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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
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 [Terminé] Tout assassin est mortel

Eskarina Hellaraxë
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Sam 23 Déc - 20:57
Irys : 302604
Profession : Assassin
Guilde +1 (femme)
Sitôt le bal de l'Exposition terminé, Esk avait prit à l’aube une navette - bien grand mot pour désigner un chameau d’une caravane -  pour rejoindre le point d’embarcation pour Skingrad, les fesses endolories. Elle ne connaissait pas tout du continent my’trän, mais préférait se faire d’abord une idée générale du monde dans lequel elle vivait. Il lui fallait découvrir Daënastre.

Les quelques jours que durèrent le trajet lui permirent de réfléchir : elle ne pouvait continuer comme ça. Elle comprenait enfin l’intérêt d’une communauté d’assassins et les dangers de choisir d’évoluer sans. Elle s’était crue invincible, adulte et forte et sa présomption avait bien failli lui coûter cette fameuse liberté au nom de laquelle elle avait quitté son maître. Un réseau d’information, des moyens plus importants que ceux d’une fillette à son compte étaient nécessaires pour réussir - voire survivre - en tant qu’assassin. Mais elle était trop fière pour retourner vers son maître. Elle décida donc de rentrer en contact avec l’Ordre de la Pénitence, concurrent à Als’kholyn de la communauté de son maître, et - selon les rumeurs - bien plus importante que cette dernière. Les bruits qu’elle avait entendus courir au sujet de l’Ordre étaient somme toute assez vagues : on disait qu’il suffisait de se trouver dans une ville assez grande pour les trouver.

C’est dans ces dispositions qu’Eskarina débarqua à Skingrad. Bon. En voilà une grande ville. Maintenant, il fallait trouver l’Ordre. C’est alors qu’elle se trouva à nouveau face à un des nombreux inconvénients de la vie d’assassin solitaire : elle ne connaissait personne ici. Personne pour lui indiquer comment trouver l’Ordre. Et Eskarina ne comptait pas crier ses intentions sur les toits, c’était le meilleur moyen à la fois pour se faire repérer par les autorités, et pour se discréditer auprès de l’Ordre. De plus, la nuit commençait à tomber, et il aurait été stupide de commencer des recherches de nuit dans une ville dont elle ne connaissait absolument rien. Esk décida donc de se chercher une auberge où elle séjournerait le temps de trouver l’Ordre.

Esk eut une autre révélation, assise en tailleur sur son lit dans une chambre d’une auberge choisie un peu au hasard. Le plan de la ville, obtenu auprès de l’aubergiste en prétendant des intérêts touristiques, devant elle, elle ne pouvait plus nier l’évidence : le problème d’une grande ville… c’est que c’est grand. Si elle procédait par une recherche systématique dans tous les quartiers de la ville, elle n’avait pas fini. Il fallait donc réfléchir un peu : quel est le meilleur endroit pour une guilde d’assassin pour établir ses quartiers ? Un endroit peu visible déjà. Il n’y a pas dans ce monde trente-six façons de se faire discret : soit on est totalement invisible, soit, et c’est parfois le meilleur moyen, on est trop visible pour se faire repérer. Esk opta pour la dernière option, car il lui semblait que dans une grande ville comme celle-ci, là où n’importe qu’elle personnalité influente pouvait avoir des yeux et des oreilles partout, se faire invisible était impossible. Et puis, l’importance des locaux dont avait probablement besoin l’Ordre ne pourrait jamais passer inaperçue.

Ainsi, le lendemain matin, Esk alla voir le tenancier et lui demanda :

« Vous sauriez quelles sont les entreprises les plus importantes de la ville ? »

L’homme leva un sourcil intrigué face à cette demande singulière pour une touriste, d’autant plus que celle-ci avait à peine quatorze ans.

« Je m’intéresse à l’industrie et je voudrais en visiter quelques unes, ajouta-t-elle rapidement. »

Apparemment convaincu, l’aubergiste lui indiqua sur la carte la Compagnie des Echanges Libres ainsi que la zone des docks. Esk commença ses recherches. Les docks, pourtant prometteurs avec leurs énormes entrepôts, ne donnèrent rapidement rien. Des constructeurs de bateau pour la plupart. En revanche, la Compagnie des Echanges Libres éveilla plus l’intérêt d’Esk. Elle entendait son nom revenir dans la plupart des conversations qu’elle surprenait. Cette Compagnie devait être sacrément importante pour avoir une place aussi grande dans la vie des citoyens de la ville. Et sacrément puissante. Elle se rendit à la bibliothèque pour se renseigner un peu plus sur l’entreprise. En arrivant, elle crut vraiment avoir trouvé ce qu’elle cherchait : une section entière de la bibliothèque était dédiée à la Compagnie ! Mais après avoir feuilleté quelques ouvrages, Esk dut se rendre à l’évidence : cette compagnie était riche, importante et potentiellement puissante mais ne cherchait apparemment pas à peser dans les milieux politiques et n’avait pas une influence aussi importante qu’elle l’avait d’abord pensé. C’était bien dommage. Une autre piste à écarter donc.

