Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !
-47%
Le deal à ne pas rater :
Réduction de 47% sur la souris gaming Razer Viper Ultimate
79.99 € 149.99 €
Voir le deal

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet


 :: L'apaisement des héros :: Interforum :: Zone des Epreuves :: Epreuve 3 - Chronique
Page 1 sur 1


 Epreuve 3 : NanoRP - Duralàs

Orshin
Orshin
Epreuve 3 : NanoRP - Duralàs Empty
Epreuve 3 : NanoRP - Duralàs EmptySam 11 Juil - 0:04
Irys : 120177
Profession : Passeur de balai
Chronique

RAPPEL : Soyez imaginatifs, ne restez pas accroché sur des acquis que le sujet semble vous délivrer, vous n’êtes pas obligé d’être amical avec votre contrepartie, la réciproque est vraie, on ne peut que vous conseiller de ne pas prendre les épreuves trop littéralement, mais de tout de même respecter les consignes pour ne pas faire un hors-sujet

Description :

Les chroniques, on en croise encore au quotidien. Les critiques que l’on lit, les avis que l’on entend, les histoires que l’on nous raconte … l’un de vous devra faire découvrir quelque chose de votre univers à votre partenaire, quelque chose ou quelqu’un. Votre partenaire lui, devra réagir face à cette découverte de la manière qui lui semblera la plus appropriée. Veillez à bien choisir ce que vous souhaitez montrer à votre ami inconnu, qui sait comment il pourrait le prendre, après tout, il y a des mœurs qui sont bien écartées des vôtres.

Talya
avatar
Epreuve 3 : NanoRP - Duralàs Empty
Epreuve 3 : NanoRP - Duralàs EmptyDim 12 Juil - 14:19
Talya

Contexte du personnage:
 


« Oh, encore vous. »

Une sensation de déjà-vu l'envahit tandis que chacune de ses pensées n'a de but que se délier. Au coin d'un feu, la chaleur réchauffe son visage lentement, mais sûrement, la réconfortant un peu plus sur ce qu'elle a à faire. L'herbe tout juste humide d'une rosée précoce, sa main passe doucement sur la pointe de chacune, se reposant ensuite sur son genou. Lorgnant la nuit dans son plus funeste terme, rien ne décroche l'environnement de ce profond noir, pas un arbre auquel s'accrocher, pas une montagne à gravir de son iris, le vantablack des vantablacks. De l'autre côté du feu de camp, une ombre, la seule qu'il est possible de distinguer parmi les ombres. Imparfaite, difforme, au visage rude, elle l'observe depuis sa hauteur. Encore vous. Elle sait pourquoi il est là, elle l'a demandé pour des raisons qui échappent même au principe de raison. Et alors que les flammes peinent à atteindre le haut des braises, son visage s'approche pour mieux distinguer la silhouette, mais rien ne va, le visage change, le noir l'imbibe et seule dans son cocon, elle comprend qu'il n'est que de son ressort de le façonner à son image.

« Vous ai-je déjà parlé d'Elle ? Bien sûr que non, je n'en ai parlé à personne depuis mon départ. Ce... départ, je ne sais plus vraiment comment le prendre, j'étais, je suis et je serais toujours destinée à accomplir ce que l'on a demandé d'accomplir et, au moment même où j'ai foulé cette terre tant convoitée, les questions, comme les tourments du présent, m'ont envahi. Beaucoup de questions doivent vous passer par la tête en ce moment même, mais hélas, je ne suis pas là pour y répondre. Elle était tout dans ma vie, presque tout. Vous est-il déjà arrivé de revoir le monde à votre échelle, revenir à l'instant même où un événement devait se produire, faire disparaître la personne qui vous a façonné et reprendre l'histoire depuis le début ? Moi, oui. Rien n'aurait de queue, mais les têtes restent. Dans la finalité, je ne peux l'oublier, personne ne peut, Elle est là, frappant chacun de nous, forçant sa compassion jusqu'à l'inattendu, celui qui, dans l'absurde, nous fait regretter de l'avoir aimé. Étrangement, je ne connais personne qu'elle n'a pas touché, ne serait-ce qu'à un cours moment de sa vie... et ceux qui prétendent ne jamais l'avoir vu sont des menteurs ou des aveugles qui n'acceptent pas sa présence, aussi forte soit-elle. »

Une pause retentit. Reposant une nouvelle fois son regard sur le visage imparfait, elle se rend compte qu'il devient plus clair, plus lisible à sa manière. Bien, elle veut continuer, frapper de sa parole la façade qui ne s'affine que par la confidence.

