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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Vereist
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 Snow White Payback [Septembre 932] [July]

Hex Hekmatyar
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Jeu 24 Aoû - 16:34
Irys : 537768
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Ce n'était décidément pas le nombre de personnes ici qui risquait de rendre l'endroit étouffant loin de là.
Le bar se situait dans les régions les plus au nord de Vereist, et ce dernier était à peine plus qu'un bâtiment dans lequel on avait fourré des bancs et des tables d'Auberge. Rien à voir avec le bar que j'aimais fréquenter. Pas de cocktail spéciaux, pas de charmantes serveuses ni de sympathiques bastons d'ivrogne.
Non franchement rien à voir avec le Red Flag...
De dépit, je m'allongeai sur le banc que j'étais de toute façon le seul à occuper. Ma cape encore pleine de neige séchait lentement au coin du feu au centre de la pièce et il ne me restait que mon nouveau pistolet qui était solidement accroché à mes hanches. Le reste de mon équipement était posé à côté de moi, j'avais volontairement enlevé tout le brelage que je transportais pour pouvoir prendre mes aises. La table était encombrée de bouteilles vides et de cendriers remplis à ras bord.
C'était une mission des plus ennuyeuse... L'armée voulait simplement un rapport de situation sur la ville de Klumpen. Elle était notoirement connue pour être une zone classifiée, mais l'avantage d'être dans les opérations spéciales était que ce genre de petit détail nous venait vite aux oreilles.
Bref la mission était simple: se rendre près de la ville, tout en restant hors de portée de son atmosphère dangereuse, observer ce qu'il s'y passait et repartir.
Et le pire dans tout ça c'était que la mission était considérée comme très sensible... À croire que le gouvernement ne savait plus quoi classifier comme sensible.

Le seul souci était évidemment que cette région était difficilement accessible, le train s'arrêtait bien vite et les capitaines d’aéronef évitaient cette région comme la peste. Il ne restait donc qu'une chose à faire: marcher, encore et toujours et par ce froid en plus. Si on oubliait les prédateurs de ces régions, tout était presque simple.
D'un autre côté on m'avait promis une belle somme pour un simple petit rapport, ce qui avouons le était plutôt un travail facile.

Je levais un bras pour faire signe au patron, avant de hurler au travers de la pièce.

-PATRONNNN ! UN AUTRE RHUM !

J'en étais à quoi ? Troisième quatrième bouteille ? De toute façon je ne pouvais pas partir avant la fin de la tempête de neige, mieux valait en profiter. Comme j'étais le seul client pour le moment, l'homme déposa la bouteille devant moi, marmonnant dans sa barbe

-J'espère que vous avez de quoi payer.

J'eus un petit sourire en sortant une cigarette de ma veste avant de lui dire en mâchonnant le bout du tabac.

-T'en fait donc pas papy ! Tiens !

Je posais un petit tas d'Irys sur son plateau, suffisamment pour payer mes consommations et le service. Je n'en étais heureusement pas réduit à partir sans payer. Il n'empêche que j'aurai tout de même préféré pouvoir prendre une meilleure marque d'alcool. Mais bon j'avais comme l'impression de finir la cave de l'Auberge.
L'homme repartit en marmonnant quelque chose que je ne compris pas vraiment. Je haussais les épaules en poussant un profond soupir d'ennuis.
Décidément ce banc était bien plus avenant que les gens d'ici. Au moins je pouvais dormir sans qu'il ne cherche à me poser des questions.

-Raaaah mais pourquoi les gens sont aussi chiant ici ? C'est le froid ou ils naissent comme ça ?

Allez avec un peu de chance la tempête se calmerait bientôt
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July Lahry'Dryka
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Sam 26 Aoû - 0:51
Irys : 108435
Profession : Joaillière
Daënar 0
J'avais oublié combien il faisait froid dans les contrées du Nord de Daënastre. Ca faisait bien longtemps que je n'étais pas venue. Onze ans c'est long et voilà que je me retrouvais plus au nord que je ne l'avais jamais été. Ca avait été compliqué pour moi d'accéder à cette ville. Secret bien gardé, accès difficile, j'avais de la chance d'avoir grandie dans la région et d'avoir déjà entendu de ce repaire d'anomalies. C'était une légende qu'on raconte aux petits enfants et rares étaient ceux qui y étaient allés et encore plus rares étaient ceux qui ne mentaient pas sur ce qu'ils avaient vu.

