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Chroniques d'Irydaë
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 La Chouille des Bas-Fonds

Alyvesha
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Dim 4 Mar - 15:10
Irys : 345642
Pérégrin 0

Alyvesha attrape sa choppe, et vide d’un coup les trois pauvres gorgées qui y sont. Son voisin de gauche parle à grand renfort de gestes et d’éclats de rire, tourné vers les autres, mais il lui jette fréquemment des coups d’œil. Intéressé, peut-être ? Aly aussi est intéressée par quelque chose. Elle tend la main, et prend son verre à lui. Plus petit, alcool fort, probablement. Elle se le verse droit dans le gosier, sans faire attention plus que ça au goût. Il ne faut pas faire trop attention au goût, ici.

A la brûlure familière qu’elle ressent, elle estime rhum. L’homme la regarde, puis son godet maintenant vide, ouvre la bouche sur ce qui va probablement être une récrimination. Elle lui adresse son sourire en coin un peu canaille, et il lui fait un clin d’œil. Facile. Puis il reprend sa discussion. Bah. Il avait du bide, et un gros bouton sur la joue, en plus. Beurk. Et il ferait moins le malin s’il voyait le côté cicatrice, s’il est assez sobre pour s’en rendre compte.

Elle inspire profondément, regarde autour d’elle. Pour une fois, elle est allée du côté du port. Changement d’ambiance, les marins en perm’, ceux qui viennent de s’enfuir de leur navire et comptent pas y retourner, ceux qui s’échauffent avant d’aller faire marcher le commerce des maladies vénériennes. Pour coller au côté sympathique des matelots, le bar dispose de deux immenses tables longues, et ils sont assis sur des petits tabourets. Elle a presque les genoux qui tapent contre le plateau en bois, et imagine à peine comment font les autres, ceux qui sont grands. Ils sont à moitié vautrés, ou les jambes écartées qui cognent contre celles des voisins.

Chacun sa merde, finalement.

En tout cas, l’ambiance est joyeuse et bon enfant, avec un accordéon rance qui joue dans un coin et est presqu’entièrement couvert par le son des éclats de voix. Quand le fils du patron, un grand gaillard avec des avant-bras énormes, passe à sa portée, elle lui reprend une pinte. La boisson la moins chère du rade, dans un des rades les moins chers du port, dans la belle capitale qu’est Alexandria. Elle ne sait pas combien de navires ont accosté en même temps ou si c’est toujours comme ça, mais les serveuses circulent en trottant, à la fois pour gérer toutes les demandes des clients, mais aussi pour éviter les mains aux fesses. De toute façon, le coin a l’air géré d’une main de fer par le taulier et son gamin, plus si gamin que ça avec son nez cassé plusieurs fois et ses oreilles en chou-fleur.

Dans un coin, un petit tripot s’est organisé, avec un gars édenté qui gère les mises et distribue les cartes. D’où elle est assise, elle est à peu près sûre qu’il a des as et des rois dans ses manches, mais ne va pas s’en mêler. Les marins sont des gens sympathiques, jusqu’au moment de payer l’addition, surtout s’ils estiment se faire avoir. Là, on retrouve plutôt une nature rude et salée comme la mer, et ça se finira au couteau, dans la ruelle derrière si le patron est suffisamment intimidant, au milieu des convives sinon. Elle se note mentalement de plus être dans le coin quand ça pètera.

En fait, ce qu’elle aime bien ici, c’est vraiment l’odeur de l’océan. Ils ne se sont pas lavés, et si l’odeur de crasse et de sueur est prédominante, elle y est tellement habituée qu’elle ne la note même pas. Par contre, la mer, la vraie… Ses pensées sont interrompues par son voisin de droite qui se lève en titubant, sûrement pour aller pisser. Il est là depuis plus longtemps qu’elle, en plus. Il tourne la tête pour héler un de ses compagnons, et Aly est vive comme l’éclair pour attraper un quignon de pain dans son assiette, qu’elle enfourche dans sa bouche.

Il lui lance un regard méfiant, sur le point de l’accuser, mais elle lève un sourcil interrogateur, côté cicatrice, mine innocente avec un regard méchant. Il hausse les épaules et reprend sa route. Une fois qu’il s’est éloigné, elle mâche doucement ce qui constituera une grande partie de son repas solide ce soir. Quand l’autre voisin pose sa main sur son genou, elle l’écarte d’une pichenaude. Tss. Va être temps d’aller s’asseoir ailleurs, peut-être.

Sa pinte arrive sur ces entrefaits, alors elle pose une pièce dans la pogne du fiston du patron. Puis se lève avec. Son sens de l’équilibre tient le choc, mais le rhum commence à monter, se dit-elle. Sa main se pose sur la poignée de son couteau, et elle cherche une place assise, un tabouret qui traîne, un peu plus loin. Elle trouve ce qu’elle cherche à l’autre bout de la salle, toujours aussi loin de l’accordéoniste heureusement. Elle ne sait pas si l’instrument est mal accordé, abîmé ou si le joueur est mauvais, mais les airs qui devraient parler aux marins ressemblent simplement à des plaintes stridentes destructurées. Et lui-même n’a pas l’air tout à fait sobre. C’est pile sous ses yeux qu’il renverse une partie de sa bière dans son instrument, hausse les épaules, et continue à jouer.

Bon, ça en dit long.
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Pedro de Sousa
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Mar 6 Mar - 21:35
Irys : 1714077
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Unellia... une taverne... les bas fonds d'une cité, voila les ingrédients préférés du Vieux Loup de Sousa. Pénétrant dans l'établissement dans sa légendaire démarche chaloupé, Pedro s'arrêta net, umant l'air de toute sa hauteur. Son singe sur une épaule, son perroquet sur l'autre, il balayait la salle de long en large et en travers. Bigre, c'est qu'il y avait du monde dans ce taudis ! On aurait presque pensé se trouver dans le réfectoire de son rafio avec ces longues tables où s'entassaient les clients.

Toutes sortes d'odeurs chatouillaient ces naseaux, ça sentait l'alcool biensure, la bouffe évidemment, la transpiration tu m'étonne il devait faire 40 degrés avec tout c'monde ! Encore peu connu en ce lieu, le Capitaine de Sousa retenait l'attention de quelque badauds, il fallait dire qu'avec sa dégaine, sa longue barbe tressée, son long manteau, son tricorne et ces deux familiers, il ne pouvait qu'attirer l'attention de quelques ivrognes pas suffisemment saoul pour ronfler dans leur assiette.

Soudain, il plissa les yeux au bruit de l'instrument mal accordé ou du mauvais artiste avant de finalement sourire de toutes ces dents et approuver le bruit strident qui parachevait l'ambiance des lieux. Arpentant alors l'allée, se frayant un passage non sans bousculer quelques imprudents, il cherchait au loin de quoi poser son séant et trouva une place tout à côté d'une femme, pas vilaine, au visage entaché d'une cicatrice.

- Hey serre toi un peu la balafrée  j'ai b'soin d'un peu d'espace ! Et j'ai les crocs !

Sans attendre la moindre réaction, bouscula légèrement Alyvsha pour s'imposer tout à côté d'elle de toute sa stature. Si son singe fusilla déjà la donzelle du regard, l'oiseau exotique donnait déjà des vocalises.

- Boooonnnnneee, s'qu'elle est bonnnneuuuhhh!

Ricanant, le Vieux Loup frappa l'épaule de l'inconnue de son poing.

- Alors, qu'est c'qu'on bouffe d'dégueux ici et s'qu'on sert comme tord boyau, la gueuse, hein? Vu qu'ça pu la pisse et la merde, j'dirais qu'suis tombé dans un quatre étoiles !  HARHARHARHAR !

Le pirate semblait décomplexé, comme toujours, le mot cru  et le regard vicelard en prime. Du de Sousa dans toute sa splendeur. Interpellant une serveuse par une main au cul, difficile exercice vu que tout le monde était serré comme à l'abattoir, il commanda le plat du jour et interrogea Alyvsha du regard.



C'est qui l ' Patron, c'est qui !?? AHAH !!

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Alyvesha
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Sam 10 Mar - 12:54
Irys : 345642
Pérégrin 0

Et voilà un gros relou qui vient se coller à elle. Non que la promiscuité derange Alyvesha, elle a l’habitude, et au demeurant n’aurait pas choisi ce bar si ç’avait été le cas. Non, juste qu’à peine arrivé, il l’apalgue, lui parle, tripote les serveuses. Et commande sans hésiter le plat du jour. Visiblement, soit il est très naïf, soit il est vraiment en confiance. Il lui semble impossible qu’il connaisse la taverne s’il y a commandé. Après tout, ses précédents voisins de table ont raconté en chuchotant la fois où ils ont reconnu une queue de rat dans le ragoût…

Et le ragoût, c’est justement le plat du jour, comme tous les jours, apparemment. L’avantage, Aly se doute bien, c’est qu’on peut y mettre n’importe quelle viande, et à la fin cela ne ressemblerait à aucune. Une aubaine pour un tavernier peu scrupuleux, ou simplement envahi par les rats. Mêler l’utile à l’utile en faisant d’une pierre deux coups.

