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Chroniques d'Irydaë
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 Jeux de génies. [PV: Laura L. Greyson]

Dolores Rossetto
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Mar 16 Mai - 19:07
Irys : 64990
Profession : Chanteuse dans un club privé
Daënar 0
Sensation étrange. Non. Plutôt simple frottement, bruissement à ce niveau d’ennui et de perception lointaine. J’ai l’impression que l’on m’appelle, me prend la main. Qui donc se permet une telle familiarité ? Quelqu’un que je connais ? Si ce n’est pas le cas, jamais il n’aura de réponse. Je suis trop occupée. Tous ces visages à mémoriser, ces gestuelles si prévisibles, mais qu’il faut tout de même retenir pour parfaire sa mnémotechnique. Leurs silhouettes squelettiques. Ces femmes sont fades, elles le savent, elles en jouent, agrippant l’esprit romantique et mortifié de ces bourgeois crevant de mélancolie, écrivant sûrement parfois quelques vers, se pensant géniaux. Rien de plus faux que ce monde… et bon sang que j’aime ce festival de masques !

A l’heure actuelle, l’esprit de notre Dolores était affairé à bien plus que son simple divertissement, qui ne serait de toute façon que superficiel devant autant de parades moisies et de vin aux faux airs de robe sensuelle. On respirait un air bizarre dans ce genre d’endroit. L’atmosphère était saturée de douce amertume, cette chose qui vous pique la langue en même temps qu’elle vous rend curieux. Un paradoxe total, on veut avancer, mais on se sent repoussé par cette force fourbe et tapie sous les chandeliers argentés. Mais la chanteuse, elle, n’avait que faire des interdits, des menaces voilées, et de la méprise. Elle se sentait chez elle, et maîtresse de ce monde, lors de ces soirées où chacun se sent à l’abri, confortablement installé derrière un masque d’hypocrisie.

Baliverne, vous êtes des amateurs. Un masque n’est doux à l’œil que s’il se fond avec votre peau. Toi, là, par exemple, tu joues les charmeurs bienveillants et spirituels, mais ta manie de fermer le poing, le fait que tu boives deux gorgées de vin au lieu d’une seule. Tu n’as pas l’air de penser une seule seconde que tu trahis toute la malice de ton être, mais rien ne ressort plus de toi, en réalité. Je devrais ouvrir une école, une école du mensonge, du déguisement. Je me ferais tellement d’argent dans cette affaire. Peut-être pas, en réalité. Chacun ici présent se pense talentueux dans cet art, mais quel ramassis d’âneries. Oh, je n’en peux plus… Vite ! Une autre gorgée de vin !

La voir porter son verre jusqu’à sa bouche sonna comme un soulagement pour Régis, l’homme élégant arrivé auprès d’elle quelques minutes avant. Régis McConnigan était un nom connu dans le secteur de la finance. Du moins, celui de son père. Propriétaire d’une grande banque d’Ünellia, son premier-né, lui, n’avait comme haut-fait que d’être un fêtard invétéré, sautant sur toutes les occasions qui lui étaient données, comme ce soir-là, de mettre sa raison au placard et de faire n’importe quoi. Malheureusement pour Dolores, maintenant qu’elle était sortie de ce qu’elle avait manigancé comme une pétrification absolue de tous ses membres, elle ne pouvait plus ignorer les salutations appuyées de ce cher Régis, bien nommé hôte de cette sympathique soirée entre gens du monde. Ses yeux se posèrent enfin, avec l’enthousiasme d’une adolescente en plein bal, sur le profil assez séduisant de l’apprenti-banquier.

- Oh ! Toutes mes excuses, mon cher Régis, j’étais dans le vague… Ce vin est vraiment fort ! Ce n’est que mon second verre et voilà que je me sens déjà défaillante ! Ajouta-t-elle avec un rire à peine désinhibé.

Evitons de trop vous en cacher: ce que la jeune femme appelait « vin fort » n’était pas franchement un exemple d’alcool qui vous assomme. Enfin, si elle pouvait profiter de ce compliment pour en plus passer pour ces gazelles qui ne supportent pas le moindre verre, elle n’en serait que plus pardonnée par ce facétieux noctambule.

