Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
Page 2 sur 3
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant


 Un pour tous et tous pour la mécanique !

Hyperion Radchen
avatar
Lun 12 Mar - 23:57
Irys : 354877
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Le jeune homme restait suspendu aux paroles d'Allys, écoutant pour la première fois un récit authentique de la jeune femme, du moins un qu'il n'avait pas vécu. Elle était décidément incroyable, et semblait toujours prête à aller de l'avant même si la vie n'avait pas été tendre avec elle.
A sa place il aurait surement voué une haine sans borne à ceux qui avaient fait cela. Néanmoins... le jeune homme pensait cela sans vraiment se rendre compte de ce qu'il avait en tête. Tellement habitué à ce genre de traitement que son esprit ne concevait pas une telle colère envers les individus.
Assez ironiquement, il rapprochait Allys de Sanaë dans ce genre d'expérience... les deux avaient vécus des choses difficiles, très difficiles, et pourtant ces dernières étaient toujours là, prête à sa battre contre la vie, plaisantant même de leur malheurs. Il y avait une formidable leçon à tirer de tout ça. Et surtout un petit éclat de rire à étouffer quand l'ingénieure plaisanta sur sa nouvelle poigne.


-Une main de fer mais un cœur plutôt tendre tout compte fait, heureusement que ton caractère parviens à équilibrer le tout.

Lachat-il dans un demi sourire. Avant de s'assombrir quelques instant quand la question de son évasion fut prononcée à voix haute, d'un geste un peu trop nerveux, il fit mine de balayer la question répondant de façon plutôt évasive.

-C'est une longue histoire, fort peu adaptée à cette joyeuse ambiance.


Ce n'était ni le moment, ni le lieu pour parler de telles choses, du moins dans son cas. Il n'avait pas vraiment envie d'évoquer des souvenirs si déplaisant en présence des deux jeunes femmes. Et puis... tout cela comptais parmi un passé qu'il voulait oublier, si Allys et Sanaë se remettait de leurs mauvaises expériences, Hypérion lui préférait cloisonner ces souvenirs et les enfermer dans un coin de son esprit tout en espérant que ces derniers disparaissent un beau jour.
Ainsi il ne laissa ce voile obscurcir son visage que très peu de temps, préférant revenir à une conversation qui se voulait malgré tout bien moins grave. Il aurait aimé pouvoir parler de ses parents également, mais cela aurait été compliqué, car il ne connaissait pas ces derniers, le jeune homme se contenta alors simplement de hocher la tête, tournant le regard vers Sanaë, effaçant modestement son compliment.
Il y avait une raison simple à cela: Hypérion ne se sentait tout simplement pas légitime dans ce compliment, et considérait l'ancienne horlogère comme bien plus utiles aux autre que lui même ne l'étais.

-C'est peut être vrai pour Allys, mais je ne fais que concevoir des armures et des petits objets alors que tu as crée de véritables merveilles Sana, rappel toi que tout le village te doit une sacré infrastructure. Une armure n'est toujours qu'un accessoire, une prothèse est vitale, et tes œuvres le sont tout autant.

Malgré les sourire de l'ancienne horlogère, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de remarquer que la jeune femme semblait contrariée. C'était une petite suite de détails, un sourire moins intense, un coup d’œil ou un mouvement de mains. Un ensemble de petit détails très peu visible, mais qui sautaient aux yeux de son amant.
Finalement devant sa dernière remarque il ne put s'empêcher de rajouter.

-Les cicatrices... ce sont simplement des marques de fonctionnement, on disait souvent qu'une armure encore brillante était simplement une armure qui n'avait pas connu son baptême du feu. Et quoi de mieux qu'une machine étant habituée aux coup dur ? Je pense que nous n'en serions pas là sans ces cicatrices.


Et alors que la main de Sana se posait sur la sienne, le jeune homme serra cette dernière avant d'offrir un petit baiser à l'ancienne horlogère, un baiser plutôt chaste mais qui n'aurait pu dissimuler une certaine interrogation.

"Que se passe t-il ?", voilà ce que simple coup d’œil voulait dire, mais il n'eut pas le temps de développer quoi que ce soit de plus car un nouveau défis était lancé.
Le technicien se redressa un peu plus joyeusement déclarant.

-Je lui offrirai tout mon talent, je ne veux pas qu'une amie se retrouve en difficultés à cause d'un esprit mécanique récalcitrant. Ne t'en fait pas Allys, je ferais en sorte que ta prothèse ne te pose plus de soucis.

Mais cela allait devoir attendre le lendemain, car il ne voulait pas abuser de son invitée, et encore moins de Sana, il la laissa donc faire conduisant doucement l'ingénieure jusqu'à l'étage, ouvrant la porte de son ancienne chambre avant de déclarer.

-Nous réglerons ton problème demain, car si les mécanismes n'ont que rarement besoin de repos, ton corps lui en demande bien plus ! Enfin bref, Sana à ordonné mon ancienne chambre, fait comme chez toi ! Il doit probablement rester quelques unes de mes affaires mais ne te gêne pas pour les pousser et faire de la place, tu es après tout notre invitée, et comme tu vas rester quelques temps autant prendre tes aises, tache donc de t'installer confortablement.
Si tout va bien je pourrais réparer ta jambe demain, et nous pourrons regarder les premières améliorations dans l'après midi en fonction de ce que fera Sana.


Il lui glissa d'un ton conspirateur

-Sa maîtrise des mécanismes de précision est incomparable, et je suis persuadé qu'elle sera ravi de nous aider, surtout vu ce que j'ai en tête !



Déposant un bisou sur la joue de la jeune femme avant de lui souhaiter une bonne nuit, il laissa l'ingénieure à sa chambre, cette dernière ne contenant au final que bien peu d'objet sinon un petit coffre ouvert duquel dépassait les rares souvenirs d'Hypérion.
Allys pouvait bien fouiller dedans, car il ne les considérait plus comme vitaux maintenant que Sana était là.
Sans surprise il trouva Sana dans la cuisine, et se précipita pour l'aider lançant joyeusement.

-C'est plutôt étrange tu ne trouve pas ? Trois fanatique de mécaniques se retrouvant dans cette même maison, à croire qu'une farce du destin se joue en ce moment même. Enfin comment te sens tu ? Je t'ai sentis quelques peu perturbée pendant le repas.... aurais-je dit une bêtise ?
Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Mer 14 Mar - 11:15
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Étrangère à la situation, Sanaë parvenait à mettre le doigt sur quelque chose qu'ignorait tout deux les blondinets à la chevelure si claire. Leurs ressemblances leur avaient permis une excellente entente et avait fait d'eux très rapidement des amis, mais jamais il ne leur aurait venu à l'esprit qu'ils puissent avoir un quelconque lien entre eux. Si Allys avait été légèrement choquée en découvrant le visage de son ami, si similaire au sien, passé la surprise elle n'en avait plus fait cas.

Pourtant, la compagne du jeune homme ne voyait que cela. Leurs physiques similaires, leurs aptitudes et attrait pour la mécanique presque inscrit dans leurs gênes et la facilité qu'ils avaient de se comporter l'un avec l'autre malgré leurs caractères. Pour autant il était impossible de savoir si ce qui les liait avait une réelle explication. C'est pourquoi personne autour de la table n'y avait fait référence.

L'attention s'était plutôt portée sur l'histoire tragique de la mécanicienne bien qu'elle s'en porte à présent très bien. Sa bonne humeur fut d'ailleurs contagieuse. Hypérion la gratifia même d'un compliment même si elle lui retourna un air revêche à son évocation de cœur tendre. Oui, elle s'était clairement adoucie avec le temps... A moins qu'elle ne se l'était juste jamais avouée auparavant ? Allys hocha en revanche vigoureusement la tête lorsqu'ils évoquèrent les marques et les cicatrices de la vie. Elle laissa ses doigts glisser le long de sa joue meurtrie par automatisme.

Sanaë posa la main sur celle de son compagnon, geste que seule le couple put interpréter. Ils semblèrent d'ailleurs s'échanger des messages par le biais de leurs regards et Allys n'y prêta pas vraiment attention. Tout ceci ne la regardait pas. La jeune femme se contenta de se lever afin de débarrasser la table, aidant ainsi son hôtesse, qu'elle soit d'accord avec cela ou non d'ailleurs. Il n'était pas dans son éducation de partir de table telle une voleuse.

Après avoir rendue un semblant d'ordre dans la cuisine et lui avoir donné la promesse de lui rendre des prothèses sublimes, Hypérion conduisit son amie à l'étage. Elle le suivit donc, adressant un signe à Sanaë au passage. A l'évocation du besoin de sommeil, Allys lui décrocha un bâillement qu'elle camoufla par réflexe dans ses mains. Mais la fatigue le n'empêcha pas de se montrer curieuse. Elle allait dormir dans son ancienne chambre ? L'idée d'aller regarder de plus près ses affaires laissées à l'abandon était terriblement tentant. Après tout, il parlait beaucoup des autres mais très peu de lui. C'était l'occasion rêvée d'en savoir plus, même si cela resterait léger.

Se penchant vers la jeune femme, Hypérion lui chuchota quelques mots sur le ton de la conspiration. Ainsi Sanaë était de nature modeste. Allys avait hâte de découvrir de quoi était capable la jeune femme pourtant si admirative des deux mécaniciens. L'ingénieure lui décocha alors un regard fort de sous-entendu. La jolie blondinette n'aurait pas l'occasion de se cacher dans la cuisine cette fois-ci.

Et puis, le garçon eut un geste anodin mais qui eut pour effet d'arrondir les yeux de surprise de la jeune femme. Déposant un baiser furtif à sa joue en guise de bonne nuit, il redescendit par la suite, laissant une Allys stupéfaite. Elle avait beau avoir un fort caractère, la jeune femme n'était pas du tout habituée aux démonstrations d'affection et ce simple geste lui faisait un drôle d'effet. Rougissant légèrement, elle pénétra dans la chambre puis referma la porte derrière elle. Non pas qu'elle regrette d'avoir reçu cette marque d'affection mais cela remuait quelque chose en elle. A la fois agréable et pourtant étrange.

Elle secoua la tête, chassant son léger mal-être pour s'intéresser au coffre dans la pièce. C'était trop tentant et cela occuperait son esprit. S'agenouillant devant elle souleva le couvercle sans attendre, découvrant une quantité de babioles pour la plupart sans trop d'intérêt. Il y avait un tas de vieux outils, probablement ceux qu'il utilisait avant d'avoir un atelier sous son propre logis, un revolver visiblement personnalisé au vu des détails le parcourant, mais surtout ce qui attira l'attention de la jeune femme fut ce morceau de tissu, tout au fond du coffre. Fronçant les sourcils, intriguée, elle entreprit de sortir les instruments du coffre afin de pouvoir l'attraper sans le chiffonner ou déchirer. Il s'agissait d'une broderie délicate faite main visiblement d'un tissu très doux bien que le temps avait amoindrit celle-ci. Un nom y était écrit, cousu lui aussi à la main.