« Je sais qu'au fond, c'est Elle qui me permet encore d'avancer, mais aussi Elle qui nous rend fou. Sans Elle, le silence n'aurait de but que d'exister, pourtant, seul le silence, le silence des choses, le silence de la nature, celui de la lumière, du chant des oiseaux, ce silence même qui fait contrepoids à la folie des hommes, il est indispensable, si nous voulons garder cet équilibre et si nous voulons rester dans ce monde fermé à la paix et la joie, il est indispensable de revenir continuellement au silence. » Un rictus lui échappe « Je vous parle du silence, alors que je veux vous de parler d'Elle. Cette chose que nous cherchons tous ou que nous avons tous cherché n'a de description que pour celui qui la touche. Cette cause pour laquelle nous nous battons n'a pas de justice. Elle est autant juste pour vous que pour l'homme à l'autre bout du monde, à sa manière, tuer pour Elle, comme enlacer, est tout aussi bon. Chacun sa propre approche et je ne pourrai me permettre une quelconque réflexion sur votre façon de la voir. Elle est tellement personnelle que seul le temps peut décider de la garder à mon image, les mœurs changent, les gens aussi, ce qu'il reste à voir, c'est trouver cela sain, quitte à être dur. »

Un œil nouveau sur l'ombre, toujours aussi sombre, mais bien plus claire. Le feu n'arrive pas atteindre cette forme, indescriptible pour nous, pour vous, pas pour elle. Elle la comprend et quand bien même lui vient l'idée de la toucher, elle n'ose pas, restant assise, toujours ce petit sourire triste accroché aux lèvres.

« J'ai écrit pour Elle... beaucoup trop. Ces lettres... » Sait-il au moins ce qu'est une lettre ? Peu importe « Ces lettres qui ne représentent que ma faiblesse. Je ne sais pas. La force de les envoyer ne m'est jamais venue, elle ne viendra peut-être jamais, mais Elle me donne chaque fois l'inspiration de les écrire, me laissant seule à l'instant même où il s'agit de lui montrer mon amour. Trop souvent ai-je écrit "Ô ma Eva"  et trop souvent ai-je pensé "Je devrais te parler d'amour et je te parle de ça". Il me fait mal de me rendre compte de l'hypocrisie de ces lettres, se dire que les mots doux surpasseront toujours les morts et blessés que j'eusse laissé sur mon passage... je ne suis pas si différente de l'homme de l'autre bout du monde qui tue pour Elle. »

Soudain, un long soupir lui échappe. Aussi loin que ses lettres vont, ces mots qu'elle prononce semblent tout d'un coup si vain, Elle prend le contrôle des émotions, des siennes, sans la faire pleurer, dire les choses aussi simplement que possible lui fait mal : une agréable douleur lui prenant le cœur et coulant lentement le long de sa colonne. Tant de paroles, si peu de temps.

« J'espère quelque part, que vous comprendrez, vous et tous les autres. Que même les émotions les plus simples, l'idée donnée que l'on pense se faire d'une forme si complexe, n'est pas à la hauteur des attentes d'autrui. Je pense que vous comprendrez, vous et tous les autres, qu'Elle n'est aussi simple que l'on imagine. Qu'Elle se montre impitoyable sur le terrain de l'amour. Qu'Elle est tout ce qui vous forge, ce qui vous rend fou, ce qui rend aimant, attentionné, désagréable, odieux, amoureux. Je ne sais pas ce que vous comprendrez par là, je ne sais peut-être même pas ce que je veux dire par là... mais les mots sortent et représentent sa valeur. »

Elle est proche du but. La noirceur de la nuit se referme sur les flammes mourantes, elle veut terminer avant. Trouver les mots justes, peser le pour et le contre, comprendre, appréhender, puis parler.

« Comprenez-moi, tout ce que j'ai fait, c'est pour Elle, pour ma Eva, pour ma déesse. Si ma déesse guide mes pas, mes poings et mes pieds, Elle guide mon cœur. Elle vous fait fondre lentement, si lentement que cela devient agréable. Comme une charogne, Elle vous dévore pour le meilleur, l'avenir entre ses mains, Elle s'offre à celui que vous aimez, des pensées tristes ou heureuses, des fois les deux. Je me souviens de son visage grâce à cela, ma Eva, forte, resplendissante, triste. Il n'y a pas tant de choses à retenir de cela, quand il s'agit d'Elle, la raison n'est plus et les choix sont votre. Il n'existe plus de bonnes ou de mauvaises décisions et, aussi loin que je sache, la justice ne se réduit qu'à votre être. Car je t'aime, je t'aimais et je t'aimerai toujours ma Eva. »

Il ne manque plus qu'une touche finale au portait. Le personnel à l'impersonnel.

