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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] Affaire sous silence,

Lauren Hill
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Dim 4 Mar - 11:56
Irys : 894825
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
La présence du milicien à ma porte eut au moins le mérite de me rassurer quelque peu. En cela, je pouvais être reconnaissante envers Catesby, car je n’aurais certainement jamais osé réquisitionner un agent de l’ordre simplement pour ma petite personne, que ma paranoïa soit justifiée ou non. Surtout en cette période… Un meurtrier se baladait tranquillement dehors et retenir toute la nuit ce pauvre homme assis devant la porte de ma chambre me parut bien égoïste.

Mais malgré cela, trouver le sommeil fut particulièrement difficile, sinon impossible. Avoir un esprit comme le mien pouvait être pratique par moment, néanmoins, se transformait en véritable bourreau sitôt la nuit venue. En général, il s’agissait d’un moment utile, me permettant de réfléchir posément, mon cerveau fonctionnant en tâche de fond. Beaucoup d’idées, souvent bonnes d’ailleurs, me venaient à ce moment-là… Seulement, cette fois-ci, l’angoisse et la peur me tiraillaient le ventre, si bien que seules des pensées morbides me venaient à l’esprit.

Je ne trouvais donc le sommeil que tardivement et celui-ci n’avait absolument rien de réparateur. Je me levais donc à l’aube avec une idée bien précise en tête, celle de me rendre à un certain lieu de rendez-vous, rencontrer une certaine personne.

Comme la dernière fois, je me munis d’une bouteille de whisky avant de me rendre à la boulangerie afin d'acheter quelques pâtisseries. Il suffisait de repenser à la maigreur d’Alyvesha et son goût prononcé pour l’alcool … et certaines drogues, pour comprendre le but de la manœuvre.

Je ne traînais pas dans les rues, marchant prestement afin de rejoindre au plus vite ma destination. Le sentiment d’insécurité probablement dictée par ma paranoïa n’avait fait que s’amplifier, même si les ténèbres de la nuit avaient laissé place à la douce lueur de l’aube naissante.

Il était donc tôt lorsque je franchis les grilles du parc sous le regard nullement impressionné du gardien tant il en avait pris l’habitude. Je n’eut pas à la chercher bien longtemps, Alyvesha se trouvait confortablement installée à ce qui était devenu “notre banc attitré”.



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Alyvesha
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Dim 4 Mar - 12:00
Irys : 345642
Pérégrin 0
C’est le petit matin, et Alyvesha traîne dans un parc où elle va rarement. Elle est venue quelques fois, mais jamais à cette heure, jamais pour ça. Pas encore, tout du moins. Elle scrute les gens qui passent avec un regard mauvais, et la plupart font un détour pour éviter de trop s’approcher de ses yeux et de leur regard noirs. Pour ce qui semble être la centième fois, elle passe la main sur son avant-bras, surprise, encore et toujours, de le sentir couvert de chair de poule. Quelque chose…

Finalement, elle s’engonce dans ses frippes et s’appuie au dossier du banc auquel elles se sont donné rendez-vous, avec Lauren Hill, journaliste curieuse et surtout capable de multiplier les Irys dans la poche d’Aly. Un pouvoir des plus passionnants. La perspective de l’argent lui remonte derechef le moral, tout comme ce qu’elle va pouvoir en faire. En passant dans le parc, une silhouette jette un œil dans sa direction puis infléchit sa course vers elle.

Quelques pas de plus suffisent à Aly pour reconnaître Lauren, à qui elle adresse un petit signe de la tête.

« Bonjour, Alyvesha, entame-t-elle.
- Salut, Lauren.
- Quelque chose à vendre ?
- Ouais. »

Elle se pose quelques instants, réfléchit. La criminelle note au passage le bleu à la mâchoire. Tout le monde a pas une vie facile, heh ?

« Le plus simple, ça va être que j’raconte ce qui s’est passé cette nuit. J’me promenais tranquillement dans les bas-quartiers, à prêter l’oreille et observer ce que faisait le gang d’Haraa. Rien de bien intéressant de ce côté-là. Et comme ma bourse est plate, et mon ventre aussi, j’me suis dit que j’allais recourir à des méthodes plus… directes pour trouver de l’argent. »

Elle hoche la tête. Elle a l’air un peu fatiguée.

« Du coup, j’ai continué à me promener, mais cette fois du côté moins organisé par la pègre des rues. Là, tu trouves ce qui est vraiment désespéré, et surtout tous les indépendants. C’est encore le mieux pour ce que j’avais en tête. »

Elle hausse un sourcil interrogateur.

« Attends, attends. Les cibles idéales, c’est les clients des putes. Pas tous, hein. Certains sont brutaux, dangereux. Mais y’a toute une frange constituée par l’artisan médiocre, l’ouvrier fauché, le bon père de famille pas si bon finalement. Généralement, ils font de bonnes victimes. Ils culpabilisent, veulent pas de conflit, juste se vider les couilles, tu vois ? »

Elle a l’air subitement plus intéressée. La promesse d’un peu d’argent se fait plus forte, mais Alyvesha est toute à ses souvenirs, et revit la soirée le regard dans le vague.

« Bref, j’observe un peu le ballet des clients et des vendeuses, et j’en vois un qu’a l’air prometteur. J’ai oublié de dire, mais y’a un genre particulier, le genre qui assume pas. C’est un peu du voyeurisme, ou des types qui se sentent pas capables d’aller jusqu’au bout. Bon, d’expérience, à un moment, ils y vont. P’tet que leur couple bat un peu de l’aile en ce moment, ou un truc comme ça. J’suis pas vraiment intéressée. Mais j’en vois un qui traîne, bien sapé, grosse sacoche. Il a une capuche qui lui couvre le visage, mais on dirait qu’il garde les yeux fixés au sol, tu vois ? »

A nouveau cette putain de chair de poule.

« J’accélère brusquement pour le doubler par une ruelle parallèle, et j’ressors devant lui. Là, classique, pas très recherché, j’le bouscule violemment, puis j’me retourne pour l’insulter et commencer à l’embrouiller. Normalement, un peu de pression et le gars craque, lâche des pièces et rentre chez lui en deux-deux, tu vois ? Et sinon, c’est un bonhomme lambda, j’sors mon couteau et c’est tout comme. »

Elle est un peu essoufflée, maintenant, aussi bizarre que ça puisse paraître.

« Le coup d’épaule a fait tomber son capuchon, et il me regarde avec ses yeux là… Comme s’il me soupesait, m’examinait, mais pas comme une personne. Comme un cheval, p’tet, ou un morceau de viande. C’est dur à expliquer, et ça va paraître vachement con, mais à force de vivre là où j’vis, j’fais confiance à mon instinct. Et là, mon instinct, il m’a dit de m’barrer. Donc j’ai fermé ma bouche d’un coup, murmuré un pardon et j’me suis tirée. »

Elle inspire un grand coup.

« Des types louches, y’en a des chiées. Lui, il était dangereux, mais dangereux différemment.
- Et ?
- Donc j’ai attendu un peu. Y’avait cette histoires de putes qui se faisaient buter. Et y’a pas eu photo, j’ai eu la nouvelle y’a une heure à peine, on a retrouvé un autre cadavre. »

Lauren réfléchit un peu.

« Tu pourrais me le décrire ? demande-t-elle.
- Taille moyenne, genre soixante-quinze ou quatre-vingt. Bien sapé. Cheveux et yeux marrons, les yeux un peu enfoncés, avec des gros sourcils qui rajoutent de l’ombre. Nez normal, pas cassé. Pas vu le reste, écharpe.
- Autre chose ?
- Il avait une grosse mallette, genre comme celles de l’Ordre. Mais c’était pas quelqu’un de l’Ordre, je pense.
- Vers quelle heure était-ce ?
- La nuit était déjà bien avancée. Je suis pas l’horloge de près, mais j’dirais vers trois heures du mat’. »

Une pause. Aly ferme les yeux une seconde. Puis reprend.

« Alors, combien ? »
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Lauren Hill
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Dim 4 Mar - 13:21
Irys : 894825
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Là d’accord, j’en restais bouche bée. Je tiquais sur le mot mallette , grosse en plus. Bon sang, mais c’était presque trop beau, providentiel même. Ce salopard avait été vu et pas par n’importe qui… J’observais Alyvesha avec un immense sourire aux lèvres, ce n’était certes pas grand chose, elle ne m’avait pas fourni de nom ou quoi que ce soit qui aurait pu nous mener directement à lui, mais c’était un bon début. Je lui tendis sans hésitation le sac contenant mes petits cadeaux avant de vider le contenu de mon porte-feuille, quelque chose comme trois-cent irys, à peu de chose près. Nul doute que cela la mettrait à l’abri quelque temps. Une chose m’inquiétait toutefois, paranoïa ou non, je me devais de lui dire  :



-Il t’a vu donc ? m’etouffais-je presque. Évite de sortir seule durant quelques temps, si tu en as besoin, je peux te louer une chambre jusqu’à ce que cet homme soit derrière les barreaux.

Au moins, son déplacement de la veille prouvait qu’il ne m’avait pas suivi, pas cette fois du moins, trop occupé à accomplir sa basse besogne dans les bas-quartiers. Un nouveau cadavre… J’imaginais bien Catesby s’arracher les cheveux… J’espérais au moins que ce témoignage l’aide à avancer dans son enquête. C’était toujours ça de prit … une description physique, même partielle… Ce n’était pas rien n’est-ce pas ? Il suffisait de voir s’il avait été aperçu par d’autres.

- Écoute, je loge au même hôtel que la dernière fois, n’hésites pas à t’y rendre. D’accord? lançai-je d’un ton qui ne laissait aucune place à une réponse négative de sa part. Merci à toi, Aly. Prends soin de toi.

Je m’éloignais ensuite, pressée de retrouver l’inspecteur pour lui faire part de “mes” découvertes matinales sans savoir réellement où le trouver. Un nouveau meurtre, peut-être, était-il déjà sur les lieux du crimes, peut-être pas et comme dans tous les cas, je ne savais absolument pas où celui-ci avait eut lieu, autant faire au plus simple. Je me rendis donc à pieds aux bureaux de la milice où il travaillait, en ayant donné tout mon argent à Alyvesha, je ne pouvais plus m’offrir la location d’un fiacre. Tant pis, je marchais vite, courrait presque dans les rues sous les regards étonnés voir outrés des badauds matinaux…

Malgré tout, le trajet fut long, et c’est donc essoufflée et en sueur que je franchis les portes du poste.

-Je voudrais voir l’inspecteur Catesby, crachai-je presque sur la pauvre femme à l’accueil. Dites-lui que c’est Lauren Hill qui le demande, c’est important.

Je ne pouvais évidemment pas lui révéler que j’en savais beaucoup… trop sur cette affaire. Ses supérieurs n'apprécieraient certainement pas. Je regardais donc la secrétaire s’éloigner dans le couloir… Elle ne m’avait pas renvoyé, ce qui voulait dire qu’il était encore là… Ou alors elle ne savait pas. Dans tous les cas, j’attendais dans le hall, haletante, devant plusieurs regards curieux… Ne t’énerve pas…



Lauren s'exprime en #99ccff


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Garrett Catesby
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Dim 4 Mar - 14:38
Irys : 544894
Profession : Inspecteur borderline
Daënar +1
Même l’inspecteur commençait à devenir parano avec ces histoires, si bien qu’une fois à l'extérieur de l’hôtel, il glissa sa main sous un pan de sa veste, vérifiant que son arme était en place, malgré qu’elle n’avait nullement bougé depuis la dernière fois. Il aimait marcher de nuit, cela lui permettait de réfléchir, de se poser un peu. Chaque pas qu’il faisait lui donnait l’illusion d’avancer dans l’enquête, foutaises en réalité. Ce fut encore une nuit où il passa la majeur partie de son temps à errer dans la nuit, à se demander pourquoi il n’avait pas lui-même croisé le meurtrier en pleine action. Là, au moins, l’histoire aurait pu se clore pour de bons, mais non. Les ruelles étaient silencieuses, il n’avait croisé qu’un fiacre avançant lentement, le cochet somnolent. Après plusieurs dizaines de minutes, Garrett poussa enfin la porte de son appartement. Il n’alla même pas rejoindre son lit, se contentant de s’asseoir dans son canapé, le regard vide en direction du plafond, puis il finit par s’endormir.

