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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Khurmag
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 Bienvenue dans la famille

Ludwig Strauss
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Mer 25 Oct - 21:33
Irys : 1018791
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Les grands projets que nourrissait le maître des usines Strauss depuis tant d’années autour du mystérieux continent des mages devenaient enfin une douce réalité qui avait un parfum agréable. Celui du succès. Son regard pétillait de satisfaction à mesure qu’il se félicitait du succès de son voyage à My’trä. Il avait signé des accords qu’il pourrait qualifier d’alléchants et avait mit la main sur un vaste réseau de mines et raffineries de magilithe en alliant diplomatie et pression savamment mêlées.

Installé sur son fauteuil en face d’une cheminée qui projetait une chaleur salvatrice par le biais de ses flammes rougeâtres, il soupira d’aise, bien à l’abri du froid glacial de Khurmag. Il pouvait clairement voir à travers la fenêtre du salon la masse immaculée de neige qui recouvrait ces terres éloignées à la manière d’un rêve. Mais après tout, n’était-ce pas la terre des illusionnistes ? Vivre dans un rêve ne s’éloignait donc pas vraiment de la réalité. Parfois, Ludwig se demandait s’il n’était pas la victime d’un quelconque mage qui jouait avec son esprit et lui distillait, tel un poison dans de l’eau, des rêveries de fortune et de pouvoir afin de l’engourdir suffisamment pour le plonger dans l’oubli de la nonchalance. Mais il lui suffisait de relire le contrat signé avec les parents de miss Greyson pour qu’il récupère son sourire triomphant et le goût des bonnes affaires.

Mais qu’on ne s’y trompe pas car cet homme ne pouvait jamais reposer sur ses lauriers. Il était une machine infatigable qui complote et orchestre toujours des plans élaborés, toujours plus complexes et ambitieux. Et actuellement il s’intéressait à un événement qui pourrait bien être l’opportunité rêvée de mettre en action une de ses idées les plus sombres et téméraires.

Il s’agissait d’une page de journal Daënar qu’un de ses hommes s’était empressé de lui rapporter. On parlait de l’événement du siècle, à graver dans une pierre blanche. Une exposition universelle où les cultures des deux grandes nations allaient s’exhiber en harmonie afin de favoriser la paix et inviter le monde à la symbiose. L’idéalisme qui imprégnait chaque goutte d’encre de cet article un point trop enflammé avait arraché un léger rire amusé au baron du crime qui caressait sa barbe d’un air pensif, voyant déjà comment profité de cette aubaine insoupçonnée.

Mais pour mettre en œuvre son plan, il avait besoin de pions. Des instruments solides, compétents, implacables et impitoyables. La crème de la crème, l’élite de son vaste réseau criminel. Mais cela risquait d’être long à préparer, ses meilleurs éléments étant pour la plus grande majorité dispersés à travers le continent technologiste. Rassembler ses plus redoutables atouts allait être difficile sachant que la communication rencontrait des problèmes notoires dans ces zones enneigées. Il savait bien que plus un réseau de criminels était vaste plus difficile sera l’organisation, mais cela ne l’empêchait pas d’en être quelque peu agacé.

Ludwig s’était déjà attelé à inscrire sur son inséparable carnet les possibles candidats qu’il pourra mobiliser selon leurs compétences et la mission qu’il allait leur décerner, s’intéressant aussi à recruter au passage quelques hommes de main provisoires parmi les hors-la-loi les plus notoires et prometteurs. C’est là qu’il reçut une missive de la part d’un de ses hommes disposés à Aildor. Un message qui tenait de la coïncidence divine tant il tombait à point nommé. L’homme en question lui avait indiqué qu’il allait recevoir la visite d’une jeune femme particulièrement prometteuse et motivée, lui décrivant ses nombreux talents de façon concise et claire. De quoi intéresser Ludwig qui avait déjà préparé l’accueil de cet élément nouveau au sein de sa mafia.

À l’entrée du chalet qu’il avait choisit comme repère provisoire pour son séjour à Khurmag, de nombreux hommes allaient veiller à faire entrer ladite personne après l’avoir fouillé et confisquer ses armes par mesure de sécurité.

Etait-il impatient ? Pas vraiment, mais la curiosité le titillait. Quel genre de femme la providence allait bien pouvoir lui présenter ? Il ne tardera pas à le savoir.


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Sakari Naasoqineq
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Jeu 26 Oct - 0:40
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
Ah ben voilà, ça, c'est un climat qui rappelle la maison ! Même si on est aux antipodes. C'est sûr, rien de comparable avec la tiédeur du Vereist. Quand elle débarqua de son bateau - de contrebandier, cela va de soi - affrété en Daënastre pour faire du commerce de joailleries avec les Khurmis, elle prit une grande inspiration pour faire rentrer autant que possible dans ses poumons l'air gelé du pays. Ce qui ne manqua pas d'étonner ses compagnons d'infortune, qui se pelaient les miches. Mais ils venaient de Cerka, donc on pouvait aisément les excuser.

Ce qui l'étonna, c'est quand on lui expliqua que à cause du climat, les gens étaient des sédentaires endurcis. Ah oui ? C'est justement le climat qui faisait des siens des nomades. D'un autre côté, les locaux étaient intégrés dans une économie continentale - et mondiale, le navire qui transportait Sakari en était la preuve - et maîtrisaient les arts magiques, en plus de ne pas avoir des cannibales ou des mafias comme seuls voisins directs. Il serait intéressant de savoir en quoi ça pouvait créer de telles différences.

En cette belle journée, Sakari avait fini son travail d'escorte de marchandises à travers le pays qui l'avait emmené d'une crique déserte à Tarluru (un nom très rigolo que Sakari avait prononcé en boucle comme une gamine après l'avoir lu sur une carte, au plus grand énervement de ses collègues), puis de ce monument architectural qui l'avait impressionné au plus haut point (sans jeu de mot pour un phare) à Forëal. Encore une ville dont la beauté ne lassa pas de l'impressionner. Dire que qui que ce soit pouvait trouver le pays des gens de science de l'ouest beau, après ça.

Et c'est donc dans la pleine continuité de son humeur joviale qui ne l'avait pas quitté depuis qu'elle l'avait justement fait avec Daënastre qu'elle reçut une lettre attendue depuis un certain temps. En effet, le contrat de Sakari avec son patron de Cerka se terminait avec cet ultime voyage. Ils avaient conclu cela tous les deux à l'amiable. Lui se chargerait de lui payer le voyage aller et de lui donner une ultime mission payée d'avance, et elle ferait jouer de ses connaissances aildoraines pour lui dégoter un nouvel homme de main prêt à tout.