« Ouais, le ragoût est excellent, ici, le vieux, qu’elle lui assure. »

Bon appétit, vieux machin. Si j’suis une gueuse, t’es une demi-molle. Mais elle ne dit pas ça à voix haute, présentant même plutôt un regard avenant, pour une fois. Sa choppe à la main, elle la lève vers lui avant de prendre une longue gorgée qui se transforme bien malgré elle en plusieurs. Elle est tombée dans le rythme, voilà tout. Et la bière n’a toujours pas vraiment de goût. Doit être coupée à l’eau, pas de doute. Tant que c’est ni celle du canal ni celle de la vaisselle… D’ailleurs, se dit-elle en reposant son verre, ça lui fait penser qu’il lui reste un truc à faire.

« J’te conseille le cocktail du patron, un truc détonnant. Connu dans tout le port pour ça. »

Pour le moment, elle ne ment pas.

« Tout le monde l’adore, c’est surtout un mélange de beaux produits. »

Deux mensonges pour le prix d’un, la maison fait promo. Le taulier ramasse tout ce qu’il trouve de fonds de bouteille, met tout dans un godet, remue bien, et s’il a pas assez de liquide, rajoute justement l’eau de la plonge. Certains ont même la réputation d’avoir survécu à une soirée entière à carburer à ça, un fait autrement plus impressionnant qu’une cicatrice au couteau. Quand son voisin répandra ses tripes sur ses genoux, il fera moins le malin.

Aly tourne la tête juste à temps pour voir une gerbe de bière jaillir de l’accordéon et éclabousser par terre, heureusement. Sinon, elle ne donnait pas cher du reste de la soirée. La popote arrive devant son voisin, pirate manifestement. Elle a déjà pris en grippe les singes et le piaf. Le premier la regarde mal, elle est sûre qu’il va la mordre, la griffer, essayer de lui faucher un truc. Le second singe a une étincelle lubrique dans le regard, et n’est pas venu ici juste pour picoler. Le troisième dit tout haut ce que le deuxième pense tout bas.

Une fine équipe. Si sa main s’approche de ses fesses, elle lui plante son gros couteau dans le larynx. Ça le calmera direct. Et elle ouvrira p’tet les hostilités avant la bande de joueurs, chez qui le ton commence à monter. Un coup d’œil vers son assiette de ragoût, encore brûlante, avec de la fumée qui s’en dégage. Pas de queue de rat en vue, mais impossible d’identifier la viande à l’aspect, comme il se doit, et au goût ça sera la même.

Etouffe-toi là-dessus, pirate.
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Pedro de Sousa
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Sam 10 Mar - 15:10
Irys : 1714077
Profession : Pirate
Pérégrins -2


Putain c'qui faisait bien vivre ici !  Après avoir alpagué la serveuse puis taper une bavette avec la coquine à la balafre, cette dernière ne semblait en apparence pas tenir rigueur du comportement du Forban,  allant même jusqu'a lui conseiller un cocktail maison réaliser avec tous fonds de bouteilles qu'on pouvait trouver, incrémenté d'eau de plongé!  Magnifique ! Bon, Pedro le savait pas encore biensure mais il semblait enclin à suivre le conseil de cette femme à l'allure de fauve, faur dire qu'avec sa balafre et sa longue tignasse sur un crâne rasé de chaque côté des oreilles, elle avait un look qui attirait le Vieux Loup.

Alors quand la serveuse réapparut avec le ragoût, de Sousa se lécha bruyemment les babines non sans retenir la serveuse par le poignée.

- Hey, met moi donc deux cocktails sur ma note !  La tigresse à côté d'moi esr d'bon conseil, alors j'suis enclin à lui payer un coup! AHAH !

Il se tourna un instant vers sa voisine, la lorgnant d'un regard inquisiteur et amusé à la fois.

- Et toi ta pas intérêt d'refuser !  On r'fuse rien au cap'tain d'Sousa !  MOUAWAW !  Pas même une partie d'jambe en l'air ! Héhé !  Ooowwww détend toi hein, j't'ai pas encore proposer d'taquiner mon gros goujon !  HUHU!

Sur ces mots, le barbu fixa à nouveau son assiette, retroussant ces manches, prêt à attaquer ce délicieux ragoût fait avec du rat à n'en pas douter et le gaillard le savait, c'était un habitué de ce genre d'établissement. Et il voulait volonier faire partager sa connaissance à sa voisine.

- R'garde moi c'ragoût !  Y a au bas mot la moitié d'viande d'rat! J'préfère d'loin la puissance en goût du rat au pigeon ! Question d'palais ! J'vais m'remplir la panse !


Sans commun mesure ni la moindre prestance, il fourra ces pattes dans la pitence, en récupéra les bouts de viande un peu filamenteux voir élastique pour se les engouffrer dans le gossier avant de boire le jus comme le faisait les grands mères, en aspirant bruyemment. Évidement il s'en était mit plein la barbe et se retourna vers  Alyvsha.

- Muarf !  J'm'en suis mit dans l'poil ! T'pourrais m'essuyer la balafrée, pis m'coser un peu d'toi quand même, hein! C'est qu'j'enfrein les codes d'bonne conduite !  MWHOUAHAH ! Ooooh tient nos boissons arrivent!!!! Héhé !


Il la gratifia d'une franche tappe amical dans le dos tandis que le singe foutait son museau dans le ragoût et que le peroquet faisait le beau devant Alyvsha, offrant à sa vue son plumage coloré passant du jaune or, au bleu royal en passant par le rouge rubis.C'est que le Ara, de la famille des psittacidés faisait du gringue à l'humaine ! Nul doute qu'il avait apprit de son maître ! Ahahah!



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Alyvesha
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Jeu 15 Mar - 19:09
Irys : 345642
Pérégrin 0

Sourire un peu crispé. Pigeon à plumer. Pigeons, se corrige-t-elle intérieurement. L’ara passera à la casserole, et elle revendra les plumes à quelque bonne ménagère après un bon petit suprême. L’autre a la barbe déjà pleine de bouffe, et ce n’est certainement pas Alyvesha qui ira s’aventurer là. Par contre, le singe semble intéressé. Elle suppute quelques secondes une relation inavouable et son sourire s’élargit une fraction avant qu’elle prenne la parole.

« D’abord, trinquons. »

C’est qu’à cheval donné, on ne regarde pas les dents, et Aly n’est pas du genre à cracher dans la soupe, métaphoriquement en tout cas. Parce que quand il s’agit de celle des autres, littéralement… Les verres s’entrechoquent et sont versés droit dans des gorges assoiffées, et le capitaine éclate d’un autre grand rire. Derrière la brûlure intense de l’alcool, cette fois, la jeune femme sent le mélange douteux, quelque part impossible à identifier, et c’est tant mieux. Et l’arrière-goût n’est même pas si mauvais. Puis, finalement, quand cela ne prête pas à conséquence, elle n’est pas mauvaise perdante.

Puis vient le moment de raconter. Aly hésite sur quel bobard sortir. Celui de la riche bourgeoise qui écume les bas-quartiers ? Avec les cicatrices, il est encore un peu tôt. Une criminelle mystérieuse ? Autant elle est bien criminelle, autant le mystère… Reste la piraterie, mais dans des rades du port, cela semble une bien mauvaise idée. Simplement grossir la réalité semble donc de mise, et permettra en prime de sonner juste. Normalement.

Elle claque une fois les lèvres pour signifier qu’elle a apprécié la boisson, et signaler subtilement au pirate qu’elle en reprendrait bien tant qu’il paye, puis entame.

« Oh, pas grand-chose à dire, on s’promène, on fait des affaires, on ramasse ce qui tombe des charrettes, et quand les affaires roulent, on fait la chouille. Aly, au fait, ‘chantée. »

Tombé des charrettes. Les vieilles formules marchent toujours.

« Et toi, cap’taine ? Ca vogue de loin ? Ca fête une vente, une prise ? Où sont tes hommes ? Ou il ne s’agit peut-être que d’un déguisement ? En tout cas, il est vachement réussi. »

Rictus moqueur, histoire de le titiller.

