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Chroniques d'Irydaë
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 Bal de charité d’Alexandria

Tashinär Vélacen Malphà
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Mer 10 Jan - 8:28
Irys : 169971
Profession : Courtisane
Daënar +1
- Je suis flatté de voir que mon avis s'exporte jusqu'à Ünellia. J'espère, en toute modestie, que ma parole aidera nos citoyens à être fiers de leur nation et de leur passé. Nous avons d'un peuple uni sous un seul drapeau pour avancer dans les temps difficiles.

J'étais vraiment heureuse d'être comprise. Il savait que ma flatterie était outrancière et que je ne cherchais absolument pas la discrétion ou l'élégance. Cependant, il était encore rigide et j'avais bien peur de ne lui faire aucun effet. Cela aurait été très inquiétant si je n'avais eu affaire à un homme réputé intouchable.

Il se murmurait même dans les bordels des bas quartiers que le général n'étais pas un être humain et sa femme sa conceptrice. Mais ce genre de ragots de bas étage, tellement faux et outrancier ne nous intéresse, nous courtisane, que dans la mesure où nous pouvons paraître mystique auprès de la populace. Imaginez donc ! Le boucher, le boulanger, les marins entendent dans les divers bordels où ils vont que Tashinär Vélacen Malphà a réussi à faire jouir un robot ! Ces hommes ne retiennent que cette information : aucun homme ne peut résister à mes charmes qui vont au delà de tout. Et là, votre réputation entame une ascension fulgurante. Il faut alors la maîtriser et savoir quand refaire une piqûre de rappel et donner des exploits encore plus grand ou alors différents.

- Hélas, madame, j'ai longtemps lutté pour que les obligations de bonne conduite présentent dans notre code militaire soient respectées, mais je ne peux combattre les habitudes de vie de mes hommes... Cela étant, au vu de vos habits, je ne pense pas que le soldat de caserne vienne vous visiter souvent! Les officiers sont-ils eux aussi atteint d'un tel défaut de comportement?

Cette deuxième réponse me convenait davantage malgré le sourire légèrement moqueur. Sait-il qu'il vient de tomber sur ce que je voulais ? Je suppose que oui et il sait que je sais qu'il agi comme je le veux. D'ailleurs, il est plus que temps de passer au contact humain. J'approche une main délicate et fugace sur son bras :

- Général ! Vous vous moquez de ma personne qui a réellement souffert d'un mauvais traitement. Et de la part d'un capitaine qui plus est. Je vous pensais plus galant homme que cela.

J'avais pris un ton volontairement intime, celui d'une maîtresse qui gronde avec une douceur infini l'homme qui partage son lit. Je ne pouvais l'embrasser mais lever le doigt et paraître offusquée, offensée que dis-je blessée, cela je le pouvais. Mais il est plus temps que je raconte ce qui suivit :

- Un de vos capitaines c'est très mal comporter envers ma personne. Il a été d'une impolitesse et d'une méchanceté sans nom. Ah ! Quel cruel homme que Dazen Guile ! Mes amies pourront vous décrire l'état de détresse et de malheur dans lequel j'étais.

J'exagérais beaucoup mais bon à peine avais-je eu le temps de terminer que voilà qu'un discours arrivait. Sans un mot, je glissais mon bras sous celui du général. Comment quel bras ? Ah oui ! Et bien son bras humain. La machine est sympathique mais n'offre aucun frisson. Enfin bref, le discours nous invite à applaudir ce que je fais modestement et jette quelque coups d'œil pour replacer au bon moment mon bras. Lors de la quête, je fis preuve de générosité et je me débarrassais de deux bracelets en or et incrustés de pierres précieuses offerts par un amant qui m'avait ensuite rejeté à son mariage et était revenu espérant que je le reprenne. Je le savais présent dans cette soirée avec sa jeune épouse et je croisais son regard de chien battu quand il me vit faire don volontairement de ces bracelets.
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Gwen Feien
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Sam 13 Jan - 12:36
Irys : 1721825
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Excellent, cela se passe à merveille. Les gens connaissent même son nom et celui de July. Dommage qu’elle ne soit pas dans le coin d’ailleurs, j’aurai pu la recruter aussi. Comme quoi le monde est petit. Mais je ne perds pas de temps en même temps que j’écoute d’une oreilles les échanges, j’écris sur mon petit carnet. Alors qu’elle se tourne vers moi, je termine juste d’écrire parfait timing ! Encore une fois, je lui aurais bien souris, mais elle ne l’aurait pas vu avec ce masque aussi encombrant que pratique. Au lieu de ça, je fais l’une des seules choses que je puisse faire pour communiquer : à savoir montrer mon carnet à tous.