En parlant de connaissances aildoraines, c'est justement une de celles-ci qui était l'expéditeur. Un ancien baron de la drogue de père my'trän et de mère marnakaine, qui avait donc de la famille côté paternel restée au pays. Sakari avait travaillé pour elle, dans le temps. Et il se trouvait que Odvaali Galuun - car c'était son nom - avait justement des membres de sa famille qui avaient travaillé pour un certain Mr. Strauss. C'est donc tout naturellement qu'Odvaali fut contactée par ce Mr. Strauss quand un de ses employés fut à la recherche d'un homme de main pour son patron. Et tout naturellement qu'Odvaali lui conseilla Sakari, qui, comme par hasard, se trouvait justement dans la même région. Ça alors.

Le hasard faisant bien les choses, il se trouvait que Sakari connaissait le nom de Strauss. Du moins, elle connaissait un Ludwig Strauss, qui avait été un baron du crime assez respecté à Aildor, et elle avait travaillé pour un ancien lieutenant de cet homme, qui avait fondé sa propre bande avec les reliquats de celle du patron après son départ. Départ qui eut lieu très peu de temps après l'arrivée de Sakari. Ceci dit, lors de leur entrevue, elle se dit qu'elle ne révélerait son ancienne liaison avec ce lieutenant (qui s'appelait Herké Tagvyr, ou Tarkyr, impossible d'être sûre) que si son potentiel futur patron l'évoquait en bien avant. On ne sait jamais, peut-être que leur séparation s'était mal passée. Et Herké était peu loquace à ce sujet.

C'est ainsi que, sans pression, Sakari se dirigea vers le manoir qu'occupait Strauss et alla toquer à la porte. Des gardes l'accueillirent, elle présenta sa lettre d'invitation, on la débarrassa de ses armes - à l'exception de son ceste sur la main droite, qui était caché dans sa moufle - et on l'emmena dans une antichambre cossue.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Ludwig Strauss
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Jeu 26 Oct - 23:34
Irys : 1018791
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
On toqua discrètement à la porte menant à la large pièce où était installé le mafieux. Ce dernier se contenta d’un « entrez » avant que la porte ne soit ouverte par l’un de ses hommes qui livra par la suite passage à ce qui semblait être une femme à l’apparence peu commune, mais pas surprenante pour Ludwig. Ses habits épais, son teint de peau et les tresses de ses cheveux indiquaient clairement qu’elle venait des régions polaires du nord d’Als’Kholyn. Sans doute une des filles de ces tribus réputées pour leur formidable capacité à s’adapter aisément au climat glacial du nord, avec son lot de monstres des neiges et de pillards embusqués dans les cavernes gelées. Il n’avait qu’à la fixer dans les yeux brièvement pour y lire la farouche détermination et l’implacable volonté qui caractérisait les siens.

Voilà qui était prometteur.

Se relevant de son siège, il tendit la main en direction d’un second fauteuil disposé près de la cheminée.

« Bienvenue, miss Naasoqineq. Je vous en prie, installez-vous à votre aise. Le voyage devait être sans doute long et éreintant. N’hésitez pas à vous servir comme bon vous semble. »

En effet sur une petite table disposée près du siège réservé à la nomade des glaces se trouvaient une tasse de chocolat chaud et quelques friandises qui pourraient contenter son appétit si jamais le chemin enneigé avait réveillé une faim de loup en elle.

N’attendant pas qu’elle prenne place, il s’assit à nouveau, s’emparant au passage de sa canne en bois sur laquelle il s’appuya légèrement à deux mains. Ainsi appuyé sur ce support, élégamment vêtu et éclairé par la douce luminosité des flammes, Ludwig avait cette aura si particulière qu’on attribuait aux hommes de l’ombre, à ces esprits aiguisés qui échafaudaient des plans dans leurs repères afin de modeler le monde selon leur propre image. Quant à son visage, il affichait un masque qui se voulait amical et un sourire paisible. Mais son regard, lui, brillait toujours d’une froide lueur. Cette d’une ambition démesurée satisfaite par une intelligence redoutable.

« Notre amie commune, Miss Galuun, a largement vanté vos compétences. Elle n’a pas été avare concernant vos qualités, me donnant un rapport assez précis vous concernant. Connaissant Odvaali, j’ai une grande confiance envers son jugement et je ne doute pas que vous devez être à la hauteur des dires de notre amie. »

Mais se fier uniquement aux dires d’une de ses employées n’était pas dans les habitudes du baron. Ce dernier jaugeait déjà la femme à la chevelure d’ébène en face de lui, lisant dans son regard les années d’expérience qu’elle a dû accumuler dans son environnement hostile. Il voyait dans ses prunelles une survivante de l’extrême. Mais serait-elle capable de faire preuve de docilité en son égard ? Une personne aussi aiguisée qu’une lame de rasoir … accepterait-elle de se plier aux volontés de l’industriel fortuné ? L’argent tout comme le pouvoir pouvait charmer plus d’un, mais Ludwig savait plus que quiconque qu’un esprit fier refusait naturellement de se plier à n’importe qui et entraver sa liberté.

Mais Sakari s’en doutait naturellement. Et pourtant elle venait vers lui sous les directives d’une des employées d’un des hommes les plus influents du monde criminel. Il s’agissait clairement de s’aventurer dans la gueule d’un crocodile dont la mâchoire pouvait bien signer votre arrêt de mort. Mais la nomade n’était pas du genre à craindre l’adversité ou un danger quelconque. Et pour son courage, elle méritait l’estime relative du Daënar.

De plus, cela lui faisait secrètement plaisir de voir quelqu’un originaire d’Als’Kholyn. Cela lui rappelait, avec nostalgie, les années passées à Aildor. Ah, quelle palpitation ! Vivre dans le danger, toujours prêt à s’emparer de son revolver dans le cas où quelques gangs ennemis décidaient de lancer un raid sanglant sur son appartement. Il avait rarement sentit une telle vitalité depuis ces temps lointains.

