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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] Braquage Pourpre

Luciole Aldebarra
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Dim 13 Aoû - 16:32
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
Cela faisait plus d'une moitié d'année que j'avais quitté ma terre de Blumar, dans les lointaines et verdoyantes plaines du Tyorum, couverte de vergers rafraîchissants, de champs bourgeonnants de mile et une fleurs boutonnées, ma contrée d'une autre décennie, mon foyer, là où s'accumulent en silence les milliers de souvenirs dont j'étais l'hôte durant mon enfance, il y a de cela huit mois, ça fait un moment quand j'y repense...

Cela me faisait quelque chose, revenir à Skingrad, ville de mon enfance, mon premier crime, mon premier vole... A croire qu'il faut une première fois à tout. Mais cette fois-ci, il n'était pas question de vole à l'arraché, je vitrine brisée, je passais au stade supérieur, le grand spectacle ! Les cris de douleurs et d'agonie, les entrailles se renversants sur le sol pavé de pierres grisâtres et de sables volatiles, une vraie boucherie en perspective, c'est tellement excitant, j'en salive d'avance !

Mais mes délires sanguinaires devaient attendre, mon annonce avait visiblement porté ses fruits ! Postée dans un bar mal famé de la basse ville, un homme à l'apparence désapé y avait répondu présent, et visiblement, il avait de l'expérience... Pseudonyme révélateur, tenue désapée, il avait l'image parfaite que je me faisais des brigands connus et dont on entend parlé dans les journaux, mon aîné en quelques sortes. Ainsi, c'est dans cette cave faisant office de taverne pour ivrognes confirmés que je lui avais donné rendez-vous, afin de discuter, entre autre, et surtout plus tranquillement, de notre plan d'attaque et de nos futurs agissements. Notre cible... Une cargaison de billet en provenance de Alexandria, à destination de la non moins imposante banque de Skingrad, une cible de choix vous m'en conviendrez, mais je suis quelqu'un d'ambitieux, c’est comme ça.

Ainsi, je faisais vriller mon verre de liqueur de menthe du bouts de mes habiles doigts, attendant avec impatience l'arrivée de mon acolyte d'une journée, un futur allié en perspective, car ce n'était pas mon seul projet... Mais chaque choses en son temps ! Nous en reparlerons plus tard, je l'espère...

"Entraînez... Par la foudre ! Qui me draine et m'entraîne... Tel un éternel rouage, une magilithe, entre nos bras !", tels étaient les mots de cette chanteuse à la voix singulière qui faisait office de distraction de soirée.

Confortablement adossé à ma chaise de bois noir visiblement pourrit, je dégustais avec intérêt les étranges mets qui m'étaient proposés en ce début de soirée. Attendant, encore plus encore, les yeux fixés sur la chanteuse, l'arrivé de mon coéquipier.



Luciole s'exprime en #ff0000


Dernière édition par Luciole Aldebarra le Mar 31 Oct - 22:43, édité 1 fois
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Nätchakar la Gâchette
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Dim 13 Aoû - 17:22
Irys : 289952
Profession : Bandit
Daënar -1
Parfois on faisait le coup de trop. Celui qui poussait les milices à se sortir les doigts pour vous retrouver et qui poussait même les flics les plus flemmards à se retrousser les manches pour vous traquer.
La pression des forces officielles et des seconds couteaux avait poussé La Gâchette à fuir son foyer de Vereist pour quelques temps, histoire de se faire oublier. Habituellement il s'enfuyait un mois, revenait ensuite et reprenait ses activités dans une relative tranquillité. Cette fois-ci, cependant, il faudrait partir un peu plus: deux mois sans doute. Il fallait dire que ce tabassage d'un notable qui avait osé lui cracher son mépris au visage avait foncièrement agacé les représentants de Zuhause.

Heureusement, il pouvais toujours compter sur des vieilles connaissances du crime pour se trouver une occupation respectable pendant ses petites "permissions". Aujourd'hui, on lui avait conseillé de rejoindre un grand coup, un de ceux qui pouvait mettre à l'abri du besoin un homme. Par contre, les dits-contacts l'avaient aussi prévenus que l'organisateur était quelque peu... Jeune. Nät avait haussé un sourcil. "Jeune" ? Certes, le banditisme était un domaine d'activité qui laissait relativement peu de vieillards, mais qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir signifier?
En rentrant dans ce pseudo-restaurant miteux et en se faisant indiquer la personne ressemblant à la description sommaire qu'on lui en avait faite, Nätchakar compris. Il comprit et n'apprécia pas.

En prenant place à la table La Gâchette observa de haut en bas son nouvel associé. Un gamin, ni plus ni moins. S'asseyant, il soupira et plaça son fusil sur ses genoux, gardant ses pistolets à la ceinture.


-"Salut."

Autant prendre son temps. Utilisant son tire-flamme de poche, le bandit s'alluma un cigarillo, il adorait ces petites cochonneries. Le serveur, au moins aussi brutal que sa clientèle, vint prendre une éventuelle commande. Il choisit sans hésiter une omelette et une bière, de préférence moins pourrie que la table.
Une fois l'interlocuteur partit, Nätchakar planta ses yeux noirs dans le regard de son acolyte. Il fallait le jauger, le tester. Les jeunes étaient impulsifs, ils pensaient pouvoir rentrer dans un magasin et tirer sur tout le monde jusqu'à ce qu'on leur file la caisse. En bref, ils voulaient tuer sans être tués.

Pas de chance, ça marchait pas comme ça, pas dans le milieu.


-"T'sais à quoi t'attaques? Les indic' m'ont donné la cible, j'en croyais pas mes esgourdes... C'toi qu'a eu l'idée où on t'la soufflée?"

Avec avidité, Nät' tira une large bouffée de son objet de plaisir, transformant momentanément La table en un vaste fumoir. Le serveur lui apporta la commande. Rajustant sa veste de lin brun, le criminel commença, parlant la bouche pleine.

-"Fachile quat' ou cinq gardes, avec des gros flingues. L'cadenas du fourgon estch chans doute blindé... T'espècheres faire quoi, pour battre tout cha?"

La Gâchette déglutit et noya sa portion avalée sous une rasade de bière.

-"J'ai l'habitude des coups durs, petit, et je connais les ficelles du métier. Un coup comme ça, c'possible, mais faut d'l'expérience ou d'foie de cador. Alors dis-moi, p'tite graine de guillotine. Est-ce que t'as l'un ou l'autre?"


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Luciole Aldebarra
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Dim 13 Aoû - 18:42
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
"Salut."

Il prenait place sur la table, un vieux croûton, ni plus ni moins... Je m'attendais à un gars d'expérience, mais certainement pas à ça, entre négligence et oublie des bonnes manières, cet homme représentait tout ce dont j'essayai de m'éloigner, et puis, sérieusement, à quoi s'attend-il ? Un vieux comme lui... Ah ! La bonne blague, l’arthrose aura raison de ses mains avant même qu'il ne dégaine ses armes d'appoints, mais ainsi soit-il.

"Salut...", disais-je d'une voix calme et interrogée, tout en posant mon verre de liqueur verdâtre sur la table de crasse tapissée, certainement avait-elle été oublié par les serveurs à l'entrée, ou tout simplement était-ce l'idée de la maison ! En même temps, ça donne un certain charme, le charme de l'ancien, un charme qui s’accommodait très bien à mon interlocuteur, un véritable crasseux.

"T'sais à quoi t'attaques? Les indic' m'ont donné la cible, j'en croyais pas mes esgourdes... C'toi qu'a eu l'idée où on t'la soufflée?", disait-il d'une voix intéressée, tout en dévorant son omelette et sa choppe de bière, m'envoyant par la même occasion la moitié des morceaux de cette première dans la tête, il parlait la bouche ouverte, une véritable catapulte ce type là, ça me dégoûte.

A ces mots, un énorme nuage de fumée engloutit notre tablée, nous faisant disparaître partiellement du paysage de la cave. Une occasion en or pour discuter des choses qui fâche, notre plan d'attaque.

"Fachile quat' ou cinq gardes, avec des gros flingues. L'cadenas du fourgon estch chans doute blindé... T'espècheres faire quoi, pour battre tout cha?", me rétorqua-il d'une voix dont le ton ne me plaisait guère, son image de la jeunesse était visiblement brouillée, et je voyais pertinemment qu'il me sous-estimait. Mais attention à mon orgueil, je serai prêt à tout pour le surprendre.