« Vous devriez profiter qu’elle soit dans la capitale pour lui confier la révision de vos horloges ! Je vous la recommande chaudement. »

Je mets la mains sur son épaule pour appuyer mes propos. Une grimace n’étant toujours pas possible. Et puis, un geste peut aussi bien faire passer l’implicite. C’est aussi une façon d’apporter mon appuis à l’horlogère clairement pas dans son élément. Dans notre petit groupe cela s’avère un avantage, Léopold et sa femme Ernestine semblent être des gens bienveillants. Les parfaits pigeons !

« Eh bien commandant,  si vous nous la conseillez aussi ! Nous nous sentons votre obligé. Et je vous poserais certainement des questions si vous venez nous rendre visite ! J’ai beau être ingénieur, j’avoue ne jamais avoir démonté une horloge. C’est un leg de famille et Ernestine m’en voudrait si je l’abîmais ! Sous votre œil expert, je suis sûr qu’elle n’y trouvera rien à redire. N’est-ce pas chérie ? »

Sa femme leva ostensiblement les yeux au ciel. Avant de répondre sur un ton amusé à la question. Clairement, ses deux s’entendent à merveille. Ils se remettront facilement de la perte d’un ou deux objets.

« Les hommes, toujours à exagérer. Ce sera un plaisir si vous pouvez venir chez nous. Notre horloge ne date pas d’hier effectivement et elle prend régulièrement du retard. Voici une de mes cartes, il y a notre adresse au dos. »

Sa carte est un petit carton avec une écriture colorée à l’aspect ciselée. Une artisane aussi je pense. Mais je ne peux le voir et il serait malvenue de prendre la carte à Sanaë. Pas maintenant. Je ne sais même pas si je suis censées connaître ses gens !

« Oh, allons, cessons de parler boulot ! C’est un bal, on vient ici pour se détendre. Miss Sanaë préfère certainement de parler de chose moins sérieuse. La capitale vous plaît, cela doit être très différent du Tyorum ??! »

Manifestement, ce n’est pas le genre de personne qui m’intéresse. Et je pense que je ne suis pas la seule à penser ainsi. Pas d’autre choix que de reprendre mon stylo en main pour essayer de re-dévier la conversation. En attendant, Sanaë a toute l’attention sur elle.




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Gwen parle en #0033ff
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Sanaë Eshfeld
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Lun 15 Jan - 13:30
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
L’horlogère ne savait plus où se mettre, tentant, malgré tout, de paraître sûre d’elle en espérant de sa gêne soit habilement dissimulée sous son masque… Ou le champagne, qui commençait légèrement à faire son effet. Toutefois, Sanaë s’efforça de jouer le jeu.

-Je suis en ville pour quelques jours. Si vous le souhaitez, je pourrais passer voir cette fameuse horloge demain. Je n’ai rien prévu de particulier de toutes façon.

Mis à part un peu de tourisme...Son dernier passage à la capitale ne lui avait guère laissé de temps pour réellement se permettre de se balader dans les rues. Pourtant, elle en avait rêvé, dès l’instant où elle avait posé le pied hors de la gare. Cette fois-ci, elle s’était donc fait la promesse d’en profiter.

