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Chroniques d'Irydaë
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 :: Prologue :: Genèse :: Codex
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 Les origines du monde

Bolgokh
avatar
Jeu 27 Oct - 1:20
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Chroniques du monde


Chapitre I – Genèse

Perdue au milieu du néant, là où les ténèbres règnent en maître absolu, une lumière semblait résister aux assauts de l’obscurité. De nombreuses fois elle déclina, faiblit et vacilla telle la flamme d’une bougie sur laquelle un souffle maladroit s’acharnerait désespérément afin d’en venir à bout. Mais son heure était arrivée. Sa vaillance lui valut finalement l’acquisition de ce morceau de rien, ce bout de néant dont elle rêvait pourtant depuis des millénaires. Cette lumière était alors les prémices de celui que nous nommerons beaucoup plus tard Bolgokh. Et c’était LE rien du tout qu’il cherchait, et il entendait bien en faire un véritable chef-d’œuvre, un modèle de perfection tel que même le Destructeur ne pourrait se résigner à l’annihiler. Son âme d’artiste se mit donc au travail et nul ne pouvait douter qu’il mettait du cœur à l’ouvrage. Cette fois-ci, son tableau serait différent, innovant. Fini les toiles figées, immortelles, où la contemplation ne durait que quelques millions d’années avant que l’on en soit lassé. Cette fois-ci, son monde naîtrait, grandirait et périrait seul, sans l’aide de personne, telle serait son œuvre : un dessin aux traits subtiles, une peinture autonome et éphémère dont le Destructeur (Ustgakh) se souviendrait à jamais. Le défi était de taille, mais l’obstination du Créateur fit mouche dans le cœur de son rival, qui dissipa les ténèbres autour de lui afin de lui dégager son espace de travail. La lumière irradia l’espace, et de cette pluie d’étoiles naquit un individu, et bien plus tard, sept autres dont les destins étaient déjà écrits.

«  Au travail mes enfants. La tâche sera rude, la route longue et jonchée d’obstacles, mais vous parviendrez à créer cette merveille, car tel est le destin que je vous ai désigné.
Élevez, contemplez et accompagnez Irydaë jusqu’à sa fin. »


Chapitre II – Le bâtisseur

Delkhii n’en était pas à son premier monde. Bien que ses souvenirs demeurent flous au sujet de ses vies antérieures, il conservait malgré tout cette passion et cet enthousiasme qui le caractérisait tant. Il était euphorique à l’idée de créer de nouvelles terres, et bien qu’il flotta paresseusement nul ne sait combien de temps dans le néant, il dépensait en réalité toute son énergie afin d’amasser toujours plus de lumière qui s’agglutinait, s’emboitait rigoureusement jusqu’à former un parterre lumineux aux proportions colossales, et lorsqu’il estima que l’heure était enfin venue, toute la lumière se dissipa, laissant apparaître derrière elle les premières terres qui formeront plus tard le continent de Daënastre. Malgré un « bon début », ce continent n’était rien d’autre que cela, un début. Terres plates, sans aucun obstacle séparant l’Architecte de l’horizon, Delkhii entreprit de façonner sa création et fit s’élever de la plus timide des collines jusqu’à la plus imposante des montagnes. Sa Tâche avançait à grands pas, mais c’était sans compter sur l’arrivée de quelqu’un qui allait remettre en cause tout ce qu’avait connu Delkhii.


Chapitre III – Désaccord

Il n’était plus seul. Ce simple fait suffit à faire perdre pied au plus ancien et au plus dévoué des Architectes. Bolgokh ne lui faisait-il donc plus confiance ? Le pensait-il incapable de lui présenter un monde comme il en existait nulle part ailleurs ? A ses yeux, la réponse était positive, et le caractère de sa nouvelle sœur, Dalai, n’allait en rien arranger les choses. Impulsive et arrogante, elle s’imposa rapidement à son frère en étant convaincue d’être arrivée en même temps que son ainé. La nouvelle Architecte, qui n’avait encore aucune expérience, se dévoua corps et âme dans sa Tâche en déversant les flots sur les créations de Delkhii, qu'elle considérait comme une erreur sur la toile du Créateur. De violentes disputes éclatèrent entre les deux dieux, chacun défendant coûte que coûte son travail sans jamais penser à travailler en équipe. Il fallut attendre l’arrivée d’un troisième individu, Asmigal, pour que les conflits qui ravageaient Irydaë prennent fin. Subtile négociatrice, cette dernière parvint à conclure une trêve entre les deux Architectes, les menant sans qu’ils s'en doutent sur la voie de la coopération. Dalai retira une partie de ses océans, tandis que Delkhii consentit à laisser s’écouler fleuves et rivières sur ses terres. Amisgal quant à elle s’évertuera à façonner les paysages en apportant la pluie et le beau temps sur toute la surface du monde.