***

Il se réveilla plus tôt qu’il ne l’aurait voulu, et impossible de se rendormir. Il avait dormi dans une drôle de position, et sa nuque le lui rendait bien. Il mit plusieurs minutes avant de pouvoir bouger la tête correctement. Le temps de prendre une douche et de manger deux ou trois bricoles, il était de nouveau près. Il se demandait comment allait se passer cette journée, en premier lieu, il se rendit à la morgue, il voulait être fixé sur cette histoire de substance. L’avantage de la morgue, c’était qu’il s’agissait d’un lieu plutôt calme, où l’on ne croisait personne, fallait-il avouer que le lieu était somme toute assez malsain. La légiste était une jeune femme, moins de trente ans, les cheveux châtain clair, le genre de fille que l’on peinerait à imaginer examiner des cadavres, et pourtant… Tadéa était compétente dans son travail, plus que son prédécesseur, Catesby n’avait jamais pu l’encadrer, avec elle c’était différent.

" Bonjour inspecteur, vous venez pour prendre de mes nouvelles c’est ça ? "

" Exactement. "

" Vous êtes un bien piètre menteur, mais ce n'est pas bien grave. "

Elle affiche un petit sourire en coin, elle savait très bien pourquoi il était là, elle souhaitait juste faire durer le suspense, même si cela risquait de ne pas vraiment être du goût de Garrett.

" J’ai les résultats de la substance que vous m’aviez demandé d’examiner. C’est de la Datura. "

" Tadéa, faites comme si j’étais un abruti et expliquez moi. "

" Et bien, la Datura est une famille de plantes de la famille des Solanacées. Celle qui nous intéresse ici est la Datura Stramonium, nommée « trompette des anges » ou encore « pomme épineuse ». La consommation de Datura n’est pas sans risque, elle occasionne des hallucinations, fatigues intense, et il devient alors impossible de distinguer son environnement extérieur de son monde intérieur. En clair, la victime voit, sent, sait, mais ne peut rien faire. "

Une belle saloperie oui, mais au moins, maintenant, il savait quoi chercher.

" Et ça se trouve facilement ? "

" Non, c’est plutôt rare, enfin, on ne peut pas trouver du concentré à l’apothicaire du coin, il faut… Aller ailleurs. "

" Merci Tadéa. "

Alors qu’il allait sortir, bien décidé à faire une petite virée chez les trafiquants des bas quartiers, un chariot poussa les portes de la morgue, poussé par deux miliciens, il fut déposé à côté d’autre déjà présent. Le drap blanc qui recouvrait le corps était à moitié rouge, une main pendait sur le côté, une main de femme. En voyant l’inspecteur, le milicien le salua.

" Inspecteur, une autre victime… Et… "

" Et quoi ? "

" Ceci… "

Le milicien lui tendit un journal, Garrett plissa les yeux, sentit son corps se raidir doucement. Il empoigna le journal, lisant la une : Le boucher à encore frappé.
Une nouvelle victime pour le Boucher d’Alexandria.

Il bouillonna. Le boucher. Un titre magnifique pour la une. Qui était l’espèce de salopard sans nom qui avait publié cela ? L’inspecteur poussa un juron, un juron de compétition même. Comment était-ce possible ? Aucune information n’avait été communiquée. Aucune… Lauren. Non, ce n’était pas possible, il ne pouvait pas croire qu’il s’agissait d’elle. Il jura une fois en corps, froissant le journal en le serrant. Poussant le milicien pour passer, il gravit les marches de l’escalier quatre à quatre, se retrouvant dans un long couloir entre le poste de la milice et la morgue, il continua de pester, encore et encore, insultant le journalisme sur plusieurs générations, les maudissant même. Puis c’est sans ménagement qu’il poussa la porte, donnant dans un couloir latéral au hall. Il longea le mur sur plusieurs mettre, poussa une nouvelle porte et se retrouva face à la secrétaire.

" Ah inspecteur ! Une certaine… Lauren Hill souhaite vous parler, elle est dans le ha… "

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que déjà Garrett s’élançait dans le couloir avec une certaine… Hargne dans le regard. Là, il y avait un gros problème, un très gros même. Il se demandait qui pouvait avoir eu ce genre d’information, et comment il avait été capable d’écrire un article le jour même de la découverte d’un nouveau corps. Il espérait, et aussi savait que la brunette n’avait rien à voir avec cet article, enfin, il allait quand même lui demander.

La voyant, il arriva rapidement, se plantant devant elle, lui tendant le journal, montrant la une de celui-ci.

" Qui ? "

Fut son unique mot, son regard ne mentait pas, il était furieux, mais il ne savait pas encore après qui il devait l'être.




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Lauren Hill
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Dim 4 Mar - 16:20
Irys : 894825
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Je n’attendis pas très longtemps dans le hall que déjà un bruit de pas empressés se fit entendre résonnant gravement dans les couloirs. Je me tournais naturellement vers l’origine de celui-ci pour me trouver face à un Catesby au visage rouge écarlate. Avec la nouvelle apprise un peu plus tôt, concernant un nouveau meurtre, sa colère ne m’étonna pas plus que ça… L’objet qui me tendit et l’origine de cette fameuse colère, en revanche, si.

- Qu’est-ce que... ? bafouillai-je en découvrant de quoi il s’agissait.

Un exemplaire de “La Tribune”, mon journal… Daté de ce jour… Comment était-ce simplement possible ? Là, je comprenais évidemment l’origine de sa colère, il devait en plus penser que cela venait de moi puisque j’étais la seule à qui les informations relatées dans cet article avaient été révélées… Mince! Puis je repensais à sa question “Qui?”... S’il m’avait soupçonné jamais il ne se serait adressé à moi de cette façon-là… Se contentant probablement de m’enfermer dans l’une de leur cellule ignoble afin de me faire payer cet affront.

Je cherchais donc le nom du journaliste responsable de cet article… Étrangement, il n’était pas signé, aucun nom, aucune initiale… Rien… Impossible, Wislow n’oserait pas publier un article sans nom, ce n’était même pas légal…

- Je suis navrée, il n’est pas signé. Mais je peux demander à mon rédacteur le nom du journaliste l’ayant écrit.

Bon… Allait-il me croire avec ça ? Les apparences jouaient contre moi, je ne comprenais pas… Qui ? Pourquoi ? Quel idiot oserait écrire un article pareil, exclusif, avec des informations impossible à dénicher et ne le signerait pas… Mis à part moi… Enfin si, je signais bien évidemment mes travaux pour rester dans le cadre de la loi, mais souvent en empruntant quelques abréviations farfelues… Comme par exemple D.D, Devinez Donc ; U. A, pour Une Amie ; et le plus souvent M. I, Manque d’Imagination. Me fichant de la renommée apportée par mes papiers, je ne voyais pas l’intérêt de les signer de mon nom et cela me permettait également de pouvoir me présenter sous mon véritable patronyme qui lui, inspirait nettement plus la confiance d’autant qu’il restait inconnu des lecteurs.

Mais peu de journalistes pensaient de cette façon-là, puisque ce n’était là qu’un travail passager en attente de vivre de leurs écrits ou de pouvoir pénétrer le monde de la politique. Ne pas signer pareil papier reviendrait à saboter leur carrière, c’était totalement stupide et irréaliste.

- Nous pouvons voir ça au journal… Néanmoins, ce n’est pas ce qui me chiffonne le plus pour l’heure. Quand le cadavre a-t-il été retrouvé ? Les presses semblent peut-être rapides… Mais changer une Une à la dernière minute demande beaucoup de travail et d’intervenants...

Mon informatrice m’avait bien dit avoir croisé l’homme vers trois heures du matin, puis avoir appris la mort d’une nouvelle prostituée une heure à peine avant notre discussion dans le parc. Autant dire que la chose me paraissait alors bien étrange…

- Enfin, allons donc au journal, je vous parlerais de ce qui m’a amené ici de si bonne heure, même si cela ne semble pas vous étonner plus que cela.

Je l’entraînais par le bras jusqu’à la sortie avant de héler un fiacre… Tout en le prévenant qu’il devrait lui-même payer la course puisque je n’avais plus un irys en poche. Après avoir donné l’adresse des locaux de “La Tribune” au chauffeur, je me hissais à l’intérieur de la cabine attendant que ce cher inspecteur n’en fasse de même. Ce n’est qu’une fois ce dernier installé que je lui racontais tout ce que m’avait rapporté Alyvesha, prenant bien soin de garder son nom secret, même si je me doutais bien que ses activités n’intéresseraient pas Catesby. Mais question de respect pour mon informatrice, je gardais cela pour moi.

- Voilà tout, nous avons une description physique même partielle, lançai-je avec entrain tandis que la voiture s’arrêta devant le bâtiment. Le rédacteur est un ami, peut-être voudriez-vous l’interroger sans moi… Conflits d’intérêts, etc.



Lauren s'exprime en #99ccff


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Garrett Catesby
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Lun 5 Mar - 13:10
Irys : 544894
Profession : Inspecteur borderline
Daënar +1
Au vu de la mine qu’elle tirait, elle semblait tout aussi surprise que lui, était-ce une bonne chose ? Sans doute, cela voulait dire qu’elle n’avait vraiment rien à voir avec cet article. Mais cela ne lui disait aucunement qui pouvait en être à l’origine, et ça, il aurait tué pour le savoir. Il la laissa prendre le journal, lire l’article, est resta longuement silencieux. Pour dire vrai, il n’était pas certains de pouvoir ouvrir la bouche sans prononcer quelque chose de vulgaire, il préfère donc la garder fermer. Car maintenant… Et bien outre donner enfin sa gloire morbide à l’autre taré, la hiérarchie n’allait sûrement pas tarder à venir lui taper gentiment sur les doigts, sans parler d’autres tarés capable d’imiter. Par chance, l’article n’était pas trop allé dans les détails, mentionnant seulement la mort de plusieurs prostituées retrouvées éventrées au matin ou durant la nuit. Rien concernant les organes, ni sur les lésions spécifiques qu’avait subi la pauvre Gisèle.

Elle releva la tête, rien, pas de signature, ni même d’initiales, rien permettant de tracer l’auteur. L’inspecteur grogna en guise de mécontentement sans être capable d’articuler autre chose. Son regard se posa durant plusieurs secondes sur la brunette. Elle était bien la seule à qui il avait parlé, et elle ? Étais-il possible qu’elle en ait parlé à quelqu’un d’autre t Un ami ? Un collègue ? Qu’importe ! Garrett reprit le journal, le serrant encore un peu plus de sa main, il avait envie de taper dans quelque chose, casser quelque chose, serrant le journal comme un forcené était un moyen de se contenir, du moins pour l’instant. Il sentait que la journée commençait bien, et n’osait pas espérer la suite. Une chose était cependant sûre, ce n’était pas le bon jour pour venir le taquiner un peu trop.