- Je répondrais à vos questions avec plaisir, vous verrez que finalement, il n’y a rien de bien compliqué. déclara-t-elle en souriant.

Sanaë attrapa la carte que la femme lui tendis tout en y jetant un rapide coup d’œil avant de la ranger dans sa pochette. L’intérêt de Gwen ne lui avait pas échappé toutefois, peut-être était-elle intéressée par les dessous féminins, la dame étant spécialisée dans la dentellerie. L’horlogère se promit de lui montrer plus tard, avant de tendre sa propre carte à madame Holtner.

- Le rendez-vous est donc prit, lança la dame en joignant les mains. Venez-donc pour le thé, nous pourrons ainsi prendre le temps de discuter et de faire connaissance.

Voilà une invitation dont l’horlogère serait bien passée, se demandant sur quel sujet ces personnes voudraient converser avec elle. Mais comme une invitation ne se refuse malheureusement pas, elle se contenta d’opiner tout en souriant.

« Oh, allons, cessons de parler boulot ! C’est un bal, on vient ici pour se détendre. Miss Sanaë préfère certainement de parler de chose moins sérieuse. La capitale vous plaît, cela doit être très différent du Tyorum ??! »

Sanaë se tourna alors vers Gwen. Elle la vit reprendre son carnet et son stylo… Peut-être désirait-elle dévier la conversation, ce qui se comprenait au fond. L’horlogère doutait qu’elle lui ait demandé ce service pour l’entendre parler d’elle.

- C’est une ville intéressante oui, beaucoup plus vivante, sans compter l’aspect technologique. Il s’agirait presque de deux mondes diamétralement opposés. J’aime beaucoup Alexandria, je dois l’avouer, même si je n’ai pas encore eut le loisir de pouvoir l’explorer, si je puis dire, répondit-elle en riant, regardant le carnet de Gwen du coin de l’oeil.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Gwen Feien
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Ven 19 Jan - 23:30
Irys : 1721825
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Tout cela est bien charmant, mais hors de question de se contenter d’une carte. Je les questionnerais bien sur les sommes qu’ils comptent mettre en jeu pour le bal mais je crains que ce ne soit trop abrupte. Commencer par une autre question peut-être, alimenter encore un peu la conversation avant de piocher ce que je veux.

« En parlant de distraction vous avez peut-être des endroits à conseiller à Miss.Sanaë ? Moi-même, je ferais un piètre conseillé dans ce domaine. 

-Oh, oui vous avez raison ! Vous devez absolument aller aux grandes Halles d’Alexandria ! Vous trouvez de tout sur seps étages. Je suis sûre que vous y trouverez des boutiques qui vous intéressent ! Il y a aussi plusieurs salons de thé et autres endroits pour se désaltérer ou reposer ses gambettes. Pour sortir, le soir, je vous recommande la Ruche. Puisque vous êtes avec le commandant, je peux vous en parler. Un endroit un peu select mais avec ambiance feutré très sympathique ! Mais je suis sûre que j’oublie tellement de chose et vous Grégoire, on ne vous pas entendu jusque là : avez-vous d’autre idée ? »

Surprenamment, l’homme entre deux âge silencieux avec sa coupe de vin, répondit. Il parla de quelques musées dont un sur la technologie. Le couple participa aussi à la discussion approuvant les endroits cités et en ajoutant d’autres. Je n’écoute que vaguement. Je suis née ici et si il y a des lieux qu’ils citent que je ne connais pas, ils ne m’intéressent pas. Je préfère prendre mon temps pour écrire ma prochaine réplique. Puis j’attends patiemment que tout le monde ait parlé, que Sanaë ait répondu à cet élan généreux, ou ce déluge d’informations selon les points de vu, avant de montrer à nouveau mon petit carnet.

