moyens, plus que lui même sans doute, mais il n'était pas le genre à demander aux dames de régler. Il aurait même sans doute détester.
Ils se dirigèrent ensuite vers les stands de tir tandis qu'un détail vint gratter à la porte de l'esprit de Dazen :

«  D'ailleurs, pourrais-je avoir le plaisir de connaître votre nom ? »

Ils entrèrent dans le stand de tir. Un endroit étrange, pensé avec un certain goût de la décoration en tête, avec des chaises confortables pour les spectateurs, mais qui sentait fort la poudre à canon, laquelle laissait des traces noires sur les bois des stands de tir en eux-même. Il y avait là quelques personnes qui souhaitait essayer le dernier matériel, aussi bien des habitués de l'exercice qui jaugeait d'un œil d'expert les performances des armes, reconnaissables à leur posture sûre et leur attitude critique, souvent seul ou à deux, et les néophytes qui venaient saisir une occasion de s'amuser avec une arme, souvent par groupe de cinq ou six, manquant de se blesser à cause du recul des armes et s'extasiant devant les rares touches de chacun. Des employés allaient et venaient d'un groupe à l'autre, dispensant avis sur les dernières nouveautés aux uns et conseils de sécurité aux autres.
L'un d'eux s'approcha de Tashinär et Dazen pour les amener à un box vide et proposer son aide mais le capitaine le remercia et il prit congé. Le militaire jaugea ensuite les quelques revolvers qu'avaient proposé le vendeur à l'essai et prit celui qui lui paraissait le plus léger pour commencer. Il le tendit à la jeune femme en lui montrant comment le prendre en main, comment vérifier que le barillet était chargé puis la posture à adopter pour tirer.

« Vous devez absorber le recul avec vos poignets et vos bras, sinon l'arme va dévier et vous risquez d'échapper l'arme. Vous pouvez faire un essai.
Sinon, pardonnez ma curiosité mais vous voyez un vrai intérêt à posséder ça ou vous avez juste eu envie de tester ? Je dis ça parce que vous ne me semblez pas le genre de personne qui assure elle-même sa sécurité. Sans vouloir être désagréable hein ! C'est juste pas banal. »


Couleur des dialogues : #3399ff
x7
Voir le profil de l'utilisateur

Sakari Naasoqineq
avatar
Dim 26 Nov - 12:25
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
« Althéa, enchantée. Permettez ? »
    Les mains de Sakari rejoignirent la gauche d’Althéa, et palpèrent sa surface, sondèrent ses courbures et admirèrent sa forme. Il ne fallait cependant en tirer aucune allusion, car cet examen se limitait à la griffe.
    « Intéressante arme. Ça ne va pas changer beaucoup, non, mais il y a de sensibles différences. Avec un poing seul, votre coup principal se fait avec les phalanges. Comme ça. »
    Elle ferma le poing et donna un léger coup dans sa paume droite.
    « C’est l’équivalent, en escrime, d’un estoc : concentrer la frappe sur un point précis, pour briser, ou avec une griffe, pour transpercer. Alors que la griffe, elle, vous permet de faire de la taille : des coups latéraux, pour trancher, Ils feront moins de dégâts, seront moins efficaces contre un ennemi avec des protections, mais ça peut être utile. Accessoirement, avec un poing, on ne pare pas, alors qu’avec une griffe, on peut. Pas un coup d’épée, et il faut avoir le poignet solide, mais c’est faisable. »
    Sur l’étal, plusieurs lames de toute taille et forme gisaient. Sakari attrapa une rapière.
    « Le problème de la griffe, c’est que c’est tout petit. Très efficace en combat rapproché, mais si l’ennemi a une arme longue et rapide, comme celle-ci, c’est fini. Vous n’allez jamais pouvoir l’approcher. Du coup, le mieux c’est encore de se donner les moyens de le battre à son propre jeu. Vous voulez essayer ? »
    Elle lui tendit la poignée de l’arme. En passant, Sakari avait, accrochée dans son dos, une lance courte, spécialement destinée à faire des démonstrations.

