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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] Un Renard de mauvaise augure.

Erran Coldringer
avatar
Dim 13 Mai - 20:35
Irys : 279946
Profession : Livreur/Postier
Daënar +1
Alexandria,
Février 933.




Le jeune Erran Coldringer est arrivé à Alexandria en juillet 931 avec les Irys qu'il avait précieusement économisé pour l'occasion. Depuis août 929, il travaille en tant que livreur, au début ce n'était qu'un petit boulot pour arriver à ses fins. En fin de compte, ceci est devenu son véritable métier, certaines personnes étant passé du côté de Celeist ou d'Alexandria auront surement déjà ne serait-ce qu'entendre le nom du jeune livreur. Du haut de ses quinze ans, il s'avère être un livreur de choix, il cherche toujours à faire son boulot correctement, la plupart du temps les colis arrivent à bon port, ce qui lui vaut une petite réputation. Alexandria a changé sa vie, en effet, il y a beaucoup plus de travail ici, même parfois celui-ci lui demande de quitter Alexandria mais toujours en restant dans la région.

Mais passons au vif du sujet. Nous sommes donc en Février 933, 17h36, dans la capitale Daënar. Erran doit rejoindre un potentiel employeur pour un travail. L'annonce disait que cela pouvait être dangereux, mais Erran a confiance en ses capacités, il n'hésitera pas à sortir son revolver si la situation le demande, comme il pourra montrer à des potentiels brigands qu'il court vite. Il prendra donc la route vers une petite ruelle dans le second quartier où il tombera sur un homme vêtu de façon élégante, haut-de-forme, monocle, costume et canne sont de sortis. L'homme n'était pas bien grand peut-être un mètre soixante-quatre. Une moustache bien taillé, des cheveux courts de couleur noir se laissant percevoir quand il salua Erran en enlevant son chapeau pour une révérence des plus élégantes.

- Mes salutations les plus sincères jeune homme. Ne perdons pas de temps. Prenez ceci et apportez le à l'autre bout du quartier, un squatt s'y trouve, confiez le à un homme portant un bracelet orné d'un renard en cuivre.

Alors que l'homme lui tend un colis d'une longueur de vingt centimètres et d'une largeur de dix. Un tissus beige contourné d'une simple ficelle pour tenir le tout, semble emballer quelque chose de forme rectangulaire. L'homme parle de façon très hautaine, il se pense surement au dessus du jeune livreur, après tout si Erran ne fait pas ce qu'on lui demande la paye lui passera sous le nez. Alors Erran saisit donc le colis pour le mettre directement à l'abri dans son sac faisant attention de ne pas trop secouer celui-ci, on ne sait jamais ce qu'il pourrait s'y trouver. Le jeune garçon sourit simplement, il est calme et en confiance malgré le personnage face à lui.

- Ce sera fait monsieur. J'espère que vous n'oublierez pas la prime de risque.

L'homme aura simplement rit, visiblement les paroles de l'adolescent procure chez lui une certaine euphorie. Il remettra son chapeau toujours dans des gestes fluides, élégants montrant une certaine supériorité peut-être. Il tournera les talons pour s'enfoncer dans la ruelle, disparaissant dans l'obscurité de cette dernière. Erran reste un moment sur place, sortant son revolver pour vérifier que le barillet soit bien remplit, six balles sont présentes. Il espère qu'à la fin de ce contrat, les six balles seront toujours là.

-Bon...c'est parti.

Une fois le revolver remis à sa place sous sa veste. Erran prendra donc la route, il sortira de la ruelle en observant brièvement les passants. Il s'engouffrera par la suite dans la rue prenant la route d'un squatt, qu'il a déjà vue.

La rue était animé, les gens passaient là et là, les auberges remplient à craquer, parfois des artistes de rue jouant diverses instruments se voyaient récompensé de quelques Irys. Erran n'a pas le temps de s'arrêter où que ce soit, peut-être s'accorderait-il une pause mais pas de suite. Il fit parfois percuté par des gens ne faisant pas attention.

- Fais gaffe gamin !

Les gens ne font pas attention, tu dois les esquiver et en plus quand ils te percutent, ils se permettent de tel réaction. Existe t-il des gens sur qui compter dans ce monde ? Surement mais il va falloir qu'il les trouves. Des questions en suspend. Ou ? Quand ? Qui ? Après un moment de pur réflexion, il reprend ses esprits. Il ne peut pas se permettre ce genre de fantaisies, il a un travail qui l'attend. Après une demi-heure de marche, il arrive enfin à l'endroit indiqué, il est maintenant 18h10. Il balaye l'endroit du regard à la recherche de la fameuse personne...


L'argent ne fait pas le bonheur quand tu as des gens sur qui compter.
Thème musical d'Erran

Il s'exprime en #ff6600

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Dernière édition par Erran Coldringer le Ven 28 Sep - 21:28, édité 4 fois
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Hugo Bittlesham
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Dim 13 Mai - 21:12
Irys : 334239
Profession : Messager, informateur
Guilde 0
Cela faisant maintenant quelques jours qu'il était arrivé à Alexandria. Le jeune garçon de l'eau au serpent d'argent avait quitté Aildor suite à la mort de sa mère et de la disparition de son deuxième frère. Il ne lui restait plus qu'Alban comme famille. Hugo l'avait emporté avec lui pour l'éloigner, le plus possible de l'endroit ou ils avaient à la fois grandis, et ou ils étaient techniquement voués à mourir. Mais non, Hugo n'allait pas laisser ça arriver. Au final, il ne lui avait manqué que la motivation. Et il avait une bonne excuse pour son petit frère, il leur fallait partir à la recherche de leurs père. Et Alexandria, la capitale Daënar semblait être une bonne pioche, vu les trajets que faisait leurs père, avant qu'il ne soit plus présent pour eux. Malheureusement pour Hugo, ses maigres économies ne leur permettrait pas de tenir éternellement. Il lui fallait arriver à travailler dans cette ville inconnu qui avait à la fois suscité son émerveillement, mais aussi sa peur. Il avait appris à apprécier l'architecture Daënar à Aildor, vu que certaines habitation en adoptait le style particulier, mais une ville entière sur plusieurs niveau et avec plusieurs plan différent le laissait sans voix.

Hugo avait réussis à trouver un immeuble abandonné qui servait plus de squatt à la pègre locale qu'à autre chose. Niveau luxe, on avait clairement vu mieux, mais Hugo ne pouvais pas chipoter pour ça. Il n'en avait pas vraiment le droit tant qu'Alban serait avec lui. Il lui fallait protéger son petit frère, coûte que coûte, quitte à y laisser la vie, mais Alban devait vivre. Parce que peut importe l'endroit dans lequel ils vivaient, Alban n'arrivait pas à ne pas sourire, encourageant simplement Hugo par sa présence, par ses mots, si doux et raisonnées qui permettait a la Fouine de rester ancré dans cette enfance qu'il s'était, au final, refusé.

<"Talioth, mon ami ... Je sais que ça fait un moment qu'on a pas parlé, tout les deux, mais ... Je voulais te dire que je pense quand même à toi... Tu sais, si je vous perdait, toi et Alban, je ne sais même pas comment je pourrais vivre, ici ...">

Alors que le garçon était plongé dans ses pensées, il jouait en même temps avec sa dague, reforgée par son Patron, ou plutôt, ancien Patron, du coup, vu qu'il était partis d'Aildor comme ça, profitant de la bonté d'un des marin qui avait fait voile avec son père, par moment. Hugo restait donc ainsi, non loin de son petit frère qui s'était endormis il y a quelques minutes. Oh ils n'étaient pas seul ici, il y avait plein d'autres personnes qui partageait l'endroit et pourtant, personne ne se connaissait vraiment. Cela ne changeait pas vraiment Hugo qui avait l'habitude de ce genre d'ambiance dans sa ville natale, mais pourtant il ne pouvait s’empêcher de trouver ces gens différents. Même lui, en tant qu'enfant évoluant dans les rues, n'avait pas connu une misère comme celle qu'il vivait à l'heure actuelle.

L'adolescent passa un bras autours des épaules du blondinet, déposant par la même un léger baiser sur le front de ce dernier qui était déjà partis dans le monde des songes. quelque part, Hugo l'enviait. Il faisait face à toutes les situations avec un air si déconcertant que même Hugo ne trouvait à redire à ses arguments. Mais l'oeil de la Fouine se déplaça rapidement sur la silhouette qui venait d'arriver à l’intérieur du Squatt. Le garçon qui s'était révélé devait avoir une chevelure flamboyante, portant quelque chose entre ses mains, ce qui intrigua Hugo. En même temps, comment ne pas être curieux dans une ville dont on ignore jusqu'à même son fonctionnement ? Mais il ne bougeait pas d'ou il était. Il resserra simplement son étreinte sur son petit frère, gardant la dague à portée de mains, bien qu'il se sentait bien incapable de faire quoi que ce soit à l'heure actuelle.

Effectivement, cela faisait des jours qu'il était arrivé à Alexandria, mais tout son temps libre, il l'avait passé avec Alban, à visiter la ville, à la mémoriser, à réaliser ses tracés mentaux pour s'en souvenir, faire son propre plan et l'imprimer dans sa mémoire. Non seulement cela l'avait épuisé, mais en plus, il n'avait pas vraiment pu manger à sa faim durant tout ce temps. Il faut dire qu'il ne le faisait quasiment jamais, de base, mais les repas étaient quand même plus consistant que de la soupe de cailloux. Là, il n'avait même pas de quoi offrir une vie correcte à son frère. Vu le rationnement qu'ils devaient faire au niveau des Irys, la Fouine avait espéré tenir plus qu'une semaine, mais non. Ce n'était que trois jours. Et pourtant, Alban ne s'en plaignait pas un seul instant, restant proche de son grand frère protecteur qui lui passait souvent une main dans les cheveux, réajustant ses petites mèches blondes, Tandis que l'enfant de l'eau reportait son regard sur l'inconnu qui venait de débarquer. Que cherchait ce garçon ? Une personne ? Un coin tranquille pour découvrir sa trouvaille qu'il gardait en main ? Peut être que le temps annoncera la couleur de ce événement.