"J'ai l'habitude des coups durs, petit, et je connais les ficelles du métier. Un coup comme ça, c'possible, mais faut d'l'expérience ou d'foie de cador. Alors dis-moi, p'tite graine de guillotine. Est-ce que t'as l'un ou l'autre?", ajouta-il dans un élan de parole étouffant, visiblement, il aimait se faire remarquer, ou peut-être essayait-il de m'impressionner.

"C'est bien moi qui l'ai remarqué, sur le trajet menant de Prorig à ici, deux abrutis parlant à voix hautes et titubants, visiblement saouls, m'apportant telle nouvelle entre deux gorgées de rhum pur, oui... Quant à mes atouts, disons que j'ai un peu d'foie de cador !", disais-alors d'un ton ironiquement marqué, avançant alors ma tête vers la sienne, plongeant mon regard émeraude dans le siens, un signe de provocation ? Je ne le pense pas, mais un message témoignant de ma détermination à en finir avec la milice de Skingrad, pauvres incapables...

"Au fait, je me nomme Luciole... Je suis spécialisé dans le combat à courte distance. Appelle-moi ainsi, et toi, c'est la gâchette, c'est ça, tu sais faire quoi ?", disais-je d'un ton énigmatique, après tout, il fallait bien que je fasse connaissance avec lui, une grande aventure nous attendait.



Luciole s'exprime en #ff0000
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Nätchakar la Gâchette
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Lun 14 Aoû - 1:22
Irys : 289952
Profession : Bandit
Daënar -1
L'omelette fût des plus satisfaisantes et, alors qu'il se laissait retomber sur le dossier de sa chaise, Nätchakar pensa qu'il n'avait plus fait un si bon repas depuis fort longtemps. D'un geste et n'écoutant que d'une oreille le gamin en face de lui, il envoya quelques irys au patron, histoire de payer tout ça. Dans la foulée, il commanda deux whiskies: un double pour lui, un simple pour le gosse. Le bandit garda le silence jusqu'à ce que les deux verres sales soient amenés. Le liquide ambré promettait une descente infernale...

-"La première qualité d'un bon bandit, c'est la descente, souviens-t-en."

Invitant son compète à trinquer avec lui, Nät' vida d'un trait son godet et le reposa bruyamment sur la table, ragaillardie.

-"Descendre le verre ou descendre un homme. Faut savoir faire les deux... La première qualité d'un bon bandit, c'est la descente..."

Tout ça paraissait être une blague de mauvais goût. "Spécialiste du combat à courte distance", c'était quoi la prochaine étape? "Spécialiste du combat dans les ruelles au couteau, bi-classé marronnage de gniouf"? Non, non, on voyait que c'était qu'un gosse qui se donnait des airs féroces. Si ce gamin continuait comme ça, il finirait avec deux balles calibre .10 dans le dos et on en parlerait plus. Le pillard tira une autre bouffée et soupira.

-"J'suis la Gâchette, t'as raison, j'suis le flingueur. Pas de distance avec moi. J'abats tout. J'fais des veuves avec mon six-coups ou mon fusil et on m'paie pour ça. Point."

Son visage grimaça sous la douleur d'une vieille cicatrice. Ses yeux noirs se fixèrent ensuite sur Luciole, d'un air un rien hautain, celui de l'aîné sur l'enfant.

-"S'tu veux survivre p'tit, souviens-toi aussi: dans la rue, au feu, y'a pas de "spécialiste". Y'a le Dédé qui peut survivre aux balles et y'a celui qui peut pas. Courte, moyenne, longue distance... Tous pareils. Tu les connais, les mecs qui font la garde ton fourgon? Parce qu'moi j'crois les connaître. On r'çoit souvent des offres de patrons qui veulent casser les grèves, surveiller les transports, protéger les usines... En bref, ces gars là sont comme moi. Des types qui égorgeraient leur meilleur ami pour une bonne bière."

Cette pensée le fit sourire. Bien sûr, il exagérait, il exagérait toujours... Il n'avait égorgé son meilleur ami que contre un bon whisky. C'était se moquer du monde de le tuer pour une bière! Y'avait pas de respect, et pourtant... C'était ça l'important: le respect.

-"Heureusement, les types comme ça, j'les connais. Ils sont habiles, bons tireurs et ils vendent chèrement leur peau... La leur, pas celle des autres... J'connais pas le coin où tu comptes attaquer, mais y'a pas d'doute: faut pas tenter l'affrontement direct. Faut les éliminer, un par un, les piéger comme des saloperies de rat. Ca s'ra dur et ils se laisseront pas faire. On y passera si on s'gourre... T'en es conscient de ça, foie d'cador?"


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Luciole Aldebarra
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Sam 2 Sep - 16:09
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
"S'tu veux survivre p'tit, souviens-toi aussi: dans la rue, au feu, y'a pas de "spécialiste". Y'a le Dédé qui peut survivre aux balles et y'a celui qui peut pas. Courte, moyenne, longue distance... Tous pareils. Tu les connais, les mecs qui font la garde ton fourgon? Parce qu'moi j'crois les connaître. On r'çoit souvent des offres de patrons qui veulent casser les grèves, surveiller les transports, protéger les usines... En bref, ces gars là sont comme moi. Des types qui égorgeraient leur meilleur ami pour une bonne bière.", disait-il... Comme si je ne savais pas ce qu'était la survie. Voilà maintenant huit longs mois que je parcours le monde à la recherche de connaissances, huit longs mois que je suis témoins des atrocités de ce monde, et que j'y participe activement, alors...

Entre deux répliques réductrices de la "Gachette", je décidai d'engloutir tout d'un coup le verre qui m'était proposé, un alcool pour le moins fort, mais dont l'arrière goût réveillait en Luciole des saveurs oubliées, celles de son enfance, les champs de Malt dans les contrées agricoles de Blumar, pensais-je sur le moment.

"Heureusement, les types comme ça, j'les connais. Ils sont habiles, bons tireurs et ils vendent chèrement leur peau... La leur, pas celle des autres... J'connais pas le coin où tu comptes attaquer, mais y'a pas d'doute: faut pas tenter l'affrontement direct. Faut les éliminer, un par un, les piéger comme des saloperies de rat. Ca s'ra dur et ils se laisseront pas faire. On y passera si on s'gourre... T'en es conscient de ça, foie d'cador?", enchaînait-il de plus belle.

"Ce convoi exceptionnel en provenance de la banque de Alexandria va faire une halte à celle de Skingrad, notre localisation actuelle... Malgré les grandes places et la densité de la population y vivant, nous avons l'avantage du terrain... Il y a aura quatre gardes, un à chaque angles du convoi, et trois personnes dans ce dernier ! Inutile de préciser qu'elles seront toutes armées jusqu'aux dents, sans exception possible, certainement des armes à feu, après tout, nous sommes dans le pays des technologies nouvelles, les armes à feu, ça les connait et ils n'hésiteront pas à nous faire sauter la cervelle ! La banque se situe quant à elle à côté d'une ruelle marchande, très prisée par la population touristique, il y aura certainement des témoins, mais à nous revient la quête d'être le plus rapide et discret possible, afin de ne pas faire plus de victime que nécessaire, ah, ah ! En ce qui me concerne, je pourrai me tenir sur les toits, afin de neutraliser les sentinelles en hauteur et toutes autres personnes susceptibles de nous déranger, et toi, quel rôle comptes-tu tenir dans notre hold-up ?", rétorquais-je à voix basse, afin de ne pas émietter notre plan aux oreilles des autres racailles présentes dans le bar.



Luciole s'exprime en #ff0000
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Nätchakar la Gâchette
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Dim 3 Sep - 19:56
Irys : 289952
Profession : Bandit
Daënar -1
Le bandit chevronné écoutait d'une oreille attentive les indications de son jeune compère et, pour tout dire, elles ne lui plaisaient pas des masses. Sept sentinelles armées jusqu'au dents et posté à des angles stratégiques et le tout dans une rue marchande... Un assaut direct amènerait une mort rapide et certaine, inévitable.
Clairement, la différence de nombre était un désavantage trop grand. Nous n'étions plus à l'époque où il suffisait de manier mieux la dague que son voisin pour emporter quatre larbins dans la tombe. Un adversaire, même inexpérimenté, n'avait qu'à pointer et appuyer sur la gâchette. Une seconde plus tard, la victoire était à lui. Et cela valait que le manieur soit débutant ou expert... Dans un combat de rue, l'entraînement comptait moins la chance et les réflexes.