La route avait été longue et fastueuse. Deux jours et huit heures de train, c'était terriblement ennuyant mais j'avais au moins pu acquérir des connaissances sur ma destination. Les livres avaient été mes amis. De ce que j'avais pu entendre avant de partir, Klumpen était un ramassis d'anomalies, contrôlé par l'Etat pour sa magilithe. Ca me dégoutait de savoir qu'ils fermaient les yeux pour des morceaux de pierre. Et de ce que j'avais pu lire, c'était un lieu d'une violence inimaginable. Je ne sais pas dans quoi je m'étais aventurée. Ma quête de connaissance sur la magilithe allait-elle trop loin ?

Après le train, j'avais loué un cheval qui certes était fait pour la neige et les tempêtes mais le climat n'avait tout de même pas été tendre. Lorsque j'étais arrivée, j'avais été stupéfaite par l'air vicié et le sentiment d'inconfort et d'étouffement ne m'avait pas lâché. Je suis arrivée à l'orée de la nuit et j'ai entendu des cris et des hurlements qui m'ont glacé le sang. Par réflexe, j'ai posé ma main sur mon poignard mais les vociférations étaient restées lointaines. J'étais allée à la taverne la plus proche. Je resterai là quelques temps. Je commençai pourtant à me sentir mal à l'aise dans cette citée que je ne connaissais pas. Surtout de nuit où je ne voyais rien, les dangers pouvaient arriver de toute part. Et puis, une tempête se profilait à l'horizon ce qui n'augurait rien de bon. Heureusement que j'avais trouvé un lieu où m'abriter, un refuge universel : une taverne.

J'entrai dans l'endroit, seul lieu allumé et à peu près sûr à la ronde. Un homme était en train de boire du rhum, à moitié avachi sur son banc. Il braillait qu'il voulait du rhum, encore du rhum. Il semblait avoir trop bu... Ou alors il était naturellement arrogant et prétentieux. Ou peut-être les deux.


-Raaaah mais pourquoi les gens sont aussi chiants ici ? C'est le froid ou ils naissent comme ça ?

Chiants ? Les gens ici se protégeaient et n'avaient pas le temps de jouer. Qui était ce gars qui semblait plus être ici par corvée que par envie ? Après avoir commandé une choppe de bière – il me fallait bien ça après la route – je me tourna vers le seul autre client que moi :

- Le froid, la naissance et... Les anomalies j'imagine.

J'avalai une gorgée de bière et paya ma boisson directement au comptoir. Puis, je me rapprochai de lui.

- Vous n'êtes pas d'ici vous.

C'était une affirmation. Il n'avait ni l'accent, ni la stature des hommes du nord.


Dernière édition par July Lahry'Dryka le Mar 29 Aoû - 23:31, édité 2 fois
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Hex Hekmatyar
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Sam 26 Aoû - 21:28
Irys : 537768
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Je pris une cigarette pour passer le temps l'allumant d'un petit geste sec avant de la caler dans ma bouche. Hm décidément ce n'était pas le lieu idéal... J'aurai peut être du m'approcher un peu plus de Klumpen, ça m'aurait éviter la marche... Enfin, quoiqu'il en soit, ce qui était fait était fait... Je laissais s'échapper une grande bouffée de fumée devant moi, maudissant cette tempête avant d'entendre quelqu'un me parler.
Ce quelqu'un n'était pas là depuis très longtemps et venais déjà m'emmerder... Super... Bon, c'était quoi... La milice ? La femme du patron ? Un inspecteur ou un mineur quelconque ? Dans tous les cas, je n'avais pas vraiment envie de parler à quelqu'un : ces terres sont assez sauvages pour vous dégoûter de toutes communications
Enfin, il n'était peut-être pas temps de faire l’asocial, discuter quelques minutes pouvait peut-être tromper cet ennui mortel, et ce ne serait-ce qu'un moment.

-Mmmmn né déjà ennuyant à mourir... à croire que l'UNE recrute tous ses fonctionnaires ici !