Thème musical de Hugo

"Parfois, ce sont ceux que personne n'avait imaginé, qui accomplissent des choses que personne n'avait imaginé"


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Tout ce qui est comme ça : <"Ce sont les pensées">
Tout ce qui est comme ça : "Ce sont les paroles"

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Caprica
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Mar 15 Mai - 13:42
Irys : 188377

“Le renard en sait beaucoup, mais celui qui le prend en sait davantage.”

- Miguel de Cervantès

Son regard vagabonde sur la ruelle qui se dessine à travers le carreau cassé. Installée aussi confortablement qu'un cadre de fenêtre le lui permet, Caprica guette l'arrivée d'une personne dont elle ne connait pas l'apparence ou le sexe. Ou, plutôt, du colis qu'il est sensé remettre à l'homme qui porte un bracelet en forme de renard. Elle ne sait pas comment il s'appelle. Son attente s'explique simplement par une conversation qu'elle a surprise entre l'intéressé et un autre homme. Peut-être un porte-flingue ou quelque chose dans ce goût-là.

Tout ce qu'elle sait, c'est que l'objet qu'on doit lui amener doit avoir de la valeur. Du moins c'est ce qu'elle en déduit si elle se fie à l'impatience manifeste dont il fait preuve et aux fréquents regards qu'il jette à sa montre. La possibilité qu'il s'agisse d'un drogué en manque lui a effleuré l'esprit. Mais il ne présente pas des symptômes semblables aux quelques épaves qu'elle a déjà eu l'occasion de croiser dans les rues de la capitale. Pour le reste... Elle n'a même pas une idée du prénom de l'homme qu'elle entend voler. Et elle n'en a pas besoin!

L'anomalie décoche un regard à l'individu tout en glissant un morceau de mie dans sa bouche. Elle le savoure avec le plaisir que seuls ceux qui ne mangent pas à leur faim peuvent éprouver. Puis reprend son observation des environs de longues heures. Le Régisseur ne semble pas trop se rapprocher. Du moins, pas suffisamment pour qu'elle se mette à trembler ou que son estomac se noue. Mais si le paquet se fait trop attendre, elle aura perdu un temps précieux pour une récompense inexistante.

Et alors qu'elle songe précisément au temps qu'elle peut encore se permettre d'attendre, les choses s'activent. Elle remarque le roux tout d'abord à cause sa chevelure de feu. Et ensuite c'est le sac sur son dos qui attire son attention. Il semble particulièrement bien rempli. Elle observe alors l'adolescent avec un espoir mesuré. Ce n'est que lorsqu'elle le voit entrer dans le squatte qu'elle se laisse aller à un enthousiasme qu'elle tente de ne pas trop dévoiler.

Elle finit par se redresser et s'étirer, l'air de rien. Elle fait également de son mieux pour ne pas éveiller l'attention lorsque celui qui pourrait bien être le coursier entre dans la pièce. L'adrénaline commence à se déverser dans son être lorsque le roux entre dans la pièce. Elle doit maintenant trouver un endroit plus proche de l'homme qui va peut-être recevoir son colis au plus vite. Et l'occasion lui est fournie par un garçon avec un âge physique semblable au sien et un autre, plus jeune.

La jeune femme prisonnière de son corps d'adolescente s'approche alors du duo qu'elle avait jusque-là ignoré. Pas par indifférence mais plutôt parce qu'elle n'avait pas de réelle raison pour engager la conversation. Arrivée près d'eux, donc, elle tend à l'aîné le reste du pain qu'elle tient encore entre les mains. Par nécessité, certes. Mais également par simple bonté d'âme.
"Tiens! C'est pour le p'tit!" glisse-t-elle, invitant le garçon à s'en saisir. "C'n'est pas grand chose mais c'toujours mieux qu'rien!"
Elle gratifie les deux garçons d'un sourire contrit. Elle n'aime pas l'idée qu'un enfant puisse souffrir. Et si un bête bout de pain peut soulager quelque peu ses éventuels maux, elle fait ce sacrifice avec joie. Et pourtant elle ne peut s'empêcher de ressentir une certaine jalousie. Ou, plutôt, de la tristesse. Son frère à elle lui manque terriblement. Et voir ce duo ensemble ne fait que raviver les souvenirs douloureux. Au moins ne sont-ils pas seuls pour lutter contre ce monde impitoyable.
"C'est gratuit!" se sent-elle obligée d'ajouter. "Et il est encore frais..."
Elle répète le mouvement de la main comme pour réitérer son offre. Mais si son regard est rivé sur le duo, ses pensées, elles, se retrouve bien vite happées par le roux qui s'est approché de l'homme au bracelet de renard. L'instant crucial...
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Erran Coldringer
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Mar 15 Mai - 14:40
Irys : 279946
Profession : Livreur/Postier
Daënar +1
Erran avait bel et bien trouvé l'homme qu'il cherchait dont le bracelet était bien visible. Il s'avança donc en prenant le colis dans les mains. L'homme au bracelet était assis à une table, seul avec certaines personnes autour qui lui offrait des regards indiscret. Le jeune garçon s'installe donc à la table, toujours avec assurance et confiance. Il arbore un sourire amical et chaleureux, il pose le colis sur la table entre eux, croisant ses bras en s'accoudant à la table. Le jeune garçon observe l'homme attentivement. L'homme regardant sans cesse sa montre et la table ne remarqua pas le jeune garçon sur le coup. Erran engage donc la discussion sur un ton très calme et professionnel.

- Bonjour, j'ai un colis pour vous. J'ai fais mon boulot, si vous n'avez rien à dire, je vais vous laisser.

- T'as pris ton temps. Merci pour le colis, maintenant casse toi, c'est pas un endroit pour les gamins ici. Alors qu'il pose une poignée d'Irys sur la table.

- Je vous souhaites une agréable soirée. Dit-il en saisissant les Irys pour les placer dans son sac.

Erran se redressera ensuite, un sourire fier d'avoir encore remplit une livraison, il fait ça depuis des années mais le plaisir de le faire et la fierté qui en ressort sont encore présent. Il balayera l'endroit du regard regardant les personnes présentes, il posera son regard sur le groupe de jeune assis non loin. Il sourira se demandant si ce n'était pas le moment de prendre une pause et peut-être pourrait-il y avoir des discussions intéressantes là-bas. Alors il s'approche de ce petit groupe après avoir passé une main dans ses cheveux, remis sa veste comme il faut. Il les regardera, les détaillant du regard. Un regard chaleureux et amical accompagné d'un sourire calme et sympathique puis il tente sa chance.

- Salut. Vous faites quoi par ici ? Vous avez besoin d'aide ? De quelque chose ?

Il viendra s'asseoir à côté d'eux. Il sortira une boîte de petit gâteau pour commencer à en manger un, doucement. Il décide de prendre sa pause maintenant. En essayant de créer une discussion avec le petit groupe. Il n'a jamais vu leur tête, certes il ne connaît pas tout le monde mais les nouvelles têtes l'intrigue la plupart du temps. En plus, ils ont l'air d'avoir le même âge du moins pas plus de trois ans de différence à part peut-être pour le petit blond.

Erran donne vraiment cette impression d'être un bon gars, de bonne compagnie et toujours prêt à aider les gens. Les questions qu'ils leur posent son vraiment là pour essayer de voir si il ne peut pas les aider à éclaircir leurs journées. Il ne semble pas réellement agressif quoi que... on peut sentir chez lui d'une façon où d'une autre qu'il ne faut pas le chercher. Un adolescent plein de bonne volonté avec un cœur grand comme Alexandria peut-être, prêt à aider tout le monde, du moins les gens le méritant de son point de vue.

On sent chez lui et parfois dans son regard, un éclat de ruse montrer le bout de son nez, sans pour autant dire que dans la situation actuelle la ruse est de mise. Son côté bonne compagnie cache un véritable renard prêt à ressortir quand la situation s'y prête. Il est toujours content de croiser des gens de son âge ou même des plus jeunes. Les enfants étant l'une des choses qui pourrait le transformer en renard de défense armé d'un revolver. Bref, il arrive comme une fleur, mais son arrivé ne semble pourtant pas paraître mal poli. Il est sincère quand il parle de vouloir les aider.

Et puis, il n'a pas vraiment de choses à perdre en essayant. Peut-être sont-ils sympathique ? Peut-être pas. Dans les deux cas, il en sortira meilleur. Mais en les voyant dans un tel endroit, il se pose une simple question. Pourquoi ? Il aura surement les réponses. Pour l'heure, le début de conversation étant amorcé, nous verrons comment cela se déroule.


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Thème musical d'Erran

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Hugo Bittlesham
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Mar 15 Mai - 15:32
Irys : 334239
Profession : Messager, informateur
Guilde 0
Alors que Hugo était à nouveau plongé dans ses pensées, la main qui tenait la dague vont la ranger dans son étui, alors que ses doigts se refermèrent ensuite sur le pendentif à son cou. Sa présence était rassurante pour la Fouine, Taliöth l'accompagnait toujours dans ses aventures et nul doute que c'était le début d'une nouvelle expérience qui commençait.

