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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Kharaal Gazar
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 Pour savoir, il faut entrer

Alises Torouciave
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Dim 14 Jan - 19:21
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
De retour enfin à My'trä, la zoologue parcouru la distance qui séparait du port à la capitale de ce royaume, si elle avait bien compris le découpage géopolitique de ce continent. Elle avait entendu parler d'un ouvrage sur les dragons, La relation mère-fils chez le dragon, disponible uniquement à dans une bibliothèque de l'autre côté de l'océan. Il n'en fallait pas plus pour que la donzelle prenne le bateau pour quitter un continent qui ne lui avait apporté que des malheurs depuis les deux dernières années.

Elle était heureuse de revenir à My'tra et elle trouvait la nature, le lieu si calme, si apaisant qu'elle s'y sentait en sécurité. Le seul défaut était qu'elle se trouvait loin de ses deux filles. Mais bon, elle n'allait pas emmener deux bébés de six mois dans un périple où les dangers seraient nombreux.

Elle avait beaucoup changé en l'espace d'un mois, une certaine fermeté était venue sur son visage mais elle restait tout aussi naturellement douce. Elle portait sa tenue habituel d'exploration : chemise blanche et pantalon avec des bottes. Elle louait deux chevaux, l'un portant le matériel et l'autre la portant elle. Elle arriva enfin dans la ville et trouva une auberge.

Le lendemain, elle se promena dans la ville et fut époustoufler par la belle tour dont on lui avait vanter les mérites. Elle observait curieuse et avide tout ce qu'elle pouvait voir. Epuisée après une journée de marche et de promenade, elle retourna à l'auberge Le dos de la fourchette. Alors qu'elle mangeait, elle fut rejointe par un notable de la ville qui ayant entendu son envie de consulter le précieux ouvrage lui proposa d'aller avec lui voir le roi de Busad.

Alises suivit donc le notable jusqu'à la tour où ils furent reçus et attendirent de pouvoir voir le roi. Alises avait revêtu une tenue plus confortable pour ce pays chaud : une longue tunique lui arrivant aux genoux accompagner d'une ceinture. Un grand chapeau couvrait sa tête. Sa peau avait légèrement bronzé. Enfin, le notable se leva et Alises suivit son exemple.

- Bonjour, ô grand roi de Busad !, déclama-t-il d'une voix claire et avec emphase



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Zaël
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Mer 17 Jan - 10:12
Irys : 892222
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Toujours tant de cérémonie pour s’adresser à lui, il n’était qu’un homme parmi les autres. Et les étrangers en faisaient toujours bien plus. Ça le gênait encore, il ne savait que faire de gens qui se prosternaient. Il avait beau le dire, cela semblait vain. L’homme devant lui n’était pas à sa première visite ici, il était même connu dans la ville. Un grand médecin et un érudit, membre des Cercles de l’Aube. Quand il venait dans leur ville, il aimait passer du temps dans la bibliothèque. Zaël l’appréciait particulièrement. Les discussions avec lui étaient toujours intéressantes, que soit sur le cycle de la lune, les ovchins ou tout autres sujets auxquels il s’intéressait sur le moment. Par contre, le primo-Gharyn le voyait toujours seul, il était donc quelque peu intrigué par la présence de la jeune femme à ses côtés.

« Bonjour à vous deux. »

Il regarda les deux personnes face à lui, encore assit dans son siège de la salle du trône là où il recevait les doléances. Il fit pousser des sièges derrière eux, se serait plus commode pour discuter que de les voir ainsi planté devant lui. Il leur fit signe de prendre place. Clairement, il comptait prendre son temps entre deux doléances.

« Tu as pris une apprentie sous ton aile Jaever ?  C’est la première fois que vous venez dans notre ville mademoiselle ? »

Même si son teint était bronzé et qu’elle portait des vêtements de la région, quelque chose la désignait toujours comme une étrangère. Sa peau n’était pas tout à fait aussi basanée que celle des habitants de la région et sa carrure était loin des Kharaal Gaziens. À part ça, il ne pouvait deviner grand-chose sur cette énigmatique personne. Elle était jeune, comme lui, même s’il avait du mal à se dire qu’il l’était. Ce terme allait bien pour les autres. En tout cas, l’inconnue était bien plus jeune que Jaever qui devait friser la soixantaine, la peau marquée par l’âge et le temps qui passe. Il était donc naturel de supposer un tel lien entre les deux.


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Alises Torouciave
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Mer 17 Jan - 22:37
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
Jaevar, puisque tel était son nom, était ravi lorsqu'on évoqua Alises qui l'accompagnait. Aux yeux de la zoologue, s'il lui avait permis d'accéder au roi avec aisance, il était assez lourd quand il s'agissait de répondre à une question simple. A croire que plus la question était complexe, plus il donnait des réponses simples, courtes. Aussi à la simple question :

- Tu as pris une apprentie sous ton aile Jaever ?  C’est la première fois que vous venez dans notre ville mademoiselle ?

- Cette noble demoiselle vient de terres lointaines mais malgré ces connaissances étendues et ces capacités pour être une apprentie digne de mon humble science,elle n'est donc pas malheureusement pas mon apprenticependant, elle a une demande à vous faire. Allez y mademoiselle.

Alises leva les yeux au ciel en souriant devant le roi. Elle espérait qu'il comprendrait son amusement et sa douce moquerie.

- Sire, je suis une zoologue de Rathram et je me nomme Alisthiana Torouciave. C'est en effet la première fois que je suis dans votre ville. Comme l'a souligné Jaever, j'ai une requête à vous présenter : je voudrais à la bibliothèque pour consulter un ouvrage qui n'est disponible que chez  vous.

Alises avait parlé le plus simplement possible mais en gardant un minimum de politesse dû au statut du roi. Elle l'avait observé pendant les quelques minutes et avait été surprise par sa normalité, la banalité de son physique. Il n'avait ni la tenue, ni le parler, ni le regard d'un roi. Il aurait pu être un simple paysan que personne ne l'aurait cru. Néanmoins, elle nota au regard qu'il semblait un homme ouvert à la discussion et intellectuelle de préférence. Et elle était étonné de la douceur.

