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Chroniques d'Irydaë
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 L'écho des pierres

Elleshar
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Dim 8 Oct - 18:23
Irys : 24999
Profession : Moissonneur d'estropiés
My'trän +2 ~ Suhury

Octobre 932
Automne


Être victime de sa propre puissance, c’était bien là le premier fardeau de l’humanité. Vous aviez trop, vous pouviez trop, et à cause de cela beaucoup oubliaient qu’au bout du compte la nature demanderait à ce qu’ils rendent. Les voyageurs au chevet desquels tu te trouvais venaient d’en faire l’expérience. Les cœurs battent encore, mais les souffles se font sifflants. Les membres peuvent encore se mouvoir, mais la douleur les force à l’immobilité. Le sang dessine sa traînée macabre dans les neiges automnales de Khurmag, mais les gens et les bêtes tiennent bon. Le convoi arrivera à bon port.

- Alors vous venez de Nalan, vous dites ?
- C’est ça.
- Pourquoi ce voyage ? Juste une envie de changer d’air, ou quelque chose de plus important ?
- Partager la ville avec les gens de Zagash n’est pas sim…
- Tu veux dire qu’ils nous pourrissent la vie ouais ! Saletés de bouffeurs de riz ! S’ils pouvaient tous aller crever au fond d’un lac avec leur Architecte ça nous ferait des vacances !

Tu n’écoutes qu’à moitié les réponses à tes propres questions, encore trop occupé à refermer et à panser des plaies pour te permettre d’y offrir tant d’attention. En réalité si tu parles, c’est surtout pour éviter aux plus abattus de s’endormir, que ceux auxquels il reste le plus d’énergie leur en communiquent un peu, que le reste du trajet se fasse avec le moins d’encombres possibles.
Ils avaient eu de la chance d’ailleurs… ou peut-être la robustesse des Bukh était-elle ce qui avait préservé ceux s’étant tenu à leur proximité, mais la conclusion reste la même : les conducteurs du convoi pressent le pas des bêtes, refermant rapidement, s’il on a le droit d’utiliser cet adverbe en parlant du pas des pachydermes, la distance entre vous et Tarluru.

Les épidermes étaient encore rougis pour certains, mais les plaies étaient déjà toutes refermées lorsque la lumière du Phare de Khurmag termina de vous avaler. Alors c’est à cela que ressemblait l’intérieur des villes… De basses habitations de pierre serrées entre elles comme pour se protéger de la promesse du froid, et leurs habitants montant et descendant les rues étroites comme une masse grouillante et désorganisée de fourmis s’adonnant à des tâches sans logique l’une avec l’autre. Les restes de l’odeur du sucre par contre, il paraît sont la signature de cet endroit particulier plutôt que de tous les points urbanisés de Mÿ’tra, et voilà sachant comme il était difficile pour les tiens d’en récolter en quantités plus qu’anecdotiques, qui t’avait l’espace d’un instant fasciné, et effrayé pour la minute suivante.
Pour la première fois depuis de longues heures, les sourires allaient bon train dans la caravane, la majorité d’entre eux en suite de questions à leur sens incongrues de ta part. Que pouvaient bien être tous ces bâtiments ? Quelle était leur utilité ? Vers lequel se dirigeaient-ils au départ, et vers lequel iraient-ils maintenant ? Avaient-ils seulement un foyer qui soit le leur ici ?

- Soyez le bienvenu parmi nous si l’envie vous vient. On vous le doit bien après toute cette histoire.

Voyage bien préparé. Ils avaient un chez eux. Un chez eux qui serait ta demeure de fortune si l’envie t’en prenait. Un chez eux dans lequel tu auras connu ton premier repas dans la ville, mais que tu auras tôt quitté pour explorer, l’œil curieux, ces contrées nouvelles.

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Althéa Ley Ka'Ori
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Lun 9 Oct - 3:02
Irys : 739538
Profession : Guérisseuse du Troisième Cercle
My'trän +2 ~ Suhury
Althéa croisa les mains en une supplique silencieuse à Möchlog. La situation l’exaspérait. Il y avait bien des choses qui suscitaient en elle une telle émotion. Les individus plus cyniques qu’elle en faisaient notamment partie ; ce sentiment provenait alors de sa jalousie plus que d’un réel ennui. Par ailleurs, les naïfs s’inscrivaient naturellement dans cette longue liste ; il ne fallait pas être devin pour comprendre en quel honneur ils y figuraient. Parfois, le simple fait de ne pas atteindre le fond d’un bocal, parce que son ouverture est systématiquement pensée trop étroite, l’exaspérait. Nul besoin de citer alors les cheveux dans la soupe, ainsi que les enfants joueurs qui s’envoient des boules de neige, lesquelles se perdent forcément au creux d’une nuque innocente ; c’est exactement là que l’eau glacée s’immobilise le temps d’une accalmie relative, qui ne dure pas plus d’une fraction de secondes, puis s’écoule inexorablement le long de la colonne vertébrale, à la façon d’un hérétique qui violerait de sa foulée indifférente un sanctuaire sacré. Toutes ces choses-là ne constituaient qu’un échantillon de ce qui était susceptible de l’exaspérer, or aucun des éléments cités ne venaient réellement à bout de sa patience.
Mais cet homme-là, par Möchlog, la portait à un tout autre niveau d’exaspération.

