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Chroniques d'Irydaë
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 On pioche, tic tac, tic tac

Adam Vaughn
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Lun 9 Avr - 12:37
Irys : 598399
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar +1
De nouveaux, des coups furent frappés, mais à leur porte cette fois. Le boucan ne s’était pas tu au rez-de-chaussée, et de nouveau il se dit qu’un assassin ne frapperait pas à la porte. Il se détendit légèrement quand Gwen passa la porte. Même si ce ne fut que pour leur dire de la suivre. Ses deux « sœurs » avaient donc dû entendre la même chose. En même temps qui ne l’aurait pas entendu ?

Il suivit donc sans rechigner, tirant un Rufus de plus en plus nerveux derrière lui. Il comprit qu’ils avaient été amenés dans la chambre de Gwen, lorsque celle-ci y déambula pour prendre du matériel : une simple corde qui avait atterrit dans ses bras. Soulevant un sourcil interrogateur envers la propriétaire de leur solution miracle pour connaitre son plan, il dû se rendre à l’évidence qu’il n’obtiendrait aucune réponse en la voyant sortir. Il se rappela alors de ce qu’ils avaient vu dans l’appartement de Rufus, et comprit alors que la corde devait leur servir à s’échapper par la fenêtre.

L’ancien mineur se mit alors à la tâche, attachant la corde solidement au pied du lit. C’était un peu loin de la fenêtre certes, mais la corde était longue, et c’était le meuble le plus lourd, et probablement le plus solide, de toute la chambre. Il ouvrirait la fenêtre au dernier moment, laissant les autres au chaud encore quelques secondes. Une fois son travail effectué, il vint chercher Rufus pour lui expliquer le plan. Celui-ci devait commencer à comprendre également en l’ayant vu faire et secouant vigoureusement la tête.

« Non non non ! J’en peux plus d’tout ça ! Courir partout, faire des acrobaties, tout l’temps regarder derrière soi. C’pas une vie ça… »

L’homme se laissa glisser par terre. Adam leva les yeux au ciel, c’était pas le moment qu’il fasse la diva. Il s’approcha de lui et le souleva par les aisselles.

« Aller Rufus ! Vous allez tous nous faire tuer à faire l’enfant ! »

D’accord il en rajoutait. Mais devant ce comportement puéril, c’était tout ce qu’il avait trouvé pour le faire réagir et bouger. La mauvaise volonté de son oncle fictif eu au moins le mérite de les faire patienter le temps que Gwen revienne. Lorsque celle-ci revint dans la chambre, l’air relativement serein, il comprit qu’ils n’étaient pas en danger. Pour le moment.

Il lâcha Rufus et le vit glisser de nouveau par terre. Le jeune homme s’appuya dos au mur, près de lui pour l’avoir à portée de main au besoin, et regarda les deux femmes.

« Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Ca devient de plus en plus dangereux cette histoire. Le plus simple serait de laisser Rufus à la milice et de leur expliquer ce qu’on sait… »

Cette solution était la plus simple. Chacun repartirait ensuite de son côté tranquillement. Enfin dans l’idéal, parce que la milice et les autorités de la ville ne les laisseraient peut-être pas repartir si facilement en sachant cette histoire. Surtout, fallait-il aussi leur parler d’Albert ? Le vol était mal vu dans ces régions où la mine faisait vivre pas mal de monde. Les deux hommes à l’origine du larcin auraient probablement des soucis, et Albert avait visiblement une famille dans le besoin. Adam savait suffisamment ce qui arrivait à une famille dont le père perdait son travail. Et ce n’était pas joli.

« …ou bien on continue de creuser, cachant notre ami quelque part à l’abri. Le contremaître est à l’origine de ce merdier, il devrait pouvoir y mettre fin. Sauf que si il a engagé des gars pour chasser Rufus, il doit en avoir aussi gardé pour se protéger pendant qu’ils sont sur le filon de diamants. »

L’ancien mineur n’avait pas vraiment peur de quelques brutes, il savait se défendre. Apparemment Gwen avait aussi de la ressource. Il s’en faisait plus pour la journaliste. Pourtant, il se doutait que c’était elle qui voudrait le plus connaitre tous les tenants et les aboutissants de l’histoire. Quoi que décide les jeunes femmes, il les suivrait. Il se sentirait mal d’arrêter tout à ce point, mais il ne se pensait pas capable d’y arriver tout seul. Les demoiselles avaient un bien meilleur flair que lui.


Adam parle en #5B8E87  
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Lauren Hill
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Jeu 12 Avr - 19:41
Irys : 869830
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Question action pure et simple, je préférais laisser cela à plus habitué et équipés que moi… C’est-à-dire : à Gwen. Bah oui, même si la logique purement misogyne m’aurait poussé à confier cela à Adam, les faits me conduisaient plutôt vers la jeune fille, visiblement plus débrouillarde. Aussi, je la suivis, sans réfléchir jusqu’à sa chambre avant de la voir nous abandonner pour vérifier l’origine du bruit au rez-de-chaussée.

Je fronçais les sourcils en découvrant l’objet que Gros bras tenait en main : une corde… Génial… Quelle blague... Le plan de Gwen ne fut guère difficile à comprendre, néanmoins, il ne me plaisait pas, mais alors pas du tout. Sérieusement, vous me voyez descendre à l’aide d’une corde vous ? Évidemment, s’il fallait choisir entre ma vie et… finir aplatie comme une crêpe, le cou brisé à l’arrière d’un hôtel miteux d’Änkar… Le choix n’était clairement pas évident.

Heureusement pour moi, Adam s’occupait déjà de préparer Rufus qui s’avéra tout aussi récalcitrant que moi. Voir plus, étant donné que le mineur n’hésita pas à formuler son refus à voix haute. Enfin, personnellement, je n’éprouvais nullement l’envie de m’en mêler. L’homme avait ses arguments, parfaitement compréhensibles dans les faits… D’autant qu’en voyant notre jeune amie revenir, l’air calme et posé, il ne nous était plus nécessaire de nous presser. Je me laissais donc retomber sur le lit afin de m’y asseoir et de me remettre de mes émotions matinales.

Adam marquait un point, cette histoire allait trop loin et commençait à sérieusement nous dépasser. Je les avais entraînés là-dedans, il est vrai, en pensant bêtement à une mauvaise blague… Or, de la farce, il ne reste plus rien… L’on ne parlait plus de pioches volées, mais de diamants et d’agression physiques doublées de pression psychologique… Sans parler évidemment de ces hommes à notre poursuite… Bref, le jeune homme avait toutes les raisons du monde de se montrer inquiet, je ne pouvais donc lui en vouloir… Malgré tout, il était impossible de simplement renoncer en espérant se faire oublier…

- Adam, ce n’est malheureusement pas aussi simple. Nous sommes face à une organisation assez importante pour nous mettre en échec, mais pas assez pour simplement nous tuer. Sinon nous ne serions plus là, Rufus en tête de liste. Ensuite, sans être certain de ce à quoi nous avons réellement affaire, mieux vaut éviter la milice… C’est triste à dire, mais il n’y a pas plus facilement corruptible...

Mettre Rufus à l’abri et hors de nos pattes semblait toutefois être une merveilleuse idée. Il ne vous apprendrait plus rien et était tout simplement un poids mort, sacrément ralentissant.

- D’accord… Rufus, auriez-vous de la famille en dehors de la ville ? Mieux vaut éviter de rester à Änkar. Si vous pourriez carrément quitter la région, ce serait encore mieux. Faites-vous oublier quelque temps.

-Mais ! C’pas un plan ça ! J’deviens quoi moi ? J’suis d’ici !

Je soupirais très bruyamment, mon capital patience étant largement épuisé. Ce n’est pas comme si je ne m'étais pas attendue à ce genre de réponse dénuée de toute logique et d’esprit de préservation. Adam lui-même nous avait démontré la fierté, mal placée, des gens du coin. Je me relevais prestement, allant me placer devant le vieux mineur pour plonger mon regard dans le sien.

- Très bien, ce sera donc votre choix Rufus… Mais certainement pas le plus intelligent.

Je me redressais ensuite pour observer mes deux compagnons d’infortune…

- Je vous laisse le choix, personnellement, je vais continuer à chercher. Je n’ai pas de famille et personne ne m’attends, si ce n’est mon patron. Mais c’est peut-être votre cas… Je ne sais pas. En tout cas, si vous voulez renoncer, je ne vous en tiendrez pas rigueur…



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Gwen Feien
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Mar 17 Avr - 10:56
Irys : 1686832
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Bon, heureusement qu’il n’y a pas eu mort d’homme puisque les trois zigotos n’avaient pas bougés d’un pouce ! Hmm vraiment, c’est bien la peine de faire des efforts. Enfin, il y en a un qui a bien mis en place la corde mais c’est tout. Si ça avait été nos poursuivants, ça ne leur aurait pas fait grand bien avec la porte pas bloquée et tout. Si Rufus ne voulait pas bouger, ils n’avaient qu’à le laisser derrière !

Bien sûr j’ai refermé derrière moi. Pas la peine que les curieux viennent voir ce qu’on trafique ou alors viennent poser des questions sur le raffut d’en bas, qu’ils se débrouillent. Pour l’instant ce qui m’intéresse c’est ma pseudo fratrie. Alors qu’Adam sort du non sens, je ramène la corde à l’intérieur et m’évertue à la détacher pour pouvoir la ranger. Il n’y a pas beaucoup de passant mais si on la laisse pendre un certain temps quelqu’un finira éventuellement par la remarquer et se poser des questions. On ne veut certainement pas attirer encore plus l’attention sur nous, il faudra sûrement quitter cet endroit, entre notre course à quatre pour arriver ici et moi qui ait sorti mes poignards… Au moins ça laisse le temps à la journaliste de répondre de façon plus posé que je ne l’aurais fait. Je finis bien avant ces derniers mots.

« De toute façon, c’est trop tard pour renoncer ! Je suis aussi libre de mes mouvements et je n’ai pas plan prévu dans l’immédiat. Je compte bien aller jusqu’au bout de cette histoire. Quant à vous Adam si vous voulez vous désengager parce que ça fait trop, la porte derrière vous est ouverte ! »

Voilà, comme ça c’est clair ! Quant à Rufus, hors de question de se le traîner, il a fait son choix mais ce n’est pas à nous de le porter ! Debout près du lit, je commence à parler de la suite puisque nous continuons cette enquête plus si petite ou farfelue. J’ignore Rufus toujours au sol et m’adresse à Lauren, la plus censée du groupe.

« Dans tous les cas faut qu’on change d’immeuble, sans Rufus. Et on peut aller rendre visite à l’appartement où j’ai vu l’un des types se rendre hier quand je l’ai suivi. »

Je ne précise pas que j’ignore exactement lequel c’est et que j’ai seulement l’étage, c’est un petit détail. Et de toute façon, nous pouvons commencer par autre chose comme il fait jour.

« Nous pouvons aller au syndicat ce matin et leur larguer Rufus en plus de récolter des infos. Il y en aura bien un pour le loger, si on peut leur faire confiance. Vous en dites quoi Rufus ? Il faudrait parler à qui là-bas ? 

-Larguer ?! Je ne suis pas une chose ! Vous…

-Hého, notre vie est en jeu autant que la vôtre, alors à qui peut-on parler sans risque ?

-Béatrice, c’est pas la chef mais c’est tout comme, elle sait tout et est hyper discrète. Je l’ai jamais vu cafter sur les autres en vingt ans que j’la connais ! J’peux vous amener chez elle, c’est encore assez tôt.

-Ok et l’adresse de votre collègue, Albert ? Faut qu’on le voit aussi.

-Ah non ! J’leur ai pas dit à eux, j’veux pas, faut se contenter de moi. »

Je lève les yeux au ciel, il joue encore les difficiles après tout ça ! Pourtant nous sommes les seuls à pouvoir l’aider, il pourrait tenter la milice mais bon comme l’a dit Lauren c’est pas hyper fiable, j’en sais quelque chose… J’ai bien quelques phrases acérées qui me viennent à l’esprit cependant j’aimerais quelque chose de plus rapide, on devrait déjà être en mouvement. Je jette un coup d’oeil vers Adam, s’il veut jouer les gros bras c’est le moment !