« Mais avant j’aimerais savoir ce qui vous a motivé pour rejoindre mes rangs ? L’ambition ? L’appât du gain ? Je vous écoute avec le plus grand intérêt. »


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Sakari Naasoqineq
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Ven 27 Oct - 13:05
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
Par les ancêtres. Sakari eut du mal à ne pas rougir comme une petite fille et dut beaucoup se contrôler pour rester digne. Qu'il était beau. Mais qu'est-ce qu'il était beau. Cette assurance, cette confiance, cette supériorité mentale qui émanait de sa personne. Aucun doute, elle était face à quelqu'un de grand. Ce serait un immense honneur que d'être à son service. Sakari remarqua son air quand il la vit. On aurait dit qu'il était content rien qu'à l'apercevoir. Entre deux gloussements de joie intérieurs, elle se dit qu'il avait sans doute reconnu qu'elle était une compatriote d'Als'Kholyn. Peut-être même qu'il avait entendu parler de son peuple ? Oh, ce serait un si grand honneur !

Il l'avait appelé « miss ». En 28 ans, ce n'était jamais arrivé. Qu'il était charmant ! Sakari était sur un petit nuage. Elle pressentait bien l'immense honneur qui lui serait fait si elle entrait effectivement à son service, et remercia tous les dieux qu'elle connaissait pour lui avoir donné cette opportunité.

Bien qu'elle ne le voulait pas spécialement, et n'avait pas non plus très faim (lors des voyages, elle mettait souvent un bout de viande séchée sous sa langue pour laisser s'échapper lentement de l'énergie en la mastiquant), ses jambes refusèrent de lui obéir - elles devaient déjà avoir été séduites - et l'assirent sur la chaise. De ce point de vue, à voir Mr. Strauss à contre-lumière, dégageant une aura de surpuissance, il est fort possible que Sakari finit de tomber complètement sous son charme.

Elle dut d'ailleurs faire un gros effort sur elle pour effectivement écouter ce qu'il disait, tant elle était captivée par le simple son de sa voix. Elle dut cependant assez vite se ressaisir, car le ton de Mr. Strauss changea subitement, pour prendre celui d'une question. Heureusement, ce n'avait aucun lien avec ce qu'il avait dit juste avant. Sakari souffla légèrement, pour évacuer tout bafouillage et pouvoir parler avec netteté. Le calme était revenu dans son esprit.

« Hé bien... Vous savez, sur Aildor, on apprend vite à juger les gens d'un regard, ce n'est pas moi qui vais vous apprendre ça. »
Sans le faire exprès - mais en donnant involontairement l'impression que c'était le cas - Sakari venait de lui faire un clin d’œil, en faisant référence à ce qu'il venait sans doute de faire avec elle.
« Et je dois dire que, là, je ne me vois plus mettre ma lame au service de qui que ce soit d'autre. »
Nul doute que si qui que ce soit d'autre avait posé la question, elle aurait répondu par une évidence sibylline ; que tout le monde a besoin de manger et que mieux valait faire ce pour quoi on était bon que de se faire engager comme ouvrier agricole. Mais là, c'était plus qu'un simple contrat, de même que c'était plus que le simple moyen pour Sakari de satisfaire son insatiable curiosité envers ce vaste monde en se faisant engager par quelqu'un qui voyagerait beaucoup et lui ferait découvrir monts et merveilles qu'elle pourrait raconter aux siens à son retour.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Ludwig Strauss
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Ven 27 Oct - 20:24
Irys : 1018791
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Vous m’en voyez plus que ravis. »

Bien qu’il était le genre d’hommes qui n’était que peu sensible à flatterie, il devait avouer qu’en ce moment il ressentait un certain orgueil satisfait lorsque la dénommée Sakari lui fit savoir qu’elle escomptait s’enrôler dans sa mafia pour sa personne. Et son petit clin d’œil avant était plutôt charmant.

Sourire aux lèvres, l’homme à la chevelure de jais hocha lentement la tête, pianotant du bout des doigts contre sa canne sculptée.

« Sachez que vous tombez à point nommé, ma chère. J’avais effectivement besoin de quelqu’un d’assez talentueux pour remplir une mission de la plus haute importance à mes côtés. »

Se relevant, il s’approcha de la brune qui semblait être légèrement pétrifiée. Avait-elle peur ? Non, Ludwig ne le pensait pas. Il avait un don pour lire dans l’esprit des gens comme dans un livre ouvert avec la même efficacité qu’un psychomancien de Khurmag. Et Sakari ne lui avait nullement donné l’impression de nourrir une quelconque peur. Au contraire, elle avait le regard d’un loup déterminé, féroce et fier. Mais alors qu’est-ce qui l’empêchait de s’installer ? Peut-être une méfiance tout à fait justifiable ? Mais qu’importe, elle était son invité et en tant qu’hôte il allait se montrer fort courtois.

Portant une main avec une décence palpable et un certain côté paternel sur l’épaule de la nomade des neiges, puis la guida doucement jusqu’au siège réservé à son attention. Une fois qu’il l’installa confortablement sur son fauteuil, il ajouta :

« Je sais que vous êtes habituée aux froids les plus extrêmes, mais cela ne vous empêche pas de profiter de la douce chaleur de mon foyer temporaire, ni encore moins d’une bonne boisson chaude. Si vous continuez à hésiter il va refroidir ce qui serait dommage. »

Reprenant sa place, il posa lentement son menton contre son poing, le visage penché vers son interlocutrice avec le plus grand intérêt. Il lui donna un moment pour profiter convenablement du confort des lieux, il serait un bien piètre hôte s’il commençait déjà à la bombarder de questions. Ludwig pouvait faire preuve de patience, surtout quand tout était soigneusement ordonné dans son emploi du temps.

Pendant ce temps, il inspecta brièvement quelques notes notées au crayon sur son carnet rouge, feuilletant lentement les petites pages blanchâtres, son regard vide indiquant qu’il était plongé dans certaines réflexions personnelles. Puis il cligna des yeux et remit son carnet dans les plis de son manteau avant de s’intéresser à nouveau à Sakari.

« Parlez-moi un peu de Marnaka. La région est-elle toujours pareil comme depuis tant d’années ? Aucun changement n’est venu bouleverser les lieux ? Et quant à vous miss Naasoqineq, avez-vous quitté votre clan par désir d’aventure ? Je ne veux pas paraître cavalier mais j’ai eu le pressentiment que vous étiez quelqu’un qui appréciait découvrir les quatre-coins d’Irydaë. Si c’est le cas, notre future collaboration vous permettra de satisfaire cette ambition. »

Il attendait donc qu’elle lui parle un peu d’elle. Plutôt qu’entrer directement et froidement dans la matière, à savoir le recrutement de notre cher Sakari, Ludwig préférait connaître un peu plus celle qui serait potentiellement un de ses meilleurs éléments. Elle pouvait même se révéler être son meilleur atout pour l’exécution de ses plans complexes. Prometteur.