« Parlons un peu de ce soir. Vous avez des prognostiques sur les dons du bal ? »

Ce n’est clairement pas aussi subtile que si j’avais pu parler. Sacré handicap que de ne pouvoir s’exprimer comme d’habitude ! Espérons que ma position d’hôte rétablisse l’équilibre. Je compte bien sûr sur la commère du groupe pour m’en apprendre le plus.




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Gwen parle en #0033ff
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Henry Farstadt
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Lun 22 Jan - 1:08
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
La discussion allait bon train et autour des deux tourtereaux le ballet des commères et des hommes d'affaire pressés continuait sa danse de parlotte sans intérêt ainsi que de vantardise mal placée. A vrai dire, cette soirée commençait déjà à fatiguer notre colonel, qui se surprit à regarder sa montre à gousset alors que la belle en fasse de lui faisait part de sa trépidante vie de femme battue.
Parfois il se demandait si cette lassitude qu'il éprouvait vis à vis des mondanités ne venait pas simplement de son âge. Il en avait vu tant et tant de ces fêtes, de ces réceptions entre gens de bonne compagnie. Jamais il n'avait été un homme d'opulence, préférant un confort cossu mais simple aux dorures d'un monde trop éloigné des réalités.

Qu'en savaient-ils, tout ces gens, des affres de la guerre? Combien d'entre eux avaient jamais mis les pieds sur une ligne de front, chargeant à la baïonnettes contres des mages de Dalaï et de Süns prêts à les exterminer? Et ensuite ils venaient tous se montrer, comme des pièces de mobilier précieux, à donner aux œuvres caritatives. Certes la fin était bonne, le moyen aussi, mais qu'en était-il de l'intention?
Henry se massa une tempe et retourna son attention sur la donzelle à compter de lui qui s'échinait à lui raconter à quel point sa vie avait été difficile et à quel point un certains Dazen Guile l'avait maltraitée et mise au sol, métaphoriquement parlant. Il ne subsistait là qu'un seul problème: il n'avait fichtrement aucune idée de qui il pouvait s'agir. Avec inquiétude, l'officier fouilla sa mémoire pour faire la revue de tous ses officiers... Rien à faire, aucun Guile à l'horizon. Voilà qui était bien gênant.

Le fait que la donzelle lui attrape le bras ne manqua d'ailleurs pas de faire sursauter notre héroïque militaire, bien peu habitué à ce qu'on le touche de cette façon. Fronçant les sourcils, il songea que les femmes modernes étaient bien peu prudes.


-"Hé bien... Je pourrais éventuellement chercher ce... Dazen Guile... Et lui faire parvenir un message rédigé par mes soins à propos de son comportement inadmissible... Quelques jours à éplucher les patates pour tout un régiment sont généralement une bonne solution pour apprendre la politesse à un malotru..."

D'ailleurs, on leur tapa bientôt sur l'épaule. C'était l'heure de donner pour les handicapés de la guerre. Henry leva les yeux au ciel, signa rapidement un chèque de cinquante mille irys et le déposa dans la corbeille.

-"Parfois je me demande l'utilité de ce geste... Au fond, ayant perdu un bras et une jambe à la guerre, n'est-ce pas me payer moi-même?"
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Sanaë Eshfeld
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Mar 23 Jan - 10:01
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sanaë écouta la jeune femme énoncer quelques lieux susceptibles d’intéresser l’horlogère. La plupart ne lui disaient rien pour ne pas correspondre à sa personnalité. Aussi, elle garda le silence se contentant d’offrir un sourire quelque peu grisé par le contenu de son verre. Les propositions du quinquagénaire bedonnant semblaient nettement plus intéressantes et enrichissantes intellectuellement. Sanaë nota donc précieusement ces informations dans un recoin de sa tête tout en continuant de sourire.

Elle suivit le reste de la conversation d’une oreille distraite. L’économie, la politique et le monde militaire ne constituaient finalement qu’autant de sujets qui ne l’intéressaient guère. Et pour ne s’être jamais penchée là-dessus, Sanaë n’y comprenait pas grand chose. Finalement, tous se saluèrent et les deux femmes passèrent à un autre groupe.