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Gwen parle en #0033ff
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Adam Vaughn
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Mer 18 Avr - 11:33
Irys : 598399
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar +1
Personne ne voulait arrêter l’affaire ici, c’était donc parfait. Ils auraient le fin mot de l’histoire, et Adam espérait bien faire manger la terre au pourri à l’origine de tout ça. Un contremaître. Rien de mieux que de remettre cette fouine à sa place. Seulement, Gwen et Lauren avaient pris sa première proposition comme un aveu de faiblesse de sa part, et il se renfrogna lorsque la benjamine le rabroua. Il n’était pas un couard ! Il n’eut pas le plaisir de répliquer qu’elle continua sur sa lancée, expliquant son plan. Au moins ils étaient d’accords avec l’idée du syndicat.

Lorsque le nom de Béatrice fut évoqué, l’ancien mineur tiqua. Ce nom ne lui était pas étranger, ne restait plus qu’à vérifier une fois sur place si les deux hommes pensaient à la même personne. La voltigeuse le sorti de ses pensées avec un regard appuyé, ses yeux avaient fait la navette entre lui et Rufus. Son ton avait semblé agacé et son visage reflétait le même état. Encore une fois, le jeune homme n’arrivait pas à comprendre immédiatement les signaux. Il fallut qu’il se remémore que Rufus était récalcitrant à quasiment toutes leurs paroles pour faire le lien. La jeune femme n’avait pas eu l’air particulièrement ravie de son étalage de force les précédentes fois, mais visiblement elle trouvait ça utile pour une fois…Si la situation n’était pas empreinte de danger, il lui aurait lancé un sarcasme mérité. Dans leur cas de figure, il se tint à ce qu’on attendait de lui, non sans un sourire railleur à l’intention de sa petite sœur.

Il reprit la position adoptée plus tôt, c’est-à-dire lui face à Rufus, le soulevant par les aisselles. Il laissa tomber le vouvoiement, pour laisser place à un tutoiement intimidant.

« Ecoutes Rufus. Jusque-là on a été compréhensifs…Sauf que nos vies, la tienne, celle d’Albert et peut-être d’autres bons gars sont en dangers. »

Il resserra sa poigne et fronça d’autant plus les sourcils.

« Donc tu vas nous donner l’adresse d’Albert, et nous suivre jusqu’au syndicat sans faire d’histoire. Si il arrive quoi que ce soit parce que t’as fait ta tête de cochon, ce qu’il s’est passé chez toi sera un câlin par rapport à ce que je vais te faire… »

Au fur et à mesure de ses paroles, ses bras avaient secoué l’homme d’eux même. Sa voix grave avait aussi finit par prendre une teinte menaçante. Ce n’était pas tout à fait de la comédie, Adam n’appréciait pas le caprice de l’autre homme, ne se rendant pas compte qu’il n’y avait pas que son petit confort en jeu. En tous cas, son numéro sembla faire son effet puisque Rufus finit par leur donner l’adresse d’Albert, sans rien ajouter d’autre. Une œillade accusatrice annonça à Adam qu’il était désormais considéré par le plus vieux comme un ennemis également. Pas grave, ce qui était important était d’avoir le renseignement, et que la vieille bique soit en sécurité.

Il le remit sur ses pieds, et lui mit une légère tape sur l’omoplate pour l’inciter à avancer, faisant ensuite signe à ses complices de les suivre. Rufus était en tête de cortège, la tête basse, le jeune homme sur ses talons. Celui-ci vit que personne ne faisait spécialement attention à eux lors de leur passage, un miracle étant donné le magnifique couvre-chef de Rufus. A l’extérieur, le froid était toujours présent, caressant agréablement leurs visages. Enfin, ça semblait être le cas pour les deux Nordistes.

Le voyage se fit de nouveau dans le silence, chacun restant probablement sur ses gardes. Sauf l’ancien, grommelant et ruminant sa mauvaise aventure. Peut-être se rendait-il compte désormais de sa bêtise.

Le bâtiment du syndicat apparaissait de plus en plus proche. Un drapeau avec le même sigle que sa montre leur indiquait mieux que n’importe quelle plaque qu’ils étaient au bon endroit. L’intérieur était bien vide à cette heure-ci, seuls un adolescent boutonneux et une dame plus âgée gardaient le navire. Rufus s’adressa à la plus ancienne :

« Béatrice, j’peux t’parler ? Enfin on peut t’parler ? »

La fameuse Béatrice se retourna en reconnaissant le vieux mineur. S’adressant à lui avec une voix haut perchée, son soulagement était perceptible.

« Ah Rufus ! Enfin ! On commençait à s’inquiéter ! Bien venez venez ! »

Elle avait vite analysé la demande, et les amena dans un bureau attenant, refermant à clé derrière eux. L’absence de Rufus, ajouté à sa tête et à sa venue accompagnée ne laissait que peu de doutes sur le fait que quelque chose s’était passé. Elle regarda le groupe et s’arrêta un instant sur Adam, semblant réfléchir. Le jeune homme était maintenant sûr qu’il avait en face de lui la femme qui était venue enquêter lors de l’incident de mine ayant coûté la vie à ses parents, celle-là même qui l’avait prise dans les bras lorsqu’il n’avait pas pu retenir ses larmes. Du haut de ses six ans, il avait trouvé en elle une présence féminine apaisante.

« Ca fait longtemps Béatrice. Heureux de te revoir. »

« Le petit Adam ? Si je m’attendais à ça ! Oh c’est vrai j’ai appris pour Albert, je suis désolée. Mais tu as l’air en forme ! Qu’est-ce que tu fais là ? Avec Rufus ? »

Elle devait désormais approcher des quarante ans, mais elle n’avait pas perdu sa vitesse de débit. Les mots fusaient à la vitesse d’une tête de train, et il n’était possible d’en placer une qu’une fois qu’elle avait terminé. De même, ses actions étaient instinctives. Elle était venue serrer Adam dans ses bras, le haut de sa tête ne dépassant pas l’épaule du jeune homme. Ca renvoyait le mot « petit » à son sens affectif pur.

Lorsque la dame s’éloigna de lui, il préféra expliquer à ses complices ce qu’il venait de se passer

« Je connais Béatrice depuis que je suis petit. Rufus disait vrai, on peut lui faire confiance. »

De même, ils seraient pris au sérieux dans leur enquête. Ils avaient beau avoir sauvé un mineur, si aucun d’entre eux n’avait été du « milieu » ils se seraient probablement fait jeter. Le syndicat aurait probablement reprit l’enquête en les écartant gentiment. Adam fit signe de la tête à ses sœurs pour qu’elles racontent ce que leur début d’enquête avait donné.


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Lauren Hill
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Jeu 19 Avr - 10:39
Irys : 869830
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Il y a toujours des personnages particulièrement agaçants. Ils sont là, partout en tout lieu, dans tout environnement et qu’ils soient riches à milliards ou au contraire, extrêmement pauvre, ils restent les mêmes têtes de lard… Comme c’était le cas cette fois de ce cher Rufus. L’homme me sortait littéralement par les yeux. Un lâche, à l’évidence, même si je ne pouvais pas lui en vouloir pour cela. En revanche, je ne supportais pas son manque de collaboration. Ils essayaient de l’aider, bon sang… Non, pas moi. Son sort ne m’importait déjà plus, tout simplement parce que je détestais perdre mon temps en particulier en prêtant mains fortes à une personne qui s’en fichait autant que de sa première guenille. Le soutien purement charitable n’était pas dans ma nature, j’attendais toujours un retour, ne serait-ce qu’une preuve de bonne volonté de l’autre. Or, là, il n’y avait rien de tout cela, seulement un vieux chouineur qui osait râler pour un simple mot. Néanmoins, grâce à Gwen et Adam, membre de ma fratrie totalement imaginaire, ce vieil imbécile finit par parler, enfin !

Nous décidâmes de commencer par le syndicat, d’une part cela nous permettait de “larguer” ce cher Rufus, mais aussi de récolter quelques informations supplémentaires et d’enfin pouvoir avancer dans l’enquête. Arrivés dans les fameux locaux, je choisis de me mettre volontairement à l’écart, laissant mon frère renouer avec une vieille connaissance du passé. Ce dernier nous assura l’intégrité de Béatrice… De jolies promesses, néanmoins, cela ne m’empêchait nullement de me montrer méfiante. J’avais déjà du mal à faire confiance à mes propres connaissances, c’était dans ma nature, après tout. Je pris donc le temps de l’observer comme à mon habitude, jaugeant son regard, sa posture… Tout en sachant pertinemment qu’elle n'apprécierait pas, évidemment. Toutefois, permettez-moi de souligner que nous étions légèrement dans la mouise et qu’il était logique que je me méfie d’une inconnue… D’autant que l’attitude d’Adam laissait présager que je serai à nouveau désignée pour parlementer avec Béatrice… Soit.

- Il me semble qu’il serait bien inutile de vous présenter Adam… lançai-je en haussant les épaules. Je me nomme Lauren et voici Gwen, nous enquêtons sur l’affaire du vol de pioche, qui n’en est pas vraiment un...Vous voyez de quoi je parle ?

Inutile de lui fournir plus de détails nous concernant, voilà pourquoi je ne m’attardais pas sur les présentations. Les blablas inutiles ne nous avanceraient pas alors autant aller droit au but… Et dans tous les cas, je n’aurai pu guère en dire plus concernant ma “sœur”, bref.

-Je ne comprends pas, rétorqua-t-elle simplement en fronçant les sourcils.

Qu’à cela ne tienne, je lui exposais les faits, nos découvertes et péripéties. J’entrais volontairement dans les détails, insistant sur la notion de danger qui planait au-dessus de la tête de Rufus, entre autres. Je ne le voulais plus dans les pattes après tout et je tenais à ce que nous restions sur les nôtres. Néanmoins, à son expression, je compris qu’elle ne savait rien de toute cette histoire. En tout cas, probablement rien de plus que ce qui nous avait amené à enquêter : la disparition des pioches. Ce mystère-là était résolu, bien qu’il en avait soulevé bien d’autres.

-Je vois… soupira-t-elle une fois ma longue tirade achevée. Mais sacré non d’un chien, pourquoi ne nous avoir rien dit Rufus ? Nous aurions pu te mettre à l’abri bien avant !

… Et nous priver de quelques infos… Boarf… Il était pourtant simple d’en deviner la raison. L’idiot voulait à la base s’en mettre plein les poches sans rien dire à personne. Avoir les yeux plus gros que le ventre… Quelle idée… Sauf qu’évidemment, les choses ne s’étaient pas déroulées comme prévu et qu’il se retrouvait en position de faiblesse… Après tout, il n’avait pas voulu de notre aide, alors imaginer demander à des “amis”... Quelle honte ! Et fierté mal placée… Stupidité ? Tout à fait ! Je gardais bien sûr tout cela pour moi, je n’avais pas à pointer du doigt son idiotie qui avait manqué de lui coûter la vie.

- J’voulais pas vous mêler à ça… C’tout. J’me suis foutu dans c’te merde tout seul, pas question d’en rajouter.

Comme c’est commode…C’est sûr que jouer à l’autruche est une technique qui a montré ses preuves... Inutile de vous dire que je gardais cela pour moi. De toutes façons, l’homme le trouvant insupportable, je ne pris même pas la peine de le regarder. Nous avions mieux à faire…

- Enfin, puisque vous êtes à présent dans la confidence, je suppose que vous allez mener l’enquête de votre côté ? Ah, et il y a un autre homme à protéger, un certain Albert et sa famille évidemment. Nous aimerions lui parler aussi...

-Je comprends, cela ne devrait pas trop poser de problème. Nous nous occuperons d’eux. Quant à l’enquête, je ne sais pas trop par où commencer, mais il faut tirer cette affaire au clair.

- Vous avez bien dû faire quelque chose ?

- Évidemment, mais nous n’avions pas tous ses éléments… Nous avons remplacé les pioches, essayés de rouvrir la mine, sans succès, même en demandant l’appuie du gouverneur cela n’a rien changé. La mine reste fermée et la direction refuse tout entretien.

- Même le gouverneur n’a rien pu changer ?

-Non, dit-elle en secouant vivement la tête. Il s’est déplacé pour discuter avec le directeur général, mais en est ressorti en disant que la mine appartenait à une société privée et que par conséquent, il ne pouvait rien y faire. De ce fait, plus de cinquante ouvriers sont au chômage technique tandis que d’autres sont embauchés pour mener des fouilles….Je comprends mieux pourquoi à présent.