« Soren. »

Lut la jeune femme à haute voix avant de froncer les sourcils. Cela n'avait aucun sens. Qui était ce Soren ? Pas Hypérion tout de même ? Mais alors, qu'est-ce que cela voulait dire ? N'était-il pas orphelin depuis la naissance ? Si c'était le cas, comment quelqu'un aurait-il pu prendre la peine de fabriquer une si jolie broderie pour lui et qu'elle ne soit même pas au bon prénom ? A moins qu'il ne s'agisse d'un vestige de ses parents disparus, tout simplement. Quoi que ce soit, cela eut au moins le mérite d'interroger la jeune femme. Elle rangea le tout soigneusement. Elle lui en parlerait peut être demain. Après tout, lui seul pouvait avoir la réponse. Haussant les épaules, la jeune femme décida de se changer avant de s'enfuir sous les couvertures et plonger dans un sommeil profond.



Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Sanaë Eshfeld
avatar
Mer 14 Mar - 17:14
Irys : 476217
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
L’assistance d’Allys toucha Sanaë qui n’osa rien dire face à sa détermination. À quoi bon ? Quelque chose lui disait qu’il était bien inutile de lui dire quoi que ce soit lorsque celle-ci avait une idée en tête. De ce fait, l’ancienne horlogère remercia son invitée d’un sourire amical avant de poursuivre silencieusement sa tâche. Lorsque la fatigue générale se fit sentir, Sana souhaita une bonne nuit à la jeune fille qu’Hypérion guida jusqu’à l’étage où une chambre l’attendait.

Une fois seule, Sanaë se sentit libérée de poids étrange et inattendu. Oppressée sans s’en rendre compte, sans même comprendre les raisons… Allys n’était pas à mettre en cause, tout comme son compagnon… Tout ce ressentiment, l’ancienne horlogère ne le devait qu’à elle-même, car elle doutait de ses propres capacités face à de tels génies de la mécanique… Prothèses… Armures… Si Hype ne tarissait pas d’éloges sur les dons de sa compagne, Sana, elle, ne voyait que ses limites. Limites qui n’avaient absolument rien à voir avec son traumatisme, ou son incapacité passagère à pouvoir travailler… Il ne s’agissait là qu’un manque de connaissances et de techniques qu’elle essayait de compenser en se renseignant, en lisant divers ouvrages de mécaniques, en observant Hypérion travailler. Mais cela ne suffirait pas, Sanaë n’était pas mécanicienne, n’en avait d’ailleurs ni le profil, ni le talent. Elle n’avait rien d’un ingénieur non plus… Si bien qu’en les écoutant tous deux, elle en était venue à se demander ce qu’elle était finalement… Elle qui n’était même plus horlogère… Qu’était-elle à présent?

Sanaë terminait sa tâche avec des gestes presque mécanique, à l’image des créatures qu’elle imaginait et créait autrefois. Se perdant à nouveau dans ses pensées, oubliant toute notion de temps, de lieu, comme à chaque fois qu’elle s’imposait cette étrange torture mentale, la jeune femme n’entendit pas son compagnon entrer dans la pièce… C’est sa voix qui la tira brutalement de ses rêveries, manquant presque de lâcher l’assiette propre qu’elle tenait en main.



-Hum, ce n’est pas si étrange que cela, te connaissant, dit-elle en se retournant vers lui en souriant. Je suis persuadée que tu attires naturellement ce genre de personne… Enfin, toi et Centurion.

Elle se mit alors à rire franchement en repensant à cette histoire des plus cocasse à propos de la rencontre des deux mécaniciens aux cheveux blancs. Décidément, cette Allys semblait avoir une personnalité amusante, sacrément vivante… Brillante et admirable.

Puis, entendant sa dernière question, Sanaë pencha légèrement la tête sur le côté, ne comprenant ce qu’il avait à se reprocher. Évidemment, elle avait bien remarqué que son trouble passager ne lui avait pas échappé. Durant sa dépression, Hypérion l’avait vu passé par différentes phases plus ou moins douloureuse, et même si elle veillait à ne rien laisser paraître dans ces cas-là, le jeune homme avait rapidement apprit à en reconnaître les signes… Si bien qu’elle ne pouvait plus rien lui cacher. Néanmoins, tout cela n’avait rien à voir avec lui et Sana refusait de le voir s’en vouloir pour si peu. Elle plaça alors ses bras sur ses épaules, plongeant son regard d’azur dans ses superbes yeux vairons avant de lui sourire.

- Tu n’as rien fait de mal, Hype. C’est juste… moi. Ne t’en fais pas trop pour ça, je pense que j’ai juste besoin de trouver ma voie, déclara-t-elle avant de déposer un léger baiser sur les lèvres de son amour. Allons nous coucher nous aussi, je pense que la journée qui se profile risque d’être sacrément riche.

Sitôt sa phrase achevée, Sana entraîna son compagnon à l'étage jusque dans leur chambre.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Hyperion Radchen
avatar
Mer 14 Mar - 23:45
Irys : 354877
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Hypérion était quelque peu perplexe, cherchant à déceler le moindre reproche dans la voix de Sana, après tout ce dernier pouvait très bien l'avoir froissée, ce qui expliquerait pourquoi cette dernière semblait soudainement plus distante. Il était vrai que Centurion attirait beaucoup de monde, Hypérion, lui n'attirait pas tant de monde que ça... Mais au final ce n'était pas si important que ça, car la seule personne qu'il désirait vraiment était déjà prêt de lui.

-Peut être, Centurion est un vrai aimant à curiosité, je crois que je suis beaucoup plus banal, mais ce n'est pas plus mal je dois dire.


Et, la voyant rire, il ne put s'empêcher de faire de même, le joie était de toute façon communicative. En fait toutes les émotions de Sana se communiquaient au jeune homme tant le couple était en phase. C'était un inconvénient dans certains cas, mais cela leur permettait d'être réellement proche, et Hypérion adorait cela.
Il avait parfois l'impression d'être quasiment lié psychologiquement à son amante et de fait il ne se sentait plus seul. Et jamais le technicien ne pourrait la remercier assez.
C'est en découvrant qu'il n'avait rien fait de mal que son visage se changea en une expression perplexe, car malgré tout il ne comprenait pour une fois pas ce qu'il se passait, et cela l'inquiéta d'autant plus.
Mais un baiser plus tard, la moindre ombre disparut laissant place à un cœur battant qui suivit la jeune femme sans lui poser la moindre question, savourant déjà la nuit câline qu'ils allaient passer comme tout les soirs.

-Tu as raison, je commence à fatiguer aussi, il faut dire qu'Allys est une vraie tempête !



Une tempête de bonheur, car la jeune femme était aussi énergique qu'un chotgor, et cela faisait plaisir à voir. Il avait oublié qu'il y avait un monde hors de leur vie calme. Il aurait été faux de dire que leur vie était morne, au contraire. Chaque jour était une nouvelle occasion de travailler sur un projet passionnant et de vivre avec Sana, et si des gens plus aventureux dénigraient ce genre de vie, le jeune homme ne l'aurait changé pour rien au monde. A vrai dire ce n'était pas tant le mode de vie qui lui importait, il aurait pu passer sa vie sur un navire tant que la jeune femme serait avec lui.
C'était la malédiction des gens éperdument amoureux, une malédiction que beaucoup enviaient malgré tout.
Il grimpa donc joyeusement, se glissant avec la jeune femme sous les draps.


....


Le technicien fut réveillé par les premiers rayons du soleil qui dessinèrent les formes de Sana blottie contre lui. De façon presque égoïste il profita de ce moment de repie avant que la jeune femme se réveille pour l'admirer encore une fois.
Finalement, il se leva en même temps qu'elle, descendant d'un pas léger pour ne pas réveiller Allys et commencer à préparer le petit déjeuner  avec son amante.
Il y avait beaucoup de travail, une prothèse à réparer, une autre à modifier, et ce sans compter les idées de l'ingénieure qui ne manqueraient pas de survenir. Et bien sur il fallait compter son planeur à rénover
Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Jeu 15 Mar - 13:06
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
La nuit fut douce pour Allys. Le confort d'un lit moelleux, bien plus que ce qu'elle aurait put avoir en auberge, mais aussi la sensation d'être en sécurité dans une bâtisse qui lui était pourtant étrangère l'avaient grandement aidée. C'est donc avec une certaine bonne humeur que la jeune femme se réveilla. Un coup d’œil à la fenêtre lui permit de se rendre compte qu'il était encore assez tôt. Après tout, même avec un sommeil réparateur on ne change pas les vieilles habitudes. L'ingénieure à toujours été très matinale après tout.

Après quelques étirements, la jeune femme décida de descendre à pas de loup, n'ayant pas le désire de réveiller le couple, mais quelle ne fut pas sa surprise de constater qu'elle n'était pas la première levée. Hypérion était déjà en cuisine, s'affairant à préparer le petit déjeuner. Il était dos à la jeune femme, absorbé par ce qu'il faisait ou ses pensées, peu importe d'ailleurs, mais il n'avait pas encore remarqué la présence de son amie.

Celle-ci était accoudée dans l'encadrement de la porte, les bras croisés mais l'air songeur. Son ami avait vraiment évolué depuis leur rencontre. Il était devenu quelqu'un de plus sociale et affirmé qu'auparavant mais s'était révélé bien plus débrouillard qu'il ne l'admettait. Être capable de prendre de petites initiatives comme celle-ci n'était pas grand chose, certes, mais quand on savait que son soldat se retrouvait figé devant un bol de pâtes, savoir qu'après une vie enfermé dans les mines il avait autant rebondit était agréable à voir.

Finalement, elle se décida à le rejoindre, faisant savoir sa présence par des pas plus affirmés. A vrai dire, plutôt par le bruit métallique de sa jambe puisqu'elle était descendue en petite tenue. Un long tissu blanc souple mais léger lui recouvrait les jambes au trois-quart tendit qu'un haut évasé lui recouvrait le corps jusqu'au nombril et laissait ses épaules ainsi que ses bras à nues. La jeune femme n'avait pas prit la peine non plus de recouvrer ses pieds, ce qui laissait le métal frapper doucement le sol. Quant à sa tignasse rebelle, elle l'avait nattée pour la nuit et sa coiffure s'était visiblement détendue dans la nuit.