Elle va pour reprendre, mais la situation a enfin explosé derrière, au jeu de cartes. Alyvesha aurait bien donné deux heures de plus, mais elle a peut-être mal compté les consommations, ou alors ils sont arrivés déjà chargés comme des mules. Ou le dealer est moins adroit qu’il n’en avait l’air. Les explications sont multiples, mais trois coups de poings ont déjà volé, suivis de près par un tabouret. Déjà le taulier et son marmule de mouflet courent dans leur direction, avec un nerf de bœuf en main pour l’un, et un bon vieux gourdin pour l’autre. Ils bousculent sans hésiter sur leur passage en gueulant comme des putois.

« Animé, hein ? »
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Pedro de Sousa
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Ven 16 Mar - 13:02
Irys : 1714077
Profession : Pirate
Pérégrins -2


Avant toute réponse, la donzelle souhaitait naturellement trinquer et elle avait trouvé en Pedro un partenaire de beuverie idéal, même si pour l'heure elle ne le savait pas encore. Venant tout naturellement croiser le métal de sa choppe avec Alyvesha, le Capitaine de Sousa semblait bien enclin à se détendre en cette charmante compagnie.

- A ta santé la balafrée!!! HUHU!!!

Lui donnant la réplique, il l'imita, le nectar issu de différent alcool et autre substance douteuse venant bruler son gosier déjà bien abîmé par le temps. Bordel, ça envoyait du lourd et c'était pas si mauvais que ça au final, même si il était impossible de d'identifier la moindre appartenance à tel ou tel boisson. Prenant rapidement acte de la satisfaction de sa comparse qui venait de claquer des lèvres, le forban rattrapa in extremis la serveuse qui se redirigeait vers le comptoir pour réclamer une seconde tournée avant de reporter son attention sur la donzelle qui allait sans nul doute commencer à passer aux aveux.

Un sourire graveleux illumina le visage du Vieux Loup face au récital des plus flou que lui avait adresser sa compagne de tablée. Plissant les yeux, le pirate commençait déjà à imaginer ce que pouvait bien faire cette atypique bonne femme! Des affaires, une charrette, la chouille... elle devait tremper dans des trucs bien illégaux et vu la longue trace qu'elle portait sur sa façade, elle devait pas faire des affaires sans risque, pour sûre!! Pis son look prêtait à penser qu'elle n'était pas dans rang social bien haut, d'ailleurs qu'est ce qu'elle foutrait dans une taverne des bas-fonds hein? Acquiesçant il en resta pourtant toujours aussi curieux avant de s'exécuter à se présenter à son tour, mais lui, sans se cacher d'aucune mesure.

- Dit donc t'es bien avare d'question ma jolie! Héhé! Bah t'sais, j'passe l'plus clair d'mon temps à dompter l'Océan, j'en ai vu du pays! mais c'est qu'tu m'titille comme y faut toi! Mes gars font c'qui leur chantent, y ont quartier libre, alors imagine c'qui peuvent faire va! AHAH! La moitié d'entre eux doit trousser la gueuse à l'heure où j'te parle! Pis gare à toi, c'tu t'fout d'la gueule m'da tenue, j'te décoche une droite!
Pis hey, s'tu m'crois pas j'vais m'en aller t'faire visiter ma cabine!! MWOUHAHAH!!


Y'avait d'l'invitation dans l'air à bourlinguer la balafrée! Mais après tout, elle lui avait tendu la perche, alors gare à c'qu'il lui tend pas son mat si vous voyez c'que j'veux dire. En tout cas, il semblait apprécier la compagnie de cette femme qui avait la dégaine d'une renégat, loin des codes. Mais alors qu'elle allait reprendre bon train sa verbe voilà que ça commençait à chauffer dans l'établissement et généralement ça commençait souvent par une querelle de mauvais joueur. Son attention se porta d'instinct sur l'altercation où venait se mêler les gérants père et fils! Ahah ça sentait bon la castagne!

- Hey r'garde l'vieux avec son nerf d'boeuf! Y va s'prendre une dérouillée!

Soudain un projectile lui attérie au visage au visage! Une botte qui allait le conduire à prendre par aux échauffourées. Se redressant de sa chaise, il récupéra à bout de bras sa propre chaise pour aller l'envoyer directement vers une autre table, là où des gars discuté à l'écarte et semblaient négocier quelque chose. Il avait visé au hasard et il n'était d'ailleurs pas le seul puisque bientot la moitié de l'établissement se mettait sur la gueule. Seulement, le groupe de type qu'avait prit à parti le Capitaine de Sousa semblait ne porter leur attention que sur lui et ça, c'était pas forcément bon! Six contre 1! Bon il pouvait en perdre un au passage si un autre imbécile envoyé une bouteille un peu au hasard mais enfin bon, le rapport de force était pas en sa faveur tout ça parcequ'il avait touché sans doute un gars influent du groupe.

Seulement, de Sousa ne s'était attardé sur ce point, attrapant un gars qui passait au hasard par là pour l'envoyer se fracasser contre la table pour la fendre! C'est qu'il avait de la force notre De Sousa National! Et pour cause, Alyvesha pouvait constater qu'il porté un exo-squelette de bras.

- Hey Aly, vient donc t'amuser! Y a enfin un peu d'spectacle! AHAH!!! Allez avec ta gueule pour sûre qu'tu va en mettre plus d'un au tapis!

S'il n'avait pas réussit a faire plus ample connaissance, il s'évertuerait à achever ce sujet plus tard car il avait bien des interrogations à l'esprit au sujet de cette jeune femme, mais pour l'heure, il avait décidé de faire un peu d'exercice physique sans même se douter qu'une menace planait sur lui, et qu'elle se rapprochait tandis que ces deux familier s'était comme souvent réfugié en hauteur sur des poutre pour admirer le spectacle et encourager les différent participants.




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Alyvesha
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Sam 24 Mar - 13:03
Irys : 345642
Pérégrin 0

Alyvesha hésite. C’est qu’elle le laisserait bien dans sa merde. Il lui a payé un coup à boire, mais ça ne veut pas dire qu’elle va prendre des gnons pour lui, il ne faut pas déconner. Déjà qu’elle était là pour boire le plus possible à l’œil. Puis, bon, ils ne sont que six, un grand capitaine comme lui, qui n’arrive qu’à peine à garder son épée dans son pantalon, devrait bien être assez chaud pour se les farcir ? Pas au sens litéral. Elle lâche un ‘’Ouais, ouais’’ tout bas, sans le moindre entrain.

Quelque chose lui tombe sur la tête, elle passe la main sur son crâne pour en sortir une cacahuète. Deuxième petit choc. Elle lève les yeux et voit le singe qui lui lance des bouts de nourriture sous le vacarme amusé du cacatoès. Saloperies d’animaux. Pires que leur maître. Mais quand un homme se dirige vers elle d’un air menaçant, elle change d’avis : il est le pire. Quand il lui a proposé de venir l’aider, ses adversaires ont compris qu’ils étaient ensemble, va savoir pourquoi.

Elle se lève, recule en levant les mains, paumes vers l’inconnu, dans la posture classique de la personne qui ne veut pas se battre. Mais ses dénégations frénétiques ne le trompent pas, et il serre les poings. Narines dilatées, bouche ouverte, pupilles fixées sur elle… Elle n’y coupera pas. Quand ses cuisses tapent contre la table derrière elle, elle vacille en arrière. L’autre y voit sa chance, bondit dans sa direction. Il titube légèrement, alcoolisé. Aly prend appui d’une main sur le plateau du meuble et se jette en avant, passe sous ses mains.

Son front rencontre son nez dans un grand craquement, et il tombe en arrière. Elle ne s’arrête pas là, et lui saute dessus, genou en avant. En plein dans le plexus. Il hoquète, et tout l’air jaillit de ses poumons, accompagné de quelques filets de bave. Un crochet du droit sur la pointe du menton fait rouler ses yeux jusqu’à ce qu’elle voit le blanc, et elle se dépêtre de lui pour voir de Sousa bien occupé de son côté. Qui vole un œuf, vole un bœuf, et elle voit dans le regard des autres qu’ils ont tout vu. Elle n’y coupera peut-être pas, finalement.

A moins de prendre la poudre d’escampette.

Ce qu’elle considère très sérieusement, jusqu’à ce qu’une mandale la renvoie au sol. L’inconnu est arrivé par le côté, dans son angle mort. C’était peut-être un type qui était parti pisser, ou qui aime bien les nouveaux amis de Pedro, ou qui veut se battre mais en étant à peu près sûr de gagner, donc il choisit une femme maigrelette… Un vrai connard, quoi. Elle reste par terre, ne fait aucun effort pour se relever, et le mate. Lui-même est pas très impressionnant, davantage mousse que marin. Ça en dit long.