- Le PDG a dû promettre une sacrée somme d’argent… Les politiciens ont beau ne pas en manquer, jamais ils ne cracheraient dessus, raillai-je en croisant les bras. Vous ne connaissez donc aucun de ces nouveaux ouvriers ?

- Hélas, non, nous avons bien essayé d’y envoyer quelques jeunes gens, mais tous ont été refoulés… Pas assez costauds...

Un sourire se dessina sur mon visage tandis que je me tournais vers mon “frère”. Lui était relativement bien bâti après tout… jeune, solide et savait se défendre. Bon, bien sûr, ce n’était pas sans danger, je ne lui imposerais rien et je doutais même d’en avoir la possibilité… Malgré tout, avoir quelqu’un de confiance dans ces galeries pourraient être utile...

- Dis donc Adam, à quel point souhaites-tu t’impliquer dans cette affaire ? demandai-je avec un rictus aux lèvres.Je pense qu’il est grand temps de laisser la voie légale de côté… Il serait beau que quelqu’un s’introduise directement dans les bureaux afin de nous positionner sur les deux fronts en parallèle… Les choses sérieuses commencent ici, qu’en pensez-vous ?




Lauren s'exprime en #99ccff


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Adam Vaughn
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Jeu 19 Avr - 13:35
Irys : 598399
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar +1
Le jeune homme écouta avec attention l’échange. Béatrice avait remis son masque professionnel, restant tout de même visiblement contrariée par toute cette histoire. Si même l’appel du gouverneur n’avait rien changé, il fallait démanteler cette affaire au plus vite. Ces gens seraient prêt à tout pour être tranquille. Une fois n’étant pas coutume, l’ancien mineur comprit tout de suite ce que souhaitait Lauren.

Adam n’était bien entendu pas ravi de redescendre dans une galerie. Il avait laissé ses habits de mineurs derrière lui et ce n’était pas pour les remettre de si tôt. Pourtant, cette fois-ci il ne s’agirait pas de creuser pour en mettre plein les poches à la compagnie minière. Des vies étaient en jeu. Il ne pouvait donc plus hésiter. Il était ici le seul correspondant à la description qu’avait faite Béatrice. Restait à savoir si il serait assez bon pour tirer le maximum de sa filature.

« Je veux aller jusqu’au bout Lauren. Ces gars ont été trop loin pour qu’on les laisse faire. »


Béatrice lui lança un regard désapprobateur, mais en voyant l’air décidé d’Adam, elle ne put que se rendre à l’évidence en lui donnant les indications pour se rendre à la mine en question. Ils ne s’étaient pas connus longtemps, mais elle avait bien compris que le jeune homme était une tête de pioche. Se tournant vers les deux demoiselles qui l’accompagnaient, le mineur leur donna une dernière indication avant de disparaitre de la pièce.

« Je vais me faire embaucher pour la prochaine descente. On se retrouve vers 22 heures à l’hôtel de Gwen.»

Sur le chemin, le jeune homme s’acheta quelque chose à manger. Depuis hier, ses repas étaient quasi inexistants, et il aurait besoin de forces pour arriver à ses fins. Le voyage, et les calories engrangées lui avaient permis de réfléchir à comment il allait se faire recruter. Arrivant à la mine, le ventre plein, il se présenta au bureau du contremaitre. Celui-ci, ressemblait à ce à quoi s’attendait. Homme petit, bedonnant, les cheveux gras et grisonnants. Une barbe de plusieurs jours lui mangeait le visage, faisant penser à Adam que sa propre barbe n’avait pas été taillée depuis un moment et qu’il devrait s’en occuper rapidement. Il avait beau venir d’un milieu défavorisé, son grand-père n’aurait pas aimé le voir ressembler à un sans-abri…

Le petit homme devant lui semblait préoccupé, se parlant à lui-même, alors que deux autres hommes plus en retrait l’avaient aperçu et détaillé. Leur air suspicieux le mit en garde sur leur statut. Certainement des hommes de main. Le contremaître leva enfin son regard vers lui, montrant clairement le vice de son âme.

« C’est pour quoi ?! »

« Parait que vous engagez des gars pour un bon salaire. Je suis costaud et j’ai besoin d’argent. »


« Qui t’as parlé de ça ?! »

« Un certain Alex, il se vantait d’avoir un bon salaire. Il m’a rien dit de plus, juste de me présenter ici si je voulais gagner la même chose »

Il ne connaissait pas d’Alex bien entendu, mais il ne connaissait pas une seule mine où ne travaillait pas quelqu’un avec ce diminutif. Malgré les effectifs réduits pour cette nouvelle fouille, il était sûr que l’endroit n’échappait pas à cette règle. Visiblement il avait touché juste car son nouvel employeur fit signe à un de ses sbires. Celui-ci le mena dans une pièce où des pioches ainsi que des tenues étaient entreposées. Adam du se changer sous les yeux de son garde, et lui laisser ses affaires. Nul doute qu’il ne les reverrait pas si il faisait la moindre bourde concernant son véritable objectif. Il devrait donc se faire petit dans son enquête.

La suite il la connaissait plus ou moins. Même si il n’avait jamais traité de pierres précieuses, son travail consistait à creuser. C’était d’autres personnes qui se chargeraient de trier la roche du diamant. Le sbire l’installa à son poste immédiatement. Adam fut étonné de pouvoir attaquer si vite, sachant que le prochain roulement devait être en début d’après-midi. Il devrait certainement enchainer. Ca ne lui posait pas spécialement de problème, il ne pensait pas avoir besoin de faire une seconde journée.

Il fit signe à un autre homme ayant levé la tête à son arrivée, et commença à piocher avec l’instrument qu’on lui avait mis entre les mains, objet qu’il ne connaissait que trop bien. Connaissant sa tâche, il put se focaliser sur d’autres détails. Comme la patrouille de deux hommes qui surveillait leur avancée. Ils restaient deux trois minutes, balayant leur bout de galerie des yeux, avant de repartir. Ils ne revinrent qu’au bout de quinze minutes environ. Il avait compté pour en être sûr. Au bout de deux roulements, suivant toujours le même schéma, il s’adressa au mineur qui avait levé la tête à son arrivée. Difficile de trouver un volume de voix suffisant pour se faire entendre de son collègue, sans alerter leurs gardes.

« Ca fait combien de jours que t’es là ?

_Deux jours. J’recommence pas après. Y nous font travailler deux fois d’suite. J’suis mort.

_C’est bizarre, les autres mineurs sont malades ?

_ Nan, de c’qui s’dit ici, y veulent pas que ça s’sache c’qu’on déterre. Faut pas qu’ce soit officiel. »

Ils durent se taire lorsque la patrouille repassa, mais Adam était sur sa faim. Les rumeurs étaient souvent grossit, mais partaient d’un fond de vérité. A lui de faire le maximum pour dénouer le faux du vrai. Il n’eut pas besoin de poser de questions, ce fut l’autre qui continua son récit, visiblement trop content de trouver quelqu’un à qui parler.

« Y’a un gars, l’a entendu les gardes. Ca s’rait pour d’la contrebande. Une histoire d’armes, d’mines mytranes. J’me suis perdu dans tout ça. Temps qu’on m’paye… »

Adam ne s’attendait pas à ce que de telles rumeurs circulent déjà au fond des galeries. Si le bruit courait trop, tous ces compatriotes creusant ici étaient en danger. Les contrebandiers n’étaient pas des agneaux, au moindre soupçon de fuite, ils feraient tuer tout le monde. Le jeune homme réfléchit sur ce qu’il venait d’entendre. De ce qu’il savait, la compagnie avait en effet des intérêts à My’tra. La situation politique entre les deux nations étaient loin d’être au beau fixe et ne devaient pas faciliter les échanges. De là à acheter des armes ?

Le jeune homme ressassa tout cela de nombreuses fois dans sa tête, jusqu’à ce qu’il se décide que ça ne servirait à rien de gamberger tout seul. Il fit ce qu’il y avait de mieux à faire pour arrêter son cerveau de tourner. Ecouter le bruit de la pioche. Tic. Tac. Tic. Tac. La mélodie le mit dans un état second, le temps était suspendu au seul ballai de ces deux notes.

Ce ne fut que lorsque les garde leur indiquèrent qu’il était l’heure de la pose repas, qu’il se rendit compte du temps qui était passé. Il suivit les autres à la cantine, prenant son gruau et son morceau de pain, avant de s’asseoir là proche de la porte du réfectoire. Il fut encore chanceux, les deux gardes qui surveillaient l’endroit n’avaient pas l’air particulièrement méfiant et commencèrent à parler à voix basse mais suffisamment audible pour lui, lui donnant tout loisir de confirmé ce qu’il avait entendu plus tôt.

« Demain c’est Bill qui sera avec toi. Je pars faire le premier échange. Et je repars avec les armes. Je sais pas si je reviens ensuite ou si on ne se reverra qu’à My’tra. Soit prudent petit frère, les fouineurs qui ont été vus chez le mineur n’ont pas été retrouvés. Si tu vois que ça sent mauvais, tu dégage de tout ça. »


Adam était soufflé. La rumeur était donc tout ce qu’il y avait de vrai. C’était pire que tout ce qu’ils avaient pu imaginer. Le mineur eut l’appétit coupé. Il ne savait pas ce qu’ils comptaient faire d’armes en My’tra, mais ce n’était de toute façon pas bon. Il se força à manger et garder une attitude neutre. Ils avaient mis les pieds dans un nid de frelons. Et aucun doute que les fouineurs étaient eux. La plus grande prudence était de mise.

Il reprit sa pioche à la fin de la pause, retournant dans sa transe jusqu’à l’heure de la débauche. Personne n’avait tenté de reparler après le repas, les corps étaient fatigués. A la débauche, Adam pu se passer un coup d’eau sur le visage, et ne rêvait que de se laver entièrement. Il récupéra ses affaires, quelques piécettes pour son travail et rentra à l’hôtel. Il ne put regarder si quelqu’un le suivait, il ne voulait pas paraitre suspect. Il ne pouvait qu’espérer que ce ne soit pas le cas.

Il alla frapper à la chambre de sa « sœur » cadette. Pourvu qu’elles soient là. Le grand gaillard avait un gros poids sur les épaules après ces découvertes, et il avait besoin de partager les mauvaises nouvelles.


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Adam pense comme ceci
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Gwen Feien
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Dim 22 Avr - 18:52
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Les choses s’enchaînent, le mineur – Adam pas l’autre – comprend ce qu’on lui demande et est efficace ! Avec les informations récupérées on peut se mettre en route ! Je récupère toutes mes affaires, soit mon sac à dos qui les contient tous, car je ne compte pas revenir ici. Bien sûr je dépose nos clefs en pensant au gardien toujours aussi empêtré dans sa situation avec les gros bras. Ils prêtent à peine attention à notre départ, parfait.

Ensuite, de la marche, encore. Ça ne me gêne pas en temps normal mais j’avoue qu’entre le vent et le sol semi-glissant… Au moins ne nous faut-il pas trop longtemps pour nous y rendre. Le bâtiment du syndicat ressemble à tous les autres du moins à mes yeux, seul un drapeau signale sa particularité. L’intérieur est désert mais tant mieux. Moins de gens nous verrons dans le coin, mieux cela sera et puis il y a la fameuse Béatrice. Parfait, on va pouvoir discuter sérieusement. Tout le petit monde la suit dans son bureau. S’ensuivit une petite scène de retrouvaille avec notre guide de la ville qui cru bon de nous expliquer qu’il connaissait déjà la syndicaliste ou qu’il lui accordait sa confiance…. Au moins Lauren ne s’égarait pas après une petite mise au point avec Béatrice qui me sembla étrangement ignorante nous purent envisager une infiltration d’Adam dans cette organisation suspecte.

« Oublie pas qu’il a changé d’adresse hein ! »

Je m’approche de lui pour lui souffler le nom d’un hôtel qu’on a croisé sur la route, il fait peut-être confiance à l’autre mais moi je ne la connais pas et il y a Rufus…

« Eh bien nous aussi nous allons vous laisser. Nous reviendrons sait-on jamais que vous appreniez quelque chose ! »

Nous avons toujours Albert à aller voir et l’appartement à fouiller de quoi nous occuper pendant que’Adam part en vadrouille. Inutile de rester ici dans tous les cas. Le seul point négatif à notre séparation c’est que nous perdons notre guide. À moins de prendre Rufus ? Mais après on l’aurait dans les pattes… Pas la peine de tergiverser bien longtemps !