Chapitre IV – Destins liés

Delkhii l’avait bien compris, il n’avait d’autre choix que de travailler mains dans la main avec les autres Architectes. Ainsi, la venue de Dalai et Amisgal fut rapidement suivie par l’arrivée d’autres divinités aux tâches toutes différentes, et pourtant étroitement liées. Quelles étaient les ambitions du Créateur ? La triste réalité était que ses enfants n’étaient ni en droit, ni en mesure de se poser la question. Leur vie n’avait que pour but de satisfaire les attentes de leur maître. Orshin fut le quatrième Architecte. Son apparence de tarentule attisa la curiosité de ses ainés, et sa Tâche eut tôt fait de faire disparaître les à priori de l’avatar de la Terre. De ses pattes agiles et précises, Orshin assemblait la lumière en d’étranges formes avant de la laisser s’envoler, laissant dans son sillage de nouvelles créatures. Tantôt volantes, tantôt aquatiques, les autres Architectes s’amusèrent de ces créations plutôt singulières, mais ils n’en saisirent l’intérêt qu’à l’arrivée de Möchlög. La chouette se mit alors à parader devant les coquilles vides jusqu’à ce que ces dernières s’animent, se déplacent et plus simplement : vivent. Immortelles comme leurs géniteurs, les créations se dispersèrent sur toute la surface du monde et commencèrent à chasser, grandir et se reproduire jusqu’à ce qu’Irydaë devienne un véritable foyer.

Comprenant maintenant ce que le Créateur espérait créer en faisant travailler ses enfants à l’unisson, Delkhii encouragea ses cadets à créer toujours plus d’espèces, ne se doutant pas une seule seconde qu’un jour, leurs créations puissent se retourner contre eux.


Chapitre V - Unions et décisions

Des milliers d’années s’étaient écoulées depuis l’arrivée d’Orshin. La vie sur Irydaë suivait son cours et c’était un véritable écosystème qui peuplait désormais le monde. Ces derniers siècles avaient également été marqués par l’arrivée des griffons jumeaux Süns et Khugatsaa, dont le destin était d’offrir à chaque création la capacité de se souvenir. Les créations divines évoluèrent jusqu’à ce que la sélection naturelle leur taille la place qui leur revenait. Mais l’équilibre de cette progression était précaire, pour ainsi dire inexistant. Les créatures commencèrent à penser, à réfléchir et à s’interroger sur leur véritable place dans le monde, si bien que certaines espèces que tout opposait commencèrent à se rassembler sous une seule et même bannière, jusqu’à former la première Rébellion de l’histoire. Hors du temps et des mœurs, pas un seul instant les Architectes virent l’ombre de la trahison se dessiner sous leurs pieds. Rendues immortelles par leurs créateurs, les créations, en grand nombre, parvinrent à asservir la puissance hors normes des divins si bien que chacun d'entre eux fut pourchassé, persécuté et mortellement blessé par leurs « enfants ». Mais ce soulèvement ne fit pas l’unanimité au sein des espèces les plus pacifiques, si bien que ceux qui furent plus tard surnommés « les Gardiens » s’élevèrent en un mur infranchissable entre leurs géniteurs et les parias, et la guerre éclata. Ekhlen, témoin et vestige de toute cette violence, garde encore de profondes séquelles des batailles qui firent rage entre les dieux, si bien que les volcans qui parcourent les archipels furent longtemps considérés comme les blessures encore ouvertes d’Irydaë.