Esk rentra donc bredouille, comme tous les soirs depuis son arrivée à Skingrad, et maintenant sans aucune autre piste à explorer. Elle se coucha découragée, en ressassant les maigres informations qu’elle avait sur l’Ordre et ce qu’elle connaissait à présent de la ville.

La nuit porte conseil, dit-on. Si tout le monde n’a pas la chance de vérifier un jour cet adage, la nuit fut particulièrement révélatrice pour Eskarina. Le lendemain matin, elle avait une nouvelle piste. Une guilde d’assassin veut se rendre invisible. Qui n’a jamais entendu parler d’Als’kholyn et s’y rend pour la première fois ne voit qu’une ville morte : personne dans les rues, le froid mordant semble régner en maître. La vie s’est faite invisible pour mieux résister à la neige, et s’est réfugiée dans la chaleur des souterrains. C’était ça l’idée d’Eskarina : les souterrains. C’est forte de cette nouvelle piste qu’elle retourna vers l’aubergiste :

« Vous auriez un plan du réseau d’égouts ? »

Nouveau regard perplexe. Avec une claire touche de désapprobation.

« Vous devriez trouver ça à la bibliothèque. »

Effectivement, Esk trouva là-bas ce qu’elle cherchait. Une des entrées du réseau était située à l’extérieur de la ville, loin de l’agitation urbaine. Elle ne devrait donc pas trop se faire remarquer en allant fureter autour. Une paire d’heures de marche plus tard, Eskarina trouva ladite entrée, un gros tuyau dans lequel elle put s’introduire sans difficultés.




Esk parle en 33cc00


Dernière édition par Eskarina Hellaraxë le Mar 2 Jan - 23:51, édité 2 fois
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Valduis
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Mer 27 Déc - 0:30
Irys : 348699
Profession : Assassin
Guilde +3 (homme)
« Nous allons fermer sous peu. Merci de revenir demain aux heures d'ouverture, nous devons nettoyer. »

C'est après quelques secondes de silence que tous les clients - pour moitié ivres-morts - exprimèrent leur mécontentement tandis qu'ils se dirigeaient, non sans peine, jusqu'à la sortie de l'auberge. Et comme tous les soirs, tout le travail de rangement de Victor, l'aubergiste, était saccagé en seulement quelques heures : il y avait toujours au moins cinq verts cassés, une chaise fracassée et une table abîmée... quand ce n'était pas une bagarre générale qui était déclenchée.

En ces périodes froides, les auberges de Skingrad était très fréquentées. La ville était vivante et très développée commercialement. Les périodes hivernales étaient toujours dures à supporter moralement puisque toutes les ruelles étaient vides. Par conséquent, la plupart des habitants préféraient faire passer la saison en dépensant dans l'alcool et dans les plaisirs charnels des maisons closes.

Comme chaque soir depuis l'arrivée des vents glacials, Victor passait plusieurs heures à nettoyer l'auberge en appréhendant le pire scénario inimaginable qui pourrait lui coûter cher lorsqu'il rouvrirait le lendemain. Heureusement pour lui, il habitait dans une capitale riche et gagnait plutôt bien sa vie, surtout quand l'hiver faisait son apparition. Ici, à Skingrad rien ne manquait jamais aux commerçants.

Une fois le travail terminé et le dos écrasé par le poids d'une telle journée de travail, Victor s'empressa de grimper les escaliers pour monter dans sa modeste chambre, sans même n'avoir pris le temps de manger. La fatigue lui donnait des migraines et lui jouait de vilains tours : il avait l'impression de voir les ombres bouger autour de lui. Il préférait se frotter les yeux et ne pas perdre son temps dans de telles hallucinations. Il s'avachit sur son édredon, embrassa une dernière fois le pendentif dans lequel se trouvait l'image de sa défunte épouse, puis s'apprêta à éteindre sa lampe de chevet lorsque il aperçut des doigts gantés posés juste devant lui.

Il eut un sursaut qui le projeta en arrière et le fit tomber du lit. Lorsqu'il leva une fois de plus son regard, il vit s'avancer vers lui une silhouette encapuchonnée qu'il était impossible de correctement distinguer tant la lumière de sa lampe l'éblouissait. Mais Victor savait à quoi il avait affaire; il avait déjà été averti une fois... et la peur de savoir ce qui allait se passer maintenant le paralysait.