Était-ce correct de dire ça ? Surement pas et pour un soldat encore moins, mais le patron était trop absorbé par son nettoyage de verre pour prêter la moindre attention à ce que je disais. Je me redressais, remettant en place ma queue-de-cheval d'un geste de la main, ce dernier faisant doucement voleter mes cheveux blond cendré avant d'ouvrir un œil circonspect sur la jeune femme qui se tenait devant moi.
Bon que dire... Une scientifique peut-être ? Il n'y avait souvent que les scientifiques ou les gens trop curieux pour adresser la parole aux gens comme ça sans raison. Enfin la moindre des choses était d'y répondre. Je descendis un verre de rhum supplémentaire, la détaillant du coin de l’œil.
Des vêtements adaptés au froid, et de quoi se tenir occupé, elle venais sans doute là pour quelque chose de précis, car personne ne venait se perdre ici pour le simple charme du paysage.

-Non pas vraiment et toi que viens, tu faire dans cette contrée reculée. Ce n'est pourtant pas la saison touristique.

Quelque chose frappa mon attention, un petit détail, un simple petit mot qu'elle avait prononcé... "Anomalie". C'était bien simple personne n'était censé être au courant. Le dossier était sensible et les habitants avaient interdiction formelle de pénétrer dans la zone. Si une patrouille en attrapait un, elle avait même l'autorisation de l’exécuter sans autre forme de procès.
Je posais mon verre, resservant une généreuse portion d'alcool avant de me tourner vers elle.

-Anomalie, tu dis ? Tu sais beaucoup de choses là-dessus ?

Simple petite question innocente qui ne l'était pas vraiment, il y avait des rumeurs, certaines folles certaines vraies, mais je voulais au moins savoir si elle en savait "trop" ou pas. Je me tournais légèrement pour ne pas qu'elle voit l'insigne brodé sur ma veste, inutile de trop attirer l'attention dessus. Le patron lui était persuadé qu'il y avait une base secrète de l'armée dans le coin, si bien que la présence d'un soldat ne l'avait que conforter dans sa conviction. Pour elle, cela restait à voir
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July Lahry'Dryka
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Mar 29 Aoû - 23:29
Irys : 108435
Profession : Joaillière
Daënar 0
L'individu devant moi n'était pas du tout la copie conforme de ce que je m'attendais à voir ici. Il était relativement fin, n'avait pas vraiment le profil de l'explorateur baraqué prêt à affronter tous les dangers. Mais je me disais que si il avait réussi à venir jusqu'ici, il devait bien être capable de se défendre. Il n'en restait pas moins impétueux et arrogant mais les personnes avec qui parler restaient rare par ici et j'avais besoin d'informations et bien malgré lui, il allait m'en fournir ! Il me fallait une réponse face aux folles rumeurs sur cette ville. J'en avais entendu des conneries et elles rivalisaient toutes d'extravagance. On pouvait au moins accordé le mérite à ces colportages d'être inventifs.

Je m'étais bien préparée pour venir ici, je savais que ce n'allait pas être une partie de plaisir. Le temps d'un été, je m'étais entrainée un peu plus chaque jour et je savais maintenant manier les couteaux comme personne. Néanmoins, en combat, je ne valais mais j'étais quand même partie d'Alexandria. Il le fallait, je n'en pouvais plus de ressasser des mauvais souvenirs.

L'homme me demandait ce que je venais faire ici. Il est vrai que trouver une femme toute fine comme une brindille dans ce milieu, devait le faire tiquer. Mais je ne lui dirai rien de plus que ce qu'il pouvait deviner tout seul : j'étais en exploration. Mes raisons, mes motivations, je les gardais pour moi, j'avais trop fait les frais de raconter tout à tout le monde alors maintenant, je me taisais. Et puis, moi, je ne lui demandai pas ce qu'il venait faire ici alors, je n'avais aucune raison de lui répondre. Il fallait que ça soit donnant-donnant.

Le moment tant attendu vient quand il me demanda, tout innocent ce que je savais sur les anomalies. Il m'avait fourni les informations que je voulais savoir ! Je n'avais entendu que des rumeurs sur ce sujet et n'était pas sûre de ce que j'allais trouver. Je venais ici pour étudier l'aspect désastreux qu'avait pu avoir la magilithe sur une ville. Contrairement à Celeist qui, grâce à ses mines, s'était beaucoup enrichie, Klumpen était tombée bien bas.


