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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] Et une deuxième plume s'ajouta. [PV: Mary ♥]

Adramus
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Sam 30 Sep - 17:13
Irys : 629641
Profession : Aventurier, maître d'armes
My'trän +2 ~ Mistral
Lentement, les paupières d’Adramus s’ouvrirent et se perdirent instantanément dans l’océan qui lui faisait face. A moins que ce ne soit le ciel. Il était encore trop tôt réveillé pour savoir s’il était tête en bas, suspendu, allongé, en train de marcher. Petit à petit, son esprit remit les pièces du puzzle en place tandis que le guerrier s’étira nonchalamment. Il se savait allongé, sur de la paille fraiche, visiblement dans une charrette puisque il se déplaçait et que les cahots de la route faisaient trembler toute la structure.

- Alors, bien dormi, vagabond ?

Une voix, dans son dos, qui lui parlait probablement. « Vagabond » était le bon compromis pour traiter un va-nu-pieds comme il semblait être avec un relatif respect. Enveloppé dans sa cape de voyage, Adramus frissonna, grogna, puis toussa avant de répondre à l’aimable fermier qui avait accepté de le laisser dormir dans sa récolte sur la route de Darga.

- Très bien. Merci à vous de m’avoir laissé me reposer.
Ajouta-t-il.

- D’habitude, je ne fais pas ça, mais vous avez parlé du clan Burrowes. Tout le monde ne les connait pas. Alors comme ça vous voulez retrouver quelqu’un de là-bas ?

- Oui. Vous savez où ils résident ?

- Dans le quartier de Süns, c’est leur région natale, mais je ne vous apprends rien j’imagine. Adramus ne répondit pas. Moi je vous dépose au quartier commerçant, à l’est de celui de Möchlog. Il faudra que vous traversiez celui-là et un autre marché avant d’arriver là où vous voulez, compris ?

- Compris, vieil homme. Encore merci.


Le reste du voyage, qui ne dura qu’un peu plus d’une heure, se passa relativement bien. Il y eut quelques « accrochages » quand la route se faisait trop étroite pour accueillir deux convois en même temps, mais le guerrier apportait bienveillamment son aide pour que tout se déroule pour le mieux. C’était la moindre des choses pour le remercier, en plus de la bourse d’irys qu’il lui avait promis à son arrivée dans la capitale. Ça aussi, c’était bien la moindre des choses.

En parlant de leur arrivée, Adramus constata avec bonheur que les grandes pyramides de Darga étaient désormais très proches. La porte est s’offrait à eux, elle et sa rigoureuse douane qui leur promettait d’attendre un moment avant d’entrer. C’est pour cela que, mu par une légitime impatience de retrouver sa douce Mary, il abandonna aussi le fermier, non sans lui payer ce qu’il lui avait promis et prier pour que Amisgal rende le ciel clément et lui assure de bonnes récoltes à venir. Après quoi ils se séparèrent, et tout enveloppé dans sa cape par cette fraîche matinée, le voyageur se dépêcha de rejoindre la douane piétonne, bien plus rapide que celle des convois.

Une fois dans la cité, il ignora la fureur des commerçants qui l’assommaient d’offres dont il ignorait la réelle utilité, bien que l’un des marchands qui proposait, à la location, un joyeux set de chèvres pour défricher des terres arables attira sa curiosité. Par effet de synesthésie, cette vision lui rappela Donovan, ce gharyn de Khurmag qui devait être en train de domestiquer d’autres parcelles de terre pour étendre le domaine de son jeune village. Mais pas question de laisser la place à la nostalgie. Adramus venait justement mettre à fin à des mois de solitude qui lui serraient de plus en plus le cœur, sans qu’il ne se l’avoue complètement.

Respectant les indications du vieillard, il traversa pas moins de trois quartiers bien animés en ce début de journée –même si celui de Möchlog vivait d’une toute autre manière- et arriva finalement aux portes de celui de Süns. C’était, de loin, le plus calme de tous. Adramus savait pourquoi, il fallait attendre le crépuscule pour voir le vrai visage de cet endroit, et il était d’ailleurs curieux de savoir à quoi il ressemblait réellement. Des rumeurs, il en circule bon nombre, évidemment, mais il vaut mieux aller voir par soi-même. Mais d’abord, il fallait retrouver les Burrowes. C’est pourquoi, aussi intimidant que pouvait bien être une armoire à glace à demi couverte d’une cape –même si le reste des vêtements étaient bien ordinaires- le voyageur se risqua à demander son chemin aux passants. Les habitants de ce quartier témoignaient d’une joie de vivre étonnante, et répondaient tous avec entrain et sympathie, même lorsqu’ils ne pouvaient pas aiguiller Adramus.

Finalement, après une bonne vingtaine de minutes de pérégrinations incertaines, il arriva à sa destination. Sur une petite placette, plusieurs maisonnettes constituaient la résidence de cette prestigieuse tribu. On lui avait dit que le gharyn et le khorog résidaient dans la plus haute, qui servait de bâtiment administratif et de mess pour ceux qui voulaient se réunir avec leurs camarades. S’il y avait bien un endroit où il pourrait apprendre où se trouvait sa douce, c’était bien ici. Mais, imaginons un instant qu’il n’ait même pas à demander où elle se trouvait. Imaginons que, pendant qu’il traverse la place pavée relativement peu peuplée en cette fraîche matinée, un glissement du regard vers la droite fasse qu’il la voit, quelques mètres plus loin, elle-même en train de le dévisager. A ce moment-là, Adramus soupirerait et, arborant un large sourire, il ferait tomber sa capuche sur ses épaules.

- Comment tu vas, Mary ? Dirait-il alors, non sans devoir résister à l’atroce démangeaison qui lui commanderait de courir vers elle pour l’enlacer.


Dernière édition par Adramus le Jeu 19 Oct - 12:56, édité 1 fois
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Mary E. Burrowes
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Sam 30 Sep - 18:06
Irys : 695059
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


Le retour à Darga, la journée avec le clan. J'allais passé un bon moment. Je me l'étais promis et j'avais dit à certains guerriers que je les aiderai à aller chasser aujourd'hui. Il fallait réguler une population de sangliers proche des remparts de la ville. Le clan pouvait s'en charger. C'était un travail simple et qui nous permettrait d'avoir des peaux, et des défenses à vendre pour payer le prochain gros banquet que nous devions organiser. Pilm et Pom étaient bien sur réquisitionnés d'office. Et j'avais donc dû emmener Auke qui avait refusé de rester seul chez moi. Pour être exact, ce sale petit démon avait réduit à l'état de gravure abstraite l'un des dossiers de mes chaises, le temps que je me prépare pour ma sortie dans la matinée. Et je ne pouvais pas me permettre que tout mon mobilier assouvisse les élans artistiques du dragon. Habillée j'avais donc jeté une cape légère sur mes épaules et le petit Dragon était caché dans son endroit de prédilection, ma capuche.

Enfin, j'avais pu quitter ma maison et me diriger vers la place centrale du clan. Nous n'étions vraiment pas partie tôt. Et quand j'arrivais au milieu des guerriers si fiers de Süns je remarquais sur les visages des plus jeunes les séquelles de la nuit passée. Un sourire moqueur passa sur mes lèvres, alors que l'un d'eux me regarda avec une motivation qui devait frisé la température du Khoral. S'il avait pu retourné dans son lit, il n'aurait pas hésité une seule seconde. Mais les deux aînés qui encadrait le groupe n'avait absolument l'air de cet avis et bien décidé à faire payer leur manque de savoir-récupérer-de-la-cuite-de-la-veille aux novices.

Melly, tu es pile à l'heure ! On attend Chris et on y va !
Parfait, je vais juste prendre mon déjeuner à Paola alors. dis-je décontractée en me retournant pour traverser la place.

Mon geste s'interrompit pourtant quand un étranger drôlement accoutré me coupa la route à quelques mètres. J'étais sûre de connaître cette démarche. Ce corps musclé, cette stature de guerrier qui m'avait sauvée, ces gestes si sûrs et si impressionnant à la fois. Pendant de longues secondes, je crus rêver; j'avais tellement tendance à le reconnaître parfois dans la foule, avant que la joie de le revoir ne disparaisse aussi vite qu'elle était venue parce que je remarquais à nouveau ce détail qui manquait à la silhouette pour être véritablement aussi impressionnante que celle de mon fiancé.

Pourtant cette fois, avant que ce détail en trop me saute aux yeux, le vagabond abaissa sa capuche. Ma bouche s'ouvrit de surprise. J'étais certaine que mes pupilles s'étaient agrandit de surprise. Il me fallu quelques secondes pour totalement comprendre et que la joie s'empare entièrement de moi. Je lui offris un sourire radieux alors que je venais vers lui à toute vitesse pour le prendre dans mes bras et sceller nos retrouvailles d'un baiser que je gardais aussi chaste que possible -compte tenu des circonstances- avant même de répondre à sa question. Tout le reste de la place venait de disparaître de mon esprit. Tout ce qui m'importait c'était qu'il soit là.