<"Tu sais, mon petit serpent, par moment je me dis qu'on pourrait peut être, je sais pas, arrêter tout ça. Maman est partie pour de bon, mon petit frère a disparut... Et en plus j'ai l'impression de t'avoir abandonné... C'est une sorte, une sorte de punition, c'est ça ..? J'suis désolé mon ami, vraiment ...">

Alors qu'à ces mots, qui résonnent dans sa tête uniquement, une personne s'approche du duo ce qui fait immédiatement resserrer son étreinte sur Alban tandis que ses yeux bleu se posent sur l'inconnue. Cette dernière, tendant une mie vers les deux, se voit gratifié d'un petit sourire, poli, par Hugo qui incline ensuite la tête à son intention, venant réserver le morceau de pain de côté pour le blondinet, quand ce dernier se réveillera. Bien que pour le coup, il va venir le coucher simplement, laissant sa tête venir se poser sur ses cuisse et lui offrant son propre pouce que le petit attrape sans même y faire attention pour le mettre en bouche, Hugo caressant doucement ses cheveux.

"M'ci ... J'sais pas qui t'es encore, mais j'te r'vaudrais bien ça un jour, juré."

Et ce n'était pas des paroles en l'air. Hugo n'était pas de ce genre là. Non non, il venait simplement de promettre ses services gratuitement dans cette simple phrase. La Fouine avait quelques principes, et l'un des plus important, était de toujours aider en retours ceux qui nous aidait, même s'il n'en voulait rien. Et si Hugo recroisait cette fille, aucun doute sur le fait qu'il l'aidera, si elle venait à être en danger ou qu'elle ai simplement besoin de lui.

Mais il fut bien vite interrompu par le garçon roux qui venait tranquillement s'asseoir avec eux et... Ce type venait d'ouvrir une boite de petits gâteaux, comme ça, a côté d'eux qui crevaient presque de faim ? Les gens de cette ville étaient plutôt étrange, il faut dire. Mais Hugo n'allait pas s'en plaindre, et de ce qu'il avait vu, il venait justement de terminer son travail, alors il avait bien droit de s'offrir ce genre de petit luxe, lui. Ses yeux se posaient sur la petite boite puis dévièrent par la suite sur la Fille, passant par la suite à nouveau sur le rouquin.

<"Mon petit Architecte ...? Toi, je t'aime, je savais que tu m'abandonnerais pas.">

Alors que la pensée lui traversa l'esprit, ce fut les paroles qui suivirent.

"S'lut ... J'dors ici, pas l'choix qu't'a nul part ou 'ller ..." Un léger soupire s'échappe d'entre ses lèvres, alors qu'il reprends. "M'bon, c'pas si mal en fait, f'juste ... Heureusement que j'l'ai lui ..."

Alors que son regard se pose sur son petit frère endormis et qu'un léger sourire naît sur son visage, adoucissant légèrement les traits du garçon qui semble a nouveau partis dans une légère absence, avant de reprendre.

J'm'appel La Fouine, j'suis messager et j'vends des info, enfin j'vendais, ici, j'viens seulement d'arriver. C'compliqué comme ville votre truc là ..."

Ce qui était vrai. Pour Hugo ,cette ville n'avait aucun sens et il doutait véritablement que son père puisse s'y trouver, mais Alban était avec lui, il ne pouvait juste pas lui dire la vérité au sujet des véritables raisons qui font qu'ils sont partis d'Aildor. Alors Hugo repose à nouveau ses billes bleutées sur ses deux interlocuteurs, attendant leur réponse respectives.


Thème musical de Hugo

"Parfois, ce sont ceux que personne n'avait imaginé, qui accomplissent des choses que personne n'avait imaginé"


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Caprica
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Mer 16 Mai - 9:01
Irys : 188377

“Il n'y a pas d'amis : il y a des moments d'amitié.”

- Jules Renard

Elle décoche un sourire à l'aîné en se demandant s'il lui revaudra également ça s'il venait à découvrir ce qu'elle est vraiment. Une adolescente est une personne vivante et on lui témoigne volontiers un semblant de respect. On peut lui faire des promesses et même vouloir les tenir. Mais une anomalie a la même valeur qu'un objet trop encombrant et dont on souhaite ardemment se débarrasser. Néanmoins la gratitude est un sentiment trop rare pour être négligé. Et Caprica se satisfait pleinement de la gentillesse qui répond à la sienne tout en sachant pertinemment qu'elle ne pourra probablement jamais en bénéficier.
"C'n'est vraiment pas grand chose..."
Elle prête à nouveau bien vite attention au rouquin et à Monsieur Renard. Notamment aux irys que ce dernier dépose devant lui pour remercier celui qui ne semble être qu'un simple coursier. Elle évalue la somme en se disant que le contenu doit aisément valoir une dizaine de fois sa valeur. Sans doute davantage si elle se fie au soulagement perceptible dans l'attitude du nouveau détenteur de l'objet. La curiosité de l'anomalie est exacerbée. Et bien vite remplacée par de la crainte lorsque le livreur s'approche du trio qu'elle forme avec les deux frères.

A-t-il surpris son intérêt? Elle se tourne quelque peu de manière à lui présenter son flanc comme si cela suffisait à la rendre invisible. Elle envisage d'ailleurs d'user de ses dons pour s'enfuir au cas où la situation le nécessiterait. Mais elle comprend bien vite que ce n'est pas la suspicion qui a mené le coursier jusqu'à eux mais plutôt le désir de se rendre utile. Ou tout simplement de se changer les idées en compagnie de jeunes de son âge...

Elle garde le silence tandis que le noiraud prend les choses en main et offre une réponse bien fournie au roux. Et lorsqu'il évoque son frère une nouvelle pointe de regret s'insinue en elle. Elle l'envie sans prétendre en avoir le droit. La Fouine, donc, expose rapidement la nature de son travail. Et Caprica se rend compte qu'il serait de bon ton de l'imiter et de se présenter à son tour.
"Moi c'est L'Hirondelle!" invente-t-elle. "J'voyage un peu partout et j'travaille où j'peux! Et toi?"
Une présentation succincte qui ne devrait pas éveiller davantage de questions. Du moins l'espère-t-elle. L'étrangère hausse les épaules et tourne un regard envieux vers les biscuits. Ceux-là ne lui évoquent pas grand chose. Quel goût ont-ils? Sont-ils nourrissants? Elle doute que le roux souhaite les provoquer en étalant un tel trésor dans leur champ de vision. Son innocence semble peut-être indiqué qu'il n'a jamais évolué dans une misère similaire à celle qui règne en ces lieux. Après tout n'est-il pas simplement de passage?
"On peut p't'être te prendre quelques biscuits?" se hasarde-t-elle. "T'en as beaucoup..."
Reste maintenant à voir si le sens du partage fait partie des qualités de ce jeune homme intriguant. Toujours est-il qu'il a l'air ouvert et doté d'une certaine aisance pour sociabiliser. Bien davantage qu'elle, en tout cas. Et peut-être même du genre à dévoiler des informations sur un travail qu'il semble avoir mené à son terme? Elle désigne d'un vague signe de tête le colis entre les mains de Monsieur Renard puis fait à nouveau glisser son regard dans le sien.
"Tu lui a am'né quoi?" lui demande-t-elle. "C'type avait l'air vraiment pressé de r'cevoir ce truc!"
Une question posée sur le ton de la conversation et animée d'une curiosité qu'elle ne prend guère le soin de cacher. N'est-ce pas normal de succomber à de tels sentiments lorsque l'on est est une adolescente? Ou, du moins, que l'on est sensée l'être?
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Erran Coldringer
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Mer 16 Mai - 10:27
Irys : 279946
Profession : Livreur/Postier
Daënar +1
Erran observe une nouvelle fois attentivement les trois personnes, il se rendit vite compte après les avoir entendu parler, qu'ils ne sont pas réellement dans une bonne posture que ce soit au niveau argent ou même nourriture, des jeunes, vivants dans la misère. Il déteste voir ce genre de spectacle, il a presque failli se retrouver dans cette situation, il l'a évité de par des actions d'une ruse sans pareil. Il se décide de prendre les choses en main, de faire ce qu'il fait le mieux, aider les gens, leur offrir ce qui pourrait rendre leur vie meilleur. Il réfléchit quelques instants, une idée lui vient à l'esprit mais pour le moment, le temps de se présenter est là.

- Moi, c'est Erran. Mais on m'appelle Le Renard dans le milieu. Moi, je suis livreur. Pour le colis, je sais pas. C'est pas le genre de détail auquel j'ai le droit de m'intéresser enfin ça dépend les employeurs. J'aimerais vous proposer quelque chose, si cela peut vous aider le temps que vous trouviez du travail. Dit-il sur un ton sincère.

Il les regarde attentivement, des jeunes venant d'arriver en ville, un informateur et une adepte des petits boulots. Diverses idées lui envahissent la tête, des idées qu'il espère plairont à ses nouveaux camarades. Si il ne fait rien pour les aider, il se sentira surement mal à la sortie du squatte. On ne va pas contre sa nature, du moins on le peut, mais Erran n'en a pas envie, il est ce qu'il est. Un jeune garçon doté d'une grande générosité.

Avant de continuer la discussion, il décida de tendre la boîte de gâteau à la jeune fille, alors qu'il va sortir une gourde et la tendre au jeune garçon. offrant un sourire amical aux deux. Par là suite, il ira fouiller dans le fond de son sac, on entendra des bruits d'Irys qui claque les un contre les autres. Il placera des Irys devant le jeune informateur, d'une valeur de quinze Irys. Puis devant Caprica, une somme identique. Combien a t-il en poche ? Est-ce réellement une question à se poser quand on voit la gentillesse du Renard. Même si c'est tout ce qu'il avait, il aurait été capable de tout donner.

- Mangez et buvez un peu, vous en avez besoin. Quinze Irys pour toi La Fouine, prends ça comme un investissement sur la durée. Toi L'Hirondelle, j'ai un boulot pour toi. On en parlera plus tard. Vous venez d'arriver, vous avez pas d'endroit sécurisé où dormir, vous n'avez pas de quoi manger ou boire. Alors je vous propose de vous installer dans ma chambre qui se trouve dans une auberge pas loin. Je vous paierais tout ce dont vous avez besoin le temps que vous trouviez un travail.