- Je sais ce qu'il se dit, les rumeurs par-ci, par-là, mais vous venez de me confirmer que des choses étranges se passaient ici. Sinon, pourquoi m'auriez-vous interrogée ? En tout cas, je compte bien aller voir par moi-même ce qu'il se passe. Ou au moins m'en approcher.

Les anomalies me dégoutaient mais en même temps, je trouvais ça incroyable qu'une pierre puisse pousser telle un champignon sur un corps humain. Ce sujet malsain me passionnait morbidement. Je savais que ce n'était pas bien vu mais tout ce qui touchait de près ou de loin la magilithe méritait mon temps et mon attention. Je savais bien que je n'aurai pas le droit d'accéder à la zone mais je pouvais au moins m'en approcher le plus possible.


July parle en #0099cc
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Hex Hekmatyar
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Dim 3 Sep - 20:34
Irys : 537768
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Je l'observais, ne pouvant m'empêcher de lâcher un sourire totalement dénué de chaleur. Elle avait peut-être marqué un point, mon empressement à savoir ce qu'elle savait pouvait effectivement faire penser que quelque chose de louche se tramait ici, néanmoins je réussis à simuler un petit rire avant de dire:

-Il se passe des choses étranges partout ici ! Il y a quelques jours un matar à massacré une famille entière, mais à bizarrement épargné le vieillard de la famille, un homme est sortis du blizzard en jurant qu'il avait rencontré la mort. Les anomalies, s'il y en a ne seraient pas vraiment une nouveauté. Après tout, on est au bord du monde, ou du moins pas trop loin !


C'est vrai que la région était prompte à créer des petites légendes, après tout les hommes s’inventaient toujours des légendes sur ce qu'ils ne connaissaient pas alors qu'il y avait toujours quelque chose de logique. Toujours est-il qu'elle ne pourrait pas vraiment s'approcher de Klumpen. Enfin, si elle pourrait, mais de là à en revenir vivante ?
La compagnie de faction n'était pas vraiment connue pour laisser des gens s'introduire sur le site comme ça. Et comme ils courraient beaucoup de légendes, il en existait de nombreuses qui racontaient comment des gens avaient perdus la vie, prétendument tués par des bêtes sauvages.
L'avantage de certaines armes, c'est qu'elles ne laissaient pas grand chose des cadavres.

-Faites en ce que vous voulez, mais je vous conseille de rester loin de tout ça, ce serait dommage que vos proches vous perdent définitivement, la région est dangereuse.

Dangereuse et remplie de personnes déterminées. Le lieu était secret pour une bonne raison, si ce n'était pas le soldat qui se chargeaient d'elle ce seraient les malades de Klumpen et très franchement une balle était une mort miséricordieuse par rapport à ce qu'ils faisaient là bas. Ces anomalies avaient réellement perdu la tête, le cannibalisme était d'ailleurs la partie la plus humaine qui leur restait.
Parfois elles s'aventuraient dans le coin et si elles n'étaient pas repérées par les patrouilles, elles causaient de sacré dégâts dans la région.
Pire que ça ils créaient de nouvelles rumeurs...

-Et puis mieux vaut ne pas savoir ce qui peut se passer dans cette région, certaines légendes feraient mieux de rester ce quelles sont : des légendes.

Je pris un verre supplémentaire, récupérant mon étui avant de fixer tout mon matériel, vérifiant que les nombreux chargeurs que j'avais sur moi étaient pleins. Je fixais la jeune femme de mes pupilles grises, reprenant une cigarette avant d'ajouter.

-La vérité vaut-elle vraiment le fait de sacrifier sa vie ?

Ce faisant, je dévoilais sans le vouloir l'insigne de l'armée brodée sur ma veste. C'était intentionnel, mais ça mettait d'autant plus de menaces dans mes propos, pas forcément dirigées contre elle. C'était un avertissement : rester loin d'ici et oublier ce qu'on savait, car le gouvernement n'envoyait pas des militaires ici pour faire des avertissements sans fondements.
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July Lahry'Dryka
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Mer 6 Sep - 19:22
Irys : 108435
Profession : Joaillière
Daënar 0
Je portais toujours ma cape sur mes épaules et la redressai d'un coût d'épaules. L'individu en face de moi semblait vraiment savoir plus de choses que ce qu'il ne laissait paraître et il m'intéressait de plus en plus de connaître ce qu'il cachait. Etait-ce un habitué des lieux ? Un explorateur en quête d'action ? Un scientifique imbus de lui-même venu chercher un souffle de découverte ? Un bien curieux personnage en tout cas.