« Pitié ! Pitié ! Je n'ai rien fait, je... »

Une main agile sorti de la pénombre pour venir attraper le cou de la pauvre victime, la soulever comme si elle n'était un insecte, et commencer à écraser ses vertèbres pour la faire taire. Lorsqu'il regarda de plus près, Victor put reconnaître un bras mécanique, mais façonné dans un modèle plus épais que ce qu'on pouvait trouver sur le marché. Ceci pouvait expliquer la facilité avec laquelle cet intrus pouvait si facilement soulever sa victime.

« Où est-elle ?! »

Victor s'apprêtait à répondre lorsqu'il remarqua quelque chose de brillant sur l'autre poignet de son assaillant. A vrai dire, maintenant que la silhouette n'était plus cachée et que la lumière ne l'aveuglait plus, Victor pouvait très clairement distinguer celui qui était en train de l'attaquer. Et contre toute attente, il ne s'agissait pas d'un assassin de l'Ordre : l'individu n'était recouvert que d'une capuche grotesque, mais tout le reste de sa tenue était composé d'étoffes riches, de bijoux en or massif et de ce bras mécanique qu'il avait certainement utilisé en renfort à son propre bras. Il comprit alors qu'il n'avait pas affaire à un assassin de l'Ordre... mais à bien pire que ça.


« Je... J'ignore de quoi vous parlez ! Dit-il en suffoquant, étranglé de toutes parts. »

La main mécanique relâcha sa prise pour venir frapper violemment sa victime au niveau du foie, coupant net sa respiration. L'impact du coup projeta Victor contre sa propre armoire et la brisa en milles morceaux dans un bruit de fracas. Victor se tenait le ventre, dans l'impossibilité d'avaler le moindre souffle d'air, et se contentait d'observer sa cible avec pitié. Il était sûr de lui désormais : la troisième patte de l'araignée s'était déplacée en personne jusqu'ici.

« La fille à qui tu as indiqué les plans des égouts, pauvre fou. Hâte toi avant que je ne décide de te faire souffrir pour que tu parles. »

« Elle... Elle est partie à la bibliothèque pour se renseigner. A l'heure qu'il est, elle a dû trouver l'entrée des égouts ! Pitié, elle était jeune et ne pensait pas en mal... Je-... »

La troisième patte souleva Victor par la tête à l'aide de sa puissante main. Tout fut si bref que l'aubergiste n'eut à peine le temps de comprendre ce qui était en train de se passer. Mais même s'il connaissait pertinemment le jugement qui allait s'abattre sur lui, son courage prit le dessus sur sa peur, et il s'exprima une dernière fois :


« Vous pouvez me tuer pour l'erreur que j'ai commise, mais ne la tuez pas ! Elle n'y est pour rien, c'est encore une enfant ! »


« Vulgaire chien. Un assassin a déjà été envoyé sur place pour réparer ton erreur. »

L'intérieur de la longue cape en tissu de la troisième patte se mit à scintiller d'un bleu éblouissant, qui s'intensifiait très rapidement, accompagné d'une sorte de bruit d'engrenage qui avait été activé et qui tournait de plus en plus vite. Victor tout juste le temps de distinguer ce qui allait causer sa mort : une source de magilithe qui avait été activée pour renforcer le bras mécanique. En un rien de temps, la main surchargée d’électricité se referma et broya le crâne de l'aubergiste comme s'il écrasait une orange. Puis se fut le noir complet.


___________________

Et c'était en effet ce pourquoi Valduis avait été si soudainement dérangé. Car comme à son habitude, la vie en Skingrad lui plaisait beaucoup, du moins tant qu'elle se passait à l'intérieur des égouts qui s'apparentaient comme une deuxième maison pour lui. Et c'était un bien curieux contraste que le meilleur endroit dans lequel il aimait passer du temps ne se trouve qu'à seulement quelques dizaines de mètres sous terre d'une ville qui le haïssait et qui le tuerait à vue.

Evidemment, Valduis accepta cette mission soudaine au prix du double du tarif habituel. Et comme il était le seul assassin chanceux -ou malchanceux- de se trouver dans les égouts à ce moment là, on chargea la troisième patte de s'occuper de régler le conflit avec Victor, cet aubergiste un peu trop bavard. On n'avait donné que très peu d'informations à Valduis, si ce n'est que sa cible était une adolescente inoffensive mais un peu trop curieuse qui était à la recherche de l'entrée des égouts.

Valduis était très surpris. Il ne découvrait de nouveaux talents qu'à l'intérieur des égouts, là où la pègre et le crime faisaient naître de véritables petits prodiges. Mais il ignorait totalement qu'il pouvait potentiellement en exister en dehors, même si cette idée lui avait déjà traversé l'esprit. Le fait est qu'il prenait bien moins de risques à recruter à l'intérieur des égoûts et avait bien plus de chances de trouver ce qui lui correspondait, mais... peut-être était-ce là une exception qui se présentait à lui et qui lui donnerait tort.