Il a toujours une main levée, prêt à taper à nouveau, mais comme elle est au sol, il se sent un peu désemparé. De la bière ou de la sueur luit dans le duvet qu’il essaye de faire passer pour de la barbe. Il fait un pas hésitant en avant, et le talon d’Alyvesha s’écrase contre son genou, pas assez fort pour casser la rotule mais suffisamment pour le faire tomber lui aussi. Et là, la jeune femme bondit. Elle ne va pas au sol avec lui, se relève plutôt et le bourre de coups de pieds dans le ventre, les côtes, le visage. Tout se qui passe à sa portée.

Quand il arrête de bouger, elle regarde le pandémonium que la taverne est devenue, avec groupes agglutinés qui se battent. Pour le moment, pas de couteaux, mais elle a l’impression que ça ne saurait tarder, étant donné que les gens agitent des tabourets dans de grands mouvements seulement à moitié contrôlés. Et le pirate, il devient quoi ? Se demande-t-elle distraitement.
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Pedro de Sousa
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Dim 25 Mar - 12:46
Irys : 1714077
Profession : Pirate
Pérégrins -2


Quoi "ouai ouai" ? La donzelle à la coupe punk jouait la pantouflarde ? Ohhhhh pour sûre que ça n'allait pas durer ! Vu l'anarchie ambiante, elle allait bien recevoir quelqu'chose sur l'coin d'la gueule qui allait la faire participer aux festivités musclés se dit le Vieux Loup intérieurement. Son singe d'ailleurs ne manqua pas l'occasion de la taquiner en lui balançant des coquille vide de cacahuètes non sans exprimer son contentement.

- Wouhh! Wouhh ! Wahhh ! Wah ! Hi hi Nia nia !

Cela ne semblait suffir, pas même lorsqu'un gaillard du groupe qu'avait provoqué sans complexe s'approchait dangereusement d'elle. Les paumes en guise de drapeau blanc? Elle se croyait où ? Au bal des guinguettes ? Ahah! Finalement, alors que de Sousa tambourinait à coeur joie sur le pif d'un type à l'aide de son exosquelette de bras, le le cassant à grands éclats de rire gras, voilà que la balafrée sortait enfin de sa "zone de confort" dixit Philippe Etchebest ! Un regard en coin, Pedro admirait la souplesse dans les mouvements de sa partenaire de beuverie, quelques salaces pensées à l'esprit, un 69 des plus sportif ! Hmmm Oula je m'égare ! Mwouhaha ! Envoyant finalement au tapis l'assaillant après un enchaînement (ou combô pour les puristes) : coup de talon - saut - coup de pied = FATALITY !

- Hé bé ! T'es souple la balafrée ! Tu cache bien ton jeu! MWAHAHAHAH !

S'il se montrait jusque là plus amusé par les échanges bon enfants de coups de pieds et coup de poings, quelque chose de plus sérieux lui fit froncer les sourcils alors qu'un ivrogne venant de le manquer à trois reprises. Les fameux types qu'il avait provoquait sortaient des couteaux et ça ça n'augurait rien de bon. Soulevant alors le pillier de bar dans les airs au dessus de ses épaules, il se retourna dos à Alyvsha, l'avertissant.

- CHAUD DEVANT !!!!

Avant de propulser sa bombe humaine qui gesticulait veinement au dessus de la charmante punk, pour venir s'effondrer comme une boule sur les quilles que representait les gaillards munis d'armes blanches. La demi douzaine d'adversaire s'effondra, laissant Pedro dégainer son coutelas.

- Hey ma beauté, j'crois qu'ces gars ont pas apprécié mon humour, t'as d'quoi te défendre ? Ils ont l'air d't'avoir foutu dans l'même sac qu'moi! Ahah!

Au même moment le perroquet déploya ses ailes à la robe sublimement colorée, s'offrant un majestueux vol plané pour venir bombarder ses sécrétions blanchâtre sur le groupe qui se relevait difficilement, augmentant sans doute un peu plus la colère des adversaires du duo. Se positionnant finalement côte à côte avec la balafrée, Pedro la gratifia une tappe sur l'épaule.

- J'te laisse le plus costaud ! Exci... enfin j'veux dire, fait moi encore rêver ! Huhu!




C'est qui l ' Patron, c'est qui !?? AHAH !!

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Alyvesha
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Lun 9 Avr - 22:27
Irys : 345642
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Les couteaux… Normalement, c’est le moment où Alyvesha aurait déjà dû être loin, en fuite, dans un autre bouge minable qui n’a pas encore explosé. A la place, elle se retrouve dos à dos avec un pirate et son cirque obsédés, contre des marins-pirates hargneux et agressifs qui se sont brusquement décidés à lui faire la peau. Et ce qui partait d’une petite bagarre traditionnelle est devenu un coupe-gorge dans lequel il faut maintenant se défendre ou clamser après s’être vidée de son sang dans la salle commune. Et elle ne se fait aucune illusion sur ce qui peut se passer entre le coup de surin et la mort. Ce qui peut après, ça l’indiffère davantage…

Un coup d’œil vers la cuisine. Trop loin, là, comme ça.

Le muffle d’en face a un tatouage qui couvre son cou et une partie de son visage, et des cicatrices pleins les avant-bras. Une personne sympathique, elle n’en doute pas un seul instant, et son couteau semble tout petit dans son énorme pogne. Mais ce n’est qu’une impression, parce qu’il est aussi gros que le sien, celui qu’elle vient de dégainer en prenant un rictus menaçant dont elle sait qu’il plisse sa cicactrice à elle de façon charmante. Pupilles dilatées, narines qui inspirent avec précipitation, cardiogramme gonflé à bloc, l’adrénaline coule à flots pour tout le monde, et les brumes de l’alcool s’éloignent pour être remplacées par celles du combat.

Bien ma veine, songe-t-elle confusément alors que Pedro lui file un coup de coude par inadvertance, peut-être.

L’autre voit ça et en profite, parce qu’il faut bien faire quelque chose, et qu’hésiter avant d’aller frapper une femme, ça fait quand même mauvais genre. En tout cas chez les marmules, puisqu’il avance brusquement et sa main libre jaillit vers le poignet d’Alyvesha. Elle tourne la main de façon à lui couper un doigt ou trois, mais ne réussit qu’à lui faire une longue estafilade avant qu’il ne recule le bras. Mais le reste du corps est tout proche, et ce n’était de toute façon pas son but en parant. Le poignard de la criminelle continue son chemin vers la main armée du marin et les deux lames s’entrechoquent.

Bizarrement, celle de l’homme tombe la première, mais il attrape et tord vicieusement le poignet de sa victime avant de peser de tout son poids sur elle. Sous la simple action de la gravité, Alyvesha tombe –à nouveaux, note-t-elle avec dépit, au sol. Au-dessus d’elle, il est clairement en position de force et lui flanque une baffe qui l’assomme et lui fait se mordre l’intérieur des joues. Puis son poing commence à fracasser méthodiquement ses côtes. Chienne de vie.

D’un mouvement du poignet, du bout des doigts, Aly attrape le planteur caché dans sa manche et et l’enfonce jusqu’à la garde, et même un peu plus, dans la cuisse de l’autre, qui pousse un beuglement de douleur. Une pluie de postillon lui tombe sur le visage et elle en profite pour le déloger, ainsi que son arme, d’un coup de genou. Il l’attrape par le col de sa veste, qui se déchire sous l’usure, laissant apparaître une couche de vêtements en-dessous. La jeune femme attrape une carafe qui a roule au sol dans la confusion et la lui brise sur le crâne.

Le blanc de ses yeux montre qu’il est étalé pour au moins quelques instants et elle roule par terre pour se relever en reprenant ses armes, les lèvres retroussées sur des dents ensanglantées. Mais qu’il fasse quelque chose, ce putain de capitaine à la manque !
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Pedro de Sousa
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Mar 10 Avr - 14:39
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Loin d'être effrayé par cette menace des plus sérieuse, le Capitaine de Sousa semblait paradoxalement plus que ravi de cette rixe au parfum bien plus dangereux que prévu. Se faisant provocateur, narguant ses adversaires, il avait pu compter sur son volatile pour perturber un peu plus ses assaillants alors que l'établissement baignait dans un no man's land le plus total. Réduisant l'un de ces adversaire au silence après que ce dernier n'eut la présence d'esprit de se protéger du coutelas dont la lame goutta sans peine le coeur du malheureux, il observa le duel entre le colosse et sa compagne de tablée. Le spectacle n'avait rien de décevant bien au contraire et même si la charmante punk avait prit cher, elle semblait disposé de ressources qui lui permirent au final de vaincre son agresseur, le mettant au tapis pour un bon moment.