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Sakari Naasoqineq
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Dim 29 Oct - 22:24
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
Sakari était complètement hypnotisée par sa voix. Quand il posa sa main sur son épaule pour l'asseoir, elle optempéra comme le ferait un petit enfant.
« Ou-oui... »
Machinalement, elle prit une gorgée, mais le rouge qui monta à ses joues ne l'eut pas pour cause.

Le plus étonnant, c'est que pour quelqu'un n'ayant jamais vraiment ressenti ce sentiment de chaleur intérieure et presque surnaturelle, elle ne s'en méfia pas du tout. Sakari préféra s'y abandonner, comme dans un songe.

Heureusement, la petite pause qu'avait créé Ludwig lui permit de recouvrer un peu ses esprits et de répondre correctement.

« Voyons... Cela fait une bonne année que je suis partie, et en près de cinq ans passés sur place, Aildor est restée la même. Il y fait peut-être plus bon vivre, car avec ces rumeurs de guerre, on y trouve plus de monde. »
Elle fut évidemment très honorée qu'un homme d'une telle majesté mentionne les siens. Et surtout qu'elle l'appelle Miss. Ce qui signifiait qu'en tant que représentante de son peuple, c'était lui tout entier qui était ainsi adoubé.

« Par désir d'aventure ? Pas que, en fait, non. C'est plutôt... Vous savez, par curiosité. On vit depuis des siècles en se disant : Y'a nous, les Khashans, Aildor et paraît-il le reste... Ben à force, le reste, on veut savoir ce que c'est. »
De parler un peu, ça l'avait détendu. Comme elle semblait avoir compris que c'était le moment où son futur patron allait juger ce qu'elle valait, Sakari voulut ouvrir la discussion. De toutes façon, il semblait plus dans une posture d'écoute. Alors autant en profiter.

« Sinon, vous pouvez m'employer pour tout ce dont vous avez besoin. J'ai été formé à Aildor et j'en ai rien à cirer des peuples d'au-delà les montagnes de Marnaka, donc même si c'est sale... Bah je m'en fous. Et puis, tenez, je me souviens de l'accord que je faisais passer à Aildor. Comme honnêtement les rondelles de métal y'a mieux comme souvenir, j'accepte les salaires baissés si en échange vous partagez du savoir. Peu importe ce que c'est. Et ça me rend plus efficace. Tenez, un exemple : j'ai appris à compter comme ça. Si avec vous j'apprends plus en la matière, je pourrais aussi être votre secrétaire. »

Le mot était sorti tout seul. Sakari loupa un battement. Les secrétaires des chefs de bandes, ahlala, des histoires à boire qu'on se racontait entre sous-fifres pour déconner quand les lieutenants étaient pas là pour tendre l'oreille. Sakari avait, sur le coup, un peu trop dévoilé ses intentions.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Ludwig Strauss
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Jeu 2 Nov - 18:31
Irys : 1018791
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Naturellement, je comprends. L’appel de l’aventure est quelque chose d’indubitablement attrayant, avec son lot de mystères, de dangers et de frissons. Mon instinct ne m’a pas trompé, vous avez l’âme d’une aventurière. J’espère dans ce cas que vous aurez votre part de frissons dans mes rangs. »

Pianotant du bout des doigts contre les accoudoirs de son fauteuil, il poursuivit avec cette voix mielleuse qui le caractérisait tant :

« Certes, Als’Kholyn peut être un bon point de départ pour quelques missions risquées, mais vous devez sans doute vous lasser rapidement à jouer dans la cours des amateurs. Guerre de gangs, assassinats de sous-fifres, braquages de boutiques … de quoi vite perdre toute fougue. Mais avec moi, miss Naasoqineq, vous constaterez bien vite que nous jouons à tout autre niveau, bien au-dessus des petites tensions entre prétendus génies du crime. »

La jeune brune exprima d’ailleurs rapidement, dans un enthousiasme qui ne lui échappa point, son désir de travailler pour lui dans n’importe quel domaine. Elle parla aussi de rémunération, ce qui était plutôt précipité dans un entretien d’embauche (si on peut le qualifier ainsi) mais qui amusa le gentleman. Une personne déterminée, compétente et ambitieuse. Il semblerait qu’elle réponde aux qualités décrites par son subordonné à Aildor.

Quant à son allusion au secrétariat, elle parvint à lui arracher un sourire franc. Un rire léger, sans aucune mauvaise intention, s’échappa de la commissure de ses lèvres. Ses yeux saphir pétillèrent d’amusement et il porta sa main à son torse, faisant savoir qu’il était aussi flatté par la proposition de la survivante du froid polaire.

« Je suis touché par une offre si intéressante. Je dois avouer qu’avoir une pure descendante des fiers clans nomades du grand nord et de surcroît une charmante demoiselle comme secrétaire serait une belle perspective. »

Caressant entre deux doigts l’une des boucles de sa très soignée moustache, son regard se chargea d’une lueur de feu glacé, celle qu’il avait quand un plan était déjà soigneusement préparé au sein de son palais mental.

« Mais on y repensera une autre fois, ma chère. J’ai une tâche de la plus haute importante à vous confier. Quelque chose de très délicat et d’extrêmement important. Une mission qui, si vous la menez à bien, va nous ouvrir des chemins pavés d’or et de folles opportunités. Mais avant que je vous fasse part de ceci. »

S’emparant alors de son journal qui reposait sur la petite table à portée de main, il se pencha pour tendre le papier plié à Sakari. Il tapota du bout de l’index sur la une où on voyait un homme portant un accoutrement typiquement Daënar serrant la main à ce qui semblait être un moine souriant, le tout dans un décor qu’on pourrait deviner désertique. Le titre d’encre, en gras, surmontait l’image : « Exposition internationale, l’événement du siècle ! »

« Un certain Wilson a eu l’originale idée d’organiser à Zochlom une exposition rassemblant les deux cultures magiques et technologiques dans une tentative d’apaisement des tensions intracontinentales. Il escompte rapprocher les deux peuples pour faire la paix en dévoilant les merveilles de chaque culture. Qu’en pensez-vous, chère amie ? »


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Sakari Naasoqineq
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Sam 4 Nov - 23:58
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
« prétendus génies du crime. » Oui alors là, prétendu, même enivrée par ses sentiments et à l'esprit plus troublé qu'une tempête de neige khashane, Sakari avait bien compris que son patron était au-dessus des petits baronnets qu'elle avait dû chaperonner dans leurs sorties en ville pour aller s'encanailler avec le fusil de beau-papa et les mercenaires de la femme de leur mariage arrangé. On pourrait d'ailleurs dire que, concernant Mr. Streuss, plutôt que de sauver ses miches, elle comptait bien se faire prendre les siennes.