Il s'équipa de nombreux matériaux, armes et ustensiles qu'il n'empruntait que dans les missions dangereuses. Non pas qu'il craignait la fille, mais il anticipait plutôt toutes les éventualités qui pouvaient survenir et rendre les choses compliquées voire très menaçantes. Il s'équipa de grappins, fumigènes, fléchettes soporifiques et autres potions pour désorienter. Il s'arma d'une dague, d'une épée courte, d'une arbalète de poignet ainsi que de quelques couteaux de lancer qui pourraient lui être bien utile. Enfin, il déposa son armure légère de camouflage pour la remplacer par une armure moins souple et plus résistante, destinée à protéger pendant les combats. Avant de partir, il hésita, puis se décida à récupérer une puissante dose d'adrénaline; il espérait avoir l'occasion de tester ce nouveau modèle qui se plaçait dirèctement dans l'armure et s’injectait instantanément en pressant un simple bouton.


___________________


De l'autre côté de la ville, le bouche à oreille vit son effet. La milice Daënastre avait ses propres espions à elle qui s'occupait de récupérer toutes les informations. L'auberge de Victor, comme toutes les auberges de la cité, voyaient leurs salles remplies d'yeux et d'oreilles mal intentionnées. Et c'est dans le plus grand silence que l'information se diffusa et que la milice envoya plusieurs hommes suivre les traces de la petite fille dans l'espoir de trouver une piste intéressante. C'est sans plus tarder, juste après être arrivée, qu'une demi douzaine d'hommes se présentèrent à Eskarina.


« Eh bien, ma jeune enfant, t'es-tu perdue? Dit l'un d'entre eux en train de rabattre sa capuche, et dont l'insigne Daënastre était clairement visible sur son épaulière. »
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Eskarina Hellaraxë
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Jeu 28 Déc - 13:23
Irys : 302604
Profession : Assassin
Guilde +1 (femme)
A peine avait-elle pénétré dans les égouts qu’Eskarina se retrouva face à trois hommes, qui n’avaient clairement pas l’air là pour lui souhaiter la bienvenue. Par réflexe, elle fit volte-face, et le même nombre d’hommes se trouvaient derrière elle. Elle était encerclée. Il fallait réagir vite, et même très vite : les hommes se rapprochaient, l’étau se resserrait. Si elle n’avait pas pu reconnaître les hommes qui venaient de l’obscurité des égouts, l’emblème floqué sur le capuchon de ceux qui se présentaient à elle de l’extérieur était clairement visible : des Daënars. La milice sans doute.

Le sous-entendu de l’interrogation mielleuse d’un de ses assaillants était on ne peut plus clair : personne, pas même une jeune touriste perdue ne s’égare par hasard dans les égouts. Ils savaient très bien ce qu’elle était venue chercher ici. Eskarina ne pouvait pas jouer la carte de l’innocence. Mais quelque chose la contrariait davantage : Elle avait été assez bête et imprudente pour se faire repérer. En même temps, maintenant qu’elle y réfléchissait un peu, elle avait agit avec une désinvolture indigne d’un assassin confirmé. Même si elle s’était trouvée géniale avec son idée des égouts - et effectivement, pour quelqu’un qui ne connaissait rien de l’Ordre, c’était pas mal pensé, elle se rendait à présent compte qu’il devait être de notoriété publique que les égouts étaient le repère des malfrats de la ville. Elle avait toujours tendance à oublier qu’elle n’était plus à Aildor, qu’elle n’avait plus personne pour surveiller ses arrières. Elle allait devoir se tirer de ce mauvais pas toute seule, et cela ne s’annonçait pas tâche facile. Le combat était bien trop inégal. Elle ne pourrait jamais se débarrasser de ses assaillants dans cette configuration : ils étaient bien plus grands qu’elle, plus armés certainement, et elle ne pouvait pas tous les surveiller à la fois; et encore moins anticiper leurs mouvements.

Elle avait à présent deux choix qui s’offraient - enfin si on veut - à elle : soit ressortir des égouts, et prier pour avoir le temps de courir jusqu’aux bois qui se trouvaient à quelques dizaines de mètres de là sans qu’un de ses poursuivants ne la rattrape ou ne lui décoche un trait d’arbalète ou quelque chose de ce goût là. C’était bien trop risqué. Sans compter qu’elle serait à découvert, que la nuit n’était toujours pas tout à fait tombée, et qu’elle ne savait pas si d’autres hommes de la milice ne l’attendaient pas à l’extérieur pour la capturer. L’autre possibilité était de pénétrer plus en avant dans les égouts, et de profiter de leur obscurité. Elle avait appris par coeur à la bibliothèque la géographie des égouts quand elle avait le plan entre les mains, ce qui lui avait certes pris quelques heures, mais ce dont elle se félicitait à présent. Son entraînement n’avait de toute évidence pas été tout à fait vain. Cependant, si cela évitait de lui donner un désavantage par rapport aux hommes de la milice, cela ne lui procurait pas forcément d’avantage non plus : ils connaissaient probablement le plan des égouts comme leur poche, surtout si cela faisait des années qu’ils passaient leurs journées à traquer l’Ordre.  Mais cela valait toujours mieux que de ressortir.