Pour autant, s'ils avaient réduit leur menace de deux éléments, ils n'étaient pour autant sorti d'affaire. Qu'allait donc faire ce putain de Capitaine à la manque comme dirait Alyvesha? Ah ma fois! Attrapant sa complice par sa crinière, il inclina sa tête vers le coté avant de la gratifier d'un fougueux baisé, que dis-je d'une bonne pelle comme on dit dans le jargon avant de la relâcher et humecter ses lèvres pour finalement le revers de son bras devant sa bouche comme s'il venait d'étancher sa soif.

- Cadeau d'bienvenu! Et si ça t'plait pas, tu m'foutra une beugne plus tard! AHAH!! On a du pain sur la planche.

Sur ces mots, il dégagea les pans de sa veste avant d'en retirer un pistolet qu'il envoya dans les main de sa comparse et se saisit de son jumeau. Il était temps de faire parler la poudre et il espérait qu'elle sache utiliser une arme à feu d'ailleurs, mais elle ne manquait pas de ressources après tout!

- Il s'appel revient hein! On en dézingue deux trois et on s'arrache! J'espère qu'tu connais les ruelles et qu't'as une planque! J'gage que ces types ont d'autres amis dans c'trou à rats. A moins qu'tes une idée d'génie!

Sur ces mots, il retroussa ses manches avant de renverser la large table qui les séparait de leurs assaillants, ainsi ce terrain un peu plus accidenté devrait les ralentir tandis que le duo ferait parler la poudre le temps de fuir. Préparant sa barricade de fortune, Pedro syeuta sur deux bouteilles rempli d'alcool qui avait miraculeusement était épargné par toute cette castagne qui sévissait en tout sens, les rangeant à la hâte dans le revers de sa veste non sans adresser un clin d’œil complice à la punk son alliée de circonstance.

Sifflant soudainement en direction de son petit singe de compagnie, il lui lança son coutelas avant que Baggo s'en saisisse et commence à couper un cordage fixé au plafond où un lustre semblait y être accrocher, cela permettrait au duo de gagner encore de précieuse seconde à n'en pas douter!




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Alyvesha
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Dim 22 Avr - 22:34
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Alyvesha regarde le pistolet qu’elle tient en main. Lourd, assez gros, il paraît énorme dans ses mains, mais elle saura largement suffisamment bien s’en servir. Le seul problème que cette arme lui pose, en fait, c’est celle de la cible. C’est que le capitaine en ferait une belle, et qu’il commence salement à lui courir sur le haricot. Elle a pas l’habitude de se laisser faire, après tout, et depuis la dizaine de minutes qu’elle le fréquente, elle tombe sur des situations de pire en pire. Ce genre de personne, c’est un genre de maladie totalement transmissible qu’elle doit refiler au plus vite à quelqu’un d’autre. L’archétype de l’alcoolique chanceux, mais tous ses potes à lui clamsent dans les merdes qu’il provoque.

Mais bon, le flinguer maintenant, c’est s’exposer aux attentions poussées et non-désirées des autres clients du bar. Donc c’est vite vu.

Elle tire dans le tas, et l’odeur de la poudre, acride, vient se superposer à celle de l’alcool renversé pour un cocktail dans la droite lignée du dernier qu’elle a avalé. En face, à cause des détonations, et parce que ça les change des couteaux et inverse salement le rapport de force, ils se sont tous jetés au sol ou derrière leurs petits camarades, blessés peut-être, morts qui sait ? Et, surtout, qu’est-ce qu’elle s’en tape. Le canon du revolver fume encore que le lustre daubé qui éclairait mal la seule pièce du bouge infâme vacille et chute au milieu de la pièce dans un grand fracas d’échardes et des étincelles volent des bougies pour allumer les flaques d’alcool renversé et les quelques vêtements encore secs.

Ni une ni deux, ils font feu des deux fuseaux, prouvant par là-même qu’ils ont de la suite dans les idées. Ils bondissent par-dessus la table, et elle jette le flingue inutile au sol, histoire que le capitaine ne le retrouve jamais. Juste devant elle, il esquive les mains qui se tendent, distribue des bourrades pour dégager un chemin, et elle se coule dans sa trace sans trainer. Ce n’est que quand ils sont près de la porte qu’elle sort un couteau et tente de le planter dans l’arrière de la cuisse de la cause de cette triste affaire.

Mais il court vite, et elle manque l’artère. Pas de bol.

A la place, elle laisse une longue estafilade sur la fesse gauche, et cache prestement son arme dans sa manche, comme à son habitude. Puis ils sont dehors, et après la chaleur étouffante, l’air frais leur permet de reprendre leur souffle, de voir à quel point ils sont essoufflés. Alyvesha palpe précautionneusement les parties de son corps où elle se souvient avoir été frappée, et fait la grimace. Puis les autres, aussi, des fois que. Mais ça va. Ils reprennent rapidement leur route pour s’éloigner du port, et de ses tavernes, et des amis de leurs adversaires de la soirée. Et évidemment qu’elle connaît des planques.

Dans son état, elle sait exactement ce qu’il lui faut, et c’est un peu d’opium. L’autre suit clopin-clopant, et elle réussira bien à continuer à le faire raquer. Puis elle se souvient, de manière totalement inopportune, en voyant un couple s’embrasser sous un lampadaire.

« Plus jamais ça, vieux crasseux, pigé ? Sinon j’te surine. »
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Pedro de Sousa
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Ven 27 Avr - 22:37
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Les rix devenaient légions ce qui permettrait sans doute au duo de filer au nez et à la barbe de leurs assaillants. Seulement avant d'espérer pouvoir prendre la fuite, il fallait  donner du file à retordre à leur ennemi et surtout diminuer leur rang. Forcé est de constater que sa ravissante punk balafrée excellait un pistolet à la main  trouant de ci de là les individus qui approchaient menacant. Quel ne fut pas ensuite sa satisfaction  de voir ce large lustre vaciller avant de s'effondrer sur leur assaillant. Nourrissant lui aussi le feu de son canon, il vit alors l'opportunité rêver de prendre ses jambes à son cou, évitant quelques pochetrons au passage et un vilain coup de lame de son complice qui avait préalablement lâché son pistolet.

Bien heureux de retrouver finalement l'air libre  il respira à plein poumons avant de sentir une gênante piqure au niveau de son fessier. Se tournant sur lui même  il vie alors son froque taché de son avant de s'esclamer.

- Bordel, pour sûr un ivrogne, son taisson d'bouteille à maqué sa cible pour y m'à laisser une sale égratignure.

A mille lieux de s'imaginer que c'était ni plus ni moins qu'Alyvsha qui avait chercher à lui nuir, il haussa simplement les épaules grimacant avant de talonner sa complice de circonstance. La bougresse à la tignasse mi rasée mi longue se décida à emprunter une ruelle, passant alors non loin d'un couple s'embrassant sous un lampadaire, gratifiant le Capitaine de Sousa d'une remontrance déterminé ce qui amusa plutôt ce dernier qu'il fallait justement éviter de lancer dans ce genre de conversation.

- Hého ! Pourquoi qu'tu t'emporte ?! Ah j'sais !  T'es une putain de brouteuse de miou hein? Avoue! Héhé ! Bon bon ça marche, plus jamais ça... mais la prochaine fois à la place t'aura ma queue dans ta bouche ahah! Quoi tu  a m'suriner aussi ?  Merde t'as un balais dans l'cul ou quoi?

Il renifla ses propres aisselles avant sentir s'une paume son haleine avant d'haussant encore des épaules, semblait ne pas comprendré.

- Écoute ça va, ça sent pas le rance hein!?  T'aime pas les plus vieux? T'es plutôt cougare ? Bref magne ton cul, on va bientôt nous prendre en chasse. Du coup c'quoi ton projet?

Nul doute qu'il raquerait et plus encore si il y avait l'opportunité de fumer l'opium, mais garre à ce que ni l'un ni l'autre ne de retrouve totalement déchirées, étalées comme des loques humaines. En tout cas le Vieux Loup avait décidé de faire confiance à cette étrange personnage à la dégaine atypique mais qui avait d'la gueule pour Pedro .




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Alyvesha
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Dim 13 Mai - 17:49
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« C’est ça, j’peux pas blairer les vieux crasseux, ni les femmes, ni les jeunes, ni les propres, ni les pauvres, ni les riches. Il te faut un dessin ou t’as compris ? J’connais un chouette coin, sinon. »

Il lui emboîte le pas. Vu qu’il est là pour lâcher les piécettes, elle va pouvoir viser un poil plus haut que d’habitude, un endroit où elle est allée qu’une fois un jour de liesse. Elle avait dû soulager un bourgeois perdu de sa bourse et sa montre dans une ruelle obscure et glauque, probablement. Oui, c’était ça, il cherchait à s’encanailler. Au moins, il était rentré en vie chez lui, et pour ça, il lui avait diablement reconnaissant. A son aide, et au fait que la pointe de son couteau s’arrête à sa peau, sans aller au fond des choses.