Adramus... Oh par les Architectes, je suis tellement heureuse de te voir. murmurai-je avec douceur en le libérant. Je vais bien... j'ai tellement de chose à te raconter depuis la dernière fois. Mais d'abord... Tu vas bien ? Tu veux quelque chose à boire ou à manger, ou juste te reposer? Je... AIEUH !

J'avais protesté alors qu'Auke était monté sur ma tête s'agrippant à mes cheveux sans aucune douceur pour venir voir ce qui m'avait mis de si bonne humeur. Ainsi perché, il se trouvait en faire juste à la hauteur d'Adramus qu'il toisait avec son regard autoritaire et fier parfaitement ridicule sur un dragon de cet âge et de cette taille. Je sentais pourtant la jalousie du petit être, comme si on lui avait volé mon attention d'une façon totalement ignoble. Heureusement la créature d'Amisgal se tint tranquille tant qu'Adramus ne me tenait plus dans ses bras. Sinon, il était bien décidé à le faire reculer ce grand bonhomme qu'il ne connaissait pas.

Je dois te raconter ça aussi. C'est Auke. Je... je vais te montrer ma maison. On serra plus tranquille pour discuter. Je dois juste... me désister d'une chasse avant, si ça ne te dérange pas...


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Adramus
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Sam 30 Sep - 18:35
Irys : 629641
Profession : Aventurier, maître d'armes
My'trän +2 ~ Mistral
L’étreinte arriva comme une délivrance. D’ordinaire réservé de nature, Adramus laissa parler toute la tendresse qu’il pouvait déployer alors que ses bras enserraient la personne qui demeurait dans ses pensées depuis le jour de leur rencontre, et qui était désormais en face de lui, auprès de lui. Un désir de pur égoïsme, mais pour lequel il n’avait pas le moindre remord. Süns avait fait les hommes ainsi, et même s’il n’avait pas plus d’appétence que cela pour le culte du griffon noir, il demeurait qu’elle était celle qui avait allumé une flamme éternelle dans son esprit. Une flamme qui ne cesserait jamais de vouloir s’unir à celle qui brillait par-delà les plaines et les hauteurs, celle de Mary.

Le premier réflexe de sa fiancée fut de vouloir combler les besoins d’Adramus. Un comportement qui lui arracha un rire léger, alors qu’il continuait de serrer sa douce, plaquant son visage dans sa tignasse brune à l’odeur si entêtante. Il aurait pu rester ainsi pendant des heures, mais il fut promptement chassé par une créature de petite taille qui vint reprendre possession de la tête de Mary, lui arrachant une exclamation de douleur au passage. Surpris, le guerrier fit un pas en arrière pour contempler l’impudente bestiole qui considérait la jeune femme comme son simple territoire. Pour une surprise, c’en était une. Voilà qu’un dragonnet, pas plus grand qu’un petit chien, lui faisait face et le toisait de toute sa relative puissance de nouveau-né. Adramus avait suffisamment côtoyé ces créatures pour estimer avec une juste précision qu’il ne dépassait pas les trois mois d’existence en faisant cette taille. Mais que faisait-il ici ? Pourquoi Mary ne le chassait pas ? Elle le connaissait ? Toutes ces questions se lisaient dans les yeux largement ouverts du vagabond, qui fronçait un sourcil en passant le regard tour à tour sur le dragonnet et sur sa fiancée.

- Je dois te raconter ça aussi. C'est Auke. Je... je vais te montrer ma maison. On serra plus tranquille pour discuter. Je dois juste... me désister d'une chasse avant, si ça ne te dérange pas...

- Ah, tu veux parler de ces hommes là-bas ? Si tu veux, je peux vous accompagner. On dirait que j’ai mieux dormi que les deux plus jeunes. Enfin, à toi de me dire s’ils accepteront que je me joigne à vous. Ils ne me connaissent pas après tout.

Alors que Mary avait l’air assez secouée par leurs retrouvailles, Adramus affichait un air plus serein, comme toujours. Soulagé de se savoir enfin auprès de sa douce, il ne comptait pas se séparer d’elle dès maintenant, et pas question d’être la source d’une mésentente s’ils venaient à mal prendre sa subite arrivée qui poussait Mary à vouloir avorter sa participation à la chasse. Le mieux était donc de les accompagner, tout simplement, et puis l’adepte d’Amisgal voulait voir ce que la jeune femme donnait à la chasse. Peut-être trouverait-il une chasseresse de premier ordre, pour sa plus grande surprise, on ne se refait pas.

Tout en attendant la réponse de Mary, Adramus se permit d’approcher une main prudente du dénommé Auke. Evidemment, celui-ci répliqua derechef en essayant de mordre ses doigts, tout en faisant balloter la tête de la pauvre jeune femme. C’était un bel essai, mais Adramus retira définitivement sa main, et présenta un visage amusé à sa compagne. Il n’allait pas s’amuser à évaluer le bonheur de ce jour, mais il savait qu’il ne faisait que commencer de grimper.
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Mary E. Burrowes
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Dim 1 Oct - 8:10
Irys : 695059
Profession : Messagère
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Ah, tu veux parler de ces hommes là-bas ? Si tu veux, je peux vous accompagner. On dirait que j’ai mieux dormi que les deux plus jeunes. Enfin, à toi de me dire s’ils accepteront que je me joigne à vous. Ils ne me connaissent pas après tout.
Merci... Je vais leurs demander.

Comment aurai-je pu réagir autrement ? Je savais qu'il faisait l'effort de venir pour moi. Pour que nous soyons ensemble toute la journée, et que je n'ai pas de problème. C'était plus que gentil, sinon il faudrait demander à d'autres hommes du clan de me remplacer, et la journée serait plus compliquée pour eux. Je pris doucement une des mains d'Adramus avec un sourire tout à ma réflexion avant de sentir le mouvement d'Auke et de voir l'autre main du guerrier amusé se retiré si rapidement. Ah non! Si Adramus ne le prenais pas mal cet animal malpoli n'allait pas s'en tirer si facilement. J'attrapais sans ménagement la petite créature sur la tête pour le tenir sur ma main et lui passer le savon mériter avant de m'occuper des chasseurs.

Depuis quand tu mords ?
Mais maman !
Non pas de mais ! Tu ne mords pas Adramus, et tu ne mords personne si ce n'est pas pour te défendre ! Il ne t'a rien fait et il.. Tu ne mords pas c'est tout !
... C'est quoi un Adramus ?
C'est lui Adramus. Il est... ton papa!
Papa !?

Auke se tordit le cou en arrière pour voir le visage d'Adramus à l'envers. Je sentais ses sentiments mitigés entre une curiosité profonde, la honte de l'avoir attaquer et la timidité engendré par l'annonce que je venais de lui faire. Il se tortilla quelques instant dans ma main pour que je le relache et retourna le plus vite possible dans la capuche de ma cape pour se cacher. Qui avait dit que les dragons étaient des créatures courageuses déjà ? Je sentis quand même la petite tête du reptile se poser dans mon cou pour observer Adramus par dessus mon épaule. Comme si le guerrier d'Amisgal devait faire ses preuves...

Bon ça c'est réglé. Je suis désolée il ne le fera plus. Viens je vais te présenter. dis-je avec un sourire avant de le tirer par la main pour retourner auprès des chasseurs qui avait l'air de bien s'amuser de nos retrouvailles. Je vous présente Adramus, c'est un adepte d'Amisgal. Ca ne... dérange pas si il vient avec nous ?
Bonjour, je me nomme Chris, je dirigerais la chasse. Je vous en pris si cela ne vous dérange pas de venir. De toute façon, Cassir et Jon auront surement des questions. répondit le guerrier avec un sourire poli mais légèrement moqueur.
Oh non! Je t'interdis de...
Tout le monde est prêt ! On y va ! On sort par la porte Nord et on ira vers l'Ouest. Melly s'occupera de repérer les sangliers à partir de là.

L'ordre avait été donné sans m'écouter une seule seconde. Et tous les guerriers s'étaient levés comme un seul homme pour suivre l'homme au milieu de sa quarantaine qui servirait de chef pour les trois autres. Je soupirais doucement, ils avaient tous tendance à m'infantiliser et à vouloir me protéger de... de tout ce qui pouvais se passer dans ma vie. Je glissais un regard doux d'excuse vers Adramus tout en commençant à marcher légèrement en retrait.