Ensuite venait un autre problème, qui concernerait la fuite: en supposant qu'ils arrivent à éliminer les gardes et à emporter l'argent, la milice serait déjà arrivée ou sur le point de l'être. Dans une foule, elle n'oserait pas tirer, mais alourdit par le larcin il serait complexe pour nos compères d'échapper aux matraques plombées.
Et puis le point d'incertitude: la foule elle-même! Nous étions à Daënastre, un continent où se promener armer n'était pas si rare. Que se passerait-il si un citoyen se prenait pour un héros et décidait de leur tirer une balle dans le dos? Dans la cohue, il n'y aurait aucune chance de le repérer et il suffisait qu'il puisse placer un tir pour mettre fin à la vie de banditisme d'un des deux criminels.


-"Ouais... Laisse tomber la grand rue... C'juste un piège fermé à ciel ouvert. Dans c'genre d'affaire, t'es plus niqué quand t'es au milieu des pions que quand t'es en d'hors..."

L'artère principale étant à éviter, restait à faire changer le fourgon de direction. Pour ça, il faudrait causer un accident sur la voie principale suffisamment important pour la boucher pendant quelques heures. Cela forcerait la voiture à emprunter une artère. Là, le nombre serait moins significatif, la population serait moindre, la milice ne serait pas immédiatement présente... Oui, tout irait bien mieux!

-"Faut pas qu'on laisse le fric passer chez les marchands. J'resterai au sol et je foutrai un bordel monstre sur la route, ça f'ra partir l'engin vers un aut' chemin. Faut qu'on prévoit par où il ira, au moins un peu. J'doute qu'il y ait des gardes en hauteur, c'juste un transport de fric, pas le déménagement du coffre-fort central. Ensuite y'a un troisième problème: le cadenas."

Il est évident que les gardes à l'intérieur seraient "enfermés" avec le blé. Sans doute un des mercenaires avait-il la clé ou alors on la confiait aux responsables des banques eux-mêmes pour éviter tout vol durant le trajet. Oui, ce serait sans doute plutôt ça.

-"Et là j'vois un... Deux... Trois doigts... Trois solutions! Ou bien j'crochète la serrure, ou je prends la clé sur l'cadavre d'un gardien ou j'la fais sauter avec mon fusil. J'aurai pas l'temps de crocheter. J'aurai pas l'temps de chercher la clef, et encore, faut qu'ils l'aient, j'ai qu'une balle dans mon fusil par chargement. On va prendre l'dernière option."

Il soupira et regarda ses armes.

-"Voilà mon idée dans l'tout: J'bloque la rue principale, on les fait passer par la secondaire. Tu t'mets en hauteur, quand ils sont en dessous de toi tu balances deux tonneaux pour leur bloquer la passage. Ensuite j'débarque et j'en flingue autant que j'peux, tu fais pareil. Quand tous ceux dehors sont clamsés, tu descends pendant que je tire sur la ferraille. Après y'a les trois lascars à l'intérieur, eux ils vont faire chier parce qu'ils vont vider leurs flingues sur ma tronche quand j'exploserai la serrure. Si j'survis et que je me les fais... On embarque le fric et on se tire. Reste à savoir où et comment, parce qu'on aura la maison poulaga au complet sur le pif..."


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Luciole Aldebarra
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Sam 9 Sep - 21:58
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
"Voilà mon idée dans l'tout: J'bloque la rue principale, on les fait passer par la secondaire. Tu t'mets en hauteur, quand ils sont en dessous de toi tu balances deux tonneaux pour leur bloquer la passage. Ensuite j'débarque et j'en flingue autant que j'peux, tu fais pareil. Quand tous ceux dehors sont clamsés, tu descends pendant que je tire sur la ferraille. Après y'a les trois lascars à l'intérieur, eux ils vont faire chier parce qu'ils vont vider leurs flingues sur ma tronche quand j'exploserai la serrure. Si j'survis et que je me les fais... On embarque le fric et on se tire. Reste à savoir où et comment, parce qu'on aura la maison poulaga au complet sur le pif...", disait-il tout en soupirant brièvement, ce qui eu pour effet de me faire réfléchir quant à mon inexpérience, et l'hasardeux plan que j'avais pourtant mit du temps à mettre en place, mais soit... Je devais l'écouter, au risque d'y laisser la vie, une vie que je me démène à préserver malgré mes tendances quelque peu meurtrières depuis maintenant neuf longs mois, quel gâchis serait de trépasser dans si médiocres circonstances ?

"Bien... Je me plis à tes conseils, ils sont très certainement plus sages, après tout, rien ne me dit que mon plan fonctionnera, et ton idée de diversion du convoi me semble plus approprié à la situation.", rétorquais-je d'une voix joueuse et amuseuse, signe que ma méfiance à l'égard de "La Gachette" s'était estompée, je lui faisais à présent tout à fait confiance, mais attention, il ne suffit que d'un signe, un souffle de trahison pesant dans l'air poussiéreux pour que je relève ma garde, à bon entendeur.

Dorénavant repu, je décidai de quitter la table d'une traite, profitant du moment de calme pour glisser ces quelques derniers mots à "La Gachette", mon acolyte pour cette excitante aventure, mais non moins dangereuse... Rien ne me dit que je reviendrais saint et sauf demain soir, alors autant ne rien dire de désobligeant, et prier tous les Architectes sans exception, si toutefois je connais leurs appellations, mais soyons bref, il est tard, demain est un jours des plus importants alors... Je vais me coucher.

"J'y vais l'amis ! Mes performances risques d'être nettement diminuées si je ne dors pas, alors, rendez-vous devant l'auberge demain matin à six heure pétante, nous commencerons le travail.", disais-je tout en balançant d'une main nonchalante les quelques pièces qu'il me restait sur le comptoir de crasse dégoulinant, attrapant par la même occasion d'une main assurée les hanches de la serveuse aux yeux rougeâtre, la petite nouvelle, et l'embarquant dans ma chambre à l'étage, certainement pour trouver l'inspiration !



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Nätchakar la Gâchette
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Jeu 14 Sep - 22:29
Irys : 289952
Profession : Bandit
Daënar -1
Dormir? Dormir à quoi bon? Non... Non une bonne bouteille lui tiendrait compagnie le temps qu'il faudrait, il serait bien au chaud avec elle. Il embrassa le goulot de son mauvais alcool comme la gorge d'une maîtresse et vida un tiers de l'outre d'un trait. Oui, c'était bon et douillet, qu'il était bien...

A pas chancelants, il se dirigea vers la rue principale où aurait lieu l'attaque, enfin, le début. Les rues étaient faiblement éclairées par quelques lampadaires au gaz. Parfois un passant venait et, voyant Nätchakar déambulant de sa démarche hésitante, pressait le pas pour sortir de son champ de vision. Le bandit, lui, s'y voyait déjà, son cerveau embrumé par l'alcool reproduisait la scène qui allait se jouer et dont il serait l'acteur principal. Il y aurait là un marchand, un homme et son employé... Non, un homme et son fils qui l'aiderait... Il suffirait d'effrayer les chevaux pour provoquer un carambolage, peut-être des blessés... Ce serait facile, tellement facile qu'il en pleurerait sans doute.

Alors il les verrait, ces connards de la banque, ils soupireraient tous et se diraient que ça sera du temps non-payé en plus... Alors ils iraient dans la ruelle, là, juste derrière, avec un peu de chance il y aurait même d'autres personnes qui suivraient, et alors...

Les balles frapperaient, ils tomberaient comme des mouches. Le gamin et lui les descendraient un par un et eux, complètement bloqués, ne pourraient pas se protéger. Une embuscade parfaite. Encore des vies de volées, encore des vies de perdues, encore, encore, encore...

Alors, Nächakar s'effondra dans un coin sombre, fatigué, ivre-mort, complètement battu, comme tous les soirs, par tous les remords et tous les malheurs qu'il avait causé.


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Luciole Aldebarra
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Ven 15 Sep - 21:46
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
"Baam... Grinccccc... Bouh...", tels étaient les bruits fracassants le sol d'une onde sonore puissante au rythme saccadé, guidant ainsi l'ouverture de mes yeux curieux vers le plafond de pierre, noirâtre de la fumée infecte provoquée par les produits illicites et fumables inventés de nos jours, cigare, cigarette, calumet... Toutes ses cochonneries qui nous détruisent à petit feu, tel un cancer passager qui finit tôt ou tard par nous emporter, alors... A quoi bon ? A quoi bon se battre contre l’imbattable ? Ainsi, il est tout à fait légitime de ranger les armes et de se laisser partir, doucement, comme ses alcooliques squatteurs de ruelles dont la timide allure de cadavre trahit en réalité une mort prédominante. Mais l'heure n'est pas aux songes, même les plus philosophiques, j'ai affaire, et il n'est point dans ma nature d'arriver en retard, alors je dois me bouger, fuir cette étreinte torride qui me liait à ma partenaire d'un soir, au risque que cela ne devienne trop sérieux, ironique en un sens...