« Vous pourriez nous dire où habite Albert, ou plutôt comment nous y rendre ? On doit lui parler, on peut même vous l’envoyer si besoin.

-Non, ce sera plus prudent qu’il reste chez lui jusqu’à ce qu’on les déplace. »

S’ensuivit les explications pour le rejoindre. Le mineur et sa famille n’étaient qu’à six rues d’ici, le tout c’est de ne pas se tromper dans un embranchement.

« Et Rufus essaye de ne pas mourir ! »

Le fait de lui avoir sauvé les fesses me donne largement le droit de le vouvoyez. Je le laisse grommeler dans son coin comme d’habitude. Béatrice quant à elle nous fait signe qu’elle s’en occupera, elle n’a pas l’air trop fâchée par mes mots. Elle a dû en voir des plus durs puis ils étaient justifiés, et elle devait avoir d’autres choses en tête. Bref, ce n’était pas vraiment mon problème.

« Tu crois qu’on pourrait apprendre quelque chose chez le gouverneur ? Que tu pourrais avoir une entrevue avec lui grâce à ton statut de journaliste ? »

Je la questionne en même que l'on se rend chez Albert. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée de s’approcher d’une personne compromise avec autant de pouvoir, rien ne disait qu’il allait parler non plus. C’est une idée à laquelle je ne crois pas trop. Mais dans ce genre de situation il serait bête de ne pas penser à toutes les éventualités, non ? Et puis, s’il y a moyen de mettre la main sur cet argent sale, je ne dis pas non…

Nous voilà arrivées, sans même nous perdre. Un petit immeuble comme nombre d’entre-eux à Hinaus collé à d’autres semblables. Peu de temps après que j’ai toqué à la porte numéro trois du rez-de-chaussée une fillette de dix-douze ans nous ouvre.

« Bonjour, nous venons voir ton papa, Albert, il est là ? Nous sommes envoyées par le syndicat.

-Oui, je l’appelle. PAPA, C’EST POUR TOI »

Merci les oreilles ! Une fois cela fait, la gamine nous invite à rentrer. Dans la région, ils doivent rarement tenir la porte ouverte pendant des heures. Question de conservation de la chaleur tout ça. Il y a une net différence entre le couloir et l’intérieur de leur appartement. Nous patientons dans l’entrée, ou plutôt à côté de la porte qui donne directement sur la pièce à vivre. À l’intérieur il y a un autre petit, plus jeune, en train de colorier installé sur le sol et c’est tout.

« Il arrive, il est en train de se raser. Vous venez pour quoi ? La mine va rouvrir ? Papa ne va plus rester à la maison ? 

-Pas tout de suite, vous allez encore l’avoir dans les pattes un petit moment. Quand à notre venue, ça concerne que les oreilles des adultes. »




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Lauren Hill
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Lun 23 Avr - 15:39
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Très bien, même sans avoir de réelles pistes à suivre, nous avions un point de départ plus crédible. Plusieurs ,même. J’avais bien conscience que de placer Adam dans ces mines ne serait pas sans danger, au contraire puisque nous ne savions absolument pas ce qu’il s’y tramait. Pourtant, un détail n’était pas à négliger… Pourquoi renvoyer les ouvriers habituels pour en embaucher d’autres ? Étais-je la seule à y voir quelque chose de réellement inquiétant ? Malgré toutes ces incertitudes, le mineur accepta le rôle qui lui fut si naturellement confié sans rechigner. Une attitude à la fois louable et totalement inconsciente.

Un travail d’investigation n’était en rien facile. Il s’agissait de se jeter littéralement dans la gueule du lion sans aucune arme. Un amateur n’y avait pas sa place… De ce fait, je ne pus le laisser partir sans quelques conseils :

-Adam… Il va te falloir te fondre dans la masse et avec ta carrure, ce ne sera pas une mince affaire. Alors écoute bien ce que je vais te dire. Tu devras te montrer curieux sans poser de question. Il te faudra ressembler à l’homme attiré par l’appât du gain, rien d’autre n’aura d’importance pour toi. Garde donc les oreilles, yeux ouverts, mais la bouche consciencieusement fermée. N’interroge que ceux qui semblent avoir une envie viscérale de parler et encore, il te faudra essayer d’agir avec le plus de naturel possible. Aucune question ouverte, amène les à parler sans qu’ils n’aient l’impression de subir un interrogatoire… Une confession en appelle toujours une autre, souviens-t'en et n'hésites pas à te mouiller un minimum. Mais surtout évite les mensonges, ils sont bien trop difficiles à tenir, . Gagne leur confiance par ta discrétion, ils ne devront voir que cela de toi…

Il s’agissait de la base pour tout débutants lancé seul dans la fosse aux fauves. Qu’importe la nature des instigateurs, ils se savaient observés et se montreraient méfiants, par conséquent mieux valait fournir à Adam un jeu solide tout en espérant que tout se passe bien pour lui. Je lui murmurais un “sois prudent” avant de le voir quitter le bureau de Béatrice. Malgré tout, nous n’avions guère le temps ou le loisir de nous inquiéter pour notre “frère”. Nous avions également un rôle à jouer dans tout ceci… Albert ne serait que la première étape de notre propre investigation. A notre tour donc de déserter les locaux du syndicat pour nous rendre chez ce fameux mineur.

Gwen semblait s’intéresser au cas du gouverneur, pensant probablement que l’homme qui s’était si facilement défaussé pourrait nous apporter quelques choses…

- J’en doute fort, tout du moins pas de l’homme en lui-même. Son entourage, peut-être et encore, encore faudrait-il découvrir qui serait plus ouvert à la conversation… Je ne sais rien de cet homme personnellement. De plus, demander un entretien de la part d’une journaliste alexandar serait vu comme suspect… Autant éviter la confrontation directe en particulier avec une personnalité politique aussi importante...

Ne pas s’intéresser à la politique, ni aux potins mondains pouvait apparaître comme un certain handicap, il est vrai. Néanmoins, j’ai toujours eut tendance à jouer avec toutes les cartes qui se trouvaient dans mes mains… Et dans mon cas, il y en avait un bon paquet… Alors autant utiliser la carte “connaissance journalistique utile”, elle fonctionne bien en général, même s’il y a quelques ratés.

- Chaque chose en son temps...Je contacterai mon journal un peu plus tard. Je pense qu’un ou deux collègues seraient capables de me renseigner sur le sujet. Pour leur, occupons nous de ce que nous avons déjà sous la main.

Arrivées chez le fameux mineur, je laissais Gwen nous présenter à la gamine qui s’empressa de nous laisser entrer. Pas tellement méfiante la gosse, je trouvais même cela étonnant en constatant dans quelle situation préoccupante se trouvait le paternel. Enfin… En attendant que ce cher Albert finisse de se pomponner, j’entrepris d'observer ce nouvel environnement, des plus modestes. N’allez pas croire que j’étais en train de juger cette pauvre famille comme toute petite bourgeoise habituée au luxe, ce n’était nullement le cas. En revanche, je constatais qu’il manquait quelques cadres accroché au mur à en juger par la décoloration de la tapisserie par endroit isolés. Les étages étaient vides même si la forme du bois, arrondis sur le dessous, indiquait que celles-ci avaient jadis contenus quelques objets plus ou moins lourd… Avaient-ils dû se séparer de quelques affaires pour survivre ou avaient-ils été victime d’un cambriolage ? Je notais l’information dans un recoin de ma tête pour plus tard avant de le signaler par messe basse à ma compagne.

Albert arriva peu après, une serviette délavée autour du cou pour continuer à éliminer les quelques restes de mousse… Il nous envisagea un instant, se demandant probablement qui nous étions avant de s’en retourner vers sa fille pour lui lancer un regard assassin. Peu désireuse de me retrouver responsable de quelques remontrances paternelles, je m’empressais de le rassurer…

- Rassurez-vous, nous ne sommes pas là pour vous attirer des problèmes. Nous sommes des connaissances de Rufus et de Béatrice, nous enquêtons sur l’affaire de la mine et nous aimerions vous parler… Loin des oreilles indiscrètes, aussi petites soient-elles.

L’homme écarquilla légèrement les yeux, comprenant alors que Rufus avait parlé et que d’autres personnes étaient au courant de l’histoire du diamant… Enfin, du gisement.

- J’vois… Astrid, Léo, allez dans vot’chambre.

Les gamins obéirent immédiatement, non sans se poser de questions cela dit, la petite lueur dans leurs yeux était sans équivoque : ils s’inquiétaient. J’attendis que ces derniers soient hors de vue pour commencer.

- Et madame ?

- Elle travaille, elle fait l’ménage à la clinique du quartier… C’est beaucoup plus compliqué depuis la fermeture d’la mine...

- C’est pour cela que vous avez vendu vos affaires personnelles ?

Je l’avais surpris, pourtant l’aspect vide de la pièce ne pouvait échapper à personne… Toutefois, son regard se ternit, se faisant plus triste aussi…

- Les temps sont durs… Et sans mon travail, j’vois pas comment faire pour réussir à nourrir ma famille… V’vous rendez compte, ma femme voulait même se placer sur l’trottoir… Nous sommes tombés bien bas…Bref, vous voulez quoi ? Et vous êtes qui d’abord ?



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Gwen Feien
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Mer 25 Avr - 10:35
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Alors que Lauren prend le relais auprès du père, j’ai tout loisir d’observer la pièce bien dépouillé. Un voleur qui pénétrerait ici pour une affaire serait bien en peine ! À se demander si un n’est pas déjà passé ou s’ils comptent mettre les voiles. Ou pas. Les questions toujours aussi pertinentes de la journaliste amène le mineur désœuvré à avouer leur peine. Ils devaient déjà être sur le fil pour devoir vendre les affaires.

« Comme vient de le dire Lauren, on travaille avec le syndicat pour éclaircir cette affaire. »

Sautant du coq à l’âne je commence à m’installer. Rester debout sur le pas de la porte pour discuter c’est pas hyper confortable. Le but n’est pas de traîner ici mais si on veut qu’il nous parle mieux vaut pas faire comme si on avait un pied dehors prête à nous en aller à tout moment. C’était bon pour les rendez-vous avec des informateurs louches ce type de comportement. Là on a à faire à un honnête travailleur, du moins tout semble le laisser penser. Sa pauvreté en est une preuve même se elle me semble bien rapide, du moins l’aggravation de cet état en quelques jours me semble énorme. Je ne viens pas des beaux quartiers d’Alexandria et j’ai une bonne idée à quoi ressemble une spirale descendante !

« Autant nous asseoir, ça peut prendre du temps. Si vous avez un verre d’eau ? »

Je vois bien, une fois assise sur une des cinq chaises en bois pliantes, qu’il hésite entre l’indignation, l’inquiétude, la curiosité et l’espoir. C’est un défilé d’émotion et de grimace. Finalement, il se décide à me rejoindre, il déplie une chaise à ma fausse sœur puis sort des tasses éméchées. Autant ne pas faire dans la dentelle et être directe. Le ménager ne nous apportera rien.

« Le but est de vous permettre à vous ainsi qu’aux autres mineurs de reprendre le travail. Et accessoirement que vous ne finissiez pas six pieds sous le sol avec votre famille. »

Pour être exacte, ce sera juste une conséquence secondaire de l’enquête que je ne mène que par curiosité, voir comment tous les rouages tombent en place. Je ne suis pas totalement insensible à son sort, disons que je ne m’en sens pas responsable. J’ai loin d’avoir les mêmes motivations qu’Adam qui doit se voir en défenseur de la cause minière ! Ou un truc du genre.

« Pour ça on doit en savoir plus sur ce que vous avez trouvé dans la mine. On sait que vous avez ramené un morceau, on a besoin de le voir. Et ne venez pas dire que vous ne l’avez plus ! »

Il pose un peu durement une tasse devant chacune. Évidement, il n’a pas l’air content mais il n’est pas vraiment en position de faire le difficile. Il est au pied du mur.