" Oui, allons voir au journal. Je suis curieux. "

Il resta silencieux quelques secondes, posant ses prunelles sur la brunette.

" Tôt. Cinq heures du matin, pas loin de six. J’ai croisé le corps à la morgue. "

Et c’est vrai qu’en y repensant… Que faisait-elle ici ? Obnubilé par cette histoire de journal, il ne s’était même pas dit que croiser la journaliste ici était assez étrange. Une once de curiosité l’envahi, mais il ne posa aucune question. Il était toujours surpris par cette façon de lui attraper le bras pour le tirer quelque part. À peine sortit, la chance voulue qu’un fiacre passe au même moment, la jeune femme le héla et le cochet tira vivement sur les rennes, ramenant le fiacre au bord de la route pour s’arrêter juste sous leurs nez.

En bon gentleman, il la laissa monter la première. Enfin, disons qu’elle fut plus rapide et qu’elle sauta dedans juste après avoir donné l’adresse de son journal. Garrett grimpa dans le fiacre après elle, allant s’asseoir sur la banquette d’en face. Il écouta attentivement la description qu’elle fit de l’individu, outre la mallette, et bien, il s’agissait de monsieur tout le monde, au moins maintenant, il savait que le potentiel coupable était bel et bien un homme. Lorsque le fiacre s’arrêta, l’inspecteur hocha la tête en direction de la jeune femme.

" Les dames d’abords. "




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Lauren Hill
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Lun 5 Mar - 20:43
Irys : 894825
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Tiens donc, était-ce une invitation à le suivre ? Décidément, cet inspecteur s’avérait toujours plus surprenant. Enfin, cette réaction prouvait qu’il me faisait un tant soit peu confiance, tout du moins, sur ce coup-ci. De mon point de vue, c’était plus contrariant, même si l’article ne mentionnait pas les détails les plus “croustillants” de l’affaire, il en disait assez… Assez pour passer devant tous les autres journaux de la capitale, donc devant tous les autres journalistes attendant sagement que la milice leur jette quelques os à mâcher. Mais qui était ce petit veinard ? Wislow m’avait lui-même placé sur ce papier, qui d’autres pouvait avoir ces informations ? Ce n’était pas clair, mais alors pas du tout.

Je descendis donc seule de la voiture, guidant Catesby à travers les longs couloirs que composaient les locaux. Nous affichions tous deux la même mine fermée, mon regard devant clairement exprimer ma colère et ma surprise. Je toquais à peine à la porte de mon rédacteur et ami, Ernest Wislow, entrant comme à mon habitude avant que celui-ci ne m’y invite. N’étant techniquement pas l’une de leur employée attitrée, je me fichais de la hiérarchie… Ça comme tant d’autres choses dont je n’avais franchement que faire.

Je le trouvais assis à son bureau, observant de son monocle ridicule, divers clichés disposés çà et là de son foutoir. Le bruit de la porte le fit d’ailleurs sursauter, si bien que sa lunette unique manqua de se briser sur la table.

- Ren! Quelle surprise! s’exclama-t-il en se relevant les bras en l’air comme pour m’enlacer avant de se reprendre devant mon regard franchement antipathique. Très bon papier ma grande! Euh… Qui est avec toi?

Très bon papier ? De quoi parlait-il bon sang? Ne me dites pas qu’il… et merde.

- Garrett Catesby, l’inspecteur en charge de l’affaire. Par contre, je ne suis pas sûre de comprendre. Pourquoi tu sembles me féliciter ?

Allons bon… Voilà que je me retrouvais dans une drôle de situation. Si l’inspecteur me faisait confiance jusque-là, nul doute que la réaction du rédacteur allait y mettre un grand coup. Hors, et pour une fois, je n’avais absolument rien à me reprocher, à moins que je ne pratique l’écriture automatique qui semblait faire fureur chez les spiritueux spirituels, ou l’inverse, je ne voyais absolument pas comment je pouvais être à l’origine de ce papier-là… Qui ne correspondait nullement à ma façon d’écrire d’ailleurs.

-Et bien, c’est toi qui es chargé de l’article Ren. J’ai trouvé le papier sur mon bureau en arrivant ce matin, j’ai d’ailleurs bataillé pour faire changer la maquette livrée à l’imprimeur...

-Tu l’as trouvé sur ton bureau, tu dis ? m’etouffais-je presque à l’entente de cette absurdité. Et depuis quand je me contente de déposer mes papiers sans prendre la peine de discuter avec toi? Tu as l’original ?

-Bien sûr, tiens, bafouilla-t-il en me tendant le fameux document.

“Passablement” énervée, je le lui arrachais presque des mains et à peine eu-je posé les yeux dessus que je fus prise d’une furieuse envie de le gifler.

-Bon sang Wis! Le texte est tapé à la machine, espèce de crétin ! Depuis quand est-ce que j’utilise ces saloperies? grondai-je, hors de moi. Depuis toutes ces années, tu sais comment je travaille, tu es tout de même capable de reconnaître ma plume, bordel!

Une chose à savoir sur moi, du moins si vous ne l’aviez pas comprise d’après ma réaction : je déteste les machines à écrire. Elles sont lentes, lourdes et odieuses. Sans compter cet horrible bruit à chaque fois que l’on appuie sur ces ignobles touches rondes.

-C’est que… Je n’ai pas vraiment réfléchi… Il n’y avait que toi sur cette affaire. J’ai vu l’article, j’ai supposé qu’il devait être de toi, je ne suis pas allé chercher plus loin… On est tous à cran en ce moment, je te le rappelle ! se défendit-il en haussant le ton à son tour.

-Donc, tu me dis que tu as été assez stupide pour publier un article sans vérifier tes sources, sans nom d’auteurs, sans rien...grognai-je cette fois en serrant les dents. Il va être content Gassier d’apprendre que son nouveau rédacteur est un opportuniste incompétent.

-Ren! Je reste ton supérieur, souviens-t-en !

Je haussais un sourcil, affichant un sourire volontairement narquois. C’était faux, aucun contrat ne me reliait à “La Tribune”, je me contentais de leur vendre quelques articles ou de les dépanner de temps en temps. Comme cette fois-ci d’ailleurs. Rien ne m’obligeant à rédiger ce papier, ni aucun autre, mais visiblement, il semblait l’avoir oublié.

-Non Wis, tu n’es que le gars qui signe les chèques dont je n’ai franchement que faire, déclarai-je calmement en croisant les bras.

Puis, me tournant vers Catesby, je me souvins de ce que nous étions venus faire dans ce fichu bureau. Il était à présent évident que Wislow ne nous fournirait aucun indice quant à l’identité du journaliste ayant pondu cet article, toutefois, une question restait en suspend :

-Quelle heure était-il quand tu es arrivé ?

Devant mon calme retrouvé, tout du moins, en apparence, Ernest sembla s’apaiser à son tour. Il prit quelques secondes pour réfléchir avant de répondre:

-Je ne sais plus, vers les sept heures, il me semble, un peu moins.

D’accord, là, c’était de plus en plus étranges, invraisemblable même. Le meurtre avait eut lieu vers les six heures… Comment l’auteur du papier avait-il pu être au courant aussi vite ? Un témoin ? Non, il en aurait raconté bien plus, les détails intéressants ne manquaient pas et il n’en n’avait mentionné aucun ? Peut-être avait-il un meilleur informateur que le mien… Peut-être un coup de chance en calculant les espaces entre les précédents meurtres… Un voyant ou médium ? Je ne comprenais plus, l’article en racontait trop, mais pas assez à la fois… C’en était même grotesque… Je lançais un regard perdu à Catesby, lui exprimant mon trouble… Cette fois, je bloquais totalement et j'espérais vivement qu’il ait une idée de génie…

Cette histoire va me rendre chèvre…



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Garrett Catesby
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Mar 6 Mar - 13:47
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L’inspecteur suivit la jeune femme à l'extérieur du fiacre et comme convenu, c’est lui qui paya la course. Cela ne le dérangeait, une petite poignée d’irys et l’affaire était faite. Garrett rangea son portefeuille dans sa veste, et suivit la brunette vers le bâtiment. L’endroit était plus grand que le poste de la milice, avec son lot de couloirs et de bureaux sans fin. Il y avait des journalistes dans tous les sens, certains s’habillaient pour se jeter dehors carnet de notes en main, d’autre s’affairaient à écrire derrière leurs machines, d’autre au crayon et au papier. Aucun doute que Lauren connaissait mieux le bâtiment que lui, il aurait fallu plusieurs jours à l’inspecteur pour atteindre le bureau du rédacteur qui n’était bien évidemment indiqué nul part. Ils arrivèrent devant la porte de celui-ci après plusieurs virages dans les couloirs.

Elle pénétra dans le petit bureau juste après avoir toqué, Garrett lui se tenait derrière elle, toujours avec sa bobine des mauvais jours. Le rédacteur sursauta, surpris par le grincement peu discret de la porte. Le regard de l’inspecteur parcouru la pièce. Le bureau n’était pas bien grand, il y avait quelques étagères, une machine à écrire, des papiers en vrac sur le bureau, des chaises disposées en face de celui-ci. Ren ? Sympathique comme petit surnom, il y avait des chances qu’il s’en souvienne, ne serait-ce que pour l’utiliser pour envoyer un pic. Cependant, l’histoire du petit pic et du surnom s’effaça bien vite dans son esprit lorsqu’il entendit le rédacteur sortir sa petite phrase. Garrett fronça aussitôt les sourcils, posa son regard sur la journaliste, qui dos à lui ne pouvait pas le voir, mais peut-être pouvait-elle le sentir peser sur épaule ses épaules.

S’en suivit un concours de péripéties, l’inspecteur resta soigneusement à l’écart, les laissant débattes de qui utilisait une machine ou non, et de qui commandait l’autre. La situation sembla se calmer aussi vite qu’elle était montée dans les tours, au début, Garrett s’apprêtait à taper du poing sur la table, car en réalité, il se fichait pas mal de qui avait la plus grosse, lui voulait seulement la personne qui avait écrit ce papier. À son tour, l’inspecteur prit le brouillon des mains de la brunette, sans grande délicatesse à vrai dire. Son regard parcouru chacune des lignes, une par une, caractère par caractère. Le regard qu’elle lui lança était des plus expressifs, elle n’avait plus d’idée, heureusement, une nouvelle piste s’offrait à eux. Garrett posa son regard sur le rédacteur.

" Là. "

Dit-il en posant le papier sur la table, montrant des caractères précis sur différentes lignes. Mais il se sentit obligé d’expliquer sa théorie en voyant le regard un peu perdu du rédacteur, quant à Lauren, elle était un peu trop loin pour bien voir.

" Les E, P et A sont étranges, les lettres ne sont pas complètes. Il doit y avoir un défaut au niveau des barres à caractères. "

Trois lettres incomplètes, le défaut était trop importants pour être un problème récurrent, à la limite sur une seule lettre, cela n’aurait été d’aucune utilité, mais sur trois… Quel était le pourcentage de chance que deux machines puissent avoir exactement les mêmes défauts sur ses trois lettres ? Proche de zéro, c’était presque impossible. Catesby se pencha sur le bureau, prenant une posture quelque peu menaçante.

" Je veux une liste de toutes les personnes qui utilise une machine à écrire, secrétaires, journaliste ou de n’importe quel connard de scribouillard. "

Autrement dit il ne rigolait pas vraiment, et comptait bien avoir cette foutue liste. Et s’il ne voulait pas… Et bien Garrett se chargerait lui même d’essayer chaque fichue machine une à une jusqu’a trouvé la bonne. Sentant une certaine pression sur ses épaules, mais aussi le fait que l’inspecteur ne semblait pas être un rigolo de service, il commença à bafouiller.