Cette situation avait au moins un point positif, se dit-elle, toujours immobile, attendant le bon moment pour réagir. Elle avait visé juste en venant ici, l’Ordre s’y cachait très certainement, ce qui expliquait la présence de la milice ici.

C’était le bon moment.

« Euh… Je…, murmura-t-elle »

Son intervention serait certainement passée inaperçue en quelque autre lieu, mais ici, dans les égouts, ce chuchotement fut amplifié et parvint jusqu’aux oreilles des hommes. Ils s’arrêtèrent, et c’était justement ce qu’attendait Esk : un instant d’hésitation, de déstabilisation, une faille qui lui permettrait de sortir de ce piège mortel.

ıııııııııı

L’homme n’eut pas le temps de réagir. Il se trouvait à seulement un mètre de la jeune fille lorsque celle-ci, immobile jusque là et qu’il avait pensé tétanisée par la peur, courut soudainement vers lui, sauta, prit appui sur la paroi incurvée du conduit, et, se trouvant un instant à la hauteur de sa jugulaire, qui n’était pas entièrement protégée par la côte de maille qu’il portait, la lui trancha. Le sang jaillit, éjecté par la pression artérielle, et l’homme s’effondra.

ıııııııııı

Plus que cinq, se dit Esk en se réceptionnant. Mais elle n’avait pas le temps de compter, et elle s’élança plus loin dans le conduit. L’adrénaline lui faisant oublier l’effort, elle courait pour sa vie.

L’effet de surprise lui donna une maigre avance sur ses assaillants, qui, un instant immobiles, virent le corps de leur compagnon tomber sur le sol. Mais il s’agissait de soldats entraînés, et ils reprirent rapidement leurs esprits, si bien qu’Eskarina n’avait que quelques mètres d’avance sur eux. Elle ne pouvait plus compter que sur l’obscurité. Elle tournait, retournait dès qu’elle le pouvait, tentant désespérément de les semer. Les bruits de pas résonnaient sans fin dans les conduits, dans une sorte de rythme entêtant, qui plongeait petit à petit Eskarina dans une transe, dernier recours pour oublier sa fatigue, qui avait fini par rattraper son instinct de survie.

ıııııııııı

« Il faut rallumer des torches ! finit par gémir Aiden, qui commençait clairement à manquer de souffle.
- Oui, on y voit rien du tout, elle va finir par nous semer ! renchérit Lukas.
- Si l’un de vous s’arrête, je vous promets que je l’écorches vif, rétorqua Jeffrey, le chef du groupe. Cette petite garce a tué l’un des nôtres, c’est hors de question qu’elle nous échappe. Nous sommes juste derrière elle, si nous ralentissons juste un peu, nous la perdrons. Continuez ! »

Le bruit de la course fut à nouveau le seul élément à perturber le silence des souterrains. Mais quelques instants plus tard, l’épuisement fit trébucher Aiden, qui tomba dans le canal central. Ce dernier n’était pas bien profond, mais c’était trop tard. Compte-tenu de son état, il  ne pourrait plus rattraper les autres. Ses habits imbibés de l’eau nauséabonde des égouts, Aiden se résigna à sortir des souterrains, à rejoindre la base, et à attendre la punition de Jeffrey, qui n’allait certainement pas être tendre. Dix tours de la ville, presque nu dans le froid, certainement.

ıııııııııı

Le « plouf » caractéristique de la chute redonna un peu d’énergie à Esk. Ses poursuivants commençaient eux aussi à fatiguer. Dans un dernier effort, elle accéléra, augmentant ainsi un peu la distance entre elle et les hommes de la milice. Juste ce qu’il fallait pour qu’ils ne la distinguent plus dans la pénombre. Alors, elle vira subitement à droite, et s’accroupit dans un conduit, bien plus étroit que les précédents, et retint son souffle. Elle sentait le sang battre contre ses tempes, un haut-le-coeur la souleva. Son corps avait désespérément besoin d’air. Encore un peu. Quelques instants plus tard, elle entendit les pas des hommes de la milice passer juste à côté d’elle. Ils ne virent même pas le conduit dans lequel s’était engouffré Eskarina. Ils ne s’étaient pas aperçus, dans le retentissement et l’illusion de l’écho, qu’elle s’était arrêtée de courir. Ils la dépassèrent ainsi, et continuèrent leur course. Eskarina avala une grande goulée d’air, la tête lui tournait de manière insupportable. Elle s’évanouit.