Il va de soi cependant que son intention fut formulée dans son esprit en termes plus doux et voluptueux, mais aussi beaucoup plus confus également. Sa méconnaissance des deux premiers épithètes était sûrement à blâmer dans cette confusion.

Elle buvait chacune de ses paroles comme un nourrisson affamé ce qui sort du sein de sa mère, rougissant plus encore à chaque compliment qu'il faisait et à mesure que son expression se durcissait et se gelait, ce qui en plus d'un fort contraste chromatique entre les deux personnes plaisait beaucoup à l'intéressée. Allez savoir pourquoi un regard aussi froid et presque hostile lui plaisait tant. Sans doute un tintement de nostalgie, car elle voyait en ces yeux à la fois l'âpreté des chefs de tribus qui avaient vu cinquante hivers et tués tellement de Khashans qu'ils avaient des manteaux de sept pieds de long en os d'oreilles, mais aussi des vrais seigneurs d'Aildor, qui poignardaient l’œil de ceux qui osaient les regarder de travers.

En parlant de couteau, elle n'oserait le dire à haute voix, mais elle se sentait bien d'arrêter d'être une épée-louée pour devenir le fourreau de son nouveau patron. Ce qui n'était cependant visiblement pas au goût de celui-ci, qui s'empressa de lui donner une mission. Elle cligna des yeux frénétiquement pour reprendre ses esprits et adopter une attitude plus professionnelle.

« Apaisement ? Ouah. Même chez moi, alors qu'on est pas les plus au courant de l'extérieur, si je disais que les gens de magie et les gens de vapeur allaient faire la paix, on me rirait au nez. Si ça fonctionne... à quoi vont servir toutes les armes produites dans le monde ? Parce que vous êtes producteur d'armes vous et... Oh ! Je viens de comprendre ! Vous voulez tout saboter !  »
Elle haussa les épaules avec un petit sourire.
« J'aurais bien fait comme sur Aildor avec la phrase rituelle : « Dites-moi quand, et où. » Sauf que je connais déjà ça. Alors on peut passer au comment. »

Ce qui aurait pu impressionner Ludwig, s'il y prêtait une quelconque attention, c'est son indifférence totale à être la cause d'une guerre mondiale. Certes, Sakari n'est pas des plus scrupuleuses, mais tout de même. Ceci dit, ni lui ni elle ne devaient connaître l'explication réelle, qui était simplement qu'étant follement éprise de lui, elle n'aurait jamais pu refuser quoi que ce soit.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Ludwig Strauss
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Dim 5 Nov - 1:29
Irys : 1018791
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
La jeune nomade avait rapidement comprit ce que désirait accomplir le mystérieux gentleman, ce qui était plutôt admirable. Elle était vive d’esprit, une qualité essentielle pour mener à bien les quêtes qu’il allait lui imposer. Quêtes qui, évidemment, seront généreusement récompensées à la hauteur des efforts de Sakari. Ludwig n’était pas un radin quand il s’agissait de donner une juste rémunération à ses complices ce qui pouvait expliquer pourquoi on avait jamais tenté de l’évincer du trône mafieux qu’il occupait confortablement.

Autre chose qui le plût d’avantage était cette absence totale de tout choc lié à l’horreur ou à la vile cause qu’elle défendait. Elle semblait être totalement indifférente au rôle majeur qu’elle pouvait jouer et à ses conséquences si lourdes qu’elles pourraient se répercuter sur l’échelle mondiale. On parlait bien de mettre à feu le monde, de déclencher un conflit qui promettait d’être plus terrible encore que le précédent, il y’a 36 ans de cela. Imaginez donc le nouveau conflit, entre des mages désormais plus méfiants et plus enclins à la violence et des technologistes qui n’ont eu de cesse de développer de nouvelles machines de mort et de destruction.

Là où les amoureux de la guerre et des petits massacres y trouveront le fameux jour promis où leurs pulsions sanguinaires pourront s’exprimer, pour Ludwig se serait l’aubaine de sa vie, l’occasion rêvée de faire croître ses ventes d’armes à travers le globe à un rythme exponentiel. Délicieux.

« Pertinente déduction ma chère, et très juste. Nous allons effectivement mettre notre propre touche sur cette exposition et transformer cette ode à la paix en prémisse pour la guerre. Un attentat bien placé et convenablement camouflé est donc notre meilleure arme. »

S’approchant de la cheminée, il s’empara de quelques buches avant de les jeter afin d’alimenter les douces flammes, brandissant ensuite un tisonnier avec lequel il mania convenablement les morceaux de bois pour bien les espacer. Un doux grésillement se faisait entendre en compagnie avec la douce odeur de noisettes brûlées à travers l’air. La chaleur se fit plus présente au sein de la pièce grâce à son intervention, redonnant une nouvelle vigueur à l’ambiance confortable du chalet.


« Je suis entrain de concevoir un prototype de bombe très spéciale. Je ne parle pas des gros tonneaux de poudre noire qu’on allumera à l’aide d’un briquet avant de fuir, le tout discrètement. Non, je chercher à créer quelque chose d’inédit et j’ai déjà envoyé quelques connaissances me chercher les éléments qui compléteront ma précieuse épée de Damoclès. Tout ce qu’il me manquait, c’était l’intrépide louve qui ira poser cette bombe. »

Se retournant, il braqua son index vers la demoiselle à la chevelure d’ébène.


« Vous, ma chère. Rassurez-vous, je vous fournirais toutes les informations pour faciliter au mieux notre attentat. Si cela peut vous rassurer d’avantage, sachez que vous m’accompagnerez à bord de mon navire direction Zochlom. J’ai déjà contacté les responsables pour placer un stand dédié à mes industries, tu passeras en tant que mon assistante attitrée. On ne se doutera de rien, tu es compétente et fort ravissante, ils ne verront que du feu. D’ici là, notre petit bijou sera en point et on n’aura plus qu’à attendre que notre contribution pousse le monde à s’entre-déchirer joyeusement. »

S’approchant d’un pas lent doté d’une naturelle prestance, il lui tendit la main en affichant son plus charmant sourire.


« Alors, prête à rejoindre la famille ? »

Terme utilisé pour désigner sa mafia, le concept même de famille n’ayant que peu d’intérêt pour le conspirateur des ombres.


