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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram
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 Amour, gloire et beauté [contrat ]

Gwen Feien
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Sam 8 Avr - 16:42
Irys : 358266
Profession : Voleuse
Daënar 0
Je ne sais pas trop pourquoi je m’engage là-dedans, bon à part les 30 000 irys, ce qui n’est pas une somme négligeable… C’est juste que j’ai des doutes, c’est une grosse somme. Le travail sera forcément conséquent. Et puis, Samuel n’a pas été hyper précis sur ce coup. Il ne voulait pas entrer dans les détails. Pas qu’il soit ultra prolite d’habitude mais plus que «  C’est une famille de bourge importante qui embauche, il y a 30 000 irys à se faire pour un job discret... » et c’est tout. Le reste est à voir avec le commanditaire directement. Plutôt inhabituel, et je n’aime pas trop quand ça sort des normes. Il y a trop de paramètres que je ne contrôle pas.

Enfin, je n’ai pour l’instant rien accepté si ce n’est une entrevue… dans un salon de thé. Comme la discrétion est de mise, je ne pouvais évidemment pas venir habillée comme d’habitude. Il me fallait quelque chose de plus décontracté. Sans aller jusqu’à la robe à froufrou, j’ai opté pour la simplicité avec une chemise bleue bouffante et un pantalon noir. Je n’ai évidement pas pu mettre mes dagues dans mes manches, je n’en ai donc que deux sur moi : une dans chaque botte. Ce n’est pas vraiment le type d’endroit où je pense devoir m’en servir mais mieux vaut prévenir que guérir comme on dit.

Bref, je me sens un peu bizarre ainsi accoutrée et le lieu n’aide pas. Tout pimpant, douillet avec des gens à l’allure mièvre… Trop de bons sentiments enrobés avec une couche d’hypocrisie. C’est des gens de la classe moyenne qui viennent ici et on sent leur envie de faire bien. C’est sans doute pour ça qu’il y a autant de tableaux de paysage au mur : pour combler le fait que les terrasses au sommet des immeubles c’est pas accessible à tout le monde.

Je me fais happer par une serveuse qui m’interroge sur mes intentions.

« Je viens rejoindre Miss Bursota »

D’un signe de tête entendue, mon interlocutrice me guide jusqu’à une table un peu à l’écart au fond de la salle.


Gwen parle en #0033ff

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Möchlog
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Sam 8 Avr - 19:25
Irys : 89982
Administrateur
Santhae posait à intervalle régulier un œil inquiet sur le cadran de sa montre. Une honorable breloque que son employeur, celui-là même vers lequel se tournait son appel à l’aide, lui avait offert lorsqu’elle était entrée à son service, voilà une douzaine d’années maintenant. L’affection qu’elle lui portait n’était secrète pour personne, bien qu’aucun ne s’avançait à dire que cette relation allait plus loin que le simple champ professionnel, et tant mieux pour eux. Monsieur Gardicc était bien plus connu pour ses coups de sang que ses mœurs infidèles. Et puis, de toute manière, c’était sa femme qui l’avait trompé, pas l’inverse.

Les jambes croisées, la gouvernante de la maison Gardicc avalait son deuxième vers de porto. Un fond de bouteille bon marché, mais qui soulageait son inquiétude. La pauvre femme ne dormait pas convenablement depuis une semaine, au moins, ses nuits étant hantées par les cris colériques de son cher maître. Des cernes profondes s’étaient formées sous ses yeux, pourtant maquillés avec soin. Elle referma sa montre et la remit dans la poche de sa robe. Un geste qu’elle avait tant et tant fait en attendant une hypothétique providence qu’un des clients de l’établissement c’était amusé, depuis son arrivée une petite heure avant, à compter le nombre de fois qu’elle avait fait ce rituel. Avec étonnement, il constata le nombre commençait à se rapprocher de la cinquantaine.  

Puis elle arriva, la serveuse que Santhae attendait, celle à qui elle avait poliment demandé de la prévenir dès que quelqu’un chercherait à la contacter. Et, effectivement, la jeune fille était suivie par une autre demoiselle, à la tignasse blonde qui n’était pas vraiment entretenue soigneusement. Une personne typique du peuple. La gouvernante soupira imperceptiblement, c’est vrai qu’elle avait invoqué une menace possible pour cette classe sociale précisément, mais elle ne pensait pas que cela attirerait obligatoirement quelqu’un de cette condition. Bon, tant pis, peut-être qu’elle arrivera à toucher la corde sensible de Monsieur Gardicc… Espérons-le.