Esk parle en 33cc00


Dernière édition par Eskarina Hellaraxë le Sam 30 Déc - 15:12, édité 1 fois
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Valduis
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Ven 29 Déc - 15:24
Irys : 348699
Profession : Assassin
Guilde +3 (homme)
« Satanée enfant de putain... Tu vas te montrer ?! J'vais te faire la peau, et j'te promets que tu régleras tes comptes avec la milice une fois qu'on t'aura bien amochée. »

Depuis plusieurs minutes maintenant, les cinq hommes restant s'enfonçaient toujours plus dans les égouts dessous Skingrad, torches à la main, sueur au front. Chercher une jeune enfant dans ces corridors puants et sans lumière était une peine perdue, et les assaillants le savaient pertinemment. Seulement, ils avaient été affectés à une mission et risquaient gros à revenir dans la cité les mains vides et sans aucune information.

Peut-être était-ce l'occasion pour eux de découvrir ce que refusaient de leur expliquer les chefs d'éat, politiciens et autres hommes d'affaires. Les égoûts de Skingrad étaient toujours un mystère un peu trop bien gardé aux yeux de la milice. S'ils voulaient être des héros, cette journée était pour eux l'occasion rêvée afin de pouvoir enfin découvrir les mystères de ces tunnels. Mais ce dont ils ne se doutaient pas, c'est qu'ils se trouvaient en territoire hostile et qu'une dizaine d'yeux menaçants s'étaient déjà posés sur eux.

Soudain, l'une des torches éclaira un coin du mur qui dissimulait une silhouette silencieuse. Les hommes dégainèrent leurs épées et s'approchèrent lentement en direction de la cible repérée.


« Ah ! Te voilà ! Je t'ai enfin trouvée, espèce d-... »

« Non. »

C'est dans la plus grande déception que la torche révéla un visage masqué et encapuchonné sous lesquels scintillaient deux yeux clairs et perfides dont le regard trahissait d'ores et déjà un assaut imminent.

Un bruit d'éclat; une lumière vive, intense, qui s'évapora en une fumée. Puis l'écho du coup de feu résonna jusque dans les profondeurs des corridors, pour s'imposer d'un silence inquiétant. S'en suivit le bruit d'un cadavre inerte qui s'écrasait lamentablement sur le sol, la tête littéralement déchiquetée par le tir d'un pistolet à bout pourtant.

Aussitôt, un deuxième coup de feu surgit sur la cible qui se trouvait juste derrière, la faisant chuter dans la rivière centrale des égouts qui se chargerait de transporter son cadavre jusqu'à la mer. Les trois derniers hommes restants prirent la fuite, effrayés par un adversaire qu'ils ne pouvaient ni voir, ni anticiper. Mais c'était sans compter le petit groupe de mercenaires, envoyés par les huit pattes et armés jusqu'aux dents, posté à la sortie et prêt à leur faire subir un sort bien plus cruel encore.

Valduis avait rapidement repéré la menace en entendant l'écho des voix lors de la poursuite. Dans son armure, les attaques rapides étaient moins efficaces, c'est pourquoi il préféra revenir sur ses pas afin de s'équiper de deux pistolets. Ici, le bruit n'alerterait personne et il pouvait aisément prendre en embuscade ce groupe de miliciens apeuré et désorienté.

Il tira le seul cadavre restant dans la rivière du caveau afin qu'il rejoigne son autre partenaire et qu'il n'y ait aucune trace de la mort de ces miliciens. Le plus gros du travail serait à présent de dissimuler cette histoire en diffusant de fausses informations, de fausses rumeurs et en falsifiant les livres de la bibliothèque avec des plan erronés des égouts. Mais il fallait surtout justifier la disparition de six hommes de la milice, et c'était tout le travail méticuleux des huit pattes qui étaient de véritables professionnels de la manipulation médiatique. Cette erreur aurait pu s'avérer fatale pour la pérennité des huit; mais ils étaient déjà en train de tout manigancer pour renforcer le secret de ce marché noir trop important.

Aussitôt le travail fait, Valduis se mit à la recherche de cette jeune et courageuse femme qui avait certainement connu le plus mauvais jour de sa vie. C'est en déambulant quelques minutes seulement qu'il découvrit le corps d'Eskarina - trempé de la tête aux pieds - qui gisait sur le rebord du caveau mais qui restait heureusement intact. Il la transporta sur ses épaules pour la conduire dans la ville souterraine, dans les quartiers privés de Valduis, là où il pourrait s'en occuper et avoir des réponses à ses questions.

