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Chroniques d'Irydaë
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 [Abandonné] Les affaires sont les affaires

Leynar Gale
avatar
Dim 24 Juin - 23:04
Irys : 324046
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
Hmm ? Une colline ? Un bosquet ? Ah, oui, Leynar voyait effectivement de quoi Sakari voulait parler. Il imaginait que cela ferait l’affaire pour la nuit, au moins les chevaux pourraient brouter et se reposer sans être dérangés et ce serait suffisamment tranquille pour entamer la partie pratique de l’apprentissage magique. Il soupira intérieurement, il serait sûrement un bien piètre pédagogue, et l’enseignement serait pour lui sans doute aussi difficile que l’apprentissage de Sakari. Mais le marchand n’avait qu’une parole, aussi allait-il s’évertuer de bien faire, ou de faire au mieux. Il ne se concentra par la suite pas plus que ça sur la route ou ce qui l’entourait, restant dans ses pensées. Comment allait-il bien pouvoir lui apprendre ? Il avait quelques idées, il avait bien dû apprendre lui aussi à utiliser sa magie, il pouvait toujours utiliser les quelques exercices qu’il avait effectué autrefois, ce serait un bon début. Le genre d’exercice basique dont au début on se demande si cela vaut bien se donner la peine de les faire pour mieux se rendre compte qu’ils sont d’une aide précieuse pour l’apprentissage plus poussé.


Lorsqu’ils furent arrivés à la clairière Leynar s’occupa d’abord des chevaux tirant sa caravane. Il fallait bien qu’il les laisse se reposer les pauvres, la journée n’avait pas été facile pour eux. Bon pour leur propriétaire non plus mais ce n’était qu’un détail. Une fois cette tâche effectuée il se concentra sur Sakari. Il allait enfin savoir s’il était bon pédagogue, et si jamais il n’arriverait pas à enseigner la magie à la mercenaire il imaginait bien qu’ils ne serait plus en état d’enseigner à qui que ce soit. Bon il allait devoir passer par la théorie et cela l’ennuyait à l’avance, mais il ne pourrait pas sauter cette étape. Alors il prit une pierre dans sa main carbonisé.


-Autant ne pas perdre inutilement de temps. Pour utiliser la magie vous avez besoin de vous concentrer, ce qui j’imagine ne sera pas facile pour vous au début. Vous voyez cette pierre ? Vous allez essayer d’en changer la couleur, comme je suis en train de le faire.


La pierre changeait de couleur pendant que Leynar parlait, alternant tantôt entre le bleu, le rouge ou encore le vert. Un tour très basique, mais il fallait bien commencer quelque part. Le marchand donna ensuite la pierre à la mercenaire pour qu’elle-même essaye. Il se doutait que ce ne serait que ce ne serait sans doute pas facile en premier temps pour la mercenaire mais lui-même avait débuté de cette manière et maintenant ses illusions étaient très convaincante. Et puis de toutes façons c’était lui l’illusionniste, il savait ce qu’il faisait.


-Pour commencer faites le vide dans votre esprit et imaginez de quelle couleur la pierre doit changer. Vous devrez ensuite concentrer votre énergie pour m’influencer en la concentrant sur moi tout en gardant à l’esprit la couleur de la pierre de sorte à ce que nous voyons tout deux l’illusion. Je sais qu’il y a plus passionnant comme exercice mais il faut bien commencer par la base.


Leynar attendit alors patiemment que Sakari s’exécute, scrutant ses moindres faits et gestes d’un œil critique. Il devait d’abord juger de la qualité d’une illusion aussi basique pour qu’ensuite la mercenaire la répète afin que cela devienne de plus en plus facile. Ensuite il pourrait passer à des illusions plus complexes. Il restait impassible, et regardait la pierre pour voir si ne serait-ce qu’une parcelle ne commence à changer de couleur, ne faisant pas attention à la nature et à l’environnement alentour tout comme Sakari devait le faire elle-même.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
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Sakari Naasoqineq
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Mar 26 Juin - 15:20
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
     Non sans un certain sentiment de nostalgie, Sakari se souvenait de la première fois qu’elle avait tiré à l’arc, manié la lance, vidé un animal, escaladé une paroi. Quand on débutait, les exercices du début nous semblaient simples, voire abscons, et la désinvolture avec lesquels on les prenait les rendait toujours plus compliqués que ce qu’ils étaient réellement.
     Sakari n’était plus une jeune fille turbulente depuis plusieurs années. Faire changer un caillou de couleur, c’est vrai que ça paraissait étrange. Il n’y avait donc aucun savoir particulier, aucune prière, rien de tout cela ? Simplement… penser à l’acte et le laisser se réaliser ?
     D’un autre côté, encore fallait-il y penser. Il était clairement établi que les cailloux ne changent pas de couleur, c’était dans l’ordre des choses. Alors qu’elle fixait la pierre, l’esprit technicien de Sakari ne put s’empêcher de se demander comment ça fonctionnait. Est-ce que la volonté d’utiliser la magie était-elle détectée par les Architectes, qui donnaient ainsi le pouvoir qui correspondait ? Ou bien est-ce que tout ceci était une gymnastique mentale visant à ouvrir quelque canal inconnu dans l’esprit, qui permettrait d’accéder aux Architectes ? Le pré-requis serait de croire et d’avoir confiance en eux, ce qui expliquait l’incapacité des Daënars. Peut-être aussi que le professeur à ses côtés influençait les événements par quelque moyen inconnu, permettant à Sakari d’effectuer ledit acte magique ?

     Inutile de dire que sa première tentative échoua.
     « Faire le vide ? Me concentrer sur vois ? En fait, c’est moins la pierre que votre perception de la pierre que je dois modifier… D’accord. »
     Forte de cette compréhension, elle tenta de faire le vide, exercice déjà très compliqué en soi. Elle s’assit, tendit la pierre entre elle et Leynar, et la fixa. Sakari l’observait, tentant de saisir sa structure, d’apprécier ses anfractuosités, de suivre l’agencement des sédiments successifs agglomérés. Tout ceci devait devenir blanc. Blanc comme la neige. Ce ne serait pas difficile, car la pierre était plutôt pâle.
     Il fallut plusieurs minutes à Sakari pour parvenir à vider son esprit de toute pensée parasite. Elle n’avait pas l’habitude de cet exercice, mais savait se focaliser sur une seule tâche à la fois. Dès que ce fut fait, elle reporta son regard de la pierre aux yeux de Leynar, puis de Leynar à la pierre, puis à aucun des deux.
     Il lui était très difficile de comprendre exactement quoi faire, et de comprendre qu’il n’y avait sans doute pas de marche à suivre précise, comme sur un des manuels d’utilisation de quelque outil technologique qu’elle était si souvent amenée à utiliser. Il faudrait que Sakari abandonne la science des objets daënare pour retourner à la perception du monde de son peuple, à la fois plus abstraite et plus profonde. Plus adaptée aussi, sûrement, car les Nunaqortoqut étaient des descendants des Mÿ’trans, à la fois dans leurs gènes et dans leur culture.
     Ça prendrait plus de temps que prévu.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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