La soirée continua sur ce rythme. Gwen et Sanaë passèrent ainsi de convives en convives, échangeant banalité et cartes de visite. L’horlogère fut d’ailleurs invitée à inspecter et entretenir maintes horloges ou montres cassées ou déréglées, la poussant à retarder son retour. Jaread et Hyperion n’apprécieraient probablement pas, mais le champagne et ses bulles perverses avaient déjà eut raison de tout sentiment de culpabilité. Elle riait donc, s’amusant de ce rôle qu’elle s’était vu presque contrainte d’endosser. Presque simplement, puisque l’horlogère était tout de même ravie d’assister sa jeune amie.

Elles rencontrèrent ainsi nombre de personnalités influentes et riches à souhait prête à débourser des sommes faramineuse pour servir la cause des pauvres vétérans. Sanaë, elle-même fit un don peut-être un peu trop généreux pour sa maigre bourse, mais encore une fois, l’alcool consommé lui avait généreusement endormie toute logique.

Aussi, l’horlogère se surprit même à danser, avec Gwen d’abord sous les traits du commandant Yssaé, ce qui eut le don d’alimenter quelques conversations. Mais, au vu de l’état d’euphorie de la jeune femme, il était évident qu’elle se fichait bien des racontars. Pour une fois, elle s’amusait, même si le responsable de tout ceci était son état d’ébriété…

Il était grand temps de partir pour elle. Sanaë salua donc sa jeune amie.

- J’espère avoir pu t’aider, d’une façon ou d’une autre et que nos routes se recroiseront bientôt, lança-t-elle à Gwen sourire aux lèvres en grimpant dans le fiacre qui l’attendait. J’ai été ravie de te revoir et j’espère que la prochaine fois, nous pourrons discuter.

Elle la salua d'un geste de main tandis que la voiture s'élanca pour la ramener à son hôtel.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Oskar Medcalfer
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Jeu 25 Jan - 23:50
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Enfin ! La fin de cette mission, la fin de tout ce monstrueux bazar ! Plus que la dernière pierre à poser ! Oskar avait plus qu’à se rendre à cette réception de malheur, trouver la « doublure » du patron et lui remettre le message que le vrai patron lui avait donné plus tôt. Bon, rien de compliqué en soit, mais vu l’état dans lequel il était revenu de sa mission ça passerait sûrement moyen. Enfin bref, dans la planque Yssaé lui avait préparé un joyeux déguisement d’estafette, v’savez ces petites frappes de l’armée qui servent juste à donner le courrier. Bah voilà, après assassin, Pattes-de-Velours embrassait la carrière de facteur. Au moins il ressortirai de cette aventure avec un CV rallongé de deux pages !

Il arriva à l’adresse assez tard, m’enfin son passeport lui permettait de passer les quelques mecs qui gardaient l’entrée sans trop de soucis. Le pauvre gonze avait mal partout, mais essayait quand de même de se tenir bien droit dans ses bottes de soldat et d’afficher l’expression des armoires à glaces qu’on voit dans les défilés là. Franchement, l’intérieur était super beau, et il regrettait presque de s’être fringué en messager, il aurait bien aimé rester plus longtemps au milieu de tout ce beau monde. Il reconnaissait quelques visages d’ailleurs, qu’il avait vu dans les journaux ou même croisé dans des cérémonies comme ça. Genre Henry Farstadt, le fameux colonel de Rathram, ou encore Laura L. Greyson, une ingénieure qui défrayait souvent la chronique. Que des gens dont les piaules doivent regorger de biftons ! Pour sûr ! Mais là il était bien trop cassé, l’Oskar, pour y penser. Maintenant, fallait juste trouver la doublure du patron. Mais sérieux, y’avait trop de monde ! Il était haut comme trois pommes Yssaé ! Comment il était censé le retrouver ? Bon, mieux valait demander du coup. Dans son costume cintré, l’estafette d’un soir s’approcha d’un gars qui semblait faire dans la sécurité ce soir.