Une fois installée sur le lit et emmitouflée dans des draps secs, il attendait silencieusement son réveil à côté d'elle afin de pouvoir calmer toute crise de panique qui pouvait surgir au moindre instant - même s'il n'inspirait pas tellement confiance sous sa capuche et sous son masque -.


« Comment te sens-tu? Questionna-t-il en la voyant ouvrir les yeux. Tes souhaits ont été exaucés et tu te trouves en ce moment même au cœur des égouts de Skingrad. J'espère que tes intentions sont nobles, dans quel cas je serai forcé de te faire oublier toute cette mésaventure. »

Il pointa du doigt une potion d'amnésie pour justifier de ses intentions. Valduis ne plaisantait pas avec les informations qu'elle savait et qu'elle risquerait de diffuser à n'importe qui. Il ne la connaissait pas encore, n'était pas sûr de lui faire confiance ou de pouvoir lui en dire plus. Ainsi préférait-il plutôt la mettre en garde en lui donnant un aperçu de là où elle mettait les pieds.
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Eskarina Hellaraxë
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Dim 31 Déc - 0:40
Irys : 302604
Profession : Assassin
Guilde +1 (femme)
Eskarina se redressa brutalement, et ce mouvement, un peu trop téméraire compte tenu de son état, lui provoqua un nouveau haut-le-coeur. Son évanouissement était clairement du à une réaction de ras-le-bol de son corps, qui l’avait sournoisement lâchée à un moment tout à fait inopportun, et qui n’avait apparemment pas profité de cette pause forcée pour récupérer. Elle avait maintenant un mal de crâne lancinant, et elle était toujours à bout de force. En regardant autour d’elle, elle se rendit cependant compte que sa situation n’aurait pas été bien différente si elle avait été en pleine forme : son handicap dans la situation présente était énorme. Elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle se trouvait. Elle était sur un lit, dans une pièce au mobilier spartiate, et un homme la regardait. Enfin, elle supposait à sa morphologie qu’il s’agissait d’un homme, car son visage était en quasi-totalité recouvert d’un masque. Son attirail et sa tenue rappelait à Esk l’apparence des assassins confirmés qu’elle avait connus à Aildor. Il l’informa qu’elle se trouvait dans les égouts de Skingrad. Bien. Si elle ne connaissait pas sa localisation exacte, cette information, jointe à l’ensemble des observations qu’elle avait pu faire, rassurèrent Eskarina. Elle était presque assurée d’avoir trouvée ce qu’elle cherchait et elle se sentait bizarrement dans un environnement familier et sécurisé. De plus, l’inconnu ne semblait pas lui vouloir du mal, du moins dans l’immédiat; autrement, elle ne serait pas tranquillement allongée sur un lit - le sien, selon toute probabilité.

« Je… Ouch. »

Un nouvel accès de douleur percuta Esk de plein fouet, l’obligeant à s’interrompre. Elle ferma les yeux un instant, la tête entre les mains, en attendant que la douleur s’apaise un peu. C’était le type de douleur qui décourage, qui donne l’impression qu’elle ne s’arrêtera jamais, que l’on sera obligé de vivre avec, mais que vivre avec sera une véritable torture. Elle avait envie de pleurer.

« Je m’appelle Eskarina, reprit-elle. J’ai été formé par maître Doril à Aildor. Il y a quelques mois, j’ai fini ma formation, et je suis partie d’Als’kholyn pour travailler en solitaire. Mais je me suis rapidement rendue compte que je n’arriverai pas à survivre toute seule; c’est pourquoi j’ai décidé de contacter l’Ordre. Je suis désolée de m’être fait repérer. Je manque encore d’expérience, mais je suis prête à apprendre ce que vous aurez à m’enseigner, et à faire le nécessaire pour gagner votre confiance. »

Elle avait dit le plus gros, fournir des détails inutiles aurait probablement irrité Valduis, et chaque mot prononcé était pour elle un véritable supplice. Elle crut néanmoins nécessaire d’ajouter :

« Si vous décidez de ne pas me prendre sous votre protection et de m’administrer cette potion d’amnésie, les hommes de la milice m’ont repérée, et ils me retrouveront. J’ai déjà eu du mal à leur échapper cette fois-ci, je doute de réussir à nouveau; surtout si je ne sais pas que je suis poursuivie. Il vaudrait mieux que vous me tuiez tout de suite. »

Elle se tut, fixant son interlocuteur dans les yeux. Si elle ne se faisait pas d’illusions quant à la véracité de ce qu’elle venait de dire, même si son instinct espérait tout de même que Valduis lui laisse la vie sauve. Elle ne se sentait pas prête à mourir. Au prix d’un gros effort, elle soutenait le regard de l’assassin malgré la souffrance qu’elle ressentait. Elle ne devait pas avoir l’air faible. Elle devait le convaincre maintenant de la garder ou bien elle n’y réussirait jamais. Elle espérait sans trop y croire être tombée sur un membre important, qui pourrait peser dans la décision de la former, si jamais elle arrivait à le mettre de son côté.