    Elle n’osait pas lui proposer une arme à feu, encore moins une arme combinée. Des gens amusants, ces Mÿ’trans. Ce serait bien qu’elle puisse leur demander quelques astuces, pour mieux maîtriser la magie. Elle commençait à s’y intéresser, et trouvait cela très amusant. Un peu comme découvrir un autre continent, dont on avait cependant toujours entendu parler. Serait-ce inconvenant de dire qu’elle vénérait aussi les Architectes, quoique pas vraiment de la même façon qu’eux ? Mm. Sûrement. Heureusement qu’elle avait révisé leurs noms mÿ’trans avant de venir à l’exposition.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
Voir le profil de l'utilisateur

Ludwig Strauss
avatar
Dim 26 Nov - 15:14
Irys : 1003794
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Strauss Industries, Premier jour d'exposition

« Je crains fort que je ne fasse un piètre flibustier, Miss Greyson, mais je ne vais point me plaindre ! Je ne ferais pas long-feu face aux canons des navires de monsieur François. »

Charmant sourire aux lèvres, c’est avec amusement et malice qu’il accueillit du regard la belle brune, ingénieure et responsable d’hangars d’aéronefs au sein de la capitale mais aussi une de ses plus proches complices. Ce n’était pas réellement une surprise que de la rencontrer en ces lieux, après tout toute personne flairant les affaires se serait jetée sur cette exposition miraculeuse. Mais la séparation de Ludwig et Laura était plutôt récente depuis qu’ils avaient mit la main sur les mines de la famille Greyson à Khurmag, le gentleman laissant le soin à son intelligente complice d’assurer la logistique de la magilithe entre les deux continents.

« Mademoiselle, je dois admettre que votre accoutrement est des plus plaisants au regard. Si votre charme naturel suffit à embraser les passions, je ne puis vous décrire ce que votre costume peut provoquer comme incendie. »

Les hommes présents rirent de la façon coquette et pompeuse que l’on attribue aux classes supérieures de la hiérarchie sociale, chacun semblant approuver les dires de monsieur Strauss pour mieux se faire voir de la part de cette qui avait gagné l’attention de tous en quelques mots. Ludwig devinait bien qu’ils se seraient pliés à sa volonté, avec ses oreilles craquantes, son sourire aguicheur avec cette sucette entre les dents apte à titiller l’imagination de certains. Cependant l’homme d’affaires vit une opportunité bien délicieuse qu’il souhaita immédiatement saisir.

« Mais j’y pense ! Je comptais justement vous faire part du fameux modèle dont je vous parlais tout à l’heure. Et quoi de mieux pour vous le présenter qu’entre les mains d’une lapine apte à percer nos cœurs d’un simple regard ? »

Se faisant, il claqua des doigts avec prestance, attirant aussitôt un de ses employés qui tenait entre ses mains une petite boîte sculptée et recouverte de cuir. Prenant entre ses mains l’objet en question, il l’ouvrit d’un air qui se voulait cérémoniel et symbolique, livrant le contenu de la boîte aux regards émerveillés du petit groupe de curieux et de passionnés. Au centre, reposant sur un écrin de tissu d’un doux rouge qui rappelait la couleur des pétales d’une rose de printemps couverte par la rosée du matin, se trouvait un revolver des plus magnifiques. Tout en lui inspirait le style, la beauté, l’élégance et l’ergonomie. Les couleurs s’alliaient à la perfection, les arabesques et gravures rugissaient une mélodie guerrière dans le prestige le plus total, métal et bois s’épousaient savamment pour former ce bijou de l’armement Strauss.