Et si les paysages n’ont été que partiellement marqués par ces combats, l’écosystème, lui, a en revanche été complètement ravagé, si bien que des milliers d’espèces qu’Orshin avait créée, il n’en restait plus qu’une poignée. Conscients de la catastrophe qui avait failli arriver, les Architectes se réunirent pour la première fois de l’histoire afin de prendre des décisions, et d’instaurer des règles quant au rôle qu’allaient tenir les créations dans Irydaë. La première décision, unanime, fut de retirer l’immortalité à toutes les espèces qui s’étaient liguées contre eux. De plus, afin d’annihiler toutes traces de sentiments négatifs et d'inculquer au plus profond d'elles la notion de cycle de la vie, les souvenirs que les créations avaient d’un individu devaient disparaître à la mort de celui-ci. La seconde fut de créer des individus aux destins tout tracés, les Régisseurs, qui eurent pour Tâche de partir à la recherche de ceux qui représentent une menace réelle pour les dieux : les anomalies. Et enfin, l’ultime et dernière décision fut de récompenser les chefs de guerre qui s’étaient dressés face à l’ennemi en leur permettant de conserver leur immortalité, et en les nommant Gardiens, dont la mission était d’être l’Épée et le Bouclier des Régisseurs.


Chapitre VI – Ashlan l'oublié

Lentement mais sûrement, Irydaë renaissait de ses cendres et voyait ses terres se peupler une nouvelle fois d’espèces toujours plus singulières les unes des autres. L’une d’entre-elle traçait d’ailleurs son petit bout de chemin à travers la faune hostile et sans pitié de My’trä : les humains. Étranges bipèdes à la peau claire, dénués de poils et d’écailles, seule leur maîtrise des éléments et leur étonnante capacité d’adaptation permettait de justifier leur impressionnante ascension au sein de la chaîne alimentaire. Leur intelligence se développa au fil des siècles jusqu’au jour où, par une action tout à fait anodine, une mère de famille provoqua l’effondrement puis la division de son espèce. Les récits racontent que cette femme offrit à ses enfants des pendentifs sur lesquels furent gravés leurs noms. Comme le cycle de la vie le voulait, l’un de ses jeunes garçons, Ashlan, perdit la vie au cours d’une chasse, et avec sa mort il emporta tous les souvenirs que ses semblables avaient de lui. Mais le collier subsista et avec lui, la question que tout le monde se posa par la suite : qui était ce garçon ? Rapidement, la mère fit le lien avec les autres artefacts et elle comprit que ce mystérieux garçon n’était autre que l’un de ses fils. Bien que leur vie ne fut guère suffisamment longue pour comprendre le sens de tout ça, cet acte devint l'une des traditions les plus anciennes de l'humanité. Ainsi chaque individu se mit à porter une plaque sur laquelle était gravé son nom et sa parenté directe. Ces objets n'eurent guère d'importance au cours des longues décennies qui suivirent, jusqu'à ce qu'un événement dont l'humanité ignore l'existence vienne bouleverser l'essence même de l'espèce.


Chapitre VII - L'ère de Süns

L'arrivée d'un Régisseur et de son Gardien n'était jamais de bonne augure pour ceux qui se considéraient différents, et pour cause, l'humanité ne ressentait aucune culpabilité à livrer l'un des leurs si un divin leur en faisait la demande. Le destin en avait voulu ainsi, et ceux qui refusaient d'accepter leur destin se voyaient souvent attribués le statut officieux d'Anomalie. Mais l'existence de ces dernières était bien réelle, et plus inquiétant encore, elles se faisaient de plus en plus courantes de part le monde. Khügatsaa, l'Architecte des souvenirs, voyait en effet son pouvoir et sa passion décroître au fil des années. Quel intérêt pouvait-il trouver à attribuer des souvenirs si ces derniers étaient condamnés à disparaître à la mort du concerné ? Le dieu n'en voyait aucun. Sa sœur Süns, lutta tant bien que mal pour remettre son frère dans le droit chemin, mais rien n'y faisait, jusqu'à ce que l'avertissement de ses confrères et consœurs à l'encontre de Khugatsaa la pousse à des solutions bien plus extrêmes. La déesse se sacrifia, abandonnant sa Tâche afin que son frère réalise à quel point son rôle était essentiel, mais à sa grande surprise, elle ne disparut pas. Une ombre jusqu'alors inconnue vint à sa rencontre et lui attribua un nouveau destin, une Tâche d'une subtilité sans égale, et d'une précision exemplaire : Süns devait alors insuffler une personnalité à chaque humain qui verrait le jour, afin de donner naissance, à son insu, à des notions bien plus abstraites comme le bien et le mal, mais par-dessus tout, le retour des sentiments comme la joie, la haine ou la tristesse.
Avec le retour des émotions, Khugatsaa retrouva goût en son travail et à la nouvelle saveur qui ponctuait les souvenirs de ses créations. Mais sans s'en douter, Süns avait signé un pacte à double-tranchants. Ayant renié son destin, les créations touchées par son pouvoir furent désormais en mesure de faire de même.