Somme toute, aussi banal pouvait-il paraître, Alises se dit qu'autour d'une tasse de thé, de petits gâteau, il devait être un homme avec qui elle aurait plaisir à discuter de sa passion. Elle se souvint d'ailleurs que Jaever avait parlé d'une monture... un ovchin il lui semblait se rappeler. Une espèce qu'elle avait déjà vu à de multiples reprises mais qui la questionnait toujours sur des détails quand à leurs techniques de vols ou alors de reproduction.



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Dernière édition par Alises Torouciave le Dim 21 Jan - 18:45, édité 1 fois
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Zaël
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Dim 21 Jan - 9:55
Irys : 892222
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
La façon de parler de Jaevar n’avait pas changé et, si ça en agaçait certain, Zaël retrouvait ce trait avec plaisir. C’était sa façon de faire preuve de pantagruelisme, en temps difficiles c’était d’autant plus agréable.

Curieux à la mention de sa requête il reposa son regard sur l’inconnue, bientôt plus une. Zaël ignorait ce qu’un zoologue était, mais le nom de la région lui était familier. Connaître la géographie de l’autre continent faisait partie de ses devoirs. Bien que, même sans ça, avec sa curiosité il se serait penché dessus.

« Enchantée Alisthiana. Excusez-moi mais je ne sais pas ce qu’est une zoologue ? »

Ça avait sans doute rapport avec l’étude des zoos, mais il n’avait aucune idée de ce que désignait ce mot. Une chose qu’il n’avait pas ici, et pourtant cette femme s’attendait à trouver un ouvrage dans ce domaine. À moins qu’il eut mal compris.

« Si vous acceptez de venir me parler de votre lecture après, ce sera avec plaisir que je vous laisserais agrandir votre savoir. »

Bien sûr, cela se passerait sous la supervision des archivistes en charge de leurs précieux documents et elle ne serait pas laissée seul dans la bibliothèque. Lui même, bien que sa curiosité ait été attisé, ne pouvait se permettre de la suivre pour découvrir ce mystérieux ouvrage. Son temps de lecture s’était extrêmement amenuisé depuis ces six derniers mois. Il fallait dire qu’il avait aussi du mal à se poser ou poser son esprit pour ça.

Jaever assis sur son siège avait un sourire jusqu'aux oreilles. Il était manifestement content que son idée ait porté ses fruits et jouait les spectateurs muets.


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Alises Torouciave
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Dim 21 Jan - 18:22
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
- Enchantée Alisthiana. Excusez-moi mais je ne sais pas ce qu’est une zoologue ? Si vous acceptez de venir me parler de votre lecture après, ce sera avec plaisir que je vous laisserais agrandir votre savoir.

Alises fut ravie de voir sa demande acceptée. Elle fut par contre étonnée de voir le roi mettre comme condition de parler de sa lecture, elle ne savait pas que le roi s'intéressait aux sciences. Jaevar ne lui avait pas donné plus d'informations que cela sur le roi, supposant probablement que la jeune zoologue sache tout.

- J'étudie les animaux et leurs comportements. L'ouvrage qui m'intéresse concerne les dragons. J'ai plusieurs hypothèses que ce livre peut corroborer ou non. Je viendrai vous voir dès que j'aurais fini.

Elle se leva et elle se dirigea avec Jaevar jusqu'à la bibliothèque. Elle suivit son guide et s'installa pour la lecture sous les yeux attentifs des archivistes.La lecture de l'ouvrage fut plus riche qu'elle ne l'avait cru. C'était comme si elle retournait à l'université pour prendre la leçon d'un maître. Elle était impressionnée par la précision de l'ouvrage et regrettait amèrement de n'avoir pas pu le consulter par le passé.


Elle passa quelques heures à la bibliothèque jusqu'à ce qu'on lui dise qu'il fallait partir. Tout en se dirigeant vers la salle, elle réfléchit sur la nécessité d'amitié entre les deux peuples. Cela permettrait d'échanger des savoirs et des connaissances si utiles. Elle était tellement plongée dans ses pensées qu'elle percuta le roi. Elle rougit violemment :

- Excusez moi ! J'étais tellement plongée dans mes pensées ! J'espère ne pas vous avoir fait mal au moins. Je suis vraiment désolée !



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Zaël
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Sam 27 Jan - 14:45
Irys : 892222
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Une bien longue journée encore qui était loin d’être achevée. Mais il était de faire une pause, sortir s’aérer la tête et en être d’autant plus efficace. Tout seul il aurait sûrement persisté à travailler mais Darim avait été là pour le rappeler à l’ordre comme souvent. Doucement et perdu dans ses réflexions, il entama la descente de la Tour. Le retour à la réalité fut violent et effrayant. Sa crainte n’était pas pour lui mais pour la jeune demoiselle reçue plus tôt. Il l’attrapa vivement de peur qu’elle ne dégringola les escaliers et mit quelques instants à relâcher sa prise.

« Moi aussi, plus de peur que de mal on dirait. »

Zaël ne pouvait interpréter autrement ses joues rouges. Il fit un sourire hésitant, gêné par sa propre maladresse et commença à trifouiller ses cheveux. À sa grande honte, Alisthiana lui était totalement sortie de la tête jusqu’à présent.

« Ça ne vous gêne pas de me parler en marchant ? J’allais faire un tour dans la ville pour m’aérer. Votre compagnie serait la bienvenue et vous me devez une histoire. »

Il lui sourit de façon désarmante et honnête. L’idée d’avoir une discussion avec une daënar étudiant la faune était des plus enthousiasmante ! Un échange anodin avec une personne charmante qui ne le rendait pas malade.

« Vous avez appris des choses intéressantes ? Le déplacement valait le coup ? C’est les dragons qui vous intéressent c’est ça ? »

Il la bombardait de question sans lui laisser le temps de répondre. La curiosité prenant le pas sur le reste. Comme il connaissait bien ces escaliers, et qu’il était un peu oublieux de son environnement, il regardait plus la jeune femme que les marches. Même si ça ne se voyait pas, il n’avait pas posé toutes les questions qui lui étaient venues, il s’était restreint pour entendre la réponse de son interlocutrice.


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Alises Torouciave
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Lun 29 Jan - 20:52
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
La jeune zoologue fut rassurée par la maladresse du roi. Oh moins, ils étaient deux ! Elle nota le fait qu'il trifouillait ses cheveux, elle-même avait ce réflexe dans les moments de grandes gênes. Elle hocha la tête à sa proposition et le rouge de ses joues s'en allant doucement. Contrairement au roi, elle ne l'observait pas cherchant à éviter de tomber.