« En bref, vous ne souhaitez plus vivre ?
- Bien sûr que… si, haleta-t-il.
- Mais enfin, pourquoi vous a-t-on fait quérir si vous êtes incapable de le sortir de cette situation ? renchérit sa femme, non sans ponctuer sa question d’un sanglot de détresse.
- Madame, vous avez demandé un guérisseur, pas un charpentier. Comprenez que le second aurait été plus utile en l’occurrence. Je m’en vais trouver la personne que vous auriez dû appeler dès le départ.
- Mais puisque l’on vous dit qu’il ne veut pas être déplacé ! Ça le scierait en deux pour sûr ! »

L’adepte de la chouette ignora sa protestation, car la conversation tournait en rond depuis trop longtemps à son goût, et parce qu’elle n’appréciait guère les impasses. Quitte à ne pas s’accorder sur la façon de procéder, autant le faire à sa façon ! Le gueux qu’on lui demandait de soigner avait actuellement une barre de métal plantée en travers du ventre (fort heureusement à un endroit où aucun organe vital n’était pourfendu), mais refusait résolument d’être déplacé. En quoi son don de soigneur lui était d’une quelconque utilité dans cette situation ? Le couple espérait en vain qu’elle serait à même d’extirper une barre, qui était pourtant solidement accrochée à son support, pour ensuite lui prodiguer des soins. Mais il fallait à tout prix que l’homme soit déplacé, puisque la barre ne bougerait pas d’elle-même. Elle n’avait pas même plié sous son poids, pourtant amplifié par sa chute.
La panique et la couardise donnaient vraiment des pensées déraisonnables aux gens peu instruits !

Elle dévala les marches irrégulières de l’escalier jusqu’à déboucher dans le hall d’entrée, qui la mena jusqu’à la sortie, et à l’air réconfortant de la rue. Elle n’était pas une accoutumée des grandes villes, mais il fallait admettre qu’une cure de foule savait la rendre plus sereine d’une certaine manière. D’autant que son clan de nomades demeurait hors de vue pour l’instant, et un peu de compagnie, même aussi impersonnelle, comblait ce manque, ce vide en elle. Sur le seuil, elle songea à demander de l’aide au forgeron qu’elle avait vu à l’œuvre quelques rues plus loin. Elle se mit donc en route, le regard las et distrait. Sa volonté défaillit aussi vite qu’elle avait émergé dans son esprit ; ledit forgeron avait la carrure nécessaire, mais certainement pas la taille requise. Elle doutait que la force seule ne soit suffisante à la tâche.

Alors tu passas auprès d’Althéa, à contresens, et elle ne te calcula pas aussitôt. Elle te dépassa bien d’une bonne dizaine de mètres avant de marquer un arrêt net, manquant de percuter quelqu’un. Elle se retourna brusquement, presque stupéfaite tant tu surplombais les passants qui s’écartaient sur ton chemin. La jeune femme jugea que tu la dépassais d’un bon pied et que tu n’avais rien à envier au forgeron en terme de musculature. Ravie de ce signe des architectes, elle s’élança à ta suite, et parvint tant bien que mal à tes côtés. Ce fut à bout de souffle qu’elle s’enquit :

« Pardonnez de vous importuner, monsieur-le-baraqué, mais j’aurais bien besoin de votre aide. Il se trouve qu’un imbécile s’est empalé sur une barre de fonte à quelques pas d’ici, et j’aurais bien besoin de quelqu’un pour le faire glisser… dans le sens inverse. J’espère que vous avez l’estomac bien accroché. »
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Elleshar
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Mer 11 Oct - 12:53
Irys : 24999
Profession : Moissonneur d'estropiés
My'trän +2 ~ Suhury