Je n'aimais pas ce qu'il me dit. Les dangers, toujours les dangers. Je m’interrogeai sur la vérité de la chose. Bien entendu, j'étais au courant des sombres histoires qui étaient véhiculées dans tout Daënastre mais la vraie question que je me posais, c'était si tout était un écran de fumée ? Les témoignages se contredisaient tellement que ma curiosité m'avait poussée à venir ici car tous avaient un point commun : la magilithe. Alors j'étais arrivée, poussée par mon envie de savoir mais si on me disait que j'avais fait le chemin pour rien, ça n'allait pas le faire ! Je pensais que les choses étaient largement surestimées mais maintenant, je ne pense pas et je doute de ma propre entreprise. Surtout que le jeune homme n'était pas en train de me rassurer avec toutes ses histoires. J'étais tentée de le croire mais je voulais voir par moi-même.


-La vérité vaut-elle vraiment le fait de sacrifier sa vie ?

Un soldat ! C'était un soldat ! Il avait bien caché son jeu en me dissimulant son insigne mais maintenant qu'il l'avait montré, mon opinion changeait du tout au tout. Je n'aime pas l'armée. C'est une institution que je trouve inutile sur nos terres, et encore plus sur les terres ennemies ou les guerriers sont de la chair à canon aux ordres de grands généraux ne se mouillant jamais qui restent bien au chaud. Ce n'est pas l'armée, ni la police qui m'a aidée lorsque j'étais enterrée six pieds sous terre, entravée par un gang. Ce n'est pas non plus les gendarmes qui m'ont sauvée des coups. Je les méprisais car je trouvais qu'ils n'étaient là que pour faire de la figuration et qu'on utilise l'argent de notre pays à ça m'énervait au plus haut point vu leur inefficacité. Autant faire le travail soit même, comme j'avais fait, c'était plus rapide et bien plus efficace.

- Un soldat... lançais-je d'un ton sans réplique et empli de mépris qui reflétait parfaitement mon état d'esprit.

Je pensais être dans la même galère que l'homme mais il n'était pas du tout à la recherche d'informations. D'ailleurs, pourquoi un soldat était-il aux alentours de Klumpen ? Une base militaire se trouvait-elle à côté ? Il me menaçait très clairement alors je devais être prudente. J'en avais déjà trop dit ! J'aurais du faire plus attention !


- Elle le vaut amplement. Pourquoi ? L'UNE serait en train de nous cacher des choses ?

Des mystères, encore des mystères.  La politique, quelle perte de temps ! Les dirigeants daënars ne m'ont jamais convaincu, ils étaient incapables de contrôler leur propre pays, les attentats le témoignaient bien. Cette discussion m'avait un peu énervée et je n'étais plus la fille un petit peu avenante du début, je m'étais bien renfermée. Je n'aimais pas être menacée, encore plus par un inconnu qui se prétendait gardien de la ville à cause de son travail. Certes, c'était son métier mais ses menaces n'étaient pas nécessaires.

- Je resterais seulement à l'orée de la ville. J'ai le droit à ça ?

Je vida ma choppe et le remit sur le bar avec un peu trop de force. Des gouttes giclèrent un petit partout mais je n'y fis pas attention, pas plus qu'au son sourd qui avait résonné un peu trop fort à mon goût dans la salle. J'étais plus occupée à fixer l'homme qui rassemblait ses affaires. Très bien, qu'il parte, je n'avais pas besoin de lui de toute façon.
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Hex Hekmatyar
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Jeu 7 Sep - 22:37
Irys : 537768
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
L'emblème lui fit naitre un dégout sur le visage qui ne manqua pas de me faire rire, bien sur que l'armée n'était pas aimée, mais nous n'étions pas là pour ça, d'autant plus que contenir les habitants de Klumpen pour les empêcher d'envahir le région restait la mission principale de tout les militaires présents ici.
Non très franchement cela ne me surprenait pas

-L'UNE cacher quelque chose ? Comme d'habitude, l'UNE envoi l'armée quand il s'agit de protéger la population, même s'il faut parfois faire des choses regrettable. Et si l'UNE voulait cacher quelque chose nous n'aurions pas vraiment cette conversation ici, mais plutôt dans une prison.