C'est alors que l'importance des pendentifs grandit sans commune mesure. La mort d'une personne ne donnait plus seulement lieu à la question "Qui ?", mais également à "Où", "Quand ?" et surtout "Pourquoi ?". Ayant foi en leurs créateurs, nombreux furent les humains à aller chercher des réponses auprès d'eux, mais tous n'eurent pour seule réponse qu'il s'agissait du "Cycle". Peu convaincus, les curieux se détournèrent petit à petit des dieux, et à l'instar de Süns, cette trahison fut matérialisée par d'insoupçonnables contreparties : à mesure que les renégats perdaient foi en leurs créateurs, ils perdirent leurs facultés magiques mais recouvrèrent leurs souvenirs. La colère naquit en même temps que la volonté d'aider leurs camarades à ouvrir les yeux. Mais l'on n'efface pas d'un revers de main des millénaires de croyances et de convictions, si bien que les Élus, individus auto-proclamés porte-parole des dieux en raison de leur maîtrise terrifiante de la magie, ordonnèrent la traque aux hérétiques.


Chapitre VIII - Traque & exil

Certains furent guidés par la crainte, d'autres par leur conviction, mais quelles que furent leurs raisons, les magiciens furent nombreux à forcer l'exil de "ceux qui avaient perdu la foi". Malheureusement, ce qui ne devait être qu'une exclusion mua petit à petit en une véritable chasse à l'homme, si bien que les humains, non contents de devoir lutter sans arme face aux prédateurs de My'trä, durent également fuir et se cacher des foudres des Élus et de leurs disciples. Les "peuples libres" migrèrent alors au fil des ans vers le sud du continent, développant grâce à leur imagination des armes rudimentaires mais mortelles, aidés de temps à autre par les magiciens nomades qui refusèrent de se plier au joug des fanatiques. C'est ainsi qu'ils parvinrent à semer leurs bourreaux lors de la bataille d'Aidas, qui donnera plus tard son nom à l'isthme sur lequel les affrontements se sont produits.
Pensant avoir échappé aux caprices du destin en arrivant sur le continent de Nislegiin, les humains durent troquer leurs armes contre des protections face aux intempéries mortelles et à la flore hostile qui parcourent ces terres. Bien qu'ils ne furent plus capables de "créer" les éléments, leur grande intelligence leur permit néanmoins de manipuler et d'exploiter leur environnement afin de développer de nouvelles techniques de survie. Ainsi, ils réussirent à créer le feu sans magie, à cicatriser leurs blessures sans guérison surnaturelle ou bien à confectionner des armures toutes aussi efficaces que les protections mystiques de leur ex-patrie. L'union faisait leur force, et très vite les petites tribus donnèrent naissance à des hordes, les hordes à des groupes toujours plus grands jusqu'à ce que les exilés forment ce qu'ils nommeront avec fierté "L'union des peuples libérés".