Spoiler:
 

« Voici un nouveau modèle du revolver Faucon qui a l’avantage d’avoir un magasin de pas moins de dix cartouches, pouvant même accueillir des munitions en magilithe sans craindre de détériorer l’intérieur de la mécanique. Je vous rassure, il ne s’agit pas d’un prototype mais bel-et-bien d’un modèle finalisé et opérationnel. »

Des hochements de têtes et des murmures intéressés lui confirmèrent que le revolver avait sut charmer ses messieurs en quelques secondes seulement. Cette arme allait ravir les officiers du haut-commandement tout comme les fortunés en quête de bijoux rutilants pour briller dans la société. Ludwig se moquait pas mal que cette arme puisse même finir dans les mains de quelques bandits de grands-chemins ou de pirates sans foi-ni-loi. Seules les bénéfices qu’il en tirerait après production l’intéressaient, naturellement.

Le gentleman à la moustache bouclée tendit alors la boîte à la lapine brune, ne se désarmant point de son sourire élégant et lançant un clin d’œil complice à Laura.

« Je vous l’offre. Nous feriez-vous l’honneur de donner votre propre avis sur le revolver, Miss Greyson ? »

En le donnant à la seule femme du groupe, il s’évitait les jalousies des personnes présentes qui auraient désiré l’avoir pour eux-mêmes, aussi riches soient-ils. Mais tous approuvaient silencieusement la décision de Ludwig. Après tout, une femme déguisée en lapine et armée d’un revolver avait de quoi fantasmer les plus frigides des militaires. Le gentleman se demandait même s’il ne devait pas tenter de faire de la pub en distribuant des images de ses modèles entre les mains de charmantes demoiselles. L’idée, quelque peu loufoque, semblait curieusement prometteuse.


 X 8
En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Tashinär Vélacen Malphà
avatar
Dim 3 Déc - 22:08
Irys : 169971
Profession : Courtisane
Daënar +1
[1er jour Stand Strauss avec Dazen]

- Je me nomme Tashinär Vélacen Malphà, simple citoyenne de la grande capitale d'Alexandria.

Et qui t'a fait quelque peu réagir mais pas assez à mon goût. Qu'importe l'occasion de tirer serait assez bonne pour jouer sur l'excitation de ce charmant capitaine. Mais qu'il est questionneur ! Voyons donc monsieur ! Pourquoi tant parler quand je ne peux te faire taire en t'embrassant avec passion tes mains caressant avec passion ma poitrine voluptueuse et ferme ? Que peu de manière ! C'est insupportable d'être si mal élevé ! N'as-tu donc pas compris qu'une femme vêtu comme je le suis ne vise que ton plaisir ! Oh ! Mais je rêve !

Enfin, trêve de scandale. Il est plus que temps après ces quelques secondes où je fais semblant de me concentrer sur le pistolet et la manière de me tenir.

- Juste le besoin de me rassurer. Je n'ai malheureusement aucun homme avec moi ces jours-ci.

En fait, je sais tirer, j'ai appris cela assez vite quand j'ai changé d'identité. Mais il ne faut qu'il le sache aussi, je joue les maladroites, les filles qui sursautent lors du premier coup et qui viennent malencontreusement chercher du réconfort dans les bras du seul être présent : Dazen.

- Veuillez m'excuser, dis-je tout en restant mes mains sur son torse, je ne pensais pas que le bruit fut si violent.

La respiration courte et...non, je n'avais pas mis de robe à bretelle permettant de découvrir un sein en cas de sursaut. Bon, c'est une erreur que je ne commettrais pas la prochaine fois. Cela aurait eu tellement de conséquence. Mais bon, mes mains sur son torse, mon regard emprunt de tellement d'émotion quand je l'observe sera plus que suffisant pour le moment.

Espérons qu'il comprenne le message, sinon je me ressaisi, tire et je m'en vais ailleurs ! Non mais ! On va pas me faire perdre mon temps davantage. Et je changerais de robe aussi.
Voir le profil de l'utilisateur

Zora Viz'Herei
avatar
Lun 4 Déc - 13:51
Irys : 1540139
Profession : Purificatrice fanatique
My'trän -3

1er jour de l'exposition universelle
Annexe du stand de Papy Strauss


Faire preuve de patience... Plus facile à dire qu'à faire! Si Loud'wig ne souhaitait pas qu'elle se plaigne, il n'avait qu'à pas lui confier une arme aussi étrange que ce Kusarami-truc. Même le nom de cette arme est imprononçable! Pourtant elle se force au silence lorsque le moustachu souligne son manque de professionnalisme. Comme lors de leur première rencontre, elle est une invitée en ce stand. Et puisque l'homme lui fait l'honneur de lui offrir du matériel, il serait peut-être contre-productif de partager avec lui le fond de sa pensée. La fausse-noiraude se contente ainsi d'un vague haussement d'épaule et d'un reniflement dédaigneux. Un exploit, en quelque sorte...