Me voilà debout, devant l'auberge de fortune, matériels opérationnels, attendant patiemment "La Gachette", mais je pouvais attendre encore longtemps... Qu'elle fut ma surprise quand je vis ce grand dadet d'une trentaines d'années pourrissant sur le bas côté de la rue, une bouteille d'alcool à la main, visiblement sous la vicieuse étreinte de la gourmandise de la vieille, mais soit, il faut y aller, nous avons une heure pour nous placer sur les lieux de l'opération, alors, excuses-moi...

"Hummm... Hummmm... DEBOUT !", criais-je d'un ton vif, afin de le tirer définitivement de ses rêveries sans attirer non plus foule autour de nos deux êtres, car... Cela mettrait en péril notre opération, dans un premier temps, et puis... Je n'ai pas non plus envie qu'il me descende froidement sous un mauvais réflexe de franc tireur, je tiens à ma vie, raisonnement paradoxal quand on pense à ce qu'il se prépare, mais soit...

Attendant patiemment une réaction, je recommençai à chantonner ces quelques airs mélancoliques que j'avais pu entendre la veille au soir, un petit passe-temps au combien amusant, témoignant de mon anxiété grandissante.



Luciole s'exprime en #ff0000
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Nätchakar la Gâchette
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Lun 18 Sep - 17:33
Irys : 289952
Profession : Bandit
Daënar -1
Les cris et les engueulades tirent le bandit de son sommeil avec une violence dont il était heureusement coutumière. Se retenant de claquer le petit impertinent qui le tirait ainsi de son repos salvateur, Nätchakar se releva puis s'étira, faisant ainsi craquer moult articulations endolories. Qu'avait-il pu bien faire la nuit dernière pour se retrouver là?

Quelques instants il regarda l'être à côté de lui. Qui était ce bonhomme déjà et pourquoi semblait-il le reconnaître? Il se gratta la tête. Ca allait lui revenir... Ah oui! Hier soir! Le bar! La mission! La banque! La thune! Le whisky! La poubelle!

Tout était clair!

Ce qui l'était moins, c'était la façon dont il allait se sortir de ce guêpier. Avec un soupir, il regarda le ciel. Ce serait bientôt l'heure mais il était encore tôt. Poussant de l'épaule son nouveau camarade, il envoya juste:


-"J'vais tâter le terrain, tu restes là."

Sans tarder, le criminel sortit dans la rue, rajustant ses armes au passage. Hum, la foule commençait à arriver et les premiers chariots et véhicules motorisés se poussaient sur le boulevard pour griller une ou l'autre des priorités, parfait. Décidant que sans son armement il serait quand même plus discret, Nät profita de l'inattention de la foule pour planquer ses trois pistolets et son fusil derrière un tas de déchets dans une ruelle attenante. Elle serait la planque idéale quand le moment viendrait.
Nonchalamment, il se fraya un chemin jusqu'à la banque. Constatant que le chariot blindé n'était pas encore là, il allait se retourner, un poil vexé, quand il le vit arriver à l'autre bout de la rue, pris dans la file. Bon, tant mieux, entre le temps d'arriver et de repartir, il y aurait de quoi se mettre d'accord.
Esquivant les crottes équines sur les pavés, La Gâchette rentra dans sa rue secondaire, retrouvant Luciole.


-"Bien, les gars sr'ont là dans moins d'une heure, trente minutes au plus rapide... Va prendre ton poste au-dessus, moi j'vais dans la gran' rue. Quand tu vois leur charrette et qu'elle arrive à ta hauteur, t'fais ce que t'peux pour les ralentir ou les arrêter. S'ils suivent pas l'chemin qu'on veut... On laisse tomber. Ca va pas la peine de mourir."


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Luciole Aldebarra
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Dim 1 Oct - 19:44
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
"Bien, les gars sr'ont là dans moins d'une heure, trente minutes au plus rapide... Va prendre ton poste au-dessus, moi j'vais dans la gran' rue. Quand tu vois leur charrette et qu'elle arrive à ta hauteur, t'fais ce que t'peux pour les ralentir ou les arrêter. S'ils suivent pas l'chemin qu'on veut... On laisse tomber. Ca va pas la peine de mourir.", disait-il d'une voix dont le ton me déplaisait guère, un soupçon de dégonflement pensais-je sur le moment.

"Bien, dans ce cas, mieux vaut ne pas tarder, je serai sur le toit de la maison de bleu pastel peint, à plus tard...", disais-je tout en disparaissant dans la foule grandissante de la rue où nous étions, il était tôt mais les premiers marchands étaient déjà sur les places, installant soigneusement leurs produits locaux sur les étaux de bois trafiqué, se battant pour savoir qui héritera du meilleur spot de foule et vendra le plus de vivres.

Fondant dans la foule tel un spectre affolé, je me dirigeai droit vers cette maisonnette mitoyenne bleuâtre qui faisait le carrefour entre la rue des marchands et une autre beaucoup moins accueillante, une ruelle dont la noirceur contrastait drastiquement avec la chaleur du marché s’installant dix mètres plus loin, mais c'était tout à notre avantage, quoi de mieux qu'un environnement défavorable et noirâtre pour éliminer la milice escortant le chargement. Entre la boue stagnante tapissant le sol pavé de pierres, la puanteur des déchets et autres défections de clochards, ce n'était qu'une question de temps avant de gagner le pactole, mais... Il restait bien un problème à résoudre... Comment détourner le chargement de sa trajectoire initiale ? Au fond de moi, il y avait bien une idée qui émergeait, mais était-elle la plus juste ? N'avais-je pas assez semé le mal derrière-moi pour réitérer de telles atrocités ? Je ne le sais point... Mais l'appât du gain était beaucoup trop puissant, et il n'eut fallut que de quelques secondes à Luciole pour perdre la raison, l'excitation lui était défavorable, l'adrénaline le transformait, la loup venait de rentrer dans la bergerie, rien n'était plus sûr, le destin était en pleine possession de l'avenir de ce fou.

Une fois face à cette maison, une dizaines de minutes plus tard, je pris place dans le coupe-gorge la longeant, un endroit bien étroit où j'avais préalablement installé une échelle afin d’accéder avec aisance à la toiture, l'état de cette dernière allait cependant être une grande découverte, et je n'étais pas à l'abris d'un effondrement des fondations à l'aspect très fragile, entre fissures murales et usages du temps, ma quête s’avérait de plus en plus complexe. Une marche après l'autre, je gravis les étages, l'esprit répétitif des différentes phases de notre opération, telle une éternelle comptine pour enfant, comme celles que me chantait ma mère durant ma jeunesse juvénile.

A présent, j'étais sur le toit et le panorama était impressionnant, pour un instant, j'étais devenu le maître de jeu, l'homme qui bouge les pions de son échiquier géant, le magicien aux multiples cartes, et... A peine eux-je le temps de finir ma phrase que mon objectif revint à mes mémoires, comme un orage frappant le sol pour prévenir l'humain d'un danger imminent. Je voyais la cargaison, elle était à dix minutes au plus de ma géolocalisation, je pouvais déjà voir les miliciens l'encadrer de part en part, imprenable forteresse de balles et de plomb. "La Gachette" avait quant à elle disparut de mon champs de vision, certainement cachée dans un tonneau de vin près de la ruelle croupie, à l’affût du moindre mouvements de foule.

Mais il était temps, si je ne déviais pas rapidement la cargaison, ce n'était pas dans la rue choisit, mais bien dans une rue marchande que notre butin allait élire domicile, bouchant la circulation définitivement, et rendant notre approche impossible, à moins que... "Non, je ne dois pas tuer des innocents ! Mais... Tout cet argent, je pourrai faire tellement de chose avec ! Alors... Pardonnez-moi mère. Ah ! J'entends encore cette voix, elle me parle... Et puis, qu'est-ce qu'une vie ? La vie vaut-elle une cargaison remplie d'argent ? Merde ! Je dois arrêter de réfléchir, ils vont tous mourir, Ah, ah, ah !".