Ce qui marqua Alises fut l'intérêt évident du roi pour son sujet d'étude. Ce n'était pas un intérêt de façade, il y avait de la sincérité et une curiosité presque enfantine. Alises attendit donc patiemment la fin de ces questions et lui répondit :

- En effet Sire, c'est sur les dragons. La relation mère-fils chez le dragon est le titre exact de ce livre et je regrette de ne pas avoir fait le déplacement plus tôt. Le titre est assez explicite, il me permet de mieux comprendre comment la mère intervient dans l'apprentissage du vol chez les dragons. J'ai tellement appris de chose, j'ai eu l'impression d'avoir la leçon d'un maître. Donc le déplacement valait en effet le coup. Je ne vous remercierais jamais assez de m'avoir autorisé l'accès à cette bibliothèque.

Alises retenait volontairement plein d'informations qu'elle avait. Une conversation se fait après tout dans les deux sens et elle ne voulait pas ennuyer le monarque. Après tout, elle ignorait l'étendue du savoir de son interlocuteur mais aussi à quel point ce dernier pouvait être réellement intéresser par les dragons. Elle espérait aussi pouvoir l'interroger au faveur sur son ovchin qu'elle aurait aimé observer de plus près et comprendre un peu mieux la relation qu'il pouvait entretenir avec "son maitre".

Pendant ce temps, ils descendaient les marches et Alises se dit bien heureuse au fond de rejoindre l'air frais. En tant que zoologue, la nature l'appelait toujours et elle se mit à penser combien il serait dommage pour elle si elle avait été à la place du roi. Devoir travailler à de la paperasse administrative l'aurait agacé au plus au point et elle aurait préféré apprendre à se battre ou alors à chevaucher un dragon qu'à rester des journées à résoudre des problèmes politiques. En réfléchissant à ce point-là tandis qu'elle répondait aux questions, elle se dit que cela pouvait peut-être être une source de souffrance pour le roi lui-même qui semblait être un homme plein de vie.



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Zaël
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Lun 5 Fév - 9:04
Irys : 892222
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Visiblement toutes ses questions ne la rebutèrent pas. Ça devait être compliqué pour les daënars d’étudier une espèce sans pouvoir lui parler ou communiquer avec elle. Mais c’était louable d’essayer de se lier avec l’environnement. Une belle initiative. Pour rien au monde, il n’aurait empêché quiconque d’étendre son savoir dans ce domaine, les remerciements n’avaient pas lieu d’être. Il aurait été honteux de lui interdire l’accès. Quoique certaines personnes disent !

« Je vous en prie. Le monde ira vraiment mal le jour où l’on ne pourra plus échanger nos connaissances de la sorte. Des chevaliers-dragons viennent parfois à Busad vous aurez peut-être la chance d’en voir pendant votre séjour. Je n’en ai vu qu’une fois un petit de leur spécimen c’était.. il y a quelques mois. »

Il allait évoquer l’exposition universelle mais il s’était ravisé. Bien trop de mauvais souvenirs restés rattachés à la fameuse nuit du discours. Jamais il n’avait été plus ébranlé, désespéré et désemparé, même lors de l’attaque de ce pauvre daënar qui lui avait laissé une cicatrice. En aucun cas il voulait gâcher ce mauvais de détente. Pourtant, il avait beau réprimer ses souvenirs, ils remontaient en lui. Ce fut les yeux légèrement voilés par la tristesse qu’il poursuivit.

« Mais peut-être en avez-vous déjà vu vous-même si le sujet vous intéresse ? Êtes-vous déjà allée à Dyen ? Ça reste encore le meilleur endroit pour voir des dragons ou discuter avec des gens qui les connaissent. »

Bien sûr, elle devait le savoir. Il n’avait pas la prétention de lui apprendre son métier. D’ailleurs d’autres questions lui venaient, celles qu’il n’avait pas posé était remplacées par d’autres qui lui étaient venues à la réponse d’Alisthiana. Le moyen le plus efficace de tromper sa tristesse était de continuer cette discussion anodine et de l'alimenter.

« Vous partagez vous-mêmes vos connaissances lorsque vous faites des découvertes ?D’autres que vous étudient le sujet dans votre région ? »

Une question qui pouvait paraître absurde mais malgré toutes ses connaissances, il avait du mal à cerner les daënars. L’aspect technologiste lui semblait un frein à bien des choses. Par exemple, auraient-ils été dans une machine pour les porter jusqu’en bas, ils n’auraient pu avoir une aussi longue discussion. Ni croiser autant de monde. Cela aurait été du gâchis en plus d’être contre-nature.


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Alises Torouciave
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Lun 5 Fév - 20:01
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
- Je vous en prie. Le monde ira vraiment mal le jour où l’on ne pourra plus échanger nos connaissances de la sorte. Des chevaliers-dragons viennent parfois à Busad vous aurez peut-être la chance d’en voir pendant votre séjour. Je n’en ai vu qu’une fois un petit de leur spécimen c’était.. il y a quelques mois.

Elle hocha la tête et comme ils marchaient ne nota rien d'autre. Elle écouta la suite avec attention :

- Mais peut-être en avez-vous déjà vu vous-même si le sujet vous intéresse ? Êtes-vous déjà allée à Dyen ? Ça reste encore le meilleur endroit pour voir des dragons ou discuter avec des gens qui les connaissent.

- Tout à fait. J'y suis déjà allée.

- Vous partagez vous-mêmes vos connaissances lorsque vous faites des découvertes ?D’autres que vous étudient le sujet dans votre région ?

- Je partage en effet mes découvertes, cela fait parti de mon travail. Un tiers pour la recherche dans les bibliothèques pour voir le travail d'autres collègues, un tiers pour mon observation et un autre tiers où je discute, échange mon travail. Par contre, s'il y a d'autres zoologues à Rathram, ils ont d'autres spécialités. Je me suis spécialisée dans les animaux volants et les grands prédateurs.

Elle rajusta une mèche tout en souriant, ravie de partager ses connaissances et son monde. Elle avait saisi lors de son premier voyage combien leurs modes de vie différaient et combien le meilleur moyen de se faire comprendre était d'expliquer le mode de vie daënar.