De grosses promesses, qu'il tiendra même si il doit doubler les heures de travail qu'il fait. Une énorme gentillesse qui semble être l'une des plus grosses qualités du Renard. Une envie d'aider les gens monstrueuse. Mais derrière se cache autre chose, effectivement, il a fait des promesses, cela va plus loin qu'on ne pourrait le penser, il serait capable de payer de sa vie pour protéger les gens qu'il a promis d'aider. Ruse, manipulation, des choses que le Renard maitrise avec des personnes qu'il juge mauvaise. Fidélité, sympathie, des choses qu'il maitrise si bien avec des gens qu'il pense "bon".

Il regarde le petit blondinet de temps à autre, jaugeant l'état de celui-ci. Les voir dans un tel endroit ne le rassure pas réellement, il garde un œil et une oreille pour surveiller les alentours, plaçant sa main de façon à ce que le chemin soit dégager si jamais il doit saisir son revolver caché sous la veste, tout en gardant une posture assez naturelle. Il est à l'affut mais ça ne se voit pas du tout. Il fait les choses bien pour ne pas effrayer ses camarades, vite rattrapé par ses paroles.

- Il ne faudra pas trainer ici par contre. Soit on finit la pause soit on va directement à l'auberge. Le taux de danger est assez élevé ici, j'ai pas envie qu'il vous arrive des bricoles, surtout avec le p'tit blond.


L'argent ne fait pas le bonheur quand tu as des gens sur qui compter.
Thème musical d'Erran

Il s'exprime en #ff6600

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Hugo Bittlesham
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Mer 16 Mai - 13:47
Irys : 334239
Profession : Messager, informateur
Guilde 0
Alors que Hugo alternant entre les deux, le fait que le rouquin lui tende la gourde le tira immédiatement de sa réfléxion, attrapant cette dernière avant d'en boire à grandes gorgées. Une fois sa soif étanchée, il vint tendrement secouer l'épaule de son petit protégé, l'extirpant aux affres du sommeil de l'enfance en lui proposant de quoi boire à son tour, bien qu'Alban essaya tant bien que mal de faire renoncer Hugo à petit coups de visage tout mignon qui manquèrent à chaque fois de faire craquer la Fouine, signe expressif du fait qu'Alban l'encourage à boire encore pour prendre des forces. Mais non. Cette fois, il fallait qu'ils puissent boire, tout les deux, s'ils voulaient s'en sortir. Ce n'est qu'après qu'Alban ai bû un peu qu'Hugo tourna son attention sur les deux autres, mais il s'arrêta bien vite en le voyant débourser aussi calmement que ça une trentaine d'Irys, comme si de rien n'était. Hugo et son petit frère n'étaient, certes, pas dans une situation des plus enviables, mais cela faisait beaucoup d'un seul coup, du point de vu du jeune informateur.


Mais autant cela lui paraissait énorme, autant il était habitué à ce genre de manœuvres à Aildor. Et puis, les gens ne changent pas autant que ça, en vérité, d'un continent à l'autre, non ? Etant maintenant venu le temps de peser le pour et le contre, La Fouine laissa ses deux partenaires du moment se concerter alors que lui, réfléchissait en silence, posant par la suite son regard sur le blondinet qui lui offrit simplement un sourire et un hochement de tête. Hugo, sans plus attendre, vint le prendre dans ses bras, posant sur le front de son adorable petit frère un petit bisou avant de récupérer les Irys et de poser son regard sur Erran.

"P'toi, t'mes services s'ront gratuit, Renard. Si j'me rl'ance grâce à toi, j'te jure que t'aura j'mais à m'payer p'quoi qu'ce soit."
Et il était sincère. C'est comme ça qu'il avait toujours fonctionné et c'est comme ça qu'il allait continuer vu qu'il n'avait, pour le moment, aucune raison de changer. Il prit aussi soin de faire manger Alban en lui tendant la mie, assurant à ce dernier qu'il avait déjà mangé dessus et qu'il avait gardé le reste pour lui. C'était un mensonge, évidemment, mais au moins, Alban ne poserait pas de questions.

"Et comme dit, toi 'ssi, Hirondelle, t'peux c'ter sur moi."
Alors que le Renard leurs exposait le choix qui se profilait pour eux. Rester encore un peu ou rentrer directement. En même temps, ce n'était pas vraiment un choix à faire, il n'allait quand même pas priver ce garçon de sa pause bien méritée, après tout, lui aussi en prenait, parfois. Alors il lui signifia simplement que non, secouant de la tête négativement en faisant ensuite glisser le petit blondinet en position assise, entre ses jambes tandis que la Fouine entourait la taille de ce dernier de ses bras, lui offrant une étreinte fraternelle et protectrice.

"Termine t'pause tranquille, t'bien l'droit d'souffler un peu aussi."
Lui dit-il, alors qu'il posait son menton sur le sommet du crâne du blondinet, ce dernier grignotant la mie offerte par Caprica à Hugo. Pour ce qui est de son état, il semble en plutôt bonne forme, bien que la crasse soit visible sur son visage mais il ne dit pas grand chose, pour ne pas dire qu'il n'a prononcé aucun mot depuis qu'il était réveillé, laissant son aîné gérer les discussions. Il pourrait presque ronronner, lové comme il était dans les bras de son protecteur. Mais son petit nez s'animait plutôt à la manière d'un lapin alors que Hugo reportait son regard sur le rouquin.

Endroit dangereux, qu'il disait ? Pour Hugo niveau dangerosité, rien ne valait Aildor. Mais comment allait-il réagir quand la naïveté de l'enfance rencontre la réalité ?


Thème musical de Hugo

"Parfois, ce sont ceux que personne n'avait imaginé, qui accomplissent des choses que personne n'avait imaginé"


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Tout ce qui est comme ça : <"Ce sont les pensées">
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Caprica
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Jeu 17 Mai - 7:05
Irys : 188377

“Opportunité. Occasion favorable pour saisir une déception.”

- Ambrose Bierce

Caprica ne sait pas si le roux dit la vérité ou s'il se réfugie dans le mensonge. La curiosité de la jeune femme est néanmoins amoindrie lorsqu'elle considère que la première option est la plus probable. Erran semble avoir répondu sincèrement si elle se fie au naturel qui armait ses paroles. Pour que le colis soit confié à un simple coursier c'est que son contenu ne doit pas être si important, finalement...

Elle observe à regret - et toujours à la dérobée - le paquet en lâchant un vague soupir. Il ne contient probablement pas le trésor qu'elle espérait. Mais il reste toujours une potentielle source de richesse. Et puis l'idée qu'elle ait perdu des heures sans aucune récompense à la clef ne lui plaît guère. D'autant plus qu'elle ne pourra pas éternellement se contenter de pain ou des biscuits qu'elle tient à présent en main. Elle s'empresse alors de remercier le rouquin d'un petit signe de tête accompagné d'un regard de gratitude.

Elle ne tarde cependant pas à déposer la boîte sur le sol. Là où les mains des deux frères pourront se saisir aisément de son contenu. Elle prélève d'ailleurs sa propre part de biscuits et en glisse un dans sa bouche et le reste dans la poche sale de son manteau rapiécé. Les saveurs qui explosent dans sa bouche lui font fermer les yeux. Ce repas est probablement le meilleur qu'elle ait eu le bonheur de goûter depuis bien longtemps. Elle manque pourtant de tout recracher lorsque les irys d'Erran font leur apparition.
"Non mais t'es pas bien?!" répond-t-elle instinctivement en récupérant le tas qui lui est dévolu. "Sortir des irys ici c'pas malin! Pas malin du tout!"
Exposer une telle richesse dans un lieu symbolisant la pauvreté relève de la plus pure des naïvetés. Ce n'est pourtant pas de l'agressivité qui teinte les propos de l'anomalie mais plutôt de l'inquiétude. Pour elle, évidemment. Mais aussi pour les trois autres jeunes qui lui offre ces instants de légèreté. Ils lui rappellent des temps plus heureux, où sa seule inquiétude consistait à nourrir un estomac vorace.

Elle reste silencieuse quelques instants, laissant d'ailleurs l'occasion à la Fouine d'exprimer son avis. Ce qu'il ne se prive d'ailleurs pas de faire. Elle, elle en profite pour sonder son esprit à la recherche d'un signe du Régisseur. Sa présence est toujours aussi vague. Ce qui lui laisse probablement le temps d'envisager sérieusement l'offre énigmatique du rouquin. Qu'attend-t-il d'elle exactement? Elle sait qu'il a les moyens de la payer. Mais le travail qu'il lui réserve est-il plus dangereux que celui qui consiste à voler le colis d'un adulte qui pourrait bien la tuer. Elle pressent que cet homme n'est pas du genre à pardonner une voleuse. Peu importe son âge. Ou, plutôt, l'âge qu'elle semble avoir...
"On f'rait mieux d'pas trop s'attarder ici!" glisse-t-elle finalement, contredisant les désirs de la Fouine. "Le p'tit s'ra bien mieux dans une chambre d'auberge qu'ici! J'vous parie c'que vous voulez que les autres vont pas tarder à s'intéresser au cont'nu d'ce sac!"
Elle suppose que l'argument aura fait mouche d'autant plus que sa véracité n'est pas bien dure à vérifier. Certaines personnes ont le regard résolument rivés dans leur direction. Et les autres échangent des messes basses qui ne promettent rien de très bon. Caprica, elle, se dirige déjà vers la porte à moitié défoncée qui marque l'entrée de la pièce.
"Vous v'nez?" leur demande-t-elle lorsqu'elle marque un temps d'arrêt. "J'sais pas vous mais..."
Elle ne termine pas sa phrase puisque'une détonation étouffée retentit à l'étage du dessous. Des claquements identiques retentissent après un bref instant, indiquant l'utilisation d'armes à feu. Des cris s'élèvent, animés par la colère ou la peur. Monsieur Renard s'agite à son tour et beugle un ordre que certains s'empressent de suivre. Un adulte vient claquer la porte qui représentait encore la liberté quelques instants plus tôt, condamnant le quatuor à endosser le rôle de spectateurs involontaires de ce qui pourrait bien être un règlement de compte.