« Bien sûr, je ne suis pas bête entre la mine qui rouvre pas et Rufus qui disparaît ! D’ailleurs, vous m’avez dit venir de sa part ! Il va bien ? »

Un simple hochement de tête ainsi qu’une incitation à continuer. Un soupir me répond.

« Je l’ai oui, je vais vous le chercher si ça peut nous sortir de là... »

Il disparaît moins d’une minute pour revenir avec l’objet emballé. Probablement qu’il était sous son lit ou au fond d’un placard. Qu’importe. Alors qu’il dévoile la pierre, je ne peux que constater que nous n’avons pas à faire à du diamant. Contrairement à Rufus qui ne connaît que le charbon, je m’y connais en pierrre précieuse ! Je dirais même que c’est de la magilithe, merci mon expérience à Klumpen et mon vol au Palais des Sciences de Skingrad ! Je n’ai toujours pas vendu le gros caillou d’ailleurs, c’est plus compliqué à écouler qu’un simple échantillon tel qui nous montre. Mon sac ne s’en trouve pas allégé et il est bien dommage que j’ai dû récupérer toutes mes affaires à l’hôtel. Bref. Je tends la main et frotte la pierre sans surprise cela crée de la petite poussière, une preuve s’il en faut que ce n’est pas du diamant.

« Vous savez que dormir sur de la magilithe ce n’est pas conseillé ? »

Alors que je dis ça, il s’écarte brutalement de la table. Ah, lui non plus n’avait pas connaissance de qu’ils avaient trouvé. Malheureusement son ignorance ne le protégera pas du contre-maître et ses amis. Ils n’ont pas l’air de vouloir prendre des risques, il n’y a qu’à voir ce qu’ils ont fait à Rufus. Ou des coups de feu tiré dans la rue.

« C’est une chance que vous n’ayez pas essayé de la vendre. Est-ce que Rufus et vous êtes les seuls à en avoir pris ? Vous en avez parlé à personne d’autre ? Vous avez une idée de la taille du filon ? »

Je ne suis pas sûre qu’il y ait d’autres questions pertinentes à poser. Je regarde Lauren pour voir si elle a des idées sur la question, de quoi en apprendre davantage. Sinon je suppose qu’on va laisser le mineur là. Inutile d’attendre Béatrice ou les hommes qu’elle enverra pour déménager cette famille.




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Lauren Hill
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Jeu 26 Avr - 15:17
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À mon tour de laisser Gwen mener l’interrogatoire, enfin, si l’on peut appeler cela ainsi. La gamine comprenait vite comment amener les gens à parler, s’installant d’elle-même à la table sans attendre une invitation. Ou peut-être était-ce une habitude, allez savoir. Si certain jugerait son attitude culotté, j’aurai tendance à la trouver entreprenante. Pas mal…

Bref, je m’installais à mon tour tout en écoutant la conversation entièrement menée par la jeune fille. Elle réussit même à lui faire sortir son caillou et autant dire qu’il y avait de quoi être surpris. Bon sang, il ne s’agissait pas de vulgaire diamant, mais de magilithe, rien que ça. Autant dire que la petite organisation articulée autour de la compagnie minière avait de quoi se montrer agressive.

- Y en avait-il beaucoup ? demandai-je sans quitter le caillou des yeux.

-Oui, répondit-il tout en restant à distance de la table. Moi et Rufus, on est tombé sur un sacré paquet, on a pris un caillou chacun avant d’aller en parler au contremaître. C’est lui qui nous a dits que c’était des diamants. Sauf que lui, il pouvait pas s’tromper quoi… Moi j’y connais rien, j’mine du charbon depuis mes douze ans…  

- Je vois, dis-je en m’enfonçant dans ma chaise inconfortable.

À l’évidence, les choses se compliquaient une fois encore, bien que cette fois, nous avions au moins un élément de réponse. Le gouverneur avait dû toucher une somme faramineuse pour tenir sa langue, à moins qu’il ne s’agisse carrément d’un pourcentage alléchant. Mais pourquoi garder toute cette histoire cachée ? A quoi bon prendre grand soin d’inventer une histoire ridicule pour empêcher les employés officiels de travailler avant d’en embaucher d’autres ? Un pas en avant, deux pas en arrières, finalement, nous n’étions pas plus avancés. Une réponse soulevait inévitablement une myriade d’autres questions pour lesquelles nous devrions attendre.

- Très bien, lançai-je brusquement en me relevant. Je suppose que vous n’avez rien d’autres à nous apprendre ?

Albert n’avait toujours pas bougé depuis la découverte de la réelle nature de la pierre. Il continuait à la fixer avec un regard effrayé, comme s’il craignait de la voir lui bondir dessus à tout moment. Malgré tout, il me répondit en secouant vivement la tête de droite à gauche, signe que nous en avions effectivement terminé avec lui.

- Vous ne verrez pas non plus d’inconvénients à ce que nous gardions la pierre ?

-Au contraire ! s’écria-t-il. Emportez là loin d’ici ! Ce n’est qu’un caillou maudit, jamais j’n’aurai dû le ramener ici.

- Soit ! répondis-je en faisant signe à Gwen de la prendre avec elle avant de me diriger vers la porte. Albert… Je ne saurais trop vous conseiller de prendre contact avec le syndicat afin qu’il vous mette à l’abris, vous et vos enfants.

- Je le ferais, merci à vous.

J’opinais brièvement avant de tourner les talons. Le froid ambiant me frappa de nouveau, plus brutalement encore, si bien que je me demandais si le temps ne s’était pas encore rafraîchi. Il était encore tôt, Adam ne nous rejoindrait pas avant plusieurs heures pour nous fournir, je l’espérais, un complément de réponse. Je réfléchissais tout en marchant, cherchant quelle piste explorer en premier lieu…

- As-tu connaissance de mine de ce type dans le coin ? J’avoue ne rien y connaître, demandai-je à ma “sœur” en évitant de prononcer les mots qui attireraient forcément les regards sur nous.

Je n’avais pas de telles connaissances, en tout cas, personne ne m’en avait jamais parlé, que ce soit durant ma propre investigation journalistique, ou au cours d’une conversation plus banale. Et à vrai dire… Je ne m’y étais jamais intéressée non plus. J’en savais donc le minimum… Pas assez, il y avait là un réel manque à combler.

- Rentrons à l’hôtel, pour le moment, nous ne pouvons absolument rien faire. Pas sans Adam du moins. Et mieux vaut éviter de traîner dans les rues.

Je doutais même que de me renseigner sur l’entourage du gouverneur ne soit une bonne idée. Pour l’heure, je préférais garder tout cela pour nous, du moins tant que nous n’aurions pas plus d’informations.

Arrivées à l’hôtel, il ne nous restait plus qu’à passer le temps… Je restais convaincue qu’entrer dans les bureaux de la compagnie nous apprendrait beaucoup. Tout comme Adam d’ailleurs… Et comme il me tardait de le voir arriver.

-Que penses-tu de tout ça? l’interrogeai-je en sortant mon matériel pour commencer à écrire ce que nous venions d’apprendre.



Lauren s'exprime en #99ccff


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Gwen Feien
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Ven 27 Avr - 11:19
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Guilde +1 (femme)
Hmm, on ne peut pas dire que la visite a été improductive. Nous avons appris que derrière cette histoire de diamants se cachait de la magilithe. Mais cela ne nous dis pas qui est derrière tout ça et à quelle fin. S’enrichir certainement, mais comment ? Albert, comme Rufus, n’est pas la personne à interroger pour en découvrir plus. Ça laisse quoi : l’investigation d’Adam ? Et nous on fait quoi en attendant le soir, et accessoirement son retour ?

« Non, ça c’est le domaine de notre "frère"... »

Encore un truc qui dépend de lui ! D’ailleurs Lauren en est arrivée à la même conclusion, évidemment. L’idée de rester enfermée tout la journée me plaît guère. Cette histoire a commencée pour tromper l’ennui pas pour en créer plus… Bref, retour à l’hôtel pour attendre. Au moins pourrais je poser mon sac qui est loin d’être léger. Le réceptionniste ici est un poil plus souriant qu’à l’autre établissement, enfin c’est pas très difficile. Je prends une chambre au deuxième étage, je garde mes petites habitudes.

« Que ça magouille sec. »

C’est typiquement le genre d’opportunité que M.Strauss utiliserait. Du moins pour obtenir le monopole sur une mine proche de sa ville et exploiter la pierre pour ses armes. Ça doit être une personne comme ça derrière cette histoire, moins experte puisque on a flairé le truc et qu'on est toujours en vie. C’est toujours une question d’arme avec la magilithe ! Ou d’outils pour se battre. Le gouverneur est dans la magouille, c’est évident. Mais de là à savoir si c’est le commanditaire ou simple élu corrompu qui saisi une occasion de s’en mettre plein les poches… On en sait trop peu.

« Je ne sais pas à qui le contremaître a parlé mais il doit avoir dans ses connaissances quelqu’un qui lorgnait sur de la magilithe sans vouloir le payer le prix fort ou que d’autres le sachent. Adam est bien placé pour découvrir vers où les chargements partent. Et j’espère bien qu’on trouvera des documents sur les individus impliqués ce soir. »

Comme elle s’installe pour écrire, moi je m’occupe à vider mon sac des objets lourds et inutile pour l’opération : c’est à dire l’énorme magilithe et celle de taille moindre récupérée plus tôt. Elles sont toutes les deux emballées bien sur. Je les pose sur la planche du bas du placard et pose les vêtements, tout aussi inutile à emporter, dessus.

« Je vais faire une sieste ! Réveille moi quand l’autre sera de retour. »

C’était sans compter la discrétion du mineur qui tambourina à la porte et me sortit du sommeil passablement énervée. Pas assez réveillée pour me réjouir qu’il ait pu revenir ou lui adresser un mot sympathique. Quoique ça…




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Adam Vaughn
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Ven 27 Avr - 18:07
Irys : 598399
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar +1
Bien heureux que ses sœurs soient effectivement rentrées, Adam fut accueilli par une Gwen relativement, voire très relativement heureusement de le revoir. Il préféra entrer sans poser plus de questions. Heureusement il avait visé juste, il avait hâte de se débarrasser de la sueur qui lui collait à la peau. Lauren était assise, une feuille presque pleine devant elle. Le jeune homme lui fit un léger salut de la tête avant de se diriger vers la pièce adjacente, la salle de bain. Il laissa la porte entrouverte pour que les jeunes femmes entendent ce qu’il avait à dire, sans pour autant profiter du spectacle. Faisant couler l’eau dans la baignoire, bien grand mot pour désigner le baquet qui leur était mis à disposition, il commença à se déshabiller et s’excusa en premier lieu.

« Désolé, j’ai creusé toute la journée, faut que je me débarrasse de la terre qui me colle à la peau. »


Manière polie d’aborder les choses….La benjamine avait certainement capté son effluve de mâle quand il était passé près d’elle. Il se glissa dans son bain. Un soupir de bien-être franchit des lèvres lorsque ses cuisses touchèrent le liquide chaud, montant petit à petit. Il se reprit lorsqu’il fut immergé jusqu’au torse. Coupant l’eau du robinet, il pouvait être mieux entendu de ses complices et attaqua à leur livrer son histoire

« Quand je me suis présenté au contremaître, il a vérifié comment j’avais appris qu’ils recrutaient. Mais ils doivent manquer de monde car je lui ai sorti une histoire bateau et il n’a pas attendu longtemps avant de me faire amener dans la galerie par un sbire, en plein milieu du service. »


L’eau commençait à détendre quelque peu ses muscles endoloris, et le jeune homme attrapa le savon pour enlever le mélange de terre et de sueur qui faisait office de seconde peau.

« Un des gars était plus qu’heureux de me parler. Comme tu m’avais dit Lauren. Je lui ai posé deux questions bidons et il m’a tout déballé. Enfin c’était que du ouï dire pour lui. Il avait entendu parler de contrebande, d’armes et de mines mytranes. Comme il m’a dit lui-même qu’il en savait pas plus je l’ai laissé tranquille. »

L’eau ainsi que la mousse du savon à sa surface, se tintèrent de la sombre couleur de la terre. Au fur et à mesure que le mineur se débarrassait des impuretés, il retrouvait un peu de forces. La poussière devait avoir un poids qu’il n’avait jamais estimé jusque là.