« Bonjour. » Lança-t-elle en s'approchant. « Bien dormi ? »

Comme à son habitude, elle vint se placer à côté de lui pour lui prêter main forte. Plus qu'une manie ou une bonne éducation, Allys aimait vraiment cuisiner. C'était une activité qui calmait cette boule d'énergie et canalisait ses nerfs. A vrai dire, tout ce qui pouvait focaliser son attention lui étaient bénéfique. Sans doute était-elle un peu hyperactive de nature. La seule mauvaise habitude qu'elle avait pu prendre avait été son besoin de se plonger dans la boisson il y a trois ans, lorsqu'elle tentait de noyer sa souffrance physique et psychologique à l'époque. Ce n'était plus le cas à présent bien qu'elle avait parfois quelques rechutes lorsqu'elle restait seule trop longtemps.

« Je peux te poser une question ? »

Lança la jeune femme alors qu'elle commençait à déplacer les aliments sur la table. Elle ouvrit ensuite un placard contenant des verres qu'elle déposa à leur tour, attendant l'aval de son ami. Tout en s'affairant, elle s'expliqua alors.

« J'espère que ça ne va pas te fâcher mais... Hier je n'ai pas pu m'empêcher de faire la curieuse. J'ai trouvé une broderie dans le coffre, très jolie d'ailleurs, mais j'ai été étonnée de voir ce qu'il y avait d'écrit. Ce n'était pas ton prénom. » Elle s'interrompit, se tourna vers Hype l'expression perplexe. « Qui est Soren ? »

Elle avait le sentiment d'avoir mit le doigt sur quelque chose d'important mais n'en saisissait pas le sens. C'était forcément important pour lui. Un tel objet, créé forcément par amour. D'où venait-il ? Hypérion avait forcément des racines, peut être avait-il cherché à en savoir plus. Mais cela ne regardait pas son amie pourtant, il était libre de ne pas lui répondre. S'il se fâchait contre elle, elle comprendrait.



Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Hyperion Radchen
avatar
Dim 18 Mar - 3:34
Irys : 354877
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Hypérion sursauta presque en entendant les paroles d'Allys, non pas car il n'avait pas perçut la présence de quelqu'un, mais car il avait pensé entendre la voix de Sana, pas celle de l'ingénieure. Mais malgré ce bref sursaut, il se reprit rapidement, une joie sincère sur son visage.
Il supposait que sa question était plus rhétorique qu'autre chose, mais il se fit un devoir de lui répondre poliment.

-Très bien oui ! J'espère que ta nuit c'est également bien passée. Mon ancien lit n'est pas trop inconfortable ?


Naturellement ce dernier était tout sauf inconfortable, car chaque meuble avait été inspecté par l'ancienne horlogère, si bien que Hypérion n'avait jamais autant aimé dormir dans un lit, enfin avant qu'il découvre la joie de dormir avec son amante.
Sans discuter, il laissa une place à Allys pour qu'elle l'aide à tout préparer, les talents de cuisinière de la jeune femme compensant le manque d'habitude du jeune homme. A la décharge de ce dernier, il y mettait beaucoup de bonne volonté, et ce afin de faire plaisir aux deux jeunes femme.
Il n'était pas un grand cuisinier, ainsi la plupart des recettes complexes s'avéraient hors de sa portée, tout comme certains types de travaux comme la couture ou l'alchimie. Mais Sana lui avait appris que souvent, complexité ne rimait pas avec efficacité. Il préférait donc préparer des recettes simples, tachant de s'accorder le plus possible avec les goûts de Sana.
Même si cette dernière ne ressentait que peu ou pas le gout des aliments, le jeune homme tentait de compenser en ajoutant aux aliments des parfums qui semblaient lui plaire, comme la pomme.
Mais surtout, il prépara avec énormément d'attention le café de la jeune femme, sachant que cette dernière l'appréciait particulièrement.

Sa transe fut interrompue par la question d'Allys ?


-Bien sûr, vas y !


A vrai dire il ne s'attendait pas du tout à ce genre de question, et imaginait plutôt quelque chose de plus simple. Mais si cette question était assez étrange, il ne lui en voulait absolument pas d'avoir fouillé dans ses affaires, ne voyant dans ses dernières que des éléments plutôt communs, et comme il lui avait dit la veille, elle avait fait comme chez elle, ce qui malgré tout n'était pas pour lui déplaire.
Il poussa cependant un profond soupire quand la question sur Soren survint.
Hypérion essaya donc de répondre le plus honnêtement possible


-Je n'en ai aucune idée Allys.... Cet objet.... je l'ai depuis que j'ai été vendu à la mine, il à toujours été avec moi du peu que je m'en souvienne, et même quand on m'a nommé Hypérion, je l'avais avec moi... comme une sorte de peluche, ou de talisman protecteur.
je ne saurais donc pas te dire qui est ce Soren.... Tout est si flou....
Peut être est ce moi.... je ne sais vraiment pas, peut être est-ce un autre enfant des mines. Je ne peux que t'assurer d'une chose, je ne l'ai volé à personne, cette broderie est bien à moi car j'ai toujours eu le souvenir de l'avoir eu.


Le jeune homme termina son explication par un haussement d'épaule, ne sachant trop quoi dire de plus. Rien n'était vraiment simple avec son passé, et cette broderie devait surement être une trace forte de ses origines. Néanmoins il n'avait pas essayé d'en savoir plus, les enfants des mines étant souvent vendu sans les moindres archives par des gens peu scrupuleux, si bien que la moindre rechercher était impossible.
Il posa une main rassurante sur l'épaule d'Allys avant de lui faire un petit sourire.

-Mais je ne t'en veux absolument pas.... disons que c'est une partie du puzzle de ma vie


Un puzzle qu'il n’espérait plus réussir à résoudre tant il semblait complexe. Qui était-il vraiment ? Hypérion n'était qu'un nom donné par un contremaître. Mais jamais il n'avait eu la moindre mention de son prénom d'origine, comme il n'avait jamais eu vent de quelconque parent.
La bas, tout était synonyme de désespoir et d'ignorance.

-Tu connais peut être quelqu'un se nommant ainsi ?
Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Mar 20 Mar - 8:39
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Si la surprise se lisait sur les traits du mécanicien, nulle contrariété ne vint obscurcir son visage. A vrai dire, il ne semblait pas vraiment étonné qu'elle se soit montrer si curieuse. Allys tiqua légèrement, ne sachant pas vraiment si c'était une bonne chose ou non. Soit elle était prévisible à des kilomètres à la rond, soit n'était pas du tout rancunier. Ou s'en moquait. En tout cas, elle n'eut rien de plus qu'un soupire avant qu'il n'accède à sa demande.

Il lui expliqua alors n'avoir pas la moindre idée de ce que cela voulait dire à part qu'il l'avait possédé d'aussi loin qu'il s'en souvienne. Cela confirmait au moins qu'il s'agissait bien d'un objet transmis par sa famille d'origine. En revanche, lorsqu'il mentionna la mine, Allys sentit ses dents se serrer et son regard s'assombrir. Depuis toujours elle avait en horreur les esclavagistes car ce qu'ils faisaient était abjecte et qu'elle avait su très tôt qu'ils auraient put s'en prendre à elle et sa famille si père n'avait pas travaillé si dur pour les protéger. D'autant plus qu'elle les avait déjà vu faire... Pourtant, de l'entendre de la bouche d'Hypérion lui serrait le cœur plus que de raison. Sans doute parce qu'il s'agissait de son ami.


« Vendu... » Souffla-t-elle, se rappeler des paroles de la veille que personne n'avait relevées. « Je suis désolée Hype, je n'imaginais pas... »

Fortement mal à l'aise avec le sujet, la jeune femme n'osait pas le regarder directement, ses yeux balayant le sol plutôt que les pupilles vairon du mécanicien. En faite, elle était à la fois consciente de la colère tapie dans son cœur prête à ressurgir si elle osait perdre le contrôle, mais aussi parce qu'elle ne s'excusait pas de n'avoir pas su voir une vérité pourtant si criarde. Allys avait purement et simplement fait l'autruche devant la naïveté de l'époque du jeune homme. Elle aurait du se douter.

Comme s'il était conscient d'avoir causé un trouble en elle, le jeune homme posa une main sur l'épaule d'Allys, lui faisant relever les yeux. Il lui affirma alors ne pas lui en vouloir. Elle eut alors un pale sourire. Oui, il n'était pas de ce genre de personne. Contrairement à la fougueuse ingénieure, toujours prête à suivre ses impulsions, Hypérion avait un tempérament bien plus posé et tolérant. Un juste équilibre, en somme.


« Tu connais peut être quelqu'un se nommant ainsi ? »
« Je ne crois pas. » Elle secoua doucement la tête. « Mais je reconnais ce genre de chose. Qui qu'aient été tes parents, ce simple morceau de tissu prouve qu'ils t'aimaient. Je crois... Je crois qu'ils n'ont pas choisi de d'abandonner. Ils ne t'ont pas vendu. Pas d'eux-même. C'est impossible. »

Ce qui rendait la condition passée de son ami d'autant plus injuste. Dire qu'elle s'était si fortement offusquée devant le secret de son père. Ce n'était rien en comparaison. A vrai dire, la jeune femme se sentait impuissante face à cela.



Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Sanaë Eshfeld
avatar
Mar 20 Mar - 15:16
Irys : 476217
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Levée aux aurores, comme à son habitude, Sanaë avait déserté la maison pour se rendre au village, acheter de quoi agrémenter leur petit déjeuné… C’était aussi une excuse en réalité, car la jeune femme, en se levant, avait aussitôt manifesté le besoin de s’isoler pour réfléchir. Bien que se soustraire à son entourage, lorsque l’on est constamment sous surveillance, relève en réalité de l’impossible. Toutefois, l’agent Neal veillait toujours à rester discret, marchant quelques pas derrière elle, ce qui lui permit au moins de se concentrer sur ses pensées.

Hypérion lui avait finalement raconté son histoire, son passé gardé jusque-là profondément caché, en profitant de l’intimité de leur chambre pour lui confier ce qu’il tentait désespérément d’oublier. Ce fut un moment difficile, pour tous les deux, même si la jeune femme n’en avait rien laissé paraître. Elle avait insisté pour le savoir après tout, pour le connaître lui, pour mieux le comprendre. En ce sens, la conversation les avait grandement aidés, tous deux, en effaçant les secrets, les non-dits et enfin pouvoir mener leur relation avec des bases plus solides. Mais malgré ça, Sanaë ressentait le besoin d’encaisser tout cela simplement pour se remettre elle-même en question et d’effacer le sentiment de jalousie, purement grotesque, de la veille.