" Je… Je fais voir… Je suis sûr que… que je peux avoir une liste. "

Voilà une bonne nouvelle.




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Lauren Hill
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Mar 6 Mar - 18:34
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Tiens donc, et si c’est pas beau ça…


Je ne pus retenir un sourire satisfait face à cette piste inattendue qu’il venait de trouver. Enfin… Piste… en théorie, il s’agissait plutôt d’un indice conduisant à une piste encore inconnue. Je m’approchai afin d’aviser, à mon tour, les fameuses lettres incomplètes. Il est vrai que dans ma colère et mon empressement, je n’avais qu’entraperçu le fameux papier. Néanmoins, Catesby avait bel et bien raison, certaines lettres semblaient mal formées ce qui signalait une machine usée ou de très mauvaise facture… Ce qui n’était guère étonnant d’ailleurs, un salaire de journaliste ne valait pas grand chose et si je devais moi-même en vivre, je serais loin d’être capable de poursuivre mon train de vie confortable.

Toutefois, je demeurais perplexe face au papier. Certes, cela apportait quelques éléments, mais pas assez. J’attendis que Wislow ne déguerpisse dans les couloirs, se dirigeant probablement vers les bureaux des comptables et autres bureaucrates chargés du personnel avant de me retourner vers Catesby.

-C’est bien joli, mais ici tout le monde possède l’une de ces machines de malheur, certains bureaux en sont même équipés… Sans compter tous ceux qui utilisent leur machine personnelle… Il aurait pu tout aussi bien en emprunter une à un collègue ou à une connaissance… Ça me semble tout de même un peu bancal.

Que dire de plus ? Il serait presque étonnant que l’auteur du papier n’ai pas pris plus de précautions… En particulier alors qu’il n’avait même pas pris la peine de signer son article afin de récolter quelques lauriers… Cela me semblait si étrange… Irréaliste même.

-Et s’il ne s’agissait pas d’un journaliste travaillant pour “La Tribune”, l’on entre comme dans un moulin ici, cela pourrait être n’importe qui… A vrai dire c’est le défaut de signature qui me dérange. Quel est l’intérêt de pondre pareil article si ce n’est pas pour la gloire et la reconnaissance. Vous l’avez dit vous-même : les journalistes sont des rapaces...

A nouveau je me reportais vers le document, analysant, cette fois, la technique d’écriture, la plume… Cette manière de formuler les phrases, d’exposer les faits de façon trop brutale… L’avais-je déjà vu ? D’un point de vue tout à fait professionnel, il ne s’agissait pas là d’un bon article… Il relatait certes les événements, mais pas à la façon d’un journaliste aguerri et peu coutumier de ce genre d’affaire… Un amateur ? Un débutant ?

Autre chose, si l’on supposait qu’il ne s’agissait pas d’un employé du quotidien, comment aurait-il pu trouver le bon bureau aussi facilement parmi la myriade qui peuplait la bâtisse. Wislow n’était pas le seul rédacteur, il y en avait bien d’autre travaillant sous les ordres de Gassier, le rédacteur en chef… Alors comment ?

-Le gardien de nuit ! Il a déjà terminé sa journée, enfin sa nuit, mais il a bien dû voir qui était là ce matin. Peut-être tient-il un registre, je ne sais pas. L’auteur a bien dû être vu non ?

La porte s’ouvrit sur Ernest, la mine légèrement déconfite, tenant quelques papiers entre ses mains qu’il tendit rapidement à l’inspecteur.

- Voilà la liste complète de tous nos employés, il y a leur nom, attributions et adresse. J’espère que cela conviendra.

Je me sentais presque coupable de voir mon vieil ami dans un état aussi lamentable. Sa promotion datait de quelques semaines à peine, il essayait encore de prendre ses marques afin d’impressionner les rédacteurs en poste depuis bien longtemps. Il pensait donc bien faire, travaillait trop, dormait peu, comme l’attestaient les cernes disgracieux qui encadraient ses yeux clairs. Combien de temps tiendrait-il face à une telle pression alors qu’il n’était visiblement plus capable de réfléchir convenablement. C’est donc une main se voulant réconfortante que je déposais sur son épaule, lui adressant un léger sourire avant de lui demander d’une voix calme:

-Wis, sais-tu qui était le gardien cette nuit?

Il passa la main sur son menton, affleurant une barbe naissante que je n’avais pas remarqué jusque-là.

-Il me semble que c’était le vieil Harry, pourquoi?

Et zut… Bien entendu, il ne pouvait s’agir que du plus vieil employé du journal… Probablement plus âgé encore que le bâtiment en lui-même… Harold Barnard, octogénaire loufoque, sénile et prenant de nombreuses pauses pipi. Je m’étais toujours demandé pourquoi le journal s'entêtait à le garder, jusqu’à ce que j’apprenne qu’il s’agissait de l’oncle par alliance de Gassier. Bref, encore une piste qui s’annonçait floue… Pour ne pas dire obscure et inutiles.

-Les gardiens tiennent-ils un registre notant les allées et venues?

-Bien sûr! s’écria-t-il en souriant. Il le garde dans leur loge à l’entrée, je peux vous l’ouvrir si vous le souhaitez… A moins qu’il ne vous faille un mandat ?



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Garrett Catesby
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Jeu 8 Mar - 18:58
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Le rédacteur sorti de son bureau sans attendre, claquant la porte derrière lui. Puis le regard de l’inspecteur se posa sur la brunette, visiblement, pour elle, cette piste de la machine à écrire était… Douteuse. Possible ? De toute manière, Catesby n’avait plus rien à perdre, l’article publié, une nouvelle victime, Vurkilber au trou pour une tout autre raison, il ne lui restait plus qu’à perdre son poste et l’affaire était faite.

" Peut-être, mais maintenant, il est sorti. "

L’inspecteur alla se poster derrière le bureau, commença à fouiller dans les papiers. Attention, il n’envoyait pas tout sur le sol en cherchant quelques choses de précis, non, il regardait chaque brouillon d’article un à un, dans l’espoir d’apprendre quelques choses d’intéressant. Ouvrit les tiroirs, regardant rapidement dedans. Le bureau contenait nombre de note en tout genre, nouveaux articles, interview, possible scoop, notamment un sur un inspecteur et ses « méthodes d’un autre âge ». Catesby fronça les sourcils et s’empara de la note qu’il enfouit au fond d’une de ses poches. Il n’y aurait pas eu cette affaire, une histoire de méthode douteuse, ça lui en aurait touché une sans faire bouger l’autre, mais là, pas de scandale supplémentaire.

Il écouta la journaliste, et lui avait déjà une idée de qui avait pu écrire cet article, c’était couillu, très couillu, tiré par les cheveux, mais sensé. Il se redressa, revenant près d’elle comme s’il n’avait pas bougé.

" Réfléchissez dans l’autre sens. À qui cet article profite s’il n’y a pas de signature ? Qui y gagne une notoriété morbide ? Maintenant tout le monde parle de lui. Vous voyez où je veux en venir ? "

Et oui. Pourquoi est-ce que ce salopard de “Boucher d’Alexandrie” comme il semblait aimer se surnommer, ne pouvait-il pas être l’auteur ? Encore plus si comme le disait la jeune femme, l’endroit était pire qu’un moulin. Des gens entrant et sortant du bâtiment, il devait y en avoir des centaines par jours, une de plus ou de moins, ça ne se voyait nullement. Mais c’était encore une autre piste, difficile à suivre pour le moment, mais une piste plausible quand même. Puis la porte s’ouvrit de nouveau, le rédacteur était revenu avec une liste de tous ses employés.

L’inspecteur attrape la liste qui se déplia presque de manière sarcastique jusqu'à toucher le tapis de sol. Et bien, ça faisait beaucoup de rapaces. Il lus tout juste quelques lignes qu’il en avait déjà marre. À croire que tout, mais alors tout depuis le début de cette enquête allait de travers. Puis enfin, une nouvelle piste, sans doute plus utile que cette liste de noms et que ces trois lettres incomplètes. Un registre des allées et de venues dans le bâtiment. Et puis, Catesby entendit le mot « mandat », qu’est-ce qu’il pouvait détester ce mot, déjà quatre victimes, et il devait encore aller voir un scribouillard pour qu’il rédige un papier lui permettant de mener son enquête correctement ? Peut-être que le meurtrier était allé demander une autorisation spéciale pour tuer ? Bordel. Une fois encore, l’inspecteur s’approcher de ce dénommé Wis, son regard lançant des éclairs.

" Regardez-moi bien. Vous êtes sûr de vouloir me forcer à revenir avec un mandat ? Vraiment sûr ? "

Il l’aurait fait. Oui, il serait allé chercher ce mandat. Mais le premier type se mettant en travers de sa route lorsqu’il reviendrait, avait de forte chance de se prendre une balle, peut-être deux.

" Je… Je vais vous y conduire. "

" Merci bien. "

Lâcha-t-il sèchement. Le rédacteur, toujours victime d’une certaine pression soumise par l’inspecteur, ouvrit grand sa porte puis fonça dans la couleur comme s’il avait peur que Catesby le rattrape. Celui-ci, fit signe à la journaliste de passer devant, en connaissant l’endroit, elle remarquerait si oui ou non Wis les emmenait au bon endroit.

" Après vous, Ren. "

Ah, c’était arrivée plus tôt que prévu.




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Lauren Hill
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Jeu 8 Mar - 22:41
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D’accord… J’observais Catesby fouiller tranquillement le bureau de mon ami, cherchant “Je ne sais quoi” d’utile au bon déroulement de son enquête. Je restais même les bras croisés, le fixant d’un regard mi-narquoi, mi-épuisé de le voir utiliser pareilles méthodes si peu professionnelles. Enfin… La fin justifiant les moyens, je lui laissais le bénéfice du doute, après tout, l’affaire était suffisamment importante pour que “j’oublie” ce que j’étais en train de voir. Néanmoins, connaissant Wis, je doutais fortement qu’il y trouve quelque chose de réellement important, la place de rédacteur n’était pas assez influente pour qu’il dispose de quelques secret… Ou peut-être me trompai-je, puisque je vis clairement l’inspecteur se saisir d’une feuille avant de la ranger dans son veston. Je restais toutefois perplexe face à cela, me promettant de chercher à savoir de quoi il pouvait bien s’agir en réalité pour qu’il emporte “secrètement” le document. Et comme il me disait évidemment rien…

Puis finalement, il se décida à parler… Prononçant quelques paroles que je peinais à comprendre ou tout du moins à réaliser. C’était pourtant logique, mais à la fois tellement absurde que je ne l’avais nullement envisagé.

- Vous pensez que le meurtrier aurait lui-même écrit cet article ?m’étranglai-je alors face aux suppositions de Catesby qui semblait parfaitement calme. Mais pourquoi “La Tribune”? Ce n’est pas le seul quotidien de la capitale, ni même le plus important…Pensez-vous que l’assassin travaillerait ici?