- Bonsoir, excusez-moi, j’ai un message à remettre au… commandant Yssaé. C’est assez important.


Le colosse le regarda de bas en haut, comme on jugerait de la qualité d’un jambon-beurre, et il lui pointa un coin de la salle avec son bras.

- On m’a dit qu’il était par là-bas. Il a une extinction de voix par contre, ‘pourra pas vous répondre.

- Merci… bonne soirée.

Ouais bon, il était fatigué le pauvre bonhomme, et c’était pas un comédien de profession ! Bon, sur ce il esquiva encore quelques bourges endimanchés dans de la soie, du velours et d’autres trucs avec lesquels on fait les tapis et les rideaux, pour enfin arriver devant le… patron. Ouais, ok, c’est une doublure, mais bon. Oh, il était pas là pour juger du plan d’Yssaé de toute façon ! Après avoir donné ce courrier, c’était fini ! Makach ! Il pourrait enfin partir sur le premier bateau, loin de cette ville qui allait probablement faire une petite purge chez la racaille du coin de toute façon, et il s’en irait vers l’autre continent là-bas, où on connaît rien de lui et où tout pourrait être recommencé ! Il était un peu ému, Oskar. Ouais, c’est vrai qu’il reviendrait, mais il savait pas combien de temps durerait sa petite exile. Faudrait qu’il envoie des p’tites lettres de temps en temps à ses supérieurs, histoire qu’on le croit pas mort, ce qui serait bien débile !

Yssaé 2.0 était en train de parler, enfin d’écrire, à un espèce de nigaud en queue-de-pie que le voleur connaissait ni d’Eve ni d’Adam. C’était un messager, il avait la priorité ! Bon, il attendit deux trois centièmes de secondes que l’autre finisse la moitié de sa phrase pour débarquer, c’était pas un monstre non plus. Il s’arrêta devant le « commandant » et se raidit dans la douleur pour faire un salut digne des plus fidèles clampins de l’armée Daënar !

- Commandant Yssaé ! L’Etat-Major m’envoie vous transmettre ce message de la plus haute importance !

C’est tout. Il tendit ensuite la lettre à l’actrice pour qu’elle fasse ce qu’on attendait d’elle. C’était vraiment fini ? Genre vraiment ? Le voleur avait une sacrée envie de lâcher le plus long soupir de sa vie, mais fallait se retenir !


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
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Tashinär Vélacen Malphà
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Sam 27 Jan - 19:47
Irys : 169971
Profession : Courtisane
Daënar +1
La fatigue se fit sentir à ses réponses. Il refuserait toute avance si je continuais de le traiter comme j'étais partie pour le faire. Sa dernière remarque était tellement la marque de vieil âge !

- Parfois je me demande l'utilité de ce geste... Au fond, ayant perdu un bras et une jambe à la guerre, n'est-ce pas me payer moi-même?

- Ai-je vraiment besoin de vous répondre ? Vous connaissez aussi bien que moi l'utilité d'une telle initiative.

Je me remis en face de lui et repris la conversation :

- Dites-moi, voudriez-vous asseoir pour que nous parlions plus tranquillement ? Je commence à fatiguer. Les soirées mondaines sont tellement ennuyeuses mais malheureusement nécessaire pour se faire connaitre. Les obligations d'un métier.