Je... Je suis contente que tu viennes. Tu risques de t"ennuyer. Ce n'est pas très compliqué des agriculteurs à l'Ouest des murs se sont plains que beaucoup trop de sanglier était présents depuis quelques temps. Alors on doit en tuer quelques uns pour réguler tout ça. Une quinzaine je crois et on a le droit de récupérer ce qu'on veut dessus. Je suis sûre qu'il t'en donneront une partie.

C'était le moindre que je puisse faire que de lui expliquer. En réalité les deux plus vieux étaient surtout là pour encadré les deux plus jeunes qui n'avaient pas tout à fait 20 ans. Comme je pouvais dénicher facilement les cibles, ils pourraient s'entraîner sans danger. Je resserrais ma prise sur la main d'Adramus alors que nous passion au bout de quelques minutes dans le quartier marchand Nord-Ouest de Darga pour ne pas le perdre. C'était hors de question... Le brouhaha incessant du lieu m'empêcher de discuter avec le guerrier, mais sa présence me faisait tellement de bien. Rien que parcourir ces rues bondées avec lui faisait flotter sur mon visage un sourire ravie, comme si aucun jour n'avait été meilleur de toute ma vie.

Au bout de longues minutes de marche nous sortions enfin du brouhaha de la ville. Tout le monde soupira en retrouvant le calme des plaines de Delkhii. Je lachais une seconde la main d'Adramus pour élargir mon don et retrouver Pilm et Pom qui étaient partie en éclaireurs ce matin. Le calme d'Adramus, l'exaspération des deux anciens, la nausée des jeunes, les sentiments contradictoires d'Auke, le mélange me fit sourire avant de partir plus loin de tout ça. Enfin je trouvais Pilm qui était revenus vers nous.

Ils y en a plusieurs dans les cultures hautes à une vingtaine de minutes à pieds à l'Ouest. On pourra partir de là. dis-je à Chris qui hocha de la tête pour donner le départ. Alors... tu as découverts des choses intéressantes à nouveau depuis qu'on s'est quitté ? demandai-je avec un sourire au guerrier profitant du répit de la marche avec un sourire radieux.


PS:
 


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Adramus
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Dim 1 Oct - 13:16
Irys : 629641
Profession : Aventurier, maître d'armes
My'trän +2 ~ Mistral
Il fallait s’y attendre, avec son caractère bien trempé Mary n’allait pas laisser passer le comportement du jeune dragon. Adramus avait presque de la peine de le voir se faire invectiver de la sorte, mais un rien l’amusait aujourd’hui, et c’est avec un sourire qu’il accueillit le « retour » de la demoiselle, qui continuait de s’excuser pour un rien. Il n’y avait vraiment rien de plus adorable. Elle le prit par la main et l’emmena ensuite voir ces fameux guerriers de Süns dont on avait tant vanté les mérites auprès d’Adramus, sans jamais qu’il eut l’occasion d’en voir un à l’œuvre réellement. Enfin, c’était une partie de chasse, pas une bataille. Il n’y avait pas vraiment moyen qu’ils usent de leurs dons. Ce sera pour une prochaine fois.

Les compagnons de Mary semblaient s’amuser de la situation, un peu à la manière d’Adramus, bien qu’il soit plus réservé dans ces émotions. Le chef se nommait Chris, un homme de plus petite taille que le guerrier d’Amisgal, mais il ne semblait pas avoir besoin d’être grand pour exercer son autorité. Il s’autorisa même à lancer une petite pique à sa fiancée qui la fit rougir jusqu’aux joues. Le voyageur ne partagea pas la raillerie générale, mais serra la main de Mary entre les siennes, tout en inclinant légèrement la tête vers le dénommé Chris en guise de remerciement. Mary, elle, s’offusqua immédiatement du trait d’esprit de son camarade, mais ce dernier ordonna fermement que l’on plie bagage et qu’on entame la marche vers la sortie de la ville. Toutefois, elle profita qu’ils s’éloignent un peu pour lui glisser quelques mots, auxquels Adramus répondit avec une douceur peu coutumière.

- Je n’allais pas déjà te quitter, Mary. Et je te laisserai vérifier par toi-même à quel point cela me fait plaisir d’aller chasser avec toi, mademoiselle l’adepte d’Orshin.
Ajouta-t-il en glissant un baiser furtif sur ses lèvres, s’assurant du coin de l’œil que les autres ne regardaient pas.

Une marche qui s’annonçait compliquée, à travers la foule compacte qui s’était formée dans toutes les rues commerçantes de la capitale. Déjà qu’il n’appréciait pas d’être bousculé dans tous les sens, le guerrier d’Amisgal acceptait encore moins de lâcher sa moitié qui, de même, faisait tous les efforts du monde pour ne pas être emportée par ce courant humain qui ballotait la troupe dans tous les sens. Il était un peu peiné de ne pas pouvoir ne serait-ce que contempler la demoiselle du regard, concentré qu’il était pour ne pas perdre de vue les chasseurs, mais leur calvaire fut bientôt terminé quand ils arrivèrent enfin à passer la porte nord et à s’éloigner un peu du cortège qui s’étalait devant cette dernière, en rangs bien serrés. Grâce au lien qui l’unissait à ses deux oiseaux, Mary put localiser les sangliers tapageurs à l’ouest de leur position. Ils allaient devoir marcher encore un peu, mais le couple pouvait enfin discuter. La jeune femme saisit d’ailleurs immédiatement l’occasion qui lui était donnée.

- Intéressantes, oui, on peut le dire. Parfois merveilleuses, parfois affreuses. C’est un peu comme ça que fonctionnent les longs voyages. Et toi alors ? Parle-moi de ce petit dragon. Il te considère comme sa mère, ça veut dire que l’œuf était abandonné. Dans quelle région tu l’as trouvé ?

Il n’avait pas encore tourné le regard vers sa fiancée, et le regretta bien vite lorsqu’il remarqua qu’elle affichait un immense sourire de joie. C’était ce genre de spectacle qui lui avait le plus manqué. Encore une fois motivé par un égoïsme honteux, cela lui avait manqué de ne plus voir à quel point, par sa seule présence, il la rendait heureuse. Cette valeur qu’il avait à ses yeux était tout à la fois un bien précieux qu’il ne laisserait jamais s’amenuiser, mais également quelque chose dont il n’avait pas l’habitude et qui allait sûrement continuer à le surprendre. Et, en règle général, Adramus n’aimait pas tant que ça être surpris. Réflexe martial, sans doute.
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Mary E. Burrowes
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Dim 1 Oct - 14:43
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My'trän +2 ~ Chimères


Aux mots du guerrier, je laissais mon don me remplir de la même joie qu'il exprimait avec tant de retenue, devant les autres. De ces simples mots, il m'avait donné la permission de connaître ses émotions. Le plus beau cadeau qu'il pouvait me faire et le seul qui avait de l'importance à mes yeux. Cette confiance aveugle, qu'il me faisait je voulais la lui rendre sans aucune condition.  Pourtant, moi je pouvais la sentir, et cela me faisait tellement de bien que même la bataille pour traverser le quartier marchand m'apparaissait maintenant comme une promenade de santé agréable.

Tout le trajet, je continuais à profiter de cette impression de bien-être, de cette frustration partagée au milieu de la foule. Et en même temps je pouvais m'amuser du léger malaise du guerrier. S'il y avait une chose dont je pouvais être sûre c'était que même son amour pour moi, ne pourrait contenir Adramus dans les murs de la capitale de la chouette. Une vérité qui ne m'avait vraiment échappée mais il était toujours amusant de voir à quel point elle était tangible en cet instant. Il fallait dire qu'en pleine matinée, les quartiers étaient particulièrement animés, la capitale avait fini de se réveiller. Et nous en sortions avec un soulagement partagé par tout le groupe.

Intéressantes, oui, on peut le dire. Parfois merveilleuses, parfois affreuses. C’est un peu comme ça que fonctionnent les longs voyages. Et toi alors ? Parle-moi de ce petit dragon. Il te considère comme sa mère, ça veut dire que l’œuf était abandonné. Dans quelle région tu l’as trouvé ?
Ici... un peu plus au sud en fait. J'étais juste en train de m'entraîner quand je l'ai senti dans sa coquille. Heureusement, il y avait des nomades d'Orshin de passage qui m'ont aidé à le tenir au chaud et le faire éclore. J'ai aussi trouvé un livre qui m'aide pour le nourrir et l'élever à peu près correctement, sinon je n'étais pas sûre d'y arriver. racontai-je sans perdre mon sourire.Je n'ai aucune idée de ce qu'il s'est passé ou de comment il a fini ici. Mais bon je fais de mon mieux, et pour le moment ça se passe bien. Il est resté... environ trois mois dans sa coquille je crois. Et il est né il y a environ un mois. Depuis, il ne supporte pas de me quitter. Ça m'inquiète un peu mais je l'emmène un peu partout. Il est gentil mais un chouille possessif comme tu as pu le constater.