Je ne le questionnais pas sur le but de la manœuvre, cela me paraissait alors bien inutile tant la logique était évidente. Il voulait que l’on parle de lui, ce silence devait être particulièrement frustrant pour lui. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas fournir plus de détails? Qui de mieux que lui pouvait réellement savoir ce qu’avaient enduré ces pauvres filles? A moins que ce ne soit qu’un autre moyen de brouiller les pistes et de s’amuser à faire tourner l’inspecteur en bourrique. Je me finis par me perdre dans mes réflexions, ne voyant là qu’une logique absurde, rien de plus… Je ne prêtais d’ailleurs nullement attention aux menaces évidentes de Catesby envers le pauvre rédacteur qui ne savait plus où se mettre avant de disparaître à nouveau dans le couloir…

Ren? Voilà que l’inspecteur se permettait quelques familiarités à mon égard. Tiens donc… Cherchait-il à m’agacer ? Si tel était le cas, c’était peine perdue. J’avais hérité de ce surnom depuis assez d’années pour le prendre pour mon prénom. Je signais mes livres sous ce pseudonyme… Aussi, je me contentais de passer devant lui, tout en lui offrant un sourire railleur et un haussement de sourcils équivoques.

- Tâchez de ne pas vous perdre Catesby, ce serait bien dommage,lançai-je en prenant la suite de mon collègue.

La loge des gardiens se situait bien évidemment à l’entrée du bâtiment, face à l’accueil où attendaient deux jolies blondes qui avec leur coiffure et tenues presque identiques me faisaient penser à ma sœur et moi durant notre enfance. A l’époque où Denise trouvait mignon de vêtir ses filles de la même façon, histoire de jouer un peu plus avec cette stupide ressemblance physique… Bref, passons. Comme convenu, Wislow ouvrit le bureau plongé dans la pénombre. Dépourvue de fenêtre donnant sur l’extérieur, la seule lueur provenait des grandes ouvertures de l'accueil.

-Euh...hésita le rédacteur en me regardant. Je suppose que vous n’avez plus besoin de moi, je vais donc retourner dans mon bureau. Ren… Pourrais-tu passer me voir plus tard?

- Bien sûr, répondis-je en lui offrant un sourire rassurant.

Wislow s’éloigna prestement, non sans avoir salué l’inspecteur d’un hochement de tête courtois, mais néanmoins anxieux. Le pauvre, il n’avait jamais su gérer son stress… Et pour cette raison, n’avait jamais été un très bon journaliste de terrain. Pour l’heure, je ne me sentais pas plus utile que lui, me contentant d’ouvrir le fameux registre soigneusement rangé dans le tiroir central du bureau.

-Seulement trois visites cette nuit... Mais aucune dans l’heure où l’auteur était supposé être dans les locaux. Il a dû profiter d’une des nombreuses absences du vieux gardien… Ou de l’une de ses siestes.

Je lui tendis le registre tout en soupirant. Un pas en avant, deux pas en arrière. Cette enquête prenait des allures de danse de salon idiote. Je me hissais sur le bureau, essayant de remettre toutes mes idées en place. Le meurtrier semblait jouer à l’homme invisible tout en espérant gagner en notoriété… Depuis le début de la matinée nous avions donc, un nouveau cadavre, une description physique partielle, un article écrit par un amateur avec une machine dont certaines touches comportaient quelques défauts… Des informations, des pistes qui nous conduisaient vers un mur… Voilà tout. A nouveau, je soupirais, tout en me frottant les yeux de fatigue.

Voilà donc ce qui m’empêchait de réfléchir correctement...Une nuit sans sommeil, une matinée à courir partout à obtenir des informations encore bien trop troubles… J’avais besoin d’une pause, de calme, d’un endroit neutre qui me permettrait de me remettre les idées en place.

- Très bien, je ne sais pas vous, mais j’ai besoin d’un petit déjeuné digne de ce nom,déclarai-je en descendant de mon perchoir. Qu’en dites-vous ? Je vous invite ?

Il me faudrait repasser à mon hôtel pour y récupérer de l’argent, mais qu'importe. J’avais besoin de prendre l’air sans quoi j’allais réellement finir par devenir chèvre...



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Garrett Catesby
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Ven 9 Mar - 16:13
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Pourquoi pas après tout ? Pourquoi ne pas écrire cet article lui-même pour se faire mousser ? Plus cette enquête avançait, plus Catesby commençait à se dire que plus rien n’était impossible. Quatre meurtres, et toujours pas l’ombre d’une piste viable. Qu’il s’agisse de machine à écrire, mouchoir rouge ou autre putains. Après pourquoi « La Tribune » ? Peut-être au hasard, ou tout simplement parce que comme l’imaginait l’inspecteur, le coupable avait bel et bien suivit Gisèle jusqu’à l’hôtel, peut-être même que celui-ci avait pris des renseignement sur cette petite brunette venant cueillir des informations sur le lieu du meurtre. Il y avait une multitude de possibilités, si bien que Catesby craignait de passer son temps à éliminer chaque piste une à une. Sans dire que ce salopard pouvait très bien travailler ici, peut-être même un journaliste… Encore une nouvelle hypothèse, mais rien qu’en repensant à la liste que lui avait communiqué, ça faisait beaucoup de suspects.

" Et bien, si nous partons de l’hypothèse que celui-ci à bien suivit Gisèle jusqu'à votre hôtel. Il a très bien pu chercher des informations sur vous. Et si on imagine qu’il travaille ici, vous connaître doit être encore plus simple. Pourquoi « La Tribune » précisément. Pour jouer au plus malin, faire passer votre ami Wis pour le dernier des abrutis. "

Au final, il avait juste l’impression de tourner en rond, de faire sur surplace depuis le début, cela l'énervait au plus haut point. Alors, se dire que le coupable prenait sans doute plaisir à compliquer la moindre chose, tout en le faisant tourner en bourrique… Disons que cela ne l’aidait pas à se calmer, bien au contraire.

Visiblement, l’appeler par son surnom ne semblait pas l’avoir dérangé, sans doute que celui-ci devait être utilisé depuis longtemps, si bien que ça ne la choquait pas, même si cela venait de l’inspecteur. Pour lui, l’appeler par son prénom, nom ou surnom, c’était un peu la même chose. Catesby n’était pas vraiment du genre à perdre son temps à chercher la bonne manière pour parler à quelqu’un, pour lui, cela revenait toujours au même.
Ne souhaitant pas se faire distancier, celui-ci resta bien derrière la brunette, traversant le bâtiment dans l’autre sens jusqu'à se retrouver au niveau de l’entrée. Les deux jolies blondes n'échappèrent pas au regard de l’inspecteur, mais il n’était pas venu là pour ça. Il attrapa le registre que lui tendit la jolie brunette, tout en sachant qu’elle ne devait sûrement pas se tromper. Son regard se posa sur les entrées dans le registre. Rien de bien fantastique. La piste du registre semblait disparaître comme neige au soleil, et Catesby ne pouvait rien y faire malheureusement.

Quand l’on repensait à toutes ces nouveautés, et bien, il n’avait rien d’extraordinaire du côté de l’enquête, outre le fait de tourner en rond. Finalement, en marmonnant dans sa barbe, il reposa le registre sur le coin du bureau du gardien. Rien que d’imaginer le coupable dans le même bâtiment lui donnait presque des crises d’urticaire. Puis, il entendit parler de petit-déjeuner et reposa son regard sur la journaliste qui venait de sauter du bureau.

" Étant donné que vous n’avez pas d’argent sur vous, c’est plutôt à moins de vous inviter non ? "

Était-ce-ce une véritable question, ou une invitation cachée ? Difficile de le dire.




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Lauren Hill
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Ven 9 Mar - 21:07
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Encore une fois, Catesby me plongea dans la perplexité. J’en venais même à me demander s’il ne le faisait pas exprès, simplement pour me taquiner, comme il semblait avoir voulu le faire en m’appelant Ren un peu plus tôt. Décidément, je ne savais jamais sur quel pied danser avec lui. En un sens, son “invitation” m’arrangeait, puisque cela m’éviter un nouveau trajet jusqu’à mon hôtel. D’un autre côté, je me sentais plutôt mal avec cette idée de laisser un fonctionnaire ayant clairement moins de moyen que moi, payer pour quelque chose d’aussi stupide que de la nourriture prise en extérieur. Oui, d’accord, les convenances, la politesse et tout le tralala nous “imposait” presque de laisser monsieur payer, oui, parce que galanterie oblige… Sauf que je me fichais clairement de l’un comme de l’autre, je le précise au cas où vous ne l’ayez pas remarqué. Je me retrouvais donc à trouver un compromis.

-Voilà qui serait bien aimable de votre part, inspecteur. J’accepterai seulement si vous me laissez-vous offrir un repas, celui de votre choix.

J’étais certaine que la proposition lui déplairait...Et à dire vrai, cela m’amusait fortement. J’attrapais donc mes affaires avant de passer la porte, pas sans lui avoir lancé un regard qui se voulait gentiment moqueur, presque malicieux à l’idée de le taquiner moi-même. Et bien quoi? C’était de bonne guerre… Non?

Je nous guidais vers l’extérieur du bâtiment. J’avais mes habitudes dans le quartier, je connaissais chacun des commerces de bouches, allant du salon de thé guindé, au modeste petit café dans lequel j’aimais écrire. C’est d’ailleurs vers celui-ci que mon choix se porta, tout naturellement. Je saluais le patron d’un geste de main avant de me diriger vers ma table habituelle. Cette dernière, située prés de la fenêtre offrait une vue d’ensemble sur la rue et les passants. Allez savoir pourquoi, mais je trouvais toujours mon inspiration à cet endroit, calme sans l’être réellement, ouvert sur le monde tout en étant à l’écart. Un paradoxe étonnant qui m’aidait à réfléchir… Sans compter le café absolument délicieux ainsi que les pâtisseries maisons de madame, qui ne les sucraient jamais à l'excès. De ce fait, il s’agissait des seules que je réussissais à avaler.

Le gérant ne tarda pas à venir déposer mon café tout en attendant que Catesby ne passe sa commande. Le jeune homme nous lançait quelques regards curieux tant il devait être étonné de me voir en compagnie, masculine qui plus est. Pour quelqu’un qui affectionne la solitude et la recherchait en cet endroit, oui, je pouvais reconnaître que la situation puisse sembler quelque peu originale, sinon cocasse.

J’attendis donc qu’il s’en aille à son comptoir pour poser quelques questions à l’inspecteur assis face à moi. Enfin, quelque… Une surtout m’intéressais plus que les autres et datait du moment où nous nous trouvions seuls dans le bureau du rédacteur.

-Dites, Garrett,commençai-je en utilisant un ton volontairement provocateur. Je vous ai vu prendre un papier dans le bureau de Wislow. Puis-je vous demander de quoi il s’agissait?

Évidement, il pouvait très bien ne pas me répondre, ou m’envoyer promener, comme il semblait plus enclin à le faire d’ailleurs. En fait, je voulais simplement m’aérer l’esprit, juste quelques minutes avant de me replonger dans mes réflexions. Alors… Une petite dispute, ce n'était pas plus mal… Bah quoi? Je l’imaginais mal se lancer dans une conversation ouverte avec moi… Et ce n’était pas franchement mon genre non plus. Face à face, deux bourreaux de travail avec un caractère de cochon… Soyons réaliste… Quoique, Catesby ne cessait de me surprendre, alors qui sait ?



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Garrett Catesby
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Ven 9 Mar - 22:18
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Visiblement, l’invitation sembla bien passer, même si la jeune femme ne tarda pas à y répondre, à sa manière… Garrett, esquissa l’ombre d’un sourire, il avait presque une réponse déjà toute préparée dans un coin de son esprit.