Pointant mon pistolet courte distance vers la foule, je n'avais qu'une chose en tête, effrayer la foule, détourner l'attention des miliciens et ainsi, les amener à protéger le convoi en l'emmenant dans cette ruelle, la seule encore entièrement libre d'accès, l’arrière du convoi étant complètement obstrué par l'arrivée massive de nouvelles cargaisons venues du monde entier. "Ah, ah, ah... Ils sont fait comme des rats.", disais-je d'une voix moqueuse et doucement, fermant l’œil droit, puis le gauche, relevant le canon vers la foule préalablement localisée, bloquant ma respiration que plus encore afin de ne pas dévier de mes cibles. Ma tête était voilée de mon chèche noir, mais cela ne suffisait pas à dissimuler ma tête qui commençait doucement à ce faire connaître en ces lieux, alors... A quoi bon attendre ? Je ne choisirai pas mes victimes, ou plutôt, mon offrande. Ce sera mon pistolet qui guidera chaque détonations, jusqu'à ce que mouvements de foule et hurlements de fassent entendre, soulageant alors mes pulsions meurtrières, passion du sang, et autres joyeusetés dont je faisais office de réceptacle.  

"Pan ! Pan ! Pan ! Pan ! Pan ! Pan !", six balles venaient de partir, six vies volées au simple jugé de mon canon, c'est amusant en un sens, vous ne trouvez pas ? Et que dire des nombreux blessés qui suivront après cette débandade de chair humaine... Mon visage était révélé au grand jours malgré mes précautions, certains villageois m'avaient vu, du haut de mon perchoir pas si haut, alors, je n'avais plus qu'à aviser, l’opération n'était pas finit, nous devions profiter de la cohue générale pour en finir avec la milice.

Comme cela devait arriver, un soulèvement se fit sentir, des hurlements, et une vague humaine déferla vers le bout de la rue marchande, les gens se piétinant sans aucun respect ni règles de courtoisies, les cheveux au vent, je décidai de m'accroupir et de me diriger vers l'autre versant du toit, celui qui donnait vers la ruelle pourrie et répugnante choisit pour cet événement. Je pouvais déjà entendre certain fourbes s'y plonger par peur d'être bloqués dans celle d'à côté, mais soit, s'ils nous gênent ou espèrent rester ici l'esprit sauvé, ils se plantent, et je n'hésiterai pas à mettre un terme à leurs vies.

Des bruits de chevaux et de sabots retentissent entres les fronts des différentes bâtisses, certainement la grosse cargaison qu'on avait repéré il y a de cela deux jours avec mon informateur, je ne sais pas où est "La Gachette" mais une chose est sûre, je sens sa présence malsaine...



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Nätchakar la Gâchette
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Mer 4 Oct - 22:41
Irys : 289952
Profession : Bandit
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La foule se massait peu à peu et le convoi approchait. Nätchakar grimaça: deux cochers, un sur le toit, deux sur des renforts et probablement deux ou trois à l'intérieur. Les banquiers semblaient tenir à leur pognon plus qu'à leur propre vie. En tout cas, ça compliquait la tâche. La Gâchette compta les balles de son revolver rutilant, un Strauss calibre .38. Six douilles, une bonne précision, un recul convenable, une efficacité maximale contre les chairs. Pratique.

Bon, il avait après l'achat dû manger de l'eau pendant trois semaines, mais ce n'était qu'un détail.

En tout cas, la cargaison se rapprochait et même si l'embouteillage qui se profilait allait la ralentir, elle finirait par passer. Que faire... Que faire... Ah! Là, cet homme avec son attelage et ses caisses! S'il y avait moyen d'effrayer les bêtes... Oh et ici! Un marchand de vieux vins! Parfait, il ne restait plus qu'à les faire tomber sur la voie et le tour serait joué!
Sortant de sa cachette, le bandit se dirigea distraitement vers la rue, guettant l'occasion d'accomplir son dessein. Plus que quelques mètres... Trois... Deux... Un...


*pan**pan**pan**pan**pan**pan*

-"Oh merde..."

Quelques instants plus tard, ce fût la panique dans les rues: les gens se bousculaient, Nät fût projeté au sol et ne put s'échapper que de justesse aux dizaines de pieds qui se pressaient autour de lui. Des étals se renversèrent et c'est avec difficulté qu'il aperçut la charrette blindée se diriger vers la ruelle prévue.

-"Quand j'collerai la main sur c'putain d'gosse..."

Avec la rage aux lèvres, il sortit son premier pistolet et chargea droit devant, maintenant les mercenaires seraient sur leurs gardes et n'hésiteraient pas à faire feu. Ce serait à celui qui tirera le premier et La Gâchette aimait à penser qu'à ce petit jeu, il n'avait que rarement perdu, d'autant plus qu'il avait inspecté le terrain avant pour savoir où se cacher.
Ses craintes furent confirmées: à peine eût-il pointé son flingue vers ses opposants et tiré le premier coup qu'un déluge de balles s'abattit sur lui. Il eut tout juste le temps de se ruer derrière une caisse qu'une balle lui arracha un bout de peau à la joue et qu'une autre lui fit s'envoler le stetson. Un objet lourd tomba au sol, sans doute un des agents avait-il été tué.

Quelques tirs différents se firent entendre suivit d'un autre son de chute. Le gamin devait en avoir descendu un autre et maintenant les balles se concentraient sur lui. A ce rythme il allait se faire descendre, il fallait donner l'impression aux gardes qu'ils étaient encerclés par plus de deux hommes afin de les effrayer.
Affichant un sourire carnassier qui lui étira quelque peu la plaie, provoquant une vive douleur, le pillard saisit ses deux pistolets à silex et tira à l'aveugle un coup après l'autre puis tira au jugé de son fusil. Une nouvelle rafale partit vers lui et il eut juste le temps de se jeter à terre pour éviter une douille.

Manque de chance pour lui, une autre, sans doute d'un fusil un peu plus efficace, traversa les deux épaisseurs de bois et le contenu de sa protection, permettant à une balle considérablement ralentie de se ficher dans sa clavicule gauche. Sous la surprise il tomba au sol. Son épaule était hors d'usage mais il pouvait encore s'arranger avec son coude et sa main. En panique, il rechargea son barillet de revolver et gratifia ses adversaires d'un blessé de plus. L'équipage extérieur semblait abandonner l'attelage, mais à l'intérieur les agents, sans doute enfermés, vendraient chèrement leur vie...


-"Putain d'plan foireux..."


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Luciole Aldebarra
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Ven 6 Oct - 21:46
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
Je le voyais enfin, il était à seulement quelques mètres de la cargaison, cette dernière s'enfonçant rapidement et dangereusement dans l'étroite ruelle qu'on avait prit soin de sélectionner parmi tant d'autres, les roues balançant multitudes de crasses sur les murs des maisons, les paliers croupis de boues et de défections humaines, se fondaient alors dans ce paysage des plus calamiteux, là où nous devions agir, le lieu où tout pouvait basculer ! Une première pluie de balles se fît entendre, éternelle résonance dans mes fines oreilles, l'échos fracassant chaque façades jusqu'à donner un véritable concerto de sourdes musicalités. Il était donc caché, derrière ce vieux caisson de bois humidifié par la rosé matinale, dépourvu de son stetson criblé d'impacts de balles filantes et perdues, et s'enfonçant alors à son tour dans les méandres de la saloperie humaine, belle situation que nous avions là, mais soit... C'est tellement excitant !

J'avançai alors vers le bord de la toiture de tuiles rougeâtres formée, sûr de moi, pistolet à la main. A présent, devant moi, se présentait un milicien rusé qui essayait de contourner le lieu de la fusillade, certainement dans l'optique de bousiller le corps de "La Gachette", mon allié dans cette sulfureuse aventure qu'était le braquage, mais aussi mon initiateur... Il prenait ainsi l'angle mort de la cargaison dorénavant figée, afin de le surprendre par son flan, en passant par la ruelle parallèle, en vain....

Accommodé confortablement contre la cheminée du toit, je décidai d'ouvrir impétueusement le feu contre ce dernier, le faisant vaciller de toutes parts, il était un homme mort, un homme qui n'aura pu voir son bourreau avant sa sentence mortelle, son corps tombant raide, les genoux en premiers, sa tête fracassant le sol d'une raisonnante étonnante... Pendant ce temps, je rigolais, ma folie me faisait me sentir toujours plus intouchable, et pourtant, il n'eut suffit que d'une fraction de seconde pour que, à mon grand étonnement, une rafale me porta atteinte, explosant de toutes parts mon bras gauche partiellement mécanisé, ainsi que l'épaule de chair du même flan qui était visiblement surexposée. Ainsi, ce n'est pas un banal sifflement, mais bien un hurlement de douleur qui sorti de ma fine bouche, me faisant rapidement revenir à la réalité de la chose, nous sommes à deux doigts de mourir, devant nous se tiennent encore deux ou bien trois gardes extérieurs à la cargaison, et qui sait peut-être, une dizaine d'autres en son sein...