Elle avait donc marché, bien plus qu’à son habitude, profitant de la fraîcheur matinale pour se remettre les idées en place… Et en avait profité pour acheter quelques viennoiseries dont raffolait Hype et autre mets à l’intention de son invitée… Une façon bien à elle de se faire pardonner son ressenti resté pourtant silencieux et invisible… Si ce n’est à son compagnon qui ne la connaissait que trop bien.

C’est donc de bonne humeur, et les bras chargés que l’ancienne horlogère regagna son domicile, poussant doucement la porte d’entrée pour ne pas réveiller la jeune femme dormant dans la chambre d’ami… Enfin, c’était du moins ce à quoi elle s’attendait et certainement pas à surprendre une conversation étrange entre son invité et son compagnon.

De là où elle se trouvait, Sanaë ne pouvait ni les voir, ni être vue. Et même si elle se trouvait indiscrète, puisque cela ne la regardait pas, la jeune femme n’osait pas bouger, restant plantée contre le mur séparant les deux pièces tout en écoutant lâchement leur discussion qui faisait étrangement écho à celle qu’ils avaient eut dans la nuit.

Allys avait donc fouillé dans ses affaires… Chose que Sanaë n’avait jamais osé faire, l’idée même de s’introduire ainsi dans son intimité ne lui était jamais passée par la tête. Décidément, Hype allait de nouveau devoir se confronter à son passé, ce qui en un sens n’était pas un mal. Il devait, tout comme elle, apprendre à vivre avec, à l’accepter pour mieux évoluer. Sanaë n’en voulait donc pas à Allys, cette conversation tombait à point nommé… Tout en apportant quelques éléments supplémentaires. Hypérion lui avait raconté son histoire avec son propre point de vue, sa vision des choses… Probablement faussée par les informations dénichées par Allys, se trouvant dans le coffre de la chambre d’ami et dont elle ignorait l’existence jusque-là.

Curieuse de voir à quoi ressemblait ce fameux bout de tissu, Sanaë déposa ses paquets au sol avant de se rendre dans la chambre occupée par son invitée. Elle le trouva à sa place, au creux de la boîte contenant le bric-à-brac du jeune homme. La broderie était délicate, sans accroc, comme si la main qui l’avait apposée là tenait absolument à créer une œuvre d’art… Y plaçant tout son amour… Sa tendresse et ses espoirs.

Soren… Un bien joli prénom, visiblement choisi avec attention, probablement par la même personne ayant gravé par le fils chacune des lettres le composant. Mais alors… Que c’était-il passé ? Le tissu n’était pas de mauvaise qualité, bien au contraire, puisqu’il se trouvait encore en bon état malgré les années… Il n’y avait donc aucune trace de pauvreté visible qui aurait expliqué la … vente… de l’enfant. Quelque chose clochait…

Sanaë se releva, rejoignant les deux jeunes gens dans la cuisine, le tissu toujours à la main. Apparemment, l’ancienne horlogère tombait à point nommé, se joignant aux affirmations d’Allys, Sanaë déclara :

- Elle a raison, Hype… On ne fabrique pas ce genre de chose lorsque l’on a l’intention d’abandonner son enfant. Ma mère nous a confectionné un mouchoir de la sorte, à chacun de nous… Ce Soren ne peut être que toi, il n’y a aucune autre raison pour que tu sois arrivé à la mine avec cette broderie... Et le prénom Hypérion t’as été donné par ton ami contremaître, c’est bien ça ?

Cette information ne changerait peut-être pas grand chose, et certainement rien au passé du jeune homme. Néanmoins, cela lui retirerait probablement le sentiment d’avoir été abandonné, rejeté par celle qui l’avait mit au monde… Même si cela n’expliquait certainement pas comment il en était arrivé à n'être considéré que comme une vulgaire marchandise...



Sanaë s'exprime en #cc99ff

En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Hyperion Radchen
avatar
Mar 20 Mar - 18:15
Irys : 354877
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Allys semblait persuadé que cette borderie plutôt mystérieuse avait un lien avec le passé d'Hypérion. Lui, n'en était pas sur. Pas sur ou du moins n'y accordait-il que peut d'importance. Ce n'était pas le genre de chose qui changeraient sa vie, sa famille d'origine ne l'attendrait surement pas les bras ouverts joyeusement comme si le fils perdu avait été attendu tout ce temps comme le messie.
Examinant les arguments de la jeune femme il ne pouvait pas vraiment se faire d'opinion, et préféra hausser les épaules.

-Ce qu'ils ont fait... ce qu'ils n'ont pas fait.... tout cela n'a pas vraiment d'importance maintenant... et savoir ce qu'ils pensaient ne changera pas mal vie... c'est comme ça.


Ce ton était quelque peu fataliste, car si pendant les premiers temps de conscience il en avait voulu à ces géniteurs qui l'avaient perdus ou vendus, rien de tout cela n'importait plus vraiment, Hypérion avait une vie maintenant, encore en pleine construction certes mais une vie tout de même et qui s'annonçait sous un bon jour.
Il ne fut interrompu dans ses réflexions que par l'arrivée de Sana qui comme par miracle avait ce bout de tissu dans la main et renchérissait sur les propos d'Allys.
Il ne refusait par leurs théories, mais devant la misère qu'avait été sa vie jusqu'à présent, ce genre de détail lui paraissait bien peu de chose. Il acquiesça cependant à l’affirmation de la jeune femme.

-C'est vrai, mon prénom m'à été donné dans la mine. Mais si je suis effectivement ce Soren... et bien tant pis.... j'ai toujours été Hypérion, le prénom d'une ancienne armure déclassée et le nom d'une boite d'engrenage. Ce n'est pas la chose la plus passionnante et révolutionnaire mais je suis ce que je suis...

Il y avait un certains dépit dans sa voix. Ce prénom, il l'avait depuis si longtemps qu'il lui semblait presque absurde que ça ne soit pas le siens.
Sana l'avait connu ainsi, Allys aussi, cette simple révélation allait t-elle pour autant lui faire renoncer à l'identité qu'il s'était tant bien que mal construite jusque là ?
En guise de réponse il fit quelques pas, prenant Sana dans les bras pour savourer un petit moment de réconfort.
Cette discussion lui rappelait bien trop celle de la nuit dernière, à croire que les mauvais souvenirs se devaient de faire surface tous en même temps. Le jeune homme prit donc une grande respiration ne sachant trop quoi répondre aux deux jeunes femmes.

-Est-ce si important de le savoir ? Je veux dire... même si c'était effectivement le cas... je suis probablement mort pour eux, ce Soren pourrait bien l'être d'ailleurs, du jour ou je suis entré dans cette mine, j'ai cessé d'être l'enfant de quelqu'un.
Ma famille m'a simplement oubliée comme elle à eu raison de le faire.... il ne sert à rien de s'attacher à un fantôme, encore plus quand ce dernier est vendu à une mine. Un fantôme n'a plus de famille. Et n'en as de toute façon pas besoin, du moins plus maintenant que je t'ai toi.


Il fit un petit bisous sur la joue de Sana. Pour lui la situation n'était pas triste pour un sou, au contraire, avec Sana il se sentait bien. Elle n'était pas un remplacement de sa famille, mais celle qu'il avait choisit. C'était le genre de chose que certaines personnes avaient du mal à saisir.
Mais que pouvait bien changer une famille de sang.... Il avait Sana et des amis cela lui suffisait largement.

-J'ai déjà une famille, certes non pas une famille de sang, mais un autre genre de famille qui est toute aussi importante et qui est la pour moi.
Si Soren était le fils de quelqu'un, il est mort en la-bas.... je ne serais de toute façon jamais celui que mes parents voulaient que je sois... Mais qu'importe.


Son discours se voulait résolument optimiste, et comme devait se douter les deux jeunes femmes présentes, il était issus d'une longue réflexion, qui n'avait pas été faite sur un coup de tête car il avait eu des années et des années pour le faire.
Non décidément, le jeune homme était Hypérion, et juste Hypérion
Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Mer 21 Mar - 10:20
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Hypérion avait une vision pessimiste concernant son passé et sa famille perdue. La jeune femme ne pouvait clairement pas lui en vouloir d'une telle attitude. Après tout, elle ignorait ce que l'on pouvait ressentir en grandissant pour ainsi dire seul et dans de telles conditions. Et puis, contrairement à Allys lorsqu'elle avait cherché sa sœur, elle avait bien plus d'indices qu'une petite broderie. Les retrouver ne seraient pas une mince affaire même s'il y mettait tout son cœur. Mais... Cela attrista l'ingénieure. Elle lui attrapa délicatement la main, lui adressant un regard peiné mais compréhensif.

Leur échange fut interrompu à l'arrivée soudaine de Sanaë que ni l'un ni l'autre n'avait entendu. La jolie blonde vint à leur niveau, enchaînant directement comme si elle était dans la conversation depuis le début. Allys écarquilla les yeux de surprise, ne s'étant pas le moins du monde attendue à ce qu'ils se soient fait ainsi espionnés. Éberluée, elle se contenta de baisser la main vers la main qui tenait la broderie. Oui, Sanaë avait entendu la discussion dans son grand complet.

Pour autant, Hypérion prenait la chose assez bien. Ce n'était pas du tout quelqu'un de rancunier ou de susceptible. Il ne se contenta que d'affirmer encore une fois que sa vie d'avant les mines n'avait aucune importance. Il était ce qu'il était à présent et c'était la seule chose qui importait. Allys relâcha sa main, le laissant aller retrouver les bras de son amoureuse. Hype en profita pour leur expliquer qu'après tout il avait une famille à présent constitué de ceux qui comptaient à ses yeux. L'ingénieure n'avait aucun argument à lui retourner. Ce n'était de toute manière pas à elle de le pousser ou non à affronter son passé. Pas avec si peu d'informations. Le torturer ne mènerait à rien de toute manière. Poussant un léger soupire, elle passa la main derrière la tête.


« Bon et bien, sur ces émotions... On a un magnifique et chargé petit déjeuné à entamer ! » Sur ces mots, Allys prit place à table. « Venez me rejoindre si vous ne voulez pas que je dévore tout, et j'en laisserai pas une miette. »

Allys espérait ainsi dérider une situation devenue pesante. Mettant ses paroles à exécution, elle se servit du thé et s'empara d'une viennoiserie qu'elle croqua sans attendre. La journée allait être longue et pour bien d'autres raisons. Une prothèse à réparer, une autre à améliorer et un planeur à retaper à neuf. Ça c'était tout un programme. Entre deux, l'ingénieure espérait tout de même avoir le temps d'écrire à sa jeune sœur.



Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Sanaë Eshfeld
avatar
Mer 21 Mar - 14:06
Irys : 476217
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
La réaction de son compagnon n’avait rien de bien surprenant, Sanaë s’en était parfaitement doutée… La jeune femme s’en voulait, elle n’aurait pas dû intervenir, cela ne la regardait pas après tout. Néanmoins, se dire qu’Hypérion n’avait pas été abandonné ou vendu par celle qui aurait dû l’aimer plus que tout, lui avait semblé important… Sur le moment du moins, parce qu’il avait finalement raison. Rien de tout cela ne changerait son passé, cela n’effacerait jamais les années d’esclavage qu’il avait vécu et les traumatismes qui allaient de paire…

- Non, Hype, murmura-t-elle en baissant les yeux. Cela ne changera effectivement rien pour toi. Qu’importe ton nom, tu resteras le même homme, avec la même histoire… Le livre de ta vie ne changera pas, ni dans le fond, ni dans la forme… Seulement le premier chapitre dont tu ignores tout… Mais tu as bien le droit de ne pas vouloir le savoir, c’est ta vie, ton choix.

Doucement, l’ancienne horlogère déposa le bout de tissu dans la main de son compagnon, lui offrant un grand sourire rassurant avant de lui caresser délicatement la joue. Sanaë ne pouvait pas se mettre à sa place et ne prétendrait jamais pouvoir le faire… Elle avait eut la chance de grandir dans une famille aimante, choyée par ses parents et ses frères… Ne manquant jamais de rien… Son enfance fut à l’opposé de la sienne, tout simplement. Toutefois… Elle ne put s’empêcher de relever un détail, infime, minuscule… Et pourtant important.

- Dans la vie, mon amour, seul compte les choses auxquelles tu donnes de l’importance… Que tu gardes précieusement près de toi, sans réellement en connaître la raison.

Avec des gestes particulièrement doux, la jeune femme remonta la main de son amant, celle contenant la relique de son passé inconnu, jusqu’à son cœur.

- Tu n’as pas quitté ta prison sans lui… Tu l’as aussi préservé du brasier de la boutique, Hype… Alors que tu n’as pas hésité à abandonner tout le reste... Et cela ne pouvait pas être qu'un vulgaire réflexe. Tu peux nous mentir si ça te chante, mais ne te ment pas à toi-même s’il te plait. Il n’existe rien de pire.

Après l’avoir embrassé, Sanaë s’éloigna afin de terminer la préparation du petit-déjeuner tandis que leur invitée prenait place à table expriment avec entrain son désir d’en terminer avec cette histoire. L’ancienne horlogère était bien d’accord avec la manœuvre de l’ingénieure. Toutes deux s’étaient montrées indiscrètes et relativement insistantes… Malgré tout, Sanaë ne pensait pas que ce fut une mauvaise chose pour son compagnon… Restait encore à savoir ce qu’il voulait faire de ces détails, elle n’insisterait pas et le laisserait libre de ses choix. S’il voudrait en parler par la suite, il le ferait. Que ce soit à elle ou à son amie… Certaines choses étant difficile à dire à son ou sa partenaire, Sana ne pouvait que comprendre cela.

Affichant à présent un immense sourire, la jeune femme entreprit de remplir les tasses disposées sur la table.

- Alors… Quel est le programme de la journée ? Bras ou jambe ?


Sanaë s'exprime en #cc99ff

En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Hyperion Radchen
avatar
Mer 21 Mar - 23:58
Irys : 354877
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Sana marquait un point, de tout temps, il avait pris soins de garder cet objet près de lui, et ce sans raisons particulières. Peut être était-ce tout simplement car ce petit morceau de tissus faisait aussi partit de son histoire. Un jeune homme sans réel passé avec pour seul témoignage d'une vie plus heureuse une petite broderie ? Il y avait ici quelque chose de romantique, une histoire qu'un esprit plus artistique aurait sans doute aimé coucher par écrit.
Mais elle avait raison, l'objet était là, et ce même si le jeune homme ne semblait pas y attacher tant d'importance.
A vrai dire il ne mentait pas à Sana, jamais il n'aurait réellement pu la regarder dans les yeux en lui mentant, plus maintenant... Mais ce phénomène, il ne le comprenait pas vraiment lui même et en guise de toute réponse, il lança un regard perdu à son amante, ne sachant comment lui dire qu'en aucun cas il ne souhaitait lui mentir, à elle où à Allys.
Mais avant de pouvoir continuer, la femme aux cheveux d'argent brisa le ton presque fataliste de la conversation, avec un air plus qu'enjouée.

Et alors même qu'elle finissait sa phrase, l'ingénieure se mettait à table, commençant à dévorer avec appétit ce que l'ancienne horlogère avait pris le temps d'acheter. Hypérion reconnu en un clin d’œil les viennoiseries qui avaient été disposées, et en guise de remerciement embrassa furtivement Sana avant de prendre place à son tour, attaquant le premier repas de la journée avec bien plus d'entrain. Un seul détail cependant pouvait laisser apercevoir qu'il y avait eu plus qu'un sommeil profond cette nuit car pas une seconde Hypérion ne lâcha la main de son amour, comme s'il avait voulu prolongé le contact de la nuit.
Ce fut la jeune femme qui demanda le programme de la journée et le technicien répondit joyeusement, tranchant avec le ton presque fataliste des minutes précédentes.

-En premier lieu ce sera la jambe ! Il faut la remettre en état avant de s'attaquer à quoique ce soit et je dois avouer qu'il va me falloir quelques compétences particulières pour le faire.


A ces mots il se tourna vers Sanaë, lui adressant un sourire complice avant de s'attaquer au problème.

-Une jambe doit être très bien équilibrée, et doit parfaitement s'adapter au mouvement de balancier du corps humain.... Mais je vais être franc... je ne connais pas du tout le corps humain... je me disais que tu pouvais peut être m'aider avec les réglages...


Pour régler une prothèse correctement il fallait beaucoup de données, des données qu'il fallait aller chercher à la source. Cette dernière n'était autre qu'Allys. Et si Hypérion pouvait sans problème toucher une machine complexe, ses expériences avec le corps humain était limitée uniquement à Sana, et cet état de fait lui convenait très bien. Il demandait donc tout simplement à ce que la jeune femme fasse les mesures sur Allys pour pouvoir re-régler la machine.
La jeune femme avait l'habitude des montres, et les ancres de ces dernières reproduisaient parfaitement celui du bassin, il ne doutait donc pas que Sana saurait quoi faire.

-Après cela, on s'attaquera au bras s'il nous reste du temps ! Il y a tellement de possibilitées dans celui-ci... et vu le rythme de vie de notre invitée, j'espère pouvoir lui proposer quelques innovations qui sauront l'aider !



Des lames, des renforts, mais aussi des systèmes plus robustes.... Il y avait de quoi faire, et là ou une armure mécanique se devait de laisser de l'espace pour les bras du pilote, une prothèse offrait beaucoup plus d'espace de travail, les possibilitées étaient donc presque infinies.
Et il restait en plus de ça le planeur de la jeune femme... Beaucoup de travail donc
Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Jeu 22 Mar - 13:16
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Si Allys ne souhaitait pas se mêler plus que cela des histoires de son ami, elle n'avait pas non plus dit son dernier mot. Si elle le pouvait, elle essaierait d'enquêter sur son passé. Qui sait, peut être que tout n'était pas perdu et si tel était le cas Hypérion changerait peut être d'avis. Mais ce n'était pas au programme aujourd'hui.

En parlant de celui-ci, le jeune homme ne tarda pas à livrer le fond de sa pensée avec entrain. Comme Allys l'avait pensé, ils commenceraient pas sa jambe, en revanche elle pensait que ce serait pour le bras qu'il ferait appel à sa compagne. Que nenni, c'était plutôt pour l'aider à progresser dans sa connaissance du corps humain. Il est vrai que l’équilibre de l'ingénieure était primordial, s'il se loupait, elle ne serait pas capable d'aligner plus de deux pas avant de s'écrouler. Bien que son autre jambe s'était renforcée avec le temps, elle ne suffirait pas à faire un balancier suffisant si celle de métal fichait le camp. Et puis, il valait mieux que ce soit la jeune femme qui s'occupe des mesures plutôt qu'Hypérion... Bien qu'elle avait l'habitude et n'y voyait pas de mauvaises intentions, elle serait plus à l'aise il est vrai. Celui lui permettrait de converser entre filles aussi le temps qu'il ne les rejoigne pour ajuster la prothèse.

Le bras viendrait ensuite, en fin de matinée ou en début d'après-midi. Et ce serait le plus intéressant programme aux yeux de la mécanicienne. Elle n'avait jamais songé de faire de son bras quelque chose de susceptible de servir d'arme à proprement parlé... Et oui, même si elle avait une forte tendance à l'envoyer s'écraser sur ses adversaires à tout bout de champ.

Allys parla peu pendant le repas, se contentant surtout d’acquiescer à leurs dires. Elle but son thé et mangea les viennoiseries presque avec empressement. Lorsqu'ils eurent tout deux fini également, elle était déjà en train de débarrasser ses affaires et ranger ce qu'ils n'utilisaient plus. Elle trépignait de se retrouver au calme avec la jeune femme.


Spoiler:
 



Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Sanaë Eshfeld
avatar
Sam 24 Mar - 12:37
Irys : 476217
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sanaë écarquilla les yeux tout en observant son compagnon sans réellement le comprendre. Qu’attendait-il d’elle exactement ? Ses les rouages en tout genre n’avaient plus aucun secret pour elle, les prothèses relevaient de l’inconnu, de l’abstrait et elle n’y connaissait strictement rien…

- Euh… Quoi? s'exclama-t-elle brusquement en lui offrant une expression ahurie lui donnant quelques allures de merlan frit purement grotesque. Que dois-je faire ?

Sanaë avait étudié le corps humain, il y avait bien des années de cela, lorsqu’elle voulut fabriquer quelques automates d’apparence humanoïde. Elle avait trouvé le sujet passionnant, puis avait poursuivi sur l’anatomie de divers animaux, afin de les reproduire avec exactitude. Avec la jeune femme, le travail bâclé n’existait pas, tout devait être parfait, sans bavure, sans quoi le prototype se voyait détruit pour être recommencé dans son intégralité… Mais cette fois, elle ne comprenait absolument pas ce qu’Hypérion, avec ses paroles bien mystérieuses, pouvait bien attendre d’elle.