Il faut quelques rues qui s’éloignent du port, ses canaux, ses entrailles de poissons qui pourrissent et surtout ses marins en goguette pour arriver à un bâtiment aussi sale que les autres, dont la porte est un simple battant de bois. Derrière, c’est un pan en tissu isole la pièce suivant, une entrée banale avec un comptoir qui moisit sur place au moins autant que l’homme derrière. La mine patibulaire, il lève des yeux vides et menaçants sur eux, en gardant les mains cachées. Gourdin, couteau, ou plus probablement un tromblon qui ne marche qu’à moitié doivent se trouver juste hors de vue. C’est qu’il fait un métier dangereux, et c’est pas des drogués de bas étages qui vont…

Alors qu’il les jauge, tous les deux crades, tous les deux abîmés, le perroquet jette un croassement qui ressemble furieusement à une insulte inarticulée.
« Pour deux ? Pas de coucheries à l’étage. »
Alyvesha montre les dents, et Pedro montre la thune. Il montre la came.

L’escalier étroit qui mène à la pièce du dessus les fait arriver dans un genre de soupente dans laquelle ils sont forcés de marcher courbés. Au terme de couloir, ils arrivent enfin dans une pièce qui tient à moitié du dortoir, à moitié de l’hôtel : tout est séparé en petites alcôves, dans lesquelles se trouvent des paillasses plus ou moins peu propres. Mais il y a peu de chances que ce soit cela qui nous dérange, se dit Aly. Le nuage qui flotte en l’air a déjà un goût de liberté pour la jeune femme, et quand elle s’allonge avec la pipe et l’opium, elle a déjà presqu’oublié son voisin, ses douleurs, et ses problèmes.

Plus que la douceur ouatée à venir.

Enfin, pas totalement oublié son voisin.

« T’avises pas d’essayer d’en profiter, ou on t’appellera Mortecouilles. »

Puis elle prend une grande inspiration, comme celle prise quand on sort de l’eau, de l’apnée. Et ça va mieux.
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Pedro de Sousa
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Jeu 17 Mai - 9:31
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Si la complice du Vieux Loup avait rapidement mit les choses aux clairs et qu'il ne s'avise plus de tenter à fricoter avec elle, c'était pourtant mal le connaître, ils reprirent tout deux leur chemin, Alyvesha le guidant dans un dédale de ruelles pour à mesure que le temps passait s'éloigner significativement du port et de ses docks. Clairement, l'environnement était sale, dégueulasse et les mots étaient bien faible avant que finalement le pirate et la punk (wow il adorait sa coupe fashion!) ne pénétre un bâtiment où le type derrière son comptoir les avisa avant de prendre la parole. Pas de coucherie??!! Heyyy, nan mais... bon... bah soit! Pedro ricana lorsque son perroquet usa de vocalise et à la vue des crocs de sa complice d'un soir. Et puis bah, il sorti sa bourse! Celle de tissu et pas de peau!! Ahah.

Payant la prestation, enfin il ne savait pas encore trop où il avait mit les pieds, il suivi la jeune femme au visage balafré, empruntant un escalier qui menait à l'étage du dessus avant d'atteindre au fond d'un couloir une étrange pièce au plafond particulièrement bas qui avait des allure de dortoirs. S'allongeant alors face à Alyvesha, il comprit qu'il se trouvait dans un lieu un peu particulier qu'il affectionnait lui aussi, un salon réserver aux adidct de l'opium. Attrapant alors la pipe, il imita la jeune femme se prélassant, se noyant dans l'ivresse de cette drogue puissante. La gratifiant d'un large sourire à sa remarque, le pirate prit lui aussi une grande inspiration en laissant s’infiltrer le poison dans son corps.

- Du calme ma jolie! On s'relaxe... pis très franchement mortecouilles c'est pas si dégueulasse dans la perspectives que tu m'les vides avec ta gorge! Ahahah!

Le ton était des plus détendus, il ne semblait pas vouloir insister sur ce sujet au risque d'effectivement trouver querelle avec la punk! Encore que l'idée d'une combat dans une couche ou a meme le sol n'était aps des plus inintéressant. Mais a cette pensée, il refixa la jeune femme pour commencer a bavarder.

- Bon, parl'moi d'toi un peu! Tu vis comment ici?! T'as un boulot fixe ou tu fais qu'des ptits larcins pour subsister?



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Alyvesha
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Lun 28 Mai - 12:49
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A mesure que la fumée d’opium se répand dans ses poumons, puis monte à son crâne, elle sent une vague cotonneuse, ouatée, la recouvrir. La douleur naissante sur son côté, et sa main gauche, sont reléguées à une impression lointaine. Ses paupières s’alourdissent confortablement, pas assez pour l’endormir. Et dire qu’il y a quelques années, une simple bouffée suffisait à l’envoyer vers douze heures de sommeil… Non, là, elle se contente de profiter de la sensation, en gardant l’inspiration le plus longtemps possible dans ses poumons, à savourer la faible impression de brûlure.

Elle souffle la fumée dans un long trait qui s’envole rejoindre le reste du nuage au niveau du plafond. Après tout, quel est le mal à discuter un peu ? Elle ne le reverra plus jamais après cette nuit, probablement, et elle se demande même s’il n’a pas une forme d’impuissance. Après tout, le dicton ‘’C’est ceux qui en disent le plus qui en font le moins’’ a une part de vérité certaine. Il est peut-être homosexuel, ce qui doit être très mal vu dans la piraterie. Quoique l’embrassade… Mais ses couteaux sont toujours à portée, et elle s’en tiendra à sa promesse. Un testicule en bois, pour un marin, au lieu de la jambe, finalement, pourquoi pas…

« Pas d’boulot fixe. J’viens d’Aildor, à la base, j’ai débarqué y’a quelques mois suite à des complications. »

Elle a un rictus.

« Depuis, j’bosse à me creuser un trou dans le patelin. Ça avance plutôt pas trop mal, en tout cas j’crois bien que j’commence à être connue dans les cercles qui vont bien. Et c’est pas l’association des boulangers du plan des versos. Quoique… J’suis allée les voir plusieurs fois, heh. »

Nouvelle longue bouffée, un peu de silence, entrecoupé par le craquement du parquet vermoulu et le chantonnement dissonant d’un gars qui plane. Ou une nana ? Difficile à déterminer, à cause de la tessiture. Mais c’est foutrement irritant, et elle n’a pas la seule à le penser, quand des coups retentissent contre les murs minces.

« Oh, il veut pas fermer son claque-merde, l’eunuque ? Gueule une voix de baryton. »

Ça s’agite juste encore un peu avant que le calme ne revienne.

« … En même temps, reprend Alyvesha, les gangs, c’était plutôt mon truc. J’fais pas grand-chose d’intéressant, mais ça suffit déjà à déranger les miteux qui dirigent des bouts du coin, ça prouve bien que j’fais les choses bien. Et comme larbiner pour qu’un autre s’en foute plein les fouilles, c’est pas mon truc, forcément, ‘sont jaloux. »

Silence, encore. Une autre inspiration, et ses yeux s’étrécissent comme si elle avait sommeil, mais en fait elle calcule.

« Y’a ces types, ‘sont pas bien nombreux, mais ils m’emmerdent bien en ce moment. Même pas moyen de se balader tranquille dans les rues. Pour ça que j’étais du côté du port, même si c’est pas trop mes habitudes. Genre c’est leur territoire, que j’ai pas le droit d’y faire mes affaires. Veulent juste me prélever le fruit de mon travail durement acquis, ha. »

« Enfin, tu vois savoir, en fait, vu que c’est ton boulot aussi. D’ailleurs, ton équipage, z’etes nombreux ? Contrebande ou larcin ou piraterie ? »

C’est toujours bien de savoir plus en détail qui on veut envoyer au casse-pipe.
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Pedro de Sousa
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Mer 30 Mai - 15:01
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L'opium avait pour effet de délier les langues, pas trop quand même hein, je vous vois venir bande de pervers! Alyvesha semblait addict de cette pratique et elle semblait d'ailleurs bien tenir sous l'effet de ce puissant poison. Entre deux longue bouffée, la punk se dévoilait donc au capitaine pirate, lui indiquant dans un premier temps être natif d'Aildor avant de lui faire partager sa situation de Louve solitaire dans les bas fond de cette cité. Elle côtoyait les gangs ou plutôt s'amusait à les affronter en leur prenant leur part de marché, cette fille avait du caractère et si elle était encore vivante aujourd'hui, c'est bien qu'elle était assez intelligente et débrouillarde pour survivre en milieu hostile.