"Merde !", disais-je dégoûté à la vue de l'écoulement mon propre sang contre la ferraille décadente de mon bras gauche, terrible alchimie de cuivre oxydé, de fer rouillé et d’hémoglobine en action... Me rappelant des souvenirs dont j'aurai bien éclipsé l'existence en ces temps difficiles.

Les balles continuaient se fracasser la fragile structure de briques que formait la cheminée de la toiture, et il n'était qu'une question de temps avant que cette dernière ne cède et que je me retrouve à la vue de mes proies devenues assaillantes, des gens qui voulaient notre peau, indubitablement.

Alors que la rafale me ciblant s'estompait peu à peu, une autre reprit l'ascendant dans l'antre de la ruelle noirâtre, mes pensées allaient alors droit vers "La Gachette" , ce qui eut pour effet de me faire sortir presque instantanément de ma cachette, ne serait-ce que pour trois secondes supplémentaires, vidant en son intégralité les dernières balles de mon pistolet sur les ombres mouvantes décorant la cargaison, alors que ce dernier, visiblement touché une seconde fois plus et ceci, beaucoup plus sérieusement, se repliait difficilement derrière ce qui restait du tas de bois.

"J'crois qu'on les a eu ces putains...", disais-je à voix basse, serrant fermement les dents devant la douleur infligée par les plaies, alors qu'un nuage de fines particules de poussières se leva aux passages de charrettes beaucoup plus rustiques, dans l'affolement du moment. Soucieux du sort de mon compère, je décidai de fondre difficilement vers l'échelle qui m'avait permis d'atteindre le toit afin de prévoir les mouvements éventuels près de la sortie arrière de la cargaison, l'arme de poing dorénavant équipée sur la seule main qui me restait, j'attendais ne serait-ce qu'un mouvement de trop pour descendre de mon perchoir et égorger l’adversaire.



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Nätchakar la Gâchette
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Dim 15 Oct - 14:43
Irys : 289952
Profession : Bandit
Daënar -1
Le couvert fragile de Nätchakar commençait à tomber en pièces. Trou après trou, la protection de bois s'effritait et le criminel ne pourrait plus l'utiliser d'ici une balle ou deux. L'avantage était qu'avec la fuite de l'équipage extérieur, il n'en aurait sans doute plus beaucoup d'utilité. Pour autant, le plus dur était encore à faire, surtout avec sa clavicule gauche explosée. Bouger son bras était incroyablement difficile et même sa main le faisait souffrir. Il serra les dents sur une chique de tabac: il faudrait tenir.

En route, il ramassa le fusil du garde abattu: un fusil à verrou de calibre .10 et un pistolet trois coups de faible puissance. Parfait.
Attendant le retour de Luciole, le bandit jetait à droite et à gauche des regards inquiets alors qu'il réajustait sur sa tête son chapeau percé. Avec les gardes en fuite, la milice ne tarderait pas à arriver. La Gâchette ne savait pas ce que valait la soldatesque du Tyorum comparée aux semi-militaires de Vereist, mais à vrai dire il n'avait aucune envie de le savoir.

Il suait à grosses gouttes quand le gamin arriva et pointa son nouveau fusil vers la lourde serrure. A la seconde où il ouvrirait la porte, l'enfer se déchaînerait. Combien pouvaient-ils être là-dedans? Trois, cinq, huit? Impossible à dire. Peu sûr de la suite, il murmura à son compère:


-"Planque toi bien, petit. Dès que j'ouvre, c'est eux ou nous..."

Un puissant tir s'échappa du fusil et le criminel eut bien du mal à ne pas partir en arrière, devant tenir son arme d'une seule main. Le métal du cadenas explosa sans opposer de résistance et, après avoir remplacé la lourde carabine par un revolver, Nätchakar entrouvrit la porte...
Un pied botté le fit plus vite, le projetant en arrière. Il n'eut que le temps de ramper sous le carrosse avant que les gardes ne sortent. Trois... Quatre... Le pauvre Luciole allait passer sous le feu nourri. Planqué sous le fourgon, La Gâchette ne serait pas vraiment utile. Il lui fallait déjà sortir de là sans se faire tuer...

Tout ça partait bien mal.


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Luciole Aldebarra
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Dim 15 Oct - 21:25
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
Une fraction de seconde... C'est le temps qu'il aura fallu à "La Gachette" pour exploser cette serrure de pacotille avec son arme à deux mains utilisée que d'une seule par opposition à sa fracture de la clavicule des plus sanglantes et imposantes. C'est aussi dans ce laps de temps que les imposantes portes blindées du fourgon se sont grandes ouvertes, balayant mon compère contre le sol crasseux et noirâtre de la ruelle, lui laissant assez de temps pour traîner son faible corps sous le véhicule assaillit, me laissant seul face à ma chance et le fil de ma vie. Cette fraction de seconde qui, à mon grand malheur, ne me laissait qu'une infime marge de manœuvre, un soupçon de chance et de tentation que je devais provoquer, car après tout, j'étais aux portes de la mort...

"A terre ! Que personne ne bouge ou on tirent ! A terre !", hurlaient les quatre miliciens armés jusqu'aux dents, descendant les uns après les autres du fameux fourgon telle une fourmilière écrasée, plongeant leurs fusils meurtriers contre les personnes étant les plus proches de leur cargaison, à la recherche de leurs assaillants.

J'étais donc au sol, le fessier abîmé contre la fine lame de mon arme de poing que j'avais eu le temps de camoufler sous ma maigre carrure me blessant partiellement dans le bas du dos, face à l'un d'eux, je décidai de figer mon regard en direction du toit où j'étais posté il y a de cela cinq petites minutes, espérant tant bien que mal que ma technique de dissuasion marchera contre l'homme me faisant front.

"Ils était là-haut ! Je les ai vu Monsieur, ils vont tous nous tuer, regarder mon épaule, j'allais seulement chercher ma petite soeur à l'école ! Je veux pas mourir, j'ai mal, aidez-moi !", pleurais-je alors à mon tour tout en prenant soin d'afficher un visage des plus terrorisés et profitant de cette seconde de faiblesse pour laisser partir tout le stresse et l'adrénaline que j'avais stocké au début de la fusillade, ainsi que la douleur que m'infligeait ces impacts de balle sur mon épaule gauche.

Réel talent de comédien ou débilité accrue, ces miliciens n'auront pas mit longtemps avant de me tourner le dos, visiblement pas intéressés par le sort d'un citoyen mourant, et concentraient leurs attentions vers le fond de la ruelle où se trouvait juste avant "La Gachette" et vers le reste de cheminée où j'avais élu domicile avant ouverture de l'opération. Seul l'un d'entre eux semblait encore hésitant à l'idée de laisser le fourgon sans surveillance, mais devant la gravité des événements sévissant dans l'enceinte même de la ville de Skingrad et la tuerie dont était victime la population, le choix se porta bien rapidement vers l'appât du gain et de la gloire apportée pour avoir sauvé la cité.

Alors que des personnes continuaient d'affluer dans la sombre ruelle au nombre de dizaine, mon regard se concentra alors vers ceux de "La Gachette" qui semblait ne pas en mener large sous la carcasse qui lui servait de cachette, mais il fallait... Il était temps, nous aurons plus jamais telle occasion de nous remplir les poches ! Les miliciens commençaient à prendre le chemin vers le bout de la ruelle, pensant les assaillants en fuite, les quelques personnes encore à terre se levaient les unes après les autres afin de courir vers l'artère principale du marché, le bruit encore omniprésent pouvait masquer les derniers tirs nécessaires à notre suprématie, une occasion en or que je ne comptais pas louper.

Me levant discrètement et difficilement, je repris en main mon arme de poing qui venait de saigner le bas de mon dos plus sérieusement que je ne le pensais, puis, commençai à avancer vers le milicien le plus proche... Pas de loup et posture de voleur, j'espérai au plus profond de moi que mon compère éclaterait les deux miliciens les plus éloignés, me laissant assez de temps pour tuer le plus proche, et celui étant à mi-chemin entre la cargaison et le groupe de meneur.