Oui, cet endroit craint. Elle n'aurait pas pu viser plus juste...
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Erran Coldringer
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Jeu 17 Mai - 11:44
Irys : 279946
Profession : Livreur/Postier
Daënar +1
Erran savait que cet endroit n'était pas du tout bon à fréquenter, il les avait même prévenu qu'il ne fallait pas trainer ici. Les remarques de l'Hirondelle était surement expliqué mais cet endroit que tu montres des Irys ou non reste tout de même dangereux. Le danger n'est jamais inexistant. Il décida donc de se lever quand la jeune fille commençait à partir. Mais non...ça tourne au vinaigre.

Il fait preuve d'une grande réaction, directement, il fait comprendre à l'Hirondelle et La Fouine de le suivre. Il les amènera plus loin dans la pièce en essayant de ne pas trop attirer l'attention des hommes qui sont de toute façon concentrer sur leurs rivaux surement. Il les placera derrière une table en mauvaise état qui par des problèmes de sol est sur le côté, offrant une maigre couverture au petit groupe. La table était dans un coin de la pièce, une bonne cachette pour commencer.

La Fouine et l'Hirondelle pourront voir sur le visage d'Erran, dont le sourire a disparu, des traits bien plus sérieux et concentré, dans ses gestes, on pourrait presque comprendre qu'il veut les...protéger même si il doit y passer. Avec un peu de chance, les groupes de brigands s'entre-tueront sans même les embêter, espérons le.

Le règlement de compte semble continuer, des coups de feux, des cries, des bruits de meubles qui tombent, cassent. Un banal règlement de compte qui pourrait vite aller plus loin. Le jeune livreur espère sincèrement qu'aucun mal leur sera fait et de toute manière, il ne compte pas se laisser faire, il placera sa main droite sous sa veste, ses deux camarades pourront voir partiellement un revolver sous celle-ci quand il fait ce geste.

Les potentiels pensées des trois le concernant, l'importe peu. Il a donné trentes Irys, un geste qui pourrait faire passer Erran pour un gros riche ne faisant pas attention à la valeur de l'argent. Si il leur a offert cet argent, ce n'est pas par pitié. La Fouine est un informateur, l'Hirondelle fait des petits boulots par ci, par là. La Fouine et le Renard pouvait surement travailler ensemble, informateur et livreur, un bon duo pourrait se former. Concernant l'Hirondelle Erran a quelques idées dont il lui fera part dans un endroit plus tranquille.

La bataille fait rage alors qu'un homme s'approche de la table vers laquelle se cache le petit groupe. Il se penche par dessus pour regarder les gamins, il a un sourire pas du tout rassurant. Il regarde Caprica puis Hugo et son petit frère, il observe ensuite le rouquin.

- Qu'est-ce que vous faites ici les gamins ? Vous êtes perdu ?Dit-il sur un ton qui ne peut pas tromper, il n'est pas là pour leur dire simplement bonjour ou même les aider.

L'homme vient tapoter la tête de Erran, puis de Caprica, puis de Hugo. Erran regarde Hugo et Caprica, il cherche à connaître leur état d'esprit actuel, en lisant sur les traits de leur visage.


L'argent ne fait pas le bonheur quand tu as des gens sur qui compter.
Thème musical d'Erran

Il s'exprime en #ff6600

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Hugo Bittlesham
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Jeu 17 Mai - 14:10
Irys : 334239
Profession : Messager, informateur
Guilde 0
Quel que soit l'oeuvre d'un destin en place, Hugo s'en serait bien passé. Voila qu'une bagarre éclatait et que lui était là, avec Alban, accompagné de deux jeunes qu'ils ne connaissaient pas et dont personne ne se souciait, visiblement, sinon, ils ne seraient pas là. Pestant à voix basse, bien vite repris par le regard mécontent mais tellement adorable de son petit frère, Hugo se contentais du coup, de suivre le mouvement imposé pour rejoindre la cachette, certes provisoire et bancale, tandis que son regard, lui, se posait alternativement sur tout les coins et recoins de la pièce, dessinant le plan des lieux dans son esprit. Il y avait de quoi faire, mais rien qui n'aurait permis à Alban de le suivre, de toute manière. Il lui fallait un autre plan que l'habituel "Je passe par les fenêtres." et il le lui fallait vite.

"Hölt të"
Dit-il a l'attention du petit blondinet qui ne fît qu'hocher de la tête, en réponse aux mots de Hugo. L'avantage, c'est qu'à part Alban et Hugo, personne ne connaissait ce langage, ou dialecte, qu'ils utilisaient entre eux. Les deux frangins l'avaient travaillés ensemble, faisant tourner leur imagination respective pour former simplement de toutes petites phrases, des directives, et même des mots qui puissent leur permettre d'expliquer ce que eux ressentent sans qu'on arrive à les comprendres. Mais aussitôt annoncé, le blondinet vint fermer les yeux et se boucher les oreilles, se coupant totalement du monde. Pour Hugo, tout restait encore à faire mais maintenant qu'Alban était hors de danger, il pourrait avoir une plus large palette d'action. Ses doigts se refermant sur la garde de sa fidèle alliée qu'il sorti de son étui, tout en la gardant camouflée dans l'ombre formée par l'éclairage ambiant et sa propre silhouette.

Son cerveau tournait à plein régime tandis que le nez de la Fouine se retroussa légèrement. Cette sensation de malaise, il l'avait déjà ressenti et le jeune messager le ressentait à chaque fois que le destin reprenait ses droit. A chaque fois que son Architecte personnel provoquait la chance, ou plutôt SA chance, arrivait fatalement un moment ou il le payerait. Et ce moment arriva plus vite que prévu, alors qu'un homme se profila au dessus de la table, regardant les quatre jeunes, bien que la Fouine ne lui rendit aucun regard. Non, lui il était concentré sur autre chose. Combien de fois, à Aildor,avait-il du utiliser cette dague pour blesser quelqu'un, non pas gravement, mais simplement pour lui faire comprendre de le laisser tranquille ? Il ne pouvait pas les compter. Une chose est certaine, ici, Aildor ressemblerait presque à une paroisse. Au moins, personne n'avait l'audace d'importuner les plus petites gens, dans sa ville natale. Et par la, il fallait bien comprendre que cela désignait les personne n'ayant aucun lien avec quelconque gang et qui se contentait de servir la ville sans distinction. Des gens qui vivaient normalement, en somme. Chez lui, ces gens là étaient respectés, mais ici ? Cette ville le rendait presque malade.

Pour autant, la question ne trouverais aucun écho, aucune réponse, de la part de Hugo qui s'était, pour sa part, concentré sur les bruits. Pour que l'homme vienne ainsi, il était seul et ses camarades occupés avec d'autres. Hugo n'avait que deux solution. Laisser à l'homme plus de temps, au risque qu'il ai des renforts, ou bien profiter de la cohue qu'il ne voyait pas mais dont il percevait chaque son.

<"Talioth... Prêt à défier la chance ?">

Et le regain de chaleur dans sa poitrine ne vint que lui confirmer son impression. Il devait agir, et c'était maintenant. Taliöth le guidait de toute manière, alors rien ne pourrait tourner mal. Le petit coup de pouce de son architecte mineur viendrait peut être retourner cette situation. Du moins, c'est ce qu'il en pensait.  

"Ici les gars, il y en a un qui s'enfuit !"
Cria-t-il à l'attention des autres présents. Taliöth devait engranger sa chance. Et il n'aurait pas beaucoup de possibilité. Soit cela fonctionnait et l'homme se ferait tirer dessus ce qui, instant de surprise oblige quant ils s'en rendrons compte, permettrait à Hugo et aux autres de s'extirper de ce mauvais pas. Soit cela ne fonctionnait en rien et il aurait encore plus de problèmes. Quitte ou double, me direz vous ? Possible. Comme il est simplement possible qu'un simple battement d'aile puisse créer une bourrasque, à l'autre bout de ce monde plat. Chaque action entraîne ses conséquences, comme Hugo l'avait très bien appris.


Thème musical de Hugo

"Parfois, ce sont ceux que personne n'avait imaginé, qui accomplissent des choses que personne n'avait imaginé"


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Caprica
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Ven 18 Mai - 11:10
Irys : 188377

“La vie est faite d'imprévus, il fallait le prévoir!”

- Charles Bernard

Erran est le premier à réagir. Encore surprise, Caprica se contente de le suivre et se retrouve bien vite avec ses compagnons d'infortune derrière une table renversée. Un abri sommaire mais qui a l'avantage de dissimuler le quatuor aux regards. Ils ne peuvent pas espérer mieux en cet instant. Pourtant cette tactique reste largement tributaire de la chance. Et la chance a ceci d'irritant qu'elle est particulièrement volatile. Et rarement présente lorsque l'on a vraiment besoin d'elle.

L'anomalie trésaille à chacune des détonations lorsque ces dernières se font plus proches. Les bruits des corps qui tombent sur le sol, inertes, se mêlent aux cris et aux fracas du mobilier. Elle pose finalement le regard sur l'arme d'Erran et lui décoche un regard l'incitant à ne pas en user. Il semble toutefois rapidement évident qu'il ne souhaite pas non plus prendre part aux festivités morbides des lieux mais plutôt se prémunir contre le danger au cas où celui-ci viendrait à les menacer directement. La jeune femme ne peut qu'espérer que ce cas de figure ne se présentera pas. Et bien entendu, il se présente.