Difficile de le dire autrement sans qu'il se vexe mais c'était bien en dessous de la vérité. Auke avait un caractère bien trempée, pas que je sois en position de me plaindre ou de faire mieux mais c'était tout de même surprenant de voir comme il s'était affirmé si vite. Même les gens de la tribu le connaissait maintenant.

Tout en marchand, je prenais le bras d'Adramus avec enthousiasme et sautiller pour lui déposer un baiser dans le cou. Je n'allais certainement pas me gêner pour les autres qui marchaient de toute façon devant et discuter entre eux. Enfin discuter... pour la plupart car les deux jeunes avaient plutôt toujours l'air de continuer à chercher les morceaux perdus de leur cerveau sur le chemin.

Han j'ai une chose incroyable à te raconter aussi ! Je n'y aurais jamais cur mais j'ai rencontré le primo-Gharyn de Busad, tout en haut de la tour alors que j'allais pour la première fois là bas. Il m'a demandé de communiquer avec son Ovchin. C'était... tellement impressionnant de voir la sinergie de leur lien alors qu'ils ne peuvent pas vraiment communiquer entre eux. Ensuite, il a fallut que je livre une missive de sa part au Conseil de la Convergence, enfin... pour le coup c'était hyper impressionnant, j'aurais adoré que tu sois là. Tu aurais été surement plus brave que moi !

En réalité, j'avais bien trop de choses à lui raconter. Et j'étais certaine de le noyer sous un flot d'informations, malgré moi. Mais je ne pouvais pas m'en empêcher. J'avais envie de tout lui dire. Le pauvre Adramus qui n'avait que l'habitude du calme et de la sérénité de ses voyages...


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Adramus
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Lun 2 Oct - 13:35
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Profession : Aventurier, maître d'armes
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Adramus écouta attentivement sa fiancée lui décrire sa rencontre avec le dragonnet nommé Auke. C’était on ne peut plus semblable à plusieurs cas auxquels le guerrier avait fait face durant ses longues années de voyage. Fasciné depuis la naissance par ces créatures, il avait, bien évidemment, cherché à en rencontrer le plus possible, et parfois certains étaient demeurés fidèles à des humains qui les avaient sauvés de la destruction avant leur éclosion. C’était à peu près le seul lien légitime qu’un homme pouvait tisser avec un dragon. Sinon, comment vous appelez le fait de séparer une mère dragon de son œuf pour faire en sorte que la première personne vue soit forcément un humain, choisi au préalable, et destiné à se servir de la créature à des fins purement vassaliques ? Pour Adramus, ce n’était rien de moins que du blasphème et de l’esclavage, et c’est ce qui était pratiqué à Dyen.

Voilà pourquoi, présentement, il ne nourrissait aucun ressentiment envers Mary. Il savait qu’elle n’avait eu d’autres choix que de le sauver, ou le laisser mourir. De deux mots, il fallait choisir le moindre. Auke était maintenant fidèle à elle, et le resterait quoiqu’Adramus puisse faire pour qu’il retrouve sa liberté. C’était malheureux, mais irréversible. Et puis, elle avait l’air si heureuse. Est-ce que l’adepte d’Amisgal pouvait mettre son indéfectible foi de côté, pour assurer le bonheur du seul être humain qu’il considérait comme son égal ? Assurément, il se forcerait à en être capable. S’il était subsisté quelques doutes dans son esprit, voir Mary lui attraper le bras tendrement et l’embrasser suffirait à en effacer toute trace. Lui aussi était heureux, il fallait bien l’avouer. Jamais un homme encore de ce monde ne l’a vu sourire autant, et aussi sincèrement.

La suite du récit de sa belle était un peu plus… surprenante. On pourrait se demander qu’est-ce qui pouvait plus étonner Adramus que de voir Mary accompagnée d’un dragon, mais le fait est qu’il ouvrit de grands yeux en apprenant qu’elle avait rencontré Zaël Lahzainhi en personne. Elle avait même réalisé une mission pour le conseil de la Convergence. Un honneur que le guerrier n’avait jamais eu lui-même. Non pas qu’il soit spécialement jaloux, sa servitude étant exclusivement réservée à Amisgal, mais elle avait vécu tout de même bien des choses durant ces longs mois, tandis que lui n’avait pas spécialement changé sa « routine » annuelle. Il y avait, bien entendu, cette mission pour le compte des Gardiens de Busad, mais est-ce qu’il était vraiment utile d’en parler ? Il ne pensait pas, et c’est pourquoi il se contenta de rebondir sur l’affirmation de la demoiselle.

- Brave, peut-être, mais je n’ai encore jamais eu l’occasion de rencontrer de telles pontes, moi ! Plaisanta-t-il. Tu es sûre que tu veux épouser un va-nu-pieds, mademoiselle je travaille pour le Conseil ? Ajouta-t-il avec un sourire complice.

Ils continuèrent de marcher, Mary serrant toujours le bras de son fiancé, les autres chasseurs les distançant un peu, mais il restait encore un petit moment avant d’atteindre l’endroit indiqué par les agriculteurs victimes des sangliers sauvages. Le couple avait donc encore un peu de temps pour discuter.

- Alors, tu t’es trouvé un but depuis la dernière fois ? Un rêve, quelque chose qui te fasse avancer ? Les routes de ce pays peuvent parfois être très difficiles, et celle que nous a tracé Möchlog plus encore. Je ne veux pas risquer de te voir abandonner, céder au poids de la vie. Je m’en voudrais à ne plus savoir si je mérite de vivre ou non tu sais.


Il lui adressa un sourire un peu plus mélancolique que les précédents. Adramus avait une furieuse envie de l’épouser, mais il savait que son train de vie n’était pas fait pour tout le monde, et la crainte de briser leur relation par la force de toutes les épreuves qui les attendent le terrifiait.
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Mary E. Burrowes
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Mar 3 Oct - 8:05
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Il me semblait impensable de voir cet Adramus aussi ouvert et sincère avec moi et de le penser si rigide et honorable avec les autres. Pourtant je savais qu'il existait, ce guerrier à l'émotion toujours égale et au visage inexpressif. Mais j'aimais tellement sentir son regard changeant sur moi, alors que ses émotions se mélangeaient aux miennes dans une symbiose qui m'avait tant manquée. Son ton légèrement moqueur me fait rire malgré moi. Et je sens ma capuche s'agiter durant le trajet, mais peu m'importe je ne peux pas m'occuper du dragonnet en manque d'attention pour le moment. Je n'ai plus assez de force pour me détacher de lui...

Brave, peut-être, mais je n’ai encore jamais eu l’occasion de rencontrer de telles pontes, moi ! Tu es sûre que tu veux épouser un va-nu-pieds, mademoiselle je travaille pour le Conseil ?
Ne te moque pas. Il y avait des centaines de messagers mieux placés que moi, Möchlog m'a juste mise devant le primo-Gharyn au bon moment. Et je préfère mille fois mon vanu-pied au coeur si grand que tout l'air d'Amisgal pourrait y rentrer qu'un puissant qui ne vaudrait pas mieux que Cyril le doré. Sans oublier que   ça t'arriverait peut-être si tu t'habillais correctement... me moquai-je à mon tour en tirant sur sa tunique mal-entretenue.

Je savais qu'il s'en fichait de sa tenue et de comment les autres le voyaient. Il n'y avait qu'Amisgal qui comptait et elle ne se serait certainement pas arrêtée à la tenue de son adorateur. Alors à quoi bon faire un effort me dirait-on ? Je faisais partie de ces gens qui prenaient toujours soin de paraître le plus soigné possible, les bonnes boucles d'oreille, la bonne ceinture, le bon ton de cuir. Pourtant, si les regards admiratifs que me renvoyaient les autres étaient parfois plaisants, je le faisais avant tout pour honorer un peu plus mon architecte. IL m'avait façonnée ainsi, plutôt jolie, de bonne constitution. IL avait béni mon corps pour qu'il corresponde à mes envies et supporte mes voyages sans difficultés, la moindre des choses étaient d'en prendre soin à mes yeux. De l'embellir un tout petit peu plus avec les choses à ma disposition. Et pour ces mêmes raisons, je voulais prendre soin de lui. Parce qu'il était l'être le plus cher à mes yeux et que c'était le seul qui en vaille le coup. Une façon de lui prouvé sa valeur dans mon cœur...