D’un geste plein d’une humble grâce de domestique, Santhae se leva de sa chaise où elle avait tant passé de temps. Un geste qui lui value une douleur subite en bas du dos, preuve que son âge commençait à poser problème pour certaines situations quotidiennes. Néanmoins, son visage ne montra aucune trace de cet inconvénient, et elle esquissa un sourire convenu à celle qui venait à son secours, et à celui de beaucoup de monde in fine.

- Merci, ma brave Olga. Lança-t-elle à la serveuse, avec un signe de la main. Tu peux nous laisser. Elle recentra ensuite son attention sur la jeune femme. Je vous salue, mademoiselle, j’espère que vous avez fait bonne route. Je vous remercie vraiment de venir écouter le récit de mon pauvre maître.

Elle invita cordialement Gwen à s’asseoir en face d’elle. Ses ordres étaient aussi d’apporter un rafraichissement à la personne qui viendrait à sa rencontre, c’est pourquoi la jeune Olga revint vers sa table avec de quoi désaltérer l’aventurière : un alcool du même genre que celui qu’avait commandé Santhae. Elle attendit patiemment que son interlocutrice se mette dans de bonne dispositions.

Santhae Bursota:
 


Une question, une requête, une tasse de café ? Envoyez-moi un MP ! Je suis à votre disposition.
Möchlog
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Gwen Feien
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Lun 10 Avr - 21:42
Irys : 358266
Profession : Voleuse
Daënar 0
C’est moi ou cette femme n’a pas l’air très heureuse de me voir ? Mais peut-être que son soupir est plus lié à la raison de ses cernes qu’à mon arrivée. Ça commence mal si je n’arrive pas à cerner mon commanditaire. Enfin, je vais me laisser au moins le temps des civilités pour me faire une opinion. Et d’entendre sa requête…

-Bonjour. Oui, je vous remercie.

Je ne suis pas tout vraiment au point sur les modalités d’échanges de politesses. J’espère que mon interlocutrice n’y prêtera garde. De tout façon, je ne suis pas embauchée pour ça.

Je vous remercie vraiment de venir écouter le récit de mon pauvre maître.

Tiens, ce n’est toujours pas la commanditaire mais une intermédiaire ? Je ne crois pas que soit possible qu’un employé dispose d’autant d’argent… Mais si je peux entendre le pourquoi de ma présence, ce sera déjà un pas en avant !

Je suis payée pour ça…

Je le pense très fort. Cependant, je préfère ne pas le dire. Offusquer son employeur avant d’être recruté n’est pas très malin. Aaah, je n’aime vraiment pas les banalités. Ni être assise dos à la salle comme maintenant.

-Je suis là pour ça.

Dis avec un sourire, ça passe mieux que ma première idée, non ? En tout cas faudra bien. Je regarde le contenu de mon verre avec un brin de surprise. C’est bien la première fois que je vois de l’alcool dans un salon de thé. Mais, en même temps c’est pas vraiment un lieu que je fréquente habituellement. Peut-être est-ce plus courant que ce que je pense. Enfin, dans un cas comme dans un autre, m’enivrer n’est pas envisageable. Et si je prends une goulée maintenant, c’est juste pour la contenance, et par politesse ?

Une fois le verre reposé, je la regarde dans l’expectative. J’aimerais entendre son récit.



Gwen parle en #0033ff

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Sylith Senjak
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Ven 14 Avr - 20:01
Irys : 103087
Profession : Artisane - Commerçante - Aventurière
Daënar 0
Partie de Roceas de cela plus d'une semaine, j'avais décidé de passer par Cerka, non seulement pour en profiter et ainsi saluer mes proches, mais aussi par l'attrait de la ville pour le commerce et la négoce. Faire le tour du pays était l'un de mes objectifs, choisi pour m'enrichir de talents multiples, et de ce fait être capable aussi bien de me débrouiller pour vivre par mes propres moyens que d'évaluer à leur juste valeurs les artisans que je rencontrerais et avec qui elle je déciderais de construire mon projet. Mais ce n'était pas le seul. Ou du moins, une précision s'avérait nécessaire: les talents visés n'étaient pas tous dans le domaine de l'artisanat, mais aussi dans ceux de marchand, négociateur et possiblement aussi diplomate. J'étais consciente de l'immensité de l'idée visée, et du temps qu'il me faudrait afin de mettre sur pied ce projet, mais j'étais motivée et encore confiante dans le fait de pouvoir y parvenir. Peut-être trop optimiste vis à vis du temps nécessaire cela dit, mais ne m'en rendait pas forcément compte. Pas encore.