- Mais je n'échange pas qu'avec des daënars. Je suis en correspondances régulières avec un my'tran du nom de Benedict O'enhärt, pardonnez moi si je prononce mal son nom. C'est un homme de science très instruits et nos échanges sont un vrai bonheur et sont extrêmement intéressant. Il y a également Mehet, un éleveur de dragon avec qui je collabore dans le cadre de mes travaux.

Elle s'arrêta et attrapa une chenille qui était arrivée sur son épaule :

- Oh ! Un papillon de nuit orientale. Enfin, sa chenille. Voyez les zébrures, c'est tout à fait caractéristique du nuit orientale.

Elle reposa la chenille sur un arbuste et reprit la route :

- Est-ce vrai que vous possédez un ovchin ?

Elle rougit violemment se rendant compte de l'audace d'une question pareil. Qu'est-ce qui avait bien pu lui passer à l'esprit de poser une question aussi...et puis après tout ce n'était pas privé. Mais c'était plus la candeur, la certaine désinvolture de sa question qui avait mis le rouge aux joues de la zoologue.



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Zaël
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Sam 10 Fév - 10:20
Irys : 892222
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
La discussion allait bon train, la jeune femme n’avait pas l’air rebutée par ses questions et y répondait avec sérieux. Chaque réponse amenait un lot de question à Zaël mais il se retenait de l’interrompre. Il était bien plus intéressant de l’écouter parler. Les étages défilaient sans qu’il en eut conscience. Il ne prêta attention à leur environnement que lorsque Alisthiana s’émerveilla de voir une petite bête. C’était beau de voir tant d’enthousiasme devant une si petite chose. Il sourit en hochant la tête devant ses explications tandis que la chenille retournait sur un des arbustes ornant un des paliers de la grande Tour.

«  Est-ce vrai que vous possédez un ovchin ? »

Son regard quitta la chenille pour venir se poser sur son interlocutrice. Son sourire se transforma en léger froncement de sourcil, avait-il fait quelque chose pour la mettre mal à l’aise ? Ce serait un comble alors que lui se sentait si bien à discuter de tout et de rien ! Il répondit tout en l’invitant à se remettre en mouvement.

« Je ne sais pas si on peut dire que je le possède. Mais j’ai effectivement des liens avec Raskhal, c’est un ovchin très agréable qui accepte de m’emmener lors de mes déplacements. J’ai eu la chance de pouvoir discuter un peu avec lui grâce à une adepte d’Orshin, Mary. Je suis sûr que vous pourriez apprendre beaucoup avec quelqu’un comme elle. Désolé, je m’égare. Vous voulez que je vous le présente ? »

Ils étaient presque arrivés en bas des escaliers. La sortie n’était plus qu’à une vingtaine de marche. La proposition ne sous-entendait pas de remonter au sommet mais de faire descendre l’ovchin si jamais il était sur son perchoir habituel. Pour ne pas donner de faux espoirs à la scientifique, il préféra la prévenir que ce ne serait pas forcément possible.

« Enfin, si il est là sinon je crains que vous ne deviez vous contenter de moi »

Il l’avait dit sur le ton de la semi-plaisanterie. Ce n’était pas parce qu’il appréciait la conversation que c’était le cas sa compagne. Il la jaugea du regard bien incapable de dire si c’était le cas ou non.


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Alises Torouciave
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Dim 18 Fév - 15:44
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
- Je ne sais pas si on peut dire que je le possède. Mais j’ai effectivement des liens avec Raskhal, c’est un ovchin très agréable qui accepte de m’emmener lors de mes déplacements. J’ai eu la chance de pouvoir discuter un peu avec lui grâce à une adepte d’Orshin, Mary. Je suis sûr que vous pourriez apprendre beaucoup avec quelqu’un comme elle. Désolé, je m’égare. Vous voulez que je vous le présente ?

Alises hocha la tête et se remit très vite de son malaise. Elle lui sourit pour lui montrer que tout aller bien et répondit avec naturel :

- Une conversation avec vous à défaut d'un ovchin ? J'aimerais que mes choix quotidiens soient aussi difficiles !

Elle rit légèrement tout en sortant enfin à l'air libre. Elle réajusta son chapeau devant la chaleur soudaine à ses yeux.

- Ce sera un plaisir de poursuivre cette discussion. D'ailleurs, l'adepte d'Orshin, Mary j'ai parcouru le Zolios à ses côtés, en septembre dernier. J'ai beaucoup appris et j'espère lui avoir appris beaucoup en retour. Est-ce si commun aux My'trans d'être ouvert d'esprit ? J'avouerais n'avoir rencontré aucune personne qui soit xénophobe.

Elle avait senti son regard curieux qui scrutait son visage. Sa rougeur avait du lui faire se poser quelques questions. Alises espérait l'avoir rassuré et s'en voulut de sa réaction enfantine de rougir aussi facilement pour rien. Elle était vraiment heureuse de discuter ainsi à ses côtés, la conversation allait bon train et c'était agréable et la changeait des conversations ennuyeuses avec Jaever où un "oui" méritait une phrase de 4 min.



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Zaël
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Jeu 22 Fév - 9:51
Irys : 892222
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
« Une conversation avec vous à défaut d'un ovchin ? J'aimerais que mes choix quotidiens soient aussi difficiles ! »

Il supposa qu’il ne pouvait plus douter de sa bonne humeur ni remettre en doute le fait que la jeune femme appréciait la conversation. Tous les scientifiques daënars étaient-ils des femmes aussi charmantes ? Laura l’avait été aussi, dans un contexte bien différent et d’une façon aussi différente. Pour ne rien gâcher Alisthiana étudiait un sujet très louable. Dommage que tous ses compatriotes ne s’intéressaient pas de plus près à leur environnement. Ses pensées partaient dans tous les sens, trop heureux d’avoir des sujets moins pesant sur lesquelles s’attarder.

L’ovchin n’était effectivement pas sur son perchoir, un bref arrêt au pied de la tour suffit à le déterminer. Ils n’avaient qu’à continuer à avancer et à déambuler dans les rues de la ville. Le soleil brillait encore dans le ciel malgré l’heure avançée de la journée.