« Au dîner, je me suis posté à côté de la porte. Tout est gardé là-bas. Les galeries, les pièces communes, le contremaître. Par contre ils ont pas été très prudents, le réfectoire était pas bien fermé et j’ai entendu les deux gardes. Y’en a un qui part faire un échange. La première cargaison de pierres contre des armes. Il part ensuite pour My’trä. »

Il repensa à la fin de la discussion et fronça les sourcils.

« Visiblement ils sont bien au courant qu’on enquête. Ils nous ont appelé les fouineurs. Ils ne doivent pas tout savoir de nous puisqu’ils ne m’ont pas reconnus. »

Maintenant qu’il était au calme, le corps un peu plus reposé, tout comme son esprit, les éléments s’assemblaient plus facilement. Il avait bien flairé que ça ne pouvait pas être bon tout ça mais un éclair de compréhension le traversa. Il se releva brusquement, créant des remous dans l’eau, tout en jurant bruyamment. Le jeune homme enjamba le rebord et attrapa une serviett,e qu’il avait à peine fini d’accrocher à sa taille, lorsqu’il revint dans la chambre.

« Ils veulent aller prendre des mines de magilithe à My’trä par la force des armes ! Ces imbéciles vont déclencher une guerre ! »

Comme tout Daënar, Adam n’aimait pas particulièrement les mytrans. Et même si il voulait devenir soldat, il n’était pas forcément pour un conflit ouvert. Les mages avaient montré qu’ils pouvaient répondre à n’importe quelle attaque par une violence semblable voire supérieur. Après tout eux n’en avaient strictement rien à faire de la mort, alors arriver en pleine capitale pour tuer des innocents ne leur faisait ni chaud ni froid…Il n’avait même pas pensé à demander à ses « sœurs » le résultat de leurs propres investigations. Tout d’abords il avait été accablé par la fatigue, et maintenant cette histoire l’obnubilait.

Le mineur était revenu dans la pièce principale, à peine habillé, en inondant le sol, dans le seul espoir que les deux jeunes femmes le contredisent. Tout du moins minimisent l’histoire. Mais au fond de lui, ses tripes lui indiquaient qu’il avait certainement raison.


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Lauren Hill
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Sam 28 Avr - 14:12
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Se souvenir, noter, réfléchir. Petit à petit, toute méthodologie rigoureuse disparut de mes feuillets pour se transformer en une sorte d’arbre aux branches sous forme de bulles. Mes réflexions partaient en tous sens malgré le manque d’informations tout bonnement frustrant. Il me tardait de voir Adam revenir avec, je l’espérai, quelques nouvelles qui nous permettrait de faire le lien avec ce “pourquoi” tout à fait entêtant.

Lassée d’attendre, Gwen s’était endormie. Au fond, j’aurai dû l’imiter, la dernière nuit fut courte. Néanmoins, je doutais fortement que mon cerveau frustré ne m’en laisse la possibilité. Au lieu de quoi, je préférais torturer un peu plus mes méninges et surtout mes nerfs. Un verre de whisky aurait pu me soulager, peut-être anesthésie un neurone ou deux pour me laisser un bref moment de paix. J’avais clairement besoin de repos, je le savais, mon corps, ma tête n’aspiraient qu’à cela. Pourtant, je me refusais cet exutoire, de ce moment magique où l’alcool éloignait mes pensées suffisamment loin pour me laisser un temps de repos, même artificiel. Cette affaire était bien trop importante, sinon grave, pour que je puisse me le permettre.

Ainsi, je perdis totalement toute notion du temps, lançant quelques regards inquiets à mes papiers remplis de gribouillages qui n’avaient de sens que pour moi. Et encore, mes bulles se croisaient, s’entremêlaient ou s’éloignaient, mais chaque fois, se trouvaient ponctuées de points d’interrogation que je commençais à trouver légèrement agressifs. Adam arriva à ce moment-là, sale, couvert de poussière de la tête aux pieds et la mine épuisée. Je le saluais rapidement, comprenant qu’il devait avoir envie de se débarrasser des traces de sa journée dans les galeries, et ce, malgré mon impatience d’en savoir plus.

Heureusement, le jeune homme choisit de laisser la porte de la salle de bain entrebâillée afin de pouvoir nous donner son compte-rendu. Je ne cherchais pas à voir ce qui se passait dans la pièce d’à côté, seules les informations m’importaient, celle qui m’obsédaient presque… Non, veuillez noter que “presque” est un euphémisme pour “totalement”. Tandis qu’il parlait, je m’emparais d’une nouvelle feuille, notant au fur et à mesure chacun de ses mots. J’eu presque l’impression de revenir dans le passé, à l’époque où je n’étais qu’un vulgaire gratte papier au milieu de dizaine d’autre… Je m’appliquais comme s’il s’agissait d’un témoignage recueilli lors d’une interview… Et puis… Nombre de mes “pourquoi” s’envolèrent pour en soulever de nouveau comme depuis le début de cette histoire.

Je posais mon crayon sur la table, avant de m'enfoncer dans ma chaise pour me plonger à nouveau dans mes réflexions. Visiblement, Adam ne savait rien de la nature de ces pierres, peut-être n’en n’avait-il pas vu ou alors les confondait-il, lui aussi, avec de simples diamants. En tout cas, cette histoire d’attaque sur les mines de magilithes de My’Trä m’intriguait tout particulièrement. Pourquoi vouloir attaquer quelque chose qui appartenait aux daënars ?

- Adam… Sais-tu à quoi ressemble la magilithe?lui demandai-je calmement. Ce que nous avons appris aujourd’hui, auprès d’Albert, c’est que ce que Rufus et lui pensaient être des diamants, étaient en réalité ces fameuses pierres… Il nous a d’ailleurs donné l’échantillon qu’il avait récupéré, si tu veux le voir.

Je me relevais en soupirant, passant la main sur mon front dans l’espoir d’éloigner la migraine qui me martelait joyeusement le crâne.

-Avec ce que tu viens de nous dire, cette affaire prend un tout autre tournent. Il ne s’agit plus d’un vulgaire trafic quelconque… C’est un complot et pas des moindres. Il nous faut en apprendre plus sur tout ceci...

Mais quelle piste suivre, il y en avait tant à présent...

-Pour commencer, tu ne retourneras plus dans ces mines. C’est bien trop risqué. Il nous faut découvrir de quelle nature sont ses armes, leur origine. Mais aussi, à qui appartient la mine, qui sont ses actionnaires, majoritaires ou non… Et absolument tout ce qui pourrait nous aider à déjouer ceci. Et comment surtout, puisque que l’on sait que le gouverneur de la ville est mêlé à tout cela, ne serait-ce qu’en acceptant un pot-de-vin pour fermer les yeux...

Et dire que tout cela avait commencé par un vol de pioche purement grotesque… Nous voilà en plein milieu d’un complot internationnal … C’était bien ma veine, en particulier après les derniers attentats menés par des My’träns sur le territoire daënar… Il en faudrait peu à présent pour mettre le feu aux poudres.

Un point de départ, voilà tout ce qu’il nous fallait. Chaque chose en son temps, après tout.

- Bien, par quoi commençons-nous ? Mieux vaut partir du bas de l’échelle pour remonter lentement. Inutile de nous presser alors qu’ils nous savent derrière eux. Prévenons le syndicat, l’affaire étant des plus sérieuses, ils pourraient peut-être nous fournir une aide, ou au moins cacher plus efficacement Rufus et Albert...

Mon regard se dirigea machinalement vers ma “sœur”...

-Où t’avaient conduit les agresseurs de Rufus ? i



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Gwen Feien
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Mer 2 Mai - 14:45
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Son fumet au réveil, c’est violent. Je m’en serais volontiers passé, à tout autre moment aussi. Il n’a clairement pas besoin de s’excuser de se servir de la salle d’eau ! À la rigueur de ne pas l’avoir fait avant. Bon, je me doute que dans les mines c’est pas possible mais… Il n’avait qu’à pas me réveiller !

Wahou, on passe du petit récit de sa journée à un Adam alarmiste à moitié nu dans la chambre. Super, non mais vraiment ! Heureusement que Lauren est là pour répondre calmement, j’en suis clairement pas capable. Pas plus de réfléchir de façon hyper productive sur tout ça. La faute au mineur ou à une sieste trop longue. Les mots filent jusqu’à ce soit à moi de répondre, pas de doute, la journaliste me regarde.

« Le mieux est encore de s’y rendre. »

Je me lève pour sortir de ma semi-léthargie. Parler et spéculer ne nous apporteras pas les informations manquantes. Et si on a attendu le soir c’est bien pour ça ! Un peu d’action ne fera pas de mal. Ni quitter cette pièce.

« Il faut que tu t’habilles bien sûr, tu vas attraper froid dehors comme ça. Quant à la rue, c’est le 10 Hector Chablet, si ça vous parle ? »

Je pose la question sans vraiment y croire. La rue ne m'avait pas semblé particulièrement marquante. En repartant de l’appartement de Rufus j’arriverais à retrouver le chemin, d’ici c’est plus compliqué. Mieux vaut se fier à notre guide attitré. Enfin quand il sera rhabillé. Je me tourne vers Lauren qui elle est apte à sortir tout de suite.

« On trouvera peut-être des éléments sur les actionnaires ou autres là-bas, de toute façon on a pas énormément d’autres pistes. Je peux nous faire entrer dans l’appartement par contre, il faudra être un minimum discret et efficace. »

J’ai quelques doutes sur notre faux frère mais plus on sera nombreux à fouiller plus ça ira vite. Pas de repos pour lui, lui en déplaise ! Et nous devons encore l’attendre. J’ai pas besoin de beaucoup de temps pour me préparer : mes outils de crochetage me quitte rarement, les dagues également, j’ai juste à passer les lunettes autour du cou. Les porter sur le front ou les yeux serait gênant pour l’instant en plus d’être voyant. Sans oublier mon manteau, les gants etc

Le froid a beau vivifier les esprits, je ne suis pas spécialement plus loquace. Je préfère marcher en silence jusqu’à destination. Inutile de frôler les murs et d’essayer d’être discret, ça attirerait le regard plus qu’autre chose. La normalité est plus invisible que tout autre artifice. Surtout pour les néophytes comme Adam.

« Je crois qu’il va falloir patienter un peu le temps que les lumières s’éteignent. »

On voit très clairement au troisième étage deux lumières luttant contre l’obscurité. Des couche-tard qui gênent tout le monde. Rester immobile trop longtemps n’est pas terrible par ce temps, et comme on est trois on peut faire ce que je n’ai pas pu faire lors de ma traque : alterner les rôles. Deux qui font le tour du quartier par un côté ou l’autre, histoire de bouger et un qui surveille depuis l’embrasure d’une porte en face de l’immeuble qui nous intéresse. Avec les lunettes pour observer. Ça ne me plaît pas trop de prêter mon matériel juste acquis mais bon.…

Cinq, dix, quinze minutes sont nécessaire avant de voir les lueurs enfin disparaître. On a eu le temps d’alterner plusieurs fois les rôles. Mais maintenant, c’est bon, on peut y aller. Avec prudence. Personne n’est sorti dans la rue, ça veut dire qu’il y a au moins un habitant au troisième et peut-être dans l’appartement qui nous intéresse. Les rideaux ne m’ont pas permis de voir plus qu’une vague silhouette se mouvoir. Ça pourrait être  une femme comme un homme.

« Faites attention où vous mettez les pieds, ce serait embêtant qu’une marche grince trop. »

Je leur fais parvenir ce conseil en murmurant juste avant d’ouvrir la porte de l’immeuble. Évidemment, je mène le groupe. C’est moi qui ait trouvé le lieu et c’est aussi moi qui devrait crocheter les portes, ou la porte si on est chanceux. Je n’ai toujours pas mentionné ce petit détail…

« Si vous voulez faire écran pendant que je m’occupe de la porte vous gênez pas. »

J’ai les lunettes sur les yeux. Non pas que j’ai besoin de bien y voir, c’est surtout à l’écoute de mes outils que je fonctionne, mais c’est pour après, quand la porte sera ouverte. Dès que je suis à l’œuvre, je fais totalement abstraction du reste, j’ai les deux pour me couvrir les arrières. Concentrée ainsi, je n’ai pas besoin de beaucoup de temps. Trop peu même d’ailleurs. Pour des criminelles, ils n’ont pas un bon verrou pour protéger leurs secrets. Autant de chance ne peut-être compensée que par de la malchance, alors que je pousse la porte je ne peux que constater que ce n’est pas la bonne. Ou alors c’est les maîtres du déguisement. L’appartement transpire le vieux, ou la vieille. Tout semble dater du siècle dernier et il y a l’odeur typique des vieux. Mauvaise pioche. Je secoue la tête, hausse les épaules puis m’attaque à la porte suivante après avoir fermé doucement la première.