Alors, tu t’es trouvé un but depuis la dernière fois ? Un rêve, quelque chose qui te fasse avancer ? Les routes de ce pays peuvent parfois être très difficiles, et celle que nous a tracé Möchlog plus encore. Je ne veux pas risquer de te voir abandonner, céder au poids de la vie. Je m’en voudrais à ne plus savoir si je mérite de vivre ou non tu sais.
Un but... je ne sais pas. Je me suis forgé des certitudes. J'ai vu des choses qui ne devraient pas exister et d'autres que je veux protéger. Même si ça ne change rien pour le plus grand nombre, si tout le monde le faisait, les gens de Khurmag n'auraient plus besoin d'embellir la vie.

Est-ce que ma vision du monde avait changé durant ces six mois ? Le visage désespéré du fermier de Losios me revint en mémoire, l'incendie pas loin d'ici, le ventre arrondi d'Alises, les paroles de Raskhal... Un sourire mélancolique se dessina durant ma réflexion. Il n'y avait qu'Adramus qui arrivait à me faire réfléchir aussi posément. Je me sentais tellement en sécurité dès qu'il était à côté de moi. Je savais que je pouvais essayer de voir plus loin. Autres choses que les sentiments qui déferlaient à l'intérieur et autour de moi avec une force aussi destructrice que les flots de Dalaï. C'était en sentant son bras puissant contre le mien que je réalisais à quel point mes réactions instinctives me guidaient. Sans que je me pose quelques secondes pour comprendre leur signification. Pour savoir si Khugatsaa et Süns n'essayaient pas de nous montrer quelque chose de plus grand.

Tu sais... je ne suis pas comme toi. Je n'ai jamais cru que j'aurais le pouvoir de changer quelque chose même si ça me tenait à cœur. Pourtant... même si je ne sais pas précisément où cela me mènera. Je sais que je n'abandonnerai jamais. J'avancerai. Je servirai Orchin, je ferai tout pour que le monde soit sûr pour tout le monde et pour que ceux autour de moi soit heureux. Et toi en premier, si je ne te déçois pas... C'est ça que j'ai trouvé grâce à toi. L'envie de me battre. Parce qu'il est trop simple de tout rejeté sur Möchlog, il a d'autre chose à faire que de se battre à notre place.

Mon visage se tourna vers Adramus un peu inquiète. J'avais l'impression d'être un enfant qui aurait pu donné une mauvaise réponse à sa question. D'habitude... la réaction à ma réflexion aurait pu être n'importe quoi. J'étais suffisamment sûre de moi pour encaisser n'importe quoi. Mais pas de sa part. C'était... et s'il se rendait compte que je n'était pas assez forte pour lui ? me demandai-j malgré moi, en me mettant à jouer maladroitement avec une de mes mèches de cheveux.


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Adramus
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Jeu 5 Oct - 12:24
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Profession : Aventurier, maître d'armes
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Les mots de sa fiancée venait du plus profond de son cœur, et ça Adramus le savait. Il lui était impossible de mentir, de cacher ce qu’elle ressentait. Pas à lui tout du moins. Elle n’en avait pas envie, peut-être parce qu’on l’avait poussé à le faire par trop d’occasions auparavant ? Avec lui, Mary pouvait être totalement elle-même, et le vagabond était heureux d’avoir une telle valeur aux yeux de quelqu’un. Une valeur si particulière, tellement différente de celle qu’on lui prêtait d’ordinaire. Néanmoins, si elle n’était pas avare de montrer la joie que lui procuraient leurs retrouvailles, elle ne cachait que trop maladroitement son anxiété, son appréhension. Adramus demeurait quelqu’un « qu’il ne fallait pas décevoir » pour elle. Et ce dernier savait que, peu importe ce qu’il ferait, il ne pourrait jamais tranquilliser complètement l’esprit de sa douce. A lui seul, il représentait un défi à relever, un but à atteindre, et il ne l’avait pas compris la dernière fois qu’ils s’étaient vus, lorsqu’il l’avait intimée de se trouver un objectif.

- Tu es magnifique. Souffla-t-il avant de prendre doucement la main de Mary, celle qui jouait nerveusement avec ses cheveux. Je veux que tu t’en souviennes, tendre Mary. Tu es quelqu’un de magnifique. Et je ne pourrais être que fier de ce que tu es et de ce que tu seras. Je t’aiderai à réaliser ton rêve. Je t’aiderai à faire de ce monde le paradis que tu imagines, parce que c’est un projet formidable. Moi aussi j’ai des rêves, mais ils n’égalent en rien la noblesse des tiens. Alors ne te rabaisse pas plus bas que moi. Je te l’avais soufflé à l’oreille, pourtant, que je voulais qu’on soit égaux.

Douce réminiscence du moment le plus… mémorable qu’ils avaient vécus ensemble. Mais l’idée était là. Le rêve de Mary aurait dû être le sien depuis le début. Il n’abandonnerait pas la foi qui le guide vers les murs de Dyen et leur destruction pour le salut des dragons, mais la priorité n’était elle pas de vaincre le mal qui oppresse les humains d’abord ? Amisgal comprendrait qu’il se tourne en premier lieu vers sa propre espèce, il en était certain et se l’assurerait par maintes prières dans les prochains jours. Il n’eut guère le temps de développer plus son chemin de pensée, car voilà que leurs compagnons chasseurs, qui les devançaient maintenant de deux dizaines de mètres, esquissaient de grands signes de la main, avertissant que l’on se rapprochait de l’endroit indiqué par le commanditaire.

Cela, ils auraient pu le deviner tout seul, me direz-vous, car dans le dos des guerriers de Zolios se dressait une ligne continue d’arbres aux feuilles sombres, mais verdoyantes. Ils allaient entrer dans les bois. C’était le moment de se préparer à la chasse. Un peu circonspect de voir que sa fiancée n’avait pas d’armes, Adramus s’autorisa à lui poser la question, sans aucune condescendance dans la voix, bien évidemment.

- Tu n’as pas d’arme, Mary ? Je doute que Auke soit encore capable de faire face à des sangliers, plaisanta le guerrier.

L’intéressé avait vraisemblablement entendu son nom, et se mit à siffler dans la capuche de la jeune femme. Décidément, il faudrait du temps avant qu’il n’apprécie l’adepte d’Amisgal. C’était bien normal, d’ailleurs.
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Mary E. Burrowes
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Ven 6 Oct - 13:48
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Profession : Messagère
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Adramus prit ma main me tournant un peu plus vers lui. Cette simple sensation fit s'envoler une partie de mon inquiétude. Cette façon qu'il avait de me faire confiance sans chercher à me contrôler ou à me dicter sa loi. Il était simplement là avec moi, comme j'étais là avec lui. Avec une hiérarchie que je m'employai malgré tout à faire disparaître.

Tu es magnifique. Je veux que tu t’en souviennes, tendre Mary. Tu es quelqu’un de magnifique. Et je ne pourrais être que fier de ce que tu es et de ce que tu seras. Je t’aiderai à réaliser ton rêve. Je t’aiderai à faire de ce monde le paradis que tu imagines, parce que c’est un projet formidable. Moi aussi j’ai des rêves, mais ils n’égalent en rien la noblesse des tiens. Alors ne te rabaisse pas plus bas que moi. Je te l’avais soufflé à l’oreille, pourtant, que je voulais qu’on soit égaux.
J'essaye... Laisse moi le temps de grandir comme toi. Après promis je serai aussi infernale que les vents d'Amisgal. lui promis-je tout en rougissant de l'allusion du guerrier.

Etait-ce si mal que je l'admire autant que je l'aimais ? Tant pis, il devrait faire avec, je ne comptais pas changer d'avis. Pour moi, il représentait l'être que les Architectes avaient sculpté pour me compléter en tout point. Pour m'aider à m'élever et donner ce qu'il y avait de meilleur en nous. Tant que je n'aurais pas une ligne aussi nette que la sienne, je devrais m'employer à réfléchir avec son aide.
Un léger coup de vent me fit frissonner, plus à cause du souvenir évoqué à l’instant que de la fraîcheur du temps. Si seulement nous avions été seuls. Il allait presque me faire regretter d’avoir tenu parole pour la chasse. Je ne m'expliquai pas ce besoin de l'avoir pour moi seule à chaque seconde. Mais ,peut-être que c'était simplement le fait de le voir si peu qui le provoquait. J'allais bientôt devoir partager mon attention, puisque nous arrivions à destination, et déjà la relative tranquillité que les guerriers avaient pu nous octroyer par pudeur, disparaissait alors que nous nous rapprochions du groupe. Les deux plus jeunes avaient l'air d'avoir bénéficier de la marche. Au moins, avaient-ils les yeux ouvertes maintenant, et la main sur la poignée de leurs armes étaient plus assurée.
Tu n’as pas d’arme, Mary ? Je doute que Auke soit encore capable de faire face à des sangliers
Je n'ai que ça... mais ne t'inquiète pas j'ai l'habitude, ça me suffira. Et puis normalement c'est aux petits de faire tout le travail...