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Nätchakar la Gâchette
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Sam 21 Oct - 13:02
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Profession : Bandit
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Comme d'habitude, c'était la merde.

Pourquoi s'en étonner, au fond? Cette histoire sentait le pourri depuis le début, Nät' n'arrêtait pas de se le répéter depuis les premiers échanges de tir. Son bras gauche, défoncé, ne l'aidait pas vraiment à penser sereinement à la situation, quel dommage qu'il n'ait aucun moyen de faire disparaître cette brûlure terrible qui lui faisait regretter de posséder encore une épaule.
Toujours était-il que l'heure n'était plus à la plainte mais à l'action. Toujours coincé sous le chariot, le bandit observa les gardes s'éloigner quelques peu, toujours alertes, et Luciole essayer de s'en rapprocher. Le petit con voulait encore faire le mariole à propos de sa "spécialité de corps à corps" apparemment...
Ca désolé un peu notre criminel, mais il devait admettre que seul survivant, ses chances de rester libre tombaient à zéro, pour le moment. Ce gamin était sa chance de s'en tirer. Au pire, il le laisserait en cadeau à la Milice pendant que lui-même foutrait le camp...

En tout cas, en vérifiant sa ceinture, La Gâchette eut la douloureuse surprise de constater qu'il ne lui restait plus que huit balles. C'était bien peu. Il chargea rapidement son six-coups et mis en joue la soldadesque. Le déluge qui s'ensuivit fût incompréhensible et le bruit résonnant sur le bois et le métal de la voiture, assourdissant. Avec un mal d'oreilles prononcé, Nätchakar surgit de sa cachette pour se précipiter à la place du cocher. Il hurla au passage à Luciole:


-"T'montes dans le coffre ou t'restes là, mais moi j'me casse!"

Il n'attendit pas plus de quelques secondes pour claquer les rennes des chevaux terrifiés et lancer la carriole en avant, porte arrière ouverte. Plus qu'à espérer que le gamin l'avait attrapée en route et réussissait à empêcher le pognon de se tirer. Les gardes n'étaient pas tous morts et certains interpellaient les assaillants ou tiraient dans leur direction. Autant dire que quand la voiture déboula dans la rue, elle fonçait comme si elle avait la mort aux trousses. Quelques passants furent d'ailleurs écrasés au passage, c'était la triste loi de l'existence.

En tout cas, aux hurlements suivis d'acclamations de la population, la Milice devait être proche. Effectivement, quelques gardes vêtus de rouge pointèrent leurs fusils vers eux, il fallut au bandit un réflexe inouï pour tirer dans leur direction et les faire reculer. Mais plus gênant, où aller, à cette vitesse? Il ne connaissait pas bien la ville... Espérant qu'on l'entendrait, il hurla;


-"Hé p'tit! T'sais où aller? On va s'faire buter à ce rythme!"

Certains civils semblaient déjà commencer à sortir leurs armes. La Gâchette n'aimait pas du tout les expressions du visage de certains, mais il allait trop vite pour s'en soucier réellement. Il en était persuadé: la curée ne faisait que commencer, il fallait rapidement trouver un moyen de se cacher...


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Luciole Aldebarra
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Mer 25 Oct - 13:30
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
"T'montes dans le coffre ou t'restes là, mais moi j'me casse!", m'envoyait-il d'une voix hurlante avant d'enclencher la terrible ruée des chevaux affolés par les échanges de tirs persistants depuis maintenant dix bonnes minutes, et enclenchant par la même occasion l'opération de fuite dont nous avions besoin pour nous sortir de cette situation des plus inconfortables, au risque d'y laisser des plumes, et plus si affinité.

Ainsi, je profitai de l'effet de surprise créé par sa furtive attaque contre les quatre miliciens pour fondre en direction de la charrette chargée d'une belle somme d'irys à n'en point douter. Mais ce n'était pas sans risques... Action et réaction, la pluie de balles ne se fît pas attendre, et les ricochets flambants en provenance des canons pouvaient encore avoir raison de ma personne et ceci, à tout moment. Mais tel était le risque, et je n'avais pas d’autres choix que de suivre cette canaille de "La Gachette" afin de confirmer tous mes efforts et éviter qu'ils ne soient réduit à néant. Il me fallait absolument cet argent, un argent qui permettrait d'assurer mon avenir dans ce monde, en outre, ma subsistance. Cette magnifique maison au centre du désert de Zochlom, mon attirail pour l'expédition d'Ekhlen, une somme des plus élevées devait me tomber du ciel pour pouvoir réaliser mes rêves, et je ne comptai pas la laisser fuir sous mon nez.

Une, deux, trois balles... Deux miliciens à terre, "La Gachette" avait un réel don de tireur, et il ne tenait plus qu'à moi de venir le rejoindre sur son traîneau infernal. Une vie définitivement volée tandis qu'une autre se débattait avec la douleur à deux mètres de moi, partiellement hors d'état de nuire, les mains contre son poitrail gorgée de sang frais, source de jouvence.

"Arrêtez-le ! C'voyou, voleur, qu'attend la Garde pour le mettre hors d'état de nuire !", hurlais-je alors à la grande surprise des deux miliciens qui s’arrêtèrent quand ils virent mon frêle être se précipiter dans le coffre contenant la cargaison, me voyant encore comme l'une des nombreuses victimes du malotrue se trouvant à l'avant de la charrette. Triste illusion mais terrible réalité, ils n'en menaient pas large quand ils virent que le triste petit adolescent blessé était en réalité un des précurseurs de cette terrible tuerie. Ainsi, j'affichai un large sourire des plus démonstratifs en leur direction, un sourire moqueur et très légèrement sadique, le côté gauche complètement explosé par les balles, la main droite les menaçant d'un tir imminent. Heureusement que la cargaison était bien attachée, nous partions à toutes allures tandis qu'ils commencèrent à dégainer leurs armes de précision en notre direction.

"Hé p'tit! T'sais où aller? On va s'faire buter à ce rythme!", entendais-je alors, tandis que de très nombreux rebonds se fît sentir au sein du convoi, des rebonds très certainement causés par le passage de la cargaison sur les passants affolés en provenance de l'artère principale de la ville, encore des vies volées au simple jugé de notre luxure, mais qu'est-ce que c'était bon... Des cris, des hurlements de douleurs et beaucoup de sang, c'était devenu mon quotidien, mais dans des circonstances pareilles, je dois avouer que c'était une première. Alors on continuait notre route, je pouvais voir les corps dépourvus de vie et ensanglantés entre les deux portières semi-ouvertes du fourgon, nous en étions à plus d'une dizaine de victime à quelques membres près... Me retournant vivement en direction du cache qui permettait la communication entre l'intérieur et l'extérieur du convoi, j'hurlais ces quelques mots en priant pour que "La Gachette" puisse l'entendre entre trois coups de fusil, notre dernière échappatoire en ces temps difficiles.

"Quand tu arrives au bout de l'artère prend à droite, la sortie Ouest de la ville se trouve au bout de cette rue, après on fonce direction la jungle de Carter et nous sommes sauvés ! Yah, ah, ah !!!"



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Nätchakar la Gâchette
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Ven 27 Oct - 16:52
Irys : 289952
Profession : Bandit
Daënar -1
Arriver au bout de l'artère, arriver au bout de l'artère, il en avait de bonnes lui, bien à l'abri dans son fourgon! Parce que ce qu'il ne voyait pas, c'est qu'au bout de l'artère une petite troupe de soldats était en position pour ouvrir le feu. L'officier, comme le précédent, leva son sabre et cria quelque chose qui devait ressembler à un "en joue!" suivi d'un "FEU" qui alerta ses quatre hommes qu'il fallait déchaîner la mort. Le sifflement des balles fût horrible et même si le premier envoi n'avait pas été correctement visé, sans doute trop loin et trop vite, le second ferait mouche.

-"Accroche les billets p'tit! On va faire une embardée!"

Nätchakar n'était pas très sûr de la signification du mot "embardée mais ça devait être ça. Tirant sur les rênes de toutes ses forces vers la droite, il poussa les chevaux à prendre un angle quasiment droite, ce qui eut le désagréable effet de désaxer momentanément la voiture de sa trajectoire et de l'envoyer trop loin, par inertie. Concrètement, la carriole s'envola sur un mètre et faucha un étale de poissons avant de se remettre sur sa piste et de suivre les chevaux dans une rue adjacente mais heureusement vide.

-"On va y arriver!"