Souriant sous sa barbe, entre deux bouffée, le Vieux Loup écoutait religieusement le discours de sa compagne d'infortune et il appréciait également son verbiage assez cru marque de fabrique qu'il affectionnait et dont il était également très friand. Ah, une créature comme ça au pieu, ça doit donné autant dans l'effort physique que dans les vocaliste, pour sûre !! Ah ah ah!! Enfin bref, ne nous égarons pas les petits loups. Finalement, Alyvesha s'intéressa naturellement à en savoir d'avantage sur le pirate en retour, rien de plus normal en soit, échange de bon procédé. Haussant des épaules, il lui lança volontiers la réplique.

- Boahh c'que j'vois bien qu'est une abeille qui sème et r'mue la merde! Ah ah! C'tout à ton honneur j'dois dire! Pis... si on est nombreux?!! Ma fois! La place est limité dans un Shooner, j't'apprend rien, moins d'une vingtaine quoi, à la louche!

Il marqua une pose, avisant la gonzesse avec sa tignasse rasé d'un coté qui lui donnait un putain de style de la mort qui tue, rajoutant donc plus sérieusement.

- Mais attend toi à entend'parler d'moi dans les prochains mois ma jolie! Héhé. J'suis sérieux, j'vais faire les gros titres des journaux d'Alexandria, pour sûre, mais j't'en dirais pas plus. C'que j'ai d'l'ambition ma jolie. T'connais la Flamme Noire?! S'tu crois qu'vais resté un bon p'tit capitaine, c'mal m'connaitre. Alors ouai, j'ai p'tètre qu'une vingtaine d'forban à mes cotés, mais j'te prend l'pari d'me r'voir dans l'année à la tête du double voir du triple!

Il plissa les yeux un instant, cette femme était une pompe à fric, c'était son gagne pain et lui divulguer de telle information lui mettrait forcément la puce à l'oreille, alors autant mettre les choses aux clairs.

- Mais t'avise pas d'me prendre pour un d'tes pigeons à déplumer ou a sucer les bourses! Enfin celle en toil j'parle, héhé! J'ai plus d'irys que tu pourra jamais t'en offrir! J'pourrais m'en faire couler chiotte en or massif juste par caprice! T'aura comprit, j'suis dans la pira'trie, la contre'bande c'pour les pédales sans couille et l'larcin s'pour les démuni comme toi! Ahah! Sauf ton respect hein, on peu bien plaisanté un peu!

Il reprit alors son sérieux après cette écart de conduite non sans laissé à nouveau ses poumons se remplir d'effluve d'opium.

- Et sinon, t'as d'ambition ou t'as juste envie d'vivre une vie insignifiante?! Faut qu'sache si t'mérite pas qu'j't'aide à te débarrasser d'ses nuisibles après tout! T'es loin d'être conne hein, on a rien sans rien! Héhé! A défaut d'te prend l'cul, j'pourrais t'offrir quelqu'contrats si ça t'intéresse ma jolie.

Sachant la jeune femme pouvant prendre la mouche et réagir au quart de tour, il laissa trainer une main non loin de ses affaires au cas où elle aurait la mauvaise idée de l'agresser. Mesure préventive.



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Alyvesha
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Dim 24 Juin - 10:39
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Elle a un petit sourire en coin, le côté où lui ne peut pas voir. Puis elle reprend une bonne bouffée d’opium, qu’elle savoure dans ses poumons jusqu’à la brûlure familière, agréable, et déjà presque complètement étouffée. Enfin, elle exhale doucement, sans fioritures, et regarde la fumée lui piquer les yeux. Pas de doute, son poisson est ferré. S’il est venu du bar pour la sauter, puis qu’il l’a suivie jusque-là pour parler affaires, c’est que c’est entendu. Maintenant, il reste plus qu’à miser sur l’avenir, et ça, elle sait faire.

« J’ai l’honneur de trainer avec une vraie star. J’t’appelle Monseigneur, aussi ? … Nan, réponds pas. Mauvaise idée. Serait foutu de dire oui. »

Elle joue pensivement avec sa pipe.

« Sûr que j’vais pas cafter. Les condés, c’est pas trop mon truc, t’vois. Moi j’dis qu’on règle nos affaires entre nous, et qu’les grands ont qu’à bien s’tenir. Et bien tenir leurs richesses au chaud en attendant qu’on arrive. »

Un gros coup en préparation ? L’information, c’est toujours utile, même pour pas la refiler à d’autres, surtout pour l’utiliser pour soi. Toujours faire des plans, c’est comme ça qu’elle s’accroche, c’est comme ça qu’elle a appris à Aildor. Distraitement, elle écarte le gros poignard de sa ceinture pour pas qu’il lui rentre dans le côté. Mais elle le garde toujours bien à portée de main. Elle craint plus trop Pedro, il parle affaires maintenant. Cela dit, on sait jamais. Ça se trouve, il va faire un bad trip.

« J’peux demander ce que c’est, par curiosité ? Promis j’dirai rien. »

Au pire il dira non, ou demandera un prix trop cher en échange. Et comme elle a pas grand-chose à offrir, ce qu’il va demander sera évident. C’est pas grave, ça les occupera un peu pendant qu’elle consomme. Et ça fera une petite distraction avant qu’elle l’envoie là où elle veut.

Finalement, elle reprend d’elle-même.

« Nan, laisse tomber, j’veux pas savoir, en fait. Ça m’permettra de voir si toi aussi tu vaux la peine. Pasque j’cherche du boulot, des trucs un peu plus juteux que le bas de gamme ordinaire, mais ça veut pas dire que j’vais m’foutre avec n’importe qui, t’vois ? Nan, faut un acheteur qui en vaille la peine, et il n’y a que maille qui vaille, tu suis ? »

Ouais, avec un peu maille, tout ira bien mieux.

« J’donne dans tous les genres, escroqueries, vols, intimidations, racket, élimination s’il faut, mais j’suis pas une pro. J’ai déjà géré mon gang à Aildor, et j’compte bien faire pareil ici. C’est pas foncièrement différent, juste les gens sont plus tendres. Autant dire que c’est cadeau pour moi, mais il me manque la mise de départ pour entrer sérieusement dans la partie. Tu vois le genre ? »

Et voilà que, contre son intention première, elle s’échauffe dans son discours, malgré la picole, malgré la came. Elle se surprend elle-même, ne pensait pas avoir encore la passion pour. Mais c’est davantage un esprit revanchard qui l’anime, l’envie d’arrêter de flotter dans les caniveaux d’Alexandria.

« Des contrats et du boulot régulier, tant que c’est bien payé, je prends. Mais j’me fous pas sous les ordres de personne. J’rends juste des services et j’bosse pour ma gueule. Si ça, c’est clair, alors on peut causer. Et si tu m’aides sur ce coup, j’veux bien accepter une dette que j’te rendrai à la prochaine occaz, ce qui m’semble parfaitement réglo. »

Là, le filet est lancé.
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Pedro de Sousa
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Lun 25 Juin - 8:46
Irys : 1714077
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Pérégrins -2
Une chose était sure, l'opium déliait les langues et détendait l'atmosphère par une verbe légère. Si elle pouvait l'appeler "Monseigneur"? Il en eut dans l'instant la terrible envie d'exploser de rire et de lui accorder cette burlesque faveur, mais la "style punk" sembla se raviser en évoquant plutôt des choses plus sérieuses. L'intérêt pour Alyvesha était assez atypique car elle ne présentait qu'un intérêt moindre, une pauvre fille de bas quartier qui vivait de petits larcins, Pedro aurait pu lui fausser compagnie et s'en retourner à ses propres affaires. Seulement la balafrée possédait un certain charisme et le Vieux Loup de Mer semblait sensible à sa personne, aussi insignifiante soit elle.

Riant de bon cœur entre deux bouffées de poison, la verbe et le caractère de sa comparse d'infortune lui plaisait suffisamment pour continuer ce petit bout de chemin qui pouvait satisfaire les deux parties en présence. Se montrant curieuse elle se ravisa dans l'instant et à juste titre car un Capitaine pirate digne de ce titre n'aurait rien révélé de plus à une presque parfaite inconnue et même si cette dernière aurait user de son corps pour l'obtenir. Mais de toute évidence ce n'était pas ce genre de femme qui faisait face à Pedro, non loin d'user de ses charmes elle préférait user de tes compétences martiales et de sa verbe tranchante.

S'en suivit alors un juste retour d'informations, Alyvesha divulguant ses affaires et ses méthodes dans cet univers hostile qui pourtant faisait pâle figure si on le comparait à l'univers d'Aildor bien plus dur! S'il suivait le prince de "maille qui vaille", le Capitaine de Sousa ne semblait vouloir interrompre sa vis à vis qui enfin avait la langue bien pendante! Ancienne meneuse de gang à Aildor elle désirait relancer ses affaires, seulement il lui manquait justement de la maille. Soudainement, alors qu'elle venait de lancer son filet sur le Vieux Loup, ce dernier interrompi sa consommation d'opium.