« Je crois que c’est le bon, je vérifie qu’on est seul. Vous pouvez commencer à fureter pendant ce temps. »

Ceci dit je m’engouffre dans le couloir sur la droite devant mener à la chambre alors que la pièce à vivre est juste face à l’entrée. Bien sûr j’y vais dague à la main et discrètement. Les lumières ne venaient pas d’ici, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’on est seul.




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Adam Vaughn
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Jeu 3 Mai - 10:45
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L’affaire devenait de plus en plus sordide. Pourquoi aller chercher de la magilithe à My’trä alors qu’ils en avaient sous les pieds ? Ca sentait de plus en plus à la guerre. Lui-même n’avait rien vu. La pioche à la main, il était retombé dans ses vieilles habitudes. Piocher sans rien faire d’autre, ne serait-ce même que penser. Cette pierre qui valait plus que n’importe quel autre caillou, attisait toute la convoitise des grands de ce pays. Certains étaient prêts à tout pour la posséder. Avoir cette pierre, c’était avoir le pouvoir. Chose qu’un simple mineur comme lui n’aurait jamais.

« Je n’en ai jamais vu. Très peu de mineurs savent vraiment à quoi ça ressemble. Je suis pas étonné que Rufus et Albert aient cru que c’était des diamants »

Il n’était pas malheureux de ne pas retourner creuser, bien qu’il l’aurait fait si nécessaire. Seulement ils n’en sauraient probablement pas plus de ce côté-là. Comme l’indiquait Lauren, il valait mieux creuser côté paperasse. Commencer par suivre le reste de la troupe des malfaiteurs semblait être une bonne piste. Après s’être tous les trois mit d’accord sur cette partie, le syndicat attendrait le lendemain, il suivit le conseil de la cadette, c’est-à-dire revêtir ses affaires, toujours sales malheureusement.

Même si la rue que lui indiquait Gwen ne devait pas être marquante en soit, il se rappelait clairement qu’au bout de celle-ci, il y avait une boutique de confiseries où son grand-père passait régulièrement commande depuis Roceas. Ainsi, deux ou trois fois par an, ils recevaient un petit paquet estampillé « Le Caramel Gourmant, depuis 860, au coin de la rue Hector Chablet et rue Léon Dormant, Ankar ». Bien entendu, lorsqu’il savait qu’il allait faire une escale à Ankar, il avait repéré l’endroit sur la carte.

Malheureusement, en cette heure tardive, la boutique était fermée. La devanture était quasi telle qu’il se l’était imaginé, avec des friandises plus affriolantes les unes que les autres et des couleurs pastel à tout-va. Ainsi, il se porta volontaire pour la plupart des rondes qu’ils avaient mis en place le temps que le voisinage aille dormir. C’était presque du masochisme de passer devant la boutique pour régaler ses yeux, tout en sachant qu’il ne pourrait rien manger pour l’instant.

Une fois l’heure arrivée, il suivit Gwen à l’étage. Essayant de faire au mieux pour être discret, il emboîta les pas de la jeune fille au plus près, non sans avoir sorti son arme. Une fois arrivés à destination, il fut quelque peu étonné des paroles de la jeune fille lorsqu’elle leur parla de « s’occuper » de la porte. Il fit bien sûr ce qui était attendu de lui, c’est-à-dire se mettre devant elle pour la cacher, puis il se permit de zieuter afin de comprendre sa manière de faire. Elle leur ouvrit la porte avec une dextérité remarquable, presque suspecte si elle n’avait pas ressemblé à la jeune fille qu’elle était. Il reconnaissait les lunettes de machinistes et fut bien content qu’elle ait un objet tel que celui-là pour les guider dans l’obscurité.

Lorsque la première porte fut ouverte, Adam reconnu l’odeur de vieille personne qui était imprégné. La demoiselle la referma et il en fut heureux, ils n’auraient pas à subir ces effluves. Bien que lui-même, portant les même vêtements depuis deux jours, et dont une fois après une journée de travail, ne devait pas sentir la rose. La seconde tentative semblait être plus fructueuse. Laissant la petite blonde faire son tour de vérification, Adam s’avança vers la pièce à vivre. L’endroit contenait quelques meubles sur le pourtour, ainsi deux fauteuils bas de gamme près de la fenêtre sur la gauche, le coin salon certainement, une table et quatre chaises autour en face d’eux. Enfin, sur leur gauche se trouvait le plus intéressant pour eux. Une autre porte qui devait donner soit sur la cuisine, soit sur un bureau.

L’ancien mineur s’y dirigea, essayant de ne rien toucher par inadvertance au passage. Tournant la poignée avec mille précautions, ainsi que le battant, il sauta de joie intérieurement. C’était bien un bureau. Le jeune homme fit signe à la journaliste, avec sa tête d’enfant qui a trouvé une bêtise à faire, avant de s’introduire dans l’endroit. Une fois à l’intérieur, il s’aperçut que ce n’était pas si grand et qu’ils auraient probablement vite fait de fouiner.

Plusieurs feuilles parsemaient le secrétaire, mais ça semblait trop facile. Bien entendu il devait y avoir plein de choses dans les tiroirs du meuble, sauf qu’Adam préféra se concentrer sur ce qu’il y avait dans les étagères. De par sa taille, il était de toute façon tout désigné pour cette mission.

Il attaqua par l’étagère du haut. Généralement c’est bien pour cacher des choses que l'on souhaite mettre hors portée. L’appartement devait accueillir des visiteurs, et il n’était pas bon que n’importe qui tombe sur des documents sensibles. Farfouillant avec sa main, Adam cru comprendre qu’il y avait deux boîtes, et surtout il sentit des documents roulés.

Le jeune homme les sortis, les boîtes étaient certainement plus lourdes, et commença à les dérouler. C’était des cartes, trois en tout, portant en titre tout simplement « Trajet 1 » « Trajet 2 »  « Trajet 3 », avec à chaque fois un tracé entre Ankar et My’trä mais par des chemins différents.

« Je crois que j’ai quelque chose »

Il chuchota pour ne pas éveiller un quelconque habitant, ça aurait été dommage d’avoir des indices et de se faire repérer.


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Lauren Hill
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Jeu 3 Mai - 16:50
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Ne pas perdre de temps, agir… Voilà tout ce qu’il me fallait et ma tête en avait d’ailleurs plus grand besoin. Action, certes, mais surtout oxygène, en particulier après avoir passé la journée enfermée dans cette chambre à me triturer inutilement les méninges. Voilà pourquoi, je bondis presque de ma chaise en m’emparant de mon manteau, sitôt la proposition de Gwen prononcée.


Effectivement, l’idée de fouiller un appartement pour trouver quelques indices supplémentaires n’était pas pour me déplaire. Certes, il fallait oublier l’aspect totalement illégal de la chose. Néanmoins, à en juger la tournure que prenait cette affaire, sentant clairement complot à plein nez, autant vous dire que je faisais fi de ces maigres détails, mon esprit se focalisant déjà ailleurs.

Je vous passerais donc les détails au sujet du trajet, des diverses rondes effectuées avant que nous ne puissions finalement entrer dans l’appartement qui nous intéressait tous trois. Question discrétion, l’on ne pouvait rien me reprocher, sans doute grâce aux nombreuses années d’entraînement à faire le mur ou à fuir les fêtes mondaines sans jamais me faire remarquer. Je pouvais être une ombre, lorsque j’en éprouvais le besoin, comme cette fois-ci d’ailleurs.

L’appartement ne se distinguait en rien par son apparence. Simple, bien que visiblement habité par des personnes aimant le confort… Tout en suivant leurs moyens clairement modestes, il est vrai. Je les laissais parcourir les lieux tandis que je pris le temps d'observer la pièce dans son ensemble. Ici, rien ne semblait manquer, les bibelots se tenaient à leur place sur des meubles entretenus et débarrasser de toute trace de poussière. Aucun meuble ne semblait avoir été traîné, le parquet restant vierge de toutes marques allant en ce sens. Les occupants des lieux semblaient y couler des jours heureux, bien à l’abri des soucis. La pièce à vivre ne représentant aucun intérêt, je me dirigeais vers Adam qui me fit signe de le suivre avec un visage affichant une certaine fierté somme toute enfantine.

Il s’agissait d’un bureau, plutôt petit et banal. Toutefois, il est vrai qu’il serait plus crédible d’y trouver quelque chose plutôt qu’ailleurs. Tandis qu’Adam cherchait du côté du “visible”, je m’appliquais à dénicher “l’invisible”. Je me souvenais très bien du bureau de mon père, très différent de celui-ci, il est vrai. Néanmoins, maître Hill ne gardait à portée de main et bien en évidence que ce qui n’était que de moindre importance, le reste étant soigneusement dissimulé aux yeux des curieux… Les miens notamment, mais passons. Mon père donc, possédait plusieurs coffres dispersés çà et là, lesquels contenaient de l’argents ou quelques papiers important sur ses clients. Évidemment, ceux-ci coûtaient une fortune, ce que le propriétaire ne semblait pas pouvoir se payer. Toutefois, il existait différents moyens, peu coûteux permettant la même chose, l’aspect inviolable en moins, toutefois. Je ne prêtais donc nullement attention à ce que traficotait mon “frère” me concentrant totalement sur mes propres recherches. Je bougeais, soupesais chaque livre sur les étagères, en espérant en trouvant un plus léger qu’il ne le devrait. Je déplaçais tour à tour chacun des tableaux accrochés au mur pour n’y rien trouver d’anormal… Finalement, sans pour autant me décourager, je m’en retournais vers le meuble principal de la pièce, celui lui permettant de prendre son nom. J’avais oublié un grand classique… Le tiroir à double fond.

Et bingo, je le dénichais dans le deuxième tiroir, en tirant un carnet grand format visiblement assez récent, mais aux pages déjà bien remplie. La couverture de cuir ne comprenait aucune inscription, toutefois, je n’eus guère le temps de l’ouvrir, qu’Adam me signala avoir également trouvé quelque chose.

-Moi aussi, dis-je en levant le fameux carnet.



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Gwen Feien
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Sam 12 Mai - 11:24
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Je m’écarte de la pièce à vivre et laisse les deux autres à la fouille pour m’occuper des autres pièces. Quatre portes, ça devrait être vite fait. L’appartement ne semble pas immense. Et aucun bruit à part nous. D’ailleurs, alors que j’attends un petit peu devant la première porte fermé, je ne peux que constater qu’ils sont trop bruyants pour moi. Mais je ne peux pas tout faire. J’ouvre puis je pousse délicatement la première porte. Une sorte de placard, débarras, vide de toute personne évidemment. Ou d’intérêt, je doute sincèrement que quoi que ce soit se cache ici. Je continue sur le même côté, toujours discrètement et la porte s’ouvre sur une chambre. Personne dans le lit, il est fait. Rien ne traîne, pas de vêtement de sortis. Je m’avance dans la pièce pour voir si d’autres éléments sont à prendre en compte. J’ouvre les portes du placard et constate qu’il n’y a que des habits d’hommes. Ni trop usé ni trop huppé. Des bons habits chauds. Il y a même des boites à chapeau au-dessus. Tout le monde ne doit pas en porter dans le coin. Marque d’aisance et de flânerie. Un genre qu’il veut se donner ou atteindre, ce n’est clairement pas le meilleur quartier, ni le meilleur immeuble. Mais on s’en serait douté vu son implication dans l’affaire. Rien à voir de plus à par l’absence de chaussure qui confirme son absence. Il n’y en avait pas dans le placard de l’entrée non plus. Bien sûr, j’ai rapidement fait les poches du seul part-dessus présent pour ne rien trouver. Rien sur la table de chevet non plus. Autant continuer mon petit tour.