Elle relève les yeux vers l'homme qui les surplombe et qui se permet même de leur tapoter le crâne comme s'ils étaient d'adorables animaux de compagnie. Un comportement qui laisse Caprica plutôt perplexe et qui, surtout, ne l'incite guère à la confiance. Si elle n'a jamais tué, elle a déjà assisté à des règlements de compte. Et elle sait qu'en général, les personnes impliquées préfèrent éviter de laisser des témoins. C'est le cas à Dyen. Ça l'a été à Yeronkhii. Et il suppose qu'il en va de même dans la capitale des daënars. Cet homme, dans le fond, se réjouit d'avoir pu mettre la main sur des chatons qu'il lui sera aisé de supprimer. Son regard n'exprime d'ailleurs pas le moindre sentiment altruiste.

La main de l'adolescente se décale de manière à toucher le mur contre lequel elle se trouve. Elle doute que se fondre dans le décor l'aidera à échapper à une quelconque balle ou à un coup de lame. Mais l'instinct lui commande pourtant d'essayer. Ce qu'elle s'apprête à faire, donc. Elle se soucie peu que l'on sache qu'elle est atteinte du mal de la Magilithe en des circonstances pareilles. La prudence s'efface naturellement au profit du simple désir de vivre. Et pourtant la Fouine réagit avec une étonnante rapidité en tentant un coup de bluffe.

L'homme répond par une insulte tandis que des bruits de pas se rapprochent. Les détonations reprennent et un nuage de sang surgit du dos de l'intéressé lorsque plusieurs balles le transpercent. Le fluide carmin éclabousse le visage de Caprica qui reste un bref instant interdite avant de se saisir du fusil du défunt. Elle a déjà vu les armes a feu être utilisées et ça n'avait pas l'air si compliqué. Ne suffit-il pas de presser sur la détente?
"Tiens!" glisse-t-elle à la Fouine, déposant l'arme sur ses genoux. "Je m'occupe du petit!"
C'est l'altruisme qui guide ce geste. Et peut-être également l'égoïsme puisqu'elle confie le soin de tuer à d'autres. Et pourtant c'est un choix judicieux dans la mesure où elle se sent bien incapable d'appuyer sur la détente. Les dieux lui ont tant pris... Il est hors de question qu'elle leur abandonne son humanité. À eux comme à la magilithe, d'ailleurs!

Toujours est-il que les tirs reprennent. Le groupe attiré par la Fouine, ne sachant visiblement pas si les gens qui se cachent derrière la table sont des alliés ou des ennemis, décident de ne pas prendre de risque. Le bois explose et un trou se forme à quelques centimètres de la tête de Caprica. Ce qui ne fait que mettre en avant la précarité de leur abri...

L'anomalie décoche un regard à l'aîné des deux frères, le pressant de prendre une décision. Erran saura probablement se servir de son arme. Mais la Fouine est-elle prête à lui faire confiance pour veiller sur son cadet?
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Erran Coldringer
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Ven 18 Mai - 12:47
Irys : 279946
Profession : Livreur/Postier
Daënar +1
La stratégie de La Fouine avait fonctionné, la situation devenait tout de même difficile. Voyant les initiatives de l'Hirondelle, il décida quelque chose. La Fouine, le petit et l'Hirondelle n'était pas dans une bonne période dans leurs vies, ils n'avaient pas d'argent, ils n'avaient plus réellement de famille, ils étaient seuls. A la demande de la jeune fille pour s'occuper du petit, Erran pris donc une décision, il pris donc le fusil que celle-ci avait posé sur les genoux de Hugo. Une expression de son visage montre qu'il n'a pas envie d'en arriver là, il ne veut pas tuer, mais il est prêt à sacrifier une partie de lui même pour voir ses camarades en lieu sûr. Il venait de les rencontrer mais c'est dans ce genre de moment que l'on peut le mieux comprendre à quel point Erran est quelqu'un d'extrêmement gentil, prêt à sacrifier des choses pour voir des inconnus heureux, pour les aider.

Le groupe de personnes non-loin étant intrigué de savoir si des gens se cachent derrière la table, se fait rapidement surprendre par un nouveau groupe de brigand faisant irruption dans la pièce. Et c'est reparti pour un tour, visiblement les jeunes étaient tombé dans un règlement de compte et pas un petit. Des nouvelles détonations, des cries, ça ne s'arrêtera donc jamais ? Il fallait profiter de cette occasion.

Il regarde le fusil longuement, puis il commence à vérifier que l'arme est bien chargé, il vérifie l'état de l'arme, des gestes qu'il semble effectuer en se concentrant sur un schéma bien précis, on lui a appris à le faire, ça se voit. Ce n'est pas parfait mais soit. Il regarde ensuite Hugo, puis le petit, il les regarde longuement pour ensuite regarder Caprica. Il souffle un bon coup en fermant les yeux, il se prépare au pire. Va t-il devoir tuer ? Une grande question qu'il se pose silencieusement. Il les regarde avec un air protecteur.

Ses gestes sont guidés par un instinct de survie et une volonté de protéger. Il espère que ses camarades comprendront qui il est vraiment. La personnalité du jeune Renard ressortant dans le feu de l'action tel une lumière dans une salle sombre. Il posera son regard sur Hugo puis prendra la parole.

- Garde le petit avec toi, l'Hirondelle te suivra. Moi je vais essayer de....faire au mieux. Il y a une porte à l'arrière, personne ne devrait y être.

Il fera un signe de tête pour leur donner la direction, Erran restera derrière eux pour les couvrir. Alors que le petit groupe prend donc la direction de la sortie arrière, leurs bruits de pas étant couvert par les bruits ambiant de bagarre. Ils arriveront dans une pièce avec la porte en vue, le seul problème étant qu'une personne monte la garde. Logique après tout, ils couvrent toutes les issus pour empêcher les fuites. Erran pris donc les devant en faisant signe à ses camarades de rester discret.

- On veut juste sortir, on vous...

Il se fait interrompre par l'homme qui se retourne brusquement commençant à rapidement lever le canon de son fusil...


L'argent ne fait pas le bonheur quand tu as des gens sur qui compter.
Thème musical d'Erran

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Hugo Bittlesham
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Sam 19 Mai - 15:01
Irys : 334239
Profession : Messager, informateur
Guilde 0
Alors que la Fouine remerciait intérieurement son petit Serpent d'amour, le temps n'était pas au divertissement, ni même à l'attente, et il fut d'autant plus surpris de comprendre qu'une balle venait de traverser leur abri, s'écrasant au sol sans même prêter attention au fusil qui était mis sur ses genoux puis récupéré ensuite par le rouquin alors qu'un petit cri de peur s'extirpa d'entre ses lèvres. Il lui fallait un plan, et même s'il avait la certitude que son ami reptilien ai engrangé la roue de la chance pour lui, il allait commencer à douter de plus en plus sur le fait de lui demander des choses, vu que cela dégénérait assez souvent dès la demande exhaussée, ces derniers temps. Mais comme à chaque fois, Hugo préférait s'en remettre à l'intervention de quelque chose de supérieur, plutôt que de penser que ses propres capacités pouvaient lui servir. Et c'est dans ce cheminement de pensée qu'il repris conscience, une fois le groupe qui s'approchait d'eux, se vit intercepté par d'autres. La Fouine devait agir, que ce soit pour son petit frère, ou même pour ces inconnus qui risquaient leurs vie aussi, avec lui.

Alors que l'Hirondelle lui proposait de couvrir Alban, Hugo resserra ses mains sur la poignée de sa fidèle lame au nom atypique qu'il avait toujours entre les doigts. Mais alors que le groupe recommençait à bouger, suivant les indications du Renard, Hugo pris conscience d'une chose. La sortie n'allais certainement pas être aussi facile, et pour avoir déjà vu bon nombre de règlements de compte à Aildor, cette certitude ne fit que se renforcer encore plus lorsqu'il vit l'homme qui gardait leur seul chemin vers le salut. C'est en voyant qu'il se retournait que Hugo prit les choses en main.

Le canon de son arme s'élevant rapidement, l'homme pu voir Hugo lever un bras en l'air, pour montrer sa main désarmée. L'autre étant soigneusement posée sur son flanc, la dague tenue de manière inversée pour la cacher à la vue de l'Adulte. Serein ? Hugo ne l'était absolument pas. Qui le serait en ayant une arme pointée directement sur le visage ? Même s'il en avait l'habitude, Hugo faisait bien confiance aux autre pour une chose précise, appuyer sur la détente involontairement, sous la surprise. Et dans la situation, cela pouvait risquer d'arriver n'importe quand.

"On a rien a voir 'vec t'ça nous ! P'contre, c'tes potes qui s'font buter là-bas, p'les miens ... Moi j'veux juste prot'gé mes amis ... !"
En soit, ce n'était que la pure vérité. Mais ajouter et signifier que c'était ses amis au sein de la bagarre ne ferait que révéler une petite pique qui insinuait une possible couardise de la part de l'homme qui était loin de la bagarre comparé aux autres. Hugo comptait justement sur le sens qu'on certaines personnes à vouloir prouver qu'ils valent mieux que simplement garder une sortie sans se risquer à plus. Parfois,cela fonctionnait, parfois, non.  Tout était à voir, maintenant.

HRP : Dé:
 


Thème musical de Hugo

"Parfois, ce sont ceux que personne n'avait imaginé, qui accomplissent des choses que personne n'avait imaginé"


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Bolgokh
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Sam 19 Mai - 15:01
Irys : 300014
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Le membre 'Hugo Bittlesham' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Dé 10' : 1

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#2 'Dé 4' : 2


~ N'hésitez pas à adresser vos questions par MP à Asmigal, Khugatsaa ou Möchlog, ils se feront un plaisir de vous aider ! ~
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Caprica
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Mer 23 Mai - 7:09
Irys : 188377

“La liberté de l'Homme, c'est l'innocence.”