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Sakari Naasoqineq
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Jeu 9 Nov - 22:41
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
La chaleur augmentait. Autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, mais elle n’osait enlever son manteau, ce qui aurait été excessivement familier, en la présence dune personne aussi haute, aussi noble, enfin ; qui catalysait tout ce que Sakari aimait et désirait de plus au monde.

C’est donc rouge comme une viande vapeur qu’elle continua de l’écouter. Ça devenait technique dans les explications de M. Strauss, aussi le combat interne entre l’envie de faire l’amour avec lui, là, sur la table, celle de fondre sur place et sa fibre professionnelle avait lieu, à l’avantage de cette dernière fort heureusement.

« Intrépide louve. » Mais c’est si mignon ! Si adorable !
« tu es compétente et fort ravissante » Impossible qu’il ne remarque pas qu’elle devenait plus écarlate que les barriques de sang qu’elle allait verser sous ses ordres, et le contraste fort entre ledit contenu de ces ordres et son attitude d’écolière de treize ans. Qu’elle peinait d’ailleurs tant à réprimer que ça la mettait dans un état d’embarras que Sakari n’aurait jamais songé possible.

Il demanda ensuite une interaction physique. C’était plus qu’elle ne pouvait le supporter, aussi c’est dans un état de stase intérieure que Sakari se leva, hypnotisée et a demi consciente, l’autre moitié étant partie loin dans quelque domaine céleste hédoniste.

Le terme « famille » évoqua en Sakari une interrogation passagère quant à son sens exact, mais qui disparut assez vite sous le coup de l’injection de morphine mémorielle qu’était ce mot, évocateur de sa fougueuse jeunesse sur Aildor.

Elle lui serra la main, espérant que son immense sourire suffirait à donner une réponse positive, et quoi qu’il en soit elle n’aurait autrement produite qu’un bafouillage inaudible.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Ludwig Strauss
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Mar 21 Nov - 22:46
Irys : 1018791
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Serrant fermement la main gantée de celle qui allait devenir sa louve impitoyable et fidèle, Ludwig ne put s’empêcher de sourire d’avantage avec la plus grande satisfaction. La plupart auraient conclut que l’entretien était terminé, qu’elle était désormais embauchée et qu’elle pourrait servir les bonnes volontés de monsieur Strauss, que ce soit pour régler le compte d’un client douteux, poser quelques bombes ou protéger le corps de son employé au risque de sa vie, quitte à ce qu’elle se colle à ce dernier à certains moments par mesure de précaution.

Cependant l’originaire du Tyorum était un homme particulièrement exigeant et ce n’était pas un simple bout de papier qui lui permettrait de juger les capacités et compétences de Sakari comme citées précédemment. Il avait besoin d’une preuve implacable, tangible et indubitable pour prouver à ses yeux que la kashan était parfaitement digne de rejoindre ses rangs et de faire partie de son cercle très privé et privilégié.

Hors le daënar avait déjà une idée bien précise en tête. Il se trouve que Sakari pourrait s’avérer être fort utile pour le débarrasser d’une épine plantée dans son pied. Un petit parasite sous la forme d’un minuscule village perdu dans la forêt où quelques belliqueux habitants peu enclins à la diplomatie s’amusaient à lancer de temps à autre quelques opérations nocturnes au sein des mines de magilithe pour détériorer le matériel de forage, de transport ou toute autre machine nécessaire à l’extraction de la pierre de magie. Hors il s’agissait à présent de ses mines à lui et il était moins enclin à fermer les yeux sur pareils actes de sabotage que les anciens propriétaires. Toute défaillance technique engendrait une perte de temps précieuse. Et le temps c’était de l’argent.

Caressant doucement sa barbe d’ébène, il souffla d’un ton presque sombre mais aussi mielleux et aimable :

« J’ai une première mission à vous confier. Une mission d’une extrême importance. Une de mes mines très récemment acquise est sujette à des œuvres de sabotages nocturnes assez régulièrement, troublant l’activité minière. Après investigation et recherches couplées par un interrogatoire musclé il y’a quelques jours, nous avons finit par conclure qu’il s’agissait de l’œuvre d’une petite tribu isolée répondant sous le nom des Konshas. Des individus peu civilisés et particulièrement farouches. Autant dire qu’essayer de les convaincre ou leur faire une offre de substitution n’est pas envisageable avec ces têtes-brûlées. »

Ludwig tapota doucement l’épaule de Sakari tout en poursuivant :


« Avec ce genre de personnes, une seule solution : leur donner une leçon aussi cinglante qu’un coup de fouet. Je vous charge donc d’aller calmer cette racaille par tous les moyens que vous jugerez nécessaire. Cela dit je vous invite à user de méthodes assez solides pour que la punition reste profondément ancrée dans leurs esprits. La violence, donc, est recommandée. »

La gratifiant d’un doux sourire, il alla ensuite s’installer à nouveau devant sa cheminée en s’emparant du journal qu’il avait délaissé. Sans l’ouvrir pour autant, il ajouta calmement :


« Prenez autant d’hommes que vous le désirez. Quant aux moyens matériels, je vous fais confiance pour utiliser au mieux ce qu’il y’a de disponible en ces lieux. Ne me décevez pas, miss Naasoqineq. Je place en vous une grande estime. »


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Sakari Naasoqineq
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Mer 22 Nov - 22:34
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
Konshas. C’est amusant, ça ressemblait à s’y méprendre à Khashan. Et pour cause ; Sakari s’y était effectivement trompée. Mais bien vite, elle se raisonna. Il était impossible de retrouver de tels ennemis ici. ce qui serait cependant à la fois un certain avantage, car elle savait très bien comment les combattre, et en même temps assez problématique car elle n’avait aucun doute qu’aucun soldat d’aucune armée ne pourrait les vaincre en petit effectif. Sous la houlette d’un guerrier expérimenté des siens, oui, peut-être. Mais elle ne connaissait que la théorie du combat, et beaucoup moins sa pratique. Ses 28 ans ne lui en permettaient pas plus.

Sakari, lors de la préparation, dut résoudre un problème à deux entrées : il faudrait à la fois se monter la plus efficace possible, et donc rendre l’opération rapide, mais aussi le montrer aussi économe que possible, donc peu dispendieuse en sang allié et en moyens. Parmi tous les hommes de main solides de son nouvel employeur, elle sélectionna donc avec une attention maniaque neuf qui l’accompagneraient en permanence, et constitua deux autres escouades de cinq, qui devraient la suivre et agir en parfaite coordination avec la sienne. Et histoire de bien faire, quelques coureurs qui se chargeraient de l’informer des mouvements ennemis et de maintenir la liaison entre les groupes.