Elle se tourna alors vers Allys, qui venait de se lever afin de débarrasser la table. Sanaë analysa chacun de ses mouvements, le balancier de ses hanches, le roulement de ses articulations qu’elles soient de métal ou de chair et d’os… Enfin, elle comprit et se mit à rire joyeusement.

- Très bien, je prendrais les mesures pour toi et t’en ferais un relevé précis, se moqua-t-elle gentiment en donnant un petit coup de coude complice au jeune homme avant de se lever à son tour afin d’aider son invitée.

Une fois la cuisine débarrassée et nettoyée, Sanaë s’empara de son matériel avant d’entraîner Allys dans la chambre d’ami. Évidemment, elle ne savait pas quelle mesure serait utile ou non et comptait sur son invitée pour l’aiguiller. L’ancienne horlogère y voyait là une double occasion, celle d’apprendre quelque chose qu’elle ne connaissait pas encore concernant les prothèses et leur fabrication, mais aussi d’apprendre à connaître son invitée.

En entrant dans la pièce, Sanaë ne put qu’observer le coffre d’Hypérion, dont le couvercle était encore ouvert et son contenu bien visible. La jeune femme se sentait honteuse et soupira bruyamment devant l’objet de son délit avant de se retourner vers Allys.

- Je t’écoute, par quoi commençons nous? demanda-t-elle en sortant son matériel d’écriture. Je suis curieuse de découvrir ton œuvre d’un peu plus prés.

Oh, curieuse, Sanaë l’était bel et bien, sur nombre de points. La fabrication des prothèses n’était pourtant que le cadet de ses soucis pour le moment. Ses pensées allaient toutes vers Hypérion, lui qui se retrouvait à présent seul avec ses réflexions soulevées par les deux jeunes femmes présentes dans la pièce. Son compagnon avait préservé le secret de son passé durant des mois, veillant à ne rien laisser paraître de ses peurs, ses doutes, même si certaines semblaient bien évidentes. Hypérion dissimulait le tout derrière d’immenses sourires rassurants… C’était peut-être aussi le cas cette fois-là.

- Penses-tu que nous sommes allées trop loin ? Comprends bien, Allys, je ne te fais aucun reproche… Ce serait bien hypocrite de ma part… Je m’inquiète pour lui, c’est tout.

Tout en parlant, Sanaë observa la prothèse à présent dévoilée, essayant d’en comprendre le fonctionnement d’apparence bien compliqué, même s’il ne s’agissait finalement que d’un ensemble de pièces assemblées de façon utile et logique. L’observer ainsi, revenait à lire une livre pour la jeune femme qui peu à peu en comprenait le sens…

- Les machines sont décidément plus simples que les humains, lança-t-elle en commençant à reproduire la jambe artificielle sur papier, veillant également à noter chacune des informations qui lui paraissait utile. Je comprends mieux pourquoi Hype les affectionne autant. Savais-tu qu’il vouait un culte au dieu technologique ? Chacune de ses créations, et des miennes maintenant, se voient bénie d’une prière lors de leur mise en fonction. Ce doit être plus simple pour lui de s’attacher à ces objets, leur prêtant une âme, plutôt de risquer de souffrir avec les humains. Il n’est pas facile d’approche, je suis donc heureuse qu’il ait une amie telle que toi, qui partage aussi sa passion.

Sanaë n’avait pas quitté sa tâche des yeux durant tout le temps où elle parlait à l’ingénieure. Ce n’est qu’une fois sa tirade achevée qu’elle releva la tête vers Allys, lui offrant un sourire sincère et bienveillant.

- Vous vous ressemblez tant que s’en est troublant… dit-elle en penchant légèrement la tête sur le côté avant de se reporter vers sa tâche qu’elle venait de délaisser. Si tu avais ses yeux, je pourrais te prendre pour sa sœur.

L’idée la fit rire, même si celle-ci ne paraissait en rien impossible. Sanaë avait toujours cru qu’Hypérion était orphelin avant qu’il ne se décide à lui raconter sa vie…

- Mon père avait pour habitude de dire que rien n’arrive jamais sans raison. Sans réellement parler de destin, c’était le genre d’homme à chercher le bon dans le malheur… Toujours. Si l’on part de cette logique, si mon père avait raison, alors cette histoire, ta venue ici… Tout cela apportera quelque chose de bon pour lui, j’en suis certaine.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Dim 25 Mar - 19:10
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Les deux jeunes femmes s'éclipsèrent sitôt la table débarrassée. Sanaë entraîna l'ingénieur jusqu'à la chambre d'ami. Allys eut un pincement au cœur coupable lorsque ses yeux se posèrent sur le coffre qu'elle avait impunément fouillé la veille. Pourtant si elle pouvait revenir en arrière elle ne changerait rien. Malgré tout elle éprouvait le besoin de venir en aide au jeune homme, qu'il le veille ou non d'ailleurs. L'appuie de Sanaë l'avait d'ailleurs confortée dans cette démarche. Mais elles n'étaient pas venue ici pour cette unique raison. Sortant son matériel, Sanaë questionna Allys sur la procédure.

« Eh bien, je suppose qu'il va avoir besoin d'un maximum d'informations. On va commencer par les mesures globales, je te montrerai l'intérieur de la prothèse ensuite. »

Allys s'assit sur le rebord du lit et remonta son pantalon jusqu'à mi-cuisse, là où commençait sa prothèses. Elle glissa ses mains sur la jointure entre la chair et le métal, lui expliquant comment ils étaient liés, notamment par une connexion des nerfs à celle-ci. Ce n'était pas tant pour Hypérion mais plutôt pour satisfaire la curiosité de la jolie blonde. Ensuite elle lui expliqua quelles mesures il fallait prendre en fonction des pièces de surface si le jeune homme comptait les échanger. Puis Allys attrapa vieil instrument de la boite d'Hypérion afin d'ouvrir les boîtiers et lui révéler l'intérieur : Rouages et pistons. Elle lui montra les éléments endommagés.

Au final, toutefois, l'attention se portait sur la scène vécue dans la cuisine. La compagne de son ami se demandait si elles avaient été trop loin en agissant de la sorte bien elle le justifie par de l’inquiétude. Allys dévia doucement le regard des pistons pour rejoindre celui de Sanaë.


« Je crois que j'ai remué quelque chose dont il n'est pas prêt à faire face. Pourtant... Je n'arrive pas à culpabiliser d'avoir agit de la sorte. »

Elle avait beau se mêler de ce qui ne la regardait pas, elle s'inquiétait elle aussi pour son ami et après tout ce qu'elle avait vécu jusqu'ici elle peinait à concevoir la fatalité. Même si la vie ne nous faisait pas de cadeaux il fallait toujours rebondir et garder l'espoir. Sinon, à vrai dire, elle se serait tiré une balle depuis quelques années déjà. Elle eut un rapide soupire avant de continuer à lui montrer les pièces dont aurait besoin Hypérion pour les réparations. Sanaë se concentrait elle aussi du mieux qu'elle pouvait, notant sur son calepin ce qu'elle estimait important. Tout en écrivant, elle lui raconta une anecdote qui arracha un rire à Allys.

« Au dieu de la technologie ? Eh bien, pourquoi pas après tout. Ça ne m'étonne pas de lui en tout cas. J'admets bien volontiers qu'il faut avoir une passion à la limite de la foi pour exceller dans ce domaine. Pour ma part j'ai toujours été fascinée par la technologie. Là où je vivais enfant elle était quasi inexistante et je devais user d'ingéniosité et d'obstination pour parvenir à récupérer ce dont j'avais besoin et parvenir à la plier à mon imagination. »

Elle eut un pâle sourire à ce souvenir mais celui-ci se fana lorsque son interlocutrice reprit la parole. Les mots que la jeune femme employaient lui réchauffaient le cœur autant qu'ils la troublaient. Encore une fois, Sanaë mettait le doigt sur un détail qui leur échappait pourtant. Oui, ils se ressemblaient. Mais pourquoi ? Simple coïncidence ? A moins que ce ne soit parfaitement logique de se lier d'amitié avec des personnes qui nous ressemblent.

« Il est vrai que la chance se place bien trop de mon côté ses temps-ci pour que ce ne soit qu'un simple heureux hasard. Je ne sais pas trop pourquoi le karma se montre généreux avec moi, j'ose espérer qu'il ne se retourne pas une fois de plus. Mais... Si tout cela est arrivé pour une bonne raison, je ferai de mon mieux. Je ne te garantit pas d'y parvenir mais je vais essayer de mener mon enquête à propos de son passé. Je sais qu'il ne veut rien savoir mais si jamais je trouve quelque chose je te le dirai. »

La mécanicienne lui adressa un doux sourire. Sanaë s'était montrée si gentille depuis son arrivée, elle lui devait bien ça. Après tout toutes deux ne voulaient que le bonheur du jeune homme. Allys remit sa prothèses en place puis se leva souplement.

« Bien, on devrait redescendre. Je le sens d'ici s'impatienter. » A nouveau elle eu un petit rire. « Tu voudras venir avec nous cette fois ? »

C'était clairement sous entendu qu'elle n'y verrait aucun inconvénient, bien au contraire sa venue serait même plutôt souhaitée. Allys avait bien remarqué l'intérêt de la jeune femme pour les prothèses. Ce n'était pas juste de la curiosité. Avec un clin d'oeil complice, elle ajouta avant de descendre.

« Puis si tu lui fais des yeux d'amour je suis certaine qu'il te laissera y toucher à sa place. »



Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Sanaë Eshfeld
avatar
Lun 26 Mar - 15:59
Irys : 476217
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Converser de la sorte, de façon si naturelle à propos d’un sujet, bien vivant, dont elles semblaient se soucier autant l’une que l’autre fit énormément de bien à l’ancienne horlogère. Elle avait longtemps cru le jeune homme seul, sans attache, sans amis et fut ravie de s’apercevoir que ce n’était nullement le cas. Hypérion veillait à tenir les autres à l’écart, de façon courtoise, évidemment, mais elle ne l’avait jamais entendu qualifier qui que ce soit avec un terme se liant à l’amitié… Et comme elle était heureuse que ce fût le cas pour Allys.

L’amitié était encore une notion relativement étrange pour Sanaë. En ayant passé la plus grande partie de sa vie à apprendre ou à travailler, s’isolant elle-même, les rencontres et les liens créé furent relativement rares. Certaines d’entre elles l’avaient profondément marqué, comme ce fut le cas pour Aurore. D’autres l’avaient amusé, intrigué… Comme pour Gwen par exemple. Néanmoins, passé ces rencontres éphémères, l’ancienne horlogère ne savait pas particulièrement comment définir un ami, ni même comment se comporter avec eux… Ce que cela signifiait exactement… Son premier véritable ami fut justement Hypérion, qu’elle avait longtemps considéré comme un frère… Avant que les choses n’évoluent d’une façon des plus inattendue.