- Alcuin

Erran récupère bien vite l'arme qu'elle a confiée à la Fouine. Caprica, elle, l'observe avec un mélange de suspicion et de reconnaissance. Son frère, il y a longtemps, était semblable au rouquin. Il prenait sur lui pour préserver les autres de l'adversité. Un sacrifice volontaire et estimable. L'anomalie n'oubliera jamais tout ce qu'il a pu faire pour elle au nom d'un sentiment aussi noble que l'altruisme. Mais elle n'oublie pas non plus le prix qu'il a payé pour cette bonté d'âme. Le rouquin est-il lui aussi régit par le désir d'aider son prochain? Où se contente-t-il de garder l'arme pour amplifier ses propres chances de survie? Altruisme ou égoïsme?

Elle se garde toutefois de lâcher une quelconque remarque à ce sujet. Comment le pourrait-elle alors qu'elle refuse elle-même d'user de l'arme à projectile des daënars? Et d'une certaine façon elle se réjouit de n'avoir finalement pas fait de la Fouine une cible pour ces gens qui font pleuvoir la mort dans la demeure en ruine. Le fusil offre la possibilité de se défendre, c'est vrai. Mais il vous transforme également en adversaire potentiel. Erran en a-t-il conscience? Serait-il prêt à sacrifier sa vie pour des inconnus ou se repose-t-il sur l'optimisme? La réponse ne lui semble pas si importante. Et puis dans le fond elle est bien contente de pouvoir se reposer à nouveau sur une autre personne.

Toujours est-il qu'elle caresse machinalement sa main gantée tandis qu'elle se risque à jeter un regard par dessus leur abri. Il lui serait sans doute aisé d'en arracher un cristal, de le jeter par la fenêtre puis de se téléporter dans la rue en contrebas. Loin de ce capharnaüm mortel. Ce faisant, elle abandonnerait alors le trio à ses côtés. Mais elle vivrait. Encore un peu, du moins. Peut-elle décemment s'exposer au danger en ces lieux alors que la créature des dieux fait déjà peser nombre de menaces sur elle. La lâcheté n'a rien de glorieux. Mais elle a l'avantage de vous permettre de vivre un peu plus longtemps. La conscience est une chose précieuse. Mais la vie l'est davantage encore...

Les instructions d'Erran l'extirpent de cette considération égoïste et elle se contente de hocher la tête pour lui faire comprendre qu'elle accepte de les suivre et fermer la marche. Dans les histoires qu'on lui racontait à l'orphelinat, c'est souvent les personnes en queues de peloton qui se faisaient avoir les premières par les monstres. Mais les seuls monstres présent ici semble plutôt se situer devant. S'avancer la dernière, c'est amplifier ses chances de survie.

Cette vérité se manifeste quelques instants plus tard lorsque Erran attire l'attention d'un garde. L'arme qu'il lève dans leur direction la laisse interdite. Elle se fie un instant à l'espoir lorsque la Fouine prend les choses à son compte et tente de ramener l'homme a de meilleurs sentiments. Elle pressent, lorsqu'elle plonge son regard dans celui de l'intéressé, que l'argumentaire du noiraud n'a pas eu l'effet escompté. Et elle ne peut que fermer les yeux lorsque le coup part.

Elle ne ressent aucune douleur et c'est d'abord le soulagement qui prime. Elle vient d'obtenir un nouveau sursis. Et elle compte bien l'exploiter. Sans réellement réfléchir davantage ou vérifier qu'aucun de ses camarades n'est blessé, elle se rue en avant et percute l'adulte en y mettant toutes ses forces. Un acte dérisoire qui ne suffit même pas à faire vaciller l'homme. N'ayant guère eu le temps de recharger, il la saisit brutalement par le col avant de l'envoyer valser à travers la pièce. Caprica heurte sans grand délicatesse le mur fissuré, en face de la porte.

Elle ne peut qu'espérer que sa tentative dérisoire aura donné le temps aux deux garçons de prendre les choses en main. L'adolescente relève alors les yeux vers ses camarades...
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Erran Coldringer
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Mer 23 Mai - 11:57
Irys : 279946
Profession : Livreur/Postier
Daënar +1
C'est ce genre de rencontre qui peuvent rapprocher des personnes, ils sont ensembles à chercher une sortie de cette bagarre futile. Erran devait faire sortir le petit groupe de là, il a essayé d'expliquer les choses à l'homme face à eux mais quelle idée...Bien sûr qu'il n'allait pas écouter. Quand le jeune livreur vit l'homme lever son arme vers Hugo, il n'y a eu que quelques secondes, alors que Caprica fonçait sur l'homme pour tenter de changer les choses, le rouquin quant à lui aura sauté sur Hugo pour prévenir un potentiel tir pouvant l'atteindre. Erran utilise ses réflexes pour tenter de garder ses amis en vie et en un seul morceau. Mais à quel prix ?

La détonation de l'arme Daënar retentit alors que l'Hirondelle fonçait sur le brigand, une intervention qui ne l'aura que très peu affecté. Des actions qui se passent à une vitesse hallucinante ne laissant pas place à la réflexion, simplement à notre instinct de survie. La balle est parti en direction d'Hugo sur lequel Erran a sauté pour s'interposé et le plaquer au sol.

L'arme que Erran avait récupéré tombant sur le sol, alors qu'il aura lâché un vif gémissement de douleur qu'il aura cherché à camoufler, il roule sur le côté pour ne pas rester sur Hugo, il se tient le flanc droit en grimaçant et serrant les dents. Le jeune livreur est prêt à risquer sa vie pour des inconnus, il vient de le prouver. Il ne veut pas laisser des gens comme La Fouine ou l'Hirondelle souffrir. Le rouquin est touché au niveau du flanc droit, la main gauche posé dessus alors que du sang est visible, pas énormément pour le moment.

Le petit groupe entier étant à terre, ne laisse pas réellement place à une réaction pour le moment. L'homme qui vient d'ouvrir le feu sur des gosses les observent longuement. Il réfléchit surement à se qu'il vient de faire, il ne bouge pas laissant un temps de réaction à tous, mais le temps est précieux.

Le rouquin commence à rapprocher sa main de l'intérieur de sa veste, l'emplacement de son revolver. Il repense à cette fois où il a déjà était victime d'un tir, presque dans la même situation, il avait failli y laisser la vie ce jour là. Sa blessure actuelle n'est pas très grave, mais il ne faut pas trop trainer non plus. Les bruits de bagarre, tir, meubles qui volent et cries se sont dissipés laissant un calme glacial et morbide s'installer alors qu'une voix retentit dans l'endroit.

- Allez les gars ! On s'casse !

L'homme qui gardait la porte regarde les gosses, un instant pour ensuite prendre la fuite par la fameuse porte de sortie. Le cauchemar est terminé visiblement. Est-ce que l'Hirondelle est blessé ? Est-ce que La Fouine et le blondinet vont bien ? Des questions que se pose le rouquin, se souciant de son état en arrière plan. Il viendra simplement se trainer pour s'asseoir en s'adossant contre un meuble non loin. Le regard posait devant lui, les dents serrés, un semblant de sourire malgré tout.


L'argent ne fait pas le bonheur quand tu as des gens sur qui compter.
Thème musical d'Erran

Il s'exprime en #ff6600

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Hugo Bittlesham
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Ven 25 Mai - 16:04
Irys : 334239
Profession : Messager, informateur
Guilde 0
Le temps. Un concept bien étrange a partir du moment ou votre vie est menacée. Pour Hugo, c'est comme s'il s’allongeait soudainement alors que le doigt de l'homme venait presser la détente. Le bruit du coup venait résonner dans ses oreille avec force tandis qu'il voyait le feu du canon qui venait se concentrer pour sortir et expulser son projectile. Pour autant, c'en est la dernière image que le Messager aura, venant soudainement être plaqué au sol par Erran. On venait de lui tirer dessus, pourtant, il n'avait pas de mal intense ni rien et il fallait que le cerveau traite l'information de la chute également, envoyant les signaux de douleur suite à son câlin brutal avec le sol.

L'homme venait vraiment de tirer ? Ils n'avait donc réellement aucun scrupule ici ? Le cerveau du garçon saturait d'informations alors que tout semblait se calmer autours d'eux. Hugo n'en revenait pas du tout. Cela faisait très peu de temps qu'il avait quitté Aildor et qu'il était arrivé ici, mais pour autant, c'était quand même le jour et la nuit entre ce qu'il avait vécu et ce qu'il vivait maintenant. Le problème étant, il ne pouvait retourner à Aildor, pas après tout ce qui s'était passé là bas et surtout pas en compagnie d'Alban. Mais pour l'heure,Hugo se retrouve bien vite avec un petit blondinet qui accours près de lui, afin de vérifier son état tout en étant paniqué au plus haut point. Bien qu'essayant de parler, Alban, qui est bègue de base, n'arrivera qu'a prononcer quelques paroles totalement incompréhensibles, avant de serrer son grand frère entre ses bras, pour être certain qu'il aille bien. Ce a quoi Hugo répondit simplement par une étreinte douce, reprenant peu a peu contact avec le monde des vivants et l'instant présent.

Effectivement, tout se calmait autours d'eux et tandis que Hugo se relevait, il pouvait maintenant percevoir Erran, assis un peu plus loin, une main sur le flanc, et Caprica, allongée après s'être fait mettre au tapis précédemment. Sans attendre, il se dépêcha de se redresser, rassurant simplement le petit blondinet de sa présence tout en lui indiquant d'aller voir l'Hirondelle, pour s'assurer de son état. Quant à lui, c'est d'Erran qu'il s'approcha.

"Tu m'a sauvé ... Renard, merci ... Tu sais ou on peux aller pour soigner ça ?"
Alors qu'il pointait le flanc du rouquin de l'index, d'un air interrogatif. Il avait maintenant une dette envers lui, et une grosse en plus de ça vu que Erran venait de lui sauver la vie. Qui sait ou la balle aurait pu se loger ? Pour autant, il restait la, attentif à ce que lui annoncerait le rouquin.