Je réajustais mon pendentif avec négligence, sachant très bien que ce geste attirerait le regard de l'homme et donc pouvait lui rappeler ma fonction de lui procurer du plaisir et tout un réseau d'hommes importants.
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Gwen Feien
avatar
Mer 31 Jan - 11:47
Irys : 1721825
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
La soirée va bon train. Sanaë a réussi à récolter plusieurs rendez-vous, il ne me restera plus qu’à récupérer les infos plus tard sur la disposition des lieux et ce qu’ils contiennent. C’est parfait. Quant aux restes, je n’ai rien appris pour le commandant mais bon je ne me fais pas trop de souci à ce sujet, ce n’était pas la mission première. Une fois que j’ai jouer mon rôle de poteau pour le discours, je retourne au près de l’horlogère qui s’en va. Le temps va être long… Il est peut-être temps de retourner aux côté de cet Abadul. Ça ne me plaît guère mais je n’arriverais à rien seule.

À mi-chemin, je me fais intercepter par un individu sans masque. Bizarre. Encore plus le fait qu’il me remette un message de la part de l’État Major. Je pourrais évidement ne pas l’ouvrir, considérer que ce n’est pas pour moi. Mais si le commandant ne m’avait rien dit à ce sujet, c’est que je pouvais faire comme je souhaitais ? J’attrape la lettre et l’ouvre sans me préoccuper du messager. Et visiblement, j’ai bien fait. Même si il est hors de question que je fasse ce qui est écrit. Avoir de l’or quand on est mort, ça ne sert à rien. Je prends la seule décision possible pour conserver ma vie et être payée pour cette soirée : je vais transmettre le message au complice de cette farce. Tout n’a pas dû se dérouler comme il le fallait…Même sans voir son expression, il est clair qu’à sa posture, lui non plus ne s’attendait pas à ça ! Heureusement que la soirée touche à sa fin et que la récolte a été faite. Je ne sais où il va après la lecture du message et ne m’en préoccupe pas. La seule chose que je vérifie c’est que mon paiement soit envoyé le lendemain au Vieux Siffleur.

Après, je prends la poudre d’escampette comme prévu. Je garde le carnet le papier d’instruction, mon assurance de paiement et je laisse les vêtements en une petite pile soigneusement plié dans un coin de la pièce de service.




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Gwen parle en #0033ff
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Henry Farstadt
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Ven 23 Fév - 23:39
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
Pendant un instant, le regard d'Henry se perdit au niveau du pendentif en collier, ou plutôt en-dessous, vers les appâts encore avantageux de la courtisane de la soirée. D'une secousse de la tête il reprit ses idées: à son âge penser à de telles choses était un scandaleux, au mieux! Que dirait sa femme si elle apprenait qu'à soixante ans son mari regardait les minettes de trente?

-"Notre hôte trouverait cela sans doute bien impoli. Mais la galanterie m'impose d'obéir à vos envies, belle dame. Et puis, pour ne rien vous cacher, ces hommes ne parlant que commerce m'indisposent..."

En un sens, il y croyait lui-même. La réunion finissait par s'éterniser et si le gratin de la région était là la solitude finissait par le gagner. Entre les profiteurs souhaitant obtenir des contrats avec l'armée, les flatteurs à la recherche de faveur et la flopée de parasites qui entouraient les milieux riches...
Non allez, à qui allait-il faire croire ça? Ces parasites, cette femme en faisait partie. Aucune illusion à se faire, ce n'était pas sa passion pour les moustaches, le bon whisky ou les prothèses qui l'attirait à lui. Elle souhaitait lui faire une offre, comme d'autres. Plus qu'à espérer qu'elle soit intéressante.

Avec elle, il s'aventura à l'écart, l'emportant vers une petite table ronde comportant des fauteuils aux beaux coussins vermeils. Il l'invita à s'asseoir puis fit de même. Dans la foule, personne ne les entendrait, du moins l'espérait-il, aussi il décida de jouer franc-jeu:


-"Vous n'êtes pas le genre de femme à s'intéresser à moi pour mes histoires militaires ou mon physique de soixantenaire, n'est-ce pas madame? Ecoutez-, j'ai déjà mon compte de profiteurs et de flatteurs dans mes rangs d'armée, aussi j'aimerais savoir ce que vous avez derrière la tête. J'écoute toujours les propositions, toujours..."
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