Pour ce qui était des armes, Sakari se contenta de fusils et d’armes blanches. Elle laissa à ses hommes le soin de prendre celle de leur choix, et pour ce qui était de la sienne, elle récupéra une lance pas trop dégueulasse et coupa le manche à sa moitié. Ce qui lui faisait une arme d’estoc plus légère qu’une épée, plus solide qu’une rapière, plus longue qu’un couteau et plus maniable qu’une lance. C’était l’arme que portait son peuple à la guerre, il aurait donc été inconvenant de ne pas s’en munir.

Son plan était, en fait, assez simple, mais surtout parce que majoritairement non-formulé. Dans l’idée, les deux détachements annexes et le sien devraient harceler les extrémités et les groupes isolés d’ennemis, puis après les avoir concentré, les rabattre dans un coin où les tireurs à poudre auraient l’avantage, mais disposant d’un important couvert forestier. Ce qui signifiait assez simplement une position en hauteur. La géographie collinéenne de la région le permettait très bien. L’escouade de Sakari profiterait de ce couvert pour lancer une attaque à courte portée, voire de mélée. L’idée était de créer une panique qui forcerait les défenseurs à se disperser. S’ils contre-attaquaient, il suffirait aux escouades d’appui de Sakari de sanctionner tout mouvement de leur part en attaquant de tout côté. Au pire donc, l’escouade de Sakari aurait servi de diversion, et s’ils étaient poursuivis, elle ne doutait pas que son escouade pourrait distancer ses ennemis qui seraient harcelés à leur arrière-garde.

Et dès le moment où le groupe se serait éclaté et dispersé dant les forêts et collines, il suffirait de les traquer méthodiquement. Par punition, Sakari prévoyait en fait de tuer et alesser gravement la moitié de la tribu. Et en particulier ceux qui pourraient combattre, donc s’occuper de défendre et de nourrir les leurs. Si on attaquait jamais les enfants, les femmes enceintes et les vieillards lors des guerres contre les Khashans, c’était surtout une question de rendement : pas besoin de perdre son temps à s’occuper de ceux que le froid et la faim pouvaient emporter si les membres forts de leur tribu ne s’occupaient pas d’eux.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Ludwig Strauss
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Sam 2 Déc - 15:32
Irys : 1018791
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
La tribu des konshas reposait au cœur d’une clairière enneigée dans la forêt de conifères aux branches alourdies par d’épaisses couches de neige. Des huttes de formes comiques étaient disposées dans un ensemble assez disparate et plusieurs toits ouverts au ciel libéraient d’épaisses colonnes de fumée noire qui formaient d’étranges tourelles par-dessus ces bâtiments de peaux et de tissus. Malgré le froid ambiant, plusieurs autochtones s’adonnaient à leurs tâches quotidiennes, emmitouflés dans d’épais manteaux de fourrure. Les femmes allaient nourrir les chevaux, traire les juments, alimenter le feu et préparer à manger à leurs familles respectives. Les hommes quant à eux s’occupaient de ramasser du bois tandis que d’autres partaient à la chasse ou en revenaient, portant des branches où pendaient quelques écureuils ou des lièvres des neiges. Les plus jeunes s’entraînaient au tir à l’arc et au lancer de tomahawks sur de vieilles souches d’arbres morts.

Au centre, une vieille shaman semblait captiver un petit groupe composé d’adorables bambins par des récits autour d’un feu de camp. Ses doigts noueux s’agitaient avec une rare vivacité, insoupçonnée pour son âge vénérable. La fumée qui surgissait des flammèches semblait être domptée par l’ancêtre, prenant la forme d’animaux sauvages et d’hommes d’un réalisme saisissant, arrachant des exclamations joyeuses aux enfants emmitouflés sous une épaisse couverture.

Un tableau tout à fait charmant. Mas dire que les autochtones étaient démunis de toute forme de protection serait une erreur de débutants. Sakari et ses éclaireurs remarqueraient, après une observation approfondie, que le camp est gardé par quelques hommes armés aux regards farouches. Couteaux de chasse, masses rudimentaires mais redoutables et arcs courts aux carquois bien garnis représentaient leur arsenal de guerre. De plus les embusqués pouvaient remarquer que certains loups domestiqués rodaient dans les parages, prêts à se joindre à la chasse ou à défendre le campement avec leur férocité naturelle.

Le risque était que ces individus devaient, pour la plupart maîtriser la magie. Très fortement celle de l’illusion en raison de la région réputée pour ses illusionnistes. De ce fait, il y’avait une chance que les konshas aient camouflé des pièges autour du camp ou que des veilleurs usaient de leurs dons magiques pour surprendre les potentiels agresseurs.

Un trio de cavaliers surgit alors, quittant le couvert des arbres pour se diriger vers le campement de la tribu. Ils furent accueillis par les exclamations sonores des sentinelles, étranges bruits sonores qui attirèrent l’attention de toute la tribu. L’homme à la tête du trio de cavaliers se distinguait de ses autres camarades par une couronne de plumes d’aigle qui ornaient majestueusement sa tête. S’arrêtant devant les huttes, il s’empara d’un sac dont il vida le contenu sur le sol. Il s’agissait de boulons, de pièces métalliques, de rouages plus ou moins imposants et d’autres outils, butin de leur nouvelle attaque surprise contre les machines qui alimentaient le trafic de magilithe dans les mines.

Les membres de la tribu poussèrent de joyeuses exclamations, certains dansant même avec une joie certaine. D’autres, plus calmes et réservés, se contentaient de lorgner méchamment sur les outils technologiques, crachant dessus ou donnant un coup de pied dégouté sur les pièces métalliques. On conduisit le trio au centre du cercle formant le campement primitif où on commençait déjà à rôtir de la viande sur le grand feu de camp.

Des festivités semblaient être prévues pour honorer els trois héros, croisés contre l’hégémonie des hérétiques daënars sur leurs terres sacrées. Une occasion très tentante de passer à l’attaque. À moins que Sakari ne souhaite attendre encore un peu et élaborer une stratégie différente ? Les hommes à sa disposition attendaient patiemment, soufflant sur leurs mains pour les réchauffer, tenant fusils et autres armes qui allaient couvrir de plomb les maudits sorciers de ces terres enneigées, prêts à peindre la neige immaculée de rouge.