Et peut-être que... » En se levant, son regard se tourne en direction de la nuit qui l'inquiétait tant il y a de cela une poignée de minutes « Je devrais vous parler d'amour... mais je vous parle de ça. »

Talya s'aventure dans l'obscurité. La statue de la jeune femme, sur laquelle ces quelques mots sont gravés, ne bougera plus. Le monolithe de pierre n'est plus, le doux visage aussi détaillé que décrit reste là où les flammes s'éteignent.

Torn Djekiel
avatar
Epreuve 3 : NanoRP - Duralàs Empty
Epreuve 3 : NanoRP - Duralàs EmptyDim 12 Juil - 14:36
Torn Djekiel

Contexte:
 

« Encore toi, bordel. »
Le bourdonnement insistant de l’insecte le force à agiter les bras comme un possédé. Les soleils jumeaux de Manooine réchauffent son visage rapidement, et très sûrement, le confortant dans son idée première : il hait cette planète. Le sable rêche porté par les vents vient fouetter ses mains nues, et il a réussi à s’écorcher le genou sur le seul foutu caillou apparent de ce foutu désert. Son chasseur Vanta-II Black edition est en rade à des kilomètres de là, et il se retrouve à marcher comme le dernier des clampins. Il ne sait pas pourquoi il est là, mais il distingue à peu près une silhouette dans le lointain. Le visage brûlé de Torn retrouve un semblant de contenance. De l’aide, enfin. Il allonge le pas.



Une statue. Par la caboche intemporelle du Chancelier. On se paye sa tête. Il ne s’agit même pas d’une de ces statues holographiques, que l’on retrouve sur les stations de ravitaillement et qui font aussi fontaine, distributeur de glaçons et home cinema. Non. Une bonne vieille statue en pierre bien primitive, tellement usée par les éléments qu’il peine à dire si c’est un homme ou une femme. Pour ce qu’il en a à faire, ça pourrait tout aussi bien être un Xzblorg. Beaucoup de questions lui passent par la tête en ce moment même, mais hélas, un narrateur omniscient n’est pas là pour y répondre. Il shoote dans la base de la sculpture, parvient à se flinguer le gros doigt de pied tout en faisant tomber un peu de sable, révélant d’antiques inscriptions. Il s’agenouille et essaye de lire, davantage pour oublier la pulsation lancinante dans sa jambe que parce qu’il en a quelque chose à faire.

Évidemment, c’est dans une langue qu’il ne comprend pas. L’indic’ effleure donc son holo-bracelet et sélectionne le module de traduction. Les capteurs mettent du temps à identifier les crevasses sablonneuses comme étant des caractères, mais après quelques crachotements, une voix de synthèse s’élève de son poignet, irréelle, presque éthérée.

« Vous ai-je déjà parlé d’Elle ? Certainement non, je n’ai parlé à personne depuis mon départ… départ… destinée… »

La voix grésille, s’éteint parfois. Les assauts du temps ont emporté des pans entiers du texte, plongeant l’assistante vocale dans un mutisme intermittent. Torn écoute, captivé bien malgré lui par ce que lui raconte son interlocutrice désincarnée.

« …J’ai foulé cette terre tant convoitée… vous est-il arrivé de voir un monde de cette taille… disparaître… »

Put**n. Ça, ça vaut un juron explicite dans un RP jusqu’ici pas interdit au moins de douze ans. Ce texte antique pourrait bien être le carnet de bord du vieux fou qui avait déniché Alpha Perdu. Pas n’importe quelle planète. Le dernier Eden. L’ultime paradis vierge et habitable dans cette galaxie trop polluée. Une chance de survie au long terme pour toutes les espèces douées de raison. Torn écoute, les épaules tendues, l’œil brillant. C’est la découverte à un milliard de crédits. S’il parvient à la localiser, il sera suffisamment riche pour se payer son propre système solaire.

« Elle… permet d’avancer… la nature, la lumière, le chant des oiseaux… contrebalance folie des hommes… ce monde… la paix et la joie… »

Le doute n’est plus permis, il est question d’Alpha Perdu. Un rictus lui échappe. Sa première lubie en tant que personne la plus riche de la galaxie sera de déplacer l’un des astres de Manooine. Un seul soleil, c’est déjà trop. Il flanquera l’autre dans le trou noir le plus proche, ça lui évitera de se liquéfier à chacun de ses passages ici. La voix s’élève toujours.