«  Ce sera un plaisir de poursuivre cette discussion. D'ailleurs, l'adepte d'Orshin, Mary j'ai parcouru le Zolios à ses côtés, en septembre dernier. J'ai beaucoup appris et j'espère lui avoir appris beaucoup en retour. Est-ce si commun aux My'trans d'être ouvert d'esprit ? J'avouerais n'avoir rencontré aucune personne qui soit xénophobe. »

Il ne put s’empêcher de rire devant une telle coïncidence. Puis de se sentir honteux de faire rougir son interlocutrice. Peut-être avait-elle cru qu’il se moquait de sa supposition ? Se fut à son tour de se sentir mal et de trifouiller ses cheveux. Il ne voulait vraiment pas qu’elle se sentit gênée par sa faute tout en ne pouvant s’empêcher de continuer de la regarder.

« C’est une belle personne, votre rencontre a dû être des plus intéressante. J’aimerais pouvoir dire que vous avez raison. Mais il faut de tout pour faire une communauté ? Tous ne sont pas aussi ouverts aux étrangers. »

Il souffla tout en se frottant machinalement le dos de la main droite bien que sa cicatrice ne le grattait plus. Cette dernière était indissociable du fanatisme de Zora et d’autres. Un rappel constant de son échec, de la catastrophe du bal. Il avait aussi des marques des brûlures sur le corps, mais ce n’était pas pareil, ce n’était pas une marque que quelqu’un lui avait infligé. La tristesse tenue à l’écart jusqu’à présent essayait de nouveau de s’immiscer dans la conversation, déjà perceptible dans ses derniers mots chargés de regret.

« L’important c’est que la majorité ne le soit pas et ouvre l’esprit à ceux qui l’ont laissé se refermer. »

Et ne pas perdre espoir, continuer d’essayer même si les résultats n’étaient pas satisfaisant. Il aura perdu le jour où il abandonnera le combat contre l’ignorance, pas celle bénéfique des Architectes, mais l’autre perfide qui entraînait la peur de l’autre. Ce n’était pas facile et il ne pourrait continuer ainsi sans les bouffés d’air qu’apportaient ce type de rencontre.

« Ce n’est pas facile depuis l’Exposition Universelle. Vous avez de la chance d’avoir rencontré Jaever même s’il y a moins de problème dans une ville comme Busad. Notre culture reste accès sur l’accueil. Je vous déconseille fortement d’aller à Zagash ou de vous déplacer seule. »

Ça le peinait fortement de devoir dire cela mais il l’aurait été plus encore d’apprendre qu’il lui était arrivé malheur. C’était absurde de blesser les autres afin de se protéger, il y avait d’autres moyens d’y parvenir, toujours, mais...

« Les temps ont changé depuis votre précédente visite »

Et lui aussi. Même si elle ne pouvait pas s’en rendre compte, le rencontrant pour la première fois, et que lui-même n’avait pas assez de recul pour le percevoir. C’était bien plus perceptible dans le regard des gens, loin d’être tous agréable devant ce couple mixte. Les sentiments exacerbés par le fait que l’un deux était leur primo-Gharyn.


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Alises Torouciave
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Jeu 22 Fév - 16:12
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
Elle sentit de la tristesse dans la conversation et fut touchée par la sincérité et la mélancolie qui envahissait le Primo Gharyn. Elle sentit que l'évocation de l'Exposition Universelle était douloureuse pour lui. Il avait dû être présent pour le bal et avait surement connu l'attaque dont les journaux avaient parlé, à ce qu'on lui avait dit.

De son côté, au moment de ces incidents, elle se préoccupait entièrement du premier rhume de ces deux enfants. Elle n'avait appris que la semaine suivante ce qui avait été un drame national. Elle se rappellait son directeur de recherche lui dire très clairement :

- Vous avez impressionné lors de votre participation à ce grand fiasco de Zochlom. Ah oui ! Vous n'étiez pas au courant mais il y a eu un attentat.

Elle avait eu très mal en apprenant que leurs peuples s'étaient une fois de plus déchiré. Elle marcha avec lui en silence pendant quelques secondes, se remémorant les évènements depuis et se fut ses mots à elle, ses propres mots prononcés quelques mois plus tôt qui lui redonnèrent courage et foi en l'humanité. Il y avait de l'espoir et c'était le perdre qui donnait de la force aux ennemis. Elle sourit donc et observa le Primo-Gharyn avec une certaine joie dans les yeux :

- Oubliez le bal. Même si c'est un moment douloureux qui a déchiré nos nations respectives ce n'est qu'un moment d'éclat de la peur. Il n'est rien et il ne montre rien si ce n'est la peur de fanatique conservateur. Oubliez ce jour-là et chérissez comme je le fais moi-même les deux premiers jour de cette exposition. Rappelez-vous le bouillonnement de culture, d'échange. J'ai tellement appris au contact de votre peuple. J'ai pu entrevoir ce que donnera notre futur que certains essaient de nier : marquer la collaboration entre les deux.

Elle sourit et sentit alors les regards observateurs et peu avenants. Au lieu de les craindre, elle souriait non pas victorieusement mais de la joie pure et simple qui naît dans le cœur des enfants à la simple vue du soleil. Elle reprit :

- Je ne suis pas naïve mais je sais que cet avenir est possible. La guerre est facile, la paix demande un grand travail mais seule cette dernière offre une vrai grande satisfaction. Du long verbiage de Jaevar, j'ai pu en déduire que vous œuvrez pour la paix. Je vous plains car la tâche doit être difficile mais je vous envie car je n'en trouve pas de plus noble.

Les larmes d'une émotion forte coulèrent sur sa joue. Son regard était brûlant de fierté et d'admiration devant la tâche que devait accomplir cet homme. Elle détourna le regard, respira et essuya ces larmes. Elle reprit très rapidement :

- J'essaie moi aussi, à mon échelle, de prôner la coopération. Au niveau scientifique, cela pourrait apparaître facile, mais c'est déjà assez compliqué de convaincre tout le monde. Surtout quand on parle à des personnes âgés qui ont connu la guerre. Mais je garde espoir car c'est cet espoir qu'ils veulent vaincre avant tout.



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Zaël
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Sam 3 Mar - 15:06
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Ses mots étaient plein de sagesse et Zaël aurait aimé de tout coeur faire comme elle disait. Mais l’illusion tout comme les souvenirs éparses de cette nuit là étaient bien trop ancrés en lui pour qu’ils puissent le faire. Ce n’était pas rare les nuits où une vision similaire venait s’imposer à lui. Il exhortait les gens à avoir un esprit aussi positif que cette daënar, il pensait sincèrement que c’était la chose à faire. Cependant il doutait qu’il puisse y parvenir ou quiconque ayant assisté à ce moment déchirant. Encore plus pour les my’trans qui avaient vu leur Architecte blessé de la sorte, c’était un autre coup au moral.