Ce qu'il se passait ici n'était pas vraiment caché, les rumeurs allaient bon train, et n'importe qui pouvait se renseigner sur ce qu'il s'était passé avant que la zone soit définie comme... sensible. Le pourquoi du comment ne m’intéressait pas, la politique étant un sujet qui ne m’intéressait pas, comme tout bon chien de guerre je suivais les ordres sans les questionner. Ils étaient déjà largement assez complexe comme ça.
Si bien que l'idée que la jeune femme s'y rende me fit légèrement tiquer. Nous n'interdisions pas vraiment la zone, le territoire était trop vaste, mais nous tirions à vu sur à peu près n'importe quoi pour éviter les débordement. A part les convois d’artisans prévu de longue date, il n'y avait pas grand chose qui passait dans la région. L'armée se chargeait de repousser les anomalies déséquilibrées et aussi quelques créatures assez étranges.
Je me mis à hausser les épaules en disant

-A l'orée de la ville, dans les mines, dans la ville... rien ne t'en empêche tant que tu ne te fait pas tuer sur le chemin. Je ne suis pas là pour t'empêcher de te balader ou tu veux, mais quand je disais que les abords de Klumpen sont dangereux, je ne disais pas ça juste pour te faire peur.

La compagnie à l'oeuvre à cette époque se composait d'un régiment de troupe de choc vétérans, de sacré bon tireur même s'ils ne nous valaient pas vraiment, je misais donc sur le fait que la jeune femme n'atteigne même pas la colline qui précédait la ville.
Il me fallut un petit moment et une cigarette pour prendre une décision, voyant la jeune femme se frustrer comme une enfant.
Finalement je finis par prendre ma décision, sa mort aurait risqué de faire encore plus de bruit qu'autre chose car au vu de ces manières et de ces vêtements elle n'était pas n'importe qui non plus.

-Je pars demain matin, tu peux m'accompagner si ça te chante, vu ton équipement tu n'es pas vraiment prête à ce qu'il y à la bas. Le principe est simple, je vais dans la ville quelques heures et je repars après rien trop long et de trop dangereux et si tu veux t'amuser la bas, ça ne sera pas mon problème.


Je pris un dernier verre, laissant la bouteille sur la table avant de partir lentement avant de lui faire un signe de main

-Demain matin princesse ! A toi de voir comment tu veux la jouer.

Je pris donc la partis de monter dans ma chambre ne redescendant que le lendemain matin, trouvant un réfectoire vide. Je pris une table pour étaler tout mon matériel, inspectant soigneusement mes chargeurs avant de les garnir. L'aubergiste m'apporta un petit déjeuner composé de pain et d'un peu de soupe réchauffée de la veille, pas franchement le summum du gout, mais idéal pour tenir par ce froid.
La quantité de munitions était beaucoup trop importante par rapport à la normale et n'importe qui se serait rendu compte que quelque chose clochait. Un petit tas de chargeur et de munition s'empilait devant moi, ainsi qu'une autre pile de balle que je finis par ranger des mes poches. Manquer de munition la bas serait surement aussi fatal que de se balader sans vêtements.
Je sortis mon laisser passé, ce dernier stipulant que je devais avoir mon insigne bien en vue si je ne voulais pas finir en passoire, et avec un peu de chance les hommes en factions comprendraient que j'étais accompagnés. Enfin allez savoir, les militaires sont parfois un peu... "obtus"
La jeune femme allait-elle venir ?
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July Lahry'Dryka
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Mer 13 Sep - 22:16
Irys : 108435
Profession : Joaillière
Daënar 0
Le soldat parut amusé lorsqu'il vit mon mépris pour l'institution qu'il appartenait. Il avait dû en voir d'autre. L'armée n'était pas appréciée de partout, ni par tous. Je ne devais pas être la première – ni la dernière – à le regarder de travers, il avait dû surement recevoir plus qu'une simple remarque. N'empêche, ma confiance déjà presque inexistante, disparut instantanément. Tous les soldats étaient connus pour répéter ce qu'ils arrivaient à savoir à leurs supérieurs. Tant pis je tombais dans les stéréotypes, la moindre protection prenait une importance capitale ici. Un simple élément pouvait nous retomber dessus quelques temps plus tard. Je l'avais appris à mes dépens, et ces temps-ci je l'avais presque oublié. Presque.