Au bout de plusieurs minutes, qui eurent comme principal effet d’augmenter encore - elle n’aurait pas cru que c’était possible - son mal de crâne, Eskarina détourna le regard. Cet homme masqué l’intimidait. Ses yeux clairs semblaient sonder son âme, et elle se trouvait dans l’incapacité d’en faire autant. Elle ne savait même pas à quoi il ressemblait ! Elle était très mal à l’aise, en position d’infériorité et de faiblesse par rapport à Valduis. Si elle avait déjà connu ce genre de ressenti, cela ne lui plaisait pas pour autant. Sans compter qu’elle ne se souvenait pas avoir déjà été en aussi mauvaise posture : complètement affaiblie et seule. Elle aimait avoir le contrôle, ou du moins une emprise sur la situation. Là, elle n’avait rien. Il pouvait faire ce qu’il voulait d’elle sans qu’elle ait le temps de lever le petit doigt.




Esk parle en 33cc00
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Valduis
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Mar 2 Jan - 18:28
Irys : 348699
Profession : Assassin
Guilde +3 (homme)
Valduis avait tant cru voir la détermination dans les yeux de nombreux volontaires, qui l'ont par la suite déçus, qu'il ne savait plus vraiment s'il pouvait encore croire à ce même discours. Les mots ne lui suffisaient plus : il avait besoin de preuves fermes, de sacrifices, de larmes et de souffrances qui forgent la dureté de l'homme. Il avait besoin de voir jusqu'où la volonté était capable de rendre l'individu puissant et c'est ainsi qu'il jugeait les jeunes recrues dignes ou non de recevoir son enseignement.

« Tu es encore bien jeune pour prétendre comprendre ce monde qui a tant de choses à t'apprendre. Je veux d'abord être certain que tu sois prête à faire face à tout ce qui t'attend; à ce que ton cœur soit de marbre et à ce que ton mental soit inflexible. La route sera longue mais la récompense en vaudra la peine. »

Pendant monologue, Valduis décrocha la dague de son étui. Tout en faisant de lents allers-retours dans la pièce, il s'amusait à la faire tourner, la lançait et la rattrapait comme s'il s'agissait d'un vulgaire jouet. Enfin, ayant terminé son explication, il se rapprocha soudainement d'Eskarina et lui souleva la gorge à l'aide de la pointe coupante de sa dague. Il avait besoin de sentir la peur lui resserrer sa gorge et assécher ses lèvres; voir si la mort qui chatouillait son menton était capable de lui glacer le sang ou si elle n'avait pas peur de l'affronter comme l'adulte en devenir qu'elle était.

Après tout, une telle destinée pour une femme si jeune relevait de l'inattendu. L'Ordre recevaient majoritairement des recrues plus âgées, souvent traumatisées par une douleur injuste ou en quête de vengeance - que l'Ordre utilisait comme motivation durant les épreuves pour ensuite la supprimer définitivement avec leur enseignement -. Mais commencer une vie en retirant celles des autres n'était pas commun : accepter de donner la sentence ultime de la mort nécessitait de longues années de préparation mentale qui, parfois, n'aboutissaient à aucun résultat tant le traumatisme qui en découlait était incurable.

D'un autre côté - et Valduis en était le parfait exemple -, vivre depuis toujours dans le quotidien du meurtre et de la survie pouvaient donner naissance à de véritables armes de guerre qui n'étaient affectées par aucun regret, dégoût ou traumatisme qui pouvaient faire échouer les missions. Et c'est ce qui mettait Valduis en confiance au sujet de la jeune Eskarina qui lui rappelait sa propre enfance.


« Tu vas devoir faire tes preuves, et pour se faire, tu voyageras de cités en cités là où nous pourrons te transmettre des missions à accomplir. Réussis, et nous tu recevras nos leçons en guise de récompense. Échoue, et tu n'auras plus jamais une seconde chance de pouvoir servir l'intérêt de l'Ordre. »

Valduis devait faire comprendre que devenir une sœur de l'Ordre était un immense privilège qui demandait beaucoup de sacrifices. Nombreux ont essayé et n'y sont jamais arrivés, tandis que les autres en sont ressortis plus forts encore qu'ils ne l'étaient. Valduis fit reconduire Eskarina à l'extérieur des égoûts jusqu'à la cité de Skingrad, après avoir noté toutes les coordonnées dont il avait besoin pour la recontacter. A partir de maintenant, la véritable opportunité pour elle se présentait.
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