- Oh, ne t’en fais pas, ma brave Dolores ! J’avais peur qu’il ne t’arrive un mal quelconque, mais je suis rassuré. Viens ! Il faut que je te présente à quelqu’un dont tu ne connais probablement pas le nom, vu que c’est surtout l’affaire des passionnés de technologie et des financiers comme moi ! Lança Régis en invitant la chanteuse à le suivre d’un geste vif du bras, et en prenant vite les devants.

Son verre d’alcool toujours à la main, Dolores parvint sans trop savoir comment à suivre le rythme soutenu de son hôte à travers plusieurs groupes de personne sans en renverser la moindre goutte. Comme quoi, il n’avait pas tant d’effet que ça. [insérer clin d’œil appuyé] Cette petite course mena les deux bourgeois jusqu’à un coin de la grande salle où une femme attendait vraisemblablement le retour de Régis. Il se planta entre les deux demoiselles, et… et il avait déjà perdu Dolores de toute façon.

Alors, qu’est-ce qu’on a là ? Eh bah, ce n’est pas un modèle de vie saine. Maigre, pâle, bon jusque-là je suis habituée. Ses yeux sont cernés, ça par contre je vois moins souvent. Droguée ? Non. Peut-être travailleuse compulsive, ça concorde avec ce qu’il m’a dit sur ceux qu’elle fréquente. Elle boit peut-être un peu trop pour son propre bien. Pour preuve ses quelques tocs périodiques, et le fait que la main qui tient le verre tremble légèrement. Je ne pense pas avoir à faire à quelqu’un de très heureux. Pourquoi il veut me la présenter ? Je m’ennuie déjà suffisamment. Bon, on va dire que parler à quelqu’un me fera passer le temps.

Et toute cette réflexion en moins d’une minute. Dolores possédait vraiment quelque chose qui relevait du génie dans ces moments, mais c’était bien les seuls, et personne ne le saurait jamais de toute façon. Elle revint à elle juste à temps pour entendre le nom de son interlocutrice, et pouvait ainsi cesser de la fixer avec insistance, ce qui pouvait mettre mal-à-l’aise.

- … Laura Greyson ! Je voulais vraiment que tu la rencontres !

Et je suis censée ne jamais en avoir entendu parler ? Ah oui, c’est vrai, c’est « pour ceux qui s’intéressent à la technologie ». On va donc dire que je ne la connais pas, ça sera plus simple.

- Ravi de vous rencontrer, mademoiselle Greyson. (Oui, elle n’a aucune alliance) Je m’appelle Dolores Rossetto, je suis vraiment enchantée. Lança-t-elle en lui tendant une main bienveillante, au moins autant que l’expression sur son visage rougissant par la chaleur.



Code couleur Dolores: #9900cc
Joseph le majordome: #9999ff
Parties en italique: Pensées du personnage
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Laura L. Greyson
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Ven 19 Mai - 17:45
Irys : 29996
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria
ϑϑϑϑ Le regard que Laura posait sur les invités de la sauterie où elle s'était rendu était tout à fait éloquent. Entre le dédain et le ravissement. Deux choses totalement opposées. Une invitation qui semblait être faite pour qu'on vienne la voir tout en étant sur de s'échouer sur des récifs aussi tranchants qu'une lame de rasoir. Venez me voir pour que je puisse vous jeter correctement, et qu'on n'y passe pas la soirée, je suis une femme très occupée. Et puis de toute manière qu'est ce que cela pouvait faire. La plupart des gens dans cette soirée, était venue cherché une sorte de compagnie agréable... collante, charnelle aussi. De quoi leur faire oublier qu'ils étaient tout seul sur ce grand continent. Qu'ils n'avaient rien d'autre à quoi se rattacher, puisqu'elle était ici, surement l'une des seuls à connaître exactement son rôle. Jouer à la perfection pour obtenir ce qu'elle voulait. Elle n'avait jamais fonctionné autrement, et vu comme la vie lui souriait, elle n'avait pas de raison de changer son fusil d'épaule.