Une salle d’eau, vide d’intérêt, et une autre chambre. Sûrement une chambre « d’amis ». Ça doit servir ses affaires. Il n’y a que trois lits et des tables de chevet. Tous sont faits. Un seul semble avoir servi récemment. Bien. J’aimerais autant pas être confronté à quatre loustiques. Même si on est trois, on ferait pas le poids. Bref, j’ai fait mon job. Maintenant je peux retourner voir si le mineur ou la journaliste ont appris quelque chose d’un peu plus pertinent que moi pour notre enquête. Sans ranger ma dague, sait-on jamais que le propriétaire décide de revenir pendant notre fouille. J’aurais presque préféré le trouver dans son lit, ça aurait été plus simple…

« On est seul. Mais je ne sais pas si ça va durer. Vous avez trouvé quelque chose ? »

Malgré que l’on soit entre nous, je chuchote. Inutile d’attirer l’attention d’un voisin insomniaque qui passerait par là. Et je reste sur le pas de la porte pour pouvoir surveiller l’entrée. Je note qu’il y a une fenêtre dans le bureau, mais j’espère qu’on en aura pas besoin. Pour eux surtout. Puis pour moi aussi, si fuite il y a, ils me ralentiraient. Le tout serait plus dangereux. En fait, plus on reste, plus on augmente les risques. Si ils ont été minutieux et rapide, on pourrait partir tout de suite ! J’attends leur réponse pour voir.

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Adam Vaughn
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Sam 12 Mai - 20:59
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Daënar +1
Lauren avait visiblement trouvé quelque chose aussi, ce qui leur laissait deux éléments à étudier. Les cartes et le carnet. Ils pourraient peut-être ainsi connaître les têtes pensantes, et c’était de toute façon des preuves irréfutables pour le moment où tout serait tiré au clair. L’arrivée d’une Gwen chuchotante dans le bureau leur rappela immédiatement qu’ils étaient en terrain ennemi et qu’ils devaient se dépêcher. En effet, même si l’appartement était actuellement vide, il n’était pas inhabité et le locataire des lieux pouvaient les surprendre à tout moment. Autant éviter des risques inutiles et se pencher sur ce qu’ils avaient déjà.

« Oui la chasse a été bonne. Je pense qu’on peut filer. »


Mettant la prévision des trajets sous son manteau, l’ancien mineur se dirigea vers la porte de sortie de l’appartement. Ses deux sœurs devaient certainement le suivre, elles étaient assez prudentes pour savoir que l’heure était venue de déguerpir. Surtout Gwen qui était venu leur rappeler que le temps jouait contre eux.

Une fois ressortis de l’immeuble et engagé dans la rue menant à leur hôtel, le jeune homme jeta un coup d’œil à la fenêtre de l’appartement qu’ils venaient de quitter. Quelques secondes plus tard, ils purent apercevoir de la lumière en provenant. L’homme chez qui ils s’étaient introduits, avait dû rentrer dans l’immeuble quelques instants après leur sortie. Peu s’en était fallu qu’ils se fassent surprendre en plein méfait.

« Tu es venue au bon moment Gwen. Un peu de plus et on était faits comme des lapins. »


C’était peu dire. Non seulement ils auraient été recherchés pour cambriolage par toute la milice d’Ankar, mais en plus les instigateurs de l’affaire auraient trouvé un moyen de les faire taire plus ou moins définitivement. Si ils avaient bien comprit une chose, c’est que des gens haut placés étaient mouillés. Adam savait que les puissants étaient peu regardant des moyens lorsqu’il s’agissait de sauver leurs fesses. Le trajet du retour se finit dans le silence, chacun réfléchissant certainement à toute cette histoire, surtout à la chance qu’ils avaient eu cette fois. Les « fouineurs » qu’ils étaient s’étaient pour l’instant faufilés à travers toutes les mailles de filets, il fallait espérer qu’il en reste de même jusqu’à ce que tout ça soit finit.

Arrivés dans leur chambre, Adam posa son trésor sur la table et jeta son manteau sur le lit. Il expliqua alors aux deux jeunes femmes en quoi les cartes consistaient tout en les dépliants :

« De ce que j’en ai déduit en les trouvant, c’est les trois premiers trajets prévus pour aller à My’trä. Ils sont différents regardez : un part de Lurcir, un autre d’Onaël et le dernier de Laurgal. Ces ports sont les plus proches d’ici à vol d’oiseau, ou à cheval…Ils arrivent par contre tous près de Reoni. La mine qu’ils visent soit être par là-bas. »


Le jeune homme, comme beaucoup de Daënars, ne connaissait l’autre continent que part des cartes géographiques approximatives. Celles qu’ils avaient sous les yeux étaient autrement plus précises, il n’avait d’ailleurs jamais rien vu d’aussi complet. Leurs adversaires étaient très bien renseignés, par contre pas très prudents. Adam fronça les sourcils.

« C’est étrange qu’au départ ils choisissent des ports différents, et pas à l’arrivée. Ils ont pas l’air d’avoir peur de se faire découvrir par les Mytrans… »

Mais peut-être que ces derniers n’étaient pas très défiants. L’histoire avait prouvé que les Daënars avaient pu accoster sans réels problèmes sur l’autre continent. Et le fait que les mages ne puissent répliquer que par des attentats pouvait sans doutes signifier qu’ils n’avaient compris que trop tard leur situation…De toute façon, leur but était d’interrompre tout ceci avant que les chargements n’atteignent l’autre côté de la planète. Il n’aurait donc jamais réponse à ses questions, en tous cas il fallait l’espérer. Maintenant, restait à voir ce qu’ils avaient de plus pour avancer.

« Que donne le carnet ? »

HRP:
 


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Lauren Hill
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Jeu 17 Mai - 10:32
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Le carnet dissimulé sous mon manteau, je suivis ma fratrie improvisée jusqu’à notre hôtel avec empressement. Le temps étant compté, je n’avais eut guère la possibilité de copier les notes, me forçant ainsi à emporter un objet dont l’absence ne passerait probablement pas inaperçu, tout comme ce qu’Adam avait lui-même trouvé. De ce fait, ce petit vol serait probablement rapidement rapporté, tout du moins si le propriétaire de l’appartement se montrait consciencieux… J’espérais donc qu’il mettrait plusieurs jours avant de s’en rendre compte, ce qui nous laisserai plus de temps pour aviser la suite.

Une fois dans notre chambre, Adam se dépêcha de parler de sa trouvaille. Des noms de villes portuaires, des trajets emprunté différents, mais tous accostaient au même endroit à My’Trä. J’observai les différents documents tout en me passant la tête sur le front. Une migraine commençait à gentiment marteler mon crâne, signe d’une fatigue évidente, mais surtout d’une réflexion improductive. Concernant les mines daënares sur le sol my’trän, je ne savais rien de plus que leur existence. Je ne connaissais ni leur emplacement, ni leur mode de fonctionnement… La carte que le mineur nous présentait semblait récente et de bonne qualité, faite par une personne connaissant ces terres lointaines, bien plus que la majorité des technologistes. Celle-ci ne manquait pas de précision et comportait bon nombre de noms, probablement des villes ou villages de l’ouest du continent.

-Je vois,commençai-je tout en pointant la chaîne de montagnes du bout du doigt.Les mines pourraient se trouver par là, ce qui représente tout de même une sacrée zone. Je ne peux pas dire comment se déroulent les choses sur place, peut-être ont-ils trouvé un moyen de se déplacer sans attirer l’attention des locaux, je ne saurais dire… En revanche, nous avons là trois ports daënars, mais est-ce qu’il s’agit de possibilité, une sorte de sécurité pour eux, ou ont-ils affrété trois navires ?

Réfléchir posément avec un ignoble mal de crâne n’était pas des plus agréable. Trois points de départ, une seule destination. Étais-ce un moyen d’assurer l’arrivée de la marchandise, ou du moins, la majorité. Il est vrai que partager la quantité de magilithes en trois, pouvait représenter une certaine sécurité, que ce soit contre les autorités ou contre les pirates qui sévissaient dans le coin. Un plan plutôt intelligent, mais qui représentait un coût monumental.
Entendant la question du mineur, je me saisis du carnet avant de commencer à le feuilleter.

-C’est un sacré fouillis. Il y a de tout, des noms, des chiffres, des annotations un peu étranges sur lesquelles je me pencherais plus tard. J’ai du mal à leur donner un sens pour l’instant. Mais là regardez, H.S et A.K… Ça ressemble à des initiales… Et elles reviennent régulièrement, parfois suivies de chiffres… Comme là, “A.K 209932”… Je ne saurai dire de ce qu’il s’agit… Un montant, un poids… Qu’en pensez vous ?

Comme tout cela était frustrant. Nous avions enfin quelques informations sous les yeux, mais celles-ci restaient floues. Il me faudrait du temps pour réellement comprendre ce qui semblait être un code légèrement grossier.

-Il nous reste les bureaux à fouiller, Adam pourrait se renseigner auprès de son amie afin d'obtenir les plans des locaux, ce n’est certainement pas un endroit où l’on peut entrer aisément. Il va falloir se montrer prudent tout en agissant vite… Avant que le contremaître ne se rende compte de l’absence de ses affaires...



Lauren s'exprime en #99ccff


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Gwen Feien
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Lun 28 Mai - 10:47
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Est-ce que je suis jalouse qu’ils aient trouvé quelque chose et moi non ? Pas vraiment. C’est plutôt une bonne chose et je ne peux certainement pas tout faire : nous faire entrer, m’assurer qu’on est seul et trouver ce que l’on cherche en un petit laps de temps. Nous verrons si la pêche a été bonne à l’hôtel. Pas le temps d’examiner sur place et les deux autres semblent l’avoir compris ! C’est parfait. Bien sûr, je prends soin de fermer la porte d’entrée quand nous partons même si le propriétaire se rendra vite compte du vol inutile d’accélérer ne serait-ce que d’une minute sa découverte.

« Tu es venue au bon moment Gwen. Un peu de plus et on était faits comme des lapins. »

Cela va de soit. Moi aussi j’ai remarqué les lumières tous justes éclairées et fendant l’obscurité. Difficile de les manquer. Pas besoin de répondre à cette assertion. J’ai fait ce qu’il fallait. L’excitation dut au cambriolage retombe doucement alors qu’on retourne à notre tout dernier hôtel. Sans courir évidemment, nous ne voulons pas attirer une attention malvenue. Là, installés dans la chambre les discussions peuvent reprendre. Je jette un coup d’oeil aux documents étalés par Adam tandis qu’il parle. Je ne comprends pas trop pourquoi ils visent une mine là-bas alors qu’ils en ont une ici. À moins qu’ils ait là-bas des installions absentes ici pour je ne sais quelles raisons. Découvrir les motivations de complotiste dans un domaine totalement inconnu est plus difficile que je ne pensais. Enfin, c’est plus la façon de faire que les motivations. Il s’agit toujours d’argent, de pouvoir ou des deux.

« Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas une date. Et s’il s’agit de somme d’argent, ça en fait vraiment beaucoup ! Même si on parle de magilithe, elle n’est pas raffinée ou quoi que ce soit… »

Je me suis mise dos à la table pour pouvoir m’appuyer dessus et faire face à mes deux interlocuteurs. Le sac de nœud ne semble pas se démêler, il nous manque encore trop d’informations. Ou quelqu’un pour décoder celle qu’on a. Puisqu’il pourrait aussi bien s’agir d’un code. C’est étonnamment frustrant.

« Dommage de ne pas y avoir pensé plus tôt, on aurait pu faire les deux visites d’affiler ! Bref, impossible de s’en charger de jour. Il faudra attendre que leur équipe vide les lieux. On peut s’en occuper au mieux demain soir si la récupération des plans ne posent pas problème. Ça nous laisse le matin pour nous reposer et l’après midi pour prévoir quoi faire puisque comme tu dis, le tic-tac s’accélérera après notre visite dans les bureaux si jamais on arrive pas à être aussi discret que voulu. Mieux vaut y penser avant, sur place on n’aura pas le temps... »

Maintenant il ne nous reste plus qu’à dormir si tout le monde est d’accord. Même si je n’en ai aucune envie, la journaliste et le mineur en ont bien besoin. Inutile de rajouter un risque dû au manque de sommeil dans cette histoire.




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Gwen parle en #0033ff
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