J'avais accompagné ma phrase de la démonstration en sortant le nouveau poignard que j'avais acquis quelques jours auparavant, et d'un sourire moqueur vers les jeunes guerriers vaseux. Sans oublier de tirer sur ma cape pour secouer la boule de reptile jaloux dans ma capuche. Le sifflement se finit en un couinement mécontent, mais au moins il cessa son manège. Maintenant, les choses pouvaient commencer. Comme j'en avais l'habitude, je levais les yeux vers Pilm et Pom tout en sondant les alentours. Les sentiments de la nature étaient toujours aussi reposants si on oubliait l'inquiétude qui m'assaillit de devant nous.

Bon je suppose qu'on rentre par là ? demanda Chris en se tournant vers moi.
Non, on ne peut pas entrer dans la forêt tout de suite, il y a une laie, et les petits sont encore trop jeunes. Elle serait agressive, et de toute façon, ils ont besoin d'elle pour passer l'hiver. Il vaut mieux aller par là, vers le champs de maïs qui n'est pas encore coupé. Je vais rapprocher le mâle qui se balade à la lisière. indiquai-je sans attendre que ma décision soit validée ou non.

C'était l'accord à respecter quand je venais. Le but était de régulée la population, pas de l'exterminer. Alors je choisissais les proies. Au bout d'une quinzaine de mètres je m'adossais à un arbre près de la forêt en fermant les yeux. Il me fallut à peine quelques secondes pour me retrouver dans l'esprit de la bête. Je restais cependant silencieuse à l'intérieur, influençant seulement son chemin pour qu'il se rapproche de nous.

Tenez-vous sur vos gardes ! ordonna Chris aux autres, d'une voix calme. Il foncera sur nous quand Melly aura finit. Si d'autres le suive ne vous retenez pas.

Ca ne rata pas. J'avais réussi à le paniquer suffisament pour oublier son instinct de protection. Dès qu'il nous vit, ce fut la furie de la bête qui parla. La menace devait être éradiquée. Et finalement, ce furent deux sangliers furieux qui sortirent du champs chargeant notre groupe avec véhémence tandis que Pilm et Pom se mettait à piailler en tout sens, comme si personne ne les avait attendu. A peine revenu dans mon corps, je vis le premier prendre ma direction à toute vitesse. Je reculai tout en levant la main vers lui.

La créature s’arrêta devant moi alors que j'avais levé la main vers lui. Face à moi, creusant le sol de son sabot, il semblait hésiter entre mes ordres et sa colère précédente. Le premier guerrier que j'avais vu ce matin, planta pourtant sans hésiter son épée dans la gorge de l'animal à passant par derrière. La douleur et le désespoir du mâle m'arrachèrent un cri et une sensation de nausée. Sérieusement, il n'aurait pas pu charger ailleurs ! Quant à son compère, je relevais les yeux pour savoir ce qu'il en était advenu.


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Adramus
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Sam 7 Oct - 18:03
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Profession : Aventurier, maître d'armes
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Adramus faisait confiance à Mary. Si elle disait qu’un simple coutelas lui suffirait, pourquoi la materner indéfiniment ? Elle serait tout sauf heureuse des attentions du guerrier de toute façon. Ce dernier se borna donc à s’appuyer contre son bâton, dévisageant d’un œil curieux le comportement de chacun des chasseurs, pas seulement des novices en la matière. Ils étaient concentrés, ce qui était un bon point pour eux. Même face à de simples sangliers, le danger demeurait. D’ailleurs, lorsque Mary attira le mâle le plus proche vers le groupe, ces derniers réagirent promptement en se ruant sur ce dernier, prêts au combat. Malheureusement, ils n’avaient pas prévus qu’un deuxième sanglier, tout aussi gros, accompagnerait son camarade. Il chargeait directement la jeune femme qui s’éveillait à peine de sa transe. Adramus eut un mouvement vers l’avant, à l’instar de la main de sa fiancée, mais là où lui se savait terriblement impuissant pour agir à temps, la magie de Mary suffit à stopper net la bête furieuse. Le don d’Orshin était décidément des plus impressionnants, et l’un des anciens vint finir le travail en abattant le porcidé d’un coup net.

Mais le travail de la troupe n’était pas terminé, loin de là. Le second donnait du fil à retordre au trio de chasseurs resté à lui faire face. L’un des novices avait entreprit d’enfoncer sa lance dans le flanc de la bête, mais au grand damn du jeune chasseur, cela ne suffit pas à calmer la rage de cette dernière qui rua bruyamment avant de lui faire face. Il était désarmé maintenant, c’était bien la peine. Si Adramus n’avait pas pu arriver à temps pour secourir sa belle, il aurait au moins le mérite de sauver le jeune apprenti. Alors que la bête commençait à peine à entamer sa course mortelle, l’adepte d’Amisgal avant bondit devant les deux autres combattants et stoppa le sanglier d’une étrange manière. Il avait placé son bâton, qui lui servait à marcher dans la grande majorité du temps, entre l’une des défenses et l’énorme groin de l’animal.

Il était désormais bloqué, pour au moins un instant, avant qu’il ne se rende compte de la présence d’Adramus. Il avait donc largement le temps d’assommer proprement la bestiole, en administrant une puissante onde de choc au sommet de son crâne dans un large mouvement vertical de son bras encore libre de ses mouvements. Le sanglier s’écroula, et le guerrier espéra silencieusement qu’il n’eut pas le temps de ressentir grand-chose qui puisse perturber le don de sa douce Mary. Tout au plus aurait-elle été surprise par le bruit sourd de la magie maniée par son fiancé.

Ce dernier profita d’ailleurs de la fin du combat pour aller relever le jeune garçon auparavant mis au sol par la ruade de son adversaire. Face à lui, Adramus paraissait bien grand, mais il n’en demeurait pas moins que l’enfant de Süns dégageait une vivacité et un charisme tout particulier qui était propre aux natifs de sa région. Il affichait un sourire à la fois reconnaissant et déterminé, preuve en était que sa bravoure n’avait pas été entachée par un tel imprévu. Une attitude qui fit sourire Adramus, alors qu’il posa une large main sur son épaule recouverte de cuir.

- Tu as fait preuve de beaucoup de courage. Continue sur cette voie, elle te correspond parfaitement.

Et comme s’il venait de recevoir les enseignements d’un maître d’armes, sans vraiment savoir que son interlocuteur en était un, le novice inclina légèrement la tête, avant de remercier l’auteur d’un sauvetage aussi rapide.

- Merci, Adramus. Je te dois une fière chandelle. Lança-t-il.

- Et moi, j’en dois une à ton compagnon, derrière. Répondit Adramus tout en dépassant le jeune homme.

Il rejoignit Mary et son compatriote qui bavardaient sur l’issu du combat. Il jeta un regard doux à la jeune femme, qui scintillait peut-être d’une inquiétude qu’il tentait tant bien que mal de cacher. C’était la fierté de Mary qu’il ne fallait surtout pas blesser aujourd’hui. Néanmoins, il reporta très vite  son attention sur celui qui avait achevé le sanglier qui menaçait la vie de la jeune femme. Avec un large sourire, il eut un élan d’affection dont fort peu de gens avaient été témoins. Même si l’une de ses mains prenait prise sur son fidèle bâton, Adramus n’eut besoin que d’un bras pour enlacer chaleureusement le chasseur.

- Merci, mon frère. Tu as probablement sauvé la vie de Mary. Demande-moi ce que tu veux, tu l’auras.

- Ne t’en fais pas, Adramus, répondit-il, c’est aussi un membre de notre famille. Tu ne me dois rien.

Lâchant prise sur le brave guerrier de Zolios, le voyageur glissa les yeux vers Mary, qui s’était relevée et tenait désormais debout à leurs côtés. Dans un geste relativement pudique, il passa sa main derrière sa nuque pour lui embrasser le front.

- Je retire ce que j’ai dit, tu n’auras même pas besoin de ton couteau. Tu as été prodigieuse, Mary.
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Mary E. Burrowes
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Sam 7 Oct - 21:33
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Je n'avais pas vu ce qu'il s'était passé exactement du côté d'Adramus et des autres, mais quand je retrouvais vraiment mes esprits, c'était pour voir l'homme au centre de mes prières qui aidaient un des jeunes de la tribu. Avais-je vraiment besoin d'être rassurée ? Je me rendais compte que oui. Après tout j'avais toujours vécu parmi les Burrowes, et j'étais simplement soulagée qu'ils l'acceptent et le reconnaissent. Me connaissant, ça n'aurait fait aucune différence, j'aurais poursuivi mes projets avec le guerrier quoi qu'on est pu me dire. J'avais toujours été une tête de mule, encore plus quand j'étais certaine d'avoir raison et Adramus était une évidence à mes yeux. Pourtant, j'aimais cette sensation nouvelle qu'il fasse des efforts pour faire partie de mon monde avant de m'emporter dans le sien.