- J'crois qu'as été assez clair, on va pouvoir causer ma jolie...

L'instant était étrangement solennel car quand Pedro était en affaire, il était en affaire même s'il pouvait se montrer souvent détendu et graveleux. Là, une occasion de ramifier son réseau s'offrait à lui, en misant sur une carte qui ne possédait encore que peu de valeur, le risque étant de fait mesuré.

- March conclu, j't'aide, tu m'dois une dette et ensuite, si ça m'convient, t'auras quelques p'tits contrats qui t'permettrons d'bien arrondir tes fin d'mois. Mais 'tention, si t'es pas réglo tu fini dans mes cales et j'te f'rais passer ton ptit cul d'vant chacun d'mes matelot, imagine pas l'résultat final hein!

Là, pour une fois, le pirate ne semblait plaisanter, une traîtrise et il la pourchasserait pour la donner en pâture à une vingtaine d'homme, perspective qui refroidirait certaine toute idée de le flouser. Le filet d'Alyvesha était donc jeté et elle ramener une belle prise, celle du Capitaine Pedro de Sousa, à présent qu'allait-elle en faire lorsqu'elle le remonterait dans sa barque de pêcheuse?



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Alyvesha
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Mer 15 Aoû - 10:52
Irys : 345642
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Les menaces l’indiffèrent au plus haut point. Un long exercice de la trahison, dans les deux camps, lui a bien appris que si quelqu’un souhaite disparaître, c’est une chose facile à faire, et ce n’est pas un pirate pouilleux qui risque de la retrouver. Première étape : aller à l’intérieur des terres de plus de dix kilomètres et il devrait être perdu, à peine savoir marcher à cause de l’habitude du roulis et souffrir l’absence de sa femme, l’eau salée. Et sans aller jusque-là, Alyvesha joue déjà à cache-cache avec le monde entier dans Alexandria. Elle étouffe un baillement, ça ferait mauvais genre alors qu’elle est justement en train de remonter son poisson. Puis il a quand même l’heure sérieux quand il le dit, quand il négocie.

A la reflexion, elle pourrait prétexter que le baillement vient de l’opium et le fait, à s’en décrocher la mâchoire. Il pourra bouder plus tard, s’il veut, le vieux Pedro.

Elle reprend une bouffée d’opiacés, et sent que ses paupières sont un poil plus lourdes. Pour ça aussi qu’elle est là. Maigre sourire.

« Deal. »

Elle fait passer sa pipe dans l’autre pogne et tend la main pour sceller le pacte qu’ils viennent de négocier. Quand il lui attrape la paume, elle serre fortement, et lui normalement. Autant dire qu’elle a les doigts broyés dans la sienne, bien plus grande. Bah, son couteau est plus grand que sa…

Elle se secoue.

« Là où on va aller, c’est un peu plus vers l’intérieur de la ville. ‘Sont une quinzaine, p’tet une vingtaine les jours de liesse. Le souci, ce sera de tous les chopper au même moment, mais j’ai déjà suffisamment rôdé dans l’coin pour avoir une assez bonne idée. Ils ont le premier étage d’un genre de hangar moche. »

Moche, c’est le mot. Le bâtiment a de la brique marron qui commence à moisir et des fenêtres totalement opaques. Mais ça, c’est probablement pour éviter que les gens puissent voir ce qui se passe à l’intérieur, notamment les vis-à-vis.

« Ils utilisent le rez-de-chaussée comme espace de stockage de leurs petits trafics : y’a des caisses, et un amoncellement un peu bordélique de trucs fauchés à droite à gauche. Quelques types surveillent généralement le hangar quand les autres vadrouillent, mais ils se retrouvent une fois par semaine pour partager le butin et faire la chouille. »

Elle a beau être au fond du trou, elle fait des efforts pour en sortir. C’est qu’elle compte bien profiter d’escalader un peu l’échelle sociale pour se foutre à l’abri des emmerdes, et ça constitue une bonne étape.

« Là, ils devraient pas être bien frais. Et si j’me souviens bien du trajet et des rues, on doit pouvoir y être en une demi-heure ou trois quart d’heures, à pinces. »

Ouais, en prenant la rue juste à droite en sortant, en traversant la place puis… Ouais.

« Du coup, maintenant que c’est un marché conclu, tu vas chercher ton équipage, Cap’taine ? A deux, on serait un peu juste, et ça serait dommage que y’en ait qui s’en sortent parce qu’on est pas assez. »

Ou qu’elle-même passe l’arme à gauche pendant les hostilités. Ça fait bien longtemps qu’elle ne se fait plus d’illusions sur ses capacités martiales, et si elle n’a plus mal au côté, elle sent quand même une certaine raideur. Et personne n’est capable de buter quinze personnes tout seul, en silence, sans qu’aucun ne s’échappe. Sauf p’tet les magiciens sauvages de l’ouest quand ils ont fumé de l’encens et enculé leurs chèvres.
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Pedro de Sousa
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Ven 17 Aoû - 13:22
Irys : 1714077
Profession : Pirate
Pérégrins -2


Pedro n'était pas dupe, le type d'individu comme Alyvesha se lavait bien le cul de ce genre de menace, seulement, autant lui offrir quelques "juteuses" perspectives si d'aventure elle ne respectait pas l'accord qu'ils venaient de passer. Dans le milieu des affaires, plus encore entre deux malfrats, la "confiance" était une science abstraite et la moindre faiblesse pouvait être exploitée. Pourtant Pedro semblait croire que ce "Deal" comme la punk le nommait ainsi, était sincère. Il acceptait donc de prêter main forte à la jeune femme pour l'aider à comme qui dirait "nettoyer le terrain". Les perspectives d'obtenir un allié de poids en devenir au sein d'une cité portuaire de Daenastre n'étaient pas négligeable. Si cette opportuniste "enfant des rues" pouvait contrôler les réseaux sous terrains d'un éventuel pied à terre pour le Capitaine de Sousa et son équipage, il ne fallait pas laisser passer cette chance.

Dressant le contexte de leur futur projet de larcin, ou plutôt, l'ambitieux dessein d'exterminer toute menace afin qu'Alyvesha fasse fructifier ses affaires, le Vieux Loup, qui avait depuis quelques temps déjà boudé l'opium, semblait opiner du chef. L'objectif était simple, investir un entrepôt et éliminer tout ses occupant et pour cela, il fallait effectivement que quelques membre de l'équipage du Red Pearl prête main forte au duo improbable. Revendiquant naturellement le rôle de guide, la balafré n'attendait donc plus que le consentement de son allié de circonstance. Le pirate se redressa, l'avisant du regard.

- Attend moi d'ici une heure d'vant l'établissement. Une demi douzaine de mes gars fr'a l'affaire. Faut quand même pas rameuter tout l'quartier hein.

Se faisant, le Vieux Loup prit congé, retournant discrètement au port pour y rejoindre son rafio et sélectionner ces sept meilleurs pirates pour cette "boucherie" annoncée. Evidemment, ils n'allaient pas se pointer avec la "bite et le couteau", mais bien lourdement armée de coutelas, fusils et autres explosifs artisanaux à base de poudre à canon. Comme l'avait évoqué la punk, aucun de ces mafrat ne devait sortir vivant de ces entrepôts, mais pour autant, il allait falloir déguerpir au plus vite avant l'arriver de la milice et il espérait de ce fait compter sur la balafrat au charmant minoi pour assurer leurs retraite.

Encapuchonné dans d'amples étoffes sombres, le groupe de pirate retrouva donc la jeune femme comme convenu, Pedro de Sousa sortant du lot pour venir se porter à la hauteur de la punk, laissant la jeune femme observer les hommes derrières lui semblant à la fois excités et discipliné. Il lui tendis alors de quoi s'armer à sa guise ainsi que quelques ballotin d'explosifs accrochés à une ceinture de poitrine.

- Enfile ça, et prend c'qui t'intéresse dans mon arsenal. Mes gars et moi sommes prêts. Par contre, j'espère pour toi qu't'as étudier les lieux pour qu'on puisse prendre la poudre d'escampette après l'massacre. Et comme tu connais mieux les lieux qu'moi, on s'range à tes ordres. Y'a pu qu'à ma joli. Hé hé !

Les gars ricanèrent derrière, un peu d'exercice ne leur ferait que du bien et ce genre de mission permettait aussi de faire un nettoyage comme dirait Pedro, les plus faibles mourront sans doute et cela provoquerait naturellement un renouvellement d'effectif.



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