Pourtant, Allys lui donnait un assez bon exemple et face à sa détermination évidente, Sanaë ne put retenir un nouveau sourire. La jeune femme semblait faire partie de ces femmes au caractère chaleureux et au tempérament de feu… Celles qui savaient exactement ce qu’elles voulaient et se battaient corps et âme pour l’obtenir. Aussi, plus l’ancienne horlogère apprenait à connaître son invitée, plus son admiration pour elle grandissait de façon exponentielle. L’ingénieure montrait son envie d’aider Hypérion… Même contre son avis… Était-ce cela l’amitié ? Vouloir aider l’autre qu’importe ce qu’en pense celui-ci ?

En étant franche avec elle-même, Sanaë avouerait son souhait de découvrir qui était la famille de son compagnon… Savoir d’où il venait… Et pourquoi sa vie avait prit un tel tournant ? Cela pouvait paraître égoïste, après tout, en particulier en sachant que le jeune homme, lui, ne voulait rien savoir. Connaître ses origines ne changerait rien à son passé, c’était un fait, néanmoins, cela changerait probablement son présent et son futur… Hypérion méritait d’avoir une famille, ou tout du moins de la connaître.

- Merci Allys, répondit-elle simplement à la proposition de la jeune femme.

Toutefois, même si celle-ci parut sensée, il ne tenait pas à Sana de décider si Hypérion devait apprendre la nouvelle ou non. C’était un choix qu’il devrait faire, lui et lui seul.

- Mais… Ne me dis rien. Ces informations, si toutefois, tu en trouves, ne concernent que lui… Il ne m’appartient pas de détenir ce genre de chose ou de décider qu’en faire… Tu devras le convaincre lui et surtout, de prendre garde à ne pas le blesser.

Les mesures effectuées, l’ancienne horlogère remballa ses affaires avant de se relever lentement, tout en grimaçant légèrement. Son genou n’appréciait guère de se retrouver en contact avec le sol et se trouvait un peu douloureux. Malgré tout, l’invitation d’Allys lui tira un immense sourire. Évidemment qu’elle voulait venir, assister à la réfection de la prothèse…

- Avec plaisir, lança-t-elle avec enthousiasme. Ce n’est certainement pas quelque chose que je verrais de sitôt...

Sanaë répondit à la remarque malicieuse de l’ingénieure par un rire franc et cristallin.

- Oh, il le ferait probablement, mais je préfère le laisser travailler moi-même et ne servir que d’assistante cette fois.

Les deux jeunes femmes prirent ensuite le chemin de l’atelier où Hypérion les attendait. L’ancienne horlogère se plaça à son côté afin de déposer un tendre baiser sur sa joue avant de lui tendre le papier.

- J’espère que ça ira... demanda-t-elle hésitante tout en désignant les différentes parties du document. Ici, j’ai noté les mesures sans rien modifier. Par contre, j’ai pris quelques libertés par là… Tu en feras évidemment ce que tu veux, mais il me semblait qu’en déplaçant cette boîte ici, et en remplaçant cet ensemble-là, la prothèse pourrait être allégée. Enfin...ce n’est évidemment que pure supposition, je peux me tromper.

Gênée, Sanaë passa sa main dans ses cheveux, le visage clairement rougissant. Elle n’avait pu s’en empêcher, comme elle avait remarqué plusieurs pièces facilement remplaçables ou modifiables qui permettraient de réduire le poids de la jambe artificielle… Les articulations pouvaient également être modifiées, améliorées, la jeune femme en avait d’ailleurs dessiné un ou deux types différents directement inspirés de ses animécaniques.

- J’ai dessiné ça rapidement… C’est peut-être un peu brouillon… Enfin... Je vous laisse faire, les experts ici, c'est vous.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Hyperion Radchen
avatar
Jeu 29 Mar - 22:24
Irys : 354877
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Le jeune homme sortit de ses préparatifs en voyant les deux jeunes femme descendre dans l'atelier. Il les accueillit d'un sourire en les regardant descendre de l'élévateur, récupérant les précieux plans de Sana, non sans l'écouter avec grande attention.
Il pris un petit bout de papier pour noter toutes les idées de sa compagne les illustrant par de rapides schémas les idées déjà innovantes.

-Non Sana, c'est très bien, tu le sais autant que moi ! Enfin de toute façon tu va le prouver aujourd'hui.


Il posa deux chaises dans la pièce, l'une bien plus complexe que l'autre ou il invita Allys à prendre place. Pendant tout ce temps, il n'avait pas chaumé, et c'était attelé à la conception de nouvelles pièces, un petit tableau était fixé au mur affichant plusieurs options qu'il avait imaginé jusque là.
Il prit chaque petites feuilles rassemblant les idées d'améliorations pour Allys.

-Pour te tenir occupée pendant que nous opérons je t’ai fait quelques propositions sur ce qu'on peut modifier sur ton bras, j'espère qu'une des idées te plaira.


Toute sorte de plan étaient envisagés. L'une des version proposée intégrait une lame déployable depuis l'avant bras, non pas une petite lame d'assassin mais bien une lame d'épée courte. Une autre proposait l'ajout d'une arme à feu directement sur le bras alors qu'une autre impliquait la pose d'un bouclier déployable pour son porteur.
De toutes les idées ce n'en était qu'une infime partie, mais le technicien avait déjà prévu des plans pour chaque, ces plans trottant dans sa tête.

-Je ne pense pas qu'on puisse en installer plus d'un sans modifier très lourdement tes prothèses, il faudra peut être se contenter d'une seule pour le moment.


Annonça t-il joyeusement avant de se pencher sur la prothèse de jambe, laissant son invitée consulter les options qui s'offraient à elle.
Cette dernière était plutôt abîmée, et il allait falloir la retirer complètement pour pouvoir s'en occuper en profondeur. Se saisissant d'outils prévu pour l'occasion, il commença pour déconnecter doucement les actionneurs pour empêcher le membre de fer de ruer quand il allait déconnecter l'ensemble.
A chaque vis, il marmonnait quelque chose que peu de personne pouvaient comprendre, les plaçant délicatement dans un écrin pour une future inspection.

Au bout de quelques minutes, il se plaça devant la jeune femme, lui offrant un sourire qui se voulait rassurant.

-Je pense que tu connais la suite, ça va peut être piquer un peu, mais il faut la retirer pour que je puisse m'en occuper correctement.

Avec d'infinies précautions, il tira la prothèse jusqu'à sentir une petite résistance. Là il tira d'un coup sec pour déconnecter le membre de son porteur avant de le déposer sur l'espace de travail, ne pouvant réprimer un soupir en voyant l'état complet.
Il allait avoir besoin d'aide pour finir rapidement.
Beaucoup d'axes étaient faussés, et les rouages étaient voilés pour la plupart. Fort heureusement, il avait prévu cela et disposait d'une bonne réserve de pièces. Il demanda à son amante d'approcher lui montrant l'intérieur de la jambe avant de lui demander.

-Je vais avoir besoin d'aide... je sais que ce n'est pas un domaine auquel tu es habituée, mais je pense que ce genre de mécanismes te connaissent. Pourrais tu remplacer les rouages défectueux avec ceux là ?


Il désigna une petite boite contenant des engrenages récemment fait. Ces derniers étaient de qualités bien supérieurs aux précédent, et allait nécessiter un certains rééquilibrage pour que la jeune femme ne s'aperçoive d'aucune différence, mais pour effectuer ce dernier il fallait absolument les remplacer.

-Je me charge de réparer les articulations, pourrait tu t'occuper de la transmission ?


Le premier trait de quelqu'un d'intelligent était de savoir quand demander de l'aide et Sana était la personne la plus adaptée pour cette tache. Il se mit donc joyeusement au travail, ne pouvant manquer de poser une question à Allys.

-Et après cela ? Qu'à tu prévu de faire ? Tu repars chez toi ? Ou tu va chercher de nouveaux ennuis ?
Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Sam 31 Mar - 11:38
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Sanaë accueillit la déclaration Allys avec bienveillance. Elle était reconnaissante envers l'ingénieure pour sa détermination à aider son compagnon mais elle estimait que la jeune femme devrait en parler directement à Hypérion si elle trouvait quelque chose. Mais elle lui recommanda également de ne pas le blesser... C'était bien la raison pour laquelle la jeune femme pensait qu'il serait plus facile pour Sanaë de lui parler. Allys et douceur n'étaient pas toujours de paire. Elle avait des difficultés en matière de contact social. Bien qu'elle avait énormément apprit depuis qu'elle exerçait sa profession et de par ses multiples rencontres, elle restait maladroite. Franche, oui, peut être un peu trop parfois. Après tout il suffisait de voir comment elle avait abordé la question avec sa propre sœur... Ce n'était pas très fameux comme méthode. Mais Sanaë ne lui laissait pas le choix alors elle s'était contenté de hocher la tête.

Après avoir accepté l'invitation à participer aux travaux, les deux jeunes femmes étaient redescendues jusqu'au sous-sol. A nouveau le cœur de la mécanicienne lui fit quelques bonds devant l'immensité de l'atelier. Elle laissa le couple échanger tout d’abord, son esprit occupé à parcourir les instruments et pièces que le garçon avait déjà préparés. Elle s'assit sur la chaise que lui tendit Hypérion et contempla le tableau qui trônait en face en écoutant son ami lui expliquer qu'il ne pourrait pour l'instant pas lui en placer plusieurs à la fois. Allys avait un demi-sourire, à la fois surprise et enjouée de constater ce qu'il pouvait être fait sur une prothèse de ce type. Elle était étonnée de ne jamais y avoir songé auparavant, n'ayant jamais attribuer une utilité autre que leur première fonction. A savoir de remplacer ses membres manquants.


« Merci Hype. C'est incroyable ce que l'on peut faire... Je ne m'étais pas doutée.  » Souffla-t-elle. « J'aime beaucoup la lame courte mais je pense qu'un bouclier serait bien plus pratique. »

Quant à l'arme à feu, elle n'en parla pas. Elle avait toujours un frisson d'effroi qui lui parcourait l'échine lorsqu'elle imaginait ces armes. Elle en avait tenue une entre ses doigts un jour parce que c'était le seul moyen de se sauver mais elle avait haï le sentiment jouissif de pouvoir donner la mort que cela procurait. Elle ne voulait plus de cette soif de destruction depuis longtemps. Il y avait d'autres solutions, mieux valait blesser et faire fuir ou capituler l'ennemi plutôt que mettre fin à son existence. Allys ne voulait plus jamais avoir du sang sur les mains et elle savait que tôt ou tard elle subirait le contre-coup de l'avoir déjà fait.