Ce fut le guerrier qui vint vers moi pour vérifier que j'étais entière qui me sortie de ma contemplation. Un fin sourire amusé par mes yeux surement plein d'étoiles. Je rougissais malgré moi en le regardant. Il vérifiait encore que j'étais entière et bien avec lui quand je vis Adramus se dirigeait vers nous. Et là... honnêtement, que ce soit moi, Auke qui avait sorti la tête ou les oiseaux... ont a frisé. Adramus ? Adramus l'avait vraiment pris dans ses bras ? La reconnaissance que je ressentis de sa part me surprit encore plus. Je sentis mes joues s'enflammaient. Son élan était à la fois gênant et tellement touchant.

Merci, mon frère. Tu as probablement sauvé la vie de Mary. Demande-moi ce que tu veux, tu l’auras.
Ne t’en fais pas, Adramus, c’est aussi un membre de notre famille. Tu ne me dois rien.

Je souris tout de même vers le guerrier avant de me glisser mes bras autour de lui. Ce que je pouvais me foutre de la pudeur devant les autres du moment qu'il était là. Les émotions étaient beaucoup trop fortes et trop enivrantes pour que je tente de les chasser. Même Auke n'avait pas chercher à retirer la main du guerrier reniflant simplement les doigts qui s'étaient aventuré près de son domaine. Comme s'il cherchait à se souvenir de cette odeur. Il posa d'ailleurs la tête contre la main du guerrier alors que je fermais les yeux pour recevoir le baiser avant de le regarder.

Je retire ce que j’ai dit, tu n’auras même pas besoin de ton couteau. Tu as été prodigieuse, Mary.
Ca pourrait tout de même m'être utile. Et tu n'as pas à être modeste, je crois.

D'un signe de tête, je désignais l'autre sanglier étalé par terre. Et pour lui j'étais déjà trop sonnée pour capter quoique ce soit. Je posais doucement mes deux mains à plat dans le dos du serviteur d'Amisgal en soupirant d'aise une nouvelle fois. Toute sa tendresse, le calme de l'autre terreur et le soulagement des guerriers étaient plus reposant que ce que j'avais cru. Un seul détail à réglé...

Tu ne devrais pas remercier tout le monde dès qu'il prenne soin de moi. Sinon tu devras assez de faveur pour devenir l'esclave des Burrowes toute ta vie... et je préfères que tu sois uniquement le mien.
Melly ! Je suis ravi que tout se passe bien pour vous deux mais on verra ce soir.
... Rho ça va ! J'arrive.

A regret je me détachais d'Adramus en soupirant. Je savais que nous n'avions pas fini. Et le plus vite Pilm et Pom retrouveraient d'autre proie, plus vite nous pourrons rentrer. Déjà les jeunes étaient en train de lier les pattes des cochons sauvages pour faciliter leur transport.

Il faut qu'on aille plus au sud, s'il y en avait d'autres, ils se sont enfuis dans la forêt.


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Adramus
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Ven 13 Oct - 12:18
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Dans sa modestie, Mary retourna le compliment d’Adramus contre lui, qui, lui, disposait de suffisamment d’orgueil pour ne pas rétorquer à son tour, engageant un cercle sans fin qui serait plus ennuyeux qu’autre chose. Le couple s’enlaça pendant de longs instants, et le guerrier était sensible à la tendresse et à la sérénité qui émanait de sa tendre. Il enviait parfois une telle douceur de vivre. Adramus, taillé par le combat, respirant belliqueusement, avait du mal à envisager une autre voie que celle de l’épée, mais il ne pouvait contraindre Mary à emprunter la même que lui, sinon il ne serait pas digne de son amour. Ils devraient donc trouver un compromis le jour où ils emprunteraient les mêmes routes, l’un et l’autre. Et Amisgal savait que ce jour était très proche.

L’insinuation de la demoiselle fit lâcher à Adramus un soupir à la fois amusé et gêné. La proximité avec les autres chasseurs, proximité qu’ils rappelaient prestement d’ailleurs, n’invitait pas à autant d’intimité. Néanmoins, il se promit silencieusement de rappeler à Mary les souhaits qu’elle formulait au creux de son oreille dans un endroit aussi incongru. Ils se détachèrent l’un l’autre, au plus grand damn de la jeune femme. Quant au guerrier, il était presque content de retourner chasser pour oublier son désir entêtant pour sa fiancée. Quatre mois sans se voir, on ne fini pas pétri que de chastes sentiments.

- Il faut qu'on aille plus au sud, s'il y en avait d'autres, ils se sont enfuis dans la forêt.

- Très bien, répondit-il, c’est vrai qu’on n’a pas fini. J’espère que l’on tombera sur un plus grand groupe, même si je comprends ta réticence à en abattre trop d’un coup.

Il avait dit ça sans condescendance, et appuya sa réelle compassion en lui embrassant le front. Malheureusement, pour abattre quinze sangliers, il ne faudrait pas récupérer que des mâles adultes. Sinon, la volonté de l’adepte d’Orshin de perpétuer la bonne marche de la population de sangliers serait fortement compromise. Peut-être qu’une femelle et quelques-uns de ses marcassins satisferait leur commanditaire. Enfin, Adramus n’était qu’un accompagnant de cette chasse. Le chef dictait bien ce qu’il voulait. Tant qu’il pouvait passer du temps avec Mary, il accepterait de s’attarder dans les bois de Suhury.

La compagnie repartit donc, s’enfonça un peu plus dans les bois, alors que Mary utilisait la vision de ses oiseaux pour repérer leurs prochains gibiers. Pendant ce temps, le vagabond se fit approcher de deux chasseurs, les fameux novices. Il n’avait pas spécialement envie de bavarder, mais eux visiblement, si. Avec de légers rires, ils finirent par l’apostropher dans son dos, ce qui le fit ralentir.

- Hey Adramus ! Lança l’un d’entre eux. Désolé de te déranger, mais on voulait savoir comment ça se passait avec… avec Mary ?

- Comment ça ? Demanda-t-il, suspicieux.

- Bah tu sais, comment ça se passe quand vous êtes tous les deux quoi. On la connaît bien Mary, mais pas dans ce domaine-là.

Leur ton était mi-curieux, mi-amusé. Une mauvaise magie qui poussa Adramus à soupirer longuement. Ils étaient hors de portée des oreilles de la jeune femme, du moins l’espérait-il, du coup il pouvait se laisser aller à les rabrouer un petit peu. Il consentit à tourner la tête vers le malicieux duo, leurs visages toujours rieurs, et leur lança un regard qui avortait tout espoir d’avoir un jour une véritable réponse à leurs questions indiscrètes au possible.

- Si vous voulez en apprendre plus sur les femmes, allez en chercher vous-même. Ce n’est pas parce que moi j’ai une fiancée que je me dois de vous apprendre la méthode. Mais déjà, un conseil, arrêtez de rire.

Leur comportement était particulièrement exaspérant, Adramus détestant par-dessus tout parler de ses relations plus intimistes, même avec ses plus proches amis. (Une espèce rare, il fallait aussi le reconnaître) Les deux garçons réagirent mollement, déçus du refus du guerrier, mais ni en colère ni très intimidés par l’armoire à glace et son regard tout aussi frigorifique. Une attitude qui étonnait le voyageur, mais pas dans le mauvais sens du terme. Ils étaient donc si braves que ça, les Zoliossiens ? Peut-être étaient-ils inconscients, tout simplement. C’était une hypothèse plus rassurante que la première. Quand vous appelez une extrême bravoure de la folie… ça fait moins peur. Décidément, ce peuple était à la fois fascinant et mystérieux. Et le mystère, Adramus n’aimait pas vraiment ça. Peut-être qu’il allait s’attarder à Zolios les prochains mois.
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Mary E. Burrowes
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Dim 15 Oct - 12:28
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Le moment de répit ne serait pas long, j'en étais consciente et pourtant, je voulais en profiter. Je n'avais pas vu Adramus depuis trop longtemps pour n'en avoir pas besoin. Toutes préoccupations loin de moi pour le moment. Les mots du guerrier me faisait plaisir comme toujours. Pourtant sa mise en garde me tira une moue un peu contrariée.

Très bien, c’est vrai qu’on n’a pas fini. J’espère que l’on tombera sur un plus grand groupe, même si je comprends ta réticence à en abattre trop d’un coup.