À un œil curieux répond presque systématiquement un autre. Tu ne connais pas la ville, mais la ville non plus ne te connaît pas. Les regards jetés de-ci de-là, à analyser l’infrastructure, à épier les activités des passants, à essayer de te faire une première idée des mœurs et du fonctionnement de l’endroit t’auront rapidement transformé en une véritable bête curieuse. Parmi cette foule de passants pressés d’arriver en leur lieu de travail, ou possédant un quelconque objectif précis dans cette ville, ta lente marche contemplative faisait figure d’obstacle, non seulement physique, mais aussi intellectuel. D’un tu es grand, et force le flot humain à s’écarter autour de toi comme un rocher au milieu d’un ruisseau ; deux ton attirail de cuirs et de fourrures agencés à la débrouille, et c’est peu de le dire, sort de l’ordinaire, et particulier dans ces contrées où il est extrêmement rare de dévoiler le moindre pan de peau. N’as-tu pas froid dans cette tenue de gladiateur des forêts ? Ne crains-tu pas l’hiver qui approche ? Et bien il semblerait que la corne qui recouvre presque toute la surface de ta peau soit un plus puissant isolant qu’il n’y paraît. Tu ne survivrais certainement pas ainsi sous le Khoral, mais tant que ce n’est que l’Automne à vos portes, tu pourras avec certitude dire que la nature t’aura fait passer bien plus difficile épreuve.

Preuve de ton assurance, ou tout bonnement de naïveté ? Tu ne te formalises pas des regards s’accrochant à toi, te contentant à l’occasion de saluer les plus interloqués, ceux qui se seront trop longtemps attardés pour être totalement ignorés. Après tout, ce genre d’attention, tu le connais. Les estropiés nourrissent exactement la même lorsque tu viens à eux lors de leurs mésaventures. Dans la ville ou en pleine nature, dans la santé ou au bord des portes de la mort, ce sont toujours les mêmes expressions qui se tissent à ton approche. Il faut croire que trop peu de clans partagent les traditions du tien.

Combien par contre vouaient leur temps et leur énergie à la sauvegarde des corps et des âmes ? Combien ici s’attelaient à sauver et à guérir ? Voilà quelque chose que tu aurais aimé savoir. Lorsque la guerre faisait rage ce sont ceux de Khurmag qui ont été le plus vivement touchés, tu le sais. Tu le sais car l’histoire veut que c’est à ce moment que se soit multipliée la descendance Khurmie au sein de ton clan… et malgré tout, ceux que vous aviez accueillis embrassèrent plus facilement que n’importe qui d’autre la philosophie désintéressée de ton clan.

Ce devait donc être le hasard qui faisait qu’elle s’adresse à toi.

- Ce n’est rien, je ne faisais rien de particulier tu réponds du tac-au-tac, à peine t’aura-t-elle abordé Ça ne devrait pas poser problème. Je vous suis.

Plus question de contempler, vous vous pressiez jusqu’à l’échafaudage, scène du grotesque accident. Tu dois bien l’avouer, ton visage se contorsionna à la vue de l’individu empalé, non pas de dégoût, mais d’une expression partagée entre l’incrédulité et la recherche d’une solution. Des situations comme celle-ci, tu en avais connu, sauf que c’étaient habituellement les griffes et les crocs de prédateurs qui se plantaient dans l’abdomen d’hommes… pas des objets inanimés. Alors c’était ainsi pour les gens des villes ; puisqu’ils ne connaissaient pas le véritable danger, il leur fallait le créer. Tu aurais espéré mieux.

- Respirez le plus lentement possible et ne bougez surtout pas tu lances à l’empalé, qui semble s’exciter plus que de raison, probablement pestant intérieurement d’être livré aux mains d’un sauvage Je vais vous sortir de là, mais la chose risque d’être douloureuse. Il faudra absolument que vous restiez calme malgré tout. Ton visage se tourne vers celle venue te chercher Vous auriez des herbes lénifiantes ? Parce que l’odeur ne trompait pas, elle avait des herbes sur elle. Le mélange des arômes t’empêchait cependant de deviner lesquelles.

Vint enfin le moment où tu te plaças au chevet de l’empalé, pour fermement l’empoigner. Ta concentration se fit plus intense que de raison pour quelqu’un seulement prenant un blessé à bras le corps, mais le-dit blessé en comprendrait vite les raisons. Möchlog enseigne à ses disciples qu’il vaut souvent mieux prévenir que guérir, et c’est ce que tu faisais. Les barrières des disciples de la chouette ne sont pas qu’une simple protection guerrière. Elles sont autant un outil pour la vie que votre capacité à refermer les blessures. En l’occurrence, les tiennes se levaient entre le sein de l’homme et la surface de la barre, l’isolant autant que possible des frictions, alors que tu le soulevais lentement, le glissant hors de son pieu comme on arrache l’olive d’une pique.