" J’imagine que le tueur sur un plateau d’argent s'est trop demandé ? "

Et hop, retour à l’envoyeur. Il serait facile pour lui d’esquiver le repas, il suffisait de dire qu’il n’avait pas bien faim, ou alors plaider une cause tout autre, le travail, la fatigue, l’appel du devoir… Les arguments ne manquaient pas. Il aimait bien ce petit truc chez la journaliste, ce petit côté à répondre tout le temps, à ne pas se laisser faire. C’était une chose agréable de se retrouver face à quelqu’un avec du répondant. Non pas que Catesby était un grand amateur de joute verbale, loin de là, mais parfois, cela faisait du bien de tomber sur ce genre de personne.

Il avait l’impression qu’à chaque fois qu’elle le regardait, c’était pour afficher cet éternel petit sourire taquin. À noter que cela ne le dérangeait aucunement, puisqu’il trouvait toujours un moyen d’y répondre. Catesby suivit la jeune femme dehors, lui ne connaissait pas vraiment le coin, tout juste de quoi se repérer. Garrett connaissait beaucoup d’endroits louche, il aurait été capable de se diriger les yeux fermés dans les bas-quartiers, mais parfois, dans ce genre d’endroit que l’on pourrait classifier de… Plus mondain, il était un peu perdu. Finalement, ils s’arrêtèrent devant un petit café dont la façade ne payait pas de mine. Il n’y avait pas foule, l’endroit était calme, et sentait bon le café. Autrement dit, il n’en fallait pas plus pour que l’inspecteur ait envie de rester.

Le gérant était un petit brun, plus genre que l’inspecteur, mais la vingtaine passée. Il déposa un café devant la journaliste et regarda pendant quelques secondes cet homme qu’il n’avait jamais vu accompagner la demoiselle, et qui n’avait jamais mit les pieds dans sa boutique. À son tour, l’inspecteur commanda un café, ainsi que deux ou trois petites choses à grignoter. Son regard se porta à l’horizon, cherchant dehors, parcourut la rue, toujours à l’affût du moindre comportement étrange. Toute cette histoire allait finir par le rendre parano, le meurtrier était du genre suffisamment vicieux pour les espionner tranquillement en sirotant son café de l’autre côté de la rue. D’ici, Garrett avait une vue imprenable. Il fut finalement tiré de ses pensées par la question de la journaliste. C’était la première fois qu’elle l’appelait par son prénom, d’ailleurs, rare étaient les personnes à le faire, ou à oser le faire. C’était souvent son métier ou son surnom qui ressortait, le nom quelques fois, mais le prénom, ça, c’était une première.

Sans mentir, il n’avait pas vraiment envie de lui répondre. Le gérant arriva finalement avec son café et de quoi manger. Catesby attrapa sa tasse et regarda le café comme si celui-ci pouvait être capable de lui dire quoi faire. Voyant qu’il obtiendrait aucune aide venant du contenu de la tasse, il en but une gorgée avant de la reposer. Pour tout avouer, ce n’était pas vraiment le recto du papier qui avait intéresser l’inspecteur, mais plutôt le verso. En effet, on y faisait mention des méthodes douteuse d’un certain inspecteur et représentant de l’ordre, certes, c’était une chose qui devait être censurée pour le moment. Concernant le verso, et bien des adresses, des noms de rues. Des lieux connus de l’inspecteur puisqu’il s’agissait de chaque lieu où l’on avait retrouvé une victime, excepté celle du jour même.

Catesby resta silencieux un moment, avant de sortir le papier de sa poche, le tendant à la jeune femme.

" Un foutu brouillon sur les méthodes douteuses d’un certain inspecteur. Noter que ça, je m’en cogne. Retournez plutôt le verso. "

Il attendit qu’elle lise totalement le brouillon, ou qu’elle retourne directement le papier pour continuer.

" Ces lieux ne vous rappel rien Ren ? "




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Lauren Hill
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Dim 11 Mar - 7:57
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Même s’il m’avait demandé de passer outre l’article, ou plutôt l’ébauche d’article, concernant un certain inspecteur, dont le nom était volontairement tu… Il avait bien tort de ne pas s’y intéresser plus que cela notre milicien, car même si l’auteur n’avait certes pas mentionné de nom, l’identité du fameux inspecteur était pourtant sans équivoque pour tous ceux le connaissant ou ayant entendu parler de ses fameuses méthodes peu commune...Et surtout peu légale. Je n’y jetais qu’un rapide coup d’œil, par simple curiosité et pourtant, j’y lus nombre de détails dérangeant...

- Vous auriez bien tort de vous en “cognez” comme vous dites. Il y a là beaucoup trop de détail pour une personne n’ayant fait que recueillir des témoignages…

Ce qui m’ennuyait le plus tenait de l’endroit où ld document avait été trouvé. Certes, je savais que Wis ne lisait pas toutes les ébauches traitant de faits divers, pas ceux qui pouvaient attendre lorsqu’il y avait bien mieux à publier...Il les rangeait dans son tiroir, certains finissaient même par être oublié...Comme ce fameux article. Wislow avait hérité cette manie de son prédécesseur, et depuis les récents attentats de Zochlom nombre d’articles étaient passé dans le tiroir de l’oubli sans jamais en sortir. Comble de l’étonnement cet article n’était pas signé par un nom complet, seulement un R, lui aussi légèrement effacé. Ce qui n’aidait en rien à l’identification de l’auteur puisque plusieurs journalistes possédaient cette initiale, que ce soit dans leur prénom, leur patronyme ou comme moi-même un pseudonyme.

-Je me demande combien de ces articles, signés par ce “R” peuplent le tiroir des papiers oubliés… Bref, celui-ci semble être passé totalement inaperçu… Au point même d’avoir servi de brouillon au rédacteur, ceci ressemble à l’écriture de Wislow. Il a dû écrire cela dans l’empressement, probablement juste avant de me placer sur l’affaire. Quant aux adresses, pardonnez-moi, mais je n’ai pas la cartographie d’Alexandria en tête. Mais vu votre expression, je pense qu’il s’agit des différents lieux où les cadavres ont été découvert...

Enfin, là, juste comme ça, je ne comprenais pas où il voulait en venir, il ne s’agissait que de trois adresses… Le nom des victimes n’était pas noté, ce qui ne m’étonnais guère puisque Wis n’en savait rien… Moi-même ne connaissait que les prénoms de deux d’entre elles : Margaux et Gisèle, les deux prostituées de Yoren.

-Où voulez-vous en venir, Garrett? demandai-je en lui rendant le papier. Il n’y a rien d’étonnant à ce que le rédacteur de la tribune ne s’intéresse à une histoire pareille, surtout que la seule chose qu’avaient les journalistes à se mettre sous la dent était ces fameuses adresses.

Ou alors… Je regardais mal, me focalisant simplement sur des mots plutôt que sur les lieux. Si Gisèle était morte près de mon domicile actuel, les deux autres quant à elle avait été retrouvées dans les bas-quartiers, et ce que moi, je ne pouvais pas voir, ou plutôt visualiser, peut-être que l’inspecteur lui le voyait.

-Je comprendrais mieux en plaçant ces points sur une carte… Je suppose. En avez-vous une sur vous ? demandai-je en affichant un sourire amusé.

Je le voyais mal se promener avec un plan de la ville dans la poche de son manteau, mais bon, puisqu’il s’amusait à me surprendre, qui sait ?



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Garrett Catesby
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Dim 11 Mar - 12:16
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Et que faire d’autres ? Trouver l’auteur de l’ébauche d’article ? Lui taper sur la mimine ? Non. Ce que disait le brouillon était bel et bien vrai, menace, violence physique, morale et compagnie, tout était vrai. Au final, l’on pouvait reprocher bien des choses à l’inspecteur, mais dans le fond… Et bien, la nature humaine, n’importe quel idiot savait que l’on avait besoin de type comme lui, de type faisant usage de violence et n’ayant pas peur de se salir les mains. Le seul problème, c’est que ces idiots de tous horizons, ne voulaient pas accepter la vérité. Il fallait tout faire correctement, les papillons et les arcs-en-ciel. Foutaises. Certaines raclures de la plus basse extraction n’allaient pas se contenter de raconter leur méfait juste sous l’effet d’une fausse empathie comme la pauvre Gisèle. Il suffisait de voir Yoren ? Ah oui, celui-là, la seule empathie capable de le faire parler était sans nul doute de passer sous son bureau, et sûrement pas pour les faire ses lacets. La méthode de Castesby était bien différente en effet. Dans le fond, difficile de dire si c’était bel et bien l’inspecteur qui dérangeait, ou s’il était l’incarnation d’une facette de la société que tout le monde voulait faire semblant d’oublier.

" C’est sûr, soit ce type s’est prit pour mon ombre, soit il est allé faire coucou à notre ami commun Yoren. Ce porc à bien dit que j’allais le payer, si c’est ça sa vengeance, je crois que j’vais aller lui passer le bonjour. "

Était-ce lui ? Oh, c’était problème, ce foutu proxénète avait plus d’un tour dans son sac, même avec des dents en moins et une côte fêlée, ce type était encore capable de l’emmerder. L’inspecteur nota dans un coin de son esprit de s’occuper de cet enfoiré, pas maintenant, mais un jour… Malheureusement, la brunette n’avait pas toutes les informations pour comprendre le raisonnement de l’inspecteur, rien d’étonnant, mais il y avait un petit particulier ici.

" C’est parce que vous n’êtes pas au courant de tout. La première victime, soit la première adresse. Elle est juste, c’est bien là que l’on à trouvé le corps. "

Il s’arrêta quelques instants.

" Quand des miliciens ont trouvés le premier corps, ils se sont occupés de vite nettoyer et d’emmener le corps, si bien qu’au petit matin, ni vu ni connu. Mais il y a eu des fuites, certains ont commencé à parler entre eux d’un corps trouvé durant la nuit, le bruit a vite couru, si bien que des journalistes sont vite allés à l’info. Comme je vous l’ai déjà raconté, sentant que l’affaire allait être compliquée… La hiérarchie a décidé de donner une fausse adresse. Si bien que peu importe le journal, tous les journalistes, vous y compris, ont été envoyés sur une fausse piste. "

Il jaugea la journaliste avant de boire une nouvelle gorgée de café.

" La fausse adresse c’était pour éviter qu’un gratte-papier se rendre sur place et pose trop de question, ça risquait d’éveiller les soupçons du voisinage, qui lui, n’avait strictement rien vu. Là où je veux en venir, c’est que les seules personnes qui connaissent la véritable première adresse du meurtre, sont les miliciens, moi-même, et le meurtrier. Donc, ce “Boucher d’Alexandrie” comme il aime se faire appeler, à sans doute rédiger l’article publié ce matin, il a aussi écrit les trois adresses sur le verso du brouillon, et vu la correspondance de l’écriture, je dirais que ce mystérieux R. et le “Boucher” sont une seule et même personne. Je sais, ça fait un peu gros à entendre. "

C’était… Couillu comme raisonnement, mais ça se tenait relativement. Le meurtrier aurait pu simplement écrire la bonne adresse par réflexe sans vraiment se rendre compte que tout le monde se baisait sur la fausse communiquée par la milice. Si le flaire de l’inspecteur était juste, il fallait trouver ce R.




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Lauren Hill
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Dim 11 Mar - 14:28
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Et bien, et bien, je n’en croyais pas mes oreilles. Bien vicieux ces miliciens et plus malins que ce que je ne l’aurai cru aussi. Je ne pus d’ailleurs m’empêcher de rire à l’entente de cette histoire des plus perturbantes avant de me reprendre face à la réalité de la chose. Ainsi donc, il ne pouvait plus y avoir le moindre doute, le meurtrier ne pouvait être que l’un des journalistes de “La tribune”, soit l’un de mes collègues… Chose que je peinais à réaliser et encore moins à admettre tant l’idée semblait invraisemblable. Non, il devait y avoir une autre explication…

-Mais si vous dites qu’il y a eut des fuites concernant ce meurtre, l’adresse elle-même a pu être communiqué à un journaliste. Contre paiement peut-être ?