Ses larmes ne donnèrent pas plus de poids à ses paroles, elles se suffisaient à elles-mêmes, mais les rendaient plus vivantes. Elles touchèrent également le cœur de Zaël. Il ne détourna pas son regard de la jeune femme, il n’y avait aucune honte à montrer ses émotions bien au contraire. Et c’était la seule chose qu’il se sentait capable de faire, soutenir son regard. Ou plutôt, il ne savait pas quoi faire d’autre.

« Vous n’avez rien à m’envier alors ! Tous les efforts comptent dans ce domaine. La paix ne se battit pas avec une seule personne. »

Ni d’un seul côté. Ce serait très facile autrement. Et comme l’avais si bien dit son interlocutrice il était bien plus dur de conserver la paix que de s’abandonner à la guerre. Pourtant cette dernière faisait des dommages irréparables envoyant dans l’oubli bien des êtres avant leur heure et transformant le paysage en terre de désolation. Il ne voulait jamais voir en vrai le mirage plus que réaliste que son esprit avait inventé.

« Merci d’avoir partager vos sentiments avec moi, ça compte plus que ce que vous imaginez. »

Il lui effleura légèrement le bras pour appuyer son propos sans même y réfléchir. Il s’arrêta ensuite, ses pas l’avaient mené à l’établissement d’Oleg. Ce n’était pas un mauvais endroit pour poursuivre une discussion tranquille avec Alisthiana. Si cela convenait à la jeune femme. Le lieu était des plus typique tout en pierre et assez simple, seul la pancarte avec le nom de l’établissement ornait la devanture.

Ce lieu était toujours relié à Adela, ils avaient passé plusieurs soirées ici outre la première lors de son séjour, avant sa disparition. Il chérissait ses souvenirs même si sa peine était toujours présente, s’en étaient des heureux en un temps relativement paisible.

« Si cela vous va, nous pouvons poursuivre notre discussion ici devant un repas ? »

Lui-même n’avait pas spécialement faim même si son dernier repas remontait au matin. Mais il en allait sûrement autrement pour la daënar si elle n’était pas sortie de la bibliothèque pour se sustenter. Au pire, ils pourraient toujours se désaltérer. Il la guida à l’intérieur vers une table à l’écart. Les clients déjà présents ne prêtèrent pas une attention particulière au couple même s’ils saluèrent le primo-Gharyn, nombreux étaient des habitués et ce n’était pas la première fois qu’ils le voyaient ici. Il ne fallut pas longtemps pour que le propriétaire, un quinquagénaire plein de bonhomie, les approcha.

« Zaël, ça fait bien trop longtemps que tu n’es pas venu ici ! Je finissais par croire que tu me faisais des infidélités ! »

Malgré son sourire et ses paroles insouciantes, le propriétaire avait une petite lueur d’inquiétude dans les yeux. Pour la santé de son primo-Gharyn, pas les fréquentations de son établissement. Les gens avaient toujours besoin de boire et de se détendre, peut-être même plus avec ces temps troublés.

« Je vous sers un plat bien consistant à vous deux ! Mademoiselle, un plat de la région vous irait ? »


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Dernière édition par Zaël le Jeu 22 Mar - 8:25, édité 1 fois
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Alises Torouciave
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Dim 18 Mar - 17:26
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Les réponses de Zaël l'apaisèrent, lui donnant la sensation qu'il comprenait ce qu'elle ressentait à ce sujet. C'était une sensation agréable.

- Vous n’avez rien à m’envier alors ! Tous les efforts comptent dans ce domaine. La paix ne se battit pas avec une seule personne.

La vérité même mais toujours agréable de s'entendre dire que ses efforts n'étaient pas vains. Elle se sentait davantage en confiance et prête encore plus à braver le monde pour la paix.

- Merci d’avoir partager vos sentiments avec moi, ça compte plus que ce que vous imaginez.

Elle sentit alors son bras frissonner au contact d'une main et elle eut à peine le temps de tourner la tête vers son interlocuteur qu'il l'ôtait déjà. Elle le jugea très rapidement selon les critères daënars et surtout chercha une réponse selon ces critères. Cherchait-il à entrer dans son intimité ?

Elle hocha mécaniquement à une question et se retrouva l'instant d'après assise à une table, un quinquagénaire bon vivant en face d'elle lui demandant si un plat de la région lui conviendrait. C'est alors qu'elle réalisa qu'elle n'avait rien avalé depuis le matin et qu'il était peut être temps de manger pour éviter de tomber dans les pommes, ce qui serait assez inutile. Mais d'un autre côté, elle n'avait pas faim, elle mangeait peu ces dernières semaines. Il fallait néanmoins répondre vite et dire quelque chose qui soit correct.

- Cela me convient parfaitement.

Elle observa alors Zaël mais sa tête retournait dans esprit la phrase d'Oleg ainsi que le geste du primo-Gharyn. Elle posa son coude sur la table, son pouce et son index tenant le haut du nez, les yeux fermées, et elle essaya de calmer avec quelques respirations. Une fois cela fait, elle se tourna vers son interlocuteur souriante :

- Veuillez m'excuser mais je crois que les odeurs m'ont montré à quel point j'avais faim. Mon dernier repas date de tellement loin. J'oublie souvent de manger quand je suis dans mon travail. Mes collègues viennent souvent me chercher le midi pour m'obliger à manger car je serais capable de ne manger qu'une fois rentrée chez moi.

Les choses s'étaient empirées quelques semaines plus tôt quand elle avait appris le sort de son époux. Mais cela, il n'avait pas à le savoir.

- Il y a-t-il des boissons typiques que je devrais absolument goûté ?

Elle ne voulait pas que l'ambiance s'alourdisse et boire de l'alcool serait un bon moyen de maintenir une ambiance légère, amusante et qui sait surprenante aussi.