ϑϑϑϑ Enfin, cela sera tout à fait vrai quand le jeune homme qui l'avait quitté quelques minutes plus tôt pour des mondanités serait revenu. Pas que Laura ait tellement... mieux à faire. Elle tentait déjà de contrôler la vitesse à laquelle le léger vin servi passer sa gorge pour ne pas éveiller les soupçons. Par toutes les machines d'Alexandria, un bon alcool de fruit bien fort l'aurait aidé à tenir dans cette ambiance un peu trop mondaine pour elle. Un peu trop saine peut être? La soirée n'était pas encore assez avancée pour que son habileté aux quelques petits paris qui ne manquerait pas d'amuser la jeunesse dorée de la capitale passe inaperçue ou pour un coup de chance. Et avant de s'amuser, elle devait avoir récupérer le prêt qu'elle était venue quérir auprès du soit disant banquier. Soit-disant, car on parle ici d'un être qui passe bien plus de temps à ennuyer ses convives, qu'à les ravir de conseils financiers avisés. Mais si la jeune Greyson n'était pas aller voir le père McConnigan, il fallait bien avouer que c'était aussi pour jouer sur l'inexpérience et la bêtise de son aîné.

ϑϑϑϑ Le voilà justement, le petit pion qu'elle souhaite utiliser. Elle finit son premier verre de la soirée alors qu'il arrive avec son sourire trop blanchis et ses manières raffinées. Il a ramené celle dont il lui rabat les oreilles depuis quelques dizaines de minutes déjà. Il y a de quoi, elle doit avouer que la jeune femme est magnifique, plantureuse à souhait, très bien maquillée et apprêtée. Elle faisait soit partie de ces femmes qui jouait tout sur leur physique, soit de celle assez intelligente pour jouer le jeu des hommes et mieux les piéger. C'était en tout cas le dilemme de Laura en voyant la chanteuse s'approchait. Ce qui l'ennuyait le plus? Si cette belle dame faisait partie de la deuxième catégorie, il y avait fort à parier qu'elle serait une redoutable ennemie. Oui, elle avait toujours eu du mal à envisager ses relations positivement. Mais quand on passe son temps à utiliser les autres, on devient peut-être un peu parano ?
    ϑϑϑϑRavie de vous rencontrer, mademoiselle Greyson. Je m’appelle Dolores Rossetto, je suis vraiment enchantée.
    ϑϑϑϑMais moi de même. Regis ne tarie pas d'éloges sur votre voix. Je suis confuse de ne vous avoir jamais entendue encore.

ϑϑϑϑExcuses polies mais plates de l'ingénieure en serrant la main tendue. Les doigts de la chanteuse était beaucoup plus chaud que les siens, mais tout aussi doux, et il était agréable pour la jeune femme de rencontrer des gens qui prenaient également soin d'eux. Mais bon ce n'est qu'une rencontre de plus qui va lui permettre de faire croire à son hôte qu'elle est intéressée par ces petits rassemblement qu'elle voit comme des jeux d'enfants. D'ailleurs, elle voudrait tester l'attention de celui-ci et son verre vide est un prétexte parfait.
    ϑϑϑϑMonsieur, vous m'obligeriez si vous acceptiez de m'aider à remplir à nouveau mon verre. Il fait tellement chaud que je meurs de soif. Et ce vin est délicieux.
    ϑϑϑϑOh mais bien sur, ma chère. Laissez moi faire. Je vous laisse entre belles demoiselles et je reviens tout de suite pour vous porter secours.

ϑϑϑϑTout au mensonge évident pourtant passée inaperçu de la Greyson, le jeune homme prit le verre vide tendue par la femme de science avant de disparaître entre les hôtes. Du dehors on pourrait se demander laquelle des deux femmes étaient la plus soulagée. Mais Laura n'était pas encore prête à se préoccuper suffisamment des sentiments des autres. Elle n'allait pas non plus chasser la chanteuse, puisqu'elle était ici pour se faire apprécier. Enfin, le minimum requis. Aussi afficha t elle ce sourire travaillé qu'on toutes les femmes de ce monde dans leur répertoire. Une grimace aimable et connue de tous que l'on fait pour s'attirer la sympathie des autres sans aucune moquerie.
    ϑϑϑϑJe suis désolée de vous priver de la compagnie de notre hôte. Vous vous amusez ?
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Dolores Rossetto
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Dim 11 Juin - 12:03
Irys : 64990
Profession : Chanteuse dans un club privé
Daënar 0
Présentations conventionnelles. Rien à en dire, à part que plus Dolores examinait la femme qui lui faisait face, moins elle s’inquiétait des problèmes qu’elle pourrait causer. C’était peut-être présomptueux de sa part, étant donné qu’elle connaissait tout le génie de lady Greyson et la renommée qu’elle avait gagné en peu de temps, mais un déchet d’éthanol parfumé reste ce qu’il est. Peu importe les capacités cérébrales que Laura pouvait déployer, elle ne semblait pas dotée de la lucidité nécessaire pour en faire quoique ce soit. Si elle n’était pas une menace, elle pourrait faire une compagnie tolérable pour ce soir. Après leur poignée de main conventionnelle, bien que la main froide de l’ingénieure ait passablement étonné Dolores, elle inclina légèrement la tête, la mine mignotée, tout en remerciant son interlocutrice.