De son côté, Caprica pourra observer le petit blondinet s'approcher d'elle puis s'abaisser à son niveau en se mettant sur ses genoux pour être à sa hauteur. Il la regardait d'un air curieux et intrigué, cherchant peut être à comprendre et à savoir si elle était blessée bien qu'il n'osait pas du tout lui parler, sans doute encore trop en état de choc pour que ce soit un minimum compréhensible. Mais il souriait, comme à son habitude, ce doux sourire enfantin naïf qui ne laissait qu'entrevoir la simplicité altruiste qui guidait le blondinet. Alban vint, d'ailleurs, tendre sa main à Caprica pour l'aider à se redresser, bien qu'elle aurait largement pu y arriver toute seule et peut être même encore plus facilement qu'avec son aide, mais il était quand même là, ne semblant même pas s'inquiéter le moins du monde de ces choses là.


Thème musical de Hugo

"Parfois, ce sont ceux que personne n'avait imaginé, qui accomplissent des choses que personne n'avait imaginé"


Couleur de Parole : #00ccff
Tout ce qui est comme ça : <"Ce sont les pensées">
Tout ce qui est comme ça : "Ce sont les paroles"

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Dernière édition par Hugo Bittlesham le Mer 6 Juin - 14:47, édité 1 fois
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Caprica
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Mer 6 Juin - 10:25
Irys : 188377

“L’amitié n’a de sens que si elle prête à se prouver par un sacrifice.”

- Sully Prudhomme

Elle ne peut guère agir. La scène semble se dérouler au ralenti, bien loin de son champ d'action. Caprica lève bel et bien la main avant de pousser un cri alliant surprise et désapprobation. Le coup de feu part et percute Erran. Mais ce n'était pas à lui que la balle était destinée. Un sacrifice? La noblesse de cet acte l'étonne tant il détonne avec l'atmosphère ambiante, empestant la mort et imprégnée de violence. L'anomalie ne parvient pas vraiment à comprendre l'action du rouquin. Mais elle n'en a pas besoin pour l'admirer.

Le sifflement dans ses oreilles finit par s'estomper en parallèle de la menace représentée par les adultes. Ceux-ci semblent abandonner les lieux bien trop aisément. L'adolescente sait bien que le quatuor qu'elle forme désormais avec les autres n'était pas la cible de l'attaque. Mais elle n'imaginait pas qu'on les laisserait vivre, libres, après la scène dont ils ont été témoin. Peut-être est-elle trop méfiante. Mais l'expérience lui a appris qu'il valait mieux s'abandonner à la suspicion qu'à l'espoir. Toujours est-il qu'elle ne peut guère se plaindre de cette accalmie. Reste à espérer qu'elle ne symbolise pas l'oeil du cyclone...

Encore sonnée, perturbée par les événements, Caprica a de la peine à se redresser. Elle remarque alors la main tendue dans sa direction et le sourire qui l'accompagne. Elle lui en décoche un en retour, dénué de l'éclat enfantin et encore innocent du blondinet. Mais elle refuse néanmoins son offre d'aide d'une main apaisante, souhaitant par dessus tout éviter de le contaminer. Elle sait bien qu'un simple contact ne suffirait pas à le transformer lui aussi et que le gant empêcherait d'ailleurs qu'il se produise. Mais elle se sent obligée de tout faire pour préserver cette incarnation de l'innocence qu'est le frère de la Fouine.
"T'en fais pas, j'vais bien!" explique-t-elle. "Mais c'est gentil!"
Elle garde son regard rivé dans le sien comme pour l'inciter à ne pas se préoccuper de l'ensemble de la situation. A-t-il déjà vu une personne blessée? La crispation sur le visage d'une personne frappée par la douleur? Elle imagine que ses conditions de vie ne l'ont pas épargné pour peu qu'elles aient été similaires aux siennes. Cela signifie-t-il pour autant qu'il ne doit pas être préservé de ce genre de visions. Erran semble aller bien. Ou, du moins, n'est-il pas mort. C'est encourageant. Mais caprica ne s'y connaît guère en médecine. Et s'il était finalement emporté par sa blessure?
"T'es sacrément courageux, tu sais?" se hasarde-t-elle. "J'aimerais bien être aussi brave qu'toi!"
Elle se retient de lui ébouriffer les cheveux, ne sachant guère si ce geste serait apprécié en plus de remettre en cause sa précédente décision. Elle décoche un regard inquiet vers Erran puis vers la Fouine, lui demandant d'un regard ce qu'il convient de faire. Elle est prête à emmener le gamin dans l'autre pièce, s'il le souhaite. Mais elle s'inquiète pour le rouquin. Elle suppose que son aide ne serait pas de trop. Mais tout ce qu'elle peut faire, pour le moment, c'est les faire profiter de sa maigre expérience du terrain.
"J'crois qu'y'a une sorte de dispensaire un peu plus haut, à quelques rues d'ici! J'sais pas s'ils peuvent soigner.... ça! Mais y pourront sûrement nous indiquer un endroit où s'rendre!" les prévient-elle. "Mais j'sais pas si on aura assez d'irys pour les payer..."
Ici peut-être plus qu'à Dyen, tout semble se monnayer. Même la vie! Elle n'a cependant pas la moindre idée du coût d'une opération ou même si on acceptera d'aider une troupe aussi hétéroclite que la leur. L'anomalie hausse vaguement les épaules comme pour inciter ses camarades à ne pas se faire trop d'espoir avant de remarquer de l'agitation dans la rue qu'elle distingue à peine à travers la fenêtre.

Les assaillants se sont regroupés devant l'entrée mais ne semble pas disposée à quitter les lieux. Ils tiennent des lampes à pétrole ce qui étonne d'ailleurs Caprica. Quelle est l'utilité d'en user en pleine journée? La réponse était déjà évidente. Mais elle ne peut plus l'ignorer lorsque les objets sont utilisés comme projectiles pour bouter le feu aux pièces du premier étage. Finalement on dirait que ces gens n'ont pas abandonné l'idée de supprimer les témoins...
"Les gars? Faut qu'on s'bouge! Et vite!"
Et comme pour appuyer ses propos, un mince filet de fumée commence à filtrer à travers le plancher, sous leur pied. Un mince filet qui, elle le sait, annonce des ennuis bien plus graves!
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Erran Coldringer
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Mer 6 Juin - 19:56
Irys : 279946
Profession : Livreur/Postier
Daënar +1
Il est assis contre un meuble, la main gauche posé sur le flanc droit. Son regard plongé dans le vide, un très léger sourire sur le visage, malgré de légères grimaces qui viennent perturber la joie habituel dont il fait preuve. A l'arrivé d'Hugo, il tournera son regard vers celui-ci pour lui offrir un sourire, vite rattrapé par la douleur. Il regardera son flanc en levant doucement sa main, son sac en bandoulière et son vêtement pour voir l'état de l'endroit, la balle est ressorti, le traversant de part en part et vu la trajectoire de la balle aucun organe vital n'a été touché. C'est une bonne chose mais ce n'est pas pour autant que le risque disparait.

Si il ne se fait pas soigner rapidement, il risque d'y laisser la vie. Il reposera sa main sur son flanc essayant de boucher les deux trous qu'il a dans le flanc, sa main couvrant celui de derrière et celui de devant c'est son poignet qui s'en charge, il fera pression dessus légèrement. Il regardera Hugo par la suite pour répondre à sa question.

- Ce serait bête que… tu te fasses trouer. Et puis t'as un p'tit gars avec toi. Faudrait pas qu'il... se retrouve tout seul.Dit-il en grimaçant légèrement entre certains mots.

Il jettera un petit regard vers les autres, jaugeant de loin leur états et fera de même en examinant La Fouine du regard. Il laissera un sourire de soulagement se montrer, tout le monde a l'air d'être entier et cela rassure Erran. Visiblement, il prend la santé et la sécurité de ses nouveaux camarades très à cœur, dur de savoir pourquoi.

- On peut aller à ma chambre...à l'auberge. C'est pas loin et...la gérante, elle connait un peu la médecine. Elle m'a déjà...sauver la vie une fois.

L'auberge en question est en réalité comme la maison d'Erran. Il y dort, il y mange, il s'y lave, il y vit enfaite. Tout ceci pour un maigre prix. Une chance apporté par la gérante de l'auberge qui apprécie Erran comme lui l'apprécie. Et en effet, cette femme est une médecin qui a abandonné sa carrière avant même qu'elle est commencé pour changer de vie et ouvrir une auberge.

Cette fameuse aubergiste et le jeune livreur se sont rencontrés tout bêtement grâce au métier de celui-ci, livreur. Il devait livrer quelques à l'auberge en question. Au final, le rouquin a fini par beaucoup travailler pour la femme. Ils se sont créé un lien particulier, c'est comme une maman de cœur pour Erran.

Mais voilà qu'un nouveau problème surgit...un incendie. Il fallait partir rapidement, Erran le savait. Il essayera de se lever avec l'aide d'Hugo si celui-ci lui fournit. Il fera de très jolies grimaces, ou pas. Il observera la pièce d'un vif coup d'œil. Mais pour le coup, il ne peut plus faire grand chose, sa vue étant un peu plus faible et donc moins alerte que d'habitude. Le Renard est blessé et il en est affaibli. Il se tiendra à Hugo si celui-ci accepte.

- On peut passer par la porte de devant...il y a le feu…donc il y a de la chance pour que pas mal de gens soient devant...Et les abrutis n'oseront pas tirer si il y a du monde...

Il a fait part de son point de vue mais il laissera les autres faire. Il n'est pas vraiment en position de force...


L'argent ne fait pas le bonheur quand tu as des gens sur qui compter.
Thème musical d'Erran

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