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Zaël
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Jeu 22 Mar - 9:43
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Profession : Gharyn de Busad
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L’accord de ses deux clients obtenus, Oleg repartit donc en cuisine. Autant le primo-Gharyn que l’inconnue avaient l’air d’avoir besoin de manger quelque chose de consistant. Un bon plat de gibier avec des légumes de la région remettrait tout ce petit monde sur pied ! Une petit bière ou une autre boisson de la région pour accompagner le tout serait parfait.

Zaël s’inquiéta du moment d’absence de la scientifique, l’endroit l’incommodait peut-être, les odeurs ou le bruit ? Peut-être n’avait-ce pas été une si bonne idée que de s’arrêter là. Il était toujours aussi mauvais quand il s’agissait de tenir compagnie à quelqu’un et en avait horriblement conscience. Ainsi il fut soulagé devant ses explications. Ses mots trouvant même écho en lui.

« Ne vous excusez pas. Je crois que nous avons le même travers. Heureusement que nous ne travaillons pas seuls. »

Son sourire venait répondre à celui d’Alisthiana. Il ne songea pas au jour de congé, ceux qu’ils auraient pu passer seuls puisque dans son esprit ça n’existait pas. Les fois où il avait pris des pauses pouvait se compter sur les doigts d’une main. C’était difficile de cesser d’incarner une fonction. Il y avait toujours quelque chose à faire, une personne avec une demande. C’était encore plus vrai maintenant qu’il était primo-Gharyn.

« Vous pouvez prendre du cidre, c’est un alcool doux à partir de pomme. Mais vous connaissez peut-être déjà ? Je ne saurais pas vous conseiller au-delà de ça. »

La fête n’était pas dans le sang des Kharaalien et lui-même n’avait pas assez l’habitude de sortir ou de boire des boissons alcoolisés. Ou sucrés. Il buvait de l’eau en général. Ça il l’oubliait moins que de se nourrir. Bref, il ne serait pas capable d’alimenter la conversation à ce niveau. Autant poser des questions sur une des nombreuses choses qui l’intriguait lui.

« Votre région ne vous manque quand vous êtes ici ? Ou votre famille ? »

Personne n’avait jamais prétendu qu’il était doué de tact. Par contre ses questions reflétaient un intérêt réel. Lui-même n’avait voyagé qu’une fois hors de my’tra, dans un cadre particulier et avec une fin dont il préférait ne pas se remémorer sans vouloir oublier. Encore une fois, il en revenait au bal. Comme si ce dernier se tenait au tournant de chacune de ses pensées alors que ça faisait presque six mois que ce dernier avait eu lieu. C’était rare les jours, ou même les nuits, où il n’y songeait pas.


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Alises Torouciave
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Dim 8 Avr - 19:44
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
- Vous pouvez prendre du cidre, c’est un alcool doux à partir de pomme. Mais vous connaissez peut-être déjà ? Je ne saurais pas vous conseiller au-delà de ça.

- En effet, je connais déjà.

Ils ne buvaient donc pas ou alors Zaël ne le faisait pas. Alises se demanda comment sa demande venait d'être prise par son interlocuteur. Mais elle eut à peine le temps de se poser cette question et de savoir qu'en penser, que Zael lui demanda :

- Votre région ne vous manque quand vous êtes ici ? Ou votre famille ?

Si elle n'avait pas eu l'habitude de faire bonne figure, comme son éducation l'avait exigée, elle aurait regardé son interlocuteur la bouche grande ouverte. Elle eut un léger hoquet et observa avec attention Zaël pour savoir comment elle devait prendre cette question. Mais la seule chose qu'elle perçut fut l'innocence de ses yeux et Alises en déduit que le jeune homme n'avait pas voulu la blesser.

Elle détourna les yeux réfléchissant à comment répondre à cette question sans se mettre en larmes. Elle était venue ici car justement cette vie de famille devenait trop lourde, elle avait besoin de prendre du recul et surtout pouvoir pleurer et faire son deuil à sa manière.

Depuis qu'elle était arrivée à My'tra, Alises se sentait assez libre d'aller et venir mais aussi de pouvoir se comporter assez à sa guise bien qu'elle fut encore sous l'empire des bonnes manières et des convenances daënars.

- Je ne suis pas partie assez longtemps pour que ma région me manque. Quant à ma famille...mes enfants me manquent mais elles n'ont que cinq mois, aussi était-il plus raisonnable de partir sans elles. Mon mari....il est mort au début de ce mois-ci.

Elle soupira et avant qu'elle n'eut le temps de répondre quoique ce soit que l'aubergiste revint pour les servir avec deux grandes assiettes pleines.

- Cela à l'air délicieux ! Comment s'appelle ce plat ?

Et en effet, les plats sentaient bon et l'appétit d'Alises les rendaient encore plus désirables aux yeux de la zoologue. Elle reprit néanmoins la conversation.

- J'avouerais que l'on m'aurait dit qu'un Primo-Gharyn pouvait venir dans une auberge, je ne l'aurais pas cru. Nos représentants ne se mêlent guère à la populace et ils vont plutôt dans des lieux luxueux. Enfin...cela doit faire plaisir aux gens de pouvoir vous voir.



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Zaël
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Mar 17 Avr - 9:17
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Sans s’être attendu à une réponse précise il fut désarçonné par sa réponse. Par à peu près tout les éléments de sa réponse : qu’elle soit mère alors qu’elle devait avoir au maximum le même age que lui – ce n’était pas très étonnant quand il y pensait, d’autres en avaient bien plus jeunes mais il n’avait pas pensé que c’était son cas - qu’elle avait laissé ses bébés de cinq mois derrière et enfin qu’elle était en deuil. C’était un concept bien obscur pour lui. Que fallait-il faire dans ces cas-là ? Fallait-il même faire quelque chose ? Même lui pouvait voir que ça n’avait pas été facile à dire pour elle. Il était encore plongé dans ses réflexions quand Oleg arriva avec la nourriture, il ne suivit absolument pas l’échange entre les deux ni la réponse du tenancier. Et quand celui-ci partit il fut surpris de voir la daenar reprendre la conversation sur tout autre chose. Un élément anodin de sa vie qu’il n’avait jamais remis en question. Venir ici faisait partie de ses petits plaisirs qu’il ne voulait en aucun cas devoir abandonner.