Il n’était pas si difficile de faire parler les gens contre une poignée de billets, après tout, j’étais assez bien placée pour l’affirmer. De plus, j’imaginais mal un journaliste dont le travail était de livrer l’information de façon neutre et objective pouvait du jour au lendemain se transformer en monstre assoiffé de sang. Et pourquoi ces adresses-là se trouvaient sur ce brouillon précis… Les sujets n’avaient presque rien à voir l’un avec l’autre...Et cette écriture… J’étais persuadée qu’il s’agissait de celle de Wislow, mais…

Je me replongeais dans le document, analysant une fois encore les fameuses lettres manuscrites visiblement écrites à la hâte… Je le connaissais depuis des lustres, depuis l’université où il m’arrivait souvent de devoir recopier ses notes, je connaissais donc également sa manière d’écrire, de composer ses lettres comme s’il s’agissait d’une mouche ayant marché dans l’encre avant de s'essuyer sur le papier blanc… Néanmoins, certaines d’entre elles semblaient différentes, les T étaient exagréremment long, il manquait les points sur les i et les j, chose qui horripilait mon ami… Il m’avait d’ailleurs assez agacé et repris avec cela pour que cela me marque.

- Et merde...pensais-je à voix haute avant de me reprendre. Ce n’est pas l’écriture de Wislow,affirmai-je finalement en développant mon raisonnement.

Je retournais donc la feuille, afin d’observer avec plus d’attention les lettres mécaniques, remarquant alors les mêmes détails troublant que sur le papier anonyme. Je me mordis la lèvre en réalisant qu’il était évident que les deux auteurs étaient une seule et même personne, le fameux R et donc un journaliste de mon journal, l’un de mes collègues avec lequel j’avais forcément discuté à un moment ou à un autre. Cette seule pensée me rendait tout simplement malade.

-Pourriez-vous me montrer la liste des employés, s’il vous plait? demandai-je voix  morne en tendant la main vers l’inspecteur.

L’objectif de la demande était simple, limiter le nombre de suspects en sélectionnant les journalistes jeunes et encore inexpérimentés dont le nom ou le prénom commençait par la lettre R. Il pouvait aussi s’agir d’un stagiaire, l’un de ces rejetons de politiciens ou de bourgeois qui cherchaient à percer d’une façon ou d’une autre dans un domaine qui ne leur correspondait en aucune manière… Même si je doutais que les ô tout-puissants paternels laissent leurs morveux écrire sur des machines défectueuses…

Et puis… Pourquoi ? Bon sang, quelle idée d’aller tuer ces pauvres femmes en semant de tels indices complètement grotesques sur son lieu de travail ? Quel était l’intérêt ?

Finalement, je finis par comprendre… Je dévisageais Catesby avec des yeux exorbités avant de me lever en silence et de me mettre à courir en direction du journal. Je me fichais totalement de bousculer les passants ou même de me faire écraser par un fiacre, je n’avais dès lors plus qu’une idée en tête.

Arrivée dans le bâtiment, je continuais sur le même rythme, bousculant une secrétaire les bras chargés de documents qui s’étalèrent par terre… Tant pis, j’avais mieux à faire, plus important et bien plus préoccupant aussi. Lorsque je déboulais finalement dans le bureau de mon patron et ami ce ne fut que pour le trouver inconscient sur le sol et le tiroir qui m’intéressait totalement vide.



-Bordel !grondai-je en m’accroupissant près de lui avant de me mettre à hurler :Que quelqu’un appelle un médecin et la milice !



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Garrett Catesby
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Dim 11 Mar - 19:26
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" Possible, je sais que certains miliciens seraient plus enclins que d’autre à divulguer des informations contre une petite somme rondelette. Nous avons déjà fait le ménage dans nos rangs, mais ça pousse comme de la mauvaise herbe. C’est donc bien possible, mais ça fait tout de même un peu trop de coïncidence pour moi. "

Ça ne pouvait pas être un hasard, cette histoire d’adresse, combinée avec le reste des éléments découvert jusqu’à maintenant… Il ne pouvait pas y croire, c’était trop gros. Elle lui reprit le brouillon des mains, analysant à son tour l’écriture manuscrite. Le fait qu’elle ne reconnaisse pas l’écriture du rédacteur, était un pas de plus vers la théorie de Catesby. Mais même avec ce petit pas, il y avait encore beaucoup de zone d’ombre, il restait encore à savoir qui était ce mystérieux R, et à prouver qu’il était bien l’autre des meurtres. Avoir le meurtrier sous la main était une chose, le confondre en était une autre, quoique, l’inspecteur avait bien quelques méthodes pour rendre les gens causant, et ce n’était pas avec un excès d’empathie.

Entendant la demande de la jeune femme, il plongea une main dans une poche intérieure de sa veste et en sortie la liste qu’il avait soigneusement pliée avant de quitter La Tribune. Il ne le posa aucune question, il était évident qu’elle allait sans doute chercher parmi les noms ou prénoms commençant par R, si elle connaissait quelques-uns. Puis, Catesby eut tout juste le temps de cligner des yeux que la jeune femme le regarda avec de grands yeux écarquillés, puis elle se redressa, se dirigeant vers la sortie du café à toute hâte. Le temps de comprendre, elle était déjà dehors, et lui était encore assis café en main.

Garrett sauta de sa chaise, manqua d’envoyer son café au sol, il prit tout juste le temps de jeter quelques Irys au gérant avant de se jeter dehors à son tour. La brunette était plus petite que lui, et pourtant elle était déjà de l’autre côté de la rue. L’inspecteur voulu se lancer derrière elle, mais au même moment un fiacre arriva, Garrett eut tout juste le temps de s’écarter sur le côté pour le pas finir sous les sabots des montures. Il insulta copieusement le cocher qui ne semblait pas vraiment être capable de contrôler les deux chevaux qui semblaient prendre de plus en plus de vitesse. Il traversa le reste de la rue en se méfiant, finir sous un fiacre… Une triste fin, et il espérait finir autrement.

Ils faisaient le chemin inverse, enfin elle, lui se contentait de lui courir après, bousculant les gens qu’elle venait de bousculer, un peu plus violemment peut-être. Elle poussa les portes de La Tribune, et lui s’engouffra dans l’ouverture, même en pressant le pas, elle gardait une certaine avance, mais vu la tête offusquée des gens qu’elle bousculait en avançant, il était facile de la suivre, Garrett enjamba même un tas de feuille qu’une jeune femme était en train de ramasser, d’après ce qu’elle disait, elle venait tout juste de finir de trier les documents, et la brune n’avait pas l’air commode. Autant dire qu’il avait une vague idée de l’identité de la brunette en question. Il la suivit jusqu’au bureau du rédacteur, c’est là qu’il l’entendit crier. Poussant, Lauren était accroupie près du rédacteur allongé sur le sol. Comme il était inutile d’être à deux près de lui, Catesby se rua dans le couloir, attrapa la première bonne femme passant par là pour lui répéter ce que venait d’hurler la journaliste. Puis, il entendit une porte claquer au fond du couloir. Étrangement, il n’avait personne aller là-bas, et il ne semblait pas y avoir grand chose. Sentant une possibilité de tomber face à face avec le principal intéressé de cette histoire, Garrett alla glisser contre le mur de bureau, se rapprochant de la fin du couloir.

Arrivé au bout, il rencontra une personne, un homme brun, moins de la trentaine. Cet homme, il le connaissait, du moins il l’avait déjà vu une fois, à la soirée chez Vurkilber, c’était le type qui avait discuté avec Lauren, puis sa soeur par la suite. Il s’empressait de ranger des papiers dans une sacoche qu’il portait à la taille. Sans se poser plus de question, le tiroir vide, lui en train de mettre des papiers dans sa sacoche, encore trop de coïncidences à son goût. Sa main se porta jusqu'à son arme, près à la sortir. Le brun réagit aussitôt, se jetant sur lui pour le plaquer contre le mur. Le coup de feu parti, la balle se logea dans le sol, aucun doute sur le fait que la détonation avait du traverser tout le bâtiment. Garrett envoya sa tête cogner un peu brutalement le nez du brun, ce qui lui fit perdre son chapeau, il lâcha prise se tenant le visage quelques secondes, avant de se redresser le nez en sang.

Le second coup fut porté dans les côtes, au niveau des flottantes, mais le type ne bougea pas plus que ça. Grognant comme une bête, il se jeta de tout son poids sur l’inspecteur. Cette fois, le mur de mauvaise qualité constitué principalement de plâtre et de tasso de bois ne résista pas au bois des deux hommes, si bien que tous les deux traversèrent le mur, basculant à la renverse dans le bureau du rédacteur. L’inspecteur se releva vite, mais pas assez, car c’est un poing en pleine face qu’il reçut lorsqu’il releva la tête. Rebasculant en arrière, le brun lui sauta dessus, le frappant au niveau du cou. Et là, Garrett sentit comme un picotement, une douleur vive, comme si l’on venait de lui planter quelque chose. Castesby pour y répondre, envoya son genou frapper dans le service trois pièces du bonhomme, il crut même entendre une sorte de couinement, un comme s’il venait de marcher sur la queue d’un chien.

Ramassant son arme, l’inspecteur senti comme… Un drôle de sensation. La silhouette se tenant devant lui prenait de drôles de formes, jusqu’à s’enfuir en le bousculant contre le bureau. Il porta sa main à son cou, en retirant une espèce d’aiguille.

Tout devenait sombre, du moins partiellement, il avait l’impression d’avoir la tête dans un trou de souris. Il aurait voulu jurer, mais il n’y parvenait pas, sa bouche ne semblait plus vouloir émettre le moindre son. Cette espèce de salopard, il l’avait eu. Même si tout bougeait autour de lui, il leva son arme vers cette silhouette difforme se glissant à toute hâte dans le couloir, il pressa la détente. Une nouvelle détonation traversa le bâtiment. Il était incapable de dire s’il avait touché quelqu’un, et si c’était la bonne personne…

Encore et toujours plus sombre… Il avait l’impression que des ombres difformes l’entouraient, tendant leurs doigts crochus vers lui, essayant de lui lacérer le visage. En essayant de les écarter avec sa main, il se heurta à la porte du bureau. Il était vraisemblablement incapable de se déplacer sans rentrer dans quelque chose, incapable de délier le vrai du faux. De nouvelles ombres venaient pour le prendre, essayaient de l’attraper et de l’emmener on ne sait où. Il n’avait que son arme pour se défendre… Une nouvelle détonation se fit entendre.




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Lauren Hill
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Lun 12 Mar - 16:40
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Concentrée à essayer de réveiller ce pauvre Wislow, je n’avais qu’entraperçu l’inspecteur entrer à ma suite dans le bureau. Pour ma part, j’essayais surtout de voir ce qui clochait chez mon ami gisant au sol, les yeux fermés. Je fus d’ailleurs soulagée de l’entendre respirer, puis je me mis à surveiller sa respiration en soupirant de soulagement. Je n’ai jamais eut de connaissance en médecine, pas même une petite notion de rien du tout. Chacun son domaine, celui-là n’était pas le mien et il ne m’avait jamais intéressé. Mais au moins je savais reconnaître un vivant et le différencier d’un mort, chose fortement utile dans ce cas précis.