Je ne pouvais nier qu'ils avaient raison malgré tout. Sa vision était pragmatique sur le problème que nous devions éradiquer. Mais ça ne me plaisait pas. C'était aussi simple que cela. Pourtant, je reprenais mon travail sans broncher. Tout en avançant à travers la forêt où il était plus difficile tout de même d'avoir une vision d'ensemble avec le feuillage encore pas mal présent les arbres, je sentis l'agacement d'Adramus derrière moi. Qu'est ce que ces deux gamins avaient pu faire pour cela ? Leur amusement partiel et le manque de réaction négative me fit tout de même penser que mon fiancé s'en sortirait tout seul. De toute façon, il ne pouvait pas non plus se permettre d'avoir une attitude trop déplacée en pleine journée, sous peine de véritablement se faire crucifier par nos aînés.

Le reste de la chasse se passa sans accro notoire. Au cours de la journée, je m'étais résolue à tuer deux familles en plus des mâles. Tout ce que je demandais, c'était de me laisser séparer la mère des petits et que tout se fasse le plus rapidement possible. Heureusement les marcassins n'avaient encore aucune réelle méfiance et encore moins de résistance ce qui me permettait même à moi de les achever presque instantanément d'un coup de dague bien placé. Adramus se distingua aux yeux des autres, même si aucun des plus vieux n'eut de réaction débordante, se contentant parfois d'un simple hochement de t^te approbatif à mon égard. En réalité pour des enfants de Süns, c'était tout aussi symbolique qu'un cri de joie emphatique. Mais c'était surement bizarre pour ceux qui n'avaient pas l'habitude. Il fallut juste nous chercher relativement lourdement sur le retour, certains des plus gros mâles ayant étaient dépecer rapidement sur place pour nous alléger quand même.

Une fois sur la place du village, il nous suffit de tout déposer pas très loin de où Jon et Cassir rendaient leur décision. J'étais un peu fourbue, mais la perspective d'être enfin libre de rentrer chez moi avec le guerrier d'Amisgal effaçait presque totalement le reste de la journée.

Je vais faire mon rapport à Cassir. Vous deux vous venez avec moi. indiqua Chris en choppant les deux jeunes après un salut. MErci encore pour votre aide, Adramus. Le soleil est encore assez haut grâce à vous, profitez de votre séjour parmi notre tribu.
Je te montre chez moi ? Que tu puisse poser tes affaires ?

Non je n'allais pas attendre. Maintenant que nous étions libérer de nos corvées, je prenais la main du guerrier avec impatience pour le tirer dans la ruelle qui nous mènerait chez moi. Je n'habitais pas très loin, et c'était heureux parce que sinon j'aurais pu plaquer Adramus contre un mur au milieu du quartier pour retrouver un peu de l'intimité que je brûlai de retrouver à ses côtés. Nous fûmes saluer par quelques membres dans les rues mais heureusement rien qui ne nous obligea à ralentir pour rentrer chez moi. Je poussais la porte de bois de la petite maison avec un soupir de soulagement.

C'est tellement égoïste mais je suis contente d'être enfin tranquille avec toi. lâchai-je avec un sourire en allant simplement chercher Auke dans ma capuche pour le laisser faire sa vie dans la maison qu'il connaissais.

Ce n'était pas très grand, mais il y avait un confort très correcte pour une maison my'tranne. Au rez de chaussée, j'avais une espèce d'espace détente avec plusieurs poufs et coussins disposés autour de la cheminée où Auke était né. Un peu plus loin, une table de bois grossières pour quatre personne à peine avec deux tabourets et ce qu'on pouvait appelé une sorte de cuisine ou de garde manger. Mon lit et toutes les installations pour Pilm et Pom était à l'étage, plus petits. La pièce ne devait pas faire plus de 35 mètres carrés mais pour moi toute seule c'était déjà largement suffisant. A peine, laissai-je le temps à Adramus de poser son bâton que je sautai à son cou, croisant mes jambes autour de sa taille pour l'embrasser amoureusement.  

Tu m'as tellement manqué...


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Adramus
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Dim 15 Oct - 17:45
Irys : 629641
Profession : Aventurier, maître d'armes
My'trän +2 ~ Mistral
Finalement, le reste de la chasse se déroula sans encombre particulier. Mary tint sa promesse et accepta que l’on abatte quelques marcassins en plus des mâles, n’épargnant que les mères, indispensables à la bonne reproduction de la colonie tout de même. C’était un travail d’équilibre assez particulier, surtout pour Adramus. Durant ses jeunes années, il avait un peu de mal à se faire à l’idée que l’on interfère dans l’ordre naturel des choses artificiellement. Mais le fait est que ce genre de battues était devenu indispensable dans les zones urbaines autant pour les hommes que pour les autres animaux.

Le guerrier, quant à lui, fit bonne impression auprès des autres chasseurs tant il redoublait d’efforts pour maintenir une certaine justesse entre des interventions notables et une liberté d’action laissée aux jeunes chasseurs qui étaient préposés à faire le plus gros du travail. Récoltant l’approbation des plus anciens, il ne s’en souciait pas vraiment, préférant se concentrer sur le regard admiratif de Mary, bien heureuse de voir son fiancé s’intégrer si bien à leur communauté. Il lui devait bien cela, après autant d’absence.

La chasse se termina en début de soirée. L’été aidant, il faisait encore un grand soleil, ce que ne manqua pas de souligner le chef de la troupe lorsqu’ils retournèrent sur la place marchande de Darga. Le voyageur étira ses muscles engourdis par les quelques kilomètres parcourus en trainant le tas de sangliers. Il était, lui aussi, satisfait de leur journée, mais avait également hâte de ce qui allait très certainement se passer lorsqu’ils prendraient congés de leurs camarades. Il n’eut d’ailleurs guère le temps de broder un « Merci. » à l’encontre de son interlocuteur que sa douce lui prit vivement la main pour l’emmener Möchlog savait où.

Elle conduit Adramus chez elle, à quelques rues de la place. Il suivit docilement la demoiselle, s’amusant d’une situation aussi bonne enfant. Elle était vraiment adorable, dans ses gestes, ses mots, son enthousiasme. Il n’y avait pas de plus précieux joyaux aux yeux d’Adramus, et il dénigra alors toutes les missions qu’il s’était donné depuis toutes ces années. Le bonheur de Mary, voilà la seule qui méritait vraiment tous ses efforts et son abnégation. Son zèle guerrier, sa force, sa tendresse, tout serait mis à disposition de sa chère et tendre pour qu’elle en dispose comme bon lui semble et qu’elle soit la plus heureuse possible. C’était un sentiment étrange à décrire, surtout pour quelqu’un d’aussi tranché dans ses choix de vie que l’adepte d’Amisgal. Le sentiment qu’un chevalier a envers son suzerain. Une dévotion totale, qui va de soi, qui obéit à une logique séculaire. Quand on trouve la personne qui mérite notre adoration, il n’y a pas à chercher plus d’explication.

Le couple entra finalement dans le logis de Mary. Cette dernière soupira d’aise en abandonnant le dragonnet à sa liberté relative dans la maison. Adramus ne put nier qu’il était soulagé de pouvoir se reposer, et surtout dans un endroit réellement confortable. C’était un peu le paradoxe du voyageur. On défendait chèrement notre liberté, mais sans jamais refuser le peu de confort qu’on pouvait grappiller de ci de là. Le voyageur aurait pu détailler plus avant le logement de sa douce, mais cette dernière refusa de lui laisser un seul instant de répit, pour son plus grand bonheur. S’accrochant à lui, comme si plus jamais ils ne devaient se quitter, ils s’embrassèrent véritablement pour la première fois depuis leurs retrouvailles. Mary n’avait pas grands efforts à faire pour s’imposer à son fiancée, qui mit toute son énergie à maintenir cette dernière accrochée en plaquant un de ses bras sous son bassin et l’autre derrière sa tête tandis qu’ils continuaient de fêter leurs retrouvailles d’un brûlant et long baiser.

- Tu m'as tellement manqué...


- Toi aussi, soupira-t-il, toi aussi, mon amour…

Ils rompirent le contact, presque douloureusement, et Adramus reposa sa belle au sol sans manquer, au passage, de laisser ses mains retrouver fugacement quelques sensations oubliées via de rapides glissades. Une fois Mary de nouveau sur le sol, il ne rompit pourtant pas tout contact, laissant ses mains serrer doucement les hanches de la demoiselle, tout en lui adressant un regard d’infinie tendresse. Il comptait bien la laisser faire ce qui lui plairait. Il était indéniable que c’était celle qui avait le plus souffert de leur séparation, bien qu’Adramus se restreigne aussi à se laisser totalement aller à montrer sa joie. C’était une habitude tenace.
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