« Ils doivent bien manger pourtant non ? Comment font-ils pour diriger la population sans jamais rencontrer les gens qui la constituent ? »

Il avait répondu un brin distraitement et n’avait pas encore touché au plat fumant devant lui, un simple civet de lapin, ce n’est pas ce qui manquait dans la région. Le sujet n’était pas inintéressant, il était juste resté bloqué sur les informations d’ordre plus personnelle de la jeune femme. Bien plus important pour elle que ça. Ou même pour lui. C’est le rapport à la mort qui avait été à l’origine de la scission des peuples. Il ne pouvait pas ne pas tenter de la questionner ou d’essayer de comprendre un peu leur vision des choses. Il n’y avait pas vraiment de livre ici qui en parlait. Il avait bien lu une réflexion de maître de Khugatsaa mais ce n’est pas la même chose. Du moins, il supposait de ce qu’il avait pu appréhender de l’écriture fleurit.

« Si ça vous dérange d’en parler j’arrêterais de le faire mais…
- il chercha ses mots, il n’arrivait pas à formuler sa pensée, elle glissait entre ses doigts – vous parlez des morts, des souvenirs que vous gardez ? N’est-ce pas un trop gros poids à porter ? »

Il ne voulait pas la blesser, c'était peut-être pour ça qu'il ne l'avait pas directement questionné sur son mari, mais il ignorait tout de ce qu’elle traversait. Son tact pas bien épais d'habitude, malgré sa bienveillance, était encore plus fin dans cette situation qui était inimaginable pour lui. Toujours sans rien toucher de son assiette, il attendait d’avoir sa réponse. C’était pourtant son idée de se restaurer.


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Alises Torouciave
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Jeu 19 Avr - 21:27
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Profession : Scientifique : zoologue
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L'étonnement était visible sur le visage de Zaël. Alises s'en aperçut assez vite quand elle entendit la question de son interlocuteur sur sa réflexion. Jusqu'à présent, les questions avaient été pertinentes, justes et appelaient à de longues réponses elles-mêmes sources de questions. Alors que là, elles étaient....vides. Alises mangea une bouchée en attendant la question suivante qui intéressait Zaël. Et en effet, celle-ci révélait un intérêt pour le deuil.

Alises se rappelait des récits de son père et de ses nombreuses questions sur cette mémoire effacée du mort. A l'époque, elle n'avait aucune idée de ce qu'était le deuil. Alors qu'aujourd'hui, elle était orpheline et veuve. Elle n'allait pas se prétendre experte mais au moins avec Hex, elle connaissait les étapes de la tristesse et comment elle aller pouvoir en revenir.

-Je...J'avouerais que c'est une question à laquelle je ne m'attendais pas. C'est...ce n'est pas un sujet facile à aborder aussi ne vous étonnez pas si je pleure...

Des larmes perlaient déjà le long de ces yeux. Elle poursuivit :

- Je vais plutôt vous parler de ma mère car elle est morte lors de l'attentat de Cerka. La mort de mon mari est beaucoup trop récente pour que je puisse en parler avec....clarté.

Une larme coula et suivit d'autres mais la voix de la jeune zoologue, bien que légèrement tremblante, resta claire :

- Ma mère me manque terriblement mais chaque souvenir que j'ai d'elle... je ne les échangerais pour rien au monde. Ce n'est pas un fardeau à mes yeux cela fait partie du processus de deuil.

Elle s'interrompit pour laisser le temps à quelques larmes de couler qui n'étaient que le pâle reflet du tourment intérieur qui l'animait. Alises reprit :

- Les souvenirs sont un réconfort...mon père me disait qu'ils ne sont là que pour nous rassurer, nous dire que si nous n'oublions pas nos morts, nous ne serons pas oubliés. C'est un sujet sur lequel je sais que my'tran et daënar ne peuvent s'entendre....enfin, c'est ce qu'on m'a appris.



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Zaël
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Lun 23 Avr - 10:18
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C’est ce qu’on appelle mettre les pieds dans le plat. Alisthiana avait déjà les larmes aux yeux mais prenait quand même la peine de lui répondre. Évidemment, Zaël s’en voulait mais il ne savait que faire pour ne pas empirer la situation. Déjà, il ne l’interrompit pas, il n’avait pas besoin d’ajouter ça à sa liste de maladresse et écouta attentivement ses mots, désolé d’apprendre qu’elle avait aussi perdu sa mère. Il ne comprenait définitivement pas son attachement aux souvenirs alors que manifestement ils étaient sources de tristesse et même d’éloignement de sa propre famille, de ses bébés. Il entendait bien son chagrin, le voyait bien. Avait-il droit de partir sur un débat sur la mémoire des morts, l’oublie, alors que son interlocutrice pleurait déjà ? Elle avait déjà eu la bonté de lui répondre malgré tout. Le silence se fit et il ne sut pas quoi dire.

« Je.. »

Je quoi ? Je suis désolé, je ne savais pas ? C’était nul. Il s’en voulait mais ce n’était pas une raison d’accabler cette jeune femme qui avait bien voulu lui répondre honnêtement, lui partager sa vision des choses malgré la douleur liée à son évocation. Il attrapa sa main et la serra pour donner plus de poids à son mot.

« Merci. »

Voilà, c’était bien mieux. Et maintenant changement de sujet, ou du moins de perspective. Prendre un peu de recul et ne plus parler de quelque chose d’aussi personnelle et bouleversant devrait aller ? Son cœur se serrait à la vue de se visage marqué par les larmes, et ce par sa faute. Il aurait aimé y ramener le sourire mais il ignorait tout de la manière de s’y prendre.

« Certainement, ça fait partie de qui nous somme, ce n'est pas juste un aspect culturel. Autant pour vous que pour nous je suppose. »

Un nouveau silence. Il aimerait au moins pouvoir réconforter la scientifique mais était-ce possible alors qu’il ne comprenait pas ce qui la mettait dans cet état ? Il était bien démuni face à elle. Les mots le fuyaient. Un sourire emprunt d’amertume peina à éclaircir son visage alors qu’il s’essayait à l’auto-dérision.

« Je crois que je suis un bien piètre compagnon de repas. Ne vous sentez pas obligée de me tenir compagnie... »

Il regarda son plat qu’il n’avait toujours pas touché et s’en voulu aussi de gâcher le travail d’Oleg. Jeter de la nourriture était hors de question. Il se força à commencer à manger alors que l’appétit n’y était pas du tout. Le plat avait beau être bon, objectivement, chaque bouchée était difficile.


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