Mon arrivée à Cerka fut fêtée joyeusement en famille, laquelle s'inquiétait de mon sort et mon parcours, tout en prenant soin de me faire remarquer que les années passent vite et qu'il me faudrait trouver un foyer fixe, quelqu'un avec qui vivre, de sorte de ne pas finir vieille fille et de pouvoir laisser derrière moi quelque chose. Qu'ils puissent aussi avoir des héritiers, surtout. Je leur répondait alors comme d'habitude que d'une certaine manière, ils avaient déjà deux fils, et qu'ils feraient tout aussi bien de les adopter pour de bon, de manière officielle. Une autre nouvelle me parvint alors, d'importance plus notable et pour laquelle je nourrissais soudain un certain intérêt:

Les Gardicc, une famille de la bourgeoisie possédant plusieurs navires et contribuant généreusement à la prospérité de la Compagnie des Échanges Libres - qui de ce fait était un important client des chantiers navals présent à Cerka - avait semblait-il quelques soucis internes. Leur gouvernante, Santhae Bursota, quémandait ainsi de l'aide auprès de quelques personnes de confiance afin de gérer ce problème, offrant alors un rondelette récompense. Simple oreille indiscrète à la discussion ayant révélé cela, j'étais intéressée par l'idée qu'un client puisse nous être redevable, d'une pour aider à ma manière les miens, et de deux par intérêt personnel, dans l'optique de leur demander, un jour ou un autre, de l'assistance pour monter ma propre compagnie marchande. J'avais ainsi appris le lieu où la gouvernante organisait ses rencontres, et avait pris la décision de m'y rendre au plus vite.

Un salon de thé fut ainsi ma destination, où, vêtue d'un pantalon ample et d'une tunique légère en toile, surmontée d'une veste à manches mi-longues, que je laissais ouverte. Alors que je me présentais et faisait état de la raison de ma présence, une servante me fit signe de la suivre, bien qu'elle sembla un peu déconcertée. Je n'en savais pas vraiment la cause, mais finis par vite m'en rendre compte alors que l'on arrivais à la table occupée par Santhae Bursota, ainsi qu'une autre femme qui semblait avoir le même âge que moi environ, et attendais poliment une réaction de la part de la gouvernante. Je me présentais alors, puis attendais pareillement:

"Enchantée, je suis Sylith Senjak. Si notre famille peut vous être d'une quelconque aide, j'apprécierais entendre votre histoire."

[hrp: navré pour le retard, j'ai bloqué sur la tenue que je voulais mieux décrire, mais au final, pas réussi... ^^']


Mon rosier:
 
Couleur de dialogue: #8B4513
Personnages secondaires: #009900
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Möchlog
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Lun 24 Avr - 20:03
Irys : 89982
Administrateur
Spoiler:
 

La bien nommée Santhae, respectable gouvernante de la maison Gardicc, souffrait cependant de bon nombre de préjugés malheureux sur les classes sociales qu’elle ne côtoyait que trop rarement. Les instants comme ceux-ci, où elle pouvait se libérer une demi-journée pour vaquer à ses affaires, étaient assez rares dans la mesure où les enfants de Monsieur, eux, avaient toujours besoin de la plus grande attention, et c’était bien uniquement pour cela qu’elle était payée. Seulement, aujourd’hui, le fils ainé de Monsieur et sa jeune sœur étaient en vacances chez de lointains parents. Santhae pouvait donc, à loisir, profiter de ce chômage technique pour venir flâner dans cette ville dont elle était originaire, mais dans laquelle elle se sentait presque étrangère à présent. C’était aussi la raison pour laquelle la gouvernante avait l’air d’avoir si peu d’empathie pour ceux ayant une modeste condition sociale. Servir une noble famille, toute recluse dans sa maison de faste et de sérénité, pouvait rapidement vous endormir l’esprit sur la misère qui frappe ceux qui ont eu moins de chance que vous.