PS:
 
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Althéa Ley Ka'Ori
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Ven 13 Oct - 0:26
Irys : 739538
Profession : Guérisseuse du Troisième Cercle
My'trän +2 ~ Suhury
Tu ne semblas pas hésiter une seconde avant d’accepter sa demande, et Althéa te gratifia d’un sourire reconnaissant qui valait plus qu’un remerciement exprimé à haute voix. Si elle avait pu paraître quelque peu intimidée par ta carrure lorsqu’elle t’avait abordé, elle arborait à présent une certaine confiance qui la fit te mener d’un pas assurée jusqu’à la maisonnette. Tu pris en charge la situation très vite, sans nécessité d’explication aucune. Elle en fut soulagée, car les glapissements de l’homme tapaient sur ses tympans avec autant d’acharnement qu’ils ne rongeaient sa patience. A ta question, elle acquiesça silencieusement, étonnée de ta déduction, et elle fouilla dans ses affaires en recherche d’un type particulier de graines moulues.

« Quoi, elle a dit quoi ?
- Elle en a, mon amour…
- Mais… je n’en veux pas !... On me demande mon avis, à moi ? Touchez-moi, et je vous assassine sur le champ ! … C’est pourtant clair … Il faut scier le métal avant ! »

Althéa mit la main sur l’objet de sa quête, et versa une portion généreuse de la poudre sur sa paume. Elle s’agenouilla près du blessé. Il haletait dans son mal, ses incessantes protestations et sa compréhensible angoisse. A son approche, il ferma résolument la bouche. Elle prit une inspiration, et posa sa main libre sur son front pour lui envoyer des signaux d’apaisement. Mêlant le geste à la parole, elle s’efforça au calme pour argumenter avec douceur et fermeté à la fois :

« Ecoutez-moi ; on ne peut raisonnablement pas vous laisser dépérir le temps de scier cette barre. La fièvre commence à vous embraser, une chance d’infection augmente avec le temps que vous passez avec un trou qui traverse votre flanc de part et d’autre, et je refuser d’estimer la quantité de sang qui s’écoule de votre blessure en ce moment-même, alors que vous repoussez l’inévitable en contestant mon savoir-faire. Laissez-moi procéder selon mes méthodes, et d’ici quelques minutes Möchlog vous aura rendu votre corps d’origine. »

L’empalé fit une moue d’enfant gâté à qui on refuse un présent, mais entrouvrit petit à petit la bouche, résigné. Elle lui enjoignit de ne rien avaler, mais de laisser reposer sous la langue. Il ne semblait pas ravi, mais il aurait bien moins apprécié qu’elle lui pince le nez et force la poudre dans sa bouche lorsqu’il l’aurait ouverte pour reprendre son souffle !

« Vous pouvez le soulever à présent. »

Elle t’informa ainsi que tu pouvais opérer, peut-être inutilement en vue de tes compétences insoupçonnées de soigneur, et tu t’exécutas. D’ailleurs, ce fut avec une surprise non feinte qu’à la vue de ton bouclier, elle fit :

« Oh, Möchlog !
- Ne croyez pas qu’on vous payera le double parce que vous êtes deux guérisseurs… s’empressa d’avancer l’ingrate. »

Althéa te faisait face mais tournait le dos à la charmante dame ; elle se permit donc de lever les yeux au ciel avant de t’offrir un regard affligé, sinon désolé, face à la pingrerie de ses clients. Elle partagerait la somme de façon égale, ou t’achèterais à boire une fois les soins prodigués. Après tout, le prix était si modique que doublé ou divisé de moitié, la valeur perçue ne variait que de peu. L’adepte de Möchlog ne figurait pas parmi les êtres les plus altruistes qui soient, mais elle ferait une exception pour cet argent de gueux.

Elle attendit patiemment que l’homme soit désempalé, grimaçant lorsqu’il hurlait, tout en sachant qu’il s’écriait d’angoisse davantage que de douleur. L’effet combiné du bouclier et des graines, elle en était certaine, était à même d’annihiler sa peine. Mais en sachant cela, sa souffrance, quand bien même fût-elle psychique, la glaçait aussi aisément que le Khoral qui frapperait bientôt Khurmag.
Lorsqu’il fut déposé à terre, avec un peu moins de fer dans le corps, elle lâcha simplement d’un ton glacial à l’adresse de la femme :

« Je n’escomptais pas une telle générosité de votre part, je vous rassure. »

Sa phrase n’attendait pas de réponse. Aussi elle s’attela à ses devoirs de guérisseuse, heureuse de ta présence qui l’empêchait de se précipiter à la gorge de ses patients. Elle s’efforça plutôt de refermer patiemment l’ouverture qui n’aurait dû être ouverte dans un premier temps.

PS bis ::
 
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