Althéa, elle, opte pour une approche plus mesurée voir largement plus élégante. Zora observe la révérence de sa comparse avant de lever les yeux au ciel, agacée par ce gaspillage de politesse. Loud'wig est peut-être leur allié de circonstance mais il n'en reste pas moins un hérétique. Inutile de lui servir du Monsieur et autres formules mondaines lorsque ce n'est pas nécessaire. Mais, trop occupée qu'elle est à soigner son nez, elle se garde de faire un quelconque commentaire qui ne rendrait de toute façon pas la situation moins tendue. La feue rouquine s'autorise même un léger sourire lorsque la noiraude lui parle de la possibilité de lui offrir la barbe d'un père.
"Le jour où je ferai un cadeau à un daënar n'est pas près d'arriver, crois-moi..."
Elle daigne finalement adresser un regard à la gamine au teint hâlé que le moustachu leur a présentée et l'observe avec toute la condescendance qui la caractérise. Qu'est-ce que cette Sakari peut bien leur apprendre, hein? Elle n'a pas l'air d'être particulièrement redoutable! Et puis s'il y a bien une chose que Zora déteste, c'est qu'on lui apprenne quelque chose... Devoir quelque chose à quelqu'un? L'idée-même la révulse! Fort heureusement Althéa décide de prendre la parole la première avec la diplomatie qui la caractérise. Ce qui évite à son aînée des présentations qu'elle ne juge de toute façon guère utile. Les associées de Loud'wig, elle s'en tamponne l'asticot!

Son alliée gagne ainsi le droit d'être prise en charge la première par l'étrangère. Ce qui, dans le fond, arrange bien Zora qui part tranquillement s'installer sur une caisse contenant Möchlog-sait-quoi. Il lui faudra de toute façon un certain temps pour résorber la plaie qui déforme son nez et qui, évidemment, est loin d'accentuer une bonne humeur dont elle dispose en quantité bien limitée. La fausse noiraude observe ensuite l'arme qu'elle tient toujours entre ses mains, imaginant la manière dont elle est sensée être utilisée.

Elle ne reporte son attention sur Althéa et Sakari que lorsque la seconde propose un exercice pratique à la première. Un peu d'action! Voilà qui devrait lui remonter un peu le moral et lui faire oublier cette désagréable prise de "contact" avec le Kurasigami-bidule. Zora y voit également un moyen d'entraîner quelque peu sa maîtrise des sorts destinés à améliorer les capacités physiques d'autrui. Car après tout, elle n'est guère habituée à utiliser ses pouvoirs dans ce but. Le travail d'équipe n'a jamais été son fort...
"Allez-y, tapez-vous dessus!" les encourage-t-elle avec un enthousiasme certain. "La première qui saigne à perdu?"
Cette proposition lui semble plutôt adaptée. Si Sakari se fait blesser, Zora aura ainsi une bonne excuse pour la tuer lorsque l'heure sera venue. Et si c'est le cas d'Althéa... Et bien ce ne serait pas la première chose qu'elle lui pardonnerait, dans le fond! Les serviteurs de Möchlog méritent le pardon pour des blessures obtenues en son glorieux nom. La feue rouquine fait ainsi quelques gestes des doigts et s'emploie à amplifier les capacités de sa comparse. Si, toutefois, elle accepte la passe d'armes proposée par cette improbable entraîneuse...




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)



Spoiler:
 
Voir le profil de l'utilisateur

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Page 2 sur 4