« Cette chose que nous cherchons tous… autre bout de l’univers… tuer pour elle… »

Évidemment, le vieil aventurier avait tué pour ce secret. Et lui-même était mort avant d’avoir pu le transmettre. Il avait dû larguer cette étrange sculpture sur ce caillou désertique avant de rendre l’âme. Une sorte de carte au trésor, un caprice de marginal. Il ne pouvait pas léguer une holo-carte comme tout le monde, non monsieur, je n’utilise pas la technologie moi, j’ai fait option poterie à l’université.

« J’ai écrit sur Elle… beaucoup… ces caractères… »

Voilà que le bracelet éructe un torrent de lettres et d’onomatopées que Torn, dans sa grande clairvoyance, interprète comme des coordonnées. Il s’empresse de les enregistrer. O. M. A. E. V. A. Il aura le temps de retranscrire tout ça en numéral plus tard. La voix féminine poursuit ses explications, part dans des divagations incomplètes sur l’amour et la mort, mais l’agent véreux est déjà en train de poser ses calculs.

Un long soupir lui échappe. Il n’aura jamais assez d’une seule banque pour stocker tout cet argent. L’avarice prend le contrôle de ses émotions, fait des siennes. Pour dire les choses aussi simplement que possible : il perd le contrôle. Il se voit déjà en haut de l’affiche. Une agréable rêverie née dans son cœur vient occuper toutes ses pensées. Tant de richesses, si peu de temps.

« J’espère quelque part, que vous comprendrez, vous et les autres… les émotions… »

Sa main se referme brutalement sur le bracelet, faisant taire l’inconstante narratrice. Il n’a pas besoin d’écouter plus longuement les élucubrations d’un vieux maboul. Il a les coordonnées du trésor le plus convoité de la galaxie, peut-être de cet univers. Il n’y a pas un instant à perdre. Chaque pas soulève un nuage de sable chaud. Il court, comme transcendé par ce qu’il vient de découvrir. Une énergie nouvelle vient irriguer les jambes qui lui semblaient si lasses, et parvenu au vaisseau, il se découvre un talent insoupçonné de mécano. Le voilà dans le cockpit du Vanta-II réparé, ses doigts tremblants pianotent sur le tableau de bord. O. M. A. E. V. A. 15. 13. 1. 5. 22. 1.
L’ordinateur clignote faiblement, affiche un avertissement qu’il balaye d’un revers de l’index. S’il avait pris le temps de le déchiffrer, il aurait pu lire :

« ERREUR : LES COORDONNÉES INDIQUÉES NE CORRESPONDENT À AUCUN SYSTÈME CONNU. LA CONFÉDÉRATION DÉCLINE TOUTE RESPONSABILITÉ EN CAS DE RÉALISATION D’UN BOND SPATIAL. »

Il décolle. Il sera bientôt riche, célèbre, puissant. Les centaines de kilomètres qui le séparent des limites de l’exosphère sont avalés en quelques secondes, dans le fracas des réacteurs. Il observe le vide interstellaire qui semble l’appeler, jette un dernier coup d’œil vers la surface désertique de Manooine. D’ici, il peut enfin amorcer le grand saut, celui qui le conduira à Alpha Perdu.
Si Torn n’avait pas eu une confiance aveugle dans l’intelligence artificielle chargée de traduire un dialecte pluri-millénaire, avec son lot d’erreurs et d’approximations. S’il avait pris la peine d’écouter la fin de la chronique d’une guerrière disparue. S’il était parvenu à entrevoir le véritable discours sur l’Amour derrière le fantasme d’Alpha Perdu… Peut-être, qu’alors, sa fin aurait été bien différente.

Le vaisseau dérive dans l’obscurité. Le corps congelé de l’homme, pour lequel nulle épitaphe ne sera rédigée, ne bougera plus. Sa conscience n’est plus, son visage demeure crispé par le froid et la souffrance, et dans son œil, la flamme s’éteint.

Contenu sponsorisé
Epreuve 3 : NanoRP - Duralàs Empty
Epreuve 3 : NanoRP - Duralàs Empty

Chroniques d'Irydaë :: L'apaisement des héros :: Interforum :: Zone des Epreuves :: Epreuve 3 - Chronique