Pendant qu'elle était plongée dans ses pensées, Hypérion avait déjà commencé à désosser sa jambe de métal. Celle-ci était encore plus abîmée que son avant bras puisque seuls quelques rouages et pistons avaient été échangés. Hex avait fait de son mieux pour soulager les douleurs de sa compagne suite aux déformations du métal et leurs conséquences sur l’équilibre de la jambe et les connexions aux extrémités de chairs. Après quelques minutes, Hypérion fit comprendre à la jeune femme qui allait enlever la totalité de la prothèse.


« Ne t'inquiète pas, vas-y. »

Après tout, elle avait connu pire. La souffrance était une douce amie qui l'avait enveloppée lors de son drame et elle avait déjà subit quelques changements complets des prothèses. Cela ne s'empêcha pas de grimacer lorsque le mécanicien exécuta les gestes de déconnexion mais elle ne laissa rien de plus paraître. De toute manière le couple était déjà focalisé sur les travaux à mener. Sa jambe ressemblait à un gros rafistolage, de quoi les rendre fous. Ils n'en étaient que plus investis à lui rendre son éclat d'origine.. Du moins jusqu'à ce que Hypérion de lui pose une question qui la fit rire légèrement.

« Oh non, je n'escompte pas m'en attirer de nouveaux. J'aimerais passer un peu de temps encore avec ma sœur, ensuite j'ai prévu de m'octroyer un petit voyage en amoureux... De revoir ma mère aussi. Rien de fou en perspective. » Elle se pinça légèrement la lèvre. « D'ailleurs, j'aimerais bien envoyer une lettre à Gwen pour lui dire que je suis ici... Cela ne vous dérange pas ? »



Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Sanaë Eshfeld
avatar
Lun 2 Avr - 10:20
Irys : 476217
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
La jeune femme observa les gestes d’Hypérion, s’attardant légèrement sur le visage légèrement crispé d’Allys, grimaçant tandis qu’Hypérion lui retirait sa jambe artificielle. Curieuse d’en apprendre toujours plus, que ce soit sur les prothèses en général ou sur les talents de la jeune ingénieure, Sanaë avisa l’objet avec attention, jusqu’en oublier tout le reste. Ce n’est que la voix d’Hypérion qui réussit à l’extirper de ses réflexions… Étrangement, même lorsqu’elle se trouvait dans son monde, son compagnon réussissait toujours à se faire entendre tandis que tout le reste avait disparu.

Sanaë haussa un sourcil en observant la tâche que lui demander d’accomplir son compagnon. Évidemment, cela ne lui posait aucun souci en particulier, un système d’engrenages complexe ou non, répondait toujours aux mêmes règles de base. En somme, une fois que l’on en connaît le principe, le reste allait tout seul, la logique restait la même et la jeune femme excellait dans le domaine, en cela, elle ne manquait aucunement de confiance.

- Pas de problème, lança-t-elle simplement en se positionnant devant l'établi pour s’atteler à la tâche.

Dans un premier temps, elle analysa le système, cherchant à retenir l’emplacement de chacune des roues afin de les mémoriser. Une fois fait, le reste n’était que jeu d’enfant, même pour elle qui n’avait pas encore récupéré toutes ses capacités. Les roues étaient plus grosses, plus épaisses que celles utilisés en horlogerie, elle n’aurait même pas besoin d’enfiler ses lunettes. La tâche était si simple qu’elle ne lui demandait aucune attention particulière, remplacer des pièces était un acte à la portée de tous…

Aussi, quand Allys évoqua le nom de Gwen, Sanaë releva brutalement la tête en affichant un immense sourire.

- Pourquoi cela nous dérangerait ? demanda-t-elle, son visage exprimant une certaine surprise. Bien au contraire, et puis, si elle souhaite te rejoindre ici, nous l’accueillerons avec plaisir.

Puis elle réalisa qu’elle avait raté une information importante. Après tout, Sanaë n’avait pas assisté aux retrouvailles entre les deux amis, de ce fait, elle n’était évidemment pas au courant de tout.

- Attends… Tu veux dire que Gwen est ta soeur ? s’étonna-t-elle au point d’en lâcher son tournevis de surprise. Quel hasard...

De la même façon, l’ancienne horlogère avait trouvé la jeune fille si indépendante qu’elle ne l’avait absolument pas imaginé en couple. Un voyage, cela semblait agréable, inutile pour elle de rêver de la même chose, elle était encore enchaînée à la région pour un long moment. Sanaë sourit donc à son invitée avant de se replonger dans son travail qui ne lui prit finalement que peu de temps. Une fois terminé, l’ancienne horlogère se releva, avisant l’heure tardive sa montre, elle disparut un moment avant de revenir avec un plateau chargé de nourriture facilement consommable et le milicien qui l’aidait à le transporter. Il l’avait même plus ou moins grondé en la voyant sortir de la maison, sans sa canne et les bras bien trop chargés pour réussir à soutenir le poids aussi longtemps sans se faire souffrir.

Aussi, c’est l’agent Neal qui déposa le plateau sur une partie inoccupée de l'établi, juste assez prés d’Allys pour qu’elle n’ait pas à faire de grands mouvements pour attraper la nourriture. L’ancienne horlogère le remercia d’un sourire gêné avant de le voir disparaître dans l’élévateur.

N’ayant plus grand chose à faire et étant bordée par sa soif de connaissance, Sanaë se pencha alors pour observer le travail de son compagnon tout en gardant une distance respectable pour ne pas le déranger. Ne voulant pas être une charge inutile, la jeune femme essaya de l’aider en anticipant ses besoins afin de lui tendre les outils adéquats à la tâche qu’il accomplissait.

- Tu devrais manger un peu, murmura-t-elle à son oreille pour ne pas le surprendre. Et prendre une petite pause, veux-tu que je t’aide à autre chose ?

Elle se tourna alors vers Allys, patientant depuis de longues heures. Peut-être s'ennuyait-elle...

- As-tu besoin de quelque chose ?


Sanaë s'exprime en #cc99ff

En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Hyperion Radchen
avatar
Mar 3 Avr - 1:09
Irys : 354877
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Ainsi Allys voulait envoyer une lettre ? Comme Sana, le technicien n'y voyait pas le moindre problème et même si elle voulait les rejoindre, la maison était plutôt grande, et il y avait de quoi loger quatre personne assez largement, bien qu'il allait falloir se serrer dans les lits.
Il acquiesça donc à la déclaration de Sana d'un grand hochement de tête avant de se remettre au travail, écoutant d'une oreille amusée son amante déclarer qu'elle connaissait cette fameuse Gwen, comme quoi le monde était plutôt petit.
Sa concentration ne se brisa que lorsque Sana vint près de lui pour lui dire de manger et de prendre une pause.
Suivant les conseils, il s'arrêta quelques instant, grignotant un petit biscuit avant de de se diriger vers l'ancienne horlogère d'un pas décidé et de l'embrasser tendrement pendant plusieurs dizaines de secondes, déclarant joyeusement


-Et voilà j'ai pris la meilleur pause possible !



La jambe fut rapidement terminé et c'est avec un petit soulagement qu'il put la reposer, flambant neuve sur l'établis, car le travail n'était pas encore finit.
Le jeune homme pris le plan qui correspondait au bouclier, l'observant avec attention avant de gribouiller quelque chose dessus.
L'idée était plutôt simple, doter la prothèse d'une coque dépliable suffisamment rigide pour servir de protection, et pour cela on faisait difficilement mieux que de l'acier trempé. Les plans étaient d'une redoutables simplicités et utilisaient une grande partie de l'architecture de la prothèse pour fonctionner, à vrai dire, il fallait simplement ajouter une roue et modifier un peu l'enveloppe de la la prothèse.
Le coffrage fut retiré du bras, alors qu'Hypérion sortit une des plaques d'acier préparé regardant si les mesures avaient été prises correctement. une fois vérifié, il confectionna le reste de la modification, soit la coque dépliable et choisit la roue à ajouter dans la prothèse.


-La prothèse va te paraître plus lourde, et c'est normal
dit il en tapotant sur la nouvelle cuirasse dépliable car c'est justement le cas, un virgule cinq centimètre d'acier préparé haute résistance, ça pèse son poids mais au moins ça arrête les balles et tout ce qu'on pourra te jeter dessus, ce sera un bouclier dépliable mais en configuration pliée, cela protégera également ton bras.
Pour aller avec, on va monter des renforts sur les articulation.
Je te rassure tu pourra le démonter toi même une fois tout réglé, le poids supplémentaire sera donc uniquement lors des moments de besoins, mais je te conseil de le garder quelques temps pour t'habituer au nouvel équilibre.


L'installation pris quelques heures en plus et c'est un Hypérion entièrement concentré sur sa tache qui finit par relever le nez de son travail, observant la nouvelle prothèse avec un peu de fierté.
Le membre était légèrement plus épais, sans pour autant défigurer le travail d'origine.
Il demanda à Allys de faire quelques mouvements d'activation, observant le bouclier déployable s'activer.
L'engin était de bonne taille couvrant aisément le torse de la jeune femme aussi efficacement qu'un plastron de plate et ce pour un poids bien plus réduit.

-Pour compenser en cas d'usage prolongé, je t'ai fabriqué une épaulière avec des lanière, tu aura juste à l'attacher à ta prothèse et à ton autre épaule, ça devrait répartir le poids équitablement en plus de cuirasser le reste de ton bras.

Le travail était précis et l'ensemble prenais relativement peu de place, un petit sac en cuir avait même été prévu pour ranger les pièces supplémentaires, il le tendit à Allys avec un petit manuel qu'il avait rédigé dans la foulée.

-Normalement avec ça tu devrais pouvoir l'entretenir toi même, n'hésite pas à bien huiler l'externe au début, il faut le temps que le métal s'ajuste à l'usure, ça devrait prendre une semaine, suite à quoi ça fonctionnera presque tout seul.



Le jeune homme regarda son amante en s'étirant dans un soupir. L'heure devait s'être fait tardive, et comme à son habitude, il n'avait rien vu du passage de ce dernier.
Hypérion la prit donc dans ses bras pour la câliner avant de murmurer à son oreille.



-J'ai encore prit trop de temps ?




Il allait en plus falloir reconnecter la jambe d'Allys

Voir le profil de l'utilisateur

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Page 2 sur 3