- Je vous remercie, mademoiselle, mais très honnêtement ma voix n’est pas aussi surprenante qu’on le prétend. Avoua-t-elle.

Fausse marque de modestie, évidemment. S’il y a bien un talent que j’ai cultivé depuis tout ce temps, c’est bien ma voix ! Mais l’humilité ne fait jamais de mal. Je ne sais pas si elle va la remarquer, cependant, vu ce qu’elle a bu et ce qu’elle compte boire encore. Peut-être devrais-je m’y mettre aussi ? Rester sobre au milieu des ivrognes, ce n’est pas ce qu’on peut appeler une bonne soirée… mais j’ai quand même peur d’elle, je l’avoue. Si elle peut devenir misérable et moi pas, j’aurai au moins l’esprit tranquille, à défaut de l’avoir distrait.

Elle regarda son estimé Régis s’éloigner dans la foule en quête de vin, et s’autorisa une gorgée de vin en attendant de voir si lady Greyson essayerait d’entamer la conversation ou non. En toute franchise, elle n’avait pas pensé que leur hôte s’en aille aussi vite et qu’elle serait obligée de trouver un stratagème pour maintenir l’attention de cette créature alcoolisée. La chanteuse consentit alors à répondre au sourire élégant de l’ingénieure et leva même son verre vers elle comme pour lui souhaiter bonne santé, une chose qui semblait plutôt compromise vu la maigreur émaciée de son interlocutrice. Lorsque cette dernière demanda à Dolores ce qu’elle pensait de la soirée, elle ne put s’empêcher de glousser avec espièglerie.

- Si notre hôte n’était pas venu me chercher je pense que je me serais passé de sa compagnie, pour être franche. Il est aimable, mais sa conversation avec les femmes est assez désespérante, ne trouvez-vous pas ?

Au moins, nous sommes d’accord sur un point, c’est que Régis est d’une affligeante médiocrité. Bon, je n’emploierai pas ces termes-là ici, c’est lui qui a payé le vin, mais il faut être honnête un jour.

Un peu secouée par la chaleur qui, définitivement, ne voulait que son malheur, la chanteuse s’autorisa à s’appuyer contre le mur dans une pose à la fois décontractée et affable. C’était peut-être l’effet de la température, de son rire, ou la proximité de Laura, mais elle finit en quelques gorgées à peine la coupe qu’elle avait mis tant de soin à ne pas entamer plus que de raison. Elle n’avait pas envie de finir ivre, mais juste pompette, ce n’était pas si grave, si ?

- J’aime bien ce genre de soirée, mais je n’en ferais pas mon quotidien. Ça fini par devenir très répétitif. Regardez, par exemple lui qui vient d’arriver, avec son haut de forme. Elle désignait un homme entre-deux-âges, propre sur lui, qui venait d’entrer dans la salle. Je l’ai déjà vu plusieurs fois là où je travaille, et c’est un Don Juan invétéré. Dans trente minutes, il sera déjà reparti avec une fille sous le bras. Il ne vient que pour ça. Lança-t-elle avec un sourire.

Tu dois penser la même chose que moi, Greyson, avoue-le. Si tu restes isolée comme ça, c’est que tu as déjà trop vu de ces réceptions.



Code couleur Dolores: #9900cc
Joseph le majordome: #9999ff
Parties en italique: Pensées du personnage
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