La course était vomitive et le bandit eut fort à faire pour empêcher que son estomac ne lui sorte par la bouche. Mais après quelques zigzags, la sortie de la ville apparue bientôt et après, la jungle! La porte était bondée: impossible de passer! Le criminel n'eut qu'une seconde pour réagir: à côté de la muraille de la ville il y avait la voie ferrée pour les trains... C'était leur seule chance!
Sans attendre, La Gâchette frappa à bride abattue et coupa la circulation pour passer sur les rails. Les chevaux n'étaient pas sûr d'eux mais les œillères les empêchaient d'avoir conscience du danger. C'était bon! Ils étaient sortis de la ville! Enfin! Les premiers arbres apparaissaient devant eux ainsi que la route. Un étrange bruit fit se retourner le criminel...


-"UN TRAIN!!"

Effectivement, une puissante locomotive fonçait sur eux à toute allure. Tous les freins s'enclenchèrent bientôt mais l'ensemble allait toujours trop vite... N'ayant plus le choix, le bandit donna un coup vers la gauche, ponctué d'un:

-"AAAAAAAAAAAAAH!"

La charrette bondit sur les rails et détala sur la route pavée où les chevaux, sur un sol familier, purent courir à nouveau à leur vitesse maximale. La voiture fonça à toute allure sous le couvert des arbres. Il fallait s'enfuir avant que la chasse ne soit donnée... Une fois la situation un peu calmée et les chevaux au petit trot, Nätchakar envoya à son passager:

-"Toujours en vie? T'connais un endroit pour s'poser et se partager le magot? Faut qu'on s'sépare, ça s'ra plus facile qu'avec un gros truc comme le nôtre."


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Luciole Aldebarra
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Sam 28 Oct - 15:03
Irys : 171201
Profession : Croc-Mort - Bandit - Chasseur
Pérégrins -1 (homme)
"Boum, boum, boum !", Ça balançait à droite, puis à gauche, vers les portes, contre le fond de la cargaison... Mais que pouvait-il bien faire avec ses putains de chevaux, pensais-je sur le moment. Les portes du fourgon étaient dorénavant fermées, un seul virage en épingle aura servit à claquer leurs robustes compositions contre les différents crans permettant leurs fermetures. Heureusement pour nous, les miliciens avaient prit grand soin à attacher et sécuriser ces grands blocs de billets empilés les uns sur les autres et placés de telles manières que le poids était équitablement réparti de droite à gauche, c'est d'ailleurs pour cette raison que nous ne nous sommes pas encore renversés, et que la majestueuse faucheuse continue de nous courir après, et ceux, avec autant d'engouement et de détermination qu'au lancement de notre opération, ironique sort qui nous était réservé.

"AAAAAAAAAAAAAH!", entendais-je alors simplement, un hurlement bien distinct qui pouvait m'aiguiller quant aux péripéties que "La Gachette" devait gérer du haut de son perchoir de voiturier, et... "BAAAMMMM !!!", un bruit puissant, puis, des kilos, ou que dis-je, peut-être une tonne de marchandise qui se détachait de leurs sangles pourtant très bien ajustées au demeurant, allant jusqu'à s'écraser sur mon être, m'écrasant contre le sol métallique du fourgon et m'empêchant de me mouvoir durant la totalité du périple qui nous séparait de la porte Ouest de Skingrad jusqu'à l'entrée de la Jungle de Carter, notre destination, notre échappatoire.

† † † † †

Des minutes passèrent, et à présent, nous étions à l'arrêt. "Toujours en vie? T'connais un endroit pour s'poser et se partager le magot? Faut qu'on s'sépare, ça s'ra plus facile qu'avec un gros truc comme le nôtre.", me lançais "La Gachette" à travers la petite trappe qui servait d'intermédiaire entre nos deux placements. Il m'était difficile de répondre, la chute des blocs de billets avait finit d'éclater mon bras boulonné, ma tête avait violemment frappé contre le sol d'acier formé, j'avais les esprits ailleurs, dans les nuages comme on dit communément, mais je devais rapidement les reprendre, et, dans un élan de rapidité intense, me relever afin de répartir équitablement les blocs sur les chevaux et abandonner cette charrette démontée par la course poursuite qui venait de se produire dix minutes auparavant.

"Ça pourrait aller mieux, mais soit... On doit se bouger, ils vont pas tarder à se ramener avec les chevaux et la grosse milice. Aides-moi à répartir les blocs, nos chemins vont devoir se séparer plus vite que prévus, si on prend chacun un chemin différent, les troupes se sépareront et nous auront plus de chance de notre côté. La fuite en forêt nous gagnera plus que leurs grosses troupes décorées de drapeaux et froufrous à l’effigie de leur mère patrie !", criais-je tout en me décoinçant des nombreux décombres qui avaient été projetés dans toute la cabine, ouvrant alors les portes de la cargaison d'un coup d'épaule, malgré mes maigres forces, sortant ainsi d'un pas décidé sur le sol à la fois boueux et verdâtre, commençant le travail de chargement, et me préparant à détacher les chevaux de ce lourd fardeaux de métaux et de bois.



Luciole s'exprime en #ff0000
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Nätchakar la Gâchette
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Mar 31 Oct - 18:27
Irys : 289952
Profession : Bandit
Daënar -1
-"C'pas les gardes qui m'font peur, p'tit. C'est les proprios de c'pognon. On a beau dire, l'privé sait engager des portes-flingues aussi. J'le sais, j'en ai été un, pendant un temps."

Le souvenir de cette mâtinée de printemps devant les lacs à glaçons de Zuhause lui remontait, bien vivace. Il était encore jeune dans le boulot et s'était laissé convaincre par un patron de casser la grève de ses subordonnés en allant casser la gueule des chefs du mouvement. Aussitôt dit, aussitôt fait: Nätchakar et un groupe d'hommes de mains avaient prestement brisés des membres. Aucun mort à déplorer, évidemment, travail de professionnel oblige.
Pour en revenir au problème, La Gâchette se doutait bien que si le chariot bancaire avait pu être protégé par des hommes puissamment armés alors bientôt se presserait sur leurs talons une équipe bien déterminée à se débarrasser des gêneurs, en plus de la garde. Découpant un lambeau de sa tunique, il se fit un bandage au-dessus du trou qu'était devenu sa clavicule. Il grimaça: si elle s'infectait... Pas le temps de s'en soucier, si les hommes les rattrapaient, ils n'avaient plus les munitions pour les repousser.


-"J'ai que quelques sacs... On pourra pas tout prendre et pas moyen d'passer par la forêt avec l'chariot. Déjà qu'avec les chevaux ça va êt' coton..."

Détachant un "cube" de billets, il s'ingénia à en faire rentrer au maximum dans son sac, en donnant au passage à Luciole. Bien sûr, ils s'attelèrent d'abord à la belle monnaie, bien dodue mais pas trop, pour ne pas attirer l'attention. Il y en avait pour deux sacs chacun. Quand ils eurent fini, il restait encore un tas de pognon, mais le temps était quasiment compté, les poursuivants pouvaient arriver d'une seconde à l'autre.
Le criminel enfourcha sans tarder sa monture, serrant les dents pour ignorer la douleur, un sac de chaque côté. La route continuait encore sur quelques dizaines de mètres avant de tourner, ensuite ce serait sans doute la foire aux carrefours pour couper à travers les différentes parties de la jungle.


-"C'est ici qu'nos ch'mins vont séparer, p'tit. Si tu veux un conseil, planque ton pognon quelques temps avant d'le ressortir. Ils vont sans doute utiliser leur té... télég... Télégramme j'crois... Bref, leur machin pour faire passer l'info partout. Si tu t'pointes et qu'tu claques ton blé, ils te r'trouveront. Et on a pas buté tous les gardes, y savent sans doute à quoi on ressemble, alors fait gaffe..."

Sans tarder, il donna des coups de pieds aux chevaux restant pour les faire partir dans la forêt. Ils auraient sans doute pu les utiliser pour porter plus d'argent, mais ils seraient plus utiles ainsi. Être riche n'avait pas beaucoup d'intérêt si on mourrait juste après l'être devenu.

-"Du coup p'tit... Bon courage, j'boirai un verre à ta santé. Ah et avant qu'j'parte..."

Rapprochant son canasson de Luciole, il en profita pour lui mettre une énorme claque derrière la tête.

-'Ca c'est pour avoir manqué d'me faire buter, p'tit con! Arh arh arh!'

Le bandit donna un coup à sa monture, fit claquer les rennes et détala à travers le sentier puis s'engloutit dans les bois.

Il n'avait aucune idée d'où aller, mais quelle importance?


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