Un seul ordre de la part de leur chef provisoire, et ils fuseraient comme les cavaliers de l’apocalypse sur leurs ennemis héréditaires.


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Sakari Naasoqineq
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Lun 4 Déc - 23:20
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
Sakari connaissait bien les capacités d’illusionnistes de ses ennemis. Elle ne se douta pas une seconde, par contre, que des pièges puissent êtres dissimulés. Et pour la simple raison qu’elle n’avait jamais vu ce genre de tactiques. Elle connaissait bien, en revanche, l’âpreté des combats au corps-à-corps contre des ennemis plus nombreux et équipés de montures et de bêtes. La distance mise entre ses troupes et le camp lui permit ainsi d’éviter de tomber dans tous les chausses-trappes du sous-bois.
    Des coureurs furent envoyés aux deux autres détachements d’encerclement. Ils devaient se mettre en position de tir, et viser en priorité les guerriers. En plus de porter un coup au moral, cela limiterait fortement les capacités opérationnelles des Khonshas. Dès que Sakari enverrait le premier tir, les autres groupes devaient faire de même. En plus de produire un délicieux tir croisé qui maximiserait les pertes même à cette distance, cela troublerait l’ennemi qui ne saurait pas par où charger et devrait ainsi diviser ses troupes.

    Une balle, puis une trentaine. Dans un moment de stupéfaction et d’effroi, les Khonshas tombèrent. Une petite dizaine avait été touchée, dont deux de leurs guerriers. Un avait eu la tête pulvérisée et éparpillée sur les enfants qui la seconde précédente l’entendait raconter ses exploits. L’autre était tombé comme une souche et tenait son bras en hurlant à la mort. Le dernier avait juste été un peu sonné, mais reprit rapidement ses esprits.
    Les tirs continuaient de fuser, mais avec moins de succès, maintenant que les cibles étaient devenues mouvantes. Sakari avait clairement spécifié qu’il fallait éviter de gaspiller des munitions sur les enfants. C’eut un effet assez positif, car les guerriers ne pouvaient correctement choisir entre secourir leurs proches et attaquer. Alors que si ces petites cibles bougeant peu et lentement avaient été ciblées, ç’aurait été une furie vengeresse, et non une hésitation, qui aurait animé le cœur des ennemis.

    Après quelques longs moments de panique, le dernier cavalier réussit à réunir autour de lui assez des siens et lança une charge. À pieds, naturellement, car son cheval avait été abattu. Il avait bien reconnu que le premier tir venait du groupe de Sakari, et l’attaqua donc en priorité, pensant là décapiter le chef.
    L’intéressée fit se disperser ses troupes. Ils devaient profiter de leur avance pour tirer, reculer, tirer, reculer, et ainsi épuiser tant par la distance que par le feu les poursuivants. Ceux-ci chargeaient en fer de lance ; une colonne de guerriers. Sakari adopta une position en croissant. Son groupe, trois fois plus petit, pouvait ainsi attaquer de tous les côtés, se disperser suffisamment pour faire hésiter la charge qui voyait se diluer son objectif, et au final s’abattre comme une mâchoire sur les survivants.

    La tactique fonctionnait. La colonne faiblissait, ses rangs s’amincissaient. Mais alors qu’elle descendait un autre khonsha, Sakari se rendit compte que quelque chose clochait. Elle l’avait déjà tué, lui. Son frère jumeau ? Une flèche tomba a quelques centimètres. Intriguée, elle voulut s’en saisir, mais elle disparut sous sa main. Une illusion. Ils tiraient sur des illusions. Et du coup, il ne devait pas y avoir beaucoup de véritables ennemis dans cette colonne… Y en avait-il seulement un seul ?
    Par quelques signes de main rapide, Sakari demanda à son escouade d’arrêter de tirer, et de lancer une contre-charge si elle se trouvait en mauvaise posture. Et sans attendre la réponse, elle grimpa à un arbre, se fit discrète, puis attendit.
    Les premiers guerriers de la colonne passèrent. Ils avaient l’air si réels pourtant… Peut-être les effets devenaient-ils de plus en plus brouillons à mesure qu’on s’éloignait du lanceur de sort ? Celui-ci arriva à portée. Sakari était sûre qu’il s’agissait du guerrier qui avait mené la charge. Il passa sous sa branche, et tout naturellement elle lui tomba dessus. Le choc plaqua son adversaire. La réalité sembla flancher autour de Sakari. Sans doute un effet violent de perturbation du sort d’illusion. L’ennemi en profita pour tenter de la poignarder. Elle reçut une jolie estafilade, mais eut promptement raison de lui. Alors qu’il gisait au sol, les autres Khonshas disparurent.
    Se penchant sur le vaincu, Sakari chuchota quelques mots doux.
    « Je te félicite pour ta tactique. Ce sacrifice aura sans doute sauvé nombre des tiens. Mais je suis désolée, car je ne peux les laisser vivre. Adieu. »
    Et elle lui planta sa lame dans le cœur. Il expira en ricanant. Mourir le sourire au lèvre ; voilà une mort de guerrier. Alors que ses troupes se réunissaient autour d’elle, son regard était perdu dans le vide.
    « Hé, allo, chef ? On fait quoi ? »
    « Oui. Nos deux détachements doivent être dans une mauvaise posture. Fonçons les soutenir. »
    La supposition de Sakari n’était que partiellement inexacte. Sans meneur, l’ensemble de la tribu avait été incapable d’attaquer, et s’était donc réfugiée plus à l’est, vers un petit massif collinéen. Les détachements avaient réussi à les poursuivre, mais les tromperies des illusionnistes n’était pas pour aider. Heureusement, on cache très difficilement un groupe aussi nombreux et en proie à la panique, qui devait emporter ses enfants et vieillards, et avançait donc lentement.

    Jusqu’à la fin de la journée, les escarmouches, tirs isolés et autres affrontements légers avaient éclatés. C’était comme traquer une énorme bête blessée : chaque coup l’affaiblissait, mais ils étaient trop peu puissants pour la faire tomber.
    Alors que la nuit tombait et que même ses propres troupes commençaient à fatiguer, Sakari décréta qu’il était temps d’arrêter. Elle avait perdu quatre de ceux sous son commandement, dont un gravement blessé par une flèche mais qui aurait la vie sauve, et tué environ une trentaine d’ennemis, parmi leurs forces vives. Il faudrait un certain temps avant que la tribu puisse s’en remettre.
    Ce n’était pas une réussite écrasante, mais la punition était claire, et assez traumatisante pour qu’elle s’imprime bien dans la mémoire.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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