Néanmoins, la jeune fille qui venait à la rencontre de Santhae s’exprimait avec un professionnalisme qui rassura la commanditaire du contrat. Claire, concise et pragmatique. Quoi de mieux pour un boulot qui ne requérait rien de plus ni de moins que de s’interposer entre deux familles à la puissance et au pouvoir hors de comparaison. La gouvernante joignit les mains et dévisagea Gwen avec un sourire convenu plaqué sur le visage. Elle s’apprêtait à commencer la longue histoire de cette incroyable aventure, mais une autre demoiselle se joignit à la table qui, décidément, commençait à être usée par bien du monde. Sylith Senjak, voilà son nom. Santhae n’avait pas eu à faire avec eux personnellement, mais elle avait déjà entendu prononcé ce nom dans les conversations d’affaire de Monsieur. Dans son souvenir ils étaient ceux derrière la fabrication des bateaux de Monsieur. Serait-ce donc leur fille ainée ? En tout cas, elle était bien jolie, et la domestique songea que la présence de quelqu’un d’un tant soit peu familier pouvait aider à la résolution de cette triste affaire.  

- Oh, mais je vous en prie, mademoiselle Senjak. Dit-elle d’un adorable ton. Vous devez être le fils de Monsieur Senjak, celui qui dirige le chantier naval de cette belle ville, et qui a construit les navires de mon maître. Enchantée, vraiment. Je suis Santhae, sa gouvernante.

Elle s’était levée entre le début et la fin de sa tirade pour inviter cordialement la jeune femme à s’asseoir d’un geste de la main assez théâtrale. Ah, que les mondanités pouvaient être ampoulées parfois. Espérons que la patience de la petite voleuse ne se fasse pas trop escamotée par autant de babillages. La mine enjouée, la gouvernante s’apprêtait à reprendre place sur son siège, tout en regardant tour à tour les deux demoiselles, et s’écroula au sol. Un énorme bruit, aussi soudain et inattendu qu’effroyablement puissant, secoua tout le salon de thé. Aucun feu, aucune fureur, aucun dégât. Le désastre avait eu lieu plus loin, mais le retentissement perçu par les clients suffit à faire souffler un vent de terreur dans tous les esprits. La clientèle de ce charmant établissement était, comme vous pouvez vous en douter, à majorité féminine. Quelques glapissements se firent donc entendre çà et là, et la curiosité emporta ces femmes du monde bourgeois qui n’avaient à cœur que de tromper l’ennui de toute manière.

- Mais… d’où cela venait-il ? Entendit-on donc de la bouche de la tenancière, à la gorge autrement plus prompt à vociférer avec grande puissance.

Beaucoup de gens sortirent, et étrangement Santhae les suivit, poussée par ce soudain effet de masse. Aucune peur ne l’accablait, seulement de l’impatience. Jusqu’à ce qu’elle sorte, évidemment. La poussière soulevée par les gens courant dans tous les sens se mêlaient, sous les yeux de la domestique, à la gigantesque colonne de fumée noire qui s’élevait du sud de Cerka. La panique régnait dans les rues de la capitale de Rathram, car l’Hôpital Lebioda, le plus grand établissement de soin de tout le continent, et sûrement du monde, était en train de partir en flammes. Les hautes tours baroques qui s’élevaient jusqu’alors de ce très ancien bâtiment n’étaient plus que des torches macabres qui propageaient dans le ciel leur funeste mémoire. Elles étaient réputées pour renfermer de précieux manuscrits de médecine et de biologie, ces tours, et tout était en train de brûler.

Santhae, pauvre gouvernante, masqua son émotion en plaçant une main tremblante devant sa bouche, alors qu’elle s’appuyait avec peine sur une des barrières cernant la petite terrasse devant le salon de thé. Elle sentit une lourde larme rouler sur sa joue saupoudrée de maquillage. Autour d’elle, une sourde panique commençait à gagner les cœurs et faisait tressauter les voix fluettes des habituées de l’établissement. Des murmures d’incompréhension, des pleurs étouffés se firent entendre un peu à l’écart, mais rien ne pouvait détacher les yeux de Santhae de cette horrifique vision. Au milieu de la foule qui fuyait une possible attaque d’origine inconnue, on entendit hurler d’inquiétantes descriptions.

- C’est les mages ! C’est les mages qui ont fait ça ! Un des manieurs de la terre a fait s’effondrer l’hôpital sur ses fondations !!

- J’en ai vu un qui foutait le feu à coup de sorts ! Et, et un autre qui empalait les gens sur de la glace ! Fuyeeeeez !! Renchérit une autre voix.