Toutefois, je n’eu guère le temps de m’inquiéter plus que cela, car un immense fracas provenant du bureau vide juste à côté se fit entendre… Je me ruais dans le couloir, cherchant l’origine de ce raffut de tous les diables, lorsqu'un coup de feu retenti raisonnant dans tout le bâtiment… Et là… Ce fut la panique. Les employés se ruèrent à l’extérieur sans se préoccuper de leurs collègues qu’ils bousculaient sans vergogne dans la débandade générale. Certains se firent même piétiner juste au bout du couloir car trop nombreux pour franchir la petite ouverture. L’instant d’après un autre bruit perça la cloison séparant les deux bureaux… Enfin, il s’agissait plutôt d'une masse masculine et franchement indistincte qui perça la cloison pour atterrir dans la pièce.

Je ne réalisais pas sur le moment, car bien trop prise par la surprise. Je peinais à réellement suivre la scène ou encore moins à la comprendre. L’inspecteur se battait… Avec un homme aux traits familiers… Richard Reynaud… C’est là que toute la machinerie cérébrale se mit en marche…

J’aurai dû le comprendre bien plus tôt, au moment de ce bal ridicule, sa curiosité bien étrange, trop pour l’homme que je connaissais. Et cette question...

“- Alors, tu as trouvé quelque chose d'intéressant ? Le bruit court que tu t'es rapprochée de l'inspecteur en charge de l'affaire des prostituées... Catesby, rien que ça...

...Personne ne savait qu’il s’agissait de prostituées, l’information n’avait jamais percée. Mince, mais quelle idiote. Pourquoi n’avais-je pas fait le rapprochement plus tôt ? Je me maudissais intérieurement pour ce manque d’observation venant de moi, simplement parce que j’étais bien trop absorbée par Vurkilber… Je ne l’avais croisé qu’à des moments où ma tête se trouvait ailleurs. Bordel!

Puis tandis que je m’insultais de tous les noms, tout bascula. Reynaud frappa une dernière fois Casteby qui trébucha alors que le suspect quitta la pièce en me bousculant alors qu’un nouveau coup de feu retenti tout près. Le journaliste m’offrit alors le regard le plus étrange que je n’ai jamais vu, doublé d’un sourire des plus dérangeant… J’en eus froid dans le dos. Je le vis disparaître dans le couloir, se mêlant à la foule pressée comme si de rien n’était.



-Arrêtez-le ! hurlai-je dans le vide puisque personne ne m’écoutais. C’est lui ! C’est Richard !

Mais rien, ces idiots continuaient à se marcher dessus en criant… Et avant de se faufiler dans la brèche qui avait fini par se former, le meurtrier se retourna à nouveau vers moi en souriant de toutes ses dents. Bon sang! J’en eus tout bonnement la nausée. Inutile d’essayer de lui courir après, malgré ce que vous pourriez croire, je suis tout de même dotée d’un instinct de survie… Et puis… Il y avait plus urgent. Catesby était au sol, observant les alentours avec un air affolé et son arme en main… Bref, autant dire que je ne me sentais pas très rassurée…

Je n’eus guère besoin de me poser de questions quant à ce qu’il s’était passé. Richard lui avait administré sa fichue drogue et le pauvre inspecteur en subissait les effets. J’essayais d’ailleurs de me souvenir de ceux-ci… Quelque chose provoquant de fortes hallucinations me semblait-il… Et vu la tête qu’il faisait, nul doute que celles-ci ne devaient pas porter sur d’adorables créatures légendaires.

D’ailleurs, je ne savais absolument pas comment l’approcher sans me faire tirer dessus… Catesby semblait être aux prises de démons et je n’avais guère envie qu’il me prenne pour l’un d’eux… Malgré tout, je ne me sentais pas le cœur à le laisser ainsi dans son délire… Aussi, après avoir pris une profonde inspiration, je me décidais à l’approcher lentement, très lentement… En évitant tout mouvement brusque qui pourrait être mal interprété.

-Garrett, c’est Lauren, murmurai-je en arrivant à sa hauteur. Tout va bien, je ne vous veux aucun mal...

Je continuais d’avancer en me faisant la plus petite possible sans oser le toucher, même si cette arme dans sa main ne me rassurait en aucune manière. Je le contournais donc, cherchant où me placer pour ne pas paraître monstrueuse à ses yeux, comme son regard me prêtait à croire… Je m’installais près de lui, sur mes genoux, sans jamais quitter le revolver des yeux. Une fois assise là… Et bien… Je ne savais absolument plus quoi faire… C’était la première fois que je me retrouvais face à ce cas de figure après tout, je ne pus d’ailleurs qu’aviser son état de nervosité qui allait jusqu’à tendre ses muscles… Les mâchoires serrées, l’inspecteur fixait le néant avec une expression étrange.

-Rien n’est réel Garrett, affirmais-je sur un ton particulièrement doux et si peu habituel.

J’utilisais volontairement son prénom, comme je l’avais fait plus tôt alors que nous étions seuls, dans le but de le laisser me situer, comprendre que j’étais bien présente au milieu de ses visions horrifiques.

-Tout ce que vous voyez n’existe pas, Garrett. Ce n’est que les effets de la drogue que Richard vous à administré lorsque vous vous battiez.

Je continuais sur le même ton, remarquant que ses muscles se défendaient peu à peu… Je déposais une main particulièrement délicate sur son avant-bras dans l’espoir que le contact donne du corps à mes paroles.

-C’est ma main que vous sentez sur votre bras, Garrett.

J’étais à cours d’idée… Je ne savais pas combien de temps les effets allaient durer, combien de temps allait-il subir cela. Mais heureusement, les miliciens finirent par arriver. Je leur fis signe de rester dans le couloir sans faire de bruit de crainte que l’inspecteur ne leur tire dessus par mégarde.

-Vos collègues sont là, je vais aller leur parler, ne vous en faites pas tout va bien se passer.

Je me relevais donc lentement, toujours en évitant les gestes brusques pour rejoindre les hommes dans le couloir. Je leur relatais alors les faits avec le plus de détails possibles, en particulier concernant le journaliste meurtrier qui avait dû disparaître on ne sait où, s’évanouissant dans la nature maintenant que nous savions. Parmi les miliciens, se trouvait un médecin auquel je racontais les déboires du pauvre inspecteur ainsi que celui de mon collègue qui émergeait peu à peu.

L’inspecteur fut ensuite emmené à l’hôpital, n’ayant rien de mieux à faire et comme il semblait plus calme, je décidais de l’y suivre... Bon d'accord... Je voulais m'assurais moi-même de son état.



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Garrett Catesby
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Lun 12 Mar - 21:17
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Plus le temps passait, plus ce qui l’entourait semblait devenir dangereux, d’abord les ombres, les formes monstrueuses, même les murs semblaient vouloir l’attraper. Il avait conscience que tout cela était faux, il savait qu’il s’était fait droguer, mais il était tout simplement incapable de faire quoique ce soit. Là, Catesby était totalement en proie à ces hallucinations, incapable de lutter contre, du moins pas avec les moyens conventionnels qu’il avait sous la main. Il aurait juré qu’il allait y passer, que son heure était arrivé.

La voix de Lauren… Oui, il l’entendait, mais était-ce réel ? N’était-ce pas le fruit des hallucinations ? Il ne pouvait pas en être sûr, si bien qu’il se méfia. Tentant quelques pas en arrière avant de se cogner contre ce mur qui semblait vouloir le gober. Et que dire de cette forme qui s’approchait de lui ? Était-ce vraiment la petite brunette ? Impossible de le dire. Ce qu’il voyait avait plus l’allure d’un fantôme qu’autre chose, la chaleur de son sang semblait s’être dérobée, son instinct avait lui aussi fuit au grand galop.

Sa voix était douce… Un timbre qu’il n’avait pas encore eut la chance de connaître, et qu’il aurait aimé connaître dans une situation tout autre à celle-ci. Rien n’était plus terrible que de savoir que tout ce qu’il voyait était faux, tout en ayant en même temps l’impression d’être face à de véritables monstres. C’est avec beaucoup d’appréhension que son doigt quitta lentement la queue de détente de son arme, venant se poser sur le côté du barillet. C’était dur, terriblement dur de faire face à cette peur panique, cette impression de perdre le contrôle, d’essayer de se focaliser sur la voix de la jeune tout en essayant de persuader son propre esprit que tout était sous contrôle.

Puis, contre toute attente, la main qui se posa sur son avant-bras n’avait rien de la paire de griffes menaçantes qu’il avait entrevue. Il s’agissait d’une petite main de femme, totalement inoffensive comparé à tout ce qu’il avait pu voir jusqu'à maintenant. Les hallucinations étaient toujours présentes, mais il parvenait à en faire abstraction, grâce à elle, grâce à sa voix… Puis elle due le quitter, mais pas longtemps, il espérait, elle savait qu’elle reviendrait, il ne voyait pas comment tenir autrement, puis une nouvelle forme s’approcha de lui, celle-ci semblait plus imposante, plus large que celle de la jeune femme. L’inspecteur sentit son arme lui glisser des mains, puis plus rien, une nouvelle douleur au cou, et le trou noir.

***

Lorsqu’il ouvrit les yeux, il était dans un lit d’hôpital, entouré par des médecins qui le regardaient comme un fauve en cage. Il avait… Un goût horrible dans la bouche, si bien qu’il se demandait ce qu’il avait pu se passer. Il se souvenait de tout ; l’altercation, les hallucinations, Lauren et puis le trou noir. Il se redressa dans son lit, heureusement, il était encore habillé.

Ni une des deux, il sauta de celui-ci, un milicien était présent, c’était d’ailleurs le médecin qu’avait prévenu la jeune femme durant sa crise de démence à La Tribune.

" Inspecteur, doucement… Votre corps n’a pas encore éliminé tous les restes de cette substance. "

" Je vais bien, enfin, mieux. "

Et c’était vraiment, plus rien ne bougeait autour de lui, tout semblait des plus normaux, même la table sur laquelle était posé ses affaires ne semblait pas vouloir lui arracher la tête. Oui, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, foutaises.

" Ravis de l’entendre… Vous avez filé une sacrée trouille à tout le monde, nous avons du mal à vous faire boire le remède. "

Boire le remède ? Il avait envie de demander à base de quoi celui-ci était fait, mais, il venait tout juste de sortir du lit, ce n’était pas pour y retourner. Le reste des médecins ne semblaient pas bouger, regardant l’inspecteur comme s’ils s’attendaient à une éventuelle rechute, ou une drôle de réaction ? Ce remède… Il commençait à se demander si ce n’était pas un truc expérimental fait à la vite dans un labo… Enfin, peu importait, maintenant, ses idées et ses motivations étaient… Toutes autres.

" La journaliste ? "

" Elle attend dans la salle d’attente, elle à insister pour vous accompagner jusqu’ici. "

Attrapant sa veste, son chapeau et le reste de ses effets personnels, il poussa la porte de la chambre. Il avait un peu mal au crâne, peut-être un contre-coup de cet antidote miracle. Il ne mit pas longtemps à trouver son chemin et arriver dans la salle d’attente, la jeune femme était là, assise sur une chaise. Catesby s’approcha d’elle, il tenait à faire quelque chose, une chose qu’il ne faisait pas souvent d’ailleurs.

" Lauren, je… Je vous remercie pour ce que vous avez fait… Même s’ils m’ont fait boire je ne sais quelle mixture pour dissiper les effets de cette saloperie, je n’ai pas oublié. Je vous en dois une madame la journaliste. Comment va votre ami ? Et ce salopard ? Je parie qu’il s’est fait la malle. "




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