Ensemble ils progressèrent toujours plus au sud, fabriquèrent des embarcations et quittèrent une bonne fois pour toutes ces terres source de malheur. Mais alors qu'ils espéraient enfin trouver un havre de paix sur lequel bâtir leur futur patrie, ils ne trouvèrent en Zochlom qu'une immensité de terres désolées, ou flore quasi-inexistante et faune charognarde se mêlent dans une étrange étendue rocailleuse. Pour certains des exilés, le voyage prit fin ici. Fatigués et résignés à mourir, certains commencèrent à regretter leur choix et espérèrent trouver la rédemption en errant sur ce continent. Quant aux autres, ils mirent à nouveau à profit leur ingéniosité pour survivre aux chaleurs extrêmes et continuer leur migration vers l'Est, jusqu'à prendre la décision une nouvelle fois d'embarquer et de se diriger vers le continent originel de Daënastre. Et leur ténacité fut récompensée. En débarquant, ils eurent le loisir de voir s'étendre à perte de vue d'immenses plaines aux sols fertiles, ou météo clémente et matières premières évoluaient à l'unisson. Leur exil touchait à sa fin. Fiers d'avoir survécu à toutes les difficultés rencontrées avec pour seule arme leur intelligence, l'Union des peuples libres fondèrent les bases de leur société sur l'ingéniosité de ses citoyens. Les colons, qui prirent le nom de Daënars, durent faire face à une faune bien différente de ce qu'ils avaient connue. En effet, des créatures aux proportions colossales arpentaient le continent, si bien que leurs cités se développèrent au sein de murailles toutes aussi hautes, enceintes qui couvaient en leur sein les prémices de ce qui sera nommé des siècles plus tard, la technologie.


Chapitre IX - Vengeance et avidité

Des centaines d'années passèrent depuis que les Daënars arrivèrent sur le continent oriental. Le travail des métaux et la recherche d'énergies nouvelles poussa l'humanité vers des horizons que nul n'osait imaginer. La révolution industrielle était en marche, si bien que du simple accessoire indispensable à la survie, naquirent petit à petit des inventions aussi surprenantes qu'incongrues. Les machines à vapeur remplacèrent petit à petit les chevaux, l'électricité rendit obsolète l'utilisation des torches, mais malheureusement, au-delà des inventions visant à améliorer le confort de ses citoyens, les gouvernements eurent tôt fait de mettre sur le pied de guerre les plus grands génies pour mettre au point des armes aussi extravagantes que terribles. Les horreurs que leurs rivaux magiciens avaient fait subir à leurs ancêtres semblaient ancrées au plus profond d'eux, à tel point que ces-derniers devinrent inconsciemment aussi cruels que leurs opposés. Exclus de la société, les descendants des magiciens qui étaient venus en aide aux réfugiés et qui les avaient accompagnés durant toute leur exode devinrent la cible des dirigeants et des faibles d'esprits, et une véritable chasse aux sorcières commença.

A l'Ouest du monde, sur le continent de My'trä, les mœurs avaient largement évolué depuis l'âge sombre des magiciens. Les Élus, autrefois auto-proclamés dirigeants, avaient perdu de leur influence lorsque leurs confrères comprirent que ceux qui ont perdu la foi ne représentaient pas une menace pour eux et pour leurs dieux, mais aussi et surtout lorsqu'ils se rendirent compte que les Régisseurs ne prenaient pas part à la traque. Mais le crime avait été commis, et les tribus le comprirent lorsqu'ils virent débarquer dans leurs villes les monstruosités mécaniques de leurs anciens frères. La guerre fut déclarée, et pour la première fois de l'histoire de My'trä, les clans nomades se réunirent en une seule et même armée pour lutter face aux colonisateurs.
Les pertes furent lourdes pour les deux parties, et les Daënars choisirent de battre en retraite. Pour les My'trans comme pour les Daënars, les deux nations demeurèrent stupéfaites par l'effroyable puissance que possédaient leurs adversaires, si bien que des groupes de pacifistes se firent entendre pour proposer la signature d'un pacte de non-agression. Mais la guerre n'était qu'une excuse pour les gouverneurs des cités évoluées, qui avaient trouvé en My'trä un pouvoir encore plus grand que leurs monticules d'acier. Les magilithes, résidus d'énergie laissés par le passage des Architectes, se trouvaient en abondance sur les terres épargnées par le passage des humains et promettaient un avenir glorieux à l'industrie militaire Daënars, ce qui leur permettrait de rivaliser avec la magie des occidentaux.

Conscients du potentiel de ces divins artefacts, les My'tran prirent la décision de protéger ces dernières coûte que coûte, afin d'éviter une nouvelle guerre qui signerait à coup sûr leur extinction, et peut-être même celle de leurs créateurs.
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