C’est certain, Cerka venait d’être frappé dans ce qu’elle avait de plus précieux, et la vie ici ne serait sûrement plus la même avant un moment.


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Möchlog
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Gwen Feien
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Mer 26 Avr - 9:19
Irys : 358266
Profession : Voleuse
Daënar 0
Et zut ! Alors que la gouvernante allait enfin me dire de quoi retournait son histoire, voilà que cette Sylith nous interrompe. De la concurrence, génial… En plus, vu ses manières et ses fringues : elle appartient à ce milieu ou en a l’habitude. C’est bien ma veine.

Enfin, je cache ma déconvenue et lui fait un léger signe de tête pour la saluer. Ce n’est pas le moment de commencer les hostilités et on sait jamais, elle pourrait m’être utile.

- Oh, mais je vous en prie, mademoiselle Senjak. Dit-elle d’un adorable ton. Vous devez être le fils de Monsieur Senjak, celui qui dirige le chantier naval de cette belle ville, et qui a construit les navires de mon maître. Enchantée, vraiment. Je suis Santhae, sa gouvernante.

Ah, mince. Me serais-je trompée : c’est un homme et non une femme ? Ou alors c’est la gouvernante qui est confuse. Décidément, ce ou cette Sylith n’apporte que confusion. Je lui poserais bien la question directement mais je préfère ne pas interrompre la lancée de notre employeuse qui s’apprête à s’asseoir et à nous renseigner.

Ou pas… Sans que je comprenne trop comment, elle se retrouve au sol, le salon de thé est rempli d’un bruit assourdissant et tremble. Toujours assise sur ma chaise, je sens les vibrations remonter le long de ma colonne, je me tiens à la table pour ne pas m’affaler également.

- Mais… d’où cela venait-il ?

Quelqu’un exprime à voix haute ce que tout le monde doit se demander. J’aurais préféré une réponse à cette interrogation. Bien sûr, je ne suis pas la seule et il y a comme une fuite vers l’extérieur pour comprendre ces remous. Santhae faisant partie du flot, je me dois d’en être aussi. Aucune chance que je la laisse s’évaporer avant d’avoir eu les détails !

Et quelle spectacle nous attends dehors ! Je ne savais pas qu’autant de fumée était possible ! Un instant, une fraction de seconde seulement, j’en oublie les Irys à gagner et j’écoute choquée les rumeurs :

- C’est les mages ! C’est les mages qui ont fait ça ! Un des manieurs de la terre a fait s’effondrer l’hôpital sur ses fondations !!

- J’en ai vu un qui foutait le feu à coup de sorts ! Et, et un autre qui empalait les gens sur de la glace ! Fuyeeeeez !!

Ça me sort de ma torpeur : qu’elles soient vrais ou fausses mieux vaut s’éloigner d’ici, du nord et du danger. Je ne me sens pas plus concernée que ça par les événements. Ce n’est pas moi qui y changerais quelque chose et je n’ai personne à perdre ! Je propose à ma compagne/compagnon du moment d’emmener Santhae loin d’ici dans un lieu plus calme, je connais un coin parfait ! Je ne m’adresse pas à la gouvernante qui semble trop bouleversée pour prendre une décision.

Finalement heureusement que je ne suis pas seule. Je ne serais pas arrivée à guider de façon aussi efficace et rassurante l’employeuse. Je prends la tête de notre petit groupe et fends la foule qui semble ne pas savoir que faire entre s’éloigner du danger et porter secours aux blessés. Toutefois au fur et à mesure qu’on s’éloigne du sud, les rues se vident. Ça devient plus aisé de circuler.

Arrivée à destination, je me sens soulagée. On va pouvoir se poser sur un banc dans ce parc foisonnant enserré par des habitations de toutes parts. On se sentirait presque dans un cocon. Il n’y a pas âme qui vive, c’est étrangement calme. Je ne sais si les deux autres trouvent ça angoissant, mais pour ma part je me sens rassurée, apaisée : je vais pouvoir me consacrer au contrat.

-Je pense que nous ne serons pas dérangé ici. Nous pouvons reprendre notre conversation.

Je me suis assise sur le banc après qu’on ait fait s’asseoir la femme bouleversée. Chez moi aucune trace de ses tourments. Je ne suis pas froide, je ne crois pas, juste pragmatique. Et si ce/cette Sylith est toujours là, c’est qu’il/elle l’est aussi.


Gwen parle en #0033ff

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