Le gars m'expliquait son rôle, le rôle de l'UNE en réinterprétant ses propres propos. Ce retour en arrière me surprit mais je prenais tout ce que je pouvais trouver. Je ne m'en trouvais plus menacée mais la confiance ne s'était pas installée non plus. Néanmoins, je percevais maintenant très clairement que je n'étais pas de taille à me défendre dans cette cité chaotique. Wendy m'avait certes donnée des cours et je connaissais quelques rudiments mais rien de bien efficace. J'étais aussi devenue plus forte et plus musclée mais sans techniques précises, je ne valais encore rien. Je me débrouillais avec un pistolet mais ratait souvent ma cible. Rien de bien fameux, trop de points où je pouvais perdre le contrôle.

Allais-je devoir faire demi-tour ? Je ne voulais même pas envisager cette possibilité. L'enjeu en valait la peine, mais pas au point d'en mourir par manque d'entrainement. La frustration était quand même très présente : le voyage avait été éprouvant et terriblement long, j'avais dépensé beaucoup d'argent dans un équipement de haute qualité alors tout ce gâchis était pire que tout. Même si je revenais. La colère envers moi-même était de plus en plus intense et je me détestai pour ne pas avoir assez pesé le pour et le contre de l'expédition. A force de minimiser les histoires abracadabrantes des gens que j'avais rencontré, j'avais oublié la vérité.


-Je pars demain matin, tu peux m'accompagner si ça te chante, vu ton équipement tu n'es pas vraiment prête à ce qu'il y à la bas. Le principe est simple, je vais dans la ville quelques heures et je repars après rien trop long et de trop dangereux et si tu veux t'amuser la bas, ça ne sera pas mon problème.

Je relevai la tête surprise. Il me proposait son aide ? Comment en étions-nous arriver là ? Un inconnu tenait à m'aider en m'accompagnant ? Je n'allais pas dire non ! Un soldat de fer était l'élite de l'élite, il n'y avait pas meilleur combattant. Avec son soutien, il y avait fort à parier que rien de fâcheux ne pouvait m'arriver. Et au pire, il ne serait pas loin : je n'étais pas assez folle pour m'éloigner menée ma petite vie tranquille. J'allais me cacher et analyser. L'homme, après avoir débité sa proposition, partit se coucher, en m'affublant d'un petit surnom que je n'étais pas sûre d'apprécier. Mais il était mieux que beaucoup que j'avais eu alors je l'acceptai ni plus ni moins et finit à mon tour mon verre. Je devais être dans la meilleure forme possible pour demain car bien entendu, j'allais venir avec lui ! Une telle occasion ne se représenterait pas deux fois.

Le lendemain, je fus prête aux aurores et c'est la tête appuyé contre mon point que j'attendais. La pièce était vide mais pour être sûre que personne ne parte sans moi, j'avais tenu à me lever tôt. Mes jambes se balançaient doucement dans le vide, mon regard trainant lentement dans la salle à la recherche d'un quelconque élément intéressant. Mais à cette heure-ci, tout le monde dormait encore. A part le soldat de fer qui ne tarda pas à être rejoint par toute son escouade. Je ne dis pas un mot, me contentant simplement de suivre mes compagnons pour un temps.

- Qu'allons-nous réellement voir ?

La question me trottait dans la tête depuis un certain temps maintenant. Toujours même. Les portes du très sélectif club des Initiés de Klumpen s'ouvraient devant moi dans un tourbillon de flocons de neige, de vent et de mystère. L'atmosphère parfaite pour le village de l'horreur. Mon pistolet se frottait contre ma jambe droite à chaque pas, mes couteaux chatouillaient ma jambe gauche et ma sacoche contenait tout un matériel de secours, plus un carnet de croquis. J'étais prête pour explorer Klumpen. J'espérai juste que l'homme à mes côtés ne me laisserait pas tomber. Les conséquences pourraient alors être dramatiques. Lorsque j'aperçus enfin au loin, les premières maisons du village, je ne pus m'empêcher de serrer les dents. Qui sait ce que j'allais